06 novembre 2009
Un nouveau souffle pour l'abbaye de Moyenmoutier (Vosges)
La destruction des bâtiments industriels qui emprisonnaient l'abbaye de Moyenmoutier ouvrira-t-elle la voie du renouveau dont la cité a tant besoin ?
Découvrir l'abbaye au XVIIIe siècle, c'est se voir offrir l'architecture audacieuse de son église baroque, sans pilier ni contrefort, toujours bien debout malgré les fissures de sa voûte et son orgue essoufflé ; c'est admirer aussi ses lignes sobres toutes de grès rose, s'ouvrant sur un jardin à la française progressivement enlaidi dès le début du XIXe siècle par des bâtiments manufacturiers qui tissèrent tant leur toile qu'ils l'étouffèrent mais en la protégeant sans doute d'irréparables outrages.
Les municipalités puissamment aidées par des services publics appropriés choisirent de libérer les cinq hectares de sa friche industrielle pour dégager l'abbaye aux fins d'une nouvelle vie - presque un rêve au vu de l'immensité de la tâche - en reconstituant le jardin paysager. Une opération de désiamiantage laisse aujourd'hui des engins s'attaquer aux toitures comme au béton armé, intense chantier financé par l'Etat, la Région et l'Etablissement public foncier de Lorraine qui rétrocédera le tout à la commune pour un coût total dépassant les 300.000 €.
Les travaux extérieurs et sur les 3.000 m² habitables de cet ensemble unique en Lorraine, classé MH, sont et seront accompagnés par le sous-préfet de Saint-Dié. Il s'agira d'élaborer un cahier des charges qui corresponde à l'aura du bâtiment et capable d'apporter à la cité l'enrichissement dont elle a besoin.
Pour le maire, le renouveau du site pourra être aussi l'affaire d'investisseurs privés. "Moyenmoutier-Abbaye" s'inscrit désormais au chapitre des projets haut de gamme afin de donner une vraie renaissance à la cité malmenée depuis trop longtemps par des restructurations économiques.
[d'après Vosges Matin | 27.10.09]
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04 novembre 2009
Lieux magiques et sacrés d'Alsace et des Vosges
Les hauts lieux qui guérissent le corps, l'âme et l'esprit recensés dans ce livre sont de merveilleux cadeaux de la Nature : des trésors d'énergies vibratoires ou le Ciel et la Terre se rejoignent.
Au travers d'une passionnante quête dans l'univers de l'Invisible, rédigée sous la forme d'un circuit touristico-initiatique, le lecteur ira à la découverte d'une Alsace et du massif vosgien inconnus et il prendra conscience des prodigieuses ressources d'auto-guérison et des énergies saines et fécondes émanants de ces lieux sacrés (chapelle de Frère Joseph à Ventron, le Grand Ballon, le dolmen du Schauenberg, les eaux guérisseuses des stations thermales vosgiennes,géomagnétisme de la montagne vosgienne, le camp celtique de la Bure à Saint-Dié, le lac de la Maix...).
L'auteur, Gilbert Altenbach, est chercheur de formation pluridisciplinaire. Il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages traitant de santé, de mieux être et d'environnement. Il est depuis plus de 30 ans un des pionniers de la géobiologie et du feng-shui en Europe.
>> Lieux magiques et sacrés d'Alsace et des Vosges, Gilbert Altenbach, éditions Saint-Brice, 2009, 397 p., ill. (29,50 €).
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31 octobre 2009
Toussaint et Commémoraison des Fidèles Trépassés en Lorraine

1er novembre, fête de la Toussaint, l'Eglise catholique invitent les croyants à fêter dans la joie tous les saints du Ciel qui furent des témoins de la foi au cours des siècles.
Et le 2 novembre est plus spécialement consacré à la Commémoraison des Fidèles Trépassés, complément de la fête de la Toussaint. Deux fêtes religieuses qui concrétisent le dogme de la "communion des saints", associant les vivants et les morts dans une même prière.
En Lorraine, la Commémoraison des Défunts a toujours été une fête liturgique très suivie : Toussaint et souvenir des fidèles défunts ne formant souvent qu'une seule et même fête dans l'esprit des lorrains. En témoigne ce tableau d'Emile Friant représentant une famille en grand deuil se rendant au cimetière le jour de la Toussaint (1886).

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26 octobre 2009
La foi du général de Gaulle : une vie sous le regard de Dieu
Laurent de Gaulle n'était qu'un enfant à la mort de son grand-oncle. De ce manque est née une quête : toute sa vie il va le chercher auprès de ceux qui l'ont connu. Cette fréquentation a fait naître en lui une conviction profonde : sans une relation singulière avec Dieu, Charles de Gaulle n'aurait pas été le grand homme que nous connaissons.
Des indices de cet enracinement chrétien sont présents dès l'enfance du petit Charles. Dans son comportement de militaire, de résistant, d'homme d'Etat, l'empreinte chrétienne, presque franciscaine, apparaît comme une évidence. Dans les sources de sa pensée, comme dans son éducation, le général de Gaulle s'est forgé une âme autant qu'un caractère. Lorsque son heure arrive, s'il ne l'a pas planifiée, il l'a anticipée.
L'auteur propose une nouvelle chronologie commentée de la vie de Charles de Gaulle. Favorisée par l'articulation du livre, cette véritable redécouverte du général, permet de mieux comprendre l'homme, mais aussi son engagement presque sacerdotal au service de la France. De Gaulle est un soldat de Dieu qui combat au nom du Bien contre le Mal. La démonstration de l'auteur emporte la conviction.
Basé sur des documents inédits, y compris des archives familiales, l'ouvrage comble un vide. Une vie sous le regard de Dieu montre la force et la permanence de la dimension chrétienne chez le général de Gaulle, non seulement dans sa vie privée, mais aussi dans l'accomplissement de son destin national.
>> Une vie sous le regard de Dieu. La foi du général de Gaulle, Laurent de Gaulle, L'Oeuvre éditions, 2009, 205 p. (17 €).
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18 octobre 2009
Nancy : une place pour le duc Charles III
C'est au duc Charles III de Lorraine que l'on doit la création de la Ville neuve de Nancy à partir de 1588. Ce projet global, extrêmement audacieux pour l'époque, frappa les contemporains car il juxtaposait un quartier moderne et aéré à côté d'une vieille ville encore très médiévale. L'actuelle place du marché, devant l'église Saint-Sébastien, accueillait alors l'hôtel de ville et en 1621, le duc Henri II, fils de Charles III, souhaita faire installer sur cet espace une statue équestre de son père. Mais seul le cheval fut réalisé... et d'ailleurs détruit ensuite sur ordre du roi de France Louis XIV dont les troupes occupaient alors la Lorraine.
Dans la perspective des manifestations prévues en 2012 autour du thème de la Renaissance, la Ville de Nancy a décidé de rendre hommage au génie visionnaire de Charles III sur les lieux mêmes de son expression et de donner son nom à la portion de place, devant l'église Saint-Sébastien, qui accueille les étals en semaine.
La statue équestre du duc pourraient enfin être réalisée d'ici 2012 et trouver là un emplacement légitime.
[source : Nancy Mag, octobre-novembre 2009]
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12 octobre 2009
Villers-les-Nancy (Meurthe-et-Moselle) : tempête autour de la rénovation de l’église Sainte-Thérèse
La solution de rénovation de l'église Sainte-Thérèse de Villers-les-Nancy – une église Art Déco des années 1930 construite sur les plans de Jules Criqui - mécontente les fidèles. Et ils le font savoir.
Les « Amis de Sainte-Thérèse » sont prêts à mobiliser pour défendre leur projet dont ils demandent une « étude bienveillante » auprès de l’évêché. Ils avaient même obtenu le soutien de la Fondation du Patrimoine, prête à verser 150.000 €. Le dimanche 30 août, le vicaire général annonçait l'option retenue par Mgr Jean-Louis Papin, évêque de Nancy & de Toul : l'église sera réparée, des salles aménagées à l'intérieur même de l'édifice et les terrains qui l'entourent vendus. Aussitôt, le président de l'association a crié au scandale, d'autant que celle-ci a proposé des solutions alternatives nettement moins onéreuses.
« Nous n'avons pas été entendus sur nos arguments. Nous avons le sentiment qu'on nous pousse à la vente des terrains mais on ne voit pas pourquoi. Rien ne justifie de les vendre », déplore Nicolas Selvanayagon, le président des « Amis de Sainte-Thérèse ». Entre autres, parce qu'un bâtiment abritant des salles récemment rénovées et pouvant être aménagées pour les handicapés s'y trouvent. « Ce grand projet architectural ne me paraît pas nécessaire », estime Thibaut Laplace, fidèle de la paroisse et habitant du quartier depuis 28 ans. « Les gens sont habitués et attachés à cette église. Avec cette rénovation, le diocèse bouscule les frontières d'un quartier qui a son équilibre. Le bâtiment et les jardins autour en sont des marqueurs. L'évêque, dont la position est étrange, ne s'implique peut-être pas assez. Il prend des risques. »
Les opposants au projet de rénovation n'oublient jamais non plus qu'ils restent des paroissiens : « Y a-t-il besoin de travaux dans le cadre du projet pastoral ? », s'interroge M. Laplace. « Pourquoi ne pas aménager le presbytère avec une famille qui accueillerait les gens comme cela se fait en région parisienne ? Je crains que la vente des terrains ne constitue un ballon d'essai pour d'autres projets de rénovation. »
Jusqu'à présent, Mgr Papin, qui a visité l'église le 19 août, et entendu les arguments des « Amis de Sainte-Thérèse » ne s'est pas exprimé. Alors que le diocèse a du mal chaque année à équilibrer ses comptes, il se lance dans une opération immobilière dont nombre de fidèles ne voient guère l'utilité. « Nous passons du temps sur ce dossier, alors que beaucoup de choses pourraient être réalisées pour l'Eglise catholique », regrette Catherine Rousselot, trésorière des Amis de Sainte-Thérèse.
« Cette église fait sens dans le quartier », insiste Thibaut Laplace. « Si les terrains sont vendus et si des immeubles y sont construits, nous les aurons perdus. Et pas seulement eux. Les cloches aussi, puisqu'elles ne pourront plus sonner au risque de déranger les nouveaux habitants… » Le quartier aura alors perdu une part de son âme.
[d’après l’Est Républicain | 11.10.09]
Commentaire :
On se demande bien ce qui se passe actuellement dans la tête de nos évêques : un vent de folie semble pousser nos prélats à aménager des « salles » (on se demande bien pour quoi en faire et pour y mettre qui) alors que de trop nombreuses églises sont sous-utilisées. Il faudrait peut-être qu’ils songent à revoir leurs priorités ecclésiales : plutôt encourager à évangéliser et à affermir la foi des croyants qu’organiser des bavardages entre chrétiens de bonne compagnie.
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07 octobre 2009
Eglise d'Isches (Vosges) : découverte de fresques du XIVe siècle
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06 octobre 2009
Sur les pas de Jeanne d'Arc : pélérinage de tradition à Domrémy
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27 septembre 2009
Sillegny (Moselle) : à la découverte de la "Sixtine de la Seille"
Maurice Barrès, dans Colette Baudoche, déclarait : "Allez voir Sillegny dans sa pauvre église, les fresques pieuses et barbares du XVIe siècle... C'est là qu'on puise le mieux toute la poésie de la Seille et que se resserre un coeur épanoui sur les bords de la Moselle". Nous vous invitons, à notre tour, à partir pour Sillegny, à mi-chemin entre Pont-à-Mousson et Metz. Le village possède en effet une église du XIVe siècle transformée au XVIe. La nef est composée de deux travées coupée par un transept décentré et l'abside est formée par les trois côtés d'un octogone. Le choeur est porté par un remarquable réseau d'ogives.
Mais ce qui attire par dessus tout fidèles et touristes, ce sont les remarquables fresques peintes au XVIe siècle sur les murs et les voûtes de l'édifice. C'est au total cinquante tableaux qui se laissent admirer comme autant de leçons de catéchisme visuel. Une véritable "BD" religieuse ! Le visiteur pourra admirer ainsi le Jugement dernier, Saint Christophe, l'Arbre de Jessé, les douze apôtres, plusieurs saints (saint Hubert, saint Martin, saint Antoine, saint Fiacre, saint Didier, sainte Agathe, sainte Anne, sainte Barbe, sainte Marguerite...), les quatres évangélistes, la parabole du grain de sénevé sur les voûtes. Ces fresques auraient été réalisés par des artistes italiens autour de 1540.
Sillegny a été détruit à 95 % par les bombardements de 1944 mais, hormis le clocher, l'église fut miraculeusement épargnée.
Redécouvertes au milieu du XIXe siècle après avoir été recouvertes d'une couche de badigeon, ces peintures ont été restaurées entre 2002 et 2004.
Quelques clichés des fresques du XVIe siècle...
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25 septembre 2009
Contrexéville : la Fondation du Patrimoine au secours de l'église Saint-Epvre
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