07 novembre 2009
Des éoliennes en Saône Lorraine ?
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"Les Vosges à portée de main", 10ème livre de Joël Couchouron
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06 novembre 2009
Un nouveau souffle pour l'abbaye de Moyenmoutier (Vosges)
La destruction des bâtiments industriels qui emprisonnaient l'abbaye de Moyenmoutier ouvrira-t-elle la voie du renouveau dont la cité a tant besoin ?
Découvrir l'abbaye au XVIIIe siècle, c'est se voir offrir l'architecture audacieuse de son église baroque, sans pilier ni contrefort, toujours bien debout malgré les fissures de sa voûte et son orgue essoufflé ; c'est admirer aussi ses lignes sobres toutes de grès rose, s'ouvrant sur un jardin à la française progressivement enlaidi dès le début du XIXe siècle par des bâtiments manufacturiers qui tissèrent tant leur toile qu'ils l'étouffèrent mais en la protégeant sans doute d'irréparables outrages.
Les municipalités puissamment aidées par des services publics appropriés choisirent de libérer les cinq hectares de sa friche industrielle pour dégager l'abbaye aux fins d'une nouvelle vie - presque un rêve au vu de l'immensité de la tâche - en reconstituant le jardin paysager. Une opération de désiamiantage laisse aujourd'hui des engins s'attaquer aux toitures comme au béton armé, intense chantier financé par l'Etat, la Région et l'Etablissement public foncier de Lorraine qui rétrocédera le tout à la commune pour un coût total dépassant les 300.000 €.
Les travaux extérieurs et sur les 3.000 m² habitables de cet ensemble unique en Lorraine, classé MH, sont et seront accompagnés par le sous-préfet de Saint-Dié. Il s'agira d'élaborer un cahier des charges qui corresponde à l'aura du bâtiment et capable d'apporter à la cité l'enrichissement dont elle a besoin.
Pour le maire, le renouveau du site pourra être aussi l'affaire d'investisseurs privés. "Moyenmoutier-Abbaye" s'inscrit désormais au chapitre des projets haut de gamme afin de donner une vraie renaissance à la cité malmenée depuis trop longtemps par des restructurations économiques.
[d'après Vosges Matin | 27.10.09]
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05 novembre 2009
Le trésor de Pouilly-sur-Meuse exposé au Musée Lorrain de Nancy
Le trésor de Pouilly-sur-Meuse (commune du nord meusien), qui devait être mis en vente le 9 novembre, a été acheté 1,4 million d'euros par les collectivités publiques a annoncé le 3 novembre la maison d'enchères Sotheby's.
Classées trésor national par arrêté du 27 avril 2009, les 31 pièces d'orfèvrerie de la Renaissance (XVe-XVIe siècles) rejoindront ainsi les collections du Musée Lorrain de Nancy, après leur exposition chez Sotheby's à Paris.
Le trésor de Pouilly-sur-Meuse a été mis au jour le 11 novembre 2006 lors de travaux de déblaiement dans un jardin privé. Il comprend notamment trois coupes, une aiguière, 21 cuillères, deux timbales et un couvercle formant un gobelet emboîtable. Le tout est daté d'une période allant de 1480 à 1570. Ces pièces sont marquées aux poinçons de quatre villes : Châlons-en-Champagne, Reims, Paris et Strasbourg.
Toutes les pièces sont soit en vermeil soit en partie dorées. La pièce principale de cet ensemble est une aiguière couverte en vermeil avec traces d'émail, au poinçon de Paris, que l'on peut dater d’avant 1507. Il s'agit, selon Sotheby's, de la plus ancienne aiguière parisienne répertoriée à ce jour.
L’inventeur du trésor, âgé d'une cinquantaine d'années, vit à Pouilly-sur-Meuse, dans une propriété qui donne sur la Meuse ombreuse. Il est resté discret depuis sa découverte réalisée fortuitement en creusant sa fosse septique. Sa discrétion n'a d'égale que sa chance. A Pouilly-sur-Meuse, personne, ou presque, n'était au courant de la formidable découverte.
Ce trésor rejoindra les collections du Musée Lorrain à Nancy. Conservatrice en chef, Francine Roze, est sur un petit nuage. Elle assure que « c'est le plus beau cadeau de Saint Nicolas que l'on puisse imaginer pour les Lorrains ».
Le député Laurent Hénart a finalisé une opération qui ne devrait coûter que 80.000 € à Nancy. Dans le détail, le montage financier qui a permis l'achat du trésor de Pouilly, s'appuie sur un investissement de l'Etat de 450.000 €, de la Région Lorraine pour 210.000 €, de la ville de Nancy pour 80.000 €, de la Société d'Histoire lorraine pour 40.000 € et d'un mécène semi-privé pour 620.000 €.
[d’après l’Est Républicain | 04.11.09]
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Bleurville : images d'automne...
Bleurville et la campagne vosgienne habillés de couleurs automnales...





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La chapelle Saint-Basle acquise par la commune de Lignéville (Vosges)
Propriété du diocèse de Saint-Dié, la chapelle Saint-Basle vient d'être acquise par la commune de Lignéville sur le territoire de laquelle elle est située.
L'évêché, n'ayant plus les moyens d'entretenir cette vénérable chapelle, avait proposé voici quelque temps à la mairie de Lignéville le transfert de propriété. Après examen de la proposition et consultation du délégué de la Fondation du Patrimoine pour les Vosges, le conseil municipal vient de donner son accord pour l'achat de la chapelle Saint-Basle pour l'euro symbolique.
Une convention sera passée entre la mairie et la Fondation du Patrimoine afin de mettre en place une souscription pour la restauration de l'édifice cultuel.
Voici une bonne nouvelle pour le patrimoine religieux local. Nous espérons que des travaux de restauration et de protection pourront être engagés assez rapidement afin de remettre en valeur ce lieu de culte rural.
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04 novembre 2009
Lieux magiques et sacrés d'Alsace et des Vosges
Les hauts lieux qui guérissent le corps, l'âme et l'esprit recensés dans ce livre sont de merveilleux cadeaux de la Nature : des trésors d'énergies vibratoires ou le Ciel et la Terre se rejoignent.
Au travers d'une passionnante quête dans l'univers de l'Invisible, rédigée sous la forme d'un circuit touristico-initiatique, le lecteur ira à la découverte d'une Alsace et du massif vosgien inconnus et il prendra conscience des prodigieuses ressources d'auto-guérison et des énergies saines et fécondes émanants de ces lieux sacrés (chapelle de Frère Joseph à Ventron, le Grand Ballon, le dolmen du Schauenberg, les eaux guérisseuses des stations thermales vosgiennes,géomagnétisme de la montagne vosgienne, le camp celtique de la Bure à Saint-Dié, le lac de la Maix...).
L'auteur, Gilbert Altenbach, est chercheur de formation pluridisciplinaire. Il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages traitant de santé, de mieux être et d'environnement. Il est depuis plus de 30 ans un des pionniers de la géobiologie et du feng-shui en Europe.
>> Lieux magiques et sacrés d'Alsace et des Vosges, Gilbert Altenbach, éditions Saint-Brice, 2009, 397 p., ill. (29,50 €).
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03 novembre 2009
La maternité régionale de Nancy à 80 ans
La Maternité Régionale Universitaire de Nancy a fêté en septembre le 80ème anniversaire de son ouverture en 1929.
Une importante exposition en constitue l’évènement principal. Celle-ci, présentée dans la galerie principale de l’établissement, souligne en particulier :
- le positionnement actuel de la Maternité Régionale, l’esprit d’anticipation des ses fondateurs, les évènements singuliers qui ont marqué les 80 premières années, seront illustrés par des documents historiques et un grand nombre de photographies d’époque. De nombreux objets (instruments médicaux, biberons…) y sont présentés, ainsi qu’un exceptionnel "Atlas d’anatomie obstétricale" de 1894 consultable sur une borne interactive.
- la dynamique d’innovation, de recherche constante d’amélioration du service aux nouveau-nés et à leur famille (présentation de panneaux spécifiques sur les activités de pointe) Ces questions permettent notamment de découvrir le projet de construction du nouveau bâtiment de Néonatologie ainsi que les nouvelles technologies, l’organisation médicale qu’il promeut et les programmes de recherche sur lesquels la Maternité est en pointe.
- projection d’un film en images de synthèse permettant au visiteur de pénétrer au cœur du futur bâtiment de Néonatologie.


>> L’exposition est accessible gratuitement au public dans sa totalité entre 9 h et 17 heures en semaine jusqu’au 19 novembre 2009, dans les locaux de la Maternité au 10 rue du Docteur Heydenreich à Nancy.
16:18 Publié dans La vie en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lorraine, maternité, obstétrie, néonatologie, adolphe pinard, nancy
Une sainte de Lorraine méconnue : Marguerite de Lorraine
Le 3 novembre, le calendrier de l'Eglise fête la bienheureuse Marguerite de Lorraine. Fille de Yolande d'Anjou et de Ferri de Vaudémont, elle était la soeur de René II, duc de Lorraine et de Bar, vainqueur de Charles le Téméraire le 5 janvier 1477.
Cette princesse est méconnue des Lorrains. Elle a cependant sa place dans la chapelle des Âmes du Purgatoire de la basilique Saint-Epvre à Nancy où sa statue surmonte l'autel. Une autre statue est déposée dans un arbre creux proche du parvis de la basilique Notre-Dame de Sion. Une croix plantée au bord du chemin menant au village de Vaudémont, sur la colline de Sion, rappelle également le souvenir de Marguerite de Lorraine.
Marguerite de Lorraine, née au château de Vaudémont en 1463, a vécu une partie de son enfance auprès du bon roi René en Provence. A la mort de René d'Anjou, elle revint en Lorraine et fut mariée en 1488 à René duc d'Alençon, fils d'un compagnon de Jeanne d'Arc. Elle suivait les conseils et les exemples de sa belle-soeur Philippe de Gueldre, duchesse de Lorraine, qui finit sa vie chez les Clarisses de Pont-à-Mousson.
Un fils, Charles, et deux filles, Françoise et Anne, naquirent de ce mariage. Mais René d'Alençon devait mourir le 1er novembre 1492. Marguerite prit en main efficacement les affaires du duché de son mari. Elle fut également une éducatrice incomparable pour ses enfants et la bienfaitrice de tous les pauvres. Surnommée la "sainte duchesse", après 22 ans de règne, Marguerite de Lorraine laissa le duché à son fils et se retira chez les Clarisses d'Argentan. Elle devait décéder le 2 novembre 1521 à l'âge de 58 ans.
Des miracles se produisirent sur son tombeau : son corps et son coeur demeurèrent intacts durant plus de deux siècles. En ouvrant son tombeau en 1793, les sans-culottes profanèrent ce corps saint et le jetèrent dans une fosse commune. Cependant, le culte de Marguerite de Lorraine demeura fort et fervent parmi les chrétiens.
Elle fut déclarée bienheureuse par le pape Benoît XV le 20 mars 1921. Elle est la protectrice des familles et la patronne des dentellières, en relation avec la création du point d'Alençon dont le couvent des Clarisses de la ville conserve deux pièces de broderie de la main de la duchesse Marguerite.
[source : Bulletin "La barette de Saint-Pierre des Latins" de la communauté Summorum pontificum de Saint-Pierre de Nancy, novembre 2009, article de Jean-Marie Cuny]
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Colloque "La Lorraine, la Bourgogne et la Franche-Comté du Moyen Âge à nos jours"
Le Comité d'Histoire Régionale de Lorraine organise un colloque sur le thème "La Lorraine, la Bourgogne et la Franche-Comté du Moyen Âge à nos jours : relations, différences et convergences" les 13 et 14 novembre 2009 à l'Hôtel de Région, Place Gabriel-Hocquard à Metz, sous la direction scientifique du professeur François Roth.
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02 novembre 2009
Bilan et projets pour les 30 ans de Saône Lorraine
Le Grenier à sel de Châtillon-sur-Saône accueillait le 31 octobre le dernier conseil d'administration de l'association Saône Lorraine de l'année. Bilan encourageant et projets ont rythmé la réunion.
Après avoir salué la mémoire de Camille Devincey et de Jean Rudio, deux adhérents actifs de l'association, récemment décédés, le président Michel a souhaité faire valider la nomination de plusieurs membres du CA à des fonctions à responsabilité. C'est ainsi que Jean-François Michel a été confirmé dans le poste de président, Marie-Madeleine Boulian dans celui de 1er vice-président, Robert Mougin dans celui de 2ème vice-président, Jean-Claude Gachon, dans celui de trésorier et Jacques Durupt dans celui de trésorier adjoint, Jacques Kempf dans celui de secrétaire et Alain Beaugrand dans celui de secrétaire adjoint. Une nouvelle fonction a été créée afin de resserer les liens entre Saône Lorraine et le musée de Hennezel : Bernard Delémontey a été élu 3ème vice-président chargé du musée de Hennezel, belle manière de le remercier pour le travail réalisé et de le conforter dans son action pour les années à venir.
Les musées vivants de Châtillon-sur-Saône ont globalement été bien suivis et tout particulièrement celui du 2 août qui était animé par plusieurs troupes de saltimbanques. Les concerts donnés en l'église des Cordeliers des Thons ont également remporté un vif succès. Chacun a pu apprécier la grande qualité des formations, que ce soit le concert d'Olivier Dartevelle proposé dans le cadre des Ballades musicales, ou celui donné par l'ensemble vocal et instrumental Résonances.
Sur le plan des projets, Saône Lorraine souhaite continuer à proposer un voyage annuel à ses adhérents... et futurs adhérents. L'église des Cordeliers des Thons mobilise plus que jamais les énergies - et les finances - de l'association patrimoniale sud-vosgienne : après une récente intervention sur la toiture de l'édifice, un projet de création de sanitaires et l'étude préalable en cours en vue de la restauration de l'intérieur de l'église franciscaine mobiliseront, dans les mois et les années à venir, tous les bénévoles autour du site.
L'avenir des lieux patrimoniaux du sud-ouest vosgien reste une constante préoccupation de Saône Lorraine. En 2010, la dynamique association fêtera ses 30 ans de mobilisation, d'actions, d'animations au service d'une richesse patrimoniale et historique que de nombreuses régions nous envient. Le 13 mai 2010 sera la grande journée anniversaire. Et une grande exposition se prépare d'ores et déjà pour accompagner cette encore jeune trentenaire : "Gaulois et romains en Saône Lorraine". Logique à un moment où l'on reparle d'identité nationale !
[clichés : courtoisie de P. Hannelle]
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Bleurville : animations autour de la lecture
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01 novembre 2009
Poussay, ses Dames, sa foire
Sorti des presses des éditions Gérard Louis pour la 411ème foire de Poussay, les 24 et 25 octobre, voici un ouvrage bienvenu qui mèle à la fois histoire religieuse et histoire profane, histoire des chanoinesses et histoire de la célèbre foire de Poussay.
Le village de Poussay, surplombant le Madon entre Mirecourt et la colline de Sion, évoque la foire automnale plusieurs fois centenaire. Mais ce que l'on sait peut-être moins c'est que cette foire fut créée à l'initiative du chapitre canonial des nobles Dames de Poussay.
L'auteur rappelle tout d'abord la riche histoire du monastère fondé au XIe siècle puis transformé en chapitre de Dames nobles. C'est d'ailleurs au sein de cette institution religieuse que la Bienheureuse Alix Le Clerc ouvrit en 1598 l'une des premières écoles pour jeunes filles.
C'est aussi au XVIe siècle qu'apparaissent les premières traces de la foire agricole. Par ordonnance de 1543, Antoine, duc de Lorraine et de Bar, confirme que le village peut s'enorgueillir d'organiser une des foires les plus anciennes du royaume de France.
Depuis, la foire de Poussay a connu un succès grandissant : elle accueille près de 1200 camelots, artisans, éleveurs, exposants divers qui font que cette foire est en constante évolution. Et demeure un des événements phare de la Lorraine rurale.
>> Poussay, ses Dames, sa foire, André Faliguerho, éditions Gérard Louis, 2009, 126 p, ill. (25 €).
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31 octobre 2009
Toussaint et Commémoraison des Fidèles Trépassés en Lorraine

1er novembre, fête de la Toussaint, l'Eglise catholique invitent les croyants à fêter dans la joie tous les saints du Ciel qui furent des témoins de la foi au cours des siècles.
Et le 2 novembre est plus spécialement consacré à la Commémoraison des Fidèles Trépassés, complément de la fête de la Toussaint. Deux fêtes religieuses qui concrétisent le dogme de la "communion des saints", associant les vivants et les morts dans une même prière.
En Lorraine, la Commémoraison des Défunts a toujours été une fête liturgique très suivie : Toussaint et souvenir des fidèles défunts ne formant souvent qu'une seule et même fête dans l'esprit des lorrains. En témoigne ce tableau d'Emile Friant représentant une famille en grand deuil se rendant au cimetière le jour de la Toussaint (1886).

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30 octobre 2009
Les vosgiens investissent dans la truffe
La Chambre d'Agriculture des Vosges expérimente une plantation de truffes dans le pays de Neufchâteau.
« Allez cherche ! », commande Xavier Boulangé. Sa chienne, un colley barbu ne se fait pas prier pour fourrer sa truffe dans les feuilles mortes. L'animal va, vient, jappe, s'arrête, gratte le sol et déterre un joli diamant noir : une truffe de Bourgogne d'au moins 40 grammes, bien dure, à la chair marron veinée de blanc.
Xavier Boulangé, conseiller forestier à la Chambre d'Agriculture, sort un morceau de gruyère de sa poche et le tend à l'animal. Aussitôt, la chienne reprend ses recherches. Nous sommes dans une forêt du pays de Neufchâteau. Un secteur où le champignon pousse à l'état naturel. « C'est ici qu'on en trouve le plus, mais il y en a également du côté de Rambervillers, Châtel-sur-Moselle, Dompaire, Martigny-les-Bains. La truffe pousse sur des terrains calcaires très alcalins à 7 pH et plus. Il faut aussi des arbres en symbiose comme le chêne, le tilleul, le charme ou le noisetier.»
Comment ces truffes sont-elles arrivées jusque dans les Vosges ? « C'est simple, elles n'en sont jamais parties, mais on les avait un peu oubliées », explique le conseiller agricole en rappelant qu'à la fin du XIXe siècle, 1.000 tonnes de truffes étaient annuellement commercialisées en France contre à peine 50 tonnes aujourd'hui. « Il y avait même une production significative dans l'Est de la France » ajoute-il. Depuis déjà quelques années, la Bourgogne, la Meuse ont entamé la reconquête du marché. Des groupements de producteurs se sont mis en place, se sont structurés.
Dans les Vosges, on en est encore aux prémices. Il y a deux ans, la Chambre d'Agriculture a mis en place une truffière expérimentale autour de Neufchâteau. « 700 plants mychorisés ont été mis en terre. Il faudra patienter encore 8 ans avant d'espérer une première récolte. Mais l'idée est surtout de tester différentes variétés avec ce sol pour disposer d'informations et accompagner des agriculteurs qui souhaiteraient développer une truffière », explique Xavier Boulangé, convaincu qu'il y a un marché à prendre. « La demande est forte. Et même si elle est moins cotée que la truffe du Périgord, la truffe de Lorraine a des qualités gustatives équivalentes et se vend autour de 400 euros le kilo. » Quand on sait que la production moyenne oscille entre 15 et 20 kg par hectare et par an, on aura compris que la truffe peut-être un excellent moyen de valoriser les friches et autres anciens vergers. Une réalité qu'a bien comprise un agriculteur d'Harmonville qui nourrit le projet de lancer une truffière de 2 ha.
• La commune de Langley, située entre Charmes et Portieux, accueillera le dimanche 8 novembre la première fête de la truffe et des produits du terroir. Outre un marché aux truffes fraîches de Lorraine, le public pourra assister à des démonstrations de recherche avec chien truffier. Conférences et projections vidéo sur la trufficulture en Lorraine, vente de plants truffiers sont également au programme. Contact : 06.76.00.93.83.
[d’après l’Est Républicain | 27.10.09]
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29 octobre 2009
Nancy : que restera-t-il de la prison Charles-III ?
L'ancienne prison Charles III de Nancy devrait être rasée courant 2010. Cette maison d'arrêt devenue fantôme garde les traces des milliers de prisonniers qui sont passés là, de leur quotidien, de la vie pénitentiaire. Il y flotte aussi le souvenir de victimes d'injustice et de l'Histoire.
Les cellules défraîchies ont été débarrassées de leurs literies. Les murs sont couverts de graffitis. Tout a été vidé ou presque. Les coursives et les couloirs ne résonnent plus des bruits et des discussions des détenus qui s'y entassaient jusqu'à six par cellule. Depuis le transfert des prisonniers en juin au nouveau centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville, la vieille prison Charles III, en plein cœur de Nancy, a tout d'une prison fantôme. Rachetée par la Communauté urbaine du Grand Nancy, l'ancienne Maison d'arrêt devrait être très rapidement rasée. Elle pourrait même, si les procédures administratives sont rapidement bouclées, être détruite avant l'été 2010. Sur l'espace libéré se développera une partie du projet Nancy Grand Cœur qui prévoit une reconfiguration des rues, la création de logements, de locaux tertiaires... Avec cette destruction, c'est un volet de l'histoire de Nancy, de la justice, de la vie pénitentiaire avec ses violences, ses solitudes, ses existences brisées, ses "vedettes" du chapitre « fait divers » qui se referme.
Mais la disparition de cette prison, un lourd symbole de drames, implique assurément un "devoir de mémoire". Car au cours de son histoire, cet établissement qui a vu passer des milliers de condamnés, a aussi connu les souffrances de victimes d'injustices et de la barbarie. C'est d'ailleurs devant la prison, sur les murs d'enceinte de laquelle avait été apposée une plaque inaugurée en 2002, que se déroulait chaque année la cérémonie « en mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux Justes de France ». Des juifs furent détenus dans la prison avant d'être déportés. Mais pas seulement. Il y eut aussi des prêtres, des résistants chrétiens, gaullistes ou communistes comme en témoigne le récent ouvrage de Jean-Marie Conraud sur la prison Charles-III.
Un groupe « Mémoire et souvenir » a donc été chargé de réfléchir à un futur lieu de commémoration mais aussi à la manière de préserver la mémoire de ce lieu, comme par exemple la porte par laquelle entraient les déportés. Des initiatives seront prises pour respecter cet important devoir mémoriel.
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28 octobre 2009
Ballade en Lorraine : redécouvrir la colline de Sion
Octobre, mois dédié dans le calendrier liturgique au Rosaire et aux saints Anges, nous offre l'occasion de partir à la (re)découverte de la colline de Sion posée, entre Mirecourt et Nancy, comme un phare spirituel éclairant notre belle Lorraine. L'introduction de l'ouvrage Sion le grand pèlerinage lorrain de Mgr Eugène Martin, paru en 1948, nous initiera à cette quête.
"Il est, de par le monde, des sommets prédestinés, vers lesquels les hommes se tournent, pressés par le désir de se concilier les puissances du Ciel, ou par le souci de se défendre contre les puissances de la terre : hauts-lieux, tout ensemble, et camps retranchés.
Telle apparaît, au-dessus de l'immense plaine qui s'étend des côtes de Meuse jusqu'à la chaîne des Vosges, l'abrupte colline qui porte, depuis des siècles, un sanctuaire de plus en plus aimé et une place forte, jadis fameuse et redoutée.
Longue, étroite et sinueuse, cette butte isolée, de calcaire oolithique, à calotte bajocienne, témoin multiséculaire d'un gigantesque travail d'érosion, porte un nom évocateur de souvenirs bibliques : Sion. Le devrait-elle, comme d'aucuns l'ont pensé, à la dévotion d'anciens croisés ? Ce qui peut-être, à certains égards, pourrait convenir à cette "Colline inspirée", comme l'appela Maurice Barrès, dans une oeuvre historico-mystique, qui, aux approches de la Première guerre mondiale, eut, en France et ailleurs, un profond retentissement.
Mais non : l'origine en est beaucoup plus lointaine. Le nom de pagus, ou canton, gallo-romain, le Saintois, sur lequel se dresse la colline, donnait entre autres formes en latin médiéval, l'adjectif seiuntensis, qui, romanisé, mais avec la prononciation gutturale du terroir, fit Séhon, nom patois du village de Saxon, dont l'x, comme dans nombre de noms de lieux lorrains (Laxou, Xeuilley, Maxéville, Xaintois...) fut et devrait rester une gutturale - Seion, Sion en sont les formes progressivement adoucies.
Ce nom s'applique plus spécialement au promontoire de configuration sensiblement quadrangulaire, qui se relève et s'avance vers le nord après la dépression où passe l'une des routes d'accès.
C'est là proprement le mons seiuntensis, la "colline du Saintois", à laquelle était réservé de devenir un centre de prière, un foyer de dévotion mariale, une source de grâces surnaturelles et de faveurs temporelles, pour la contrée qu'elle domine de toute sa hauteur.
Cette destinée providentielle est allée s'accusant chaque siècle davantage et, jamais, plus qu'aujourd'hui, les âpres sentiers du mont n'ont tressailli de la foi, de la confiance, de la ferveur des pèlerins.
C'est à montrer par quelle progression lente, ininterrompue, cette humble "église mère" du Saintois, devenue sanctuaire marial des comtes de Vaudémont, puis des ducs de Lorraine et de Bar, de leurs vassaux et de leurs sujets, c'est acquis le droit de prendre rang parmi les grands pèlerinages de France, que nous nous attacherons dans la première partie historique de cet ouvrage, en laissant tout simplement parler les faits.
Une seconde partie, que nous nous emploierons à rendre aussi complète, aussi précise, aussi pratique qu'il convient à une partie descriptive, guidera le pèlerin sur la sainte montagne, lui fera visiter l'église, le trésor, le plateau, lui expliquera le vaste panorama que l'oeil parcourt, ravi et intéressé, de ce haut belvédère, et lui facilitera la "lecture" de ce paysage lorrain."
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27 octobre 2009
Saône Lorraine fait le bilan
Le conseil d'administration de l'association Saône Lorraine se réunit samedi 31 octobre à Châtillon-sur-Saône afin d'examiner un ordre du jour copieux :
- bilan des activités 2009
- préparation de la journée du 13 mai 2010 consacrée à l'anniversaire des 30 ans de Saône Lorraine
- les voyages Saône Lorraine 2010
- les manifestations 2010
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Les Cahiers de La Mothe

L’Association pour La Mothe a le plaisir de vous informer de la publication du n° 1 de son bulletin Les Cahiers de La Mothe.
Au sommaire :
- En souvenir de Nicole Sebline-Villa, par Christine et Alain Le Maréchal
- La sénéchaussée de La Mothe et Bourmont entre 1431 et 1439, par Nicole Sébline-Villa
- La ville matérielle à La Mothe, par Nicole Sébline-Villa
- Une iconographie inédite : les plans du 3ème siége de la Mothe conservés dans les archives du Service Historique de la Défense à Vincennes, par Jean Charles
- La topographie urbaine de La Mothe (avec un plan totalement nouveau), par Bernadette Bruyand et Jean Charles
- Les signataires inconnus de la dernière délibération de La Mothe, par Bernadette Bruyand
- Bibliographie de la Mothe
- Chronique mothoise 2008
Les Cahiers de La Mothe sont disponibles :
- A Nancy (54), librairie A la Sorbonne, 12 rue Saint-Dizier, et librairie ancienne Dornier, 74 Grande-Rue,
- A Chaumont (52), au Cercle généalogique 52, 62 rue Aristide-Briand.
- A Neufchâteau (88), librairie Lambert, 63 rue Saint-Jean
- A Bourmont (52), maison de la presse, Faubourg de France
- A Bourbonne-les-Bains (52), librairie Batache, 28 Grande-Rue
ou par correspondance : M. Jean CHARLES, 3 rue Victor-Hugo, 67204 ACHENHEIM
Prix du numéro : 10 € (participation aux frais de port : 3 €)
Illustrations 1ère et 4ème de couverture : deux plans de La Mothe dessinés en 1645 lors du 3ème siège et conservés au Service Historique de la Défense (SHD) à Vincennes.
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26 octobre 2009
La foi du général de Gaulle : une vie sous le regard de Dieu
Laurent de Gaulle n'était qu'un enfant à la mort de son grand-oncle. De ce manque est née une quête : toute sa vie il va le chercher auprès de ceux qui l'ont connu. Cette fréquentation a fait naître en lui une conviction profonde : sans une relation singulière avec Dieu, Charles de Gaulle n'aurait pas été le grand homme que nous connaissons.
Des indices de cet enracinement chrétien sont présents dès l'enfance du petit Charles. Dans son comportement de militaire, de résistant, d'homme d'Etat, l'empreinte chrétienne, presque franciscaine, apparaît comme une évidence. Dans les sources de sa pensée, comme dans son éducation, le général de Gaulle s'est forgé une âme autant qu'un caractère. Lorsque son heure arrive, s'il ne l'a pas planifiée, il l'a anticipée.
L'auteur propose une nouvelle chronologie commentée de la vie de Charles de Gaulle. Favorisée par l'articulation du livre, cette véritable redécouverte du général, permet de mieux comprendre l'homme, mais aussi son engagement presque sacerdotal au service de la France. De Gaulle est un soldat de Dieu qui combat au nom du Bien contre le Mal. La démonstration de l'auteur emporte la conviction.
Basé sur des documents inédits, y compris des archives familiales, l'ouvrage comble un vide. Une vie sous le regard de Dieu montre la force et la permanence de la dimension chrétienne chez le général de Gaulle, non seulement dans sa vie privée, mais aussi dans l'accomplissement de son destin national.
>> Une vie sous le regard de Dieu. La foi du général de Gaulle, Laurent de Gaulle, L'Oeuvre éditions, 2009, 205 p. (17 €).
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25 octobre 2009
Nancy : des logements dans l'ancienne prison Charles-III
Odeurs de moisissures, de vieux bois, puanteur dans des cellules de 9 m², la prison est désaffectée depuis juin 2009. Bientôt, elle accueillera 1.500 à 2.000 logements.
L'administration pénitentiaire a cédé officiellement le 21 octobre les bâtiments de la vieille prison Charles-III à l'établissement public foncier de Lorraine, agissant pour le compte du Grand Nancy. Le prix de vente, fixé par les Domaines, tourne autour de 650.000 €.
La communauté urbaine récupére ainsi de précieux terrains qui entrent dans le périmètre du projet urbain de 15 hectares « Nancy grand cœur ». Projet qui consiste à reconstituer un centre-ville cohérent, de la place Thiers à l'avenue du Général-Leclerc. Les vieux bâtiments de l'ex-prison Charles-III sont évidemment condamnés. Le Grand Nancy va déposer le permis de démolir prochainement. Objectif démolition totale pour la fin du premier semestre 2010.
Charles-III était, jusqu’à sa fermeture, l'une des plus vieilles maisons d'arrêt de France encore en service. A la limite de l'insalubrité. Pour un taux d'occupation frisant les 150 %... Cette prison située en centre-ville datait de 1857. Aménagée dans une ancienne manufacture de tabac construite en 1716. Sa disparition va permettre d'étirer la rue Charles-III jusqu'au pont des Fusillés. Mais aussi de tracer une nouvelle artère depuis la rue du Grand- Rabbin-Haguenauer. La courbe quelque peu étrange de la rue du Ghetto-de-Varsovie disparaîtra pour ne laisser qu'une partie rectiligne au départ de l'avenue Leclerc. L'espace situé devant le lycée Cyfflé sera dégagé pour créer une vraie place Alexandre-Ier.
Des logements seront également construits pour accueillir 1.500 à 2.000 nouveaux habitants.
[d’après l’Est Républicain | 20.10.09]
00:00 Publié dans Notre patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lorraine, nancy, prison, charles iii, centre ville, aménagements
24 octobre 2009
Les 594 communes de Meurthe-et-Moselle
Les éditions Delattre, spécialisées dans l'édition de monographies départementales, proposent aux meurthe-et-mosellans de découvrir leur propre département. Chacune des 594 communes y est décrite sommairement et illustrée par une ou plusieurs cartes postales anciennes (ou un cliché récent à défaut de cartes anciennes). La fiche d'identité de la commune comprend la situation administrative, le code postal, la superficie, la population. Les noms anciens, les armoiries et les principaux édifices historiques de la collectivité la plus aimée des Français précédent quelques informations sur les activités industrielles ou artisanales, les personnages célèbres, les manifestations, les cours d'eau, les hameaux et écarts.
Intéressant pour faire le tour rapidement et agréablement de votre département. Et pour les curieux ne résidant pas en Meurthe-et-Moselle, voici une belle occasion de découvrir la variété des villes, bourgs et villages d'un département de l'Est, coeur de la Lorraine historique.
>> La Meurthe-et-Moselle. Les 594 communes, éditions Delattre, 2009, 272 p., ill. (29 €).
00:00 Publié dans Les livres en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lorraine, meurthe et moselle, commune, histoire, géographie, armoiries, célébrités
23 octobre 2009
Metz : un régiment français stationné en Allemagne bientôt transféré dans la capitale régionale
Le ministre de la Défense Hervé Morin a confirmé auprès de sources autorisées (voir ci-dessous) que le régiment qui doit s'installer à Metz sera bien un régiment français de la brigade franco-allemande (BFA) actuellement stationné en Allemagne. Il n'y en a que deux : le 110ème régiment d’infanterie à Donaueschingen et le 3ème Hussards à Immendigen.
Comme l'annonçait Les Dernières nouvelles d'Alsace, il est fort probable que ce soit le régiment de hussards qui sera transféré à Metz. Le ministre de la Défense devait parler de ce sujet ce vendredi 23 octobre avec son homologue allemand, en marge d'une réunion de l'Otan.
[source : http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/10/...]
19:37 Publié dans La vie en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lorraine, armée, défense, régiment, 3ème hussards, metz, sarkozy, morin
411ème foire de Poussay
Elle sera plus imposante que jamais ! Rendez-vous les 24 et 25 octobre.
La mairie de Poussay, c'est un peu le Pentagone de l'Ouest vosgien, on cogite pendant des mois sur des plans de bataille. Georges Garnier est le « Clausewitz » de la troupe municipale qui organise chaque année la foire du village. Le placier officiel de cette manifestation, qui se déroule ce week-end, trace à la règle et au crayon de papier les 1.300 emplacements réservés aux exposants de la troisième plus grosse foire de l'Hexagone. La feuille de papier au format XXL est clouée sur un tableau rectangle en bois maintenu par un gros pied métallique. Seule concession au progrès : quelques coups de feutre fluo rose encadrent certaines zones du champ de foire qui couvre 22 hectares.
Pour l'instant, il est hors de question d'informatiser ce plan. Jean Demard ne veut pas en entendre parler : « Sur un écran informatique, on ne verrait plus rien, le champ de foire est tellement grand, comment pourrait-on distinguer les petits stands des camelots ? Et puis, travailler au crayon de papier, cela nous permet d'être très réactifs, jusqu'au dernier moment, on peut changer de place tel ou tel exposant. »
La commune de Poussay, n'a même pas de site Internet pour promouvoir l'événement. Le premier des Porsuavitains ne ferme pas complètement la porte à cette idée : « C'est vrai, toute l'année, on reçoit deux ou trois coups de téléphone par jour à la mairie concernant la foire. La plupart du temps, ce sont des exposants. Si l'on crée un site dédié aux réservations, on se coupe d'une des forces essentielles de la foire : le contact humain. Et puis, nous animons tout de même en collaboration avec une radio locale, un blog... »
Cette façon de faire artisanale ne nuit en rien au développement de la foire dont on fête ce week-end la 411ème édition.
La foire de Poussay n'a pas besoin d'être boostée par des campagnes de marketing dernier cri. L'événement se suffit à lui-même, 45.000 visiteurs sont attendus ! Ce week-end, la foire devrait battre tous les records. Tous les exposants n'ont pu être servis. Une centaine de malheureux se retrouvent sur une liste d'attente en attendant l'hypothétique désistement d'un confrère.
Autre événement notable cette année à Poussay à l’occasion de la foire : un livre d’André Faliguerho édité chez Gérard Louis livrera aux curieux l’extraordinaire histoire des Dames chanoinesses de Poussay et les débuts de la célèbre foire en 1598.
00:00 Publié dans Loisirs et animations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lorraine, vosges, poussay, foire, dames, chanoinesses, alix le clerc
Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) : des fouilles archéologiques exceptionnelles en centre-ville
00:00 Publié dans Notre histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : luxeuil les bains, fouilles, archéologie, saint colomban, abbaye, sépultures
22 octobre 2009
Le " dernier round " du général Bigeard
A 93 ans, le vieux baroudeur publie « Mon dernier round ». Un regard sans complaisance sur l’état de la France, du monde et... sur la vieillesse. « Mon pire ennemi » dit-il.
Si Bigeard est toujours le même, l’homme se livre comme il ne l’a sans doute jamais fait dans « Mon dernier round » à paraître aujourd’hui aux Editions du Rocher. « Mon combat final. Espérons qu’au-delà de moi, les lecteurs me prolongeront » écrit-il, sur la quatrième de couverture.
Début 2006, à l’aube de son 90ème anniversaire, « Adieu ma France » devait être son dernier ouvrage. « Un livre testament », comme il nous le confiait à l’époque. Portant un regard critique et désabusé sur une France aspirée par le bas, Bigeard était représenté avec sa « gueule de héros » en couverture. Mais depuis « le vieux caïman aux yeux pochés » n’a jamais lâché son feutre noir ni l’attention qu’il porte à la France et au monde. Alors, il a noirci encore et encore des feuilles, avec toujours la même acuité sur les événements. Et sur la couverture de « Mon dernier round », il pose cette fois en civil, la main sur le canon qui trône dans son jardin, rue François-Badot à Toul.
Si la passion et les coups de gueule sont toujours là, le vieux para se confie, à propos de ce sac-à-dos qui pèse lourd sur les épaules. « Vieillir, voilà un mot auquel je ne pensais jamais quand j’étais sur mes terrains de combat ! La mort, je la voyais autour de moi à chaque bataille, bien présente, trop présente, parmi mes camarades. La mort, oui, mais pas la vieillesse ! » écrit-il dans ce dernier opus. Bigeard conclut : « Avec ce ’’Dernier round’’, je veux transmettre, encore transmettre, avant le grand départ. Mais j’ai le sentiment que je n’aurai pas le temps de dire tout ce que je voudrais dire ».
- Mon dernier round, Marcel Bigeard (général), éditions du Rocher, 2009, 273 p. (19 €).
[d’après l’Est Républicain | 22.10.09]
00:02 Publié dans Les livres en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lorraine, france, général bigeard, parachutiste, guerre, algérie, indochine, mon dernier round, toul
Hommage des Vosgiens à l'occasion du 160ème anniversaire de la mort de Frédéric Chopin
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21 octobre 2009
Droiteval s'ouvre au public
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Bleurville : un bazar sur la place
Non, ce n’est pas ce que vous croyez. Nul besoin d’appeler les gendarmes ! Christa et Herman van den Hoek, propriétaires des chambres et tables d'hôtes aménagées dans l’ancienne épicerie Barbou-Lhuillier sur la place du village, viennent d’ouvrir un charmant petit magasin bazar, complément à leur activité d’accueil.
Aménagé dans l’ancienne cuisine de l’épicerie de Gilbert Lhuillier, le petit magasin est tenu par Christa, la maîtresse des lieux. Elle y propose une variété d’articles de quincaillerie, petit électro-ménager, pêche, jouets, carterie... Bref, le bazar a pris la suite de l’épicerie d’antan. La demeure, transformée après la seconde guerre mondiale par Jean Barbou, poursuit ainsi la tradition commerçante. Une bonne surprise pour les Bleurvillois qui apprécient ces jeunes et sympathiques commerçants originaires des Pays-Bas.
Avec le café de la Place et après le changement de propriétaire à la boulangerie, Christa’s Bazar contribuera, nous n’en doutons pas, à l’animation du centre historique du village. Et nos amis attendent nombreux les visiteurs…
>> Plus d’infos sur http://www.leeglise.eu/pageID_7280685.html
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20 octobre 2009
Une association pour accompagner la création du parc naturel régional
Réunis à Lironcourt, dans le canton de Lamarche (Vosges), des responsables associatifs et des élus locaux ont décidé la création d’une association pour porter le projet de création d’un parc naturel régional (PNR).
Responsables associatifs œuvrant depuis de nombreuses années dans les domaines du patrimoine naturel et culturel, du tourisme et du développement économique local, élus des communautés de communes des Pays de la Saône Vosgienne, de Saône et Madon, du Val de Vôge, des Marches de Lorraine, et de Bourbonne-les-Bains : ils étaient venus en nombre pour partager leur motivation pour la naissance de cet efficace outil de développement local que représente le Parc Naturel Régional.
Dénommée « Aux sources du Parc », la nouvelle association loi 1901 a pour objectif de réunir les arguments destinés à convaincre les Conseils régionaux de nos territoires – Lorraine, Champagne-Ardenne et Franche-Comté – de la validité d'un tel projet. Différents groupes de travail se sont d’ores et déjà constitués afin de mener les réflexions et les recherches sur les thèmes les plus divers : patrimoine naturel, patrimoine culturel, développement touristique, développement économique.
La communication représente le thème d'une dernière commission essentielle car il sera nécessaire d'expliquer aux habitants, mais aussi aux décideurs locaux, les objectifs et la méthode d'un PNR. La démarche à mener est en effet d'envergure puisqu'elle vise à valoriser les atouts d'un vaste territoire (de Bains-les-Bains à Bourbonne-les-Bains, de Darney à Passavant-La Rochère en passant par Monthureux-sur-Saône) notamment en faisant travailler ensemble différents acteurs.
Les membres de la nouvelle association seront aidés dans leur démarche par six étudiants en licence « Gestion durable des espaces forestiers et développement local » à l'Université de Nancy 2. À charge pour eux de participer aux commissions, d'amorcer un inventaire des richesses à mettre en avant dans le cadre de la création d'un PNR.
La prochaine réunion est programmée le 4 novembre, à 20h30, au casino de Bourbonne-les-Bains. Damien Parmentier, directeur de Vosges Développement, interviendra en tant qu'ancien directeur du Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges. Toutes les personnes souhaitant rejoindre l'aventure sont les bienvenues.
[Vosges Matin | 16.10.09]
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Le bureau du maréchal Pétain vendu aux enchères à Saint-Dié (Vosges)
Le bureau du maréchal Pétain ainsi qu'un fauteuil et deux bibliothèques ont été vendus 23.000 € le 18 octobre à Saint-Dié lors d'une vente aux enchères. C'est le président de l'Association de défense du maréchal Pétain qui l'a emporté.
Le cabinet de travail du maréchal change donc de main. Et c'est pour le nouveau propriétaire une heureuse surprise : « C'est un mobilier que nous cherchions depuis longtemps : nous ne savions pas où il était, nous pensions qu'il avait disparu », a expliqué l'acquéreur Hubert Massol. Le mobilier va rejoindre désormais un musée privé. L'Association de défense du maréchal Pétain, « milite pour la réhabilitation du maréchal en tant qu'homme, homme d'Etat et militaire ».
Acheté à Vichy avant-guerre, ce mobilier avait été réquisitionné. Il s’agit d’une pièce plus exceptionnelle par son histoire que par sa facture, même si elle est agréable à l'œil. Ce mobilier comprend une paire de bibliothèques, un bureau et un fauteuil. De la fin du XIXe siècle, en style Empire « retour d'Egypte », en acajou et placage d'acajou, le cuir vert du bureau est un peu usé et le bois d'un de ses bords est éclairci par le soleil ou la lune. Une riche ornementation de bronzes dorés et ciselés décore ses pieds, sa façade et ses cinq tiroirs. Deux tirettes latérales allongent le plateau.
C'est par un concours de circonstances lié à cette époque trouble que le bureau est arrivé à l'hôtel du Parc à Vichy. Il fût acheté à la fin des années 30 par une famille bourgeoise juive alsacienne à un antiquaire de la cité thermale de l'Allier où elle possédait une résidence secondaire. A cause des vicissitudes de l'Histoire, il est laissé pour un temps à l'antiquaire. Lorsque le gouvernement émigre dans le centre de la France après l'armistice de 1940, des meubles doivent être trouvés rapidement par les différentes administrations. Le maréchal Pétain dispose à la fois d'un appartement et d'un bureau à l'hôtel du Parc en plein centre-ville.
Des émissaires font le tour des antiquaires et réquisitionnent ce dont ils ont besoin. Le beau cabinet de travail est alors repéré. Il est emporté et sert à au Chef de l’Etat français jusqu'à son départ contraint pour l’Allemagne le 20 août 1944. Ses propriétaires le récupèrent en 1948 et ils l'ont toujours gardé depuis cette date dans leur famille. La famille a cependant décidé récemment de le vendre aux enchères.
[d’après l’Est Républicain]
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