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algérie

  • Le général de Bertier de Sauvigny

    Le général Anne-Pierre de Bertier de Sauvigny (1770-1848) est un militaire lorrain plutôt méconnu. Né à Paris, il a cependant passé une grande partie de sa vie au château de la Grange à Manom (Moselle) d'où il gérait son vaste domaine foncier. Âgé de 18 ans en 1789, il meurt quelques mois après la révolution de 1848 qui voit la chute définitive de la monarchie en France. Monarchiste ultra, tout au long de sa vie, il se consacre à rétablir et à défendre les Bourbons. Il mènera une vie aventureuse et accomplira une carrière militaire tumultueuse : de l'armée du prince de Condé au soulèvement de la Vendée contre Napoléon lors des Cent-Jours, de l'expédition d'Espagne à la prise d'Alger, Bertier de Sauvigny trace l'histoire de cette France qui refusa d'épouser les idéaux de la Révolution.

     

    ‡ Le général de Bertier de Sauvigny (1770-1848). Un royaliste au temps des révolutions, Stéphane Einrick, éditions des Paraiges, 2016, 195 p. (15 €).

  • Le sang des races

    Le Sang des races, roman édité initialement en 1899 par l'académicien meusien Louis Bertrand, relate avec enthousiasme la vie de ces milliers de migrants - devenus colons - du pourtour méditerranéen qui, après 1830 ont choisi Alger comme destination.

    Ces « nouveaux débarqués », espagnols pour la plupart, dont l'énergie, les appétits, la violence et l'amoralisme gouailleur sont mis en scène, sont dépeints par Bertrand comme des « êtres de liberté, de gloire et de joie ».

    Voici l'un des romans fondateurs de la littérature algérienne de langue française par un Lorrain amoureux de ces terres françaises d'Afrique du Nord.

     

    ‡ Le sang des races, Louis Bertrand, Peter Dunwoodie (prés.), éditions L'Harmattan, 2016, 259 p. (30 €).

  • Deux valises par famille : itinéraire d'une famille, de la Lorraine à l'Algérie

    L'ouvrage relate l'histoire d'une famille mosellane qui, en 1856, décide de quitter sa terre lorraine pour aller en Algérie où une nouvelle vie pleine d'espoir lui tend les bras. Malheureusement, après un voyage éprouvant, les promesses n'étaient pas au rendez-vous et chacun dut travailler ferme pour s'installer dans ce pays hostile où la maladie guettait les plus faibles.

    A force de travail, la famille trouve sa place au sein de la communauté des colons ; le travail ne manquait pas dans l'agriculture. Mais en 1870, le père de famille est envoyé se battre dans les Vosges. La Grande Guerre rappelle le fils qui ira se battre dans la Somme puis durant la Seconde Guerre mondiale, ce sont les cousins qui connurent le débarquement en Italie... Enfin la guerre d'Algérie n'épargna pas les derniers enfants de la famille qui passèrent près de 30 mois sous les drapeaux pour finir en rescapés du massacre des européens du 5 juillet 1962 à Oran, avec l'indépendance de l'Algérie. Le retour en France métropolitaine se fera avec deux valises...

    Beau et simple récit de la vie d'une famille lorraine avec ses difficultés, ses joies et ses passions dans ce beau pays qu'était l'Algérie française.

     

    ‡ Deux valises par famille. Itinéraire d'une famille de la Lorraine à l'Algérie, André Pierné, éditions L'Harmattan, 2016, 192 p., ill. (20,50 €).

  • Charles de Foucauld - 1858-1916

    A l'occasion du centième anniversaire de la mort du Père de Foucauld, cette nouvelle biographie de référence, fruit de 35 années de recherches et de travail, remet à jour la première biographie sur Charles de Foucauld due à René Bazin parue en 1921.

    Cette biographie est basée sur les écrits et la correspondances du Père de Foucauld, et des archives de la postulation du bienheureux. Elle renouvelle la connaissance de cette figure éminente sur sa jeunesse - et en particulier à Nancy -, son passage à l'armée et sa sortie, son travail de géographe et de linguiste ainsi que sur son évolution spirituelle.

    L'auteur, archiviste depuis plus de trente ans de la cause de canonisation du bienheureux Charles de Foucauld, par sa connaissance intime et inégalée des documents originaux, nous livre l'ouvrage incontournable pour découvrir - ou redécouvrir - le vrai Charles de Foucauld. Remplie de détails inédits, fidèle aux sources archivistiques et aux témoignages, cette biographie trace un portrait magnifique de cette étonnante personnalité.

     

    ‡ Charles de Foucauld 1858-1916, Pierre Sourisseau, éditions Salvator, 2016, 714 p., ill. (29,90 €).

  • in memoriam colonel Antoine Argoud

    Une pieuse pensée pour le colonel Antoine Argoud né à Darney (Vosges) en 1914 et décédé le 10 juin 2004 à Vittel (Vosges).

    Une messe est célébrée pour le repos de son âme à la chapelle du Sacré-Coeur de Nancy.

    RIP+

  • Mémoires d'un juif lorain en Algérie

    Parti de Lorraine pour rejoindre l'Algérie après l'Annexion de 1870, la famille Lebon, des marchands de grains mosellans, effectuera le chemin inverse moins de cent ans plus tard. Mais Elie qui ne peut se défaire du pays de ses ancêtres, y retournera des années plus tard.

    Là-bas, il ne pourra que constater la dégradation des relations entre les deux pays, la rancune tenace, l'antisémitisme rampant, l'intégrisme de l'islam, loin de ses rêves d'une Algérie multiethnique débarrassée des haines et des frustrations.

    Laura Tared signe, à travers le récit de cet homme, un roman historique bouleversant sur la tolérance, habitée de cette mélancolie propre aux exilés, notamment celles des pieds-noirs dont la blessure est toujours suintante.

     

    ‡ Mémoires d'un juif lorrain en Algérie. Entre terres chaudes et acier froid, Laura Tared, éditions L'Harmattan, 2016, 258 p. (23 €).

  • Non à la célébration du 19 mars 1962 !

     

    Déclaration de Bernard Antony, président de l'Agrif, à propos de la commémoration du 19 mars 1962 par François Hollande :

    "Celui qui persiste à demeurer président de la République au mépris de ce qu’il ne représente plus depuis bientôt deux ans qu’une très petite minorité de Français vient d’ajouter à son bilan de nihiliste déconstructionniste, le crime de trahison dans la mémoire.

    Il commémorera donc demain le 19 mars 1962 pour la plus grande satisfaction des criminels qui sont au pouvoir en Algérie avec l’ancien maquereau Bouteflika, et aussi des islamistes ; les uns et les autres ne surmontant leur rivalité que dans la plus fanatique haine française.

    Le 19 mars 1962, ce n’est pas  en effet l’anniversaire d’un cessez-le-feu mais celle d’une désormais non-assistance officielle, étatique, gaulliste, à nos compatriotes  d’Algérie menacés des pires cruautés et dont un très grand nombre n’en réchappèrent pas.

    Ce cessez-le-feu, ce fut l’ouverture de la chasse aux Français de toutes origines pour les fellaghas vaincus et relevant la tête, désormais libres de perpétrer leurs crimes sans aucun risque. Et avec eux, les égorgeurs de la onzième heure, de cette racaille sanguinaire surgissant de partout comme il en est dans les phases de révolution victorieuse, rivalisèrent dans une effroyable compétition d’atrocités :

    - Pieds-noirs assassinés par milliers. Et le plus horrible : par centaines, 2000 pour le moins, des femmes françaises enlevées, déportées vers les lieux de barbarie sexuelle et d’abattage de la soldatesque fellagha.

    - Harkis et anciens combattants de l’armée française massacrés, selon les cas ébouillantés, brûlés vifs, enterrés vivants, jusqu’à un nombre d’importance génocidaire de plusieurs dizaines de milliers.

    Tout cela à proximité d’une armée française victorieuse, nombreuse, puissante, qui aurait pu sauver la plupart des victimes ; obéissant hélas majoritairement à un ordre venu du plus haut de « laissez massacrer, laissez torturer » et à l’application duquel collabora activement le ministre de la justice, Edmond Michelet, (dont certains encore, et puis quoi, voudraient faire un saint !).

    Collaboration donc d’un État, et des chefs de son armée au crime imprescriptible de non-dénonciation, de non-assistance à communautés victimes de crimes contre l’humanité ! [...]"

  • Centenaire de la naissance du général Marcel Bigeard (1916-2016)

    A l'occasion du centenaire de la naissance du général Marcel Bigeard (né le 14 février 1916 à Toul - décédé le 18 juin 2010 à Toul), nous publions un courrier des lecteurs paru dans Vosges Matin en 2012.

    De M. Jean Theveny, général de brigade en retraite, à Chantraine (88) :

    « A la mémoire du général Marcel Bigeard »

    « Les dernières nouvelles permettent de supposer que les cendres du général Bigeard n’ont pas leur place en terre de France. L’intéressé n’est-il pas suspecté d’avoir activement participé à la guerre d’Algérie ? Voilà un motif de condamnation irréfutable. Les bonnes âmes qui s’insurgent pour rayer définitivement le général du paysage politiquement correct du siècle l’accusent d’avoir été un tortionnaire. S’il n’en reste qu’un pour contester ce déni de l’histoire, je veux être celui-là.

    « Non, Marcel Bigeard ne fut pas un tortionnaire »

    Non, Marcel Bigeard ne fut pas un tortionnaire mais un soldat de France qui a obéi aux ordres du gouvernement de la république. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas lui qui a conquis la Cochinchine, l’Algérie et une grande partie de l’Afrique. En sa qualité de soldat, il a reçu l’ordre de se battre contre des armées qui s’attaquaient aux populations, notamment françaises, pour les détruire. Cet ordre, il l’a accompli avec efficacité et avec panache.

    Non, la guerre d’Algérie n’a pas été suscitée par une armée fasciste de tortionnaires. Comme toutes les guerres de la république, elle fut décidée et conduite par les autorités politiques de gauche et de droite qui ont dirigé le pays entre 1954 et 1963.

    Non, le peuple français n’est pas guerrier et colonisateur dans l’âme. Depuis que l’humanité existe, tous les peuples du monde qui ont acquis une puissance respectable l’on utilisée pour combattre et coloniser leurs voisins. Les Arabes ont conquis et colonisé, entre autre, l’Algérie au VIIe siècle. Existerait-il des colonisations justifiées et d’autres injustifiées ?

    « La guerre propre n’existe pas »

    Non, la guerre propre n’existe pas. La guerre, c’est l’annulation brutale de toutes les conventions sociales et la guerre insurrectionnelle, qui confond délibérément les combattants et les populations civiles, augmente encore l’horreur. Tous ceux qui participent à une guerre doivent se salir les mains, qu’ils soient arabes, français ou autres.

    Mais nous sommes heureusement encore en démocratie et toutes les opinions sont respectables. Ce qui est infâme dans le procès qu’on intente contre Marcel Bigeard, c’est qu’il est mené par ceux qui applaudissaient à tout rompre les guerres, les exactions, les colonisations menées par les armées de l’empire communiste soviétique. Existe-t-il des massacres justifiés et des massacres injustifiés ? Existe-t-il des exactions légitimes et d’autres illégitimes ? Existe-t-il des tortures pertinentes et des tortures impertinentes ?

    Si notre société occidentale a accompli un progrès, c’est en abolissant l’idée même de colonisation. Il reste encore à éradiquer la guerre et ce n’est pas en nous couvrant de cendres devant nos anciens ennemis que nous ferons progresser le pacifisme. L’histoire doit décrire les faits, tous les faits ; l’histoire doit dresser un tableau des horreurs commises par tous les camps, non pour raviver les haines mais pour prouver que nous sommes tous égaux dans les œuvres exterminatrices.

    En attendant, en ma qualité d’ancien de l’armée française et de citoyen français, je rends hommage à Marcel Bigeard, notre dernier général. »

    Général Jean THEVENY

  • La guerre d'Algérie : les combattants français et leur mémoire

    La guerre d’Algérie a mobilisé près de deux millions d’hommes. Ces derniers gros bataillons de la République, engagés pour huit longues années, reviennent avec des séquelles et des blessures qui ne cessent aujourd’hui encore de les hanter. Les sentiments mêlés de honte ou de révolte que suscite ce conflit en soulignent toute l’ambiguïté : cette guerre continue de déranger les consciences.

    Fruit d’une enquête de vingt et un ans auprès de mille témoins et d’une connaissance du terrain, cet ouvrage restitue le vécu et la mémoire de cette dernière génération du feu. Appelés et réservistes, mais aussi professionnels, paras ou légionnaires, livrent ici, souvent pour la première fois, leur vision de cette guerre, que certains estiment avoir militairement gagnée.

    Gêneur qui empêche de commémorer en rond, l’historien ne peut que constater le traumatisme et sa pérennité. Achevé après un dernier voyage en Grande Kabylie, en avril 2015, en compagnie d’un des combattants cités, l'ouvrage nourrit le vœu de guérir les plaies côté français et d’œuvrer à la réconciliation des deux rives de la Méditerranée...

     

    ‡ La guerre d'Algérie. Les combattants français et leur mémoire, Jean-Charles Jauffret, éditions Odile Jacob, 2016, 298 p. (23,90 €).

  • Les évacuations sanitaires en Indochine et en AFN : appel à témoins

    Patrick-Charles Renaud, historien lorrain auteur d'une quinzaine d'ouvrages, travaille actuellement sur un projet d'ouvrage qui sera consacré aux évacuations sanitaires par voie aérienne, plus particulièrement en Indochine et en Afrique du Nord (AFN).

    Bien qu'ayant déjà des témoignages, il souhaite recueillir de nouveaux récits - si possible inédits - auprès de navigants, qu'ils aient été pilotes, radios, mécaniciens, médecins, infirmiers... voire même blessés, sur la période allant de 1945 à 2015 (Indochine, AFN, Tchad, Yougoslavie, Afghanistan, Mali...).

     

    ‡ Contact :

    Patrick-Charles Renaud, 113 avenue Foch, 54270 Essey-lès-Nancy

    Courriel : patrick-charles.renaud@orange.fr

    Plus d'info sur son site internet : http://p-c.renaud.monsite-orange.fr

  • L'Algérie de Pétain

    petain.jpgL'Algérie de Pétain a légué à la postérité l'image d'un pays où, sous l'étendard du patriarche vénéré comme un dieu, il ferait bon vivre loin de l'occupant, du rationnement et de la violence.

    Mais que se passe-t-il en réalité dans la tête des populations et que chuchotent-elles ? Dans un régime policier, un reporter ne peut pas interroger les passants sur l'air du temps. Et pourtant, il est possible de reconstituer leurs propos, les pouvoirs forts étant ceux qui laissent le plus de traces indiscrètes : informateurs, écoutes téléphoniques et contrôle postal travaillent à plein. Le fonds des Renseignements généraux et de la délation, écrit et oral, regorge de richesses consternantes. Cet ensemble documentaire, en partie inédit, prend à rebours bien des schémas traditionnellement admis.

    L'ordre de Vichy en Algérie ? Une anarchie institutionnalisée fondée sur le règne de petits chefs, d'administrateurs incompétents, du vol organisé et de la délation. Hitler pour les populations musulmanes ? Une sorte de messie envoyé par Allah pour délivrer les colonisés du joug des Français. Le gaullisme et l'anglophilie sont plus courants qu'on ne le croit. La résistance algérienne s'organise au jour le jour. L'antisémitisme est aussi bien chez les européens que chez les musulmans. Tombées des lèvres des acteurs ou sous leur plume, la misère ou les persécutions acquièrent une densité tragique dont le discours savant peut difficilement rendre compte.

    Au croisement des mémoires, fellahs, bourgeois petits et grands, colons miséreux ou richissimes, observateurs locaux ou étrangers, fonctionnaires militaires ou civils, ecclésiastiques racontent l'Algérie véritable du Maréchal Pétain, telle qu'ils l'ont vue et vécue. 1939-1942 et l'Algérie de Vichy annonce déjà la décolonisation...

     

    ‡ L'Algérie de Pétain. Les populations algériennes ont la parole (septembre 1939-novembre 1942), Pierre Darmon, éditions Perrin, 2014, 522 p. (25 €).

  • Salan

    salan.jpgAspirant en 1918, Raoul Salan va franchir tous les grades s'offrant à un officier jusquau'aux cinq étoiles de général d'armée. L'Indochine d'avant la Seconde Guerre mondiale est, pour lui, le temps des découvertes : un pays, une population, une civilisation, une passion et les premiers contacts avec le monde du renseignement.

    Le conflit 1940-1945 le trouve partout où un officier peut combattre. Son retour en Indochine est plus déconcertant : il frôlera les sommets de la hiérarchie, sans jamais réunir sur son nom les pouvoirs civil et militaire. Salan ne séduit pas les gouvernements, qui lui refusent renforts et moyens. Après chacun de ses retours en France, il est pourtant jugé indispensable en Indochine ; aussitôt reparti, il redevient suspect aux yeux du pouvoir. Il renâcle mais reste discipliné.

    L'affaire algérienne change tout : il entre pratiquement en rébellion contre les derniers gouvernements de la IVe République pour rejoindre ceux qui appellent au retour du général de Gaulle. Les évolutions de celui-ci, sa démarche incertaine, troublent Salan. Très tardivement, lorsque le chemin tracé conduit de toute évidence à l'indépendance, il choisit l'exil avant d'aller compléter le "quarteron" de généraux révoltés. Après leur échec, il rentre dans la clandestinité et prend la tête de l'OAS ; ce qui le conduira à Tulle dans les geôles de la République...

    L'auteur, Pierre Pellissier, a rédigé la biographie de plusieurs personnages dont Massu, Robert Brasillach ou De Lattre de Tassigny.

     

    ‡ Salan. Quarante années de commandement, Pierre Pellissier, éditions Perrin, 2014, 600 p., ill. (26 €).

  • Algérie 60. Mascara – Sétif, 1960-1961

    algérie 60.jpgOn n’attendait pas Michel Bur dans un ouvrage sur la guerre d’Algérie. Bien connu des étudiants et des historiens du Grand Est de la France, ce franc-comtois de naissance est en effet un spécialiste du Moyen Âge, historien des textes et archéologue. Fondateur du laboratoire d'archéologie médiévale de Nancy, Michel Bur est aujourd'hui membre de l'Institut, professeur émérite de l'Université de Lorraine et membre de l'Académie de Stanislas.

    Notre historien nous livre les notes écrites à chaud lors de son retour d’Algérie en février 1961. Il s’agit avant tout d’un témoigne pour se libérer des quatorze mois passés dans ce département français alors en guerre. Michel Bur, comme sous-lieutenant, nous livre abruptement les moments passés au milieu de ses hommes et des indigènes, des difficultés rencontrées et des expériences accumulées au cours de cette guerre subversive.

    Cinquante ans après ces événements, il nous transmet le témoignage d’un formateur d’hommes sur un moment douloureux de notre histoire contemporaine.


    ‡ Algérie. Mascara - Sétif, 1er janvier 1960-16 février 1961, Michel Bur, éditions L'Harmattan, 2012, 191 p., cartes (19 €).

     

  • Une stèle dédiée au général Bigeard vandalisée à Aix-en-Provence

    stèle bigeard aix.jpegEn juin 2010, le conseil municipal d’Aix-en-Provence décidait de donner à un rond-point le nom du général Marcel Bigeard, alors décédé quelques jours auparavant. D’autres villes prendront la même initiative, quitte à susciter des polémiques avec les détracteurs les plus acharnés de “Bruno” (indicatif radio du général Bigeard).

    Mais ceux d’Aix-en-Provence n’en démordent pas. Ainsi, en septembre 2010, une cinquantaine de personnes répondirent à l’appel de la section locale du PCF pour effacer sur ce rond-point le nom du “Général Marcel Bigeard” pour le remplacer par celui de Maurice Audin, militant communiste et anticolonialiste, disparu lors de la bataille d’Alger en 1957. Cela donna lieu, un mois plus tard, à une contre-manifestation organisée par l’Union nationale des parachutistes (UNP).

    Quoi qu’il en soit, la mairie ne changea pas de position. Bien au contraire puisque le 5 décembre dernier, une stèle à la mémoire du général Bigeard fut inaugurée sur le rond-point.

    lorraine,toul,général bigeard,aix en provence,stèle,communiste,algérie,guerre,france,patrieSeulement, le monument n’est malheureusement pas resté intact longtemps. Le 26 décembre 2012, “sans aucun respect pour cette période de trêve de fêtes, la plaque dévoilée le 05 décembre par les autorités de la Ville d’Aix en Provence et les responsables nationaux, régionaux et départementaux de l’Union Nationale des parachutistes, [a été] détruite”, explique Stanislas Opolczynski, le responsable local de l’UNP. Non seulement, il ne reste plus grand’chose de la plaque sur laquelle était gravé le visage du général Bigeard mais la stèle a aussi été recouverte de peinture rouge et de tags.

    C’est “un geste inqualifiable qui désigne des personnages qui refusent l’histoire mais qui n’hésitent pas à imposer leur idéologie”, poursuit encore M. Opolczynski, qui a une parfaite idée des auteurs de ces actes de vandalisme, qui, selon lui, “relèvent du délit de saccage d’édifice public et d’atteinte aux valeurs et symboles de la République.” Et de conclure : “Pour les parachutistes, et les combattants de tous les conflits, la guerre ce fut le danger, l’audace, l’isolement. Le but fut atteint, la victoire remportée. Maintenant que la bassesse déferle, eux regardent le ciel sans pâlir et la terre sans rougir. Tout le monde ne peut en dire autant !”.

    Une plainte a été déposée par la mairie d’Aix-en-Provence. “Nous allons (…) plastifier des photos de la plaque dédiée à Bigeard et en coller à chaque destruction. Lorsqu’ils seront lassés nous reposerons une plaque définitive”, a confié M. Opolczynski.

    [source : Zone Militaire]

  • "Algérie 60, retour sur un passé" : conférence par Michel Bur à Epinal le 29 janvier

    colonie.jpg

     

    Les Archives départementales des Vosges et la Société d'émulation des Vosges proposent, dans le cadre de l'exposition Itinéraires croisés Vosges/Algérie - Algérie/Vosges, une conférence :

     

    de Michel Bur,

    professeur émérite de l'Université de Lorraine, membre de l'Institut

    Algérie 60, retour sur un passé

    Mardi 29 janvier 2013 à 19h00

    Archives départementales des Vosges

    4 avenue Pierre-Blanck à Epinal

     

    Michel Bur fera partager à l'auditoire son expérience algérienne qu'il a décrit dans son livre Algérie 60 - Mascara - Sétif : 1er janvier 1960 - 16 février 1961.

  • Itinéraires croisés 1830-1970 : Vosges - Algérie / Algérie - Vosges

    vosges algerie.jpgLes Archives départementales des Vosges proposent une exposition jusqu'au 23 février 2013 sur le thème  "Itinéraires croisés 18301970 - Vosges-Algérie / Algérie-Vosges". Cinquante ans après l'indépendance de l'Algérie, cette rétrospective fait le point sur les liens qu'entretenèrent les Vosges avec l'Algérie, liens d'amitié, d'échanges économiques et culturels mais aussi faits de conflits, de tensions et d'incompréhensions évoluant au gré de 140 ans de leur histoire commune.

    L'Algérie a connu moult civilisations et conquérants depuis l'Antiquité mais ce n'est qu'en 1830 que la France y accentue son influence jusqu'à la conquête. L'Algérie devient dès lors une colonie de peuplement où des Vosgiens s'expatrient pour de multiples raisons. Mais pourquoi partir pour une terre si lointaine ? Quelles relations économiques se nouent entre les Vosges et l'Algérie ? Quels échos les Vosgiens ont-il des évolutions que connaît l'Algérie ?

    L'exposition aborde également la réalité de la guerre d'Algérie et sa perception par les Vosgiens comme la guerre clandestine vécue aussi dans les Vosges, les mouvements de population qui s'inversent. Dès 1962, c'est l'Algérie qui vient vers les Vosges : des témoignages de rapatriés et la mémoire collective des nouveaux arrivants apportent un éclairage sur ces nouvelles relations.

     

    ‡ Itinéraires croisés 1830-1970 : Vosges-Algérie / Algérie-Vosges, Marie-Astrid Zang (dir.), Conseil général des Vosges, 2012, catalogue de l'exposition, 23 novembre 2012 - 23 février 2013, 125 p., ill., cartes (15 €).

  • Bleurville (88) : anecdote paroissiale... à propos de la statue de Sainte Thérèse

    bleurville 06.12.08 033.jpgLa statue sulpcienne de sainte Thérèse de Lisieux a été offerte à l'église paroissiale de Bleurville en 1942 par Madame Hélène Recouvreur, née Thouvenot. Les anciens de Bleurville se souviennent qu'elle tenait le bureau de tabac sur la place du village, à côté de l'épicerie Barbou-Lhuillier.

    Par ce geste, Madame Recouvreur souhaitait remercier la sainte - pour laquelle elle avait une dévotion spéciale - pour la protection de son fils Paul qui n'avait plus donner de ses nouvelles durant deux années. Il faut dire que depuis 1939 la France se préparait à la guerre avec l'épisode de la "drôle de guerre" puis l'invasion allemande suivie de la débacle en mai-juin 1940.

    Le jeune Paul, né en 1921, avait quitté le cercle familial pour partir on ne sait où... C'est en 1942 que ses parents reçurent les premières nouvelles qui leur apprennent que leur fils s'est engagé dans l'armée et a rejoint l'Algérie et les forces françaises libres. A la Libération, il poursuivra sa carrière militaire comme gendarme de l'Air en région parisienne.

    La statue de sainte Thérèse de Lisieux fut installée sur un pilier dans la nef de l'église, juste en face de celle de saint Antoine de Padoue ; lors de sa fête annuelle, elle était somptueusement fleurie avec des roses. Elle fut bénite par l'abbé Paul Colin qui quittera la paroisse fin 1944 victime d'un attentat contre sa personne dans son presbytère.

    La statue sera déposée à la fin des années 1960 durant le - court mais ravageur - ministère de l'abbé Raymond Demarche et reléguée dans le bas-côté nord, proche des fonts baptismaux. La donatrice en fut d'ailleurs très peinée...

    [information recueillie auprès de Mme Nelly Recouvreur, belle-soeur de Paul Recouvreur]

  • Mariée à un musulman

    islam,musulman,radicaux,fondamentalisme,catholique,chrétien,mariage,algérieMariée à un musulman n'est ni une thèse, ni un manifeste. C'est un témoignage, un récit, une tranche de vie.

    Comme Le prix à payer de Joseph Fadelle, Mariée à un musulman raconte une histoire qui n'arrive certes pas tous les jour et à tout le monde, une histoire extrême si l'on veut. Mais une histoire ô combien symbolique et symptomatique de ce que vit notre société occidentale. Elle s'inscrit dans une réalité dont les média évite soigneusement  de parler.

    Si tout les musulmans ne sont pas des fondamentalistes radicaux, nous savons que l'islam intégriste et régressif progresse de jour en jour. Dans le monde arabe aussi bien qu'en France. Musulmanes ou non, les jeunes femmes des banlieues vivent souvent dans la persécution au quotidien, dans la soumission au diktat et à l'arbitraire violent de jeunes hommes nés et éduqués dans une France "laïque", mais "radicalisés" à l'extrême.

    L'histoire de Maria, auteur et personnage central de ce témoignage poignant, est à la fois terrible et héroïque. Pour tous ceux qui refusent la domination de cette religion arriérée, elle est une résistante des temps modernes. Une femme qui ose parler, alors que tant d'autres se taisent.

    On attend bien sûr la réaction de toutes ces associations "droits-de-l'homistes" et féministes pour enfin s'élever contre ces pratiques d'un autre âge : la soumission de la femme et la conversion de force à une religion qui bafoue les droits les plus élémentaires de l'être humain, dont celui de pouvoir choisir sa religion.

    Un témoignage bouleversant. A lire, à méditer, à diffuser sans restriction.

    L'auteur, Maria S. (qui souhaite rester anonyme par peur des représailles), est d'origine portugaise installée en France. Elle rencontre un français d'origine algérienne. Une idylle en banlieue parisienne. Elle, catholique de naissance, lui, musulman se disant "ouvert d'esprit". Ils décident de se marier. Présentation à la famille en Algérie et début du calvaire...

     

    ‡ Mariée à un musulman, Maria S., L'Oeuvre éditions, 2012, 119 p. (18 €).

  • L'Armée d'Afrique, de 1830 à l'indépendance de l'Algérie

    armée afrique.jpg1830 : la France met pied sur une terre qui sera dénommée Algérie. Au fil des décennies, la métropole étend son pouvoir sur la Tunisie et le Maroc.

    1962 : l'indépendance de l'Algérie marque la fin de l'autorité française sur son territoire.

    Pendant ces 132 années de présence sur son sol, s'est ainsi façonnée une composante originale de l'Armée française, qui a participé à toutes les guerres et à tous les combats menés par la métropole : campagnes coloniales, guerre de Crimée, d'Italie et du Mexique, guerres de 1870, 1914-1918, 1939-1945. Elle a fourni l'ossature de la célèbre 2ème DB du général Leclerc et de la Première Armée de la Libération.

    A côté des zouaves, légionnaires, spahis et autres tirailleurs, avec cette histoire de l'Armée d'Afrique, c'est aussi le souvenir de la mort héroîque du sergent Blandan à Boufarik en 1842, ou encore la bataille de Magenta et celle de Camerone durant lesquelles s'illustrèrent les régiments de l'Armée d'Afrique.

    Si l'Armée d'Afrique n'est plus, son souvenir perdure dans le 1er régiment de Tirailleurs, stationné à Epinal, qui se veut l'héritier du 1er RTA de Blida.

    Un ouvrage pour se souvenir de ces 300 000 combattants de l'Armée d'Afrique tombés pour la France entre 1830 et 1962.

    L'auteur, Pierre Montagnon, saint-cyrien, a servi dans l'Armée d'Afrique de 1954 à 1961, dans les rangs de la Légion étrangère.

     

    ‡ L'Armée d'Afrique. De 1830 à l'indépendance de l'Algérie, Pierre Montagnon, éditions Pygmalion, 2012, 464 p., ill. (23,90 €).

    Du même auteur, on peut lire avec intérêt :

    ‡ Histoire de l'Algérie. Des origine à nos jours, Pierre Montagnon, éditions Pygmalion, 2012, 412 p., ill. (22,90 €).

  • Metz : colloque "Vérités et légendes d'une OAS internationale"

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  • Conférence de Lajos Marton en Lorraine

    On nous prie de communiquer l’information suivante :

     

     

    Mardi 24 avril 2012 à Nancy

     

    « La nation hongroise : une réalité européenne »

    par Lajos Marton, général de la Garde hongroise

     

    Conférence à 18h30, suivie d'un dîner-débat à 20h00

     

     

    Lajos Marton abordera notamment la situation politique économique et sociale de la nouvelle Hongrie et présentera son dernier ouvrage « Ma vie pour la patrie » suivi d’une séance de dédicaces.

     

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    Lors du dîner-débat, Lajos Marton parlera de la révolution hongroise de 1956 et des Hongrois face au communisme, ainsi que de l’attentat du Petit-Clamart d’août 1962 contre le général De Gaulle.

     

     

    ‡ Renseignements & réservation au 06.70.22.40.17.

  • Oran, 5 juillet 1962 : un massacre oublié

    oran.jpg5 juillet 1962 : l'Algérie est officiellement indépendante. Mais à Oran, la liesse et les défilés de voitures chargés de musulmans vont se transformer en un véritable massacre. leur cible : les européens. Il suffira d'un coup de feu, encore sujet à polémiques (a-t-il été tiré par l'OAS ou le FLN ?), pour que la chasse aux pieds-noirs s'ouvre dans toute la ville. On égorge, on tue au revolver ou à la mitraillette, on pénètre dans les magasins et les appartements... Ce massacre fera plusieurs centaines de victimes et de disparus chez les civils européens, le bilan reste inconnu chez les musulmans restés fidèles à la France.

    Après huit années de conflit, d'attentats, de tueries et de pressions psychologiques intenses menées par l'OAS, l'heure est venue de la vengeance. Ceux qui ne meurent pas lynchés sont conduits dans des centres d'exécution de masse. les 18000 militaires français, cantonnés dans la ville, attendront de longues heures avant de recevoir enfin l'ordre d'intervenir. Lorsqu'ils sortent enfin de leurs casernes, les cadavres jonchent la ville... Le massacre du 5 juillet aurait fait près de 700 victimes, dont plusieurs centaines de disparus qui n'ont jamais été recherchés.

    Cinquante ans près ce drame oublié, Guillaume Zeller livre enfin le récit inédit, impartial et précis des événements, en s'appuyant sur des témoignages exclusifs de survivants, de leurs familles, de témoins, et sur des archives inédites, en particulier celles de l'ambassade de France en Algérie. Il révèle tous les tenants et les aboutissants de cette tragédie méconnue.

    L'auteur, Guillaume Zeller, est le petit-fils du général André Zeller, membre des "généraux d'Alger" instigateurs du putsch du 22 avril 1961. Spécialiste de la guerre d'Algérie et journaliste, il est aujourd'hui directeur de la rédaction de Direct 8.

     

    ‡ Oran, 5 juillet 1962. Un massacre oublié, Guillaume Zeller, éditions Tallandier, 2012, 224 p. (17,90 €).

  • Il y a cinquante ans, la fin de l'Algérie française

    france,algérie,guerre,algérie française,indépendance,harkis,de gaulle« C’était il y a cinquante ans. Le 18 mars 1962, les représentants du gouvernement français et les délégués du Gouvernement provisoire de la République algérienne signaient les accords d’Evian. Le lendemain, le cessez-le-feu était proclamé. Etait-ce la fin de la guerre d’Algérie ? Le 26 mars, rue d’Isly, à Alger, une manifestation pacifique de pieds-noirs était mitraillée par la troupe française, dans des circonstances demeurées mystérieuses, laissant 67 morts et près de 200 blessés. Dès le cessez-le-feu, dans les villes ou les campagnes, les enlèvements d’Européens se multipliaient : entre le 19 mars et le 31 décembre 1962 (l’Algérie ayant officiellement accédé à l’indépendance le 5 juillet), plus de 3000 disparitions étaient signalées, dont les deux tiers des victimes ne réapparaîtront jamais. Le 5 juillet, à Oran, plusieurs centaines d’Européens étaient tués. Et dès le cessez-le-feu à nouveau, un autre drame commençait, une des plus honteux de l’histoire de France : l’abandon et le massacre des harkis. Selon Maurice Faivre, entre 60 000 et 80 000 musulmans ont été tués en Algérie, entre mars 1962 et la fin de l’année 1966,payant leur engagement au côté de l’armée française.

     

    france,algérie,guerre,algérie française,indépendance,harkis,de gaullePourquoi faire mémoire de ces événements sanglants ? Non pour gratter inlassablement les plaies du passé, non par nostalgie d’un monde qui ne reviendra pas et qui n’avait d'ailleurs rien de parfait, mais précisément pour tourner la page. La fin de l’Algérie française compte trop de tragédies aujourd’hui encore volontairement occultées. Dire la vérité s’impose en premier lieu par respect des faits. En second lieu par piété filiale envers les victimes. En troisième lieu par considération envers ceux qui n’ont toujours pas fait leur deuil des drames qu’ils ont alors traversés.

     

    france,algérie,guerre,algérie française,indépendance,harkis,de gaulleCe n’est pas ce chemin-là, malheureusement, que semble prendre la France officielle. Tout au long de l’année, nous devrons donc être attentifs aux voix dissidentes qui nous rappellent, plus que jamais, que l’Histoire n’appartient pas à l’Etat. »

     

     

    Jean Sévillia

     

    [L'Homme nouveau | 11/02/2012]

  • Nancy, Domaine de l'Asnée - 1er avril : "Pierre & Mohamed. Algérie, 1er août 1996"

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  • Trois ans chez Bigeard

    lorraine,bigeard,algérie,guerre,parachutistes,engagésQuand un Savoyard rend hommage à un Lorrain, cela donne un ouvrage doublement étonnant. Étonnant par la vie d'Albert Bernard, engagé durant la Guerre d'Algérie, et par les moments passés sous les ordres de "Bruno", alias Bigeard.

    Radio 1ère classe de 1955 à 1957 au sein du 3ème régiment de parachutistes coloniaux, Albert Bernard nous décrit l'ambiance qui régnait dans ce régiment d'élite commandé alors par le colonel Marcel Bigeard. Il retrace les principales opérations qu'il a mené sous ses ordres : Timimoun, Sirocco, la bataille d'Alger... Il évoque la mémoire des capitaines Florès et Douceur et propose des documents inédits de ces deux officiers mythiques qui s'illustrèrent durant le conflit algérien.

    En 1958, Albert Bernard a terminé son engagement. Mariée à une Algéroise, il vivra de très près les événements qui secouèrent l'Algérie jusqu'à son indépendance en 1962.

    De retour en Savoie, il va continuer à mener une "vie à 3000 tours" - tout comme son mentor, le général Bigeard -, nous donnant une belle leçon de simplicité, de dévouement, de dignité et de droiture.

    Un bel hommage à ces hommes qui combattirent sur cette terre française d'outre-mer... et à notre héroïque Bigeard !

     

    ‡ Trois ans chez Bigeard, Albert Bernard, éditions LBM, 2012, 521 p., ill. (27 €).

  • Bigeard, l'album souvenir

    bigeard.jpgLa longue vie du général Marcel Bigeard a été ponctuée de luttes sur les divers théâtres d'opérations où il a été engagé. Il en est ainsi de plusieurs continents : Europe, Asie, Afrique dont l'Afrique du Nord. Ses actions militaires et civiles, ses batailles... jusqu'à la dernière - le 18 juin 2010 - ont inspiré de très nombreux clichés pris par des photographes amateurs, professionnels et par les plus grands photoreporters de guerre.

    La vie du dernier héros du XXe siècle est illustrée par des photos légendées et commentées dans l'ordre chronologique, depuis ses années de jeunesse : ses engagements des années 1940, son mariage avec Gaby, ses mutations et déplacements en famille dans l'ouest africain et dans l'Océan indien, les années d'Indochine et d'Algérie, les défilés et autres prises d'armes, ses rencontres glorieuses avec les présidents de la République René Coty, Charles De Gaulle, Valéry Giscard d'Estaing, les années de secrétaire d'Etat et les voyages liés à sa fonction, ses années de député jusqu'au plus récentes, les photos des obsèques en la cathédrale de Toul et l'hommage de la Nation aux Invalides.

    Toutes ces photos constituent un album souvenir unique, retraçant le parcours prodigieux du Lorrain Bigeard, le "saute ruisseau" toulois devenu général de corps d'armée. Elles célèbrent toute la volonté, le devoir, l'intégrité morale et l'honneur. Autant d'images qui composent la mémoire impérissable des vertus supérieures que le général Bigeard avait érigées en unique règle de conduite. Cet album exprime l'exemplarité, une grâce, une voie, un dialogue plus que jamais nécessaire entre souvenir et avenir. Il constitue une pierre supplémentaire à l'édifice d'un homme d'exception, une force d'âme qui avait choisi de bâtir plus qu'une vie, son destin avec et pour la France.

    Un bel hommage avant le prochain transfert des cendres du général Bigeard aux Invalides, panthéon des gloires militaires français.

     

    ‡ Bigeard. L'album souvenir, éditions du Rocher, 2011, 144 p., ill. (29,90 €).

  • Darney : en souvenir du colonel Argoud

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    Vendredi 10 juin, pour le 7ème anniversaire de la disparition du colonel Antoine Argoud, ses anciens compagnons de l'Organisation Armée Secrète (OAS) lui ont rendu un hommage à Darney, sa ville natale.

    Après une messe privée célébrée au domicile de la famille Argoud, l'assistance s'est rendue au cimetière communal afin de déposer une plaque sur la tombe du colonel Argoud.

    A l'issue du dépôt de gerbes, le président de l'Adimad (association de défense des anciens de l'OAS), Jean-François Collin, a prononcé un discours. Celui-ci fut prolongé par une déclaration de Jean-Marie Argoud, fils cadet du colonel, dans laquelle il rendit un vibrant hommage à son père et à son action.

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    L'assemblée devant la tombe du colonel Argoud [cliché © H&PB]

  • Appel en faveur des Chrétiens d'Orient

    On nous prie d'annoncer l'appel à l'aide suivant au profit des Chrétiens d'Orient. C'est avec plaisir que notre blog relaie cet appel à la solidarité.

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    >> Contact : chretientesolidarite.fr@gmail.com

  • Jean-Marie Lassausse, Le jardinier de Tibhirine

    lassausse.jpgLe Père Jean-Marie Lassausse, Vosgien originaire d'Esley, dans le canton de Darney, issu d'une famille d'agriculteurs, est aujourd'hui le "jardinier de Tibhirine". C'est lui qui entretient les lieux déserts du monastère cisterciens algérien, qui travaille la terre du domaine avec les villageois. Son témoignage simple, profond, est en faveur d'une "Eglise de la rencontre". Son expérience, ses voyages en "terre des autres" peuvent, selon lui, aider la réflexion des églises occidentales désaffectées, et surtout aider à comprendre l'urgence d'une pastorale de la rencontre.

    Il a découvert l'héritage spirituel des frères cisterciens de Tibhirine principalement par le dialogue avec la population musulmane locale. Il partage dans cet ouvrage les témoignages des musulmans sur la communauté catholique du Père Christian de Chergé, sur le martyre des religieux, sur leurs relations avec eux, et leur héritage concret qui aujourd'hui peut paraître en déshérence...

    Un témoignage qui invite à revoir nos idées reçues sur le dialogue avec l'islam en particulier et l'héritage des frères de Tibhirine.

    Le Père Lassausse est prêtre de la Mission de France. Il a passé de nombreuses années en mission en Afrique. Depuis 2001, il a la responsabilité des terres du monastère algérien de Tibhirine. Après avoir été missionnaire en Tanzanie, en Ethiopie et au Maroc, il est en Algérie depuis 2000.

     

    >> Le jardinier de Tibhirine. Le témoignage exceptionnel du gardien de la mémoire des lieux, Jean-Marie Lassausse et Christophe Henning, éditions Bayard, 2010, 150 p. (18 €).