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jeanne d'arc

  • Jeanne d'Arc : le procès de Rouen

    Le 21 février 1431 s'ouvre l’un des plus fascinants et décisifs procès de l’Histoire : celui de Jeanne d’Arc. Cette jeune fille de 19 ans, prétendue analphabète, hallucinée, hérétique, sera en moins de cent jours condamnée à être brûlée vive.

    Dès le premier interrogatoire, les juges, Cauchon en tête, assènent les coups. Ils sont prêtres, docteurs en théologie, familiers du droit canon, décidés à la faire plier.

    Dès sa première parole, Jeanne, seule à la barre, déjoue les pièges des hommes d’Église et de loi. Elle fait preuve d’un ton libertaire, habile et plein d’humour qui les déstabilise par la force de sa sincérité. Les voix, puisque c’est là l’essentiel, portent.

    Cent jours durant, va se jouer, en cette froide salle d’audience, l’éternel combat de la vérité.
    Tout procès se conclut dès la première audience. Jacques Trémolet de Villers, plaideur des plus importants procès politiques de ces dernières décennies, décrypte les paroles échangées et nous livre, en voix off, son commentaire jour après jour.

    Il introduit son lecteur dans la salle, lui fait comprendre les convictions des parties, et surtout lui fait saisir le courage sensible du personnage de Jeanne, jusqu’à craindre l’issue…
    ll y a du bon dans la procédure. Elle conserve, comme des pierres précieuses dans une châsse, un véritable trésor, et demeure en dernière analyse la seule raison sérieuse d’organiser la justice des hommes. Le texte intégral du procès, seul témoignage à faire véritablement entendre Jeanne, a été élaboré, de façon minutieuse, à partir des actes authentiques (les minutes conservées en latin et en français), vérifiés aux meilleures sources et complétés par les dépositions du procès d’annulation.

    Une véritable exégèse des paroles de notre Jeannette qui pose la question de savoir si Jeanne d'Arc ne pourrrait pas tout bonnement être déclarée docteur de l'Eglise ?

    Jacques Trémolet de Villers a plaidé de nombreuses affaires civiles et pénales à caractère politique, idéologique et médiatique. Écrivain, il a publié une biographie du célèbre avocat du XIXe siècle Pierre-Antoine Berryer, "Aux marches du palais".

     

    > Jeanne d'Arc. Le procès de Rouen, Jacques Trémolet de Villers, éditions Perrin, coll. Tempus, 2017, 365 p. (9 €).

  • L'Enquête Jeanne d'Arc, spectacle monumental à Domremy du 23 juin au 8 juillet 2017

  • Le 39ème pèlerinage Domremy-Vaucouleurs dans la presse vosgienne

  • Charles VII : une vie, une politique

    Les éditions Perrin publient cette remarquable biographie de Charles VII due à un historien, spécialiste de la période, Philippe Contamine.

    Durant la majeure partie du XVe siècle, en Occident, les royaumes et les peuples, les princes et les aristocraties subirent de violentes turbulences. La France, en particulier, en fut à ce point de connaître un moment deux rois concurrents. Que Charles de Valois, devenu Charles VII, l’ait emporté pour finir n’était pas écrit d’avance. Il eut à répondre à au moins trois défis : se faire obéir, construire sa légitimité, l’emporter militairement.

    Dieu, Jeanne d’Arc, le beau Dunois et Jacques Coeur contribuèrent sans doute à les relever. Mais Charles, beau-frère de René d'Anjou, duc de Bar puis de Lorraine, l’un des premiers rois dont il est possible de connaître et d’apprécier la personnalité, n’était pas le prince falot parfois décrit et décrié, se laissant porter par le hasard et par son entourage. Taiseux, obstiné, passablement instruit, il sut mener la nef royale sur une mer démontée.

    En près de quarante années de règne (1422-1461), il s’adapta aux circonstances, tira parti des conflits entre les princes, s’appuya sur ses « bonnes villes » et aussi sur la papauté, créa des institutions administratives et militaires efficaces. Innovation appelée à une longue postérité, l’apparition publique d’une favorite royale, sous les traits avenants d’Agnès Sorel. Avec Charles VII émerge aussi une forme de sentiment « national ». La biographie conçue par Philippe Contamine est résolument politique, au sens que revêt ce mot précisément à cette époque. Sont ici mis en lumière les pratiques du pouvoir, les mécanismes de son fonctionnement, sa conception et ses représentations. Et pour nous Lorrains, n'est pas abordée la question de l'éventuel abandon de Jeanne d'Arc après son arrestation par Charles VII... La question reste ouverte.

     

    ‡ Charles VII. Une vie, une politique, Philippe Contamine, éditions Perrin, 2017, 560 p., ill. (26 €).

  • 39ème pèlerinage Domremy-Vaucouleurs avec les Pèlerins de Lorraine

    Le 39ème pèlerinage Domremy-Vaucouleurs s'est déroulé sous un beau soleil printanier avec une belle participation des routiers, scouts, guides, louveteaux et louvettes Europa Scouts nancéiens.

    La messe a été célébrée en l'église de Champougny par M. l'abbé Thomassin, aumônier des Europa Scouts lorrains, et l'église paroissiale de Vaucouleurs a accueilli le Salut au Saint-Sacrement à l'arrivée des pèlerins.

    A l'année prochaine pour la 40ème édition !

    Vive Jehanne, vive la Lorraine !

  • La Lorraine En Marche... avec Jeanne d'Arc !

    La Lorraine En Marche !...

    Sur les traces de Jeanne d'Arc avec Pèlerins de Lorraine ce dimanche 14 mai.

    Rendez-vous à 8h30 devant l'église Saint-Rémi de Domremy pour un pélé' jusqu'à Vaucouleurs.

    Messe en l'église de Champougny à 12h00 chantée par M. l'abbé Thomassin, aumônier des Europa Scouts nancéiens.

    Pique-nique à l'issue puis départ vers Vaucouleurs. Arrivée vers 17h30 : Salut au Saint Sacrement en l'église paroissiale puis cérémonies scoutes.

    Vive la Chrétienté En Marche !

  • La Nouvelle revue lorraine n° 42 : Robert Humblot, peintre libre et généreux

    42ème numéro de La Nouvelle revue lorraine ! Il vous attend chez votre libraire...

    Au sommaire :

    - Faïences et régionalisme
    - Robert Humblot, peintre libre et généreux
    - Jeanne d'Arc officiellement honorée en Albanie
    - Le château de Turquestein
    - Archives d'un collectionneur
    - Les automobiles "Lorraine"
    - Anecdotes historiques lorraines
    - A propos de cloches
    - Paul Daum, pionnier de l'aviation militaire
    - Une famille de l'Est dans la guerre de 14-18
    - Les fortifications allemandes du château de Prény
    - La consigne
    - La Jeunesse agricole catholique
    - Le chandelier de cuivre
    - Patrimoine de Lanfroicourt
    - La statue équestre de René II au Musée lorrain
    - La Tour de la Sagesse

     

    La Nouvelle revue lorraine est disponible sur abonnement (38 €, 6 numéros) ou vente au numéro (10 €). Contact : jmcuny@hotmail.fr

  • Jeanne d’Arc sur scène à Domremy-la Pucelle

    La folle épopée de Jeanne d’Arc au début du XVe siècle revient sur scène depuis 2012 au village de son enfance, grâce à un nouveau miracle technique et scénique.

    Le cinquième opus de l'épopée johannique résulte d’une incroyable aventure humaine et de tout un territoire. Le prochain spectacle « L’enquête Jeanne d’Arc » possède tous les atouts d’un grand événement scénique et théâtral grâce à l’opiniâtreté d’un groupe d’amis capable d’avaler les obstacles avec beaucoup de pugnacité.

    Déjà récompensé à l’époque par deux victoires à la fête des lumières de Lyon, une manifestation qui rassemble trois millions de visiteurs constituant un record mondial, le scénographe et compositeur vosgien Damien Fontaine s’engage dans un projet fou. « Nous étions début mai, et je profitais d’une période professionnelle calme. Dans mon esprit trottaient encore les images de mon enfance lorsque je venais à la basilique, un lieu chargé de mémoire associé à Jeanne d’Arc. Son parcours m’a toujours fasciné et je décidais d’engager toute mon énergie dans la réalisation d’un son et lumière » , se souvient l’artiste qui fait appel à des amis locaux pour assouvir sa passion artistique.

    « L’élément déclencheur coïncidait avec le 600e anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc. Un pari difficile car il ne restait plus que deux mois pour conclure le spectacle. » L’homme-orchestre faisait appel à des acteurs amateurs qu’il avait côtoyés lors de son passage à la compagnie de l’Odyssée, à Monthureux-sur-Saône. Un vaste élan de solidarité s’organisait avec le milieu associatif. La notion de projet de territoire atteignait son paroxysme avec l’adhésion unanime des élus du secteur.

    Avec un budget limité, l’équipe composée d’une centaine de bénévoles parvient à produire un événement de haute qualité. « En 2012, je créais déjà une douzaine de spectacles en France et à l’étranger. C’est ainsi que j’ai pu faire venir des sociétés avec lesquelles je travaille en exclusivité : VLS pour les images et Système son, une entreprise spinalienne. Ils ont accepté de ne pas solliciter la totalité de leurs prestations cette année-là ! » indique Damien Fontaine. Avec plus de 6 000 spectateurs en cinq séances, les organisateurs avaient réussi leur pari. Les trois années suivantes, le succès se confirmait avec près de 12 000 spectateurs l’an passé.

    « L’enquête Jeanne d’Arc » s’appuiera sur cette réussite populaire pour améliorer encore la qualité des prestations scéniques et la projection des images. Des scènes de batailles, de foules joyeuses… filmées au préalable avec une caméra « 4k » seront projetées en 3D sur les murs de basilique, accentuant ainsi les effets spéciaux. » Des moyens financiers supplémentaires sont ainsi engagés dans cette enquête visant la réhabilitation de Jeanne d’Arc (procès de 1456) qui confirme la pérennité d’un événement annuel.

    [d'après Vosges Matin]

  • Epinal (88) : Les Vosges royales honorent Jeanne d'Arc

  • La Nouvelle revue lorraine n° 38 : hommage au retour de l'anneau de Jeanne d'Arc

    Dans ce numéro estival de La Nouvelle revue lorraine, vous y lirez un hommage au retour de l'anneau de Jeanne "la Bonne Lorraine" en terre de France grâce à l'initiative de la famille de Villiers, des Vendéens fiers de leurs origines lorraines !

    Au sommaire de cette dernière livraison, c'est encore toute une foule d'articles et d'anecdotes sur l'histoire et la vie en Lorraine :

    - Le retour de l'anneau de Jeanne d'Arc
    - Finis Lotharingiae ?
    - La France compte jusqu'à 127 départements...
    - Formation de la France
    - Le silence des oiseaux
    - D'une guerre à l'autre
    - 11 août 1914, gare de Mirecourt
    - Les chauves-souris de La Chapelotte
    - La forêt vosgienne mutilée
    - Ludres durant la Première Guerre mondiale
    - Les expulsés
    - 1944 : bombes américaines sur Gondrexange
    - On allait au bord de la mer...
    - Communiantes et communiants d'autrefois
    - Redécouverte d'un patrimoine : Pont-à-Mousson
    - Hommage au général Drouot
    - Le général Lasalle au château de Lunéville
    - Alfred Renaudin fête ses 150 ans !

    ‡ La Nouvelle revue lorraine est disponible sur abonnement en adressant vos coordonnées postales et votre règlement (38 € pour 6 numéros, chèque à l'ordre de "SEP Helenus - NRL") ou commande au numéro (9 € franco) à : LA NOUVELLE REVUE LORRAINE, LE TREMBLOIS, 54280 LANEUVELOTTE

  • A Domremy (88) du 1er au 16 juillet 2016 : "L'enquête Jeanne d'Arc", spectacle vivant monumental

  • Retour sur le 38ème pèlerinage Domremy-Vaucouleurs

  • Vers un tour de France de l'anneau de sainte Jeanne d'Arc

    « Nicolas de Villiers déclarait : « L'anneau de Jeanne d'Arc n'est pas la seule propriété du Puy du Fou. Il appartient aussi aux Français. Sans les contributions des 200 donateurs et le soutien d'une grande partie de la population, jamais nous n'aurions pu l'acheter et le garder chez nous. Il est donc juste que tous les Français puissent y avoir accès. »

    Samuel Lafont, proche de la Manif pour tous, propose :

    « Je venais de partager sur Twitter l'article qui annonçait que l'Angleterre renonçait à récupérer l'anneau de Jeanne d'Arc, et un jeune m'a répondu, sur le ton de la plaisanterie : « Il faut lancer un tour de France de l'anneau ! ». Et pourquoi pas, me suis-je dit ? Quelque chose s'est réveillé, à l'occasion de ce retour de la relique en France, quelque chose qui dépasse la seule foi catholique et se situe au niveau de l'identité, de l'histoire et de la fierté d'être Français. Ce tour de France pourrait être un moyen de l'entretenir et de l'amplifier. Il est prévu que l'anneau soit exposé au Puy du Fou, mais tout le monde n'a pas les moyens ni envie de se rendre en Vendée pour aller le voir. Alors pourquoi ne pas aller au-devant des gens ? J'ai lancé l'idée sur les réseaux sociaux sous forme de sondage. Plusieurs centaines de personnes ont voté pour en 48h. Comme ça prenait, avec une vitesse encourageante, j'ai créé un compte Twitter et une page Facebook dédiés à ce sujet. Le hashtag #TDFanneau Jeanne est lancé.

    > Comment imaginez-vous l'événement ?

    Je le vois à la fois comme une animation et une action concrète d'enseignement de la société civile. À chaque station de l'anneau dans un lieu, pendant trois ou quatre jours, il faudrait alterner des événements spectaculaires comme le Puy du Fou sait les faire, et des exposés didactiques faits par des historiens. Faire vivre l'histoire en l'enseignant et l'enseigner en la faisant vivre. Les gens se plaignent de plus en plus de la manière dont l'Éducation nationale aborde l'histoire de France dans ses manuels. Et bien ce serait une manière de la transmettre sans forcément passer par l'Etat. Philippe de Villiers revendique souvent qu'il cherche à « pratiquer la politique autrement », d'une façon qui ne soit pas ancrée dans un temps court de 5 ans maximum, mais qui prenne sa racine dans l'histoire. Il le fait déjà à travers le Puy du Fou, ancré en Vendée, mais ce tour de France permettrait de le faire à l'échelle nationale.

    > Par où passerait l'anneau au cours de ce périple ?

    Il y a bien évidemment les incontournables : Orléans, où Jeanne d'Arc a remporté une victoire décisive contre les Anglais, Rouen, où elle est morte, Domremy, où elle est née. Mais je pense qu'en l'occurrence, il ne faudrait exclure ni les grandes villes, ni les villages oubliés. Cela concerne tout le monde. [...] »

    [source : Le Salon Beige | 13 mai 2016]

  • 38ème pèlerinage dans les pas de Jehanne d'Arc

    Jean-Marie Cuny, historien de la Lorraine et grand amoureux de Jeanne d'Arc devant l'Eternel, réussit chaque année son pari : rassembler pèlerins et fidèles de notre Jeannette sur le chemin qui relie Domremy à Vaucouleurs.

    Durant le week-end des 7 et 8 mai s’est donc déroulé le 38ème pèlerinage de Domremy à Vaucouleurs – du village natal de Jeanne d’Arc à la cité qui l'arma pour « aller bouter les anglois » et couronner le roi Charles à Reims. Le chapitre « Lorraine » du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté, placé sous le patronage de saint Sigisbert – roi mérovingien et patron de la ville de Nancy – et l’association Pèlerins de Lorraine organisent tous les ans depuis 1978 le désormais traditionnel pèlerinage sur les pas de Jeanne « la bonne Lorraine ». Outre les scouts et guides Europa-Scouts fidèles à cette route johannique, c'est une belle troupe de pèlerins jeunes, adultes et des familles qui ont pérégriné dans une ambiance recueillie et bon enfant.

    Après la veillée scoute du samedi soir sur le plateau de la chapelle de Beauregard, à Maxey-sur-Meuse, le dimanche a été consacré au pèlerinage proprement dit avec un parcours de 22 km qui mena les pèlerins, sous un chaud soleil printanier, de l'église du baptême de Jeanne jusqu’à l’ermitage Notre-Dame de Bermont, puis direction Montbras avec une halte devant le château Renaissance. Nouveau départ jusqu’à Champougny pour une pause « casse-croûte » réparatrice avant que le pèlerinage ne se poursuive jusqu’à Vaucouleurs où la messe de clôture a été célébrée en l'église paroissiale par l'abbé Thomassin, prêtre du diocèse de Nancy & de Toul, assisté de l'abbé Husson. A l'issue, les cérémonies scoutes se sont déroulées sur la place de la « Jeanne d'Alger ».

    C'est à l'instigation du colonel Valette d'Osia qu’en mai 1982 différentes troupes guides et scouts d'Europe puis Europa-Scouts ont choisi d'accompagner les pèlerins du début pour la marche annuelle au pays de Jeanne d'Arc. Depuis, la fidélité scoute n'a pas fait défaut ; cette année encore, nombreux étaient-ils à participer avec foi, dynamisme et enthousiasme à ce pèlerinage. Le premier pèlerinage a été effectué seul par Jacques Millière, un ancien d’Indochine et des bataillons de Corée, poursuivi jusqu’à ce jour par Jean-Marie Cuny, auteur régionaliste et animateur de La Nouvelle revue lorraine. D'ailleurs, avant chaque départ du pèlerinage, un pieux hommage est rendu à Jacques Millière au cimetière de Domremy.

  • Pèlerinage Domremy-Vaucouleurs le 8 mai avec Pèlerins de Lorraine

    Lorrains et pèlerins, n'oubliez pas le traditionnel pèlerinage Domremy-Vaucouleurs ce dimanche 8 mai avec l'association Pèlerins de Lorraine !

    - samedi 7 mai : veillée animée par les Europa Scouts de la IIIe Nancy et les guides de la IIe à la chapelle Notre-Dame de Beauregard à Maxey-sur-Meuse (88)

    - dimanche 8 mai : départ à 8h30 devant l'église de Domremy

    - pèlerinage sur les chemins entre Domremy et Vaucouleurs : Notre-Dame de Bermont, Goussaincourt, Montbras, Taillancourt...

    - vers 12h00 : arrivée à Champougny - pique-nique avant de reprendre le chemin de Vaucouleurs vers 13h30

    - après Sepvigny et Châlaines, arrivée à Vaucouleurs où l'abbé Thomassin, prêtre du diocèse de Nancy et de Toul, célébrera la messe de clôture du pèlerinage à 16h00

  • Void fête Jeanne d'Arc le 1er mai

    Les propriétaires de l'ancien château médiéval de Void, en Meuse, accueillaient ce 1er mai une rétrospective sur l'épopée johannique en Lorraine et un hommage à Henri Bataille, historien et archéologue qui sauva les remparts de Vaucouleurs préparés par Raoul Charles, président de l'association des Amis d'Henri Bataille.

    Nos amis avaient invité également Jean-Marie Cuny, auteur lorrain, bien connu, de plusieurs ouvrages sur notre Jehanne la Bonne Lorraine, ainsi qu'un sculpteur vosgien créateur de bustes de notre héroïne lorraine.

    L'ancienne tour des Pigeons accueillait encore les amateurs de bières lorraines : on pouvait d'ailleurs déguster la nouvelle bière dédiée à Jeanne d'Arc !

  • Anneau de Jeanne d'Arc : les Anglais déclarent la guerre à la famille de Villiers

    Le président du Puy du Fou, Nicolas de Villiers, chargé de rapporter la relique johannique d'Angleterre affiche une grande sérénité face aux menaces britanniques brandies pour la récupérer. Il explique sa stratégie de défense.

    Qui eût cru que ce modeste anneau de laiton porté il y a six siècles par la Pucelle d'Orléans déchaînerait tant de passions ? Certainement pas Nicolas de Villiers, lorsqu'il a pris la décision de l'acheter il y a plus d'un mois. Le 26 février dernier, il l'emportait aux enchères, pour un montant de 376.833 euros.

    Mais coup de théâtre, deux semaines après le retour en France de cet objet symbolique, l'Art Council of England missionné par le gouvernement anglais réclame l'anneau de Jeanne d'Arc. Pour appuyer sa demande, il brandit un règlement européen de 1992 d'après lequel il faut pour les biens culturels qui quittent le territoire national une licence d'exportation qu'ont omis de demander les acheteurs. Si l'anneau n'est pas rendu d'ici une dizaine de jours, l'autorité chargée des affaires culturelles en Angleterre menace d'exiger sa saisie conservatoire par les douanes françaises et sa mise sous séquestre avant que l'affaire ne soit réglée devant un tribunal.

    > Que répondez-vous à cette sommation de l'Art Council of England ?
    Nicolas de Villiers - Qu'elle est sans fondement solide, puisqu'en réalité, le règlement européen qu'invoquent nos amis Anglais pour récupérer l'anneau nous protège. Il y est précisé que l'obligation de licence d'exportation ne concerne que les biens culturels qui quittent le territoire de l'Union européenne. Entre les différents pays membres de l'UE, comme l'Angleterre et la France, ce même texte garantit au contraire la libre circulation de ces biens culturels. Les Anglais font là un détournement de procédure. Nous pourrions d'ailleurs aller plus loin en avançant un argument diplomatique de poids. D'après la Convention de l'Unesco de 1970 également invoquée par les Anglais, « sont considérés comme illicites l'exportation et le transfert de propriété forcés de biens culturels résultant directement ou indirectement de l'occupation d'un pays par une puissance étrangère. » Or l'anneau, dont il a été scientifiquement prouvé que c'est celui de Jeanne d'Arc, avait été confisqué par les Anglais pendant la Guerre de Cent ans, qui est une période d'occupation. Tous les éléments sont réunis. S'ils persistent, les Anglais vont vers un trouble diplomatique majeur.

    > À dix jours de l'échéance imposée par les Anglais, quel est votre état d'esprit ?
    Nous l'attendons de pied ferme, avec une grande sérénité. Cette aventure ubuesque ne nous fait pas peur. Je suis certain que nous gagnerons, mais je ne sais ni quand, ni comment. Cet anneau est tout ce qu'il nous reste de Jeanne d'Arc. Il est absolument hors de question de le céder. Les Anglais ont intérêt à affûter leurs armes parce que nous affûtons les nôtres et sommes prêts à monter au créneau.

    > Comment expliquer cet acharnement des Anglais ?
    Les Anglais savaient très bien ce qu'ils avaient dans les mains. Leurs archives sont abondantes à ce sujet. Leur erreur a été de sous-estimer non pas la valeur de l'anneau, mais la probabilité que des Français se présentent aux enchères. Probabilité d'ailleurs très faible, puisque nous-mêmes avons eu vent très tard de ces enchères et nous ne nous sommes inscrits que 24h avant. À cause de ce manque de vigilance, ils ont vu l'anneau quitter leur territoire sans avoir eu le temps de le préempter comme trésor national. S'ils tiennent tant à le faire revenir sur leur territoire, c'est pour rectifier cet oubli. Cette obstination est délirante quand on sait que cet anneau était celui d'une héroïne française brûlée par les Anglais. J'ai de nombreux contacts en Grande-Bretagne depuis que nous y préparons un spectacle sur leur Histoire. Et d'après ces échos, les Britanniques eux-mêmes voient mal comment le gouvernement anglais pourrait aller plus loin dans cette requête sans se ridiculiser. C'est amusant de voir qu'il est fort probable que nous ramenions les Anglais à la raison, eux qui sont d'habitude si raisonnables.

    > Vous-mêmes, jusqu'où êtes-vous prêts à aller ?
    Il est arrivé à mon père Philippe de Villiers d'affirmer qu'il irait en prison plutôt que de rendre l'anneau à l'Angleterre. Bien sûr, c'était dit sur le ton de la boutade. Tout d'abord parce que ce n'est pas lui le propriétaire de l'anneau. Il n'est donc pas juridiquement responsable. Et surtout parce que les fondements des accusations britanniques sont si légers que c'est impensable. Mais l'idée est là. L'achat de l'anneau nous a déjà prouvé que nous étions capables d'aller beaucoup plus loin que prévu dans cette affaire. Nous nous étions alors fixé un plafond de 210 000 livres, mais poussé par un irrésistible instinct, j'ai surenchéri jusqu'à le rafler à 240 000 livres.

    > Cette affaire a déchaîné en France un engouement surprenant. Vous y attendiez-vous ?
    Très honnêtement, nous avons été les premiers surpris par l'engouement extraordinaire suscité par la récupération de cet anneau. Depuis le début de l'affaire, les manifestations de joie, les réactions vives et passionnées, souvent touchantes, nous submergent par courrier, par mail, par oral. Hier encore, dans le train, une femme s'est adressée à moi d'un ton suppliant: « S'il vous plaît, ne rendez pas l'anneau aux Anglais. » Cela nous a surpris mais c'est aisément compréhensible. Cette affaire remonte à six siècles, mais elle est chargée de symboles qui donnent une image de la grandeur nationale. Je pense que les Français ont été heureux de voir que leur pays est encore capable de panache.

    > Aujourd'hui, que dites-vous aux Anglais ?
    Avec un sourire, je leur dirais : soyez bons perdants. Avec plus de gravité, laissez aux Français leur Histoire, laissez-les renouer avec leurs symboles.

    [d'après Le Figaro]

  • "L'enquête Jeanne d'Arc" à Domremy en juillet

  • Domremy-la-Pucelle (88) : L'Abri du Pèlerin est démoli

    Le projet ne fait pas l’unanimité autour des sanctuaires de Jehanne, il n’empêche : les opérations de démolition de l’ancienne grande salle qui accueillait jadis les pèlerins du monde entier à l’occasion des fêtes johanniques de mai ont débuté ce 30 mars dans le bruit et la poussière.

    Deux énormes pelles appartenant à la société Voillaume de Neufchâteau se sont simultanément mises en mouvement jusque tard dans la soirée afin de mettre à terre un volume évalué à environ 5 000 m³. « Nous en profitons pour trier les matériaux et notamment la ferraille et procéderons dans la foulée au retrait des gravats », souligne Dominique Voillaume, de la société éponyme. Les opérations de désamiantage se sont déroulées la semaine dernière. Prochainement, pour des raisons de sécurité, c’est le restaurant L’Accueil du Pèlerin qui sera mis à terre. « Dans quinze jours, tout sera clair », sourit Dominique Voillaume.

    Erigée dans les années 1930, cette grande salle d’accueil dite « Abri du pèlerin » pouvait accueillir quelques centaines de personnes désirant pique-niquer. Le deuxième dimanche de mai, on voyait déferler là des dizaines de milliers de pèlerins. Environ 90 000 sur une seule journée, au seuil des années 1950. Le site laissera la place à un restaurant.

    [d'après Vosges Matin]

  • Décès de l'abbé Lambert, curé de Domremy

    Nous apprenons le rappel à Dieu de l'abbé Michel Lambert, curé de Domremy et recteur de la basilique Sainte-Jeanne d'Arc du Bois-Chenu.

    Il ne verra pas le début des travaux de démolition de « L’Accueil du Pèlerin » et n’assistera pas aux opérations de restauration de la basilique Sainte Jeanne-d’Arc de Domremy-la-Pucelle dont il était le recteur depuis la fin de l’été 2008 : Michel Lambert s’est éteint ce lundi 21 mars à l’âge de 77 ans.

    Originaire du Haut-du-Tôt où il avait vu le jour le 12 février 1939, Michel Lambert était le fils aîné de Lucien et Rose Lambert, frère de Paul, Jacques et Marie-Agathe. Elevé longtemps par sa mère en raison de la captivité d’un père fait prisonnier de guerre, Michel Lambert fut touché par la foi lorsqu'il accompagnait son institutrice à la messe. Après avoir effectué son séminaire à Saint-Dié, il est ordonné prêtre le 27 mars 1967 à la cathédrale. Cependant, il poursuit des études de théologie jusqu’en 1969. Cette année-là, le 1er août, il intègre l’équipe sacerdotale du plateau de la Justice à Epinal, puis la paroisse de Jeuxey le 1er juin 1976.

    Le 18 novembre 1983, il rejoint la paroisse de Bruyères avant de devenir vicaire épiscopal de la zone plaine dont il est le doyen, à Domremy, le 27 avril 1990. Il se retrouve le 2 décembre 1999 au sein de la nouvelle paroisse Bienheureux Jean-Baptiste Ménestrel à Lamarche avant d’être nommé exorciste du diocèse de Saint-Dié le 13 septembre 2007. Nommé recteur de la basilique Sainte-Jeanne-d’Arc de Domremy-la-Pucelle le 5 juin 2008, il est également curé de la paroisse Sainte-Jeanne-d’Arc-Saint-Elophe à cette date.

    Fervent admirateur de Jeanne d’Arc et ardent johanniste, Michel Lambert avait tout lu et étudié de l’héroïne, en passionné. Délégué diocésain à l’œcuménisme et responsable local des nouveaux mouvements religieux et sectes, Michel Lambert était également membre du conseil presbytéral. Jusqu’à il y a peu, il assurait encore le catéchisme et célébrait des obsèques.

    Sous des traits qui pouvaient apparaître austères, se cachait un homme profondément bon et humain. Il y a trois ans, il avait accompagné la relance de l’association des Amis de la basilique dont il était le président. On lui doit également, entre autre, la restauration récente de l’orgue de l’édifice religieux et la nouvelle brochure qui lui est consacrée. Il avait également vivement encouragé le programme de travaux à intervenir sur la basilique.

    Ses obsèques seront célébrées ce mercredi à 10h30 en la basilique du Bois Chenu de Domremy. L’inhumation au cimetière du Haut-du-Tôt se déroulera à 16h00.

    RIP+

  • Un anneau attribué à Jeanne d'Arc acquis par la Fondation "Le Puy du Fou Espérance"

    L'anneau a été acheté par la Fondation Puy du Fou Espérance, représentée par Nicolas de Villiers, fils de Philippe de Villiers et président du parc à thème vendéen mondialement connu, au cours d’une vente aux enchères organisée à Londres.

    La mise à prix de la relique datant du XVe siècle était de 14 000 livres sterling (19 051 €). Malgré l'absence de preuves que cet anneau ait appartenu à Jeanne d'Arc, il a été vendu le 26 février pour un montant record de 297 600 livres sterling (376 833 €).

    Selon les représentants de la maison d'enchères, Jeanne d'Arc a donné une description détaillée de cet anneau au cours de son interrogatoire à Rouen le 17 mars 1431 : elle présente l'inscription "Jhesus Maria" et trois croix gravées.

    L'anneau, accompagné de documents qui l'authentifient, est conservé dans un baguier en bois. Après l'exécution de Jeanne, l'objet précieux a été porté par le roi Henry VII d'Angleterre.

    Grand merci à la famille de Villiers qui, par ce geste généreux, honore la France, son histoire, Jehanne d'Arc et la Lorraine... puisque les de Villiers ont des origines lorraines !

  • Jeanne d'Arc, le procès de Rouen

    Le 21 février 1431 s'ouvre l’un des plus fascinants et décisifs procès de l’Histoire : celui de Jeanne d’Arc.

    Cette jeune fille de 19 ans, prétendue analphabète, hallucinée, hérétique, sera en moins de cent jours condamnée à être brûlée vive.

    Dès le premier interrogatoire, les juges, Cauchon en tête, assènent les coups. Ils sont prêtres, docteurs en théologie, familiers du droit canon, décidés à la faire plier.

    Dès sa première parole, Jeanne, seule à la barre, déjoue les pièges des hommes d’Église et de loi. Elle fait preuve d’un ton libertaire, habile et plein d’humour qui les déstabilise par la force de sa sincérité.

    Les voix, puisque c’est là l’essentiel, portent.

    Cent jours durant, va se jouer, en cette froide salle d’audience, l’éternel combat de la vérité.

    Tout procès se conclut dès la première audience. Jacques Trémolet de Villers, plaideur des plus importants procès politiques de ces dernières décennies, décrypte les paroles échangées et nous livre, en voix off, son commentaire jour après jour. Il introduit son lecteur dans la salle, lui fait comprendre les convictions des parties, et surtout lui fait saisir le courage sensible du personnage de Jeanne, jusqu’à craindre l’issue…

    ll y a du bon dans la procédure. Elle conserve, comme des pierres précieuses dans une châsse, un véritable trésor, et demeure en dernière analyse la seule raison sérieuse d’organiser la justice des hommes. Le texte intégral du procès, seul témoignage à faire véritablement entendre Jeanne, a été élaboré, de façon minutieuse, à partir des actes authentiques (les minutes conservées en latin et en français), vérifiés aux meilleures sources et complétés par les dépositions du procès d’annulation.

     

    ‡ Jeanne d'Arc. Le procès de Rouen 21 février-30 mai 1431, Jacques Trémolet de Villers, éditions Les Belles Lettres, 2016, 311 p. (24,90 €).

  • Domremy (88) : L'Accueil du pèlerin bientôt démoli

  • Domremy (88) : l'indispensable restauration de la basilique du Bois Chenu

    On parle de dix ans de travaux de réfection et d’une enveloppe de 5 M€ qu’il reste à financer. Il faut croire au miracle pour la basilique Sainte-Jeanne-d’Arc à Domremy !

    Propriété du diocèse de Saint-Dié, elle se dresse toujours là, fièrement, sur un coteau boisé de Domremy, non loin du lieu où Jeanne aurait entendu ses voix. Mais les pèlerins qui passent par là n’en croient parfois pas leurs yeux : la basilique du Bois Chênu, dont la première pierre a été posée il y a tout juste 134 ans, ne se présente pas revêtue de ses meilleurs atours. L’édifice a mal vieilli et laisse apparaître à l’extérieur des herbes folles et autres mousses sur les ardoises trahissant le mal dont est frappée la basilique : l’usure du temps... et l'abandon des hommes.

    En son sein, l’on sait les escaliers de la crypte bien endommagés tandis que des eaux de pluies la frappent systématiquement en plein « chœur ». A la hâte, l’abbé Michel Lambert, recteur de la basilique, dispose çà et là des seaux pour parer au plus pressé : un pis-aller qui dissimule bien mal, là encore, une certaine « misère ». « Un processus est engagé avec l’architecte et à la suite du diagnostic qu’il a établi, nous effectuerons ces réparations de fuites d’eau en priorité dès le début de l’année 2016 », précisait il y a peu l’économe diocésain Michel Petitdemange. Une première enveloppe de quelque 15 000 € pourrait être engagée.

    Cela écrit et pour reprendre les termes de l’économe, d’autres « désordres » sont apparus au fil des ans sur l’édifice classé monument historique il y a deux ans. La toiture apparaît désordonnée en effet, surtout à hauteur du dôme et de la nef. La flèche, également, semble donner quelques signes de lassitude et le montant des travaux pour réhabiliter cette seule partie du clocher sur lequel on pensait sérieusement un temps que les anges accrochés là ne tenaient plus que par un grand mystère et quelques morceaux de ferraille, s’élèverait à un million d’euros.

    Un million d’euros, c’est justement le montant de l’enveloppe qui fait actuellement défaut au diocèse de Saint-Dié pour boucler le budget des personnels : prêtres et laïcs !

    « Cela fait deux ans qu’un travail est engagé avec l’architecte. Des travaux d’urgence ont été réalisés et l’orgue, notamment, a en partie été restauré ainsi que certains endroits au niveau du plafond au-dessus de cet orgue, justement », souligne encore Michel Petitdemange.

    C’est le cabinet Bortolussi, « architecte de référence dans la région » qui a planché sur le dossier. Dans les Vosges, on lui doit notamment la rénovation de la cathédrale de Saint-Dié-des-Vosges, l’abbaye d’Autrey, ainsi que d’autres monuments historiques (Châtillon-sur-Saône, couvent des Thons, abbaye de Bleurville...). Outre un diagnostic technique important, il est également question d’obtenir le plus rapidement possible l’accord indispensable de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) et, plus délicat encore, trouver les financements idoines. On parle là au bas mot d’une dizaine d’années de travaux de réfection pour un coût estimé à près de 5 millions d’euros. 4,7 millions d’euros très exactement. « Mais quand on ouvre, on ne sait jamais ce que l’on va découvrir », dit encore en substance Michel Petitdemange. De nombreuses pierres se trouvent en très mauvais état en effet et la basilique chère à Jeanne d’Arc se trouve plus que jamais soumise à de fortes contraintes administratives.

    Fidèles, amoureux du patrimoine et de l'histoire et collectivités publiques doivent s'efforcer de réunir les subsides nécessaires pour restaurer un pan de notre Histoire commune.

    [d'après Vosges Matin]

  • Souvenons-nous de Henri Bataille, l'historien de Vaucouleurs

    [L'Abeille]

  • Le 'Conseil' de Jehanne d'Arc convoqué à Notre-Dame de Bermont

    Les deux nouvelles statues bénies lors des IIèmes Journées johanniques de Bermont : sainte Thérèse de Lisieux et sainte Clotilde [cl. ©H&PB].

    Les IIèmes Journées johanniques se sont tenues les 26 et 27 septembre à l'ermitage de Bermont (Vosges, commune de Greux) autour du thème du "Conseil de Jehanne". Rappelons que Jehanne aimait fréquenter ce saint lieu où elle se rendait presque chaque samedi afin d'y prier Marie et d'y déposer des cierges.

    Par "Conseil", nous devons entendre l'intervention divine qui s'est manifestée auprès de Jehanne par l'entremise de l'archange saint Michel et des saintes Catherine et Marguerite. L'abbé Patrick du Fäy, de la Fraternité Saint-Pierre, a abordé ce thème en tentant une approche de ce phénomène surnaturel qui est signe de contradiction pour nos contemporains, comme il le fut d'ailleurs à l'époque de Jehanne. Marie-Paule Renaud, historienne de Jehanne d'Arc, a expliqué la grande variété des représentations des "voix" à travers l'art (peinture, sculpture, vitrail). Enfin, Marie-Véronique Clin, ancienne collaboratrice de Régine Pernoud, a resitué les travaux de recherches sur Jehanne menés par l'historienne, et les difficultés qu'elle a rencontré au sein même de l'université pour faire accepter certaines vérités sur Jehanne d'Arc.

    Dimanche, lors de la messe célébrée dans la chapelle Notre-Dame de Bermont, le RP Jean Bosco, bénédictin à l'abbaye Saint-Joseph de Clairval à Flavigny-sur-Ozerain (21), a béni les deux nouvelles statues sculptées par ses soins : sainte Clotilde et sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, deux saintes liées à la spiritualité johannique.

    Lors de ces Journées, Alain Olivier, président de l'association Notre-Dame de Bermont-Sainte Jehanne d'Arc, a présenté aux participants le projet auquel collabore l'association avec deux autres structures johanniques nationales : l'installation en Russie d'une reproduction de la statue du sculpteur Boris Lejeune dédiée à Jehanne d'Arc, installée à proximité de la chapelle de Bermont. Il s'agit, pour les johannistes français, de remercier la Russie pour son action en faveur de la protection des chrétiens d'Orient.

  • IIèmes Journées johanniques à Notre-Dame de Bermont les 26-27 septembre 2015

    Samedi 26 et dimanche 27 septembre 2015

    IIèmes journées johanniques de Bermont (Greux – Domremy)

    Le thème de ces IIèmes journées est celui du « Conseil » de Jehanne. Ce phénomène surnaturel est un signe de contradiction pour nos contemporains, comme il le fut à son époque et aux siècles suivants.

    Un hommage spécial sera réservé à Régine Pernoud dont l’œuvre et les recherches sur Jehanne d’Arc restent une référence.

     

    Samedi 26 septembre

    13h30 : accueil des participants, à l’ermitage de Bermont

    14h00 : conférence sur « Jehanne en ses conseils : l’aide de la clarté angélique », par Monsieur l’abbé Patrick du Fäy, recteur du séminaire de la Fraternité Saint-Pierre à Wigratzbad

    16h00 : conférence sur « Les voix au travers de l’art : peinture, sculpture, vitrail » par Marie-Paule Renaud, historienne, rédactrice de la « Lettre d’informations Présence de Jehanne d’Arc ».

    18h00 : conférence sur « Régine Pernoud, sa vie et son œuvre » par Marie-Véronique Clin, ancienne collaboratrice de Régine Pernoud, historienne, conservatrice du Musée d’histoire de la Médecine à Paris

    Dimanche 27 septembre

    10h00 : solennité de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, patronne secondaire de la France. Messe selon le rite extraordinaire de l’Église, à l’intention des chrétiens persécutés

    Le RP Jean Bosco, bénédictin de l’abbaye Saint-Joseph de Clairval, bénira les deux statues qu’il a sculptées pour la chapelle (sainte Clotilde et sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus).

  • Notre-Dame de Bermont, la chapelle de Jeanne d'Arc