20 novembre 2009
Vers une liaison Saône-Moselle ?
Véritable serpent de mer, la liaison entre la Méditerranée et la Mer du Nord refait surface avec le projet de jonction de la Saône et de la Moselle. Pédagogie et débats autour d'un projet structurant titanesque.
Un canal d'une longueur de 200 à 250 kilomètres entre Neuves-Maisons (Meurthe-et-Moselle, Lorraine) et Saint-Jean-de-Losne (Côté d'or, Bourgogne) afin de relier la Saône et la Moselle. Le tout pour la rondelette somme de 10 milliards d'euros. Un projet titanesque traversant le département des Vosges du nord au sud via les environs de Neufchâteau et de Contrexéville. Plein de démesure. Une idée folle ?
Pas tout-à-fait. La construction d'une telle voie fluviale permettrait de mettre en connexion, par l'intérieur des terres, la Méditerranée et la Mer du Nord. Un projet tant rêvé depuis l’Antiquité, et qui resurgit dans les songes de nombreux décideurs politiques, entrepreneurs actifs et simples citoyens de Lorraine, de Bourgogne et de Franche-Comté, les trois régions principalement et directement concernées.
Les objectifs poursuivis sont clairs : œuvrer pour le développement durable en favorisant le transport fluvial dont le coût environnemental est extrêmement faible, désengorger les autoroutes du nord-est des innombrables camions qui les empruntent, et stimuler les économies sinistrées de ces grandes provinces françaises.
À présent, la mission est de faire de ce doux rêve une concrète réalité. Des études ont ainsi, d'ores et déjà, été menées, autant sur les plans socio-économique que technique. D'autres sont en cours. Quatre couloirs de passage ont été retenus pour accueillir la liaison fluviale, dans une bande d'une quarantaine de kilomètres.
Une bande qui englobe la circonscription de Jean-Jacques Gaultier, député et conseiller général des Vosges. Vigilant sur le suivi du dossier, il rappelle : "La poursuite des études est nécessaire. Elles sont faites pour préparer le débat public prévu en 2012 par la loi Grenelle 1, loi votée à la quasi-unanimité."
Et Patrick Hatzig, vice-président au Conseil régional de Lorraine délégué aux infrastructures et aux transports, soutien de la première du projet, de poursuivre : "Il faut mener les études comparatives pour créer les conditions démocratiques du débat. C'est ce que le Président de la République a réaffirmé lors de son déplacement en Moselle. Et la question sera tranchée en connaissance de cause en 2012."
Pourtant, à peine imaginé, loin d'être creusé, le canal Saône-Moselle soulève déjà bien des polémiques, notamment du côté des Verts qui se verraient bien, à l'instar de leur enterrement en règle du canal Rhin-Rhône en 1997 avec l'arrivée de la gauche plurielle au Palais Bourbon et de Lionel Jospin à Matignon, en fossoyeur du projet. "La liaison Saône-Moselle est une fausse bonne solution. Elle va nécessiter une énorme quantité d'eau car elle suppose de nombreuses écluses. Elle va dénaturer les paysages et détruire les éco-systèmes, sans parler de la disparition des terres agricoles", accuse Jean-François Fleck, conseiller régional (Verts), détracteur de la première heure du "canal de l'absurde". L'écologiste poursuit son argumentaire à charge : "Je ferais un parallèle avec la RN66. Quand on regarde une carte, il n'y a que quelques kilomètres pour faire la jonction. Mais, sur le terrain, le contournement qu'il nécessite en fait un projet absurde, coûteux et destructeur."
Un raisonnement contesté par Patrick Hatzig, lui qui voit dans le canal l'opportunité de faire de la Lorraine un "carrefour, un lieu de transit des marchandises". "Le canal n'ira pas à fond de vallée, il sera à flanc de coteaux. Il ne remplacera donc pas les cours d'eau, répond-il, alors il n'y aura aucun problème pour l'environnement et la biodiversité." Autant dire que les discussions politiques sont lancées et animées. Avant l'heure.
Car le débat public - "officiel" - se tiendra bien en 2012. Et, sans doute, les premiers coups de pelle dans les sols de la vallée vosgienne ne viendront pas avant l'horizon 2025. D'ici là, bien de l'eau aura eu le temps de couler sous les ponts de la Moselle et de la Saône. Un long temps de suivi, au fil de l'eau, d'un projet dont la polémique qu'il suscite n'a de mesure que le gigantisme qu'il abrite.
Tanguera-t-il devant les obstacles dans la mer agitée d'une nature fragile et capricieuse ? Chavirera-t-il dans la tempête soulevée par des écologistes qui ont le vent en poupe ? Sur le pont, barre en main, les capitaines du navire "Sâone-Moselle" entendent bien être les premiers hommes à mener une embarcation de la Méditerranée à la Mer du Nord. Par les terres, sans escale.
[Vosges Matin |16.11.09]
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11 novembre 2009
Damblain (Vosges) : un obus découvert sur la route de Lamarche
Lors des travaux d'enfouissement du réseau électrique de 20.000 watts pour alimenter la ZAC "Cap Vosges Damblain", les employés de l'entreprise SNCTP de Chaumont (52) ont découvert un obus antichar allemand de calibre 8,8 cm ainsi qu'une grenade à fusil antichar allemand.
Durant la seconde guerre mondiale, une colonne de militaire allemand avait été mitraillée sur cette route par un char de la 2ème DB de Leclerc. Deux démineurs du centre de la Sécurité civile de Colmar ont emporté les engins explosifs à Colmar pour qu'ils y soient désamorcés et détruits.
D'après eux, la grenade était la plus dangereuse, car elle n'a pas besoin d'un grand choc pour exploser. Ces démineurs sillonnent huit départements de l'Est et récupèrent des munitions datant de 14-18, 39-45, mais aussi de la guerre de 1870, un boulet de l'époque napoléonienne a même été neutralisé !
[d'après Vosges Matin | 09.11.2009]
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08 novembre 2009
L'Eglise des Vosges et de Meurthe-et-Moselle lance un appel au don
La crise financière touche tout le monde, y compris l'Eglise. Pour lui permettre d'annoncer l'Evangile et d'être présente dans notre monde, nos évêques demandent à tous les catholiques pratiquants et non pratiquants de contribuer aux charges de l'Eglise.
C'est aussi permettre aux prêtres, diacres et laïcs bénévoles mandatés par l'évêque, de prendre leur responsabilité auprès des baptisés, d'assurer la distribution des sacrements et l'accueil des familles dans le deuil.
Alors, donnons de bon coeur !

>> Plus d'infos et don possible sur :
Diocèse de Saint-Dié : http://www.catholique-vosges.fr/Campagne-2009.html...
Diocèse de Nancy & Toul : www.catholique-nancy.cef.fr

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03 novembre 2009
La maternité régionale de Nancy à 80 ans
La Maternité Régionale Universitaire de Nancy a fêté en septembre le 80ème anniversaire de son ouverture en 1929.
Une importante exposition en constitue l’évènement principal. Celle-ci, présentée dans la galerie principale de l’établissement, souligne en particulier :
- le positionnement actuel de la Maternité Régionale, l’esprit d’anticipation des ses fondateurs, les évènements singuliers qui ont marqué les 80 premières années, seront illustrés par des documents historiques et un grand nombre de photographies d’époque. De nombreux objets (instruments médicaux, biberons…) y sont présentés, ainsi qu’un exceptionnel "Atlas d’anatomie obstétricale" de 1894 consultable sur une borne interactive.
- la dynamique d’innovation, de recherche constante d’amélioration du service aux nouveau-nés et à leur famille (présentation de panneaux spécifiques sur les activités de pointe) Ces questions permettent notamment de découvrir le projet de construction du nouveau bâtiment de Néonatologie ainsi que les nouvelles technologies, l’organisation médicale qu’il promeut et les programmes de recherche sur lesquels la Maternité est en pointe.
- projection d’un film en images de synthèse permettant au visiteur de pénétrer au cœur du futur bâtiment de Néonatologie.


>> L’exposition est accessible gratuitement au public dans sa totalité entre 9 h et 17 heures en semaine jusqu’au 19 novembre 2009, dans les locaux de la Maternité au 10 rue du Docteur Heydenreich à Nancy.
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31 octobre 2009
Toussaint et Commémoraison des Fidèles Trépassés en Lorraine

1er novembre, fête de la Toussaint, l'Eglise catholique invitent les croyants à fêter dans la joie tous les saints du Ciel qui furent des témoins de la foi au cours des siècles.
Et le 2 novembre est plus spécialement consacré à la Commémoraison des Fidèles Trépassés, complément de la fête de la Toussaint. Deux fêtes religieuses qui concrétisent le dogme de la "communion des saints", associant les vivants et les morts dans une même prière.
En Lorraine, la Commémoraison des Défunts a toujours été une fête liturgique très suivie : Toussaint et souvenir des fidèles défunts ne formant souvent qu'une seule et même fête dans l'esprit des lorrains. En témoigne ce tableau d'Emile Friant représentant une famille en grand deuil se rendant au cimetière le jour de la Toussaint (1886).

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30 octobre 2009
Les vosgiens investissent dans la truffe
La Chambre d'Agriculture des Vosges expérimente une plantation de truffes dans le pays de Neufchâteau.
« Allez cherche ! », commande Xavier Boulangé. Sa chienne, un colley barbu ne se fait pas prier pour fourrer sa truffe dans les feuilles mortes. L'animal va, vient, jappe, s'arrête, gratte le sol et déterre un joli diamant noir : une truffe de Bourgogne d'au moins 40 grammes, bien dure, à la chair marron veinée de blanc.
Xavier Boulangé, conseiller forestier à la Chambre d'Agriculture, sort un morceau de gruyère de sa poche et le tend à l'animal. Aussitôt, la chienne reprend ses recherches. Nous sommes dans une forêt du pays de Neufchâteau. Un secteur où le champignon pousse à l'état naturel. « C'est ici qu'on en trouve le plus, mais il y en a également du côté de Rambervillers, Châtel-sur-Moselle, Dompaire, Martigny-les-Bains. La truffe pousse sur des terrains calcaires très alcalins à 7 pH et plus. Il faut aussi des arbres en symbiose comme le chêne, le tilleul, le charme ou le noisetier.»
Comment ces truffes sont-elles arrivées jusque dans les Vosges ? « C'est simple, elles n'en sont jamais parties, mais on les avait un peu oubliées », explique le conseiller agricole en rappelant qu'à la fin du XIXe siècle, 1.000 tonnes de truffes étaient annuellement commercialisées en France contre à peine 50 tonnes aujourd'hui. « Il y avait même une production significative dans l'Est de la France » ajoute-il. Depuis déjà quelques années, la Bourgogne, la Meuse ont entamé la reconquête du marché. Des groupements de producteurs se sont mis en place, se sont structurés.
Dans les Vosges, on en est encore aux prémices. Il y a deux ans, la Chambre d'Agriculture a mis en place une truffière expérimentale autour de Neufchâteau. « 700 plants mychorisés ont été mis en terre. Il faudra patienter encore 8 ans avant d'espérer une première récolte. Mais l'idée est surtout de tester différentes variétés avec ce sol pour disposer d'informations et accompagner des agriculteurs qui souhaiteraient développer une truffière », explique Xavier Boulangé, convaincu qu'il y a un marché à prendre. « La demande est forte. Et même si elle est moins cotée que la truffe du Périgord, la truffe de Lorraine a des qualités gustatives équivalentes et se vend autour de 400 euros le kilo. » Quand on sait que la production moyenne oscille entre 15 et 20 kg par hectare et par an, on aura compris que la truffe peut-être un excellent moyen de valoriser les friches et autres anciens vergers. Une réalité qu'a bien comprise un agriculteur d'Harmonville qui nourrit le projet de lancer une truffière de 2 ha.
• La commune de Langley, située entre Charmes et Portieux, accueillera le dimanche 8 novembre la première fête de la truffe et des produits du terroir. Outre un marché aux truffes fraîches de Lorraine, le public pourra assister à des démonstrations de recherche avec chien truffier. Conférences et projections vidéo sur la trufficulture en Lorraine, vente de plants truffiers sont également au programme. Contact : 06.76.00.93.83.
[d’après l’Est Républicain | 27.10.09]
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23 octobre 2009
Metz : un régiment français stationné en Allemagne bientôt transféré dans la capitale régionale
Le ministre de la Défense Hervé Morin a confirmé auprès de sources autorisées (voir ci-dessous) que le régiment qui doit s'installer à Metz sera bien un régiment français de la brigade franco-allemande (BFA) actuellement stationné en Allemagne. Il n'y en a que deux : le 110ème régiment d’infanterie à Donaueschingen et le 3ème Hussards à Immendigen.
Comme l'annonçait Les Dernières nouvelles d'Alsace, il est fort probable que ce soit le régiment de hussards qui sera transféré à Metz. Le ministre de la Défense devait parler de ce sujet ce vendredi 23 octobre avec son homologue allemand, en marge d'une réunion de l'Otan.
[source : http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/10/...]
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20 octobre 2009
Une association pour accompagner la création du parc naturel régional
Réunis à Lironcourt, dans le canton de Lamarche (Vosges), des responsables associatifs et des élus locaux ont décidé la création d’une association pour porter le projet de création d’un parc naturel régional (PNR).
Responsables associatifs œuvrant depuis de nombreuses années dans les domaines du patrimoine naturel et culturel, du tourisme et du développement économique local, élus des communautés de communes des Pays de la Saône Vosgienne, de Saône et Madon, du Val de Vôge, des Marches de Lorraine, et de Bourbonne-les-Bains : ils étaient venus en nombre pour partager leur motivation pour la naissance de cet efficace outil de développement local que représente le Parc Naturel Régional.
Dénommée « Aux sources du Parc », la nouvelle association loi 1901 a pour objectif de réunir les arguments destinés à convaincre les Conseils régionaux de nos territoires – Lorraine, Champagne-Ardenne et Franche-Comté – de la validité d'un tel projet. Différents groupes de travail se sont d’ores et déjà constitués afin de mener les réflexions et les recherches sur les thèmes les plus divers : patrimoine naturel, patrimoine culturel, développement touristique, développement économique.
La communication représente le thème d'une dernière commission essentielle car il sera nécessaire d'expliquer aux habitants, mais aussi aux décideurs locaux, les objectifs et la méthode d'un PNR. La démarche à mener est en effet d'envergure puisqu'elle vise à valoriser les atouts d'un vaste territoire (de Bains-les-Bains à Bourbonne-les-Bains, de Darney à Passavant-La Rochère en passant par Monthureux-sur-Saône) notamment en faisant travailler ensemble différents acteurs.
Les membres de la nouvelle association seront aidés dans leur démarche par six étudiants en licence « Gestion durable des espaces forestiers et développement local » à l'Université de Nancy 2. À charge pour eux de participer aux commissions, d'amorcer un inventaire des richesses à mettre en avant dans le cadre de la création d'un PNR.
La prochaine réunion est programmée le 4 novembre, à 20h30, au casino de Bourbonne-les-Bains. Damien Parmentier, directeur de Vosges Développement, interviendra en tant qu'ancien directeur du Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges. Toutes les personnes souhaitant rejoindre l'aventure sont les bienvenues.
[Vosges Matin | 16.10.09]
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17 octobre 2009
Toul : le Dr Hachet président du Cercle d’études locales depuis soixante ans
Le docteur Michel Hachet est à la tête du Cercle d'études locales depuis... 1949 !
« J'ai coutume de dire que les longs règnes, ça ne vaut rien », dit-il en souriant. Pour la soixantième année consécutive, Michel Hachet vient d'être réélu à la présidence du Cercle d'études locales du Toulois.
En 1947-1948, un groupe d'amis crée une association dont le but est de partager et faire circuler la connaissance, dans des domaines très divers, avec la Lorraine en toile de fond. Parmi ces pionniers figure un jeune vétérinaire, installé à Toul depuis peu, élu président de l'association en janvier 1949. Une fonction qu'il occupe toujours.
Féru d'histoire, passionné d'archéologie, mais aussi d'arts et de techniques, Michel Hachet est un puits de science et de culture. Mais, si ce conservateur bénévole du Musée d'Art et d'Histoire de Toul dispose de connaissances tentaculaires, l'homme n'en cultive pas moins humilité et humour.
Depuis soixante ans, de l'automne au printemps, l'association invite le public à une causerie mensuelle, toujours passionante. Peu après sa création, le Cercle d'études créait le « Prix Moselly », qui récompense une nouvelle ou un conte d'inspiration lorraine, en mémoire de l'écrivain originaire du Toulois et qui reçut le Prix Goncourt en 1907. D'ici quelques semaines, l'association doit d'ailleurs publier un recueil de morceaux choisis puisés dans l'œuvre d'Emile Chenin, dit Moselly, et illustrés par des tableaux issus des musées de la région.
Enfin, depuis 1974, le Cercle d'études publie également « Etudes Touloises », une revue qui accueille des textes consacrés à l'histoire et au patrimoine (de nombreux articles sont consultables sur www.etudes-touloises.com).
[d’après l’Est Républicain | 16.10.09]
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15 octobre 2009
Retour sur les Journées d’Etudes meurthe-et-mosellanes
Les IVe Journées d'Études meurthe-et-mosellanes se sont tenues à la Maison des sociétés de Pont-à-Mousson.
« Les conférenciers se sont attachés à présenter l'histoire de la ville et son développement, du Moyen Âge au XVIIIe siècle », explique Philippe Masson, l'un des organisateurs de ces Journées avec Fabienne Henryot et Cédric Andriot. Pourquoi la ville s'est-elle installée à cet endroit ? Voilà une question apparemment simple qui a trouvé sa réponse lors de ces Journées d'Etudes. Les intervenants proposant des flashs sur des thèmes bien précis et emblématiques concernant Pont-à-Mousson. « Et puis, il y a des choses originales comme le Jardin botanique, qui complète le paysage urbain », poursuit Philippe Masson qui a cité dans son mot d'introduction le colloque du 400ème anniversaire de la création de l'Université à Pont-à-Mousson il y a 37 ans. « Ce n'est pas la première fois, donc, que les historiens s'intéressent à la ville ». Cette année donc, les Journées d'Etudes se sont intéressées à l'évolution de la cité et à ceux qui l'ont façonnée. La notion de frontière, le religieux, le militaire et l'industrie ont mis en valeur les multiples facettes de cette agglomération chargée d'histoire.
« Ces Journées sont dans la continuation des Journées meusiennes. Au moment où l'on critique l'Université, on voit qu'elle s'ouvre sur l'extérieur, on voit son utilité sociale et son implication dans les territoires et de son intérêt pour eux. » a précisé Philippe Martin, de l’université de Nancy 2. Et de citer des chercheurs qui sont venus tout exprès de Clermont-Ferrand ou de Paris pour parler de Pont-à-Mousson. Philippe Martin qui na pas oublié la nouvelle génération d'historiens qui apporte un souffle neuf et qui désormais s'occupe de faire vivre et de mettre en place ces moments culturels.
Des communications nombreuses et variées ont été présentées durant ces Journées autour du thème de la religion : « Le retable flamand » par Jean Magnin ; « Clarisses, Annonciades et Capucins, la famille franciscaine à Pont-à-Mousson à l'époque moderne » par Pierre Moracchini, de la bibliothèque franciscaine des Capucins de Paris ; « Philippe de Gueldre » par Philippe Martin ; « La réforme des Prémontrés et le transfert de Sainte-Marie-au-Bois à Pont-à-Mousson » par Pierre Lallemand, professeur honoraire ; « Le livre jésuite » par Romain Martin, de l'université Nancy 2 ; « L'école royale militaire » par Cédric Andriot, de l'université Nancy 2 ; « Duroc, le fidèle de l'Empereur » par Jacques Le Coustumier, du Souvenir napoléonien ; « Le Bois-le-Prêtre, des combats au souvenir » par Frédéric Steinbach, de l'ONF.
Philippe Masson, Fabienne Henryot et Cédric Andriot ont été les chevilles ouvrières de ces Journées et sont tous doctorants sous la direction de Philippe Martin, professeur d'histoire moderne à Nancy 2.
Rendez-vous donc en 2010 à Longwy pour la Ve édition de ces Journées où l’on pourra découvrir les Actes du colloque de Pont-à-Mousson.
[clichés l’Est Républicain]
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