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Histoire & Patrimoine Bleurvillois

  • Stanislas, roi jardinier et gourmand au château d'Haroué

    Le château d’Haroué accueille du 1er mai au 15 octobre l'exposition Stanislas roi jardinier et gourmand, dans une scénographie des couturiers parisiens Hubert de Givenchy et Philippe Venet.

    La princesse Minnie de Beauvau-Craon a voulu inscrire son château d’Haroué dans les célébrations du 250e anniversaire du rattachement de la Lorraine à la France. Elle a fait appel à ses amis, les deux grands couturiers Hubert de Givenchy et Philippe Venet, qui lui ont proposé de présenter le roi Stanislas sous l’angle de l’amateur de jardins et de bonne chère.

    Dès le vestibule, on est mis dans l’ambiance avec une présentation d’instruments de jardinage du XVIIIe siècle et, notamment, des brouettes d’époque. Mais, c’est au premier étage que la scénographie déploie tout son faste et sa magie car l’on découvre, dans les éclairages savamment réglés de Christophe Olivier, les maquettes des châteaux détruits de Stanislas : Chanteheux, pavillon et cascades de Lunéville et Commercy ou encore La Malgrange, telle qu’elle se présentait au XVIIIe siècle. Ces maquettes ont été réalisées à la demande d’Albert France-Lanord, en 1984, et restaurées par sa petite fille.

    Dans le salon central, avec son magnifique lustre de Baccarat, la silhouette de Stanislas, en tenue à la turque, accueille le visiteur. Grâce aux travaux de Jacques Charles-Gaffiot, les concepteurs de l’exposition ont pu recréer le salon de Stanislas à Lunéville. Un dessin aquarellé, figurant dans l’ouvrage du chercheur, a pu être agrandi aux dimensions de la pièce d’Haroué par Daniel Ridet, à qui l’on doit également la reproduction, sur le mur opposé, du fameux rocher aux automates de Lunéville. Le panneau de 12 m x 4,50 m est réellement impressionnant.

    Dans le salon Louis XVIII, sous le portrait du roi de France, est évoquée une autre passion de Stanislas : la chasse, avec des objets prêtés par le Musée de la chasse à Paris, notamment une dague dont le fourreau contient des couverts aux manches gainés de galuchat. Un collier de chien porte les armes de la duchesse de Mortemart. La princesse Minnie a installé dans une vitrine l’épée de connétable de Marc de Beauvau. Les plaisirs de la table flattent les papilles dans le salon doré décoré par Hébert. La Maison Lenôtre a fourni des reproductions de pâtisseries pour rappeler combien Stanislas était friand de douceurs et en particulier de baba au rhum. Mais, le clou de cette superbe exposition est, sans conteste, la salle où est installée l’importante maquette du potager du roi à Versailles. Elle résulte de la commande passée par Mme Mellon, l’épouse d’un riche banquier américain qui souhaitait financer la restauration du potager de Louis XIV. La femme du mécène a proposé qu’on commence par construire une maquette. Celle-ci était conservée dans les réserves du château et la princesse Minnie a pu en obtenir le prêt grâce à l’amitié qui la lie à Hubert de Givenchy, ancien président des Amis de Versailles. À ce titre, la conservation du château ne pouvait pas lui opposer de refus.

    Autre inédit : le décor qui entoure cette maquette. Grâce à l’agrandissement, par Daniel Ridet, des gravures montrant les sculptures de Girardon qui devaient orner toute une galerie du Louvre, on peut imaginer la magnificence de cette enfilade qui n’est restée qu’à l’état de projet.

  • Année décisive pour la création du parc naturel régional "Entre Saône et Meuse"

  • Nancy : les dessous du palais ducal

    La Tribune de l’Art, blog édité par le journaliste et historien de l’art Didier Rykner, a récidivé en avril contre le projet de rénovation du Palais ducal-Musée Lorrain voulu par la municipalité nancéienne.

    Il s’agit cette fois du sous-sol des bâtiments.

    L’auteur explique que le projet prévoit « d’injecter du ciment et de la bentonite dans le sous-sol pour transformer en béton le sol sous les semelles des fondations de la totalité du Palais ducal. »

    Il s’agit d’une technique pour rendre homogène les différences de tassement des fondations, ce qui risque d’arriver si le sous-sol est largement creusé, puisqu’une partie du projet consiste à créer de nombreux couloirs d’accès et un amphithéâtre, le tout souterrain, à l’est du Palais ducal, après avoir rasé les deux bâtiments de fond de cour actuels. « Le Palais ducal n’a à ce jour aucun problème structurel, car malgré un sous-sol humide, il a eu le temps de voir ses fondations stabilisées. Ce projet va en créer. » D’autant plus, selon Didier Rykner, qu’il y aura de nombreux points durs comme les escaliers nouveaux qui rendront plus incertaine encore l’adaptation de l’édifice », donc la stabilité de l’ensemble. « C’est une méthode aveugle, invasive et irréversible, sans compter la perte des couches archéologiques. Cette technique peut se révéler en outre très chère et va fragiliser les bâtiments alentour, comme la chapelle des Cordeliers et le palais du Gouvernement ».

    L’auteur demande donc que la municipalité renonce à la destruction des bâtiments et à creuser le sous-sol. « Il faut faire avec l’existant, sachant que le Palais du Gouvernement suppléera largement au besoin de nouvelles salles ».

    [d'après ER]

  • Association Saône Lorraine : 36 ans au chevet du patrimoine du sud-ouest vosgien

    Le bureau du conseil d'administration de Saône Lorraine [cl. © P. Hannelle].

    Assises annuelles de la maturité pour Saône Lorraine à Darney, chef-lieu du nouveau canton de l'ouest vosgien et racines de l'association patrimoniale présidée par Jean-François Michel.

    Devant une centaine d'adhérents réunis dans la salle des fêtes de Darney, le président Michel a tout d'abord salué la mémoire des adhérents disparus en 2015 puis a remercié toutes les chevilles ouvrières qui travaillent, année après année, à l'organisation des manifestations ou qui contribuent aux travaux engagés sur les différents sites gérés par l'association. C'est grâce au soutien de 402 adhérents, dont 71 % de Lorrains, que Saône Lorraine peut engager des actions en faveur du la valorisation du patrimoine du sud-ouest des Vosges.

    Un bilan et des interrogations. – En 2015, Saône Lorraine a encore connu une belle activité : une exposition sur la Grande Guerre au musée de Hennezel-Clairey qui connaît une fréquentation stable grâce à l'investissement d'Arlette et Bernard Delémontey, sans oublier Bernard Joly, de Relanges, qui a apporté son concours à la réussite de cette rétrospective et qui vient de se voir attribuer le titre de “membre d’honneur” de Saône Lorraine ; l'animation, conjointement avec l'association du Musée de Châtillon, du village Renaissance des confins des Vosges et les travaux de réhabilitation menés au couvent et à l'église des cordeliers des Petits-Thons avec le soutien de la Fondation du patrimoine. Un bilan plutôt positif tempéré cependant par des difficultés rencontrées notamment dans la gestion du Grenier à sel de Châtillon-sur-Saône où les charges salariales et les frais de fonctionnement pèsent lourdement dans le budget de la structure. Les relations avec le Musée de Châtillon doivent aussi être clarifiées afin d'harmoniser les actions d'animation du vieux village. Jean-François Michel a également déploré “le désengagement des collectivités territoriales et de l'Etat dans le soutien financier apporté aux associations patrimoniales ; cette nouvelle donne doit inciter les adhérents et les bénévoles à s'investir encore plus dans l'action en faveur de la sauvegarde et de la promotion du patrimoine historique et architectural de la Saône vosgienne”, secteur hyper rural qui souffre depuis de trop nombreuses années de la désertification, de la disparition des services publics et de la déprise agricole.

    Des animations 2016 éclectiques. – Malgré ces nombreux nuages sombres, Saône Lorraine propose encore cette année plusieurs manifestations de qualité à Châtillon et à l'ancienne église franciscaine des Thons. Des voyages en Italie et dans le Loiret sont également au programme ainsi qu'une remarquable exposition sur “L'enfance d'autrefois dans l'oeil du photographe” au musée de Hennezel. Des travaux devraient être réalisés dans l'ancien logis conventuel des Thons en partenariat avec le chantier d'insertion de la communauté de communes. Enfin, Saône Lorraine est co-organisatrice avec Droiteval-Ourche-Patrimoine des 18èmes Journées d'études vosgiennes qui se tiendront à Monthureux-sur-Saône du 20 au 23 octobre prochains.

    En guise de conclusion à cette 36ème AG, Robert Mougin, vice-président de Saône Lorraine et maire des Thons, a rappelé que “malgré la destructuration qui mine notre société, le bénévolat associatif demeure le levier important pour réaliser la vie sociale et la sauvegarde de notre patrimoine”.

    Un repas convivial a rassemblé les participants et la journée s'est clôturée par une présentation de Viera Dagostini des salles du musée dédiées aux relations franco-tchèques et slovaques installées dans l'ancien château de Darney.

  • Le retour de la croix reliquaire d'Antoine de Sarrazin à La Mothe

    Présentation d'une relique d’une forteresse lorraine le 30 avril 2016 à 15h00 en l'église d'Outremécourt (Haute-Marne, entre Neufchâteau et Lamarche) : le retour à La Mothe de la croix reliquaire d’Antoine de Sarrazin de Germainvilliers.

    Le Comité d’Histoire Régionale, le Musée lorrain et l’Association pour La Mothe vous proposent de découvrir une croix reliquaire ayant appartenu à Antoine de Sarrazin, un des défenseurs de La Mothe lors des sièges de la forteresse menés par l’armée du roi de France en 1634 et 1645.

    Des interventions de Pierre-Hippolyte Pénet, Conservateur au Palais des ducs de Lorraine - Musée lorrain, et de Jean Charles, Secrétaire de l’Association pour La Mothe, permettront d’évoquer la chute de cette place forte emblématique de la Lorraine ducale.

  • L'Echo des Trois Provinces d'avril-mai 2016

    Cette revue locale est toujours très attendue par les habitants du secteur... Mais la question de sa pérennité est désormais posée en raison de la baisse des subventions, de l'érosion des annonceurs et du trop faible nombres d'adhérents.

    Quoi qu'il en soit ce numéro printanier propose un sommaire varié :

    - hommage à Jacques Le Coustumier, historien du maréchal Victor
    - l'AG de l'ADP3P
    - Sainte Germaine de Pibrac à Villars-Saint-Marcellin
    - billets d'humeur : désertification et "ortografe"
    - archéologie : un atelier de fausse monnaie du IVe siècle à Martinvelle
    - de Paris à Thuillières : Eve Lavallière
    - lignes et points triples de partage des eaux
    - J comme Jasmin
    - la noblesse de Damblain
    - les Cahiers de Melle Marchal de Lamarche (1914-1918)
    - la vie des associations : Bleurville et la vie du musée de la piété populaire, Châtillon-sur-Saône, Natur'Images à Tignécourt, Claudon et la 36ème foire aux occasions du 1er mai, Isches, Bourbonne-les-Bains, Fayl-Billot...
    - Enfance d'autrefois dans l'oeil du photographe à Hennezel
    - les manifestations au Pays des Trois Provinces

    Les animateurs de cette revue associative, qui couvre les confins de la Lorraine, de la Franche-Comté et de la Champagne, compte sur le soutien des lecteurs afin qu'ils puissent continuer encore longtemps à promouvoir cette région à travers ce bulletin bimestriel si proche de la vie des habitants.

     

    > L'Echo des Trois Provinces est disponible sur abonnement (24 €) en envoyant ses coordonnées postales et le règlement à : ADP3P, 10 rue Jules-Ferry, 88320 Martigny-les-Bains.

  • Thuillières (88) : l'ermitage de Chèvre-Roche

    L'ermitage de Chèvre-Roche sur son bloc de grès des Vosges [cl. ©H&PB].

    L’ermitage de Chèvre-Roche se situe en forêt de Thuillières (sud-ouest des Vosges, entre Vittel et Darney), proche du village en contrebas d'un virage en boucle sur la route menant à Darney, à peu de distance du 'château' des Tours Séchelles.

    Fondé au XIe siècle par deux frères ermites Engilbate et Winchard, originaires du monastère du Saint-Mont à Remiremont. Plusieurs ermites se succéderont en ces lieux.

    Dans la suite des temps, ce site aurait été, selon la tradition locale, le lieu de réunion des sorcières et sorciers...

    Ce site naturel et religieux est particulièrement surprenant. Un dé de roche - du grès des Vosges - abrupt de tous côtés dont l'accès est périlleux supporte les ruines d'une chapelle et d'un minuscule ermitage érigés au XIIe siècle.

    Non loin de là se trouve une cascade de plusieurs mètres de hauteur ainsi que les restes d'un second ermitage dit de Saint-Antoine, situé en aval de la cascade.

    Il est dommage que le site de Chèvre-Roche soit "mangé" par une plantation de sapins, empêchant une vue large et dégagée...

  • Quel nom pour la future grande communauté de communes du sud-ouest vosgien : et pourquoi pas "Pays de Saône & Mouzon" ?

    [VM]

  • Des paroissiens honorés à Notre-Dame de la Saône

    [VM]

  • Darney (88) : 36ème AG de Saône Lorraine

    Devant une centaine d'adhérents réunis dans la salle des fêtes de darney, le président Jean-François Michel a dressé le bilan des nombreuses activités qui ont marqué la vie du musée de Hennezel-Clairey, le village Renaissance de Châtillon-sur-Saône et le couvent franciscain des Thons au cours de l'année 2015.

    Forte de plus de 400 adhérents, l'association est fière de présenter un bilan positif aussi bien en terme de manifestations culturelles de qualité que d'actions en faveur de la restauration du patrimoine bâti. Le président a cependant fait part des difficultés rencontrées dans la gestion du Grenier à sel de Châtillon et a déploré le désengagement des collectivités territoriales et de l'Etat dans le soutien financier apporté aux associations patrimoniales.

    Cette nouvelle donne doit inciter les adhérents et les bénévoles à encore plus s'investir dans l'action en faveur de la sauvegarde et de la promotion du patrimoine historique et architectural du sud-ouest vosgien ; secteur hyper rural qui souffre beaucoup depuis de trop nombreuses années de l'abandon des politiques, de la désertification, de la disparition des services publics et de la déprise agricole...

    Saône Lorraine propose encore cette année plusieurs animations à Châtillon et aux Thons, des voyages en Italie et dans le Loiret ainsi qu'une remarquable exposition sur "L'enfance dans l'oeil du photographe" présentée au musée de Hennezel. L'association est également partenaire - avec Droiteval-Ourche-Patrimoine - des Journées d'études vosgiennes qui se tiendront à Monthureux-sur-Saône en octobre prochain.

    Un repas convivial a rassemblé les participants avant que Viera d'Agostini présente les salles du musée, installé dans l'ancien château de Darney, consacré à la fondation de la Tchécoslovaquie à Darney en 1918.

  • Darney (88) : assemblée générale de Saône Lorraine le 24 avril

    L'association de défense du patrimoine du sud-ouest vosgien Saône Lorraine présidée par Jean-François Michel, tiendra son assemblée générale à la salle des fêtes de Darney dimanche 24 avril à 10h00.

    Elle sera suivie d'un repas réunissant les adhérents. A l'issue, une visite des salles du musée franco-tchèque et slovaque installées dans l'ancien donjon du château est prévue sous la conduite de Viera d'Agostini.

  • Nancy : la campagne à la ville...

    Au bas de la rue Saint-Jean-Saint-Georges, c’est un véritable champ de colza qui s’étire sur la place de la Division de Fer. Une image aussi inattendue que superbement jaune. Cet environnement agricole n’était pas vraiment prévue par le service des Parcs et Jardins de Nancy.

    En fait, il n’y a pas vraiment eu d'ensemencement. L’espace vert, qui a été prévu dans les plans de réaménagement du quartier de l’Île-de-Corse, a tout simplement été alimenté en terre végétale provenant de terrains agricoles ; il y restait assurément des reliquats de la dernière moisson...

  • Nancy : expo' sur 'Sciences et médecine au siècle de Stanislas'

  • Joseph II de Habsbourg-Lorraine

    Joseph II (1741-1790), roi de Hongrie, d'Autriche et des Romains à vingt-trois ans en 1764, élu empereur d'Allemagne l'année suivante, visite ses Etats, puis l'Italie, la Prusse, la Russie et surtout Paris en 1777. En compagnie de sa sœur Marie-Antoinette, il découvre la cour la plus brillante de l'époque. C'est là qu'il définit les principes de son action politique : le despotisme éclairé.

    Durant son règne, il abolit le servage et met en chantier une réforme fiscale. Il promulgue un édit de tolérance, instaure le mariage civil, cantonne l'autorité du souverain pontife au dogme, sécularise la moitié des couvents et assure aux juifs une paix religieuse et sociale.

    Menacé par la Prusse et l'Empire ottoman, il tient son empire par la force de sa poigne et le conduit, jusqu'à sa mort en 1790, à être le seul concurrent – pacifique – de la France, laissant un héritage riche et contrasté.

    Une biographie magistrale du fils du dernier duc héréditaire de Lorraine et de Bar, François III et de Marie-Thérèse de Habsbourg.

     

    ‡ Joseph II, François Fejtö, éditions Perrin, coll. Tempus, 2016, 512 p. (11 €).

  • Adieu Simone ! ou les dernières heures du féminisme

    "Je n'ai pas la prétention de faire une analyse du féminisme depuis des siècles à travers le monde. De remonter à l'âge de pierre pour étudier la condition de la femme dans les grottes préhistoriques. Je veux simplement évoquer ce que je connais. Ce féminisme en mini-jupe, mutin comme une parisienne de Kiraz, que l'on trouvait sur les  barricades de mai 68, devenu ce féminisme imposant et tyrannique, aux allures de rombière de Faizant, que l'on trouve à présent sur les ruines de mai 68. Une rombière acariâtre et autoritaire avec sa moitié, l'homme occidental, faible et maigrelet, qu'elle morigène toute la sainte journée et fait avancer tête baissée... mais une rombière laxiste, aveugle et masochiste avec les enfants qu'en couchant avec l'amant de toujours, la gauche, elle a engendrés et réchauffés dans son sein : libération sexuelle, laxisme judiciaire et islam impérieux."

    Après avoir exigé la libération de toutes les femmes, le féminisme a finalement voulu libérer la femme d'elle-même, et ce faisant, il l'a niée. Sous prétexte de la libérer du joug patriarcal, il a installé une tyrannie plus ou moins feutrée qui entend régenter la grammaire, révolutionner les catalogues de jouets, renvoyer les mères récalcitrantes au travail, et s'immiscer dans l'intimité des chambres à coucher. Mais les cris stridents des harpies acariâtres qui s'en réclament se perdent peu à peu dans les ruines de 68, et le réel vient à reprendre ses droits.

    Avec un époustouflant sens de la formule, Gabrielle Cluzel passe cette décomposition de l'idéologie féministe au crible d'une analyse fouillée. "Je suis née femme et je le deviens !" pourront bientôt s'exclamer librement toutes celles à qui on a confisqué la parole depuis trop longtemps...

    Un petit ouvrage qui vous en dira long sur une idéologie égalitariste absurde et sur les contradictions auxquelles se trouvent confrontées les féministes à l'agonie, incapables de faire preuve de réalisme face aux véritables défis (celui de l'islam et de la condition de la femme en particulier) ...

     

    ‡ Adieu Simone ! Les dernières heures du féminisme, Gabrielle Cluzel, éditions du Centurion, 2016, 124 p. (11,90 €).

  • Le Pays Lorrain : Charles Cournault, premier conservateur du Musée Lorrain

    Dans son premier numéro pour 2016, Le Pays Lorrain, la revue de la Société d'histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain de Nancy, propose un intéressant et riche dossier sur Charles Cournault (1815-1904) premier conservateur du Musée Lorrain. Ces textes sont les bienvenus alors que le Musée des Beaux-Arts de Nancy présente actuellement une rétrospective sur le fils de Charles Cournault, Etienne Cournault (1891-1948), peintre et décorateur de l'entre-deux-guerres.

    Au sommaire de ce numéro printanier, outre le dossier sur Charles Cournault, on lira avec intérêt :

    - Les rites autrefois observés pour changer de seigneurie : Martigny-les-Bains et ses "tourneux", par Jean Coudert
    - Le collège Saint-Louis de Metz, un prestigieux établissement scolaire d'Ancien Régime, par Cédric Andriot
    - Les industries meusiennes de l'ameublement : de leur apparition à leur déclin, par Jean-Charles Vogley
    - L'impact de la crise de Hongrie en 1956 et l'afflux des réfugiés en Meurthe-et-Moselle, par Jean-Louis Etienne

    ... Et les rubriques habituelles : la vie de la Société, la vie du Musée, la chronique régionale, les publications récentes...

     

    ‡ Le Pays Lorrain est disponible sur abonnement (39 €). Coordonnées postales et règlement à envoyer à : Le Pays Lorrain, Palais des Ducs de Lorraine, 64 Grande-Rue, 54000 Nancy.

  • Nancy : l'église Marie-Immaculée embellie après les travaux

    L'église Marie-Immaculée de Nancy (33 avenue Général Leclerc) a retrouvé sa splendeur après plus d'un an de travaux réalisés sur les voûtes ; elle est désormais dégagée de sa gangue d'échafaudages.

    Les bénévoles de la chapellenie Bienheureux Charles de Lorraine-Habsbourg ont aussitôt nettoyé l'édifice et installé de nouveaux bancs dans la nef ; ceux-ci proviennent d'une chapelle nancéienne propriété de la congrégation de la Doctrine chrétienne.

    Les fidèles sont accueillis dans d'excellentes conditions pour les messes dominicales.

    Il convient de remercier la congrégation des Sœurs de Saint-Charles de Nancy, propriétaire des lieux, qui a fait réaliser ces  importants travaux.

  • Anneau de Jeanne d'Arc : les Anglais déclarent la guerre à la famille de Villiers

    Le président du Puy du Fou, Nicolas de Villiers, chargé de rapporter la relique johannique d'Angleterre affiche une grande sérénité face aux menaces britanniques brandies pour la récupérer. Il explique sa stratégie de défense.

    Qui eût cru que ce modeste anneau de laiton porté il y a six siècles par la Pucelle d'Orléans déchaînerait tant de passions ? Certainement pas Nicolas de Villiers, lorsqu'il a pris la décision de l'acheter il y a plus d'un mois. Le 26 février dernier, il l'emportait aux enchères, pour un montant de 376.833 euros.

    Mais coup de théâtre, deux semaines après le retour en France de cet objet symbolique, l'Art Council of England missionné par le gouvernement anglais réclame l'anneau de Jeanne d'Arc. Pour appuyer sa demande, il brandit un règlement européen de 1992 d'après lequel il faut pour les biens culturels qui quittent le territoire national une licence d'exportation qu'ont omis de demander les acheteurs. Si l'anneau n'est pas rendu d'ici une dizaine de jours, l'autorité chargée des affaires culturelles en Angleterre menace d'exiger sa saisie conservatoire par les douanes françaises et sa mise sous séquestre avant que l'affaire ne soit réglée devant un tribunal.

    > Que répondez-vous à cette sommation de l'Art Council of England ?
    Nicolas de Villiers - Qu'elle est sans fondement solide, puisqu'en réalité, le règlement européen qu'invoquent nos amis Anglais pour récupérer l'anneau nous protège. Il y est précisé que l'obligation de licence d'exportation ne concerne que les biens culturels qui quittent le territoire de l'Union européenne. Entre les différents pays membres de l'UE, comme l'Angleterre et la France, ce même texte garantit au contraire la libre circulation de ces biens culturels. Les Anglais font là un détournement de procédure. Nous pourrions d'ailleurs aller plus loin en avançant un argument diplomatique de poids. D'après la Convention de l'Unesco de 1970 également invoquée par les Anglais, « sont considérés comme illicites l'exportation et le transfert de propriété forcés de biens culturels résultant directement ou indirectement de l'occupation d'un pays par une puissance étrangère. » Or l'anneau, dont il a été scientifiquement prouvé que c'est celui de Jeanne d'Arc, avait été confisqué par les Anglais pendant la Guerre de Cent ans, qui est une période d'occupation. Tous les éléments sont réunis. S'ils persistent, les Anglais vont vers un trouble diplomatique majeur.

    > À dix jours de l'échéance imposée par les Anglais, quel est votre état d'esprit ?
    Nous l'attendons de pied ferme, avec une grande sérénité. Cette aventure ubuesque ne nous fait pas peur. Je suis certain que nous gagnerons, mais je ne sais ni quand, ni comment. Cet anneau est tout ce qu'il nous reste de Jeanne d'Arc. Il est absolument hors de question de le céder. Les Anglais ont intérêt à affûter leurs armes parce que nous affûtons les nôtres et sommes prêts à monter au créneau.

    > Comment expliquer cet acharnement des Anglais ?
    Les Anglais savaient très bien ce qu'ils avaient dans les mains. Leurs archives sont abondantes à ce sujet. Leur erreur a été de sous-estimer non pas la valeur de l'anneau, mais la probabilité que des Français se présentent aux enchères. Probabilité d'ailleurs très faible, puisque nous-mêmes avons eu vent très tard de ces enchères et nous ne nous sommes inscrits que 24h avant. À cause de ce manque de vigilance, ils ont vu l'anneau quitter leur territoire sans avoir eu le temps de le préempter comme trésor national. S'ils tiennent tant à le faire revenir sur leur territoire, c'est pour rectifier cet oubli. Cette obstination est délirante quand on sait que cet anneau était celui d'une héroïne française brûlée par les Anglais. J'ai de nombreux contacts en Grande-Bretagne depuis que nous y préparons un spectacle sur leur Histoire. Et d'après ces échos, les Britanniques eux-mêmes voient mal comment le gouvernement anglais pourrait aller plus loin dans cette requête sans se ridiculiser. C'est amusant de voir qu'il est fort probable que nous ramenions les Anglais à la raison, eux qui sont d'habitude si raisonnables.

    > Vous-mêmes, jusqu'où êtes-vous prêts à aller ?
    Il est arrivé à mon père Philippe de Villiers d'affirmer qu'il irait en prison plutôt que de rendre l'anneau à l'Angleterre. Bien sûr, c'était dit sur le ton de la boutade. Tout d'abord parce que ce n'est pas lui le propriétaire de l'anneau. Il n'est donc pas juridiquement responsable. Et surtout parce que les fondements des accusations britanniques sont si légers que c'est impensable. Mais l'idée est là. L'achat de l'anneau nous a déjà prouvé que nous étions capables d'aller beaucoup plus loin que prévu dans cette affaire. Nous nous étions alors fixé un plafond de 210 000 livres, mais poussé par un irrésistible instinct, j'ai surenchéri jusqu'à le rafler à 240 000 livres.

    > Cette affaire a déchaîné en France un engouement surprenant. Vous y attendiez-vous ?
    Très honnêtement, nous avons été les premiers surpris par l'engouement extraordinaire suscité par la récupération de cet anneau. Depuis le début de l'affaire, les manifestations de joie, les réactions vives et passionnées, souvent touchantes, nous submergent par courrier, par mail, par oral. Hier encore, dans le train, une femme s'est adressée à moi d'un ton suppliant: « S'il vous plaît, ne rendez pas l'anneau aux Anglais. » Cela nous a surpris mais c'est aisément compréhensible. Cette affaire remonte à six siècles, mais elle est chargée de symboles qui donnent une image de la grandeur nationale. Je pense que les Français ont été heureux de voir que leur pays est encore capable de panache.

    > Aujourd'hui, que dites-vous aux Anglais ?
    Avec un sourire, je leur dirais : soyez bons perdants. Avec plus de gravité, laissez aux Français leur Histoire, laissez-les renouer avec leurs symboles.

    [d'après Le Figaro]

  • "L'enquête Jeanne d'Arc" à Domremy en juillet

  • Philippe Bajolet, l'instituteur devenu auteur

  • Bleurville (88) : l'ancien presbytère est à vendre

     

    L'ancien presbytère de Bleurville, 18e-19e s. 

     

    Noble bâtisse située en face de l’église paroissiale, elle surplombe le village de Bleurville avec une jolie vue sur la vaste forêt de Darney.

    Maison de cure depuis le 18ème siècle, elle a connu un remaniement important en 1829-1830.

    Le presbytère fut occupé par le desservant de la paroisse jusqu’en 2010.

    Vaste demeure dont la toiture est refaite à neuf (2012), elle est close de murs et dispose d’un vaste jardin et d’un verger à l’arrière.

    Cette maison de caractère conviendrait tout-à-fait pour la réalisation d'un projet de création de chambres d'hôtes.

    Bleurville est situé dans le canton de Monthureux-sur-Saône, à 21 km au sud de Vittel et proche de la sortie A31 de Bulgnéville.

     

    > Renseignements : Étude notariale REBOURG-BALANCY à Vittel

    > Tél. : 03 29 08 01 80

    > Courriel : etude-rebourg.balancy@notaires.fr

  • Bleurville, d'hier... pour demain : votre avenir est à Bleurville !

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    Bleurville, vue aérienne, juillet 2014 [cl. G. Salvini].

     

     

    Bleurville d'hier... pour demain, car nos villages et bourgs ruraux doivent continuer à vivre et se développer pour conserver à notre France son identité.

     

    Alors, vous aimez votre pays, vous aimez notre Lorraine, vous aimez les Vosges... vous aimerez Bleurville !

     

    Jeunes artisans, jeunes entrepreneurs, venez investir et vous installer à Bleurville : son cadre de vie et son environnement humain, naturel et bâti vous séduiront !

     

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  • Claudon (88) : DOP en assemblée générale

    [VM]

  • Les Amis du peintre Alfred Renaudin célèbrent le 150e anniversaire de sa naissance

    [RL]

  • Il faut sauver L'Echo des Trois Provinces !

    [Vosges Matin]

  • Journée des familles sur la colline de Sion

  • La Nouvelle revue lorraine n° 37 : Gaël Lesure, artiste photographe, à l'honneur

    Jean-Marie Cuny rappelle dans son édito' le "symbole fort" que constitue le retour de l'anneau de Jehanne, notre Bonne Lorraine, en terre de France et salue ce geste de la famille de Villiers, famille de vieille souche lorraine.

    Comme à son habitude, la revue régionaliste propose un sommaire qui ravira tous les lecteurs et amoureux de la Lorraine :

    - Le dernier duc François III
    - De la Lorraine ducale à la Ve République
    - Sous le roi Stanislas
    - Le siège de Montmédy (1657)
    - A propos du théâtre démoli de Remiremont
    - A Nancy, la place de la gare
    - Jean Daum : de la gueule des fours à la bouche des canons
    - Février 1916 : Revigny à la une des journaux
    - Un poilu de la classe 1916 : Camille Laurent
    - Le tableau magique
    - Les dix travailleurs de la mère Vert-d'Eau
    - L'église Saint-Pierre-et-Saint-Epvre de Thélod
    - Floriane Bogard, meilleure sportive vosgienne de l'année
    - Gaël Lesure, l'artiste photographe
    ... Et les rubriques habituelles : l'édito' de JMC, les infos lorraines, les livres, Entre-nous...

     

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