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Notre histoire

  • Emilienne, 1917

    La Première guerre mondiale sépare Emilienne de toute sa famille. À 14 ans, elle se retrouve seule dans son village de Joinville-en-Woëvre, situé à l'est de Verdun, occupé par les Allemands. En février 1917, les Allemands, craignant un recul du front, expulsent les civils français de la zone. Commence alors pour la jeune fille un long voyage de rapatriement vers la France non occupée avec l'espoir de retrouver sa mère dont elle n'a plus de nouvelles depuis deux ans.

    En s'appuyant sur le Journal d'Emilienne Richard, Claudie Lefrère-Chantre éclaire le sort de ces réfugiés - pour la plupart français ou belges - qui, en quittant pour la première fois leurs villages, découvrirent la géographie de la France et expérimentèrent de nouveaux genres de vie.

    Un document pour mieux comprendre comment, dans le cadre de ces amples déplacements de population, la France a pris conscience d'elle-même, et qui soulève la question suivante : l'épreuve de l'exil peut-elle devenir source d'émancipation ?

     

    ‡ Emilienne, 1917. Itinéraire d'une jeune Française réfugiée de la Première Guerre mondiale, Claudie Lefrère-Chantre, Fauves éditions, 2018, 258 p., 20 €.

  • L'image des Vosges

    Les actes du colloque tenu en 2016 à Epinal revisitent l’image des Vosges – essentiellement celle du massif montagneux – ancrée dans la mémoire collective en abordant son évolution des origines jusqu’en ce début du XXIe siècle. Historiens, géographes et professionnels du tourisme y exposent leurs visions des Vosges sous les angles économique, artistique, social et architectural. Ils nous dévoilent un kaléidoscope d’images et d’impressions qui, rassemblées, offrent une image des Vosges plurielles et juste, loin des habituels clichés. Une belle invitation à partir à la découverte de ce territoire, de ses paysages, de son histoire et de ses traditions.

     

    ‡ L’image des Vosges, collectif, Conseil départemental des Vosges, Actes du colloque du 19 novembre 2016 tenu aux Archives des Vosges à Epinal, 2018, 155 p., ill., 15 €.

  • La Nouvelle revue lorraine n° 52 : autour des vitraux néo-médiévaux de Saint-Nicolas-de-Port

    Le numéro 52 de La Nouvelle revue lorraine est paru !

    Au sommaire :
    - la Vierge à l'Enfant du passage des Morts d'Epinal
    - le XVIIIe siècle à Lunéville, un siècle faïencier
    - restauration de fontaines au Val d'Ajol
    - le harcèlement à l'école d'hier
    - un jardin botanique à Lunéville au XVIIIe siècle
    - l'église de Xammes
    - le prieuré bénédictin de Deuilly-Morizécourt
    - la recherche du charbon en Lorraine
    - un papier peint du XIXe siècle en Lorraine
    - un Lorrain de la mer : Gustave-Adolphe Durenti de Lironcourt
    - vitraux néo-médiévaux dans la Grande Eglise des Lorrains
    - Metz au lendemain de l'Armistice
    - fils de bistrot
    - Rocco, fidèle chien de chasse
    - Montmédy, ville de garnison sous l'Ancien Régime
    - "La Pâmoison de la Vierge" au musée de Vic-sur-Seille, une oeuvre du Maître de Chaource ?
    - chanteuse des années 1930 : Damia, des Vosges à la scène
    ... et plusieurs anecdotes, histoires et fiauves lorraines !

     

    ‡ La Nouvelle revue lorraine peut être commandée ici : www.nouvelle-revue-lorraine.fr 

  • Bleurville (88) : au temps des soeurs d'école

  • François de Wendel, l'argent et le pouvoir

    Gérant de la puissante entreprise sidérurgique lorraine fondée par ses ancêtres, président du Comité des forges, régent de la Banque de France, propriétaire du Journal des débats, député puis sénateur de Meurthe-et-Moselle, François de Wendel (1874-1949) s’est trouvé pendant trente ans au carrefour des milieux d’affaires et des cercles gouvernementaux. Il a été aussi, dans les grandes polémiques de l’entre-deux guerres, le symbole vivant et mythique des « deux cents familles ».

    À partir de la somme de ses papiers, en particulier des 10 000 pages de ses carnets inédits, confrontés à l’ensemble des autres sources accessibles, publiques et privées, Jean-Noël Jeanneney dissipe bien des légendes et rétablit la vérité d’une influence politique : affrontements et compromis franco-allemands, finances électorales, « mur d’argent » funeste au Cartel des gauches, querelles autour du « franc Poincaré », rachat du Temps par le monde patronal, montée des ligues, réactions des industriels au Front populaire et au régime de Vichy…

    Voici une contribution essentielle à la connaissance des rapports compliqués de l’argent et du pouvoir dans la France contemporaine et une fenêtre ouverte sur la Lorraine entre IIIe République et la Libération.

     

    ‡ François de Wendel. L'argent et le pouvoir, Jean-Noël Jeanneney, CNRS éditions, coll. Biblis, 2019, 668 p., 14 €.

  • Bussang (88) : la mairie veut démolir le presbytère du XVIIIe siècle

    Jean-François Michel, président de Saône Lorraine, lance un cri d'alarme concernant le projet de démolition du presbytère envisagé par le conseil municipal de Bussang.

    "Démolition programmée du presbytère ancien de Bussang : un vrai crime contre le patrimoine !

    Depuis une quinzaine d’années au moins, le vieux presbytère de Bussang est dans le collimateur du conseil municipal de la ville. En deux mots, la majorité des édiles veut la peau de ce haut bâtiment à fenêtres à arc segmenté, et qui trône sans histoires au centre du village, à deux pas de l’église. Sans histoires ? Pas vraiment, car déjà au lendemain de 1789 cette belle maison de cure du XVIIIe siècle (érigé entre 1725 et 1735) était une malheureuse cible : elle fut à deux doigts de la destruction complète, mais elle tint bon, tout en devenant progressivement le seul élément ancien de la localité, ou presque…Triste privilège, pauvre sursis, car, paraît-il, la majorité des conseillers municipaux a programmé sa disparition pour l’an prochain.

    Pourquoi un tel acharnement, pourquoi cette volonté de faire table rase dans une région qui a perdu une à une les traces architecturales de son passé ? Un presbytère vide de son desservant, et depuis des décennies, dans les mains de municipalités sur lesquelles il est vain de faire des commentaires, tant le spectacle présent et passé semble désolant ! Déjà, voici presque quinze ans, la municipalité de Grandvillers avait assassiné son pittoresque presbytère en faisant fi des cris d’indignation et d’alarme des défenseurs de l’architecture villageoise, Maisons Paysannes des Vosges en tête.

    Devant le crime programmé de Bussang, je me sens obligé de réagir, peut-être de façon plus virulente que dans l’affaire de Grandvillers : délégué VMF (Vieilles Maisons Françaises) pour la Région Grand-Est, j’avais commis avec mon épouse Marie-Françoise un livre sur les presbytères anciens des Vosges, avec des illustrations, des notices, une synthèse. Une somme considérable, qui aurait mérité d’être davantage lue, mais aussi une mise en garde adressée aux municipalités iconoclastes : vendre à des particuliers, oui, mais en prenant un minimum de garanties sur les transformations extérieures futures. Transformer en logements, oui, mais à condition de ne pas commettre horreurs ou erreurs sur les façades ou les toitures. Ne pas entretenir, comme l’ont fait bien des municipalités, fut et est une absurdité désolante. Nous en sommes là pour le cas présent, et la conclusion sera le coup d’estoc final programmé pour 2019.

    Il y a plus de dix ans, j’eus l’heureuse surprise d’apprendre par la bouche d’un opposant farouche à toute démolition (et il n’était pas seul à Bussang), conseiller municipal de surcroît, que la démolition venait d’être repoussée à une courte majorité. Il avait, m’avait-il dit, brandi notre livre en argumentant : « vous n’allez pas démolir un bâtiment répertorié et photographié dans un ouvrage qui se vend en librairie ! » Un nouveau sursis….

    Non, la montagne vosgienne n’a pas besoin d’un tel programme !
    Non Bussang ne doit pas laisser partir le rare témoin de son passé !
    Oui, il faut se mobiliser pour stopper cet acharnement, et balayer les arguments faussement justificatifs. Les menaces sur un presbytère ancien et élégant, qui maillait sans histoires le tissu de la localité, valent-elles une mobilisation, une réaction, des protestations ? Oui, trois fois oui.

    Jean-François Michel"

  • Messe à la mémoire de l'impératrice Zita de Habsbourg-Lorraine le 26 janvier à Paris

  • Réhabilitation de la porterie de l'ancienne abbaye cistercienne de Morimond (52)

    Elément subsistant de la porterie de l'abbaye de Morimond [cl. ©H&PB].

    L'association des Amis de Morimond lance un vaste projet de restauration de la porterie Nord de l'ancienne abbaye cistercienne du Bassigny lorrain, pour un montant de 250.000 euros.

    Le projet est retenu par la mission Stéphane Bern : la part de l’apport sera proportionnée au montant global de la collecte. Ce projet reçoit également le soutien de
    la Fondation du Patrimoine.
     
     
    Votre don contribuera à la pérennisation du patrimoine religieux du Bassigny lorrain et, tout particulièrement de cette abbaye, quatrième fille de Cîteaux, qui eut un rayonnement européen très important.
     
     
     
    ‡ Don possible en ligne sur www.fondation-patrimoine.org
  • Bleurville, d'hier... pour demain : votre avenir est à Bleurville !

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    Bleurville, vue aérienne, juillet 2014 [cl. G. Salvini].

     

     

    Bleurville d'hier... pour demain, car nos villages et bourgs ruraux doivent continuer à vivre et se développer pour conserver à notre France son identité.

     

    Alors, vous aimez votre pays, vous aimez notre Lorraine, vous aimez les Vosges... vous aimerez Bleurville !

     

    Jeunes artisans, jeunes entrepreneurs, venez investir et vous installer à Bleurville : son cadre de vie et son environnement humain, naturel et bâti vous séduiront !

     

    Lire la suite

  • La loge secrète de Charles de Lorraine

    Ce roman historique restitue la genèse et la vie de la loge maçonnique secrète fondée à Bruxelles par le prince Charles-Alexandre de Lorraine, frère du dernier duc héréditaire François III de Lorraine. Charles de Lorraine fut gouverneur des Pays-Bas autrichiens de 1744 à 1780 et protecteur des francs-maçons tout comme son frère devenu empereur du Saint-Empire romain germanique par son mariage avec Marie-Thérèse de Habsbourg.

     La loge Saint-Charles traversa tout le XVIIIe, le XIXe et le XXe siècle. De nombreux membres essaimèrent en Europe et rencontrent Mozart à Vienne, s'efforcent à Ohain d'éviter la bataille de Waterloo ou prennent part, à Lille, à la plus surréaliste des "Révolutions à rebours", c'est aussi le prince Léopold de Saxe-Cobourg, frère de la loge Saint-Charles, qui chargent les Français à la bataille de Leipzig...

    Cette loge maçonnique dont les feux ont été allumés par un prince de la Maison de Lorraine demeure mystérieuse et fort peu connue, et pourtant tellement présente dans l'Histoire à travers ses membres plus ou moins illustres.

    Une histoire traitée sous la forme d'un roman où se révèle la personnalité d'un prince de Lorraine surprenant.

     

    ‡ La loge secrète de Charles de Lorraine, Jean van Win, éditions Télélivre, 2018, 219 p., ill., 19 €.

  • Nancy : célébration du 542ème anniversaire de la Bataille de Nancy

    Les Lorrains ont célébré ce samedi 5 janvier le 542ème anniversaire de la Bataille de Nancy (5 janvier 1477 - 5 janvier 2019) et leur fête nationale.

    Sous un fin crachin lorrain, au pied de la Croix de Bourgogne à Nancy, symbole de la défaite des troupes de Charles le Téméraire face aux soldats du duc René II, Jean-Marie Cuny a prononcé sa traditionnelle harangue au peuple de Lorraine devant une bonne centaine de fidèles lorrains, dont de nombreux jeunes gens ainsi que des enfants costumés.

    Feu d'artifice, vin chaud et pain d'épices ont réjoui les yeux et le coeur des Lorrains fidèles à leur Histoire et à leurs ducs.

    Vive la Lorraine !

  • Bleurville (88) : retour sur 2018 chez les Amis de Saint-Maur

  • Le Pays lorrain n° 4/2018 est paru !

    Le Pays lorrain, numéro trimestriel - hiver 2018-2019, la revue du Musée lorrain de Nancy, est paru !

    Au sommaire :
    - Le vin, la vigne et le fisc seigneurial : l'exemple des coutumes domaniales en Lorraine (1300-1635)
    - Une Vierge à l'Enfant du XVIe siècle, de type champenois, à Condé-en-Barrois (Meuse)
    - La construction de la politique de conservation des Monuments historiques en Lorraine : la seconde génération de correspondants du ministère de l'Intérieur (Meurthe, Meuse)
    - Regards d'un touriste nancéien en Afrique du Nord à la fin du XIXe siècle : l'album de voyage de René Wiener
    - La cavale des Gentel, cambrioleurs en famille
    - L'album photographique "Grande Guerre !" du Musée de l'Histoire du Fer : l'industrie lorraine mobilisée
    - La matière et le message. Albert France-Lanord et la restauration des métaux archéologiques
    ... Et les habituelles rubriques : vie de la Société d'Histoire de la Lorraine et du Musée lorrain, vie régionale, publications récentes, notices nécrologiques

     

    ‡ Numéro à commander (11 €) à : Le Pays lorrain, Palais des Ducs de Lorraine - Musée lorrain, 64 Grande Rue, 54000 Nancy

  • Soulosse-sous-Saint-Elophe (88) : la chapelle Sainte Epéothe restaurée

  • Présentation de Jésus au vieillard Siméon et à la prophétesse Anne

    Présentation de Jésus au temple, Graduel à l'usage de Saint-Dié, 1504-1514.

  • Nancy : commémoration de la fête nationale des Lorrains le 5 janvier

    L'association Mémoire des Lorrains donne rendez-vous aux Lorrains pour la fête nationale des Lorrains et la commémoration de la Bataille de Nancy (5 janvier 1477) le samedi 5 janvier 2019 à 18h30 au pied du monument de la Croix de Bourgogne à Nancy.

  • Insming : la traversée de l'Histoire

    Insming, un village de Moselle Est, dans le canton de Sarrebourg. Vous ne connaissez peut-être pas... En tout cas, avec cette monographie rédigée par un amoureux du village vous partirez à la découverte de cette commune, de son histoire, de la plus haute antiquité à nos jours. Vous croiserez la route de nombreuses figures d'Insming, ses activités anciennes, ses nombreux commerces, la vie religieuse, la vie municipale, l'école, les guerres... Bref, l'auteur a fouillé la mémoire des anciens et celles des archives afin de restituer l'histoire des générations qui ont fait le village.

    Il s'agit là d'une chronique plutôt attachante qui fait la part belle aux hommes et aux femmes qui ont donné corps et âme à cette bourgade lorraine des confins de la Moselle.

     

    ‡ Insming. La traversée de l'Histoire, Francis Dannenhoffer, imprimerie sarregueminoise, 2018, 316 p., ill., 25 €. En vente à la mairie d'Insming.

  • Bleurville (88) : à la recherche de clichés anciens sur le village, des plus anciens jusqu'aux années 1960

    A la recherche de photos anciennes sur Bleurville...

    Dans la perspective d'illustrer un ouvrage sur l'histoire de Bleurville, Alain Beaugrand lance un appel à tous les Bleurvillois – résidents ou expatriés – et en particulier aux descendants des familles installées anciennement dans le village, afin de recueillir des photographies et tout document iconographique, des plus anciennes jusqu'aux années 1960, concernant notamment les thèmes suivants :

    - la vie quotidienne des habitants,

    - intérieurs anciens de maison,

    - la vie rurale, les travaux des champs, les travaux à la ferme, le travail en forêt, le travail dans les carrières,

    - la vie religieuse (cérémonies, Fête-Dieu, processions, baptêmes, communions, mariages...),

    - les fêtes (fête patronale, repas de fête, bals, conscrits, Saint Nicolas, séances de théâtre...),

    - les écoles,

    - les manifestations sportives,

    - le service militaire et la guerre (portraits de soldats...),

    - évènements exceptionnels (accidents, incendies, inondations, travaux...)

    ou tout autre sujet ayant trait à l'histoire de Bleurville.

     

    Dans la mesure du possible les photos devront être datées et localisées.

    Les clichés seront numérisés et restitués aux propriétaires.

     

    Lors de la publication, les noms des prêteurs seront mentionnés sauf opposition formelle de leur part (l'anonymat sera respecté).

     

    Les documents confiés alimenteront par ailleurs un fonds documentaire qui sera confié à la mairie afin de conserver la mémoire iconographique du village.

     

    >> Nous contacter par courriel : abbayesaintmaur.bleurville@gmail.com

  • Bleurville (88) : vers le 45ème anniversaire du sauvetage de l'ancienne abbaye bénédictine

  • Colomban et son influence

    La dimension européenne du monachisme né à Luxeuil, dans les Vosges comtoises, avait déjà été largement évoquée lors de la commémoration, en 1950, du XIVe centenaire de la naissance de Colomban.

    Soixante-cinq ans plus tard, les vingt-neuf contributions réunies dans ce fort volume à la riche iconographie, à l’occasion du XIVe centenaire de la mort du grand abbé irlandais, entendent réexaminer les origines et les apports de ce « phénomène monastique » et dresser le bilan d’une recherche particulièrement prolifique ces dernières années. Celle-ci s’est engagée dans de nouveaux champs d’investigation, au nombre desquels on retiendra plus particulièrement un réexamen critique des sources écrites et l’archéologie, notamment à Annegray, à Luxeuil même et au Saint-Mont, dans les Vosges.

    Une somme sur l'apport spirituel et temporel de saint Colomban et du monachisme colombanien dans l'Europe chrétienne.

     

    ‡ Colomban et son influence. Moines et monastères du haut Moyen Âge en Europe, Sébastien Bully, Alain Dubreucq et Aurélia Bully (dir.), PUR, 2018, 456 p., ill., cartes, 39 €.

  • Bleurville (88) : vers le 45ème anniversaire du sauvetage de l'abbaye Saint-Maur

  • L'Echo des Trois Provinces décembre 2018-janvier 2019 est paru !

  • Opéra ! Trois siècles de création à Nancy

    Nancy organise une exposition à la Galerie Poirel Opéra ! Trois siècles de création à Nancy jusqu'au 24 février 2019. En lien avec les célébrations du 100ème anniversaire de l’Opéra de Nancy, inauguré le 14 octobre 1919, cette exposition  propose de retracer 310 ans d’histoire artistique au cœur de la capitale ducale.

    Ce ne sont en effet pas moins de trois salles de spectacles principales qui se sont succédées à Nancy depuis le XVIIIe siècle. En 1709, un premier opéra est inauguré à proximité du palais ducal. Construit pour le duc Léopold de Lorraine, il est réalisé sur des plans de Francesco Bibbiena, célèbre architecte et scénographe italien, et passe pour l’une des plus belles salles d’Europe. Progressivement abandonné à partir de 1722, il laisse la place sous le règne de Stanislas Leszczynski, dernier duc de Lorraine, à une nouvelle salle installée sur la place Royale qui accueille les Nancéiens pendant 151 ans jusqu’à ce qu’un terrible incendie ne la réduise en fumée en 1906. A la suite d'un concours d’architecture plein de rebondissements, l’architecte Joseph Hornecker est chargé de construire une troisième salle qui constitue encore aujourd’hui l’un des pôles majeurs de la vie culturelle nancéienne.

    Pierre-Hippolyte Pénet rappelle l'histoire de ces salles de spectacles nancéiennes et présente nombre de documents d’archives et d'œuvres d’art qui permettent au lecteur de se plonger dans les coulisses de l’opéra et de ses fastes.

     

    ‡ Opéra ! Trois siècles de création à Nancy, Pierre-Hippolyte Pénet, éditions Snoeck, 2018, 160 p., ill., 25 €.

  • Plaques de cocher : ne les laissons pas disparaître

  • Le camée de Nancy : de Néron à saint Nicolas

    Comment le camée est-il entré dans les collections de la Bibliothèque de Nancy à la Révolution ? Quoi de commun entre Nancy et cet exceptionnel bijou romain datant du Ier siècle ?

    On sait que saint Nicolas apparaît dans cette aventure : en 1471, René d'Anjou, duc de Lorraine et de Bar, a fait orner le reliquaire du saint patron de la Lorraine de cette pierre gravée pour le pèlerinage de Saint-Nicolas-de-Port. Mais beaucoup de mystères demeurent : comment ce bijou est-il arrivé entre les mains du duc de Lorraine, que représente-t-il, est-ce l'empereur Néron en apothéose ?

    Des universitaires et conservateurs du patrimoine spécialisés dans l'histoire romaine et médiévale se sont penchés sur ce trésor et leurs travaux ressemblent à une véritable enquête policière... Où l'on comprend que de Rome à Byzance puis Saint-Nicolas-de-Port les chemins mènent naturellement à Nancy.

    L'ouvrage est disponible en librairie ou à la Bibliothèque municipale, rue Stanislas, à Nancy.

     

    ‡ Le camée de Nancy. De Néron à saint Nicolas, Juliette Lenoir (dir.), Bibliothèques de Nancy, 2018, 160 p., ill., 15 €.

  • Paul Testart : les tribulations d'un Vosgien en Vosges

    Né à Épinal le 7 avril 1872, Paul Testart effectue ses études au collège d’Épinal, puis à l’École industrielle. C’est en 1901, à vingt-neuf ans, que Paul Testart, jeune photographe et dessinateur, ouvre sa librairie 32 rue Léopold-Bourg, face à la rue des Minimes. Il associe à sa « Librairie ancienne et moderne », devenue « Librairie scientifique », une « Imprimerie industrielle et commerciale ».

    Rapidement, il s’installe comme éditeur de cartes postales illustrées, spécialité qu’il dit avoir lancée à Épinal, grâce à une jumelle 13 x 18 et à un magasin de vingt-quatre plaques de verre. Parcourant Épinal, mais aussi les villes et villages des Vosges, il connaît une grande activité de reportage photographique de 1890 à 1950. Il fixe sur sa plaque le premier avion ayant atterri à Épinal ou le dirigeable posé à la Louvroie avant 1914. Il témoigne de l’arrivée du vélo et des trams. Il capture des images de la rupture de la digue de Bouzey ou des munitions lourdes chargées sur les péniches du port d’Épinal.

    En 1958, il obtient le prix Erckmann-Chatrian, le « Goncourt lorrain », pour Épinal à travers les siècles, des origines à 1950. Le lauréat reçoit son prix des mains de Gaston Chatelain, directeur général de La Liberté de l’Est. C’est en 1961 qu’il décède à Épinal, le 4 mars, dans sa maison du 27 rue Thiers. Ce livre, abondamment illustré avec des cartes postales dues à Paul Testart, lui rend un bel hommage et nous fait découvrir un homme à l’immense charisme.

     

    ‡ Paul Testart. Les tribulations d'un Vosgien en Vosges, Bruno Théveny, éditions Le Pythagore, 2018, 208 p., ill., 38 €.

  • Saône lorraine : toujours de projets d'envergure pour 2019

  • Saint-Sulpice et les séminaires sulpiciens entre 1657 et 1700

    On ne dira jamais assez combien le clergé catholique, en France et au Canada notamment, aura été marqué par la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice à travers la formation dispensée dans les séminaires.

    Fondée par Jean-Jacques Olier (1608-1657), grande figure de l’École française de spiritualité, cette Compagnie entendait travailler ainsi à une réforme de l’Église en profondeur, dans le sillage du concile de Trente. Mais qu’en fut-il durant les années qui suivirent la disparition du fondateur ?

    L'abbé Bernard Pitaud décrit avec précision toute cette histoire et comment, dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, la « petite Compagnie », selon le mot même d’Olier, a pris peu à peu la forme d’une institution, avec ses règles, ses coutumes et son esprit. Le mot « esprit » est ici essentiel. Les règles et coutumes ne se sont établies, du moins selon la volonté des successeurs d’Olier, que dans la mesure où elles étaient en conformité avec l’esprit que Monsieur Olier avait voulu insuffler à la Société. 

     

    ‡ Saint-Sulpice et les séminaires sulpiciens entre 1657 et 1700, Bernard Pitaud, éditions Salvator, 2018, 446 p., 24 €.