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Nos coups de coeur

  • Nancy : des étudiants de Sciences-Po au chevet de saint Joseph

    La statue de saint Joseph à l’Enfant, œuvre d’un des frères Adam, de grands sculpteurs nancéiens du XVIIIe, a besoin d’une restauration. Les élèves de Sciences-Po et de l’INP, Institut national du Patrimoine s’y emploient.

    Saint Joseph est hébergé à l'église Saint-Sébastien. Quand vous entrez dans l’église, la statue en terre cuite est contre le mur du bas-côté gauche. Vous ne pouvez pas vous tromper, car son vis-à-vis, saint Sébastien, en bois, lui fait face.

    L’œuvre n’est pas datée, mais est sans doute de la fin du XVIIIe , et très probablement due au talent d’un des frères Adam, grands sculpteurs nancéiens de cette époque. « Le conservateur du musée des Beaux-Arts nous a aiguillés », explique Roman Knerr, responsable du projet pour Sciences-Po. « Il a lui aussi un autre saint Joseph à l’Enfant. Ce sont des œuvres différentes, mais on voit bien qu’elles sortent du même atelier par le style, le drapé ». Roman est à la tête d’une équipe de sept étudiants, qui se proposent d’apporter l’argent nécessaire à la restauration de la statue, évaluée à 6 000 €. 

    « Nous devons les rassembler avant juin, pour que la restauratrice ait le temps de venir faire son rapport, évaluer le coût exact et travailler sur la sculpture ». L’essentiel des frais est l’échafaudage, qui sera monté sur place. Les restaurateurs ne souhaitent pas déplacer la statue, ce qui pourrait la mettre en danger. « Il y a fort à parier que l’arrière, la partie invisible soit creux, pour des raisons de technique de cuisson », explique Juliette Robin, étudiante à l’Institut national du Patrimoine à Paris et future restauratrice, venue avec Loren Souchard faire un premier repérage. Etienne Martin, le président de la Commission d’art sacré du diocèse, est venu aussi. Il a un grand sourire aux lèvres : « On est en présence d’un chef-d’œuvre de la statuaire nancéienne ».

    Pour trouver les 6 000 €, l’équipe de Roman met en place un financement participatif. On peut s’y intéresser grâce à son mail : roman.knerr@sciencespo.fr. L’ensemble de l’opération s’intitule « Le plus grand musée de France - Sciences-Po et la sauvegarde de l’art français ». « On a voulu alterner un projet de restauration en milieu rural, avec cette année un autre en cœur de ville », note Roman. De fait, l’an dernier, une autre équipe de Sciences-Po Nancy a lancé la restauration des bénitiers Daum de l’église de Neuviller-lès-Badonviller. « La partie verre est finie de restaurer. La partie fer est en cours… »

    [d'après ER]

  • L'Echo des 3 Provinces d'hiver est paru

  • Livr'arbitres, la nouvelle revue de littérature française

    Voici une revue apériodique étonnante qui vous tiendra au courant de l'actualité littéraire française. Mais aussi des idées pas « intellectuellement correctes ». Des portraits originaux comme celui de Roger Bichelberger brossé par Jean-Marie Cuny dans ce numéro. Et Livr'arbitres est aussi l'oeuvre d'une poignée de Lorrains. Raison de plus pour la découvrir et vivre la littérature en toute liberté.

     

    Livr'arbitres, n° 20, été 2016, 76 p., ill. (8 €). Abonnement à la revue (28 €, 4 numéros) à adresser à : Patrick Wagner, 36 bis rue Balard, 75015 Paris

  • Abbaye Saint-Maur de Bleurville (88) : clôture sur une note baroque

    A l'issue de l'assemblée générale des Amis de Saint-Maur, un trio baroque vosgien a donné le concert de clôture de la saison.

    « C'est avec une émotion non dissimulée que nous dédions ce concert de chants sacrés baroques à notre amie Marie-Alix Baudry, disparue trop tôt en juin dernier ; elle fut à l'origine de cette manifestation à Saint-Maur de Bleurville, elle qui appréciait tant la musique et le chant sacrés » a déclaré Renaud Coquillat en introduisant le concert.

    Renaud et sa fille Marie-Alix, qui suit actuellement des cours de direction de choeur au conservatoire d'Epinal, accompagnés de la chanteuse lyrique spinalienne Sophie Moisan-Ehrwein, élève de Corinne Klein, chanteuse lyrique et professeur de musique, ont offert un époustouflant concert de clôture de la saison culturelle à l'abbaye Saint-Maur, placé sous le signe du baroque. S’étendant du début du XVIIe siècle jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, l’esthétique et l’inspiration baroques succèdent à celles de la Renaissance et précèdent celles du classicisme. Les « figures » musicales baroques sont soutenues par une basse continue très stable, à la jonction entre contrepoint et harmonie, pouvant parfois surprendre l'auditeur.

    Le trio a interprété avec brio et talent a capella un riche programme de pièces sacrées baroques créées par les plus grands compositeurs emblématiques de cette époque : du Veni Creator de Marc-Antoine Charpentier à l'Et exultavit du Magnificat de Vivaldi en passant par son Laudate pueri dominum, le Salve regina de Monteverdi, le Jesu rex admirabilis de Palestrina ou le Miserere mei Deus de Sébastien de Brossard. Durant une heure, notre trio de chanteurs vosgiens a su transmettre aux nombreux mélomanes présents la variété des ornements musicaux de ces thèmes sacrés marqués par des contrastes forts avec des notes tenues et des notes courtes, des graves et des aiguës, des sombres et des claires... Du choeur ou de la tribune de la nef, le trio lyrique a fait partager son plaisir de chanter pour honorer ce lieu sacré que fut l'ancienne abbatiale bénédictine qui fut d'ailleurs plus habitée par le chant grégorien.

    Cette manifestation contribue à mieux faire connaître ce monument historique du XIe siècle désormais reconnu comme un haut lieu de la culture dans le sud-ouest vosgien.

     

    ‡ Prochaine animation : l'abbaye Saint-Maur sera ouverte pour les Journées européennes du patrimoine dimanche 18 septembre, de 14h à 18h. Entrée payante (1 €).

  • Sierck-les-Bains (57) : le maire veut restaurer les façades abandonnées

    Le bourg mosellan de Sierck-lès-Bains s’inquiète de l’image dégradée qu’offre la vision d’immeubles décatis et à l’abandon qui parsèment ses rues.

    «Les visiteurs nous le disent sur tous les tons. En dépit d’un premier coup d’œil plutôt prometteur, la ville basse leur apparaît très décevante. » Agent immobilier, depuis 17 ans dans la place, Christophe Guyot se désespère de voir les façades historiques du centre bourg de Sierck-les-Bains reprendre des couleurs. Rue du Moulin, une imposante bâtisse Renaissance, ouverte à tous les vents, fait plutôt grise mine. « La propriétaire l’a héritée de ses parents voilà un quart de siècle. Elle vit dans le Sud et aux dernières nouvelles n’a aucune intention de vendre », se désole le professionnel. Avec le maire, Laurent Steichen, ils ont recensé 17 bâtiments menaçant ruine. Sans compter quelques verrues tenaces, comme l’ancien hôpital fermé depuis des années. Avec 15 % de taux de vacance des logements, la commune pulvérise la moyenne départementale (8 %), en dépit d’une démographie à peu près stable (1 700 habitants).

    Dès son premier mandat en 2008, l’édile ambitionne de relancer un centre-ville moribond. Un projet de revitalisation voit alors le jour. Sierck figure parmi 54 projets nationaux retenus dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) conventionné par l’Agence nationale d’amélioration de l’habitat. Laurent Steichen dégage deux axes : « Une opération programmée d’amélioration de l’habitat (Opah) et la création d’un pôle des métiers d’art avec l’ouverture d’une route de la brocante », l’un des dadas du maire. Soit une manne de 200 000 € sur trois ans pour la communauté de communes que préside également Laurent Steichen, par ailleurs vice-président du Conseil départemental de Moselle.

    L’élu souhaite rattraper le temps perdu : « On veut que ces immeubles soient remis rapidement sur le marché. On va lancer une procédure d’opération de restauration immobilière sur DUP du préfet, et si les propriétaires ne suivent pas aux conditions avantageuses, je procéderai aux expropriations sur la base des estimations des Domaines », prévient-il.

    Désormais dans le collimateur, façades décrépies et « dents creuses » doivent faire peau neuve ou place nette. « Il y a un beau potentiel », applaudit Christophe Guyot. L’agent immobilier espère qu’ainsi cessera le tourniquet qui jusque-là profitait aux communes environnantes : « Les frontaliers qui s’établissent dans le secteur viennent dans un premier temps sur Sierck avant de préférer un pavillon à Rustroff ou Apach ». D’autant qu’en dépit de cette dévitalisation, l’immobilier n’est pas bon marché. « La proximité du Luxembourg et de l’Allemagne contribue à maintenir des prix élevés », déplore le maire. Spéculation ou négligence de la part de propriétaires parfois âgés… Toujours est-il que Laurent Steichen en est convaincu, la revitalisation de la ville dépendra de son attractivité. « Le label de plus beau village de France nous a définitivement échappé, en raison notamment de la voie ferrée qui longe la Moselle. Mais avec le vignoble, le château médiéval, la proximité de Manderen ou encore du domaine de la Klauss à Montenach, nous disposons d’atouts importants. Sierck doit enfin songer à redevenir la vitrine qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être ».

    On aimerait que de telles initiatives soient prises par d'autres édiles dont leurs communes possèdent aussi un parc immobilier à l'abandon... Pour en finir avec l'attentisme des élus ("on ne peut rien faire, c'est du privé, les gens préfèrent les pavillons et les zones commerciales...") ou la politique du bulldozer ("on casse tout car c'est trop vieux, on va en faire un parking").

    [d'après Le Républicain lorrain]

  • La Manif pour Tous : grand manif' pour la défense de la famille le 16 octobre

     

    Plus d'infos sur http://www.lamanifpourtous.fr/

    Facebook : https://www.facebook.com/LaManifPourTous/

  • Le Vin Bleu vosgien victime de son succès

    Gilles Cousot est un peu embêté. Le président de la coopérative de la Neuveville-sous-Montfort estime que son vin bleu est victime de son succès. Et si cette année sera très bonne en qualité, elle risque de l’être un peu moins en quantité. La faute à « un hiver long, aux gelées et à l'humidité de la fin du printemps » qui ont touché de plein fouet les cinq hectares du domaine de la plaine. La Neuveville-sous-Montfort, entre Vittel et Remoncourt, abrite la seule coopérative vinicole des Vosges mais a bien du mal à satisfaire ses clients fidèles, amateurs de vin bleu. « Nous produisons environ 10 000 bouteilles par an et il n’y en a pas pour tout le monde à chaque fois » , constate Gilles Cousot. C’est que le vin bleu a ses habitués, des gourmets de ce breuvage local de cépages Oberlin et Kuhlmann.

    Riche terre de gastronomie, les Vosges sont fières de leur vin de la plaine et les clients descendent principalement des Hautes-Vosges pour venir faire le plein.

    Alors pour satisfaire toute sa clientèle, le président de l’association voudrait agrandir le domaine et trouver d’autres passionnés de la vigne, prêts à s’investir pour poursuivre la renaissance du coteau du Montfort, sorti de l’oubli depuis 1999 grâce à une poignée de farouches partisans soucieux de ne pas perdre ce produit identitaire fort.

    Le vin est une affaire de patience... Pour le récolter comme pour le boire.

    [d'après Vosges Matin]

  • Un bénévole "Saône lorrain" à l'honneur

  • Abbaye Saint-Maur de Bleurville : entre vieilles pierres et oeuvres picturales

  • Abbaye Saint-Maur de Bleurville (88) : un été entre vieilles pierres et oeuvres picturales

    L'ancienne abbatiale bénédictine et le logis prieural vus du sud-est [cl. ©H&PB].

    Vous avez envie de faire un bond dans le temps et dans l'histoire ? Et quel bond, puisqu’en vous rendant à l’ancienne abbatiale bénédictine de Bleurville vous remontez mille ans en arrière !

    Ce monastère, dédié aux saints martyrs Bathaire et Attalein, fut en effet fondé dans la première moitié du XIe siècle par un comte de Toul afin d’y placer les filles de sa maisonnée. Bâtie au centre du village historique, à proximité de la place du Prince sous laquelle ont été découverts les restes d’une villa gallo-romaine dotée des bains de grandes dimensions, l’abbatiale Saint-Maur est un rare exemple d'architecture du premier art roman en Lorraine avec une influence à la fois bourguignonne et germanique. Le prieuré voisin a été reconstruit à la fin du XVIIIe siècle.

    Depuis 1974, l’antique abbatiale – transformée en prieurale au début du XIIe siècle – connaît une renaissance : après plusieurs campagnes de restauration, chaque été accueille des animations culturelles et musicales. L’association des Amis de Saint-Maur, propriétaire des lieux, ouvre le site au public du 1er juillet au 31 août, du jeudi au dimanche en après-midi.

    Cet été, Marie-Thérèse Luc-Chanel, artiste peintre spinalienne, expose dans la nef de l’abbatiale Saint-Maur une remarquable rétrospective de ses œuvres picturales sur le thème des paysages d’ici et d’ailleurs.

    "En franchissant la porte du logis prieural voisin de l'église, le curieux pénètre dans le monde des pratiques dévotionnelles d’hier - monde suranné pour certains -, ultime témoin de la foi intense de notre ancêtres" annonce le guide des lieux. Le musée de la piété populaire présente notamment une fabuleuse collection de bénitiers de chevet qui attire l’attention du curieux ou de l’amateur d’art populaire.

    Alors, cet été, n'hésitez pas à venir pousser la porte de l'abbaye de Bleurville !

     

    Cet été à l’abbaye Saint-Maur de Bleurville :

    - samedi 13 août à 14h30 : RDV à l'église paroissiale pour une balade-découverte de Bleurville

    - dimanche 28 août à 15h, AG des Amis de Saint-Maur suivi d'un concert de chants sacrés baroques

    - site ouvert au public du jeudi au dimanche, de 14h à 18h

  • Des macarons des sœurs aux Sœurs Macarons

    Jean-Marie Aptel est le fils de Roger Aptel qui assura le maintien de la tradition des macarons des Sœurs, jusqu’à sa retraite et la reprise du magasin et de la fabrication par Jean-Marie puis Nicolas Génot.

    Jean-Marie Aptel a décidé d’écrire cette brochure car il s’est rendu compte que rien de spécifique sur les macarons des Sœurs n’avait été écrit depuis 1910 et que, depuis cette époque, des idées fausses circulaient. Il avait aussi envie de rendre hommage à son père, décédé en 2004, et qui a consacré sa vie au macaron. On suppose que les premiers macarons ont été fabriqués à Nancy pour Catherine de Lorraine, au XVIIe siècle. Toutefois, il n’existe pas de document. En revanche, la véritable histoire des macarons des Sœurs commence en 1793, lorsque deux sœurs converses du couvent des religieuses du Saint-Sacrement, fuyant les persécutions révolutionnaires, se réfugient chez le docteur Gormand, 10 rue de la Hache. Pour subsister, elles fabriquent des macarons qu’elles vendent, probablement, sur place et sur les marchés. Le premier à ouvrir boutique pour commercialiser la recette secrète léguée par les religieuses est un Monsieur Hector Moinel. Celui-ci produisait, artisanalement, 123.000 douzaines de macarons par an, ainsi qu’en atteste un document reproduit dans l’ouvrage de Jean-Marie Aptel qui fourmille d’inédits obtenus dans les archives familiales, auprès d’institutions publiques et de particuliers.

    Sa famille est entrée dans l’histoire des macarons avec son grand-père Georges, biscuitier à Saint-Dié, qui avait racheté boutique et recette à Monsieur Moinel. C’est en 1958 que Georges et Roger Aptel achètent un commerce de confiserie, 21 rue Gambetta, pour y commercialiser macarons et bergamotes. La boutique avait précédemment appartenu à Monsieur Hoffer, l’inventeur de la levure chimique. Si l’on ne dévoilera pas la recette secrète, on peut assurer qu’il n’y a pas de levure dans la pâte du macaron, juste des blancs d’œuf, du sucre et des amandes de Provence. Le moelleux, si particulier, tient au pourcentage des ingrédients et à la cuisson. Durant la Seconde Guerre mondiale, en raison des restrictions sur les produits alimentaires, la Maison des Sœurs Macarons s’était provisoirement reconvertie dans la fabrication de pains d’anis. Ce que peu de Lorrains savent, c’est que la maison Aptel avait passé contrat avec les usines Bloch de Tomblaine pour la fabrication de macarons casher pour la fête juive de Pessa’h – d'autres religieuses bénédictines vosgiennes, à Godoncourt, excellaient également à la même époque dans la fabrication de pains d'anis ! Cette production s’est poursuivie jusque dans les années 1960.

    une sympathique brochure a lire - et à déguster - sans modération !

     

    Des macarons des sœurs aux Sœurs Macarons. Des origines à 1991, Jean-Marie Aptel, à compte d'auteur, 2016, ill. (10 €). A commander à : jmaptel@orange.fr 

  • Bleurville (88) : "Huiles & Pastels" à l'abbatiale bénédictine Saint-Maur

    [VM]

  • Bleurville (88) : Tango Aliado en concert à l'abbaye Saint-Maur le 31 juillet

    Françoise van Varsseveld au violon, Lucas Stam au violoncelle, Gert Wantenaar au bandoneón, et Mariken Zandvliet au piano, interprèteront tout un programme de pièces de tango argentin dimanche 31 juillet à 16h00 à l'abbatiale Saint-Maur de Bleurville.

    ...Plutôt étonnant dans le cadre d'une ancienne abbatiale bénédictine, non ?

    Alors, venez nombreux vous laissez envahir par les sons sud-américains !

     

  • Connaissez-vous les louvettes et guides Europa Scouts de Nancy ?

    Nous vous proposons de mieux faire connaissance avec les louvettes et guides Europa Scouts lorraines.

    Ainsi, à l'occasion du dernier week-end de juin qui a réuni les louvettes à La Baffe (Vosges, à proximité d'Epinal), une louvette a fait sa promesse et deux nouvelles guides se sont vues remettre le foulard. Et moment important pour la troupe, l'abbé Thomassin, nouvel aumônier de la IIe Nancy, a prononcé sa promesse scoute.

    Le scoutisme catholique est en progression constante : dans le respect de la Tradition de l'Eglise, il développe une pédagogie basée sur les valeurs évangéliques où chaque jeune est conduit à s’épanouir et à développer sa personnalité en faisant fructifier les talents qu’il porte en lui.

     

    ‡ Parents, si vous habitez en Lorraine et si vous souhaitez plus de renseignements sur louvettes et guides Europa Scouts, n'hésitez pas à contacter Mme Sabine Rouquet, responsable du groupe IIe Nancy, à l'adresse mail : sabinerouquet54@gmail.com

  • Moyenmoutier (88) : inauguration des jardins de l'abbaye

    Après des travaux de longue haleine, les traces des bâtiments industriels ont disparu, les jardins de l’abbaye bénédictine de Moyenmoutier peuvent enfin ouvrir leurs parterres.

    L’abbaye de Moyenmoutier s’étend sur près de 6 hectares, le jardin est limité par le Rabodeau et le coteau du Bois des moines, plus un brin d’herbe ne dépasse ou presque… Samedi 9 juillet, l’heure était à l’ouverture pour ces jardins qui ont retrouvé leur faste d’antan, bien antérieur à l’arrivée des industries.

    Dans le hall de l’abbaye, les visiteurs pouvaient observer des photos d’archives retraçant les travaux et pour les plus curieux des visites guidées des jardins organisées par l’Office de tourisme du Pays des abbayes ont eu lieu jusqu’à 16 h. Fondée en 671, l’abbaye fut reconstruite plusieurs fois. « En 1767, dom Barrois fait déplacer et reconstruire le bâtiment sur le site actuel » , précise Stéphanie Masset, directrice de l’Office de tourisme. À la Révolution, les bâtiments sont vendus comme biens nationaux. « Vers 1806, l’ancienne abbaye devient une annexe de la filature de Senones. En 1985, Peaudouce investit les lieux. L’occupation industrielle prend fin en 2003, mais il a fallu attendre 2010 pour que la façade se révèle de nouveau au regard. »

    En 1989, la commune de Moyenmoutier acquiert les bâtiment de l’abbaye. La ville sollicite l’Établissement public foncier de Lorraine (EPFL) dès 1994 au titre de la politique régionale de traitement des friches industrielles pour imaginer la reconversion du site. Un vaste chantier de démolition et de désamiantage est entrepris entre 2008 et 2010. En 2012, l’abbaye est dégagée des constructions industrielles et l'aménagement des jardins peut commencer.

    Jeu de symétrie et simplicité caractérisent le jardin divisé en différents espaces avec la cour d’honneur, l’ancien potager où un jeu entre gazon et prairie donne du relief à l’ensemble, l’allée des tilleuls, le Bois des moines sans oublier les plantes médicinales et le verger, ou encore un théâtre de verdure et le Rabodeau.

    Habitat senior, actifs jeunes ou professionnels de santé, un espace de l’autre côté des tilleuls sera dédié a des constructions d’habitation.

    Les promeneurs apprécient. « Je peux vous dire qu’ils ont beaucoup travaillé ! » , glisse Gérard Bechtold, 83 ans, originaire de la commune.

    À 16 h, place aux discours sous un soleil de plomb. « C’est un privilège pour nous tous de pouvoir à nouveau fouler ce sol, un sol verdoyant comme il le fut il y a 240 ans » , précise Pascal Guy, maire de la ville. Une fois le ruban coupé, les cloches carillonnent, place aux conférences.

    À 23 h, la journée s’achève par un embrasement durant lequel les moines bénédictins (faux, malheureusement...) rejoignent l’abbaye depuis le fond du jardin symbolisant leur réappropriation des lieux.

    [d'après Vosges Matin]

  • Bleurville (88) : Marie-Thérèse Luc-Chanel aux cimaises de l'abbaye Saint-Maur

    L’abbatiale bénédictine de Bleurville accueille jusqu’au 31 août l’exposition Huiles & Pastels de l’artiste spinalienne Marie-Thérèse Luc-Chanel.

    Les Amis de Saint-Maur ont invité l’artiste peintre Marie-Thérèse Luc-Chanel pour la saison culturelle à l’ancienne abbaye Saint-Maur. Originaire d’Epinal, l’artiste est attirée dès son enfance par l'histoire, les paysages, les fleurs dont elle illustrait ses cahiers. Elle entre, à l'âge de 12 ans, dans un cours d'arts plastiques où elle pratique l'aquarelle, le pastel, le cuir et l'étain repoussé. A son adolescence, elle commence à peindre à l'huile jusqu'à l'âge de 20 ans. Après six années d'interruption, elle reprend ses pinceaux et se fait la promesse de ne plus les quitter.

    Peindre pour Marie-Thérèse est nécessaire, c'est une évidence. Alors, elle se perfectionne, fréquente l'école des Beaux-Arts de Nancy, entre 1989 et 1996, et pratique la gravure, le dessin et la peinture. Elle suit différents stages de modèles vivants, de paysages et d’aquarelle. Avec son chevalet, elle dessine et peint sur le motif en Lorraine, à Venise, au Maroc, en Tunisie, en Mauritanie… Les couleurs du Sud l'interpellent, mais ses Vosges natales, la Lorraine, restent ses principales sources d'inspiration. Depuis 2004, Marie-Thérèse Chanel peint surtout à l'huile et de plus en plus au couteau.

    Une véritable artiste passionnée, coloriste et expressionniste qui a été récompensée par de nombreux prix aussi bien dans les Vosges, qu’à Bourbonne-les-Bains, en Savoie ou en Italie. Marie-Thérèse est également membre de l'Académie d'Arts Plastiques à Epinal où elle anime un cours de peinture. Elle fréquente aussi le Groupement des Artistes Vosgiens, l’association des Artistes Lorrains, l'association Art East et Créative d'Art. Elle expose en groupe, ou individuellement, dans le Grand Est, à Cannes, Lyon, Paris et au Salon d'automne international à Tel Aviv et Saint-Petersbourg.

    L’abbaye Saint-Maur a l'insigne privilège d’accueillir cette artiste de talent qui se laisse découvrir à travers ses nombreuses œuvres picturales tout cet été à l’ombre des murs séculaires de l’abbatiale Saint-Maur.


    ‡ Exposition « Huiles & Pastels » de Marie-Thérèse Luc-Chanel, abbaye Saint-Maur de Bleurville, du jeudi au dimanche, de 14h à 18h.

  • Nancy : "La Lorraine pour horizon" au Musée Lorrain

    L’exposition « La Lorraine pour horizon » propose de redécouvrir l’histoire tumultueuse des relations entre la Lorraine et la France de l’indépendance des duchés lorrains, réaffirmée après la bataille de Nancy, en 1477, à la réunion au royaume de France, en 1766.

    À travers 300 objets (peintures, sculptures, objets d’art, armes, documents d’archives…), c’est toute l’histoire de l’Europe que l’on devine : le dépit de l’empereur Charles Quint abandonnant la ville de Metz à son rival le roi de France, la gloire du jeune roi Louis XIV victorieux devant la ville de Marsal, le tiraillement du duc de Lorraine François III contraint de renoncer à ses duchés ou encore la colère des Lorrains contre le célèbre chancelier de Stanislas.

    Cette exposition s’inscrit dans le cadre du vaste projet de rénovation et d’extension du palais des ducs de Lorraine - Musée lorrain, dont elle préfigure une des futures sections. À ce titre, y sont présentés certains chefs d’œuvre de la collection, mis en lumière au moyen de dispositifs multimédias innovants.

    Organisée par la Ville de Nancy, cette exposition bénéficie de nombreux prêts d’œuvres, pour certaines jamais encore présentées en Lorraine. Elle est organisée avec la participation exceptionnelle du musée de l’Armée.

    >> A voir au Musée Lorrain jusqu'au 31 décembre 2016.

  • Lamarche (88) : messe et conférence par un religieux trinitaire

    Dimanche 17 juillet 2016, le Père Aldo Berardi, qui fête cette année ses vingt-cinq années de sacerdoce et de vie monastique, sera à Lamarche, berceau des religieux trinitaires lorrains – le couvent de Lamarche fut fondé au XIIIe siècle. Cet ordre voué à la rédemption des esclaves et des prisonniers par Jean de Matha et Félix de Valois, a toujours sa maison mère à Cerfroid, entre la Ferté-Milon et Château-Thierry (Picardie), et continue sa mission primitive dans les pays à risque (Proche et Moyen-Orient) – notamment pour les chrétiens – où l’esclavage est toujours pratiqué par les musulmans (Soudan, Yémen...).

    Aldo Berardi est originaire d’Ars-sur-Moselle, près de Metz. Il a beaucoup voyagé (Arabie saoudite, pays du Golfe persique...) et œuvré pour la libération des captifs, associant la spiritualité des fondateurs au simple respect des droits de l’homme. Son parcours est atypique, son expérience est passionnante.

    Dimanche 17 juillet à 10h30, il concélébrera avec l'abbé Ayéméné, curé de la grande paroisse Bienheureux Jean-Baptiste Ménestrel, la messe à Gignéville. A 15h00, il sera à l’église Notre-Dame de Lamarche, desservie jadis par les Trinitaires du couvent proche du sanctuaire, où il donnera une conférence sur « les Trinitaires et leur rôle hier et aujourd’hui » au cours de laquelle il fera partager son expérience dans les pays où l'être humain est encore vendu comme esclave. A l'issue, il célébrera l'office des vêpres, comme le firent autrefois les religieux à habit blanc marqué d’une croix pattée bleue et rouge.

     

    Dimanche 17 juillet à 10h30 messe à Gignéville concélébrée par le Père Berardi et à 15h00 conférence en l'église de Lamarche sur le rôle des Trinitaires dans le rachat des captifs dans le monde.

  • Nancy : le bastion de Saurupt révélé

    Eléments du bastion de Saurupt découverts sur le site de l'ancienne prison Charles-III à Nancy [cl. G. Carpentier].

    Les fouilles archéologiques menées par l'Inrap sur le site de l'ancienne maison d'arrêt Charles-III à Nancy ont permis de mettre au jour un élément important de l'ancien rempart de la cité ducale.

    Des éléments du bastion de Saurupt, aménagé avant 1630, ont été découverts lors de ces fouilles préventives. Cet ensemble bastionné a été détruit par l'occupant français lors du traité de Ryswick, en 1697, avant la restitution des duchés de Lorraine et de Bar au duc Léopold.

  • Abbaye Saint-Maur de Bleurville (88) : exposition de Marie-Thérèse Luc-Chanel

  • A Domremy (88) du 1er au 16 juillet 2016 : "L'enquête Jeanne d'Arc", spectacle vivant monumental

  • Repaix (54) : exposition "Paysages d'ici et d'ailleurs & collages à thèmes" d'Elisabeth Fabre

  • Bleurville (88) : une marche pour les 70 ans du Secours catholique

    Le mercredi 25 mai, le Secours catholique du secteur de Monthureux-sur-Saône organise une marche pour les 70 ans de la création du Secours catholique par le Vosgien Mgr Jean Rodhain.

    Le départ matinal aura lieu à la Grande-Croix de Bleurville puis prendra la direction du centre équestre et retour par la Vignotte vers la Grande-Croix.

    A 12h00, les marcheurs des divers secteurs des Vosges se retrouveront à Mattaincourt pour une messe en la basilique Saint-Pierre Fourier.

  • Darney (88) : Henri Côme, figure locale, fait chevalier de l’Ordre national du Mérite

    Le récipiendaire entouré de sa famille [cl. VM].

    Après cinquante-huit années au service des autres, des restaurations et construction à la pelle et encore de nombreux projets, Henri Côme a été récompensé par la Croix de chevalier de l’Ordre national du Mérite.

    Sympathique cérémonie, samedi de la Pentecôte, durant laquelle Henri Côme, entouré de sa famille, a reçu des mains de Jacques Anguilabert la Croix de chevalier de l’Ordre national du Mérite.

    Henri totalise 58 années au service du bénévolat et c’est une récompense bien méritée que la ville de Darney a voulu lui transmettre. Très ému de cette distinction, Henri ne put que remercier toute sa famille qui l’a toujours soutenu et tous ses camarades avec qui il avait envie de partager ce moment. Ne manquant pas de souligner qu’il est important de partager et de laisser des traces derrière soi.

    Né un 19 février, il a grandi au Thillot. Henri est quatrième d’une fratrie de sept enfants. Après sa scolarité, il suivit les cours à l’école d’horlogerie d’Anet à Dreux (Eure-et-Loir) et y obtint son CAP. Il travailla deux ans chez un horloger du Thillot. A 20 ans, Henri partit en Tunisie accomplir ses obligations militaires. De Hammamet à Gafsa et à Bizerte, il mena une vie de soldat pendant deux longues années dans des conditions plus que rustiques et pénibles. De retour en France, il s’installa comme horloger à Darney, rue de la République, et uni sa destinée à Anne-Marie Bertrand le 1er avril 1959.

    Son implication dans la vie locale commença alors pour ne jamais s’arrêter. D’emblée, il entra dans l’équipe de basket-ball. En 1961, il recréa le syndicat d’initiative dont il prit la présidence. Fort de ses années chez les Scouts de France, il entreprit des restaurations à Bonneval, aux tours Seychelles, à Barcan et sur une source à La Houdrie. Henri sera aussi secrétaire des Anciens d’Afrique du Nord.

    En 1966, c’est un camping qui vit le jour puis de nombreuses manifestations suivront, avec les camarades artisans et commerçants, ouvrant même un atelier photo pour répondre aux besoins de la population. En 1971, il est élu conseiller municipal. En 1972, le camping ouvrit ses portes, suivi de la piscine. Brillamment réélu au conseil municipal en 1983 puis en 1989, Henri s’investit dans de nouveaux projets, tous aboutis. Ces dernières années, ne pouvant rester inactif, suite à la maladie de l’abbé André Simonin, Henri, catholique pratiquant, prit le secrétariat de la paroisse, l’accompagnement des familles dans le deuil et préside toujours les assemblées dominicales en l'absence de prêtre. En 2009, avec une dizaine d’amis, il s’attaquait à la restauration de l’horloge de l’église.

    En 2012, il réalisa une plaque à la mémoire du député-maire et président du Conseil général des Vosges André Barbier. La même année, dans la chapelle Notre-Dame de Pitié, il réhabilita le tabernacle, le mobilier et deux reliquaires qui attendaient depuis 1804 pour y être déposés selon les vœux des époux Thouvenel, tanneurs à Darney. Il est également régulièrement sollicité par des communes ou des associations afin de réaliser des moulages en grès reconstitué, méthode de son invention, et pratiquer des restaurations sur des oeuvres d'art (comme dernièrement, sur une statue de Sainte Anne et la Vierge pour le musée d'Hennezel).

    Henri Côme souhaiterait également relancer la procession de l’Assomption vers la grotte de N.-D. de Lourdes du coteau Fabré, abandonnée depuis des années. Preuve supplémentaire de son attachement à l’histoire et à la vie associative darnéenne.

    [d’après Vosges Matin]

  • Vers un tour de France de l'anneau de sainte Jeanne d'Arc

    « Nicolas de Villiers déclarait : « L'anneau de Jeanne d'Arc n'est pas la seule propriété du Puy du Fou. Il appartient aussi aux Français. Sans les contributions des 200 donateurs et le soutien d'une grande partie de la population, jamais nous n'aurions pu l'acheter et le garder chez nous. Il est donc juste que tous les Français puissent y avoir accès. »

    Samuel Lafont, proche de la Manif pour tous, propose :

    « Je venais de partager sur Twitter l'article qui annonçait que l'Angleterre renonçait à récupérer l'anneau de Jeanne d'Arc, et un jeune m'a répondu, sur le ton de la plaisanterie : « Il faut lancer un tour de France de l'anneau ! ». Et pourquoi pas, me suis-je dit ? Quelque chose s'est réveillé, à l'occasion de ce retour de la relique en France, quelque chose qui dépasse la seule foi catholique et se situe au niveau de l'identité, de l'histoire et de la fierté d'être Français. Ce tour de France pourrait être un moyen de l'entretenir et de l'amplifier. Il est prévu que l'anneau soit exposé au Puy du Fou, mais tout le monde n'a pas les moyens ni envie de se rendre en Vendée pour aller le voir. Alors pourquoi ne pas aller au-devant des gens ? J'ai lancé l'idée sur les réseaux sociaux sous forme de sondage. Plusieurs centaines de personnes ont voté pour en 48h. Comme ça prenait, avec une vitesse encourageante, j'ai créé un compte Twitter et une page Facebook dédiés à ce sujet. Le hashtag #TDFanneau Jeanne est lancé.

    > Comment imaginez-vous l'événement ?

    Je le vois à la fois comme une animation et une action concrète d'enseignement de la société civile. À chaque station de l'anneau dans un lieu, pendant trois ou quatre jours, il faudrait alterner des événements spectaculaires comme le Puy du Fou sait les faire, et des exposés didactiques faits par des historiens. Faire vivre l'histoire en l'enseignant et l'enseigner en la faisant vivre. Les gens se plaignent de plus en plus de la manière dont l'Éducation nationale aborde l'histoire de France dans ses manuels. Et bien ce serait une manière de la transmettre sans forcément passer par l'Etat. Philippe de Villiers revendique souvent qu'il cherche à « pratiquer la politique autrement », d'une façon qui ne soit pas ancrée dans un temps court de 5 ans maximum, mais qui prenne sa racine dans l'histoire. Il le fait déjà à travers le Puy du Fou, ancré en Vendée, mais ce tour de France permettrait de le faire à l'échelle nationale.

    > Par où passerait l'anneau au cours de ce périple ?

    Il y a bien évidemment les incontournables : Orléans, où Jeanne d'Arc a remporté une victoire décisive contre les Anglais, Rouen, où elle est morte, Domremy, où elle est née. Mais je pense qu'en l'occurrence, il ne faudrait exclure ni les grandes villes, ni les villages oubliés. Cela concerne tout le monde. [...] »

    [source : Le Salon Beige | 13 mai 2016]

  • Hennezel (88) : inauguration de l'exposition "L'enfance d'autrefois dans l'oeil du photographe"

    Forte affluence pour l'inauguration de la nouvelle exposition consacrée à « L'enfance d'autrefois dans l'oeil du photographe » au musée d'Hennezel-Clairey.

    C'est en présence de nombreux amis de Saône Lorraine et des conseillers départementaux du canton de Darney que Jean-François Michel, président de l'association patrimoniale du sud-ouest vosgien, a officiellement inauguré cette étonnante rétrospective consacrée aux portraits d'enfants d'autrefois vus à travers l'oeil du photographe. Marie-Françoise Michel, conceptrice de cette exposition avec Arlette Delémontey, a décrit les différentes thématiques qui s'organisent autour de nombreux clichés d'enfants et de fratries, entre Belle Epoque et Entre-deux-guerres : on y découvre avec plaisir et nostalgie la vie familiale et sociale de l'enfant ou de la fratrie, la vie scolaire, la vie religieuse et ses grandes étapes sacramentelles ou les moments de détente des enfants (déguisements, fêtes...). Ces portraits et ces photographies de groupes sont agréablement mis en scène avec une présentation d'habits (costume de marin, tenue de communiante), des jouets anciens et des appareils photos de jadis. Les documents proviennent de familles vosgiennes et lorraines bien sûr, mais certaines ont été dénichées en région parisienne et même au Canada !

    Par ailleurs, la nouvelle salle dédiée à la Résistance dans la forêt de Darney (1943-1944), a été inaugurée à cette occasion. Le colonel André Boban, président des Anciens du Maquis de Grandrupt, précise que « cette salle créée en 1987 par Albert Fäh, a été rénovée et complétement réorganisée par l'amicale afin d'être plus pédagogique ; les jeunes générations doivent pouvoir comprendre aisément l'environnement politique et militaire d'alors, l'engagement et le sacrifice de ces jeunes français qui, pour beaucoup, furent déportés et moururent dans les camps de concentration en Allemagne. » On notait la présence d'André Poirot, ancien résistant et membre fondateur de cette salle de la Résistance.

     

    ‡ Le musée du verre, du fer et du bois d'Hennezel-Clairey (entre Darney et Bains-les-Bains) est ouvert tous les jours de 14h30 à 18h00.

  • Stanislas, roi jardinier et gourmand au château d'Haroué

    Le château d’Haroué accueille du 1er mai au 15 octobre l'exposition Stanislas roi jardinier et gourmand, dans une scénographie des couturiers parisiens Hubert de Givenchy et Philippe Venet.

    La princesse Minnie de Beauvau-Craon a voulu inscrire son château d’Haroué dans les célébrations du 250e anniversaire du rattachement de la Lorraine à la France. Elle a fait appel à ses amis, les deux grands couturiers Hubert de Givenchy et Philippe Venet, qui lui ont proposé de présenter le roi Stanislas sous l’angle de l’amateur de jardins et de bonne chère.

    Dès le vestibule, on est mis dans l’ambiance avec une présentation d’instruments de jardinage du XVIIIe siècle et, notamment, des brouettes d’époque. Mais, c’est au premier étage que la scénographie déploie tout son faste et sa magie car l’on découvre, dans les éclairages savamment réglés de Christophe Olivier, les maquettes des châteaux détruits de Stanislas : Chanteheux, pavillon et cascades de Lunéville et Commercy ou encore La Malgrange, telle qu’elle se présentait au XVIIIe siècle. Ces maquettes ont été réalisées à la demande d’Albert France-Lanord, en 1984, et restaurées par sa petite fille.

    Dans le salon central, avec son magnifique lustre de Baccarat, la silhouette de Stanislas, en tenue à la turque, accueille le visiteur. Grâce aux travaux de Jacques Charles-Gaffiot, les concepteurs de l’exposition ont pu recréer le salon de Stanislas à Lunéville. Un dessin aquarellé, figurant dans l’ouvrage du chercheur, a pu être agrandi aux dimensions de la pièce d’Haroué par Daniel Ridet, à qui l’on doit également la reproduction, sur le mur opposé, du fameux rocher aux automates de Lunéville. Le panneau de 12 m x 4,50 m est réellement impressionnant.

    Dans le salon Louis XVIII, sous le portrait du roi de France, est évoquée une autre passion de Stanislas : la chasse, avec des objets prêtés par le Musée de la chasse à Paris, notamment une dague dont le fourreau contient des couverts aux manches gainés de galuchat. Un collier de chien porte les armes de la duchesse de Mortemart. La princesse Minnie a installé dans une vitrine l’épée de connétable de Marc de Beauvau. Les plaisirs de la table flattent les papilles dans le salon doré décoré par Hébert. La Maison Lenôtre a fourni des reproductions de pâtisseries pour rappeler combien Stanislas était friand de douceurs et en particulier de baba au rhum. Mais, le clou de cette superbe exposition est, sans conteste, la salle où est installée l’importante maquette du potager du roi à Versailles. Elle résulte de la commande passée par Mme Mellon, l’épouse d’un riche banquier américain qui souhaitait financer la restauration du potager de Louis XIV. La femme du mécène a proposé qu’on commence par construire une maquette. Celle-ci était conservée dans les réserves du château et la princesse Minnie a pu en obtenir le prêt grâce à l’amitié qui la lie à Hubert de Givenchy, ancien président des Amis de Versailles. À ce titre, la conservation du château ne pouvait pas lui opposer de refus.

    Autre inédit : le décor qui entoure cette maquette. Grâce à l’agrandissement, par Daniel Ridet, des gravures montrant les sculptures de Girardon qui devaient orner toute une galerie du Louvre, on peut imaginer la magnificence de cette enfilade qui n’est restée qu’à l’état de projet.

  • Nancy : la campagne à la ville...

    Au bas de la rue Saint-Jean-Saint-Georges, c’est un véritable champ de colza qui s’étire sur la place de la Division de Fer. Une image aussi inattendue que superbement jaune. Cet environnement agricole n’était pas vraiment prévue par le service des Parcs et Jardins de Nancy.

    En fait, il n’y a pas vraiment eu d'ensemencement. L’espace vert, qui a été prévu dans les plans de réaménagement du quartier de l’Île-de-Corse, a tout simplement été alimenté en terre végétale provenant de terrains agricoles ; il y restait assurément des reliquats de la dernière moisson...

  • Philippe Bajolet, l'instituteur devenu auteur

  • Journée des familles sur la colline de Sion