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lorraine

  • Nancy : un taureau dans la ville

    Un taureau géant de 3 m de long pesant près de 900 kg et aux lignes épurées a pris place sur le parvis du Centre des Congrès Jean-Prouvé à Nancy, à deux pas de la gare.

    En écho aux armoiries de Stanislas Leszczynski (qui portaient une tête de buffle), cet animal cornu rayonne fièrement sur la ville.

    Cette sculpture en bronze, due au nancéien Gé Pellini, a été fondue par la fonderie vosgienne de Rambervillers.

  • Inventaire des oeuvres du peintre Alfred Renaudin : vers un catalogue raisonné

  • Le Pays lorrain, juin 2018 : Les forges d'Abainville sous le pinceau de François Bonhommé (1839)

    Le Pays lorrain, numéro de juin 2018, est paru.

    Au sommaire :

    - Les Gaulois sacrifiés de Marsal (Moselle) : nouveaux regards sur l'esclavage dans la société celtique
    - L'hôtel de Gellenoncourt à Nancy : quand les archives notariales racontent une autre histoire
    - Une représentation théâtrale à Rosières-aux-Salines en 1599
    - Les forges d'Abainville (Meuse) sous le pinceau de François Bonhommé (1839) : redécouverte d'un chef-d'oeuvre disparu
    - La construction de la politique de conservation des Monuments historiques en Lorraine
    - Jean Lanher : à l'écoute du message d'une vie consacrée à la Lorraine
    - Journée doctorale de la Société d'histoire de la Lorraine et du Musée lorrain : plusieurs communications autour de la justice à Nancy sous les ducs, les corporations de métiers à Mirecourt, la Grande Guerre en Meuse, la Lorraine gaumaise et l'urbanisme du Grand Nancy

     

    Le Pays lorrain est disponible à l'accueil du Musée lorrain ou sur abonnement (43 €, 4 numéros). Règlement par chèque à adresser à : Le Pays lorrain, Palais des ducs de Lorraine - Musée lorrain, 64 Grande-Rue, 54000 Nancy.

  • Les véhicules militaires du Débarquement de juin 1944 au défilé du 14-Juillet à Nancy

    Les collectionneurs de véhicules militaires anciens étaient également du défilé militaire qui s'est déroulé le 14 juillet sur la place de la Carrière à Nancy.

    Les Lorrains ont pu revoir avec nostalgie les magnifiques véhicules - essentiellement américains - qui ont contribué à la libération de la France.

  • 14-Juillet avec les militaires lorrains à Nancy

    Fête nationale sous le soleil sur la place Carrière à Nancy avec de nombreux Lorrains qui soutiennent leurs militaires.

  • Châtillon-sur-Saône (88) : "Les Beaux villages lorrains" en visite au village

  • Nancy, ville royale & secrète

    L'un est photographe, ou plutôt, c'est un artiste de la lumière et des courbes doté de cet inusable enthousiasme qui illumine les regards curieux. L'autre est journaliste, historien et amoureux de Nancy, dont il se plaît toujours à exalter la beauté. L'un ne connaissait pas Nancy, alors que l'autre l'aime depuis longtemps. Le destin les a réunis dans une splendide promenade. Au-delà des clichés, au-delà de son bâti classé au patrimoine mondial de l'Unesco, Chanel Koehl et Jérôme Estrada de Tourniel ont voulu montrer la magie de cette ville chacun à sa façon. Grâce à leurs regards croisés, Nancy imprime, au fil des pages, sa personnalité, ses mystères et ses trésors, depuis les rives nonchalantes de la Meurthe jusqu'au sommet des tours de la cathédrale. On flâne dans un ensemble patrimonial impressionnant, depuis la place Stanislas, l'arc de triomphe, la place de la Carrière, jusqu'aux ombres médiévales de la Porte de la Craffe. On reconnaît tour à tour une ville de Nancy ducale, royale, Art nouveau, moderne, ou encore le Nancy littéraire qui a inspiré Victor Hugo ou Maurice Barrès. Assurément, une rayonnante invitation à redécouvrir une ville d'exception.

    Voyageur impénitent, c'est autour du cou que Chanel Koehl accroche sa palette de couleurs, saisissant l'indicible lumière, capturant au fil des plans toutes les émotions de l'instantanéité. Irradiant la matière de ses sujets, ce généreux passeur d'images sait puiser dans ses ressources pour en extraire des perspectives très inattendues. Jérôme Estrada de Tourniel est journaliste à L'Est Républicain où il s'occupe des hors-séries. Il est le collaborateur de nombreux journaux. Titulaire d'un doctorat d'histoire, il a obtenu le prix de l'Académie de Metz. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages historiques sur la Lorraine et de collections sur les deux guerres mondiales.

     

    ‡ Nancy ville royale & secrète, Chanel Koehl et Jérôme Estrada de Tourniel, éditions Sutton, 2018, 208 p., ill., 25,90 €.

  • Nancy (4) : Morse attacks... au jardin Godron

    Lors de l'inauguration de l'accrochage du Morse au jardin Godron [cl. ©H&PB].

    Après une première présentation de l'œuvre à Nantes dans le cadre de l'édition 2017 du "Voyage à Nantes", le Morse débarque dans le jardin Godron, près du Muséum-Aquarium.

    Cette œuvre rappelle l'histoire du soldat américain John Steele qui est resté accroché au clocher de l'église de Sainte-Mère-Eglise le 4 juin 1944, la nuit précédant le débarquement de Normandie.

    La démarche artistique de Gilbert Coqalane est basée sur une nouvelle narration détruisant les anciennes représentations : il a donc détourné avec humour ce fait historique, en remplaçant le militaire par une reproduction à l'échelle du morse des collections du Muséum-Aquarium de Nancy.

  • René Fonck, as des as et pilote de la Grande Guerre

    Qui donc, aujourd’hui, connaît le Vosgien René Fonck ?

    Tombé dans un relatif oubli, cet aviateur, as des as de la Première Guerre mondiale, « vengeur de Guynemer »,  semblait tout avoir pour figurer en bonne position dans le roman national. Son rôle équivoque sous le régime de Vichy aurait occulté la mémoire de ce pilote et député des Vosges de la IIIe République. Mais est-ce aussi simple ? Mettant à jour des documents jamais étudiés jusqu’alors, l'universitaire et historien Damien Accoulon tente de saisir l’ensemble des facettes de ce personnage complexe que fut René Fonck, dans un ouvrage qui nourrit finalement une réflexion plus large sur ce qui forge, ou non, les héros nationaux.

     

    ‡ René Fonck. As des as et pilote de la Grande Guerre, Damien Accoulon, éditions Privat, 2018, 405 p., ill., 21 €.

  • La France vue du Grand Siècle - Dessins d'Israël Silvestre (1621-1691)

    Né en 1621 à Nancy, dans une famille d’artistes, recueilli après la peste à Paris par son oncle et parrain, le graveur Israël Henriet, également éditeur de Jacques Callot, Israël Silvestre est formé à la gravure dans le milieu de ce dernier.

    Très tôt, il se consacre à la représentation de paysages urbains. Ses premières « vues », pittoresques et de petit format, illustrent aussi bien Nancy que les villes traversées de Paris à Rome, où il effectue plusieurs voyages entre 1638 et le début des années 1650.

    Les œuvres de la maturité offrent, au contraire, de vastes panoramas, montrant la capitale, ses fêtes royales (carrousel de 1662 et bals au Louvre et à Fontainebleau) et ses transformations, mais aussi le profil des villes conquises par Louis XIV en Lorraine et dans les Ardennes. En 1665 et 1667, Silvestre se rend en effet dans l’Est de la France à la demande de Colbert pour relever les villes fortifiées - Toul, Metz, Jametz, Verdun, Charleville... - et réaliser des gravures de dimensions exceptionnelles qui clament la grandeur du règne de Louis XIV par l’image.

    Enfin, ses vues en série des beaux châteaux d’Île-de-France – Vaux-le-Vicomte, Meudon, Montmorency, Versailles – renouvellent le regard sur l’architecture et les jardins.

    Un ouvrage pour découvrir un ensemble exceptionnel de dessins d'Israël Silvestre, présenté pour la première fois ; car si ses gravures ont été largement diffusées, ses dessins demeurent méconnus.

    ‡ La France vue du Grand Siècle. Dessins d'Israël Silvestre (1621-1691), Bénédicte Gady et Juliette Trey, Louvre éditions - Lienart, 2018, 207 p., ill., 29 €.

  • Radio Lorraine coeur d'acier - 1979-1980

    Le 17 mars 1979, Radio Lorraine cœur d'acier, « radio de lutte » de la CGT, émet pour la première fois, au vu et au su de tous mais en totale illégalité, depuis l’ancien hôtel de ville de Longwy, à l’aide d’une antenne fixée sur le toit de l’église. Au plus fort des mobilisations contre le démantèlement de la sidérurgie, s’y retrouvent syndicalistes, ouvriers, femmes de sidérurgistes, commerçants, immigrés, enseignants, journalistes et artistes venus de Paris. Jusqu’à ce que la CGT mette un terme brutal à l’aventure, quinze mois plus tard.

    En s’ouvrant à la société locale, à ses valeurs, ses doutes, ses tensions et ses contradictions, la radio déborde largement du cadre de références cégétistes que le syndicat souhaite diffuser. Elle saisit sur le vif l’ordinaire des rapports sociaux et des modes de domination, qu’ils soient culturels ou de nationalité.

    Témoignage rarissime d’une parole chichement consignée par l’histoire, ce livre singulier puise au fonds volumineux, et inexploité à ce jour, des émissions de « LCA ». Il fait revivre un temps fort de ce territoire ouvrier, un temps où se jouent des formes d'émancipation individuelle et collective, alors que brûlent les derniers feux des années 68.

    Une page tumultueuse de l'histoire sociologique contemporaine de notre Lorraine.

     

    ‡ Radio Lorraine cœur d'acier 1979-1980. Les voix de la crise, Ingrid Hayes, Les presses de Sciences Po, 2018, 348 p., 27 €.

  • Nancy (54) : le Musée lorrain investit la chapelle des Cordeliers

  • Châtillon-sur-Saône sacré "beau village lorrain"

  • Un jeune étudiant vosgien enquête sur les généraux du Premier Empire

  • Thorey-Lyautey (54) : hommage au Maréchal Hubert Lyautey le 8 juillet

  • Ces bons Messieurs de Martimprey : les francs-maçons de Bruyères de 1768 à la Révolution

    "Ah ! Les comtes de Martimprey, c'étaient de bien bons Messieurs !"

    Depuis Gerbépal où se situait leur vieux château féodal et Laval où ils résidaient à la mauvaise saison, cette réputation d'humanistes qu'ils avaient acquise depuis le XVe siècle auprès des paysans de la contrée, par leur bienveillance et leur disponibilité, s'était répandue dans les montagnes vosgiennes.

    Nobles éclairés en ce XVIIIe siècle, ouverts aux idées et à l'esprit des Lumières, sans doute depuis qu'ils avaient invité le philosophe Marmontel dans leurs résidences vosgiennes, ces comtes de Martimprey avaient été à l'origine de la création de deux loges maçonniques : la première en 1768, Saint Jean la parfaite amitié et, la seconde, en 1783, Saint Georges de la vraie et inébranlable réunion.

    Cet ouvrage lève le voile sur l'histoire sur cette famille influente à Bruyères et à Gérardmer, et révèle aussi l'identité de ces francs-maçons lorrains qui animèrent les deux loges vosgiennes où nobles, bourgeois, ecclésiastiques, militaires et médecins s'y côtoyaient et formaient une sociabilité originale en ce XVIIIe siècle finissant. Une biographie consacrée à chacun d'eux permet de mieux connaître le comportement qu'ils eurent durant la Révolution.

    Cette étude inédite doit en grande partie à la redécouverte d'archives maçonniques conservées jusque-là en Russie.

     

    ‡ Ces bons Messieurs de Martimprey. Les francs-maçons de Bruyères de 1768 à la Révolution, Jack Chollet, éditions Gérard Louis, 2018, 201 p., ill., 22 €.

  • Festival d'orgue estival à la cathédrale de Nancy

  • Les Lorrains et la fin de la maison ducale

    La France, après avoir formellement rendu la Lorraine au duc Léopold en 1697, tente dès 1700 une manœuvre pour annexer en douceur la Lorraine et le Barrois : elle propose un échange au duc Léopold. Celui-ci céderait ses Etats pour recevoir en échange le Milanais... Tenté un instant par cet échange, le duc finit par y renoncer devant les réactions extrêmement courroucées du peuple de Lorraine.

    Beau-père de Louis XV, Stanislas Leszczynski, roi déchu de Pologne, se voit attribuer en 1738 le duché de Lorraine et de Bar en compensation ; mais la Lorraine sera rattachée à la France à son décès. Ce qui arrive le 23 février 1766. Les duchés furent ainsi annexés au royaume de France... Pour le meilleur, mais surtout pour le pire !

    L'ouvrage évoque les origines des oppositions à la France et les manifestations de l'attachement dynastique tel qu'elles se présentent au XVIIIe siècle en Lorraine. Phénomène peu étudié par l'historiographie lorraine, il s'agit également d'une étude renouvelée des fidélités à la Maison de Lorraine appréhendée à travers les différentes fidélités, les attitudes, les paroles et les actes des oppositions qui se sont développées en Lorraine.

    Cet ouvrage posthume rend hommage à son auteur, jeune Vosgien passionné d'histoire et de littérature. Ce livre constitue la publication de son mémoire de master 2 d'histoire validé à l'Université Paris IV-Sorbonne.

     

    ‡ Les Lorrains et la fin de la maison ducale. Entre fidélité et nostalgie (1735-1749), Olivier Toussaint, éditions Gérard Louis, 2018, 231 p., ill., 20 €.

  • Des toiles de Renaudin vendus chez Sotheby's

  • Antoine Drouot, le sage de la Grande Armée

    Thierry Choffat, universitaire et animateur infatigable des Vosges napoléoniennes, nous offre un sympathique et surtout authentique portrait du "sage de la Grande Armée", le nancéien Antoine Drouot.

    Si beaucoup connaissent sa statue érigée sur le Cours Léopold à Nancy, peu savent qui fut cet homme que Napoléon avait surnommé "le sage de la Grande Armée". Fils d'un boulanger de Nancy, artilleur, chef de bataillon devenu aide de camp de l'Empereur, général, comte d'Empire et gouverneur de l'Ile d'Elbe, Antoine Drouot fut surtout un Lorrain modeste, érudit, pieux, généreux et fidèle à son Empereur.

    Véritable moine-soldat, il restera fidèle à Napoléon jusqu'à sa mort, projetant même de le rejoindre dans son exil à Sainte-Hélène... Il finira sa vie à Nancy en faisant le bien autour de lui et sera inhumé au cimetière de Préville où l'on peut toujours se recueillir sur sa pierre tombale. A l'image de ce que fut sa vie, discrète et modeste.

     

    ‡ Antoine Drouot. Le sage de la Grande Armée, Thierry Choffat, éditions Vent d'Est, 2017, 64 p., ill., 10 €.

  • Noms de lieux du département de la Meuse

    La Lorraine est une terre de passage. Les routes qui la sillonnent du nord au sud et d’est en ouest nous enseignent l’histoire. La Meuse est particulièrement intéressante par sa variété toponymique. Dans le département de la Meuse certains noms de lieux sont plus évocateurs que d’autres : Bar-le-Duc, Douaumont, Varennes-en-Argonne ou Verdun, ont un passé lourd d’histoire. D’autres, plus discrets, comme les Islettes, ou plus curieux comme Venise, Azannes-et-Soumazannes nous intriguent. Mais tous en appellent à notre curiosité et nous aimerions savoir ce qu’ils cachent. Mais tous les noms de lieux, villages, lieux-dits, montagnes, rivières et étangs ne sont pas aussi aisés à interpréter. Ce livre tente donc de leur donner un sens et cherche des réponses à partir des attestations anciennes en proposant le plus souvent différentes hypothèses. 

    Au-delà de la recherche étymologique, l’ouvrage se présente aussi comme une promenade passionnante au milieu des hommes qui ont nommé ces lieux à différentes époques à travers leurs activités, leurs croyances, les paysages, les coutumes. La deuxième partie aborde un aspect historique que la toponymie met en lumière : les différentes époques de peuplement avec leurs habitudes de langage, de l’antiquité à l’époque moderne. C’est tout un pan particulièrement fragile du patrimoine meusien que ce livre met en valeur, en espérant apporter aux habitants comme aux touristes une meilleure connaissance de ce patrimoine omniprésent et pourtant si méconnu.

     

    ‡ Noms de lieux du département de la Meuse, Michèle Benoit et Claude Michel, éditions des Régionalismes, 2018, 184 p., ill., 19,50 €.

  • Le PNR entre Saône et Meuse ne verra pas le jour

  • Nancy : "Toul'monde à table" pour les 20 ans de l'AOC Côtes de Toul

  • Mémoire de René Fonck

    >> Plus d'info ou pour adhérer à l'association Mémoire de René Fonck : rene.fonck.free.fr

  • L'affaire Creutzwald

    Avril 2019, le brigadier de police Aurélie Deletraz trouve par hasard, dans une sous-pente du commissariat de Saint-Avold, un paquet de pages qui l'intrigue : le récit anonyme d'une enquête hors norme qu'elle avait menée cinq ans plus tôt, et qui avait abouti à un classement sans suite. Troublée, elle persuade Céline Dumouriez, ex-journaliste à L'Express sortant de cure de désintoxication, de reprendre discrètement les recherches sur les disparitions, en juin 2014, de personnes soi-disant évaporées dans une lumière surnaturelle... Ces phénomènes étaient-ils liés à l'assassinat d'Emmanuel Marchal ? Alice, qui allait se marier avec le jeune homme, était-elle victime d'hallucinations lorsqu'elle prétendait en avoir été témoin ? Pierre Orbain, industriel tyrannique condamné pour le meurtre de Marchai, est-il la seule âme noire de cette histoire, ou bien est-ce quelqu'un d'autre, plus redoutable encore mais dissimulé, qui détient la vérité sur l'affaire Creutzwald ? Céline et Aurélie vont devoir faire taire leurs propres démons pour découvrir les traces de ce fantôme. Et pour l'affronter...

    Un thriller haletant qui mène son lecteur dans une Lorraine mosellane environnée de ténèbres.

     

    ‡ L'affaire Creutzwald, Thierry Berlanda, éditions De Borée, 2018, 335 p., 19,90 €.

  • Les femmes de Louis XV

    Sept femmes, sept portraits, sept miroirs de Louis XV. Autant de facettes d'un roi de France complexe, torturé et versatile ; autant de reflets d'un XVIIIe siècle libertin.
     
    Louis XV aimait les femmes. Dans l’entourage du « Bien-Aimé », on trouve en premier lieu la reine de France, Marie Leszczynska, fille de Stanislas, roi et duc de Lorraine et de Bar, imposée par la politique et vite résignée à son sort d’épouse trompée. Puis les Filles de France, huit au total, dont la monarchie ne sait que faire. Des maîtresses et des favorites enfin.
     
    Qu’ont-elles en commun ? D’occuper le lit du roi pour un temps, long ou éphémère. Avec Louis XV, ce qu’il y a d’inédit et de ô combien sulfureux, c’est que ce privilège-là, après le « règne » de plus d’une décennie des sœurs de Nesle, n’est plus seulement aristocratique. Madame de Pompadour, bourgeoise mais femme de confiance du roi, reste à la Cour près de vingt ans. Elle ira, en accord avec son amant, jusqu’à contrôler sa sexualité en recrutant de jeunes vierges. Après la dernière favorite, plus de petites maîtresses, mais une professionnelle du sexe, la comtesse du Barry, la Lorraine de Vaucouleurs : le scandale est total. La monarchie semble à bout de souffle. La jeune dauphine Marie-Antoinette, venue d’Autriche, de la Maison des Habsbourg-Lorraine, pourrait-elle lui redonner tout son lustre ?
     
    Ces femmes, miroirs d’un roi de France complexe, torturé et versatile, incarnent également les paradoxes de la condition féminine à la Cour, dans un XVIIIe siècle troublant et fascinant.
     
    ‡ Les femmes de Louis XV, Cécile Berly, éditions Perrin, 2018, 233 p., 18 €.

  • Metz (57) : une exposition sur les splendeurs du christianisme en Lotharingie à l'automne 2018

  • L'Ecole de Nancy : Art nouveau et industrie d'art

  • L'Ecole de Nancy - Art Nouveau et industrie d'art

    L’École de Nancy, ou Alliance provinciale des industries d’art, rassemblait de nombreux industriels d’art, artistes, architectes qui souhaitaient améliorer le cadre de vie de leur époque en créant un art nouveau inspiré par la nature.

    Cet ouvrage - catalogue de l'exposition présentée au Musée des Beaux-Arts de Nancy jusqu'au 3 septembre 2018 - illustre le caractère novateur de l’époque, où les procédés techniques les plus modernes étaient mis en œuvre pour produire des meubles et des objets d’art fonctionnels et dotés d’une esthétique inédite.

    Les chefs-d’œuvre, pièces uniques ou de petite série sortis des ateliers nancéiens de Gallé, Majorelle, Daum, Vallin…, cohabitent avec les pièces de grande série dont la large diffusion s’est faite par le biais de magasins, de catalogues et de divers outils publicitaires. Tous ont contribué à l’essor de l’École de Nancy. Et à la réputation de la cité de l'Est de la France dynamisée par l'arrivée des Alsaciens-Lorrains après l'Annexion de 1871.

     

    ‡ L'Ecole de Nancy. Art nouveau et industrie d'art, Valérie Thomas (dir.), Somogy éditions d'art - Musée de l'Ecole de Nancy, 2018, 216 p., ill., 25 €.