31 mai 2009

Attention danger ! Retour du travail le dimanche...

Le gouvernement s'apprête à inscrire à l'ordre du jour du parlement une proposition de loi visant à autoriser le travail le dimanche. Histoire & Patrimoine Bleurvillois recommande le site http://www.travail-dimanche.com/ qui s'oppose à cette réforme. Parce que "l'homme ne vit pas seulement de pain"...

 

non au travail du dimanche.jpg

 

Lunéville : la chapelle du château se refait une beauté intérieure

Après la phase extérieure de la chapelle quasi achevée, le chantier du château de Lunéville s'oriente vers la rénovation de la chapelle et des salles.

 

chapelle lunéville.jpgSuperbe, la vue sur la chapelle depuis la rue du Pont rouge. Les échafaudages tout juste retirés, la pierre de taille beige s'illumine sous le ciel bleu. « Cela permet de redonner une partie du château à la ville. C'est émouvant », explique Pierre-Yves Caillault, architecte en chef des monuments historiques et maître d'œuvre de ce chantier.

 

Les toitures de l'ensemble du bâtiment sont maintenant en partie restaurées dans leur configuration du XVIIIe. Les façades sont peu à peu débarrassées de leurs échafaudages qui auront totalement disparu quand l'escalier sud sera rénové.

 

Reste aux entreprises à commencer les travaux sur la toiture et les façades de la salle des Trophées et, prochainement, l'intérieur de la chapelle. Et c'est là, la nouveauté dans le planning de ce chantier patrimonial, les travaux intérieurs de la chapelle sont lancés alors même que les extérieurs ne sont pas entièrement terminés.

 

Maître d'œuvre et maîtres d'ouvrage se projettent déjà dans des lieux rénovés. Les cryptes accueilleront un lieu de convivialité type cafétéria. Avec un accès aux personnes handicapées, grâce notamment à un ascenseur. « Ce lieu devient un espace noble ouvert au public. L'originalité du projet est aussi de se le réapproprier », ajoute Pierre-Yves Caillault.

 

D'ici quelques semaines, la superbe charpente en chêne de la chapelle devrait disparaître sous le plâtre. La salle de la Livrée recevra un dallage noir et blanc et d'autres éléments de nature à lui donner une atmosphère de salon XVIIIe siècle. Livraison prévue : automne 2010. Coût total du chantier : 5,5 M € TTC, hors mobilier, aménagements et équipements spécifiques, financé par le Conseil général de Meurthe-et-Moselle, l'Etat et la région Lorraine.

 

Les aménagements intérieurs achevés, les premiers concerts de musique baroque devraient pouvoir s'y tenir devant deux cents spectateurs. Puisque la chapelle sera destinée à offrir un écrin à la voix et à la musique baroque. Et à abriter ponctuellement, des expositions, conférences et manifestations solennelles.

 

Par la suite, des équipements devraient permettre de recevoir des artistes en résidence. La salle des Gardes servira d'accueil aux visiteurs tandis que des expositions devraient se tenir dans la salle de la Livrée, le premier salon des appartements ducaux.

 

 

[d’après l’Est Républicain | 30.05.09]

Damien Fontaine : le vosgien virtuose des sons et lumières

damien fontaine.jpg
[Vosges Matin | 16.05.09]

Nancy rend hommage au chanoine Robert Noisette

chanoine noisette.jpgRécemment décédé, le chanoine Robert Noisette, figure du clergé nancéien, laissera son empreinte dans la mémoire collective de la cité ducale où il était né le 12 mai 1922, dans le quartier Saint-Léon. Son père, pharmacien, tenait une officine à l'angle de la rue de la Commanderie et de la rue Jeanne-d'Arc.

 

Après avoir suivi toutes ses études au lycée Poincaré, Robert Noisette entra au grand séminaire parisien de Saint-Sulpice en 1941. En 1943, la Gestapo l'arrêtait et l'incarcérait à la prison Charles-III où il restait un an avant d'être transféré au camp de Dachau. Libéré, il termina ses études, puis partit à Rome où il obtint une licence de théologie, en 1949. Vicaire à Saint-Jacques de Lunéville et aumônier du collège Bichat, on le retrouva ensuite à la paroisse Saint-Pierre, puis curé de Saizerais, de 1955 à 1958, date à laquelle il fut nommé aumônier diocésain du mouvement Pax Christi et des cheminots catholiques. Il fut aussi chargé des pèlerinages diocésains et délégué du comité catholique de la campagne contre la faim.

 

Après avoir été nommé à la tête de la paroisse Saint-Vincent - Saint-Fiacre en 1968, le chanoine Noisette fut désigné comme vicaire épiscopal de la zone de Nancy. Économe du diocèse, il géra avec rigueur le fameux legs Croué-Friedman, permettant aux fonds placés de prospérer et de mener ainsi à bien la rénovation de la basilique de Saint-Nicolas-de-Port, répondant parfaitement aux souhaits de la donatrice.

 

À la suite du voyage du pape Jean-Paul II en Lorraine en 1988, il avait reçu le titre de Prélat d'honneur de Sa Sainteté et avait été nommé, peu après, protonotaire apostolique, distinction la plus élevée accordée aux familiers du Souverain pontife. Monseigneur Noisette avait aussi reçu une reconnaissance civile, puisqu'il avait été fait chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur, au titre des anciens combattants et victimes de guerre. Il fut un membre actif de la fédération nationale des déportés et des internés de la Résistance.

 

Il fut enfin président des Amis de la Bibliothèque diocésaine de Nancy jusqu’en 2007.

 

Lors de ses obsèques célébrées à la cathédrale, c'est toute la communauté religieuse mais aussi la société civile qui a rendu un fervent hommage à cet homme de foi et de culture.

 

 

[d’après l’Est Républicain | 30.05.09]

Le sud-ouest vosgien se mobilise pour le nouveau spectacle estival à Droiteval

spectacle odyssée.jpg
[Vosges Matin | 15.05.09]

30 mai 2009

Dégradations à la cathédrale de Verdun

Jeudi 28 mai, la statue de Notre-Dame et une croix de procession ont été brisées dans la crypte de la cathédrale de Verdun. Un acte offensant pour l’Eglise catholique.

 

ND verdun.jpg« Cela me fait mal de voir ça », commentait une paroissienne en découvrant le saccage. Depuis deux jours, les paroissiens de la cité de la Paix oscillent entre des sentiments d'incompréhension et de tristesse. Pour la première fois de son histoire, des dégradations ont été commises au sein de la cathédrale Notre-Dame de Verdun. Au cœur même de la crypte, partie la plus intime du lieu de culte catholique.

 

L'alerte a été donnée en tout début d'après-midi jeudi par un Verdunois venu prier à la crypte. « Marie est cassée », a-t-il dit au père Michel Willemart, qui a de suite prévenu l’abbé Jean-Marcel Lair. La statue en pierre de Lavaux de Notre-Dame a été basculée en arrière de son socle. La Vierge à l'Enfant, sculptée par Henri Bouchard en 1932, s'est brisée. La croix de procession en métal qui était fixée sur une colonne à sa gauche est à terre en plusieurs morceaux.

 

saccage cathédrale verdun.jpg« Cet acte est blessant », déclarait hier matin le père Guy Lescanne, recteur de la cathédrale. D'autant qu'il s'attaque au symbole même de l'édifice, Notre-Dame. « Cela fait 1.600 ans que l'on prie Marie ici et rien de tel ne s'était jamais produit », commente le prêtre. « Avec ses 80.000 visiteurs par an, la cathédrale est un lieu sûr ».

 

Le préjudice est cultuel mais également culturel. En effet, depuis 1996, la statue de Notre-Dame, couronnée en 1946 par le cardinal Roncalli, nonce apostolique en France et futur pape Jean XXIII, est classée Monument Historique. Un expert des Bâtiments de France est donc venu constater l'ampleur des dégâts hier matin. La statue est la propriété de l'association diocésaine de Verdun.

 

Après s'être rendus sur les lieux, Michel Collet, responsable des travaux, et le père Guy Lescanne ont déposé plainte. Les policiers ont ouvert une enquête et effectué un relevé d'empreintes. Leurs investigations ont permis d'interpeller un Verdunois de 56 ans, dès jeudi soir à Verdun. Durant son audition, les policiers ont découvert qu'il ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales. Il a été placé à l'hôpital psychiatrique de Verdun pour y recevoir des soins.

 

Que faire face à cet état de fait symptomatique d'une société qui a perdu ses repères et ses valeurs ? Nos édifices religieux sont de plus en plus souvent victimes de la folie de nos contemporains qui agissent soit par haine du christianisme, soit par pur acte gratuit, donc imbécile. Qu’attendent le ministère de l’Intérieur, en charge des cultes, et le ministère de la Culture pour mettre en place un véritable plan de protection des lieux de culte ? Le vrai problème n'est-il pas celui de l'éducation au respect des jeunes générations - mais ne devrait-on pas plutôt parler d'absence d'éducation -. Il y a urgence à agir.

 

 

[d’après l’Est Républicain | 30.05.09]

 

 

 

 

>> Pour prendre conscience de l'ampleur du phénomène, visitez le site http://indignations.org/

 

Notre patrimoine culinaire lorrain est une mine d'or !

patrimoine culinaire lorrain.jpg
[source : Lorraine et Vous, magazine du Conseil régional de Lorraine, n° 11, mai 2009]

Hommage à un Poilu vosgien

devincey.jpg
[Vosges Matin | 19.05.09]

Renard-Pèlerin ou les Mémoires du graveur Jacques Callot

renard pèlerin.jpgPaulette Choné aurait pu écrire la biographie de Jacques Callot, le célèbre graveur lorrain des XVIe-XVIIe siècles ; elle a préféré lui laisser le soin de se raconter lui-même. Elle l’imagine donc rédigeant ses Mémoires, seul, à la veille de mourir. Il s’adresse à l’aimée, sa confidente, et se souvient. Le récit du graveur, parfaitement maîtrisé et méthodique, habité par la succession des faits, s’emballe parfois au point que la chronologie s’emmêle – quand l’émotion le submerge, quand la main, acquise à une longue habitude, trace d’elle-même l’esprit des lettres sous la plume. L’écriture précise de Paulette Choné, tantôt acérée, tantôt déliée, possède assurément toutes les qualités de l’œuvre gravé de son modèle.

 

Paulette Choné, née en Lorraine, est philosophe et spécialiste de l’histoire de l’art des XVIe etpaulette choné.jpg XVIIe siècles. Elle est professeur à l’Université de Bourgogne. Elle a consacré de nombreux ouvrages et articles à l’art et aux traditions en Lorraine et dirigé l’important catalogue publié à l’occasion de l'exposition internationale Jacques Callot de 1992. Elle est l’auteur de L’Atelier des nuits (1992) et a coordonné la publication de L’Âge d’or du nocturne (2001). Renard-Pèlerin est son premier récit.

 

Le Bruit du temps est une nouvelle maison d'édition parisienne qui tire son nom d'un titre d'Ossip Mandelstam. Dirigé par Antoine Jaccottet, Le Bruit du temps publie des textes d’aujourd’hui tout autant que des « classiques oubliés », ou momentanément tombés dans l’oubli. Plus d’infos sur http://www.lebruitdutemps.fr/

 

 

>> Renard-Pèlerin, Paulette Choné, Le Bruit du temps éditeur, 2009, 264 p. (22 €).

29 mai 2009

Bleurville : les dernières décisions du conseil municipal

bleurville.jpg
[Vosges Matin | 15.05.09]

Toutes les notes