08 mai 2008

L'abbaye Saint-Maur de Bleurville accueille l'ensemble vocal franc-comtois "Jour après jour"

DIMANCHE 22 JUIN 2008 A 15 H 30

L'ABBAYE SAINT-MAUR DE BLEURVILLE ACCUEILLE L'ENSEMBLE VOCAL "JOUR APRES JOUR" DE BELFORT

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Membre actif du mouvement A Cœur Joie, l'ensemble vocal « Jour après Jour », créé en 2002, travaille au-delà du répertoire classique et aborde des oeuvres originales utilisant toutes les ressources de la polyphonie comme le chant aléatoire. Chaque choriste se voit ainsi confier une responsabilité vocale ce qui lui permet, ainsi qu'au public, de découvrir d'autres univers musicaux. Le répertoire proposé lors des concerts est donc très varié et se compose d'oeuvres baroques classiques et contemporaines.

L'ensemble vocal est composé de 3 ténors, 2 barytons, 2 basses, 7 sopranes et 7 altos.

Réservez votre dimanche 22 juin après-midi pour venir écouter ce groupe vocal sous les voûtes de Saint-Maur... pour prolonger la Fête de la Musique et rentrer joyeusement dans l'été !

Allez découvrir cet ensemble vocal franc-comtois sur www.vocejourapresjour.fr

 

07 mai 2008

Le patrimoine historique de Bleurville en danger

Le rôle de notre blog est aussi d'attirer l'attention du public et des élus... et des habitants de Bleurville - le blog est consacré avant tout au "patrimoine et à l'histoire de Bleurville", ne l'oublions pas - sur l'état du patrimoine bâti, naturel et historique de la commune.

Nous souhaitons présenter ici même les différents lieux, sites et monuments qui méritent toute l'attention de nos concitoyens et de ses représentants élus.

Et n'oublions pas que quelques centaines d'euros investis dans l'entretien régulier du patrimoine local peuvent se transformer en milliers, voire millions, d'euros si l'on ne prête pas garde à l'état de dégradation dans lequel peut sombrer rapidement un bâtiment non entretenu...

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Et voilà, en tout premier lieu, notre vénérable "Chêne des Saints" (planté à la fin du XVIe siècle) qui mérite un petit nettoyage ; le lierre va finir par le manger complètement... Et cela ne coûte rien !
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C'est au tour de l'église paroissiale Saint-Pierre-aux-Liens dont les portes (petite et grand portail) méritent un bon coup de peinture de protection... Ce n'est pas ce qui coûte le plus cher !
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Les abats son de l'église paroissiale méritent également d'être rafraîchis : quelques lattes pourraient être judicieusement remplacées...
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Et notre pauvre saint Eloi (XVIe s.) qui a perdu sa tête... quand la retrouvera-t-il ?
Et nous ne parlerons pas de ce qui se voit moins à l'oeil nu : les statues en bois polychrome des saints Pierre et Paul (au choeur, statues du XVIe s.) attaquées par les vers, les tableaux du fond de la nef (Crucifixion et Résurrection, XVIIIe s.) ternis par un champignon, et les peintures intérieures de l'église qui mériteraient d'être rafraîchis...
Nous avons attiré l'attention avant tout sur les éléments du patrimoine historique bleurvillois les plus visibles et les plus à risque.
Nous pourrions aussi parler des quelques maisons laissées à l'abandon qui rompent l'unité et la continuité des rues du villages (et qui menacent surtout la sécurité du voisinage) : "il y a sûrement quelque chose à faire" (comme disait l'autre !) auprès des propriétaires négligents pour les obliger soit à entretenir leur bien, soit à le céder afin de libérer un emplacement pour une future contruction. Mais une maison ancienne qui disparaît, c'est aussi un peu la mémoire du village qui meurt...
Il nous reste à espérer que chacun prenne conscience de l'intérêt que représente ce patrimoine local, hérité de nos ancêtres, pour les générations actuelles... et pour nos descendants.
Agir en faveur de la sauvegarde de notre patrimoine commun suppose qu'il existe une véritable volonté d'agir... Prenons exemple sur des communes vosgiennes voisines (de la Communauté de communes du Pays de la Saône vosgienne, et nous pensons au village de Les Thons en particulier) qui ont pris conscience de l'importance de cet héritage.

05 mai 2008

Premier musée vivant de la saison à Châtillon-sur-Saône

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Châtillon-sur-Saône, à la jointure de trois provinces, est riche d'une histoire tiraillée entre Barrois, Lorraine et France. Que de trésors ici, que de patrimoine et de coutumes à valoriser. Que d'écrits à décrypter pour mieux comprendre comment fonctionnait le village Renaissance autrefois. Comment, aussi, le faire sortir d'un relatif oubli avec l'avantage de se situer aux confins des chemins touristiques lorrains, franc-comtois et champardennais ?

 

La vie, la vraie vie, voilà ce qui intéresse l'association du musée portée par une poignée de bénévoles autour du maire des Thons, Robert Mougin,  qui se démène avec Saône Lorraine pour préserver ce qui peut l'être. Comme la majestueuse tour de guet du XIVe siècle victime du temps. La Maison du cordonnier et celle du berger donnent de l'assise à un musée éclectique qui s'anime cinq fois par an. Dominique Grandjean, la voisine de Passavant, qui avait enfilé pour les besoins de la cause les habits de la soubrette de Madame de Saint-Ouen, guidait les visiteurs du dimanche. « Un musée vivant est un musée qui prend de la valeur parce que l'on y fait revivre les choses, on montre les savoir-faire ! ».

Dimanche 4 mai, on baguenaudait entre les outils du cordonnier-bottier du XIXe et les récits de l'homme de l'art, Jean-Paul Délémontey, entre les travaux d'aiguilles mirecurtiens de Françoise la dentellière piquant le « carreau ». Sylvie livrait ses secrets de lavandière : cendre et coquilles d'œufs dans le chaudron. Pendant que Georges énonçait la dictée « Jules Ferry » et distribuait le bonnet d'âne. Jacques, postier de son état, avait enfilé la tenue de l'herboriste amateur concoctant le « vinaigre des 4 voleurs », un remède contre la peste, paraît-il. Commentaire de l'aromathérapeute : « je préfère préserver la santé plutôt que soigner la maladie ». Claude, féru d'héraldique, livrait à la pointe de son épée les fruits de ses recherches sur les blasons et les ducs de Lorraine. « Si on ne fait pas vivre le milieu rural, que va-t-il devenir ? ». Robert Mougin, un homme de la terre, pose la bonne question. Sans le musée et le souffle du passé recomposé pour les visiteurs, Châtillon s'endormirait, comme tant d'autres villages et de bourgs qui ont pourtant des tas de choses à montrer. C'est le pari que renouvelle chaque année depuis 1983 les bénévoles de Saône Lorraine.

• Prochaines journées "Musée Vivant" à Châtillon-sur-Saône les dimanches 1er juin, 13 juillet, 3 août (avec une fête Renaissance) et 7 septembre, de 14 h 30 à 18 h 00. Contactez le Grenier à sel au 03.29.07.91.78.

[source : L'Est Républicain]

 

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04 mai 2008

Pèlerinage annuel de Domremy à Vaucouleurs les 17 et 18 mai 2008

30ème anniversaire du pèlerinage organisé par
l'association Pèlerins de Lorraine
(1978 - 2008)
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Tous les ans, aux environs du 13 mai, a lieu le pèlerinage de Domremy à Vaucouleurs dans les pas de la sainte de la patrie. Cette marche de 22 km rappelle le tout premier départ de Jeanne d 'Arc lorsqu'elle a été trouver le Sire de Baudricourt pour lui faire part de sa mission. Cela eut lieu en 1429 vers le moment de l'Ascension qui tombait cette année-là le 13 mai. Cette commémoration est importante dans sa signification, car sans Baudricourt et sans Vaucouleurs, la mission de Jeanne était impossible. Donc, cette année encore, après la veillée du samedi à Notre-Dame de Beauregard, hauteur qui domine le pays de Domremy, un groupe que l'on souhaite important, partira dans le petit matin depuis la maison natale de Jeanne vers la porte de France à Vaucouleurs.

Passant par les villages et sites pittoresques de cette contrée, faisant étape à Notre-Dame de Bermont où Jeanne aimait venir prier tous les samedis, la colonne des marcheurs lancera ses chants joyeux dans le ciel. Après l'ermitage de Bermont situé dans une clairière, voilà Goussaincourt puis Montbras où l'on s'arrête un temps devant la magnifique façade Renaissance d'un imposant château, Taillancourt et enfin Champougny, l'étape attendue à mi-chemin. La messe a lieu à midi dans une curieuse église fortifiée du XIIe siècle. Le repas tiré des sacs sera pris à l'ombre d'énormes châtaigniers et proches d'une petite chapelle, très bien entretenue, qui renferme de belles statues rustiques.

A quatorze heures, nouveau départ en chantant le chapelet, des méditations sont proposées au pied des calvaires par les responsables des différents groupes participants à ce pèlerinage.

Voici Chalaines, puis l'on passe le pont sur la Meuse pour entrer dans Vaucouleurs en chantant haut et fort...

L'arrivée a lieu à la porte de France, dominant la célèbre vallée des couleurs. C'est ici même que Jeanne d'Arc commença sa mission qui devait la conduire à Orléans puis à Reims pour le couronnement de Charles VII et se terminer, de façon tragique pour la raison humaine, sur le bûcher de Rouen.

A bientôt pour notre pèlerinage joyeux dans les pas de Jeanne la bonne Lorraine !

Jean-Marie CUNY, responsable du pèlerinage

 

Renseignements et commande du livret du pèlerinage (5 €) :

ASSOCIATION PELERINS DE LORRAINE - LE TREMBLOIS - 54280 LANEUVELOTTE

Tél. : 03.83.20.67.22

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Jeanne d'Arc (Nancy, place Lafayette), par Frémiet

Visite des scolaires de Bleurville à l'abbaye Saint-Maur

SAMEDI 3 MAI 2008, COURS D'HISTOIRE EN DIRECT A L'ABBAYE SAINT-MAUR AVEC LES SCOLAIRES DE BLEURVILLE

L’abbaye Saint-Maur accueillait ce samedi la classe de Mme Michèle Schoen, institutrice du regroupement pédagogique Bleurville-Nonville. Les 25 élèves des CE2, CM1 et CM2 ont effectué une visite des lieux sous la conduite d’Alain Beaugrand, président des Amis de Saint-Maur, et du vice-président Roger Persin.

Attentifs aux explications sur l’histoire du monastère, les élèves ont posé de nombreuses questions sur les particularités de l’architecture de l’ancienne église et de sa crypte et ont été surpris par la présence du petit jardin enserré entre les murs de l'abbatiale et du prieuré.

Ce cours d’histoire en direct sera mis à profit par Mme Schoen pour initier les élèves à la lecture des cartes anciennes actuellement abordée en classe. Cette immersion dans un site historique leur permettra d’apprendre à localiser les lieux et monuments qui ont marqué de leur empreinte les communes de la région. Et aussi de s’imprégner de leur histoire ; car la promotion du patrimoine passe nécessairement par l’éducation des jeunes générations. Il faut leur apprendre à aimer leurs villages en les éduquant à l'importance du patrimoine environnemental, artistique, architectural, spirituel, traditionnel légué par les anciens pour que ces jeunes puissent s'épanouir dans leur vie quotidienne.

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29 avril 2008

Le minutier des notaires et tabellions des Vosges

Les Archives départementales des Vosges viennent de publier le répertoire de la sous-série 5E (archives notariales du XVIe au XXe siècle).

C'est un formidable instrument de recherche pour tout amateur d'histoire locale : chacun sait que les actes notariés sont une source inépuisable pour reconstituer l'histoire de nos familles, de nos villages, de l'histoire économique et sociale, etc. Bref, ces actes officiels permettent de mieux appréhender la vie quotidienne de nos ancêtres.

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Au sommaire du minutier :

- Préface de Christian Poncelet, président du Sénat, président du Conseil général des Vosges

- Avant-propos par Me Elizabeth Grandmaire, de la chambre des notaires des Vosges

- Introduction par Isabelle Chave, directrice des Archives départementales des Vosges

- Sources complémentaires : états des actes du pouvoir souverain, actes des juridictions d'Ancien Régime en Lorraine, fonds des juridictions, cahiers de doléances, intendance de Lorraine, enregistrement, hypothèques, justice (XIXe - XXe s.), dossiers de nomination des notaires, assistance publique,

- Orientations bibliographiques sur le thème

- Cartographie des résidences notariales vosgiennes (XIIIe-XXe s.)

- Etat des fonds par résidence notariale

- Illustrations

- Répertoire biographique des notaires et tabellions actifs dans les Vosges de la fin du XIIIe jusqu'au milieu du XXe siècle

  • Minutier des notaires et tabellions des Vosges (XVIe - XXe s.) Sous-série 5E, Guide de recherche, Archives départementales des Vosges, Conseil général des Vosges, 2008, 400 p. (20 €)

27 avril 2008

Les maires du canton de Monthureux-sur-Saône (Vosges)

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Nous publions ci-dessous à l'attention de nos visiteurs, originaires de la Saône Lorraine, la liste des maires des communes du canton de Monthureux-sur-Saône élus (ou réélus) en mars 2008 :

AMEUVELLE                                           Pascal NICOLAS

BLEURVILLE                                          André GRANGET

CLAUDON                                             Alain ROUSSEL

FIGNEVELLE                                          Daniel BERNARD

GIGNEVILLE                                          Jean-Paul CHANAUX

GODONCOURT                                      Roland FERDINAND

MARTINVELLE                                       Bernadette DISPOT

MONTHUREUX-SUR-SAÔNE                     Raynald MAGNIEN

NONVILLE                                             Jean-Marie ANTOINE

REGNEVELLE                                         Jean-Jacques BONY

VIVIERS-LE-GRAS                                 Jean-François DURAND

25 avril 2008

30ème PELERINAGE DOMREMY - VAUCOULEURS AVEC L'ASSOCIATION "PELERINS DE LORRAINE"

 

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L'association Pèlerins de Lorraine organise pour la 30ème année son pèlerinage annuel entre Domrémy et Vaucouleurs le samedi 17 et le dimanche 18 mai 2008.

SAMEDI 17 MAI

19H00 : rendez-vous au bivouac sur le plateau de Notre-Dame de Beauregard, au-dessus de Maxey-sur-Meuse. Repas tiré des sacs.

20h30 : veillée générale animée par le scouts d'Europe de la IIIème Nancy

21h30 : complies

22h00 : veillée des Maîtrises, commémoration historique

24h00 : extinction des feux

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DIMANCHE 18 MAI

7h30 : départ du bivouac

8h30 : rendez-vous devant la maison natale de Jeanne d'Arc, début du pèlerinage vers Greux

9h30 : étape à Notre-Dame de Bermont, puis chemin vers Goussaincourt - Montbras - Taillancourt...

12h00 : messe en l'église de Champougny par M. l'abbé Sébastien Dufour, aumônier des scouts d'Europe IIIème Nancy, puis repas tiré des sacs

14h30 : départ vers Sepvigny-Vieux Astre - Châlaines - Vaucouleurs

16h30 : arrivée à la Porte de France à Vaucouleurs, Salut au Saint-Sacrement dans la chapelle castrale

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Eglise de Champougny (Meuse)

Renseignements :

Jean-Marie CUNY - Le Tremblois - 54280 LANEUVELOTTE

Tél. : 03.83.20.67.22

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Vaucouleurs, la Porte de France

 

20 avril 2008

1608 - 2008 :400ème anniversaire du Miracle de Faverney

Pourquoi parler du Miracle de Faverney (commune de Haute-Saône) sur un blog qui s'intéresse prioritairement à l'histoire et au patrimoine vosgien et lorrain ? Eh bien, tout simplement, parce que Bleurville a un lien étroit avec l'ancienne abbaye bénédictine de Faverney qui remonte à la genèse de l'histoire de l'abbaye de Bleurville. En effet, les reliques des martyrs Bathaire et Attalein furent déposées un temps à l'abbaye de Faverney avant d'être transportées à Bleurville à la fin du Xème siècle. De plus, les bénédictins comtois vénérèrent l'insigne relique de la chasuble de Bathaire jusqu'à la Révolution. Et Faverney est située dans la Vôge saônnoise,  géographiquement et historiquement proche de la Vôge lorraine !

Nous vous proposons ci-après une évocation historique du "Miracle de Faverney" qui se produisit en 1608.

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L'ostensoir contenant l'hostie miraculeusement sauvée des flammes

Faverney, en 1608, était déjà une grosse bourgade de la Comté de Bourgogne alors gouvernée par ses « Archiducs », l’infante Isabelle fille du Roi d’Espagne Philippe II et son mari l’Archiduc Albert d’Autriche. Heureux pays, heureux temps où l’on ne connaissait pas les impôts ; période de prospérité où se relevaient peu à peu les ruines accumulées par la conquête française de 1595.

Epoque inquiète cependant : c’est le temps où dans notre comté s’insinue la propagande protestante ; Montbéliard n’est pas loin et ses prédicants, bravant les ordonnances rigoureuses du Parlement de Dole, pénètrent partout.

On trouve en 1608 des centres de rayonnement de l’hérésie jusque dans les localités limitrophes de Faverney : Purgerot, Contréglise, Conflans, Amance surtout. Ce qui frappe les esprits, c’est l’audace, le dynamisme des prédicateurs de l’hérésie : au péril de leur vie, ils parlent contre la Messe, contre les Prêtres, contre la Vierge ; les prêches nocturnes se multiplient. Toutes ces manifestations entretiennent dans les esprits une atmosphère de doute et de négation.

Il devrait pourtant se trouver à Faverney une citadelle du Catholicisme : l’Abbaye Bénédictine. Malheureusement, elle est bien déchue. Ruinée matériellement par les invasions, elle n’a plus ni salle capitulaire, ni réfectoire, ni bibliothèque. Le Commendataire, l’Evêque Jean Daroz de Lausanne a bien, au début du siècle, restauré le quartier abbatial mais les « lieux réguliers » sont encore à reconstruire, et les Religieux, trop peu nombreux (ils sont six et deux novices) ont de plus en plus réduit au minimum la célébration de l’Office monastique : Il n’y a plus ni grand’messe quotidienne - ni office de nuit - si ce n’est aux grandes fêtes. - Il n’est plus guère question de clôture.

Ne condamnons pas ces Religieux : ils pêchent surtout par ignorance d’une règle qu’on ne leur a jamais lue. Ce sont plutôt des victimes de ce glissement dans la routine où depuis un siècle s’est enlisée cette Abbaye tombée en commende et ruinée par les guerres.

Et puis, ils demeurent Prêtres, ces Moines, et dans leur belle église consacrée à N.-D. La Blanche dont la statue miraculeuse a ressuscité des centaines d’enfants morts sans Baptême, il leur arrive parfois encore d’organiser de grandioses cérémonies où se réveillent la foi du peuple et la leur. C’est ainsi qu’en 1604 ils ont obtenu du Saint-Siège le renouvellement d’une indulgence de 10 ans accordée aux Pèlerins qui visiteraient l’église abbatiale le jour de la Pentecôte et les deux jours fériés qui suivent : pour exciter la piété des foules, on exposait, en cette occasion, le Saint Sacrement.

Donc, le samedi 24 Mai 1608, veille de la Pentecôte, les religieux préparent comme chaque année leur modeste reposoir. Près de la grille du Chœur, du côté de l’Evangile, ils disposent une table sur laquelle est placé un Tabernacle dont la base est formée par un marbre d’autel. Le tout orné de nappes, de tapis et surmonté du dais que l’on porte aux Processions.

Aux Vêpres de ce samedi, le Prieur apporte solennellement au reposoir le reliquaire-ostensoir.

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Il contenait dans un tube de cristal un doigt de Sainte Agathe et au-dessus, dans une lunule d’argent, deux Hosties consacrées à la Messe du matin. Pourquoi deux Hosties ? Parce que la lunule était trop large ; on agissait de même aux jours de Fête-Dieu.

Sur la table, le sacristain place deux lampes de verre allumées et deux chandeliers d’étain.

Puis sur la nappe d’autel ornant le devant du reposoir sont épinglés le Bref Apostolique de Clément VIII accordant les Indulgences et la lettre de l’Archevêque Ferdinand de Rye en autorisant la publication.

L’office du soir terminé, les Religieux ferment l’église et se retirent. Le lendemain, dimanche de la Pentecôte, l’Adoration du Saint Sacrement sera reprise et poursuivie toute la journée au milieu d’un grand concours de fidèles venus pour gagner les Indulgences. Au soir de ce dimanche, comme la veille, l’église est fermée et les Religieux vont se coucher après avoir confié Notre Seigneur à la garde des deux veilleuses à huile remises en état pour la nuit.

Or le lundi matin 26 Mai, lorsque le Prêtre sacristain Dom Jean Garnier vient ouvrir les portes de l’Eglise, il la trouve remplie de fumée. A la place du reposoir, un amas de cendres d’où émergent quelques débris calcinés. Eperdu, le religieux court alerter ses frères, puis se répand dans les rues, réveille les bourgeois et leur annonce le sinistre.

Cependant les Moines sont accourus et fouillent l’amas de cendres pour y découvrir au moins quelques vestiges de l’Ostensoir.

Ils ne trouvent rien et se lamentent quand un jeune novice, le frère Antoine Hudelot, ayant levé les yeux vers les grilles du Chœur contre lesquelles était adossé le reposoir, aperçoit brusquement l’Ostensoir au milieu de la fumée. Il est à l’endroit même où le Prêtre l’avait exposé, mais comme il ne reste rien du Tabernacle, l’Ostensoir se trouve comme suspendu, immobile dans l’espace et légèrement incliné, le bras gauche de la petite Croix qui le surmonte semblant toucher l’un des barreaux de la grille.

L’émoi est alors à son comble d’autant plus qu’arrivent dans l’église les premiers habitants alertés par les cris de Dom Garnier. Ensemble, Religieux et Bourgeois se livrent à de minutieuses investigations : l’Ostensoir est longuement examiné à l’aide de cierges allumés : aucune trace d’un support quelconque le maintenant dans l’espace !

Des cendres sont retirés les restes d’un chandelier d’étain à demi fondu, le marbre d’autel brisé en trois morceaux, les quatre pieds de la table plus ou moins calcinés et, chose extraordinaire, le Bref du Pape intact, ainsi que la Lettre de l’Archevêque.

Comme la foule se fait plus dense et se presse contre la grille du Chœur, peu solide et dont le feu a rongé les bases de bois, on établit devant elle, à l’aide de quelques planches, un barrage de fortune. Puis comme il faut prévoir la cessation du prodige, le Prieur fait placer sur la table aux trois quarts consumée une planche avec un corporal et quelques cierges. On affiche de nouveau le Bref papal et la lettre épiscopale.

Enfin les Religieux décident d’envoyer quérir les Pères Capucins de Vesoul qui ont renom de science et de piété afin, dit un témoin, « d’avoir consolation sur ce qu’ils devaient faire ».

Les Capucins n’arriveront que dans la soirée ils vont à pied et il y a 19 km de Vesoul à Faverney.

Par contre à l’église abbatiale, paysans et bourgeois, curés en tête, arrivent de plus en plus nombreux des villages environnants.

Alors, au cours de l’après-midi se produit un incident, qui est à noter. La foule est maintenant considérable dans l’église et sa pression contre la grille du Chœur se fait si forte, par instants, que les Moines éprouvent des craintes pour l’Ostensoir miraculeux : il est en effet très proche de la grille et semble même la toucher par un des bras de sa petite croix. Pour renforcer le barrage de planches établi le matin, on amène une longue poutre, mais l’opération est menée maladroitement, la lourde pièce de bois heurte brutalement la grille qui chancelle et s’écarte. Incident providentiel on constate alors l’absolue immobilité de l’Ostensoir ; la preuve est faite et il y en aura d’autres, qu’il n’est retenu aux barreaux d’aucune manière.

Les Capucins surviennent une heure avant les Vêpres et de suite en présence des témoins qui sont maintenant des milliers ils procèdent à leur enquête sur laquelle nous reviendrons car ses conclusions ont été consignées dans le Procès-verbal des enquêteurs épiscopaux qui arriveront les jours suivants.

Avant le chant des Vêpres, le Père Gardien conseille de placer un missel sous le corporal qui recouvre la table, afin de diminuer la distance entre ce reposoir provisoire et l’Ostensoir miraculeux.

Une troisième fois la nuit survient, mais cette fois une foule priante et qui sans cesse se renouvelle entoure le Saint Sacrement.

Mardi 27 Mai. - Les P.P. Capucins et les Religieux de l’Abbaye ont rédigé de bonne heure un Mémoire qui sera envoyé sans tarder à l’Archevêque de Besançon afin de porter les faits à sa connaissance et de les soumettre à son jugement.

Cependant, pendant toute la matinée, des Messes, célébrées par des Curés voisins, se succèdent au Maître-autel après la Messe conventuelle. Vers 10 heures, c’est le tour de Messire Nicolas Aubry, curé de Menoux, village situé à 5 km de Faverney.

Après le Sanctus de cette Messe, l’un des cierges qui brûlent sur le reposoir s’éteint. Dom Jean Garnier le rallume. Mais coup sur coup le même incident se répète une seconde et une troisième fois sans cause apparente.

Tous les regards se portent alors vers l’Ostensoir. Or au moment où le Curé de Menoux procède à l’Elévation de l’Hostie qu’il vient de consacrer, on perçoit comme le son d’une lame d’argent vibrante et on voit l’Ostensoir se redresser d’abord puis, de lui-même, « se couler doucement » disent les témoins et se poser sur le Corporal « tout aussi proprement que s’il y fût révèremment posé par un homme d’Eglise. »

Ainsi prend fin, après 33 heures, ce prodige et de façon aussi extraordinaire qu’il avait débuté. Cela en plein jour, à 10 heures du matin, aux yeux d’une foule qui n’avait pas ses yeux dans sa poche et évaluée à cet instant par un témoin à un millier de personnes.

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L'abbaye de Faverney

Sources :

- site internet du prieuré Notre-Dame de Bethléem de Faverney : http://prieure2bethleem.free.fr

- site de la mairie de Faverney : http://www.ville-faverney.com

 

Lundi de Pentcôte 12 mai 2008 : fête de la Saint-Nicolas d'été à Saint-Nicolas-de-Port

Basilique Saint-Nicolas de Saint-Nicolas-de-Port (54)

 

Le lundi de Pentecôte 12 mai 2008 à 15 h 00 en la basilique de Saint-Nicolas-de-Port (Mthe-et-Melle, sud-est de Nancy)

Saint Nicolas sort de la basilique de Saint-Nicolas-de-Port et son icône entrera en grande solennité dans la basilique après une grande procession à l'extérieur de la basilique

Venez nombreux renouer avec la tradition et fêtez avec la ville et la paroisse de Saint-Nicolas-de-Port la Saint-Nicolas d'été !

 

Représentation de saint Nicolas (XVe s.)

 

Pour plus de renseignements, consulter le site de la paroisse de Saint-Nicolas-de-Port : http://paroisse.stnicolas.free.fr

 

19 avril 2008

IL EST ENCORE TEMPS DE SOUSCRIRE POUR LA CROIX DU JARDIN DE L'ABBAYE DE BLEURVILLE

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L'abbatiale Saint-Maur vue du Nord-Est

LES AMIS DE SAINT-MAUR RAPPELLENT QUE L'ON PEUT ENCORE SOUSCRIRE JUSQU'AU 31 MAI A L'INSTALLATION D'UNE CROIX DANS LE JARDIN DE L'ABBAYE SAINT-MAUR.

CETTE CROIX SERA LA VÔTRE : LE NOM DE CHAQUE SOUSCRIPTEUR SERA INSCRIT SUR UN PARCHEMIN QUI SERA ENFERME DANS LE SOCLE DU MONUMENT. POUR PERPETUER CE GESTE GENEREUX.

LA CEREMONIE DE BENEDICTION AURA LIEU LE SAMEDI 28 JUIN 2008 A 17 H 00 EN PRESENCE DES DONATEURS. UN VIN D'HONNEUR SERA SERVI A L'ISSUE.

ALORS, N'HESITEZ PAS ! AIDEZ-NOUS A REALISER CE PROJET QUI VALORISERA L'ANCIENNE ABBAYE BENEDICTINE DE BLEURVILLE QUI EST L'OBJET DE TRAVAUX DE RESTAURATION DEPUIS 35 ANS.

L'ASSOCIATION DES AMIS DE SAINT-MAUR VOUS REMERCIENT PAR AVANCE.

ENVOYEZ VOTRE SOUSCRIPTION AU PLUS VITE A :

ASSOCIATION DES AMIS DE SAINT-MAUR

18 RUE DES CAILLOUX

88410 BLEURVILLE

abbaye.saint-maur@laposte.net

 

ATTENTION !

APRES LE 1er JUIN 2008 IL NE SERA PLUS POSSIBLE D'INSCRIRE LES NOMS DES SOUSCRIPTEURS : LES ELEMENTS DE LA CROIX SERONT POSES ET LE PARCHEMIN ENFERME DEFINITIVEMENT... ALORS ENVOYEZ VITE VOTRE DON (MÊME MODESTE) A L'ADRESSE CI-DESSUS !

17 avril 2008

L'histoire de Claudon (Vosges) bientôt en librairie

 

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L'église Saint-Guérin de Claudon
(illustration de la couverture de l'ouvrage de G. Bontems)

Gabriel Bontems, figure bien connue du petit monde de la Vôge, s'apprête à publier ses travaux sur l'histoire de son village natal : Claudon.

L'ouvrage comportera 3 tomes. Dans le premier, il relate l'histoire de cette commune composée d'une multitude de hameaux, anciennes verreries pour la plupart. Dans les suivants, Gabriel Bontems y relatera ses souvenirs mais également ceux des derniers témoins d'un monde qui disparaît. Il fera revivre, pour tous les amoureux de cette petite patrie, les anciens habitants qui peuplèrent le village, les métiers de jadis, les coutumes, des anecdotes, etc.

L'auteur dédicacera son premier tome "Histoire de Claudon en Vôge" jeudi 1er mai 2008 lors de la foire aux occasions à Claudon.

Rappelons que Claudon appartient au canton de Monthureux-sur-Saône et est situé à 25 km au sud de Vittel, proche de Passavant-la-Rochère (Hte-Saône).