Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

abbaye

  • Oriocourt (57) : départ des bénédictines

    Les religieuses bénédictines d'Oriocourt vont quitter leur abbaye cet automne après 157 ans de présence en Lorraine, faute de vocations.

    Elles devraient rejoindre d'autres monastères bénédictins et, pour certaines, la maison de retraite.

    UDP+

  • Morimond quatrième fille de Cîteaux

    A travers cette brochure, les auteurs tentent une synthèse de l'histoire de l'abbaye cistercienne de Morimond, enrichie des dernières découvertes archivistiques et archéologiques permettant notamment de réactualiser la date de la fondation de ce monastère en la ramenant de 1115 à 1117/1118.

    Agréablement illustré, ce livre met au jour une part du glorieux passé de cette fondation monastique du XIIe siècle qui contribua à la christianisation d'une partie de l'Europe germanique et hispanique. Et au développement économique du Bassigny lorrain !

     

    ‡ Morimond quatrième fille de Cîteaux, Hubert Flammarion, Benoît Rouzeau et Georges Viard, Association des Amis de l'abbaye de Morimond, 2017, 68 p., ill. (12 €).

  • Morimond (52) : une messe pour le 9ème centenaire de l'abbaye cistercienne

    La quatrième fille de Cîteaux fêtait ce week-end le 9ème centenaire de sa fondation.

    Située aux confins de la Champagne et de la Lorraine, sur le territoire de la commune de Fresnoy-en-Bassigny, l'ancienne abbaye cistercienne de Morimond fut en effet fondée en 1117 par Étienne Harding, alors abbé de l'abbaye bourguignonne de Cîteaux.

    A l'initiative de l'association des Amis de Morimond, une messe a été célébrée en cette fête de saint Bernard - saint éminent de l'ordre cistercien - sur les lieux mêmes de l'ancienne abbatiale de Morimond détruite lors de la funeste Révolution.

    La sainte messe était présidée par Mgr Joseph de Metz-Noblat, évêque de Langres, et concélébrée avec Mgr Bernard-Nicolas Aubertin, archevêque de Tours et ancien père abbé de l'abbaye cistercienne de Lérins, deux religieux cisterciens de Cîteaux et plusieurs prêtres du diocèse de Langres, en présence de quelques 400 fidèles.

    Cette journée était également l'occasion de découvrir les fouilles archéologiques entreprises sur le site voici quelques années. Le dernier ouvrage, publié par Georges Viard, Hubert Flammarion et Benoît Rouzeau et présenté au public lors de ces journées commémoratives, fait d'ailleurs le point sur les découvertes archéologiques qui renouvellent la connaissance de l'ancienne abbaye.

    Ce 9ème centenaire se prolonge du 31 août au 2 septembre 2017, avec un colloque international à Langres, Morimond et Chaumont.

     

    ‡ Plus d'info sur http://www.abbaye-morimond.org/900ans

  • Pargny-sous-Mureau (88) : il faut sauver l'abbaye Notre-Dame de Mureau

  • L’abbaye meusienne de Saint-Benoit-en-Woevre sauvée des ravages du temps

    Georges Duménil n’a pas pu laisser l’abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre à l’abandon, au risque de la voir détruite. Il l’a achetée pour l’euro symbolique. Maintenant il compte bien la protéger et la rendre visitable.

    De nombreux sites historiques sont, dans le département, à l’abandon. Abbaye, château, maison de maître, ferme ont été, au fil des ans, laissés sans entretien. Les intempéries et les personnes mal intentionnées ont contribué à leur dégradation. En général le coût des travaux est pharaonique. Peu de gens peuvent se permettre de restaurer, à leur frais, ces anciennes demeures qui témoignent d’un passé fastueux.

    C’est le cas de l’abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre. Elle a trouvé, grâce à Georges Duménil, si ce n’est une restauration, au moins une sauvegarde de ce qui reste de cette ancienne abbaye-château. Georges Duménil compte bien limiter les dégâts et assurer la possibilité, aux amateurs de vieilles pierres, de profiter d’un vestige et de mieux comprendre comment l’histoire a orienté son devenir.

    « Cette parcelle de terrain était à vendre et dessus les ruines de cette ancienne abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre. J’ai téléphoné aux héritiers et ils me l’ont vendu pour l’euro symbolique, à condition que je ne la détruise pas et qu’elle soit rendue visible au public », explique Georges Duménil, administrateur de la Fondation du patrimoine Meuse. Il ne reste rien de l’ancienne abbaye cistercienne du XIIe siècle. On sait qu’elle fut reconstruite par un prêtre en 1741 et qu’elle a ensuite été vendue.

    « À l’époque il y avait trois bâtiments et le cloître était fermé par une abbatiale. Elle devint ensuite un château luxueux. Les Allemands l’occupèrent en 1914. Ils l’ont transformé en hôpital avant de la détruire en 1918 », précise George Duménil. Après avoir défriché les abords, il a demandé un devis pour protéger le long mur, épais d’un bon mètre, avec des tuiles afin d’empêcher l’eau de s’infiltrer dans les pierres. Ensuite il devra abattre les arbres qui ont fini par pousser à l’intérieur.

    « Il aurait été dommage de voir ce vestige détruit. Je vais lancer une souscription afin de protéger ce qui reste et je ferai des panneaux avec des photos d’époque pour le public après avoir protégé l’ensemble avec une petite clôture. » Un long mur ouvert par de nombreuses fenêtres avec, au-dessus du porche d’entrée, un blason ainsi que des piliers monolithes de 5 mètres de hauteur et une façade faite de pierres et de briques pleines sont encore visibles.

    « Du bel ouvrage. Les pierres viennent certainement des carrières de Senonville. De l’autre côté on peut voir 5 à 6 travées du cloître mais plusieurs caves se sont écroulées et d’autres sont remplies de détritus. » En regardant avec attention les restes de l’édifice, Georges Duménil pense avoir découvert des traces de l’abbaye d’origine sous la forme d’une pierre représentant un lion...

    [d'après ER]

  • Froville (54) : de la Lorraine à New York

    A l’origine du désormais célèbre Festival de musique sacrée et baroque qui chaque année accueille dans ce village meurthe-et-mosellan de 120 habitants, des pointures du monde entier, l’Association des Amis du patrimoine de Froville fête cette année ses 20 ans.

    Pour marquer d’une pierre blanche cet anniversaire, elle a choisi de réserver une aventure unique à cinq jeunes actuellement en brevet professionnel tailleur de pierre sur monuments historiques au lycée Camille-Claudel de Remiremont. Récemment, dans le cadre d’un partenariat avec le musée des cloîtres de New York qui abrite trois fenêtres à ogives du cloître de Froville, datant du XVe siècle, les jeunes gens vont s’envoler pour une semaine aux Etats-Unis. Avec leur professeur de taille de pierre Nicolas Lemé. Ils participeront à la Journée internationale de la sculpture de New York. Ils seront accueillis au Compleat Sculptor, à Manhattan, où durant les deux journées suivantes ils travailleront à la reproduction (au tiers de leur dimension) des trois fenêtres à ogives de Froville, « afin de montrer aux visiteurs leur savoir-faire, et comment ces fenêtres ont pu être taillées en leur temps ». Leur réalisation sera ensuite exposée au musée des cloîtres de New York.

    L’expérience est exceptionnelle pour les cinq élèves tailleurs de pierre des Vosges. Désigner les heureux élus s’est avéré cornélien : « Nous avons opté pour un choix réalisé par les enseignants de toutes les matières et pris en compte l’investissement des élèves dans nos différents projets », explique Nicolas Lemé.

    Pour l’Association des Amis du patrimoine de Froville, l’espoir, au travers de cette aventure rare, est de « redynamiser » un autre projet qui lui tient très à cœur : « Faire de Froville un site de chantier école pour des jeunes en formation en métiers d’art ». Ce chantier école consisterait en la restauration d’une aile du cloître de Froville : « Un cloître, ce serait juste magique et grandiose pour nous », reconnaît Nicolas Lemé.

    En attendant, cap sur New York. Un autre enseignant est du voyage : Nicolas Thomas, professeur d’histoire au lycée Malraux de Remiremont, grand amateur de patrimoine et bénévole au sein de l’Association des Amis du Patrimoine de Froville. Sa mission sera « d’enquêter » pour tenter d’en savoir un peu plus, peut-être, sur quatre autres fenêtres à ogives du cloître de Froville dont on ignore ce qu’elles sont devenues. Ont-elles été détruites ? Ont-elles été revendues ?

    Froville constitue un site unique en Lorraine : avec son église, édifiée au XIe siècle par les moines de l’ordre de Cluny, une des plus ancienne église romane de Lorraine avec l'abbatiale bénédictine de Bleurville, dans les Vosges - monastères dont les histoires sont étroitement liées d'ailleurs. Et son cloître datant du XVe siècle.

    Découvrir le cloître de Froville, c’est découvrir l’histoire de ses fenêtres à triple ogive achetées par George Blumenthal, un richissime banquier américain, en 1922. A l’époque, ce collectionneur, mécène important de l’art français, qui possède de nombreuses autres pièces architecturales acquises à travers l’Europe, installe les fenêtres de Froville dans sa propriété parisienne. Elles relient son manoir à ce qu’il appelle sa salle de musique. Il possède aussi une fondation qui a longtemps soutenu les jeunes artistes français. En 1930, à la mort de son épouse Florence, ses biens partent pour New York. Une partie des fenêtres du cloître de Froville sont exposées au musée des cloîtres qui ouvre en 1938. On ignore ce que sont devenues les autres.

  • Moyenmoutier (88) : inauguration des jardins de l'abbaye

    Après des travaux de longue haleine, les traces des bâtiments industriels ont disparu, les jardins de l’abbaye bénédictine de Moyenmoutier peuvent enfin ouvrir leurs parterres.

    L’abbaye de Moyenmoutier s’étend sur près de 6 hectares, le jardin est limité par le Rabodeau et le coteau du Bois des moines, plus un brin d’herbe ne dépasse ou presque… Samedi 9 juillet, l’heure était à l’ouverture pour ces jardins qui ont retrouvé leur faste d’antan, bien antérieur à l’arrivée des industries.

    Dans le hall de l’abbaye, les visiteurs pouvaient observer des photos d’archives retraçant les travaux et pour les plus curieux des visites guidées des jardins organisées par l’Office de tourisme du Pays des abbayes ont eu lieu jusqu’à 16 h. Fondée en 671, l’abbaye fut reconstruite plusieurs fois. « En 1767, dom Barrois fait déplacer et reconstruire le bâtiment sur le site actuel » , précise Stéphanie Masset, directrice de l’Office de tourisme. À la Révolution, les bâtiments sont vendus comme biens nationaux. « Vers 1806, l’ancienne abbaye devient une annexe de la filature de Senones. En 1985, Peaudouce investit les lieux. L’occupation industrielle prend fin en 2003, mais il a fallu attendre 2010 pour que la façade se révèle de nouveau au regard. »

    En 1989, la commune de Moyenmoutier acquiert les bâtiment de l’abbaye. La ville sollicite l’Établissement public foncier de Lorraine (EPFL) dès 1994 au titre de la politique régionale de traitement des friches industrielles pour imaginer la reconversion du site. Un vaste chantier de démolition et de désamiantage est entrepris entre 2008 et 2010. En 2012, l’abbaye est dégagée des constructions industrielles et l'aménagement des jardins peut commencer.

    Jeu de symétrie et simplicité caractérisent le jardin divisé en différents espaces avec la cour d’honneur, l’ancien potager où un jeu entre gazon et prairie donne du relief à l’ensemble, l’allée des tilleuls, le Bois des moines sans oublier les plantes médicinales et le verger, ou encore un théâtre de verdure et le Rabodeau.

    Habitat senior, actifs jeunes ou professionnels de santé, un espace de l’autre côté des tilleuls sera dédié a des constructions d’habitation.

    Les promeneurs apprécient. « Je peux vous dire qu’ils ont beaucoup travaillé ! » , glisse Gérard Bechtold, 83 ans, originaire de la commune.

    À 16 h, place aux discours sous un soleil de plomb. « C’est un privilège pour nous tous de pouvoir à nouveau fouler ce sol, un sol verdoyant comme il le fut il y a 240 ans » , précise Pascal Guy, maire de la ville. Une fois le ruban coupé, les cloches carillonnent, place aux conférences.

    À 23 h, la journée s’achève par un embrasement durant lequel les moines bénédictins (faux, malheureusement...) rejoignent l’abbaye depuis le fond du jardin symbolisant leur réappropriation des lieux.

    [d'après Vosges Matin]

  • A la table des moines

    A en croire notre imaginaire, bière et vin coulaient à flots dans les monastères de jadis et on y dégustait les meilleurs fromages. Mais les disciples de l'austère saint Benoît ou de saint Bernard passaient-ils vraiment leur temps à faire ripailles ?

    Les clichés - colportés par les anticléricaux et l'école de la IIIe République - ont la vie dure, et il aura fallu l'étude précise de la Lorraine Fabienne Henryot pour mettre au jour, pour la première fois, les usages de la table chez les religieux. Son livre nous ouvre les portes des réfectoires, cuisines et jardins des innombrables couvents, prieurés et abbayes qui parsèment la France de l'Ancien Régime, de Sénanque à Cluny, de Saint-Mihiel à la Grande-Chartreuse, de la Trappe à Nancy.

    L'auteur nous fait voir avec quel soin les moines organisaient leur alimentation et cultivaient leurs terroirs, mais aussi tous les accommodements consentis au sein des cloîtres pour satisfaire l'appétit sans tomber dans le mortel péché de gourmandise : par-delà les doctrines et les rituels, Fabienne Henryot écrit là une nouvelle page de l'histoire du corps.

    Une remarquable synthèse sur la vie quotidienne des moines et des moniales... vue à travers le contenu de leur écuelle !

     

    ‡ A la table des moines. Ascèse et gourmandise de la Renaissance à la Révolution, Fabienne Henryot, Librairie Vuibert, 2015, 285 p. (19,90 €).

  • Les Amis de Morimond à Droiteval

    Lors du concert d'orgue donné en l'ancienne abbatiale de Droiteval [cl. DOP].

    L'association des Amis de Morimond, dont le but est la sauvegarde et la valorisation de l'ancienne abbaye cistercienne de Morimond, située sur la commune de Fresnoy-en-Bassigny, était reçue récemment à Droiteval. Des liens historiques existent depuis près de 900 ans entre les deux abbayes ; Droiteval, abbaye cistercienne de femmes, était sous la tutelle de Morimond, quatrième fille de Cîteaux, avec plus de 200 abbayes diséminées dans toute l'Europe.

    Chaque année les Amis de Morimond, présidés par le professeur Georges Viard, organisent un déplacement estival et le site de Droiteval a été choisi en 2015. Plus de cinquante adhérents avaient fait le déplacement de Haute-Marne vers les Vosges pour partager le repas pris dans la salle des fêtes de Claudon, puis profiter des conférences prévues et visiter l'ancienne abbaye vosgienne.

    Alain Roussel, maire de la commune et vice-président du Conseil départemental, a souhaité la bienvenue aux participants, et en a profité pour présenter Claudon auquel est rattaché Droiteval ; il exposa notamment les difficultés du monde rural tout en rappelant que le sud-ouest vosgien travaille à la création d'un projet du parc naturel régional à la frontière des départements de Haute-Marne, de Haute-Saône et des Vosges... dans lequel est aussi intégré le site de Morimond !

    Hubert Flammarion, vice-président des Amis de Morimond, fit le point sur ses recherches concernant l'histoire cistercienne de Droiteval. Jean-Pierre Huguet, président de Droiteval-Ourche-Patrimoine, compléta ses propos par la présentation de l'épopée industrielle de Droiteval, et Jean-François Michel, président de Saône Lorraine, rappela les nombreuses actions de son association dans la vallée de l'Ourche. Les participants se rendirent à l'ancienne abbatiale de Droiteval afin d'entendre quelques pièces d'orgue interprétées par le propriétaire, Patrice Pisterman, puis visitèrent les lieux et en particulier le Centre d'art contemporain.

    Nos amis Champenois furent enchantés par l'endroit et ont déjà prévu de revenir en complétant leur visite par un parcours plus complet dans la vallée de l'Ourche.

     

    ‡ Prochaine fête de l'Ourche organisée par Droiteval-Ourche-Patrimoine le 9 août au départ de Gruey-lès-Surance. Contactez le 06.45.04.87.19.

  • Recueil des chartes de l'abbaye de Morimond au XIIe siècle

    L'abbaye cistercienne de Morimond, quatrième fille de Cîteaux, fondée en 1117-1118 aux confins des diocèses de Langres et de Toul, a déjà fait l'objet d'une étude complète due à l'abbé Dubois, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, qui n'a pas été remplacée à ce jour. Cependant, aucune des sources de son histoire n'a été publiée, contrairement aux cas de Cîteaux, La Ferté, Pontigny et Clairvaux.

    La mise à disposition des chartes de Morimond vient combler une lacune que de nombreux historiens du monachisme cistercien déploraient depuis longtemps. Evidemment, les quelques deux cents chartes du XIIe siècle conservées dans les dépôts d'archives ne peuvent rivaliser avec les cinq cents chartes de Clairvaux, et cette différence mériterait d'être expliquée. Néanmoins, elles fournissent un nombre considérable d'informations sur le mode de fonctionnement d'une grande abbaye cistercienne au cours du premier siècle de son histoire, sur ses relations avec des abbayes de sa filiation, sur ses liens avec les épiscopats langrois et toulois, sur la mise en valeur de son patrimoine dont de nombreux biens-fonds se situent sur l'actuel territoire lorrain, sur les problèmes issus de sa proximité avec d'autres communautés ecclésiastiques, cisterciennes ou non.

    Dans ce fort volume, Hubert Flammarion, membre associé du Centre de recherches universitaires lorrain d'histoire (CRULH), a souhaité accompagner le texte de ces chartes des mentions de l'abbaye de Morimond au Chapitre général de Cîteaux, des chartes émises par les abbés de Morimond, d'une étude du sceau de l'abbaye au cours du XIIe siècle, ainsi que d'une représentation cartographique et chronologique de ses abbayes-filles et de ses granges.

     

    ‡ Recueil des chartes de l'abbaye de Morimond au XIIe siècle, Hubert Flammarion, éditions Brepols, 2014, 558 p., ill., cartes (95 €).

  • Opération destockage "Vin de l'abbaye" par les bénédictins du Barroux

    Les bénédictins de l'abbaye Sainte-Madeleine du Barroux (Vaucluse) se proposent d'écouler leur production monastique de vin au profit d'œuvres catholiques dans le besoin.

    Avant de démarcher les professionnels du vin, l'abbaye préfère donner la priorité à des œuvres caritatives et associatives. Il s'agit d'organiser des ventes sur stock avant Noël dans les écoles privées, paroisses, groupes scouts, etc. Le vin est vendu au tarif professionnel et les associations ou écoles pourraient le revendre à notre prix caveau.

    Gamme 2015.jpg

    Ce qui donnerait au niveau tarifaire :

    - Rouge : vendu à l'école ou à la paroisse par l'Abbaye 5,15 € ht (= 6,18 € ttc) revendu par l'école ou la paroisse comme au caveau à 8,00 € ttc
    - Blanc : vendu à l'école ou à la paroisse par l'Abbaye 4,50 € ht (= 5,40 € ttc) revendu  par l'école ou la paroisse comme au caveau à 7,00 € ttc
    - Rosé : vendu à l'école ou à la paroisse par l'Abbaye 3,85 € ht (= 4,62 € ttc) revendu  par l'école ou la paroisse comme au caveau à 6,00 € ttc

    Tarifs franco de port à partir de 144 bouteilles. Livraison à l'adresse de votre choix quelques jours avant la vente. Possibilité de regrouper des envois par département pour de plus petites commandes.

     

    abbaye,barroux,bénédictins,vin

     

     

    ‡ Pour cette opération, merci de contacter : pere.odon@barroux.org

    ‡ Cette opération restera valable au cours de l'année 2015 et pour les particuliers qui veulent grouper des commandes à partir de 250 bouteilles.

  • "L'empreinte cistercienne en Europe centrale" avec Saône Lorraine

    zdar.jpg

    Abbaye cistercienne de Zdar, XVIIIe s., République tchèque.

     

    L'association Saône Lorraine, en partenariat avec Les Amis de l'abbaye de Morimond, propose un voyage sur le thème de "l'empreinte cistercienne en Europe centrale", organisé du 27 avril au 6 mai 2015.

     

    ‡ Plus d'informations et inscription ici Programme voyage Saône lorraine.pdf

  • Des nouvelles de Monseigneur Guillaume, évêque émérite de Saint-Dié

    mgr guillaume.jpg

    Mgr Guillaume au côté de frère Timothée à l'issue de sa profession religieuse.

     

    En mai dernier, à l'abbaye bénédictine Sainte-Madeleine du Barroux, en Provence, Monseigneur Paul-Marie Guillaume, évêque émérite de Saint-Dié, a assisté à la profession solennelle de frère Timothée.
     
    C'est toujours avec plaisir que ses anciens diocésains vosgiens reçoivent de ses nouvelles !
     
    Toutes nos prières l'accompagnent.

    guillaume barroux.jpg

    Mgr Guillaume lors de la profession de frère Timothée.

    [clichés : abbaye du Barroux]

     

  • Abbaye de Morimond (52) : visite et concert le 10 août

    morimond.jpg

  • Autrey (88) : abbaye cherche mécènes pour sauvegarde du patrimoine

    autrey.jpg

    [Vosges Matin]

  • Ubexy (88) : l'ancienne abbaye cistercienne en quête d'avenir

    ubexy.jpg

    [Vosges Matin]

  • La Chronique de Richer, moine de l'abbaye de Senones (XIIIe siècle)

    richer.jpgCet ouvrage, le troisième dans la série Terre d'abbayes en Lorraine, expose la Chronique de Richer, religieux bénédictin érudit de l'abbaye de Senones au XIIIe siècle. Cette fondation bénédictine, située parmi les nombreuses abbayes du massif des Vosges, est sans aucun doute une de celles qui, par sa valeur doctrinale, spirituelle et religieuse, aura donné au territoire un rayonnement incomparable. Au point de retenir l'attention des intellectuels, à commencer par Voltaire, venu spécialement à l'abbaye de Senones rencontrer dom Calmet, son illustre abbé.

    De Richer de Senones, moine érudit, l'histoire n'aura conservé que le seul nom. Celui-ci fait partie des très nombreux ecclésiastiques, disséminés dans les différents monastères européens de l'ordre, à avoir rédigé au fil des jours des chroniques sur la vie monastique.

    Celle de Richer est passionnante à bien des égards. S'ajoutant à la quinzaine d'éditions de cette même Chronique déjà parues au cours des siècles, elle contient, grâce à la réécriture accessible de l'historien lorrain Dominique Dantand, des récits très riches tantôt naïfs, tantôt fantastiques, accompagnés de multiples descriptions et anecdotes.

    C'est donc une source inépuisable pour la recherche historique, ainsi qu'un véritable plaisir offert au lecteur intéressé par la culture d'une population monastique qui a tant marqué de son empreinte la foi de nos ancêtres et les racines intellectuelles de notre histoire régionale.

     

    ‡ La Chronique de Richer, moine de l'abbaye de Senones - XIIIe siècle, Dominique Dantand,  éditions Entreprises & Culture en Lorraine, coll. Terre d'abbayes en Lorraine, 2013, 153 p., ill. (22 €).

  • Fête de saint Maur, patron secondaire de Bleurville

    Ce 15 janvier, l'Eglise fait mémoire de saint Maur, abbé de l'ordre bénédictin et disciple de saint Benoît.

    Il fut choisi comme patron secondaire de la paroisse de Bleurville en souvenir de l'abbatiale bénédictine du village (XIe s.) qui lui était dédiée.


    Bleurville 09.2007 072.jpg

    Saint Maur, pierre polychrome, XVIIe s., église de Bleurville (classée MH).

     

    Intercéssio nos, quǽsumus, Dómine, beáti Mauris Abbátis comméndet : ut, quod nostris méritis non valémus, eius patrocínio assequámur. 

    [Collecte pour la messe du commun des abbés, mémoire de saint Maur, Missel de 1962]

     

    Que l’intercession du bienheureux Abbé Maur, nous recommande, s’il vous plaît, auprès de vous, Seigneur, afin que nous obtenions, par son patronage, ce que nous ne pouvons attendre de nos mérites.


  • Histoire(s) au pays de Darney

    darney.jpg

    [Vosges Matin]

    droiteval.jpg

    [ER]

  • Des projets chez les Amis de l'abbaye de Saint-Sauveur

    st sauveur.jpg

    [ER]

  • Le mystère du trésor de Louis XVI en Lorraine

    orval.jpg

    [Vosges Matin]

  • Saône Lorraine sur les pas des cisterciens de Bohême

     

    saone lorraine_boheme_042013.JPGC'est désormais une tradition bien établie chez les membres de l'association Saône Lorraine : chaque année, cette structure qui valorise le patrimoine du sud-ouest vosgien organise au moins deux voyages de découverte du patrimoine historique et architectural de nos provinces françaises mais également celui des pays européens.

    En partenariat avec l’association des Amis de l’abbaye de Morimond, l’association Saône Lorraine et ses infatigables animateurs, Marie-Françoise et Jean-François Michel, ont organisé un voyage thématique de huit jours en République tchèque. Ce thème était consacré aux filiales de Morimond en Bohême. Rappelons-le, la grande abbaye cistercienne située aux confins de la Champagne et de la Lorraine fut à l'origine de la création de nombreuses « succursales » sur le territoire du Saint Empire romain germanique (Allemagne, Autriche, Bohême...), en Italie et en Espagne.

    La découverte des abbayes de Novy Dvur, Plasy, Zlata Koruna, Sedlec et Osek s’est accompagnée de visites plus classiques, à Prague et à Cesky Krumlov. Les soixante-cinq adhérents ont particulièrement apprécié les sites visités et la parfaite organisation. Si cette sortie culturelle et conviviale dans l'est européen n'était pas vraiment un pèlerinage, elle n'en constituait pas moins un travail de mémoire mêlant intimement le souvenir de la prestigieuse abbaye cistercienne du Bassigny et les fleurons artistiques, filles de Morimond, disséminés sur le territoire de l’ancienne Bohême.

    [cliché : © Saône Lorraine]

     

  • Lorraine terre d'abbayes

    lorraine,abbaye,monastère,la gazette lorraineDès le VIe siècle, les abbayes, en Lorraine comme partout en France et dans l'Occident chrétien, s'installent dans les campagnes, diffusent le christianisme et dirigent la vie spirituelle autant qu'elles modèlent le paysage et participent à la vie quotidienne des hommes.

    Bénédictins, cisterciens, chartreux, prémontrés, tous les ordres furent représentés. Mais en Lorraine, région si convoitée, nombreuses sont les abbayes qui ont disparu lors des guerres. Qu'elles soient en ruines ou encore bien conservées, qu'elles aient gardé une vocation monastique ou qu'elles aient été reconverties, les abbayes lorraines encore visibles constituent un remarquable patrimoine architectural, artistique, culturel, historique, spirituel et un attrait touristique que s'attache à valoriser cet ouvrage.

    Chacun des établissements religieux fait l'objet d'une courte monographie remarquablement illustrée qui, après un rappel historique, décrit leur architecture et montre bien des aspects méconnus du grand public.

    Reprenez votre bâton de pèlerin et la route des abbayes lorraines : elles vous offrent leur trésor !

    La Gazette lorraine nous présente ici une nouvelle brochure d'une mise en page irréprochable et particulièrement attrayante. Après une introduction qui rappelle le contexte historique du développement du monachisme en Lorraine, l'ouvrage passe en revue toutes les abbayes situées dans les quatre départements lorrains, celles encore existantes et celles qui ont été détruites. Plus qu'un guide touristique, c'est une belle synthèse de l'oeuvre monastique qui, au long des siècles, a donné une âme à notre terre lorraine.

     

    ‡ Lorraine terre d'abbayes, Blanche et Michel Wieser, éditions de La Gazette lorraine, 2013, 111 p., ill., préface de Isabelle Chave, conservatrice en chef aux Archives nationales (15 €).

  • Les droits de l'abbaye de Mureau à Liffol-le-Grand

    LIFFOL.jpg

    [L'Abeille]

  • La corne d’élan de l’abbaye Saint-Arnoul de Metz

    En décembre 2012, les conservateurs du Rijksmuseum (Musée d'Amsterdam consacré aux beaux-arts, à l’artisanat et à l’histoire), informaient leurs collègues du Musée de la Cour d’Or – Metz Métropole, d’une incroyable découverte faite dans leurs réserves : une corne d’élan sculptée, objet médiéval lié à Metz et que l’on pensait disparu.

    Corne d'elan St-Arnoul Metz.jpgSelon la tradition rapportée par les historiens de Metz, cette corne d’élan sculptée ornait la chapelle du monument funéraire de l’empereur carolingien Louis le Pieux dans l’abbaye Saint-Arnoul de Metz. Elle s’y trouvait au titre des curiosités composant les trésors d’églises à l’époque médiévale, aux côtés d’un olifant en ivoire aujourd’hui conservé au Musée national du Moyen Âge. La provenance de cet étonnant objet est insigne, puisque l’église éponyme reçut la sépulture de plusieurs membres de la famille carolingienne.

    lorraine,metz,musée de la cour d'or,corne d'élan,saint arnoul,abbaye,louis le pieuxLa corne d’élan est mentionnée dans le catalogue de l’exposition Le chemin des reliques. Témoignages précieux et ordinaires de la vie religieuse à Metz au Moyen Âge, qui s’est tenue au Musée en 2000, année de l’acquisition d’un coffret-reliquaire en os de cétacé qui faisait également partie du trésor de Saint-Arnoul. A cette date la localisation de la corne d’élan n’est pas connue et c’est en 2012 que la trace de cet objet prestigieux est ainsi retrouvée. Ses re-découvreurs sont venus à Metz en décembre pour partager cet événement, communiquer le résultat des examens scientifiques qu’ils ont pu effectuer et recueillir les avis de spécialistes de l’ivoire et de l’histoire médiévale messine sur cet objet à l’histoire mouvementée.

    Au gré de pérégrinations multiples, la corne d’élan s’était retrouvée dans plusieurs collections privées parisiennes : vendue plus de 8 000 francs avec la collection Paguet à Drouot en 1867, elle passe en 1874 dans la collection du diplomate Alexandre Basilewsky via l’antiquaire parisien Henri Delange. Le rachat par le tsar Alexandre III de Russie en 1884 de la collection Basilewsky explique que l’objet ait intégré le musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg, qui le vend à Fritz Mannheimer au début des années 1930. La collection de ce dernier échoit enfin au Rijksmuseum, mais la corne d’élan n’a encore jamais été exposée, et pas davantage publiée a fortiori parce qu’elle était jusqu’à récemment considérée comme un faux. A partir du 13 avril 2013, date de réouverture du Rijksmuseum, elle sera exposée au Musée, parmi les plus belles pièces médiévales de la collection du musée hollandais, qui pourrait un jour prêter l’objet au Musée de la Cour d’Or.

    Le bois d’élan est de grande taille (52 x 79 cm) et sculpté sur son pourtour du côté convexe ainsi que sur sa racine et ses cinq andouillers. Le décor sculpté est d’inspiration végétale (rinceau de vignes) et animale (lions, serpents, dragons et créatures hybrides). Les récentes analyses au carbone 14 ont donné une datation entre 900 et 1025, ce qui paraît tôt eu égard au style de la sculpture pouvant évoquer un travail de la fin du XIe ou du début du XIIe siècle ; cela signifierait une décoration de la corne d’élan un à deux siècles après la mort de l’animal. Réapparu à nos yeux, cet objet atypique suscite autant d’admiration que de questions, relatives en particulier à son origine : le matériau renvoie à une provenance nordique, et la sculpture peut être rapprochée de l’art des régions du Rhin ou d’autres régions de l’Europe.

    Quels peuvent être les liens éventuels avec la Lorraine, et quelle fonction la corne d’élan avait-elle au sein du trésor de Saint-Arnoul ? Existe-t-il des sources documentant l’objet avant le XIXe siècle ? Les recherches en cours apporteront peut-être un jour une réponse à ces énigmes.

    [source : Musée de la Cour d’Or – Metz Métropole | clichés : corne d'élan et coffre-reliquaire de Saint-Arnoul]

  • Pays d'abbayes en Lorraine : Senones, Moyenmoutier, Etival

    Pays-d-abbayes.jpgAu VII siècle, entre Meurthe et Donon, cinq abbayes bénédictines naissent dans la même période à quelques kilomètres de distance. Leur localisation trace que l'on appellera la "Sainte Croix des Vosges".

    Seules trois d'entre elles, Senones, Moyenmoutier et Etival, se maintiendront pendant plus de onze siècles, défendront farouchement leur indépendance avec des fortunes diverses, mais trouveront une destinée commune avec l'avènement de la Révolution. Leurs territoires voisins vivront successivement l'histoire du Saint-Empire germanique, de la Lorraine puis de la France, et Senones deviendra la capitale de la principauté de Salm.

    Dirigées par des abbés d'exception, elles atteignent leur apogée au XVIIIe siècle. Leur vocation spirituelle ne les empêche pas de devenir des centres reconnus du savoir et des pôles d'activités importants. Eglises, bâtiments abbatiaux, bibliothèques en témoignent et constituent aujourd'hui un patrimoine immense, finalement assez peu connu.

    L'ouvrage retrace les principales et captivantes péripéties de l'épopée de ces grandes abbayes vosgiennes, en élargissant autant que possible le cadre strictement local et temporel de leur déroulement. Les textes sont abondamment illustrés avec des clichés de qualité.

     

    ‡ Senones, Moyenmoutier, Etival. Pays d'abbayes en Lorraine, André Petitdemange (dir.), éditions Dominique Guéniot, 2012, 125 p., ill., cartes (22 €).