Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Notre patrimoine

  • Hennezel (88) : ouveture de la saison au musée des activités anciennes de la forêt de Darney

  • Mirecourt (88) : bilan des actions chez les Amis du Vieux Mirecourt-Regain

  • Robécourt (88) : la maison "gothique" n'est pas la commanderie des templiers...

  • Les saints par les images d'Epinal

    Dès la fin du XVIIIsiècle, les images pieuses deviennent le cœur de l’activité de l’Imagerie d’Épinal. Par leur grand format, elles viennent décorer les murs des foyers, rappelant à chacun ses devoirs de chrétien et donnant en exemple les vies de saints.

    Le fond, extraordinairement riche de l'Imagerie vosgienne, reflète les saintes et les saints les plus populaires de la chrétienté en France. Les figures de sainte Philomène et de sainte Barbe, de saint Alexis, de saint Augustin ou de saint Nicolas, par exemple, sont rééditées sans relâche, certaines pendant plus de soixante ans.

    De Jeanne d’Arc à Laurent en passant par Marie, Joseph, Jean et biens d'autres saints personnages de la catholicité, ce livre en présente les plus belles illustrations. Les textes racontent la vie - et parfois la légende - de cent saints, dont plusieurs vénérés en Lorraine (Fiacre, Nicolas, Barbe, Blaise, Charles Borromée, Epvre, Hubert...), qui ont marqué la chrétienté, des premiers temps de l’Église jusqu’au XIXe siècle.

    Un bel album plein d'images aux couleurs fraîches et naïves qui ont entretenu l'espérance chez nos ancêtres et qui demeurent des guides pour les hommes de notre temps.

     

    ‡ Les saints par les images d'Epinal, Myriam Blanc, Imagerie d'Epinal - Editions du Chêne, 2017, 223 p., ill. (19,90 €).

  • Les Petits-Thons (88) : le réfectoire d'été des frères cordeliers réhabilité

    Vue du réfectoire des frères cordeliers en cours de réhabilitation [cl. © P. Hannelle].

    La dernière réunion du conseil d'administration de l'association Saône Lorraine au couvent des Cordeliers des Thons a été l'occasion pour les membres de découvrir les travaux réalisés dans l'ancien réfectoire d'été des frères franciscains, propriété de l'association patrimoniale.

    Aménagé à l'origine au XVe siècle, le réfectoire a été transformé au XVIIIe siècle : le remarquable plafond en plâtre de cette époque a été restauré avec soin par Acti'Sov, le chantier d'insertion de l'ex-communauté de communes du pays de la Saône vosgienne. Par ailleurs, le décapage des entourages de fenêtres a révélé des moulures du XVe siècle parfaitement conservées.

    Les travaux se poursuivent avec la pose de tomettes en terre cuite, provenant de la tuilerie artisanale champenoise de Soulaines Dhuys, dans le respect du sol d'origine.

  • Robécourt (88) : fonte d'une cloche pour la réouverture de la saison à l'ancienne fonderie

  • L’abbaye meusienne de Saint-Benoit-en-Woevre sauvée des ravages du temps

    Georges Duménil n’a pas pu laisser l’abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre à l’abandon, au risque de la voir détruite. Il l’a achetée pour l’euro symbolique. Maintenant il compte bien la protéger et la rendre visitable.

    De nombreux sites historiques sont, dans le département, à l’abandon. Abbaye, château, maison de maître, ferme ont été, au fil des ans, laissés sans entretien. Les intempéries et les personnes mal intentionnées ont contribué à leur dégradation. En général le coût des travaux est pharaonique. Peu de gens peuvent se permettre de restaurer, à leur frais, ces anciennes demeures qui témoignent d’un passé fastueux.

    C’est le cas de l’abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre. Elle a trouvé, grâce à Georges Duménil, si ce n’est une restauration, au moins une sauvegarde de ce qui reste de cette ancienne abbaye-château. Georges Duménil compte bien limiter les dégâts et assurer la possibilité, aux amateurs de vieilles pierres, de profiter d’un vestige et de mieux comprendre comment l’histoire a orienté son devenir.

    « Cette parcelle de terrain était à vendre et dessus les ruines de cette ancienne abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre. J’ai téléphoné aux héritiers et ils me l’ont vendu pour l’euro symbolique, à condition que je ne la détruise pas et qu’elle soit rendue visible au public », explique Georges Duménil, administrateur de la Fondation du patrimoine Meuse. Il ne reste rien de l’ancienne abbaye cistercienne du XIIe siècle. On sait qu’elle fut reconstruite par un prêtre en 1741 et qu’elle a ensuite été vendue.

    « À l’époque il y avait trois bâtiments et le cloître était fermé par une abbatiale. Elle devint ensuite un château luxueux. Les Allemands l’occupèrent en 1914. Ils l’ont transformé en hôpital avant de la détruire en 1918 », précise George Duménil. Après avoir défriché les abords, il a demandé un devis pour protéger le long mur, épais d’un bon mètre, avec des tuiles afin d’empêcher l’eau de s’infiltrer dans les pierres. Ensuite il devra abattre les arbres qui ont fini par pousser à l’intérieur.

    « Il aurait été dommage de voir ce vestige détruit. Je vais lancer une souscription afin de protéger ce qui reste et je ferai des panneaux avec des photos d’époque pour le public après avoir protégé l’ensemble avec une petite clôture. » Un long mur ouvert par de nombreuses fenêtres avec, au-dessus du porche d’entrée, un blason ainsi que des piliers monolithes de 5 mètres de hauteur et une façade faite de pierres et de briques pleines sont encore visibles.

    « Du bel ouvrage. Les pierres viennent certainement des carrières de Senonville. De l’autre côté on peut voir 5 à 6 travées du cloître mais plusieurs caves se sont écroulées et d’autres sont remplies de détritus. » En regardant avec attention les restes de l’édifice, Georges Duménil pense avoir découvert des traces de l’abbaye d’origine sous la forme d’une pierre représentant un lion...

    [d'après ER]

  • Une plaque en hommage à Pierre Cortellezzi, organiste de la cathédrale de Nancy

    Le père Lescanne accompagné de Mme Cortellezzi dévoile la plaque en hommage à Me Cortellezzi sur les grandes orgues de la cathédrale de Nancy [cl. ©H&PB].

    Samedi 13 mai 2017, une plaque en hommage à l'organiste Pierre Cortellezzi, apposée sur le grand orgue de la cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation de Nancy, a été dévoilée par l'abbé Guy Lescanne, curé de la cathédrale, et Bernadette Cortellezzi, épouse du maître.

    Pierre Cortellezzi (1926-2015) fut organiste à l'église de Pont-Saint-Vincent avant d'être nommé titulaire des grandes orgues de la cathédrale de Nancy en 1950. Il le restera jusqu'à son décès survenu en 2015.

    En 1998, il a été nommé Chevalier de l’Ordre équestre de Saint-Grégoire-le-Grand. La même année, il est fait Chevalier des Arts & Lettres. En 2011, il est élevé au grade de Commandeur de l’Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, insigne remis par Mgr Papin, évêque de Nancy et de Toul.

    Il était également titulaire de la médaille du Mérite diocésain et de la médaille de la Reconnaissance diocésaine. Il fut enfin distingué par la Ville de Nancy.

    La cérémonie de dévoilement de la plaque hommage a été suivie d'un concert d'orgue donné par Dominique Dantand, titulaire des orgues de Vézelise.

  • Chapelle des Hospitaliers de Saint-Jean d'Epinal : dernière visite avant disparition

  • Société de tir de nancy 1866-2016

    A l'occasion du 150ème anniversaire de la Société de tir de Nancy, Françoise Ribert, membre du comité de la STN, a publié un ouvrage sur l'histoire de la plus vieille association sportive de la cité ducale...

    A partir des archives conservées à la Bibliothèque et aux Archives municipales de Nancy, l'auteur a pu reconstituer la riche histoire de la Société de tir qui est l'héritière du Serment de la Butte et de son tir annuel au papegai, apparu en 1506.

    La Société de tir nancéienne, créée en 1866, servira de modèle à de nombreuses associations en France mais aussi en Algérie française et à l'étranger (Pologne...) qui seront fondées entre le dernier quart du XIXe siècle et l'entre-deux-guerres ; après la guerre de 1870-1871, la Lorraine connaîtra d'ailleurs un fort développement des société de gymnastique et de tir, notamment dans le milieu scolaire. Il fallait préparer les jeunes générations à la Revanche !

    L'ouvrage redonne vie au stand Saint-Georges, à celui du Grémillon ainsi qu'à l'actuel stand de la rue de Tomblaine. Il retrace l'évolution des compétitions et des disciplines jusqu'à nos jours. Il présente également les trophées et coupes dont certains furent réalisés par des artistes lorrains connus comme Emile Gallé.

     

    ‡ Société de tir de nancy 1866-2016. 150e anniversaire, Françoise Ribert, autoédition, 2016, 104 p., ill. (29 €).
    Disponible à l'accueil de la Société de tir de Nancy, 41 rue de Tomblaine, 54000 Nancy.

  • Bleurville (88) : l'ancien presbytère est à vendre

     

    L'ancien presbytère de Bleurville, 18e-19e s. 

     

    Noble bâtisse située en face de l’église paroissiale, elle surplombe le village de Bleurville avec une jolie vue sur la vaste forêt de Darney.

    Maison de cure depuis le 18ème siècle, elle a connu un remaniement important en 1829-1830.

    Le presbytère fut occupé par le desservant de la paroisse jusqu’en 2010.

    Vaste demeure dont la toiture est refaite à neuf (2012), elle est close de murs et dispose d’un vaste jardin et d’un verger à l’arrière.

    Cette maison de caractère conviendrait tout-à-fait pour la réalisation d'un projet de création de chambres d'hôtes.

    Bleurville est situé dans le canton de Monthureux-sur-Saône, à 21 km au sud de Vittel et proche de la sortie A31 de Bulgnéville.

     

    > Renseignements : Étude notariale Locqueneux à Vittel

    > Tél. : 03 29 08 01 80

    > Courriel : thierry.locqueneux@notaires.fr

  • Fontenoy-le-Château (88) : Vianney Huguenot débusque le patrimoine local

  • Bleurville, d'hier... pour demain : votre avenir est à Bleurville !

    lorraine,vosges,bleurville,entreprises,artisanat

    Bleurville, vue aérienne, juillet 2014 [cl. G. Salvini].

     

     

    Bleurville d'hier... pour demain, car nos villages et bourgs ruraux doivent continuer à vivre et se développer pour conserver à notre France son identité.

     

    Alors, vous aimez votre pays, vous aimez notre Lorraine, vous aimez les Vosges... vous aimerez Bleurville !

     

    Jeunes artisans, jeunes entrepreneurs, venez investir et vous installer à Bleurville : son cadre de vie et son environnement humain, naturel et bâti vous séduiront !

     

    Lire la suite

  • Epinal (88) : exit la chapelle des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem

  • Claudon (88) : DOP poursuit l'oeuvre de Jean-Pierre Huguet

  • Les Thons (88) : musiques de Balkans en l'église des Cordeliers le 27 mai

    Samedi 27 mai sera donné un grand concert en l’église des Cordeliers des Petits-Thons. Organisé par l’association Saône lorraine, propriétaire des lieux depuis 2006, il sera dédié à la mémoire de Jean-Pierre Huguet qui a tant donné de son temps et de son énergie au patrimoine de notre sud-ouest vosgien.

    Le groupe Zam-Zam ravira les mélomanes avec un répertoire et des instruments en vogue dans les Balkans : des dan...ses de Bulgarie, des airs traditionnels de Roumanie (de Bacau, en Moldavie), des chansons macédoniennes, de la musique Klezmer, feront vibrer les voûtes de la vieille église du XVe siècle. Le temps d’un concert, la Saône s’unira avec Sofia, Bucarest et le bas-Danube.

    Venu de la région lyonnaise, ce groupe instrumental est dirigé par Dominique Spehner, qui a quelques attaches dans notre région. Par ailleurs, ce concert permettra au public de découvrir les récents travaux de restauration menés au réfectoire d’été du couvent par le chantier d’insertion Acti’Sov : les maçons ont en effet redonné volume, authenticité et beauté à cette pièce essentielle de l’ancien monastère franciscain.

     

    ‡ Groupe Zam-Zam en concert, couvent des Cordeliers des Petits-Thons (entre Monthureux-sur-Saône et Bourbonne-les-Bains), samedi 27 mai à 16h00. Libre participation aux frais.

  • Nancy : la cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation s'anime pour la Nuit des cathédrales

  • Nancy : un îlot de mémoire sur le site de l'ancienne prison Charles-III

  • Robécourt (88) : la fonderie de cloches vous accueille

  • Vandoeuvre-lès-Nancy (54) : expo' "70 ans d'images de Claude Dubois"

  • Châtillon-sur-Saône (88) : les animations estivale au village Renaissance

  • Nancy : bataille autour du bastion de Saurupt

    Des passionnés de patrimoine jugent « indigne » le projet de petit parc, qui, sur Nancy Grand Cœur, vise à préserver seulement quelques vestiges du bastion de Saurupt en les déplaçant. Ils parlent d’« alibi patrimonial méprisable ».

    « Nous ne disons pas qu’il ne faut pas construire : il faut le faire avec de la qualité, en respectant l’histoire. Nous ne sommes pas des fétichistes de la vieille pierre. Mais Nancy va se priver d’une mise en valeur des seuls restes du paysage de sa fortification. À la place, on nous propose un parc public de la taille d’une parcelle de lotissement. Alors oui, ce projet n’est qu’un alibi patrimonial méprisable pour faire place nette à trois opérations immobilières sur le site de l’ancienne prison Charles-III et de l’ancien bastion de Saurupt. » C’est incisif. Et c’est signé d’André Vaxelaire, ancien enseignant de l’école d’architecture de Nancy, de Christian Laurent, de l’Union Rempart Grand Est, et de Jacques Boulay, de la Société de protection des paysages (SPPEF). Tous partent en campagne contre le projet présenté la semaine dernière par la Métropole, et Jean-Marie Duthilleul, architecte de Nancy Grand Cœur.

    Après les fouilles archéologiques qui ont mis au jour des vestiges du bastion de Saurupt du XVIIe siècle, ce projet prévoit l’aménagement de l’extrémité du parc de la congrégation des Sœurs de Saint-Charles. Cet espace sera remodelé en parc public avec reconstitution en plein air d’un mur d’escarpe, à l’aide de matériaux archéologiques déplacés. La déconstruction a d’ailleurs commencé…

    Pour accéder à ce nouvel espace, il faudra descendre de plusieurs mètres comme si l’on accédait à un fossé. L’objectif est ainsi de proposer à quelques dizaines de mètres du site originel un espace pédagogique contribuant à « maintenir la mémoire de l’histoire de la ville ».

    Pour ses détracteurs, qui disent avoir alerté les collectivités, ce projet est « une agression » alors que le site présente un «potentiel exceptionnel ».

    « Les vestiges du bastion pourraient être facilement mis en connexion avec le parc des Sœurs de Saint-Charles qui a été installé au XIXe dans les fossés presque intacts de l’enceinte fortifiée de Charles III. Ce qui explique que le parc se trouve en contrebas de 4 à 7 m ». Les opposants au projet dénoncent aussi des constructions immobilières qui vont surplomber le parc. « Nous avons travaillé avec des jeunes professionnels bénévoles. Et nous certifions qu’il est possible de préserver la surface constructible de Nancy Grand Cœur avec des alternatives d’aménagements. Lesquelles peuvent aussi apporter une réponse à l’exigence de mémoire due à la prison Charles-III ».

    André Vaxelaire, Christian Laurent et Jacques Boulay demandent l’arrêt de la démolition engagée des vestiges de Saurupt, le report des opérations immobilières, l’examen de solutions alternatives. Une page Facebook baptisée « Halte au déni de l’Histoire et de la Mémoire : bastion de Saurupt à Nancy » vient d’être lancée. « Une pétition le sera dans les prochains jours. »

    [d’après ER]

  • Saône lorraine sur les pas des cisterciens d’Allemagne

    Quarante-six membres de l'association patrimoniale du sud-ouest vosgien Saône lorraine, présidée par Jean-François Michel, se sont retrouvés récemment pour un voyage outre-Rhin.

    Cette excursion les a conduit en Hesse et en Thüringe, au centre de l'Allemagne. Le thème de ce voyage était axé sur les fondations monastiques cisterciennes en Allemagne moyenne. Sous la direction d’Hubert Flammarion, historien du Bassigny et de l'abbaye de Morimond, les monastères d’Eberbach, Haïnau et Arnsburg furent révélés aux visiteurs. Les adhérents Saône lorrains en profitèrent aussi pour visiter les riches villes de Fulda, Mülhausen, Marburg et Cassel, et pour marcher sur les traces de l'empereur Napoléon III lorsqu’il fut emmené en captivité au château de Wilhelmshöhe, en septembre 1870, après la défaite de Sedan.

    Un beau voyage riche en découvertes historiques et architecturales qui donnera envie, sans aucun doute aux participants, de s'inscrire au voyage d'automne qui les emmenera en Limousin.

  • Fontes, la revue de l'association pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine métallurgique haut-marnais

    L'association pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine métallurgique haut-marnais (ASPM), fondée en 1990, s'est donnée pour objet de restaurer et animer par des expositions thématiques le haut-fourneau de Dommartin-le-Franc (52), et répertorier et valoriser les fontes d’art françaises dans le monde en réalisant des inventaires, des partenariats, des expositions, des colloques, des publications et créer un réseau de villes détentrices d'objets en fonte d'art (fontaines, statuaire, grilles, réverbères...).

    Rappelons que la Haute-Marne fut un département riche en industries métallurgiques et le demeure encore dans le domaine de la coutellerie ou la production de matériels de précision.

    L'ASPM publie l'intéressante revue trimestrielle Fontes qui donne la parole aux historiens et amateurs de fontes d'art sous tous ses aspects. Ainsi, le numéro de mars 2017 propose un dossier sur la fonte d'art et d'ornement présentée aux expositions industrielles haut-marnaises au cours du XIXe siècle et un article qui fait le point sur un type de matériel réalisé en fonte entre le XIXe et le début du XXe siècle : les plaques directionnelles ou plaques de cocher qui ornent encore ici ou là façades et carrefours de nos villages et bourgs.

     

    ‡ Plus d'info sur l'ASPM et sur la revue Fontes ici : www.fontesdart.org 

  • Romain-aux-Bois (88) : le château et ses liens avec l'abbaye de Morimond

  • Froville (54) : de la Lorraine à New York

    A l’origine du désormais célèbre Festival de musique sacrée et baroque qui chaque année accueille dans ce village meurthe-et-mosellan de 120 habitants, des pointures du monde entier, l’Association des Amis du patrimoine de Froville fête cette année ses 20 ans.

    Pour marquer d’une pierre blanche cet anniversaire, elle a choisi de réserver une aventure unique à cinq jeunes actuellement en brevet professionnel tailleur de pierre sur monuments historiques au lycée Camille-Claudel de Remiremont. Récemment, dans le cadre d’un partenariat avec le musée des cloîtres de New York qui abrite trois fenêtres à ogives du cloître de Froville, datant du XVe siècle, les jeunes gens vont s’envoler pour une semaine aux Etats-Unis. Avec leur professeur de taille de pierre Nicolas Lemé. Ils participeront à la Journée internationale de la sculpture de New York. Ils seront accueillis au Compleat Sculptor, à Manhattan, où durant les deux journées suivantes ils travailleront à la reproduction (au tiers de leur dimension) des trois fenêtres à ogives de Froville, « afin de montrer aux visiteurs leur savoir-faire, et comment ces fenêtres ont pu être taillées en leur temps ». Leur réalisation sera ensuite exposée au musée des cloîtres de New York.

    L’expérience est exceptionnelle pour les cinq élèves tailleurs de pierre des Vosges. Désigner les heureux élus s’est avéré cornélien : « Nous avons opté pour un choix réalisé par les enseignants de toutes les matières et pris en compte l’investissement des élèves dans nos différents projets », explique Nicolas Lemé.

    Pour l’Association des Amis du patrimoine de Froville, l’espoir, au travers de cette aventure rare, est de « redynamiser » un autre projet qui lui tient très à cœur : « Faire de Froville un site de chantier école pour des jeunes en formation en métiers d’art ». Ce chantier école consisterait en la restauration d’une aile du cloître de Froville : « Un cloître, ce serait juste magique et grandiose pour nous », reconnaît Nicolas Lemé.

    En attendant, cap sur New York. Un autre enseignant est du voyage : Nicolas Thomas, professeur d’histoire au lycée Malraux de Remiremont, grand amateur de patrimoine et bénévole au sein de l’Association des Amis du Patrimoine de Froville. Sa mission sera « d’enquêter » pour tenter d’en savoir un peu plus, peut-être, sur quatre autres fenêtres à ogives du cloître de Froville dont on ignore ce qu’elles sont devenues. Ont-elles été détruites ? Ont-elles été revendues ?

    Froville constitue un site unique en Lorraine : avec son église, édifiée au XIe siècle par les moines de l’ordre de Cluny, une des plus ancienne église romane de Lorraine avec l'abbatiale bénédictine de Bleurville, dans les Vosges - monastères dont les histoires sont étroitement liées d'ailleurs. Et son cloître datant du XVe siècle.

    Découvrir le cloître de Froville, c’est découvrir l’histoire de ses fenêtres à triple ogive achetées par George Blumenthal, un richissime banquier américain, en 1922. A l’époque, ce collectionneur, mécène important de l’art français, qui possède de nombreuses autres pièces architecturales acquises à travers l’Europe, installe les fenêtres de Froville dans sa propriété parisienne. Elles relient son manoir à ce qu’il appelle sa salle de musique. Il possède aussi une fondation qui a longtemps soutenu les jeunes artistes français. En 1930, à la mort de son épouse Florence, ses biens partent pour New York. Une partie des fenêtres du cloître de Froville sont exposées au musée des cloîtres qui ouvre en 1938. On ignore ce que sont devenues les autres.

  • Saône Lorraine sur les pas des cisterciens d'Allemagne

  • Les Amis d'Alfred Renaudin entretiennent la mémoire du peintre lorrain

  • Dictionnaire historique de la Vierge Marie

    Fabienne Henryot, Lorraine expatriée en Suisse spécialiste de l'histoire religieuse en Lorraine, et Philippe Martin, qui enseigna à l'Université de Lorraine avant de rejoindre Lyon, historien des formes extériorisées de la piété catholique, nous offrent un étonnant dictionnaire dédié à la Vierge Marie. On y découvre de nombreux exemples du culte marial ou de ses manifestations tirés de l'histoire religieuse des anciens duchés de Lorraine et de Bar

    Aujourd'hui le culte de la Vierge est aussi florissant qu'il l'était hier, et l'intérêt du présent dictionnaire sans équivalent est de montrer la richesse et la multiplicité de ses facettes.

    Marie est présente dans les maisons et les églises, mais aussi dans les bandes dessinées, les contes pour enfants, le cinéma... Elle est celle vers laquelle, depuis des siècles, s'élèvent des prières. Elle est universelle avec des sanctuaires connus de tous, mais aussi locale avec ses fontaines sacrées, ses arbres mystérieux. Elle est priée par des dévots, mais aussi par des footballeurs ou des marins. C'est devant Notre-Dame d'Aparecida que sont déposés tous les mois 19 000 objets et ex-voto. C'est en son nom que les Loups de la Nuit parcourent les routes de Russie et d'Europe centrale sur leurs motos, c'est toujours en clamant son nom, un rosaire à la main, que les Philippins se sont élevés contre la dictature. Marie est de toutes les causes, de tous les temps et de tous les continents.

    Pour décrire les innombrables modalités du culte rendu à Notre-Dame, ce dictionnaire de 150 entrées en développe quatre types. Les premières sont des articles généraux, synthèses de sujets déjà bien étudiés (apparitions, Immaculée Conception, mariolâtrie...). Les deuxièmes abordent les dévots, confessions constituées (orthodoxes, protestants...) ou groupes sociaux moins évidents (motards, footballeurs, marins...). Les troisièmes visitent des sanctuaires (Aparecida, Fatima, Guadalupe, Lourdes...). Enfin, les dernières laissent la parole aux critiques ou aux remises en cause.

    L'ensemble dessine les contours d'une histoire qui s'articule autour de trois moments forts : le début du XVIe siècle lorsque la figure mariale s'affirme comme un étendard face au protestantisme et qu'en conséquence, les dévotions personnelles ou collectives s'amplifient ; le milieu du XIXe marqué par l'émergence de nouveaux hauts lieux et par la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception ; le milieu du XXe, temps où le concile Vatican II recentre une piété mariale que d'aucuns jugent envahissante.

    Les 150 articles rassemblés dans ce volume racontent une histoire de cinq siècles de foi, de luttes et de rapprochement, d'affirmations identitaires et de syncrétisme, d'universalité et de régionalisme. Ils nous donnent à voir la puissance d'une dévotion universelle toujours d'actualité.

    Passionnant !

     

    ‡ Dictionnaire historique de la Vierge Marie, Fabienne Henryot et Philippe Martin (dir.), éditions Perrin, 2017, 567 p. (27 €).