07 novembre 2009
Des éoliennes en Saône Lorraine ?
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06 novembre 2009
Un nouveau souffle pour l'abbaye de Moyenmoutier (Vosges)
La destruction des bâtiments industriels qui emprisonnaient l'abbaye de Moyenmoutier ouvrira-t-elle la voie du renouveau dont la cité a tant besoin ?
Découvrir l'abbaye au XVIIIe siècle, c'est se voir offrir l'architecture audacieuse de son église baroque, sans pilier ni contrefort, toujours bien debout malgré les fissures de sa voûte et son orgue essoufflé ; c'est admirer aussi ses lignes sobres toutes de grès rose, s'ouvrant sur un jardin à la française progressivement enlaidi dès le début du XIXe siècle par des bâtiments manufacturiers qui tissèrent tant leur toile qu'ils l'étouffèrent mais en la protégeant sans doute d'irréparables outrages.
Les municipalités puissamment aidées par des services publics appropriés choisirent de libérer les cinq hectares de sa friche industrielle pour dégager l'abbaye aux fins d'une nouvelle vie - presque un rêve au vu de l'immensité de la tâche - en reconstituant le jardin paysager. Une opération de désiamiantage laisse aujourd'hui des engins s'attaquer aux toitures comme au béton armé, intense chantier financé par l'Etat, la Région et l'Etablissement public foncier de Lorraine qui rétrocédera le tout à la commune pour un coût total dépassant les 300.000 €.
Les travaux extérieurs et sur les 3.000 m² habitables de cet ensemble unique en Lorraine, classé MH, sont et seront accompagnés par le sous-préfet de Saint-Dié. Il s'agira d'élaborer un cahier des charges qui corresponde à l'aura du bâtiment et capable d'apporter à la cité l'enrichissement dont elle a besoin.
Pour le maire, le renouveau du site pourra être aussi l'affaire d'investisseurs privés. "Moyenmoutier-Abbaye" s'inscrit désormais au chapitre des projets haut de gamme afin de donner une vraie renaissance à la cité malmenée depuis trop longtemps par des restructurations économiques.
[d'après Vosges Matin | 27.10.09]
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05 novembre 2009
La chapelle Saint-Basle acquise par la commune de Lignéville (Vosges)
Propriété du diocèse de Saint-Dié, la chapelle Saint-Basle vient d'être acquise par la commune de Lignéville sur le territoire de laquelle elle est située.
L'évêché, n'ayant plus les moyens d'entretenir cette vénérable chapelle, avait proposé voici quelque temps à la mairie de Lignéville le transfert de propriété. Après examen de la proposition et consultation du délégué de la Fondation du Patrimoine pour les Vosges, le conseil municipal vient de donner son accord pour l'achat de la chapelle Saint-Basle pour l'euro symbolique.
Une convention sera passée entre la mairie et la Fondation du Patrimoine afin de mettre en place une souscription pour la restauration de l'édifice cultuel.
Voici une bonne nouvelle pour le patrimoine religieux local. Nous espérons que des travaux de restauration et de protection pourront être engagés assez rapidement afin de remettre en valeur ce lieu de culte rural.
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Le trésor de Pouilly-sur-Meuse exposé au Musée Lorrain de Nancy
Le trésor de Pouilly-sur-Meuse (commune du nord meusien), qui devait être mis en vente le 9 novembre, a été acheté 1,4 million d'euros par les collectivités publiques a annoncé le 3 novembre la maison d'enchères Sotheby's.
Classées trésor national par arrêté du 27 avril 2009, les 31 pièces d'orfèvrerie de la Renaissance (XVe-XVIe siècles) rejoindront ainsi les collections du Musée Lorrain de Nancy, après leur exposition chez Sotheby's à Paris.
Le trésor de Pouilly-sur-Meuse a été mis au jour le 11 novembre 2006 lors de travaux de déblaiement dans un jardin privé. Il comprend notamment trois coupes, une aiguière, 21 cuillères, deux timbales et un couvercle formant un gobelet emboîtable. Le tout est daté d'une période allant de 1480 à 1570. Ces pièces sont marquées aux poinçons de quatre villes : Châlons-en-Champagne, Reims, Paris et Strasbourg.
Toutes les pièces sont soit en vermeil soit en partie dorées. La pièce principale de cet ensemble est une aiguière couverte en vermeil avec traces d'émail, au poinçon de Paris, que l'on peut dater d’avant 1507. Il s'agit, selon Sotheby's, de la plus ancienne aiguière parisienne répertoriée à ce jour.
L’inventeur du trésor, âgé d'une cinquantaine d'années, vit à Pouilly-sur-Meuse, dans une propriété qui donne sur la Meuse ombreuse. Il est resté discret depuis sa découverte réalisée fortuitement en creusant sa fosse septique. Sa discrétion n'a d'égale que sa chance. A Pouilly-sur-Meuse, personne, ou presque, n'était au courant de la formidable découverte.
Ce trésor rejoindra les collections du Musée Lorrain à Nancy. Conservatrice en chef, Francine Roze, est sur un petit nuage. Elle assure que « c'est le plus beau cadeau de Saint Nicolas que l'on puisse imaginer pour les Lorrains ».
Le député Laurent Hénart a finalisé une opération qui ne devrait coûter que 80.000 € à Nancy. Dans le détail, le montage financier qui a permis l'achat du trésor de Pouilly, s'appuie sur un investissement de l'Etat de 450.000 €, de la Région Lorraine pour 210.000 €, de la ville de Nancy pour 80.000 €, de la Société d'Histoire lorraine pour 40.000 € et d'un mécène semi-privé pour 620.000 €.
[d’après l’Est Républicain | 04.11.09]
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02 novembre 2009
Bilan et projets pour les 30 ans de Saône Lorraine
Le Grenier à sel de Châtillon-sur-Saône accueillait le 31 octobre le dernier conseil d'administration de l'association Saône Lorraine de l'année. Bilan encourageant et projets ont rythmé la réunion.
Après avoir salué la mémoire de Camille Devincey et de Jean Rudio, deux adhérents actifs de l'association, récemment décédés, le président Michel a souhaité faire valider la nomination de plusieurs membres du CA à des fonctions à responsabilité. C'est ainsi que Jean-François Michel a été confirmé dans le poste de président, Marie-Madeleine Boulian dans celui de 1er vice-président, Robert Mougin dans celui de 2ème vice-président, Jean-Claude Gachon, dans celui de trésorier et Jacques Durupt dans celui de trésorier adjoint, Jacques Kempf dans celui de secrétaire et Alain Beaugrand dans celui de secrétaire adjoint. Une nouvelle fonction a été créée afin de resserer les liens entre Saône Lorraine et le musée de Hennezel : Bernard Delémontey a été élu 3ème vice-président chargé du musée de Hennezel, belle manière de le remercier pour le travail réalisé et de le conforter dans son action pour les années à venir.
Les musées vivants de Châtillon-sur-Saône ont globalement été bien suivis et tout particulièrement celui du 2 août qui était animé par plusieurs troupes de saltimbanques. Les concerts donnés en l'église des Cordeliers des Thons ont également remporté un vif succès. Chacun a pu apprécier la grande qualité des formations, que ce soit le concert d'Olivier Dartevelle proposé dans le cadre des Ballades musicales, ou celui donné par l'ensemble vocal et instrumental Résonances.
Sur le plan des projets, Saône Lorraine souhaite continuer à proposer un voyage annuel à ses adhérents... et futurs adhérents. L'église des Cordeliers des Thons mobilise plus que jamais les énergies - et les finances - de l'association patrimoniale sud-vosgienne : après une récente intervention sur la toiture de l'édifice, un projet de création de sanitaires et l'étude préalable en cours en vue de la restauration de l'intérieur de l'église franciscaine mobiliseront, dans les mois et les années à venir, tous les bénévoles autour du site.
L'avenir des lieux patrimoniaux du sud-ouest vosgien reste une constante préoccupation de Saône Lorraine. En 2010, la dynamique association fêtera ses 30 ans de mobilisation, d'actions, d'animations au service d'une richesse patrimoniale et historique que de nombreuses régions nous envient. Le 13 mai 2010 sera la grande journée anniversaire. Et une grande exposition se prépare d'ores et déjà pour accompagner cette encore jeune trentenaire : "Gaulois et romains en Saône Lorraine". Logique à un moment où l'on reparle d'identité nationale !
[clichés : courtoisie de P. Hannelle]
18:27 Publié dans Notre patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lorraine, vosges, saône lorraine, châtillon sur saône, hennezel, les thons, jean françois michel
25 octobre 2009
Nancy : des logements dans l'ancienne prison Charles-III
Odeurs de moisissures, de vieux bois, puanteur dans des cellules de 9 m², la prison est désaffectée depuis juin 2009. Bientôt, elle accueillera 1.500 à 2.000 logements.
L'administration pénitentiaire a cédé officiellement le 21 octobre les bâtiments de la vieille prison Charles-III à l'établissement public foncier de Lorraine, agissant pour le compte du Grand Nancy. Le prix de vente, fixé par les Domaines, tourne autour de 650.000 €.
La communauté urbaine récupére ainsi de précieux terrains qui entrent dans le périmètre du projet urbain de 15 hectares « Nancy grand cœur ». Projet qui consiste à reconstituer un centre-ville cohérent, de la place Thiers à l'avenue du Général-Leclerc. Les vieux bâtiments de l'ex-prison Charles-III sont évidemment condamnés. Le Grand Nancy va déposer le permis de démolir prochainement. Objectif démolition totale pour la fin du premier semestre 2010.
Charles-III était, jusqu’à sa fermeture, l'une des plus vieilles maisons d'arrêt de France encore en service. A la limite de l'insalubrité. Pour un taux d'occupation frisant les 150 %... Cette prison située en centre-ville datait de 1857. Aménagée dans une ancienne manufacture de tabac construite en 1716. Sa disparition va permettre d'étirer la rue Charles-III jusqu'au pont des Fusillés. Mais aussi de tracer une nouvelle artère depuis la rue du Grand- Rabbin-Haguenauer. La courbe quelque peu étrange de la rue du Ghetto-de-Varsovie disparaîtra pour ne laisser qu'une partie rectiligne au départ de l'avenue Leclerc. L'espace situé devant le lycée Cyfflé sera dégagé pour créer une vraie place Alexandre-Ier.
Des logements seront également construits pour accueillir 1.500 à 2.000 nouveaux habitants.
[d’après l’Est Républicain | 20.10.09]
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21 octobre 2009
Droiteval s'ouvre au public
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16 octobre 2009
Nancy : reprise du chantier de restauration de la basilique Saint-Epvre
00:02 Publié dans Notre patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lorraine, nancy, basilique, saint epvre, façade, chantier, plan de relance
14 octobre 2009
Le fort d'Uxegney (Vosges) : éléments de la défense d'Epinal à la fin du XIXe siècle
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12 octobre 2009
Villers-les-Nancy (Meurthe-et-Moselle) : tempête autour de la rénovation de l’église Sainte-Thérèse
La solution de rénovation de l'église Sainte-Thérèse de Villers-les-Nancy – une église Art Déco des années 1930 construite sur les plans de Jules Criqui - mécontente les fidèles. Et ils le font savoir.
Les « Amis de Sainte-Thérèse » sont prêts à mobiliser pour défendre leur projet dont ils demandent une « étude bienveillante » auprès de l’évêché. Ils avaient même obtenu le soutien de la Fondation du Patrimoine, prête à verser 150.000 €. Le dimanche 30 août, le vicaire général annonçait l'option retenue par Mgr Jean-Louis Papin, évêque de Nancy & de Toul : l'église sera réparée, des salles aménagées à l'intérieur même de l'édifice et les terrains qui l'entourent vendus. Aussitôt, le président de l'association a crié au scandale, d'autant que celle-ci a proposé des solutions alternatives nettement moins onéreuses.
« Nous n'avons pas été entendus sur nos arguments. Nous avons le sentiment qu'on nous pousse à la vente des terrains mais on ne voit pas pourquoi. Rien ne justifie de les vendre », déplore Nicolas Selvanayagon, le président des « Amis de Sainte-Thérèse ». Entre autres, parce qu'un bâtiment abritant des salles récemment rénovées et pouvant être aménagées pour les handicapés s'y trouvent. « Ce grand projet architectural ne me paraît pas nécessaire », estime Thibaut Laplace, fidèle de la paroisse et habitant du quartier depuis 28 ans. « Les gens sont habitués et attachés à cette église. Avec cette rénovation, le diocèse bouscule les frontières d'un quartier qui a son équilibre. Le bâtiment et les jardins autour en sont des marqueurs. L'évêque, dont la position est étrange, ne s'implique peut-être pas assez. Il prend des risques. »
Les opposants au projet de rénovation n'oublient jamais non plus qu'ils restent des paroissiens : « Y a-t-il besoin de travaux dans le cadre du projet pastoral ? », s'interroge M. Laplace. « Pourquoi ne pas aménager le presbytère avec une famille qui accueillerait les gens comme cela se fait en région parisienne ? Je crains que la vente des terrains ne constitue un ballon d'essai pour d'autres projets de rénovation. »
Jusqu'à présent, Mgr Papin, qui a visité l'église le 19 août, et entendu les arguments des « Amis de Sainte-Thérèse » ne s'est pas exprimé. Alors que le diocèse a du mal chaque année à équilibrer ses comptes, il se lance dans une opération immobilière dont nombre de fidèles ne voient guère l'utilité. « Nous passons du temps sur ce dossier, alors que beaucoup de choses pourraient être réalisées pour l'Eglise catholique », regrette Catherine Rousselot, trésorière des Amis de Sainte-Thérèse.
« Cette église fait sens dans le quartier », insiste Thibaut Laplace. « Si les terrains sont vendus et si des immeubles y sont construits, nous les aurons perdus. Et pas seulement eux. Les cloches aussi, puisqu'elles ne pourront plus sonner au risque de déranger les nouveaux habitants… » Le quartier aura alors perdu une part de son âme.
[d’après l’Est Républicain | 11.10.09]
Commentaire :
On se demande bien ce qui se passe actuellement dans la tête de nos évêques : un vent de folie semble pousser nos prélats à aménager des « salles » (on se demande bien pour quoi en faire et pour y mettre qui) alors que de trop nombreuses églises sont sous-utilisées. Il faudrait peut-être qu’ils songent à revoir leurs priorités ecclésiales : plutôt encourager à évangéliser et à affermir la foi des croyants qu’organiser des bavardages entre chrétiens de bonne compagnie.
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