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Les livres en Lorraine

  • Le Pays lorrain : dossier sur "Le palais des ducs de Lorraine : un musée pour l'avenir"

    Au sommaire du numéro printanier du Pays lorrain, la revue du Musée lorrain, numéro consacré essentiellement à l'esprit de la rénovation du Musée lorrain :

    - Régénérer l'esprit lorrain
    - Cap sur le chantier
    - Brève histoire illustrée du Musée lorrain
    - Une nouvelle cohérence
    - Un regard sur le projet architectural
    - La rénovation : une chance pour les collections
    - Le musée en partage
    - Une recherche en mouvement
    - Faire vivre les collections dans la région toute entière
    - Les apports de l'archéologie à la connaissance de l'histoire du palais ducal au XVIIe siècle
    - La "galerie au Jardin" du palais ducal de Nancy (1603) et les Métamorphoses de Bellange (1610-1612)
    - La collection de statuettes en biscuit du Musée lorrain mise à l'honneur à Commercy
    - Chroniques régionales, vie de la Société, publications récentes...

     

    ‡ Le Pays lorrain est disponible à l'accueil du Musée lorrain ou sur abonnement (43 € à l'ordre du "Pays lorrain") : Le Pays lorrain, Palais des ducs de Lorraine-Musée lorrain, 64 Grande-Rue, 54000 Nancy.

  • Un pape dans la tourmente : Pie VI, de Rome à Valence

    Pie VI, le dernier pape du XVIIIe siècle, est mort en 1799 en déportation à Valence, dans la Drôme. Son long pontificat a été marqué par la montée grandissante de la philosophie des Lumières dans son offensive antichrétienne et antiromaine, et par la Révolution française qui bouleversa les rapports anciennement établis entre monarchie et Église.

    2017 fut marquée par le tricentenaire de la naissance de ce pontife italien ; cet anniversaire a fourni l’occasion à la présente biographie d’évoquer la personnalité d’un homme confronté à la tourmente où risqua d’être emportée la papauté.

    Cet ouvrage restitue les grands moments de cet affrontement idéologique et politique qui met en jeu une conception nouvelle de la liberté et des rapports entre le pouvoir laïque et l’Église catholique.

     

    ‡ Un pape dans la tourmente. Pie VI, de Rome à Valence, Serge Stolf, éditions Delatour, 2017, préface de Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence, 166 p., ill., 12 €.

  • Dictionnaire du renseignement

    Les ouvrages relatifs au vaste monde de l’espionnage se sont multipliés. Essais plus ou moins informés, témoignages « vécus » d’une fiabilité variable se succèdent pour répondre à la curiosité insatiable des lecteurs. Car c’est un fait : près de trente ans après la chute du Mur et la fin de la guerre froide, l’univers opaque des espions et agents secrets fascine de plus en plus. Or, la réalité s’avère souvent bien éloignée de la fiction.

    Il était temps que des professionnels du renseignement rassemblent le maximum d’informations sur leur métier et présentent de façon exhaustive au public le monde dans lequel ils évoluent. Telle est l’ambition de ce dictionnaire : donner la parole aux vrais experts – qui signent parfois sous pseudonyme pour des raisons de confidentialité – afin qu’ils racontent et expliquent les techniques qu’ils utilisent, l’histoire et l’organisation des services, les événements marquants, sans oublier les grandes figures d’hier et d’aujourd’hui.

    Qu’est-ce qu’un « agent sous légende » ? Une action « d’entrave » ? Pourquoi Donald Trump s’est-il récemment attiré les foudres de la communauté internationale du renseignement ? Les applications de messagerie cryptée sont-elles réellement fiables ? Quelles ripostes concrètes sont apportées à la menace terroriste ? À toutes ces questions, et à bien d’autres, ce livre répond au moyen de notices limpides, classées par ordre alphabétique, qui permettent d’accéder à une information sérieuse et rapide.

    Unique en son genre, cet ouvrage de référence offre pour la première fois un décryptage vivant et complet de l’univers du renseignement « vu de l’intérieur ».

     

    ‡ Dictionnaire du renseignement, Hugues Moutouh et Jérôme Poirot, éditions Perrin, 2018, 848 p., 29 €.

  • Figures du catharisme

    Jouant sur la plasticité du mot « figure » (de proue, de danse, de style, etc.), le présent ouvrage offre 17 chapitres qui sont autant de clés pour pénétrer dans le vaste domaine que le biographe de Simon de Montfort ou de saint Dominique explore depuis de nombreuses années.

    Du testament d’un hobereau « hérétique » aux pérégrinations de deux sœurs traquées par l’Inquisition, de l’attaque d’une abbaye pour libérer le parfait cathare qui y est détenu, aux raisons qui ont conduit le très catholique roi d’Aragon à combattre aux côtés des protecteurs de l’hérésie, des mythes bibliques dont s’est nourri le catharisme à l’exil en Lombardie des Languedociens qui fuyaient la persécution, sans oublier le vaste clan nobiliaire qui régna quarante ans sur Montségur, autant de regards jetés sur le drame occitan du XIIIe siècle.

    Mais aussi, et surtout, autant d’occasions de s’immerger dans le vécu quotidien de ceux qui, de l’humble bouvier au grand seigneur, en furent témoins, acteurs ou victimes.

     

    ‡ Figures du catharisme, Michel Roquebert, éditions Perrin, 2018, 480 p., 25 €.

  • Le pays des Etangs autour de Réchicourt-le-Château

    Situé au centre du Pays des Étangs, en Moselle, le territoire de Réchicourt-le-Château conserve un patrimoine lié autant à son histoire qu’à sa nature environnante. Ici nature et culture se mêlent. Le paysage est transformé avec la création des étangs au Moyen Âge, puis au XIXe siècle avec l’aménagement du canal de la Marne au Rhin.

    Cette Image du Patrimoine est le fruit d’une étude de l’inventaire général combinant l’étude sur le terrain aux ressources des différents fonds d’archives publiques et privées. Elle porte sur le patrimoine architectural et mobilier ainsi que sur le patrimoine naturel de ce territoire au caractère rural affirmé, et au bâti façonné par les multiples conflits qui s’y sont succédé depuis la guerre de Trente Ans.

    Richemment illustré de plus de 300 prises de vue, ce beau livre est une coédition avec le service de l’Inventaire général du patrimoine culturel, dans la collection Images du Patrimoine. Une exposition du même nom est également présentée au Musée du Pays de Sarrebourg du 16 février au 16 avril 2018.

     

    ‡ Le pays des Etangs. Autour de  Réchicourt-le-Château, Catherine Zeller-Belville et Olivier Nourrigeon (dir.), éditions Libel - Inventaire général du patrimoine culturel Grand Est, coll. Images du patrimoine, 2018, 128 p., ill., 24 €.

  • Le monachisme médiéval

    Au IVe siècle, le monachisme fait une timide apparition en Occident, à la faveur des récits de pèlerins et d’évêques orientaux réfugiés en Europe. Quelques siècles plus tard, il occupe une place incontournable dans la société médiévale. L’ouvrage de C. H. Lawrence raconte le prodigieux essor de ce mouvement, ainsi que les nombreuses formes de vie religieuse auxquelles il a donné naissance.

    Le moine, selon la célèbre Règle établie par saint Benoît au VIe siècle, partage sa journée entre la prière, le travail et l’étude. Mais la nécessité de gérer des monastères au patrimoine et aux revenus toujours plus importants, de répondre aux sollicitations des pouvoirs temporel et ecclésiastique, d’accorder une place aux femmes dans les maisons religieuses, ou encore de faire face à l’apparition de l’université obligèrent parfois les religieux à déroger aux exigences premières de la vie monastique. Au cours du Moyen Âge, de l’Irlande à l’Italie, les hommes et les femmes vouant leur vie au service de Dieu apportèrent de multiples réponses aux défis posés par ces évolutions. Ces réponses donnèrent naissance à autant de mouvements religieux (Cluny, Cîteaux, Grandmont, Sempringham… ; chanoines, templiers, frères prêcheurs…) dont l'auteur dresse un portrait saisissant de force et de vitalité.

     

    ‡ Le monachisme médiéval, C. H. Lawrence, Les Belles Lettres éditions, 2018, 423 p., ill., 27 €.

  • L'artiste et l'objet : la création dans les arts décoratifs (XVIIIe-XXe siècle)

    Cet ouvrage entend étudier l’artiste et l’objet, trop souvent considérés comme antinomiques dans les arts décoratifs. En effet, l’artiste incarne l’Art qui s’exprime dans une œuvre unique tandis que l’objet renvoie à une forme produite en plusieurs exemplaires, souvent dotée d’une fonction utilitaire. Pourtant, du XVIIIe au début du XXe siècle, des artistes sont à l’œuvre pour imaginer de nouvelles formes ou transmettre des décors déjà connus. Les modalités de collaboration des artistes avec les manufactures et les entreprises connaissent alors de profondes mutations.

    Cette étude retrace les collaborations nées entre dessinateurs, artistes, manufacturiers, fabricants qui ont donné naissance à des objets variés - mobiliers, arts de la table, textiles, papiers peints, orfèvreries, bronzes d'ameublement, verreries, etc. - relevant tous d'un art du décor. Il s'agit également d'une nouvelle approche de l'étude des arts décoratifs avec notamment une analyse du rôle novateur de Paul Perdrizet au sein des établissements Gallé après la Grande Guerre.

     

    ‡ L'artiste et l'objet. La création dans les arts décoratifs (XVIIIe-XXe siècle), Aziza Gril-Mariotte, PUR, coll. Art & Société, 268 p., ill., 26 €.

  • Napoléon et les grandes cérémonies impériales

    Napoléon n’est pas seulement l’homme des réformes et le chef militaire. À trois reprises, il a marqué son règne par des cérémonies prestigieuses. À travers ces trois événements, David Chanteranne montre l’importance à la fois politique et symbolique des grandes cérémonies napoléoniennes.

    Napoléon n’est pas seulement l’homme des réformes et le chef militaire. À trois reprises, il a marqué son règne par des cérémonies prestigieuses. Ainsi, après la proclamation de l’Empire, le nouveau souverain décide le 2 décembre 1804 de marquer son accession au trône par un sacre et un couronnement, à la double influence royale et républicaine. Six ans plus tard, après son divorce d’avec Joséphine, il épouse les 1er et 2 avril 1810, au cours d’une double cérémonie civile puis religieuse à Saint-Cloud puis Paris, l’archiduchesse Marie-Louise de Habsbourg. Et moins d’un an plus tard naît l’héritier tant espéré, le roi de Rome: pour marquer l’événement, le baptême se déroule le 9 juin 1811 dans la cathédrale Notre-Dame de Paris.

    À travers ces trois événements, David Chanteranne montre l’importance à la fois politique et symbolique des grandes cérémonies napoléoniennes.

    Historien et journaliste, David Chanteranne est rédacteur en chef de nombreuses publications historiques, dont la Revue du Souvenir napoléonien et les magazines Napoléon Ieret Napoléon III.

     

    ‡ Napoléon et les grandes cérémonies impériales, David Chanteranne, éditions Cabédita, 2018, 68 p., ill., 22 €.

  • "Bertille", le dernier roman de Roger Poinsot

    Roger Poinsot, auteur vosgien, publie sont dernier roman : Bertille.

    A l'aube de la Grande Guerre, deux familles s'opposent : l'une, propriétaire d'une ferme, l'autre, sans ressources, accrochée à la forêt. La jeune Bertille tombe amoureuse... La saga se prolonge jusqu'à nos jours.

     

    ‡ Roman publié aux éditions des Lutins, Grignoncourt, 18 €.

  • Lettre à une trop jeune morte

    Foulques, le puissant comte d’Anjou, l’un des hommes les plus cruels du royaume de France, rentre de son troisième pèlerinage à Jérusalem. À Metz, sentant sa fin venir, il dicte à un jeune scribe ses mémoires en forme de lettre à sa première épouse, morte toute jeune dans l’incendie de leur château. Il y confie ses crimes lors des guerres incessantes qu’il a menées contre la Touraine, Saumur et Blois et le pardon qu’il a cru obtenir en édifiant moult châteaux, églises et abbayes et en prenant le chemin de la Terre sainte en simple pénitent. Mais ce qu’il cherche à expier plus que toutes les horreurs commises, c’est sa conduite envers Elisabeth de Vendôme, la seule femme qu’il ait aimée et qu’il a sacrifiée à une soif de vengeance irrépressible.

    Dans cet étonnant portrait d’un grand féodal déchiré entre ses pulsions guerrières, sa foi en Dieu et la passion amoureuse, le Lorrain Roger Bichelberger évoque autant les affres du guerrier médiéval que les paradoxes d’un homme entre obscurité et lumière que seul l’amour peut racheter.

     

    ‡ Lettre à une trop jeune morte, Roger Bichelberger, éditions Albin Michel, 2018, 144 p., 14 €.

  • Une nouvelle biographie de Marie Marvingt à paraître en 2018

    Rosalie Maggio est écrivain américain, auteur de plus de vingt ouvrages. En 1991 elle a co-écrit une biographie de Marie Marvingt avec le Lorrain Marcel Cordier. Une seconde biographie complétée sera diffusée en 2018.

    > Marie Marvingt est la française la plus décorée en France. Quel fut son parcours durant la Grande Guerre ?
    Pour comprendre ce parcours, il faut d’abord évoquer la personnalité de Marie Marvignt. Licenciée ès lettres, parlant 7 langues, elle suivit des cours de médecine et se passionna pour l’art. Mais c’est surtout sa carrière « sportive » qui est exceptionnelle. Elle a cumulé les exploits dans la première décennie du 20e siècle. Elle est la première femme à gravir les sommets des Alpes françaises et suisses entre 1903 et 1910, elle réalise la première traversée de Paris à la nage (12,5km), elle est la première femme au monde à obtenir les quatre brevets de pilote (avion, hydravion, ballon, hélicoptère) en 1901. Elle boucle le Tour de France en 1908. Elle fut la détentrice de 17 records mondiaux. Son nom est connu du monde entier lorsque la guerre éclate. A défaut de pouvoir être recrutée comme pilote, elle s’engage comme « correspondante de guerre » et comme infirmière. Face au refus de l’armée de l’incorporer, elle se déguise afin de se battre dans les tranchées avec le 42e bataillon. Elle réussit même à s’imposer comme pilote et à participer au bombardement de bases ennemies.
    Si ces faits sont encore contestés par certains historiens, j’apporte la preuve de leur véracité. A la fin de sa vie, elle était titulaire de 34 distinctions dont la Croix de guerre, la médaille de la Reconnaissance française, les palmes académiques…

    > Comment expliquez-vous l’oubli dans lequel est tombée cette héroïne ?
    La première raison est sa longévité. Elle décède à 88 ans, en 1963, à une époque où la Grande Guerre est occultée au profit de la Seconde Guerre mondiale et où l’opinion publique est totalement tournée vers l’avenir ("les Trente Glorieuses") et non vers le passé. La deuxième raison est liée à la dispersion des centres d’intérêt qui ont été les siens. Elle s’est illustrée dans un trop grand nombre de domaines pour qu’une mémoire ciblée ait pu être sauvegardée. La troisième raison est son sexe. Elle était une femme au moment où les femmes ne comptaient guère dans l’espace public. Rappelons-nous que les femmes n’obtiennent le droit de vote qu’en 1944 et qu’elles voteront pour la première fois en 1945. La quatrième raison est à rechercher dans sa vie personnelle. Elle termina sa vie totalement isolée, sans familles, sans amis. Personne ne porta sa mémoire.

    > Comment avez-vous découvert Marie Marvignt et pourquoi avez-vous décidé de lui consacrer une biographie ?
    D’abord, je suis américaine et paradoxalement, Marie Marvignt est moins oubliée de l’autre côté de l’Atlantique qu’en France. Au moment de son décès, le Chicago Tribune présenta la défunte comme « la femme la plus extraordinaire depuis Jeanne d’Arc ». En France, en revanche, le doute et l’oubli s’installèrent très tôt. C’est cet oubli qui m’a passionné. Je suis l’auteure de plus de 20 livres, j’ai donc décidé de co-écrire avec Marcel Cordier une biographie qui a été diffusée en 1991 et que je complète dans une seconde version qui paraîtra cette année 2018. La France du centenaire de la Grande Guerre a ardemment besoin de redécouvrir celle que l’on appelait « la Fiancée du danger ».

    [sources : La Lettre du Souvenir français n° 26]

  • Passé inaperçu

    Fahd devait faire des repérages en Lorraine pour un film consacré aux chibanis, les retraités maghrébins venus travailler en France dans les années 1960.

    Or il s'est soudainement volatilisé. Disparu sans laisser d'adresse. Tout en préparant le tournage, la narratrice se lance à sa recherche dans cette Lorraine désindustrialisée, en se saisissant des quelques traces disponibles : des photos, des films de famille, des témoignages de proches. Ce faisant, elle réveille l'histoire de ses propres grands-parents Malgré-nous, ces Alsaciens-Mosellans incorporés de force dans l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Qu’est-ce qui nous définit ? Quelle place pour ceux qui apparaissent comme des doubles perdants ? Et qui était réellement Fahd ?

    Gabrielle Schaff est née en 1982 à Nancy. Passé inaperçu est son premier roman.

     

    ‡ Passé inaperçu, Gabrielle Schaff, éditions du Seuil, 2018, 256 p., 18 €.

  • Les Mémoires de Jean-Marie Le Pen, "le fils de la nation"

    Elles étaient attendues. Des pressions ont été exercées afin qu'elles ne paraissent pas. Les Mémoires de Jean-Marie Le Pen sont sorties en librairie.

    Fidèle à son image, l'homme s'y exprime librement. C'est le roman d'une vie dédiée à la France. A "sa" France.

    «  Mes grands-parents ne savaient pas lire mais surent donner une vie décente à leurs enfants. Ma paysanne de mère était élégante et fière, mon père, patron pêcheur taciturne, avait navigué pendant la Grande guerre, à treize ans, mousse sur un cap-hornier, ces cathédrales de toile et de bois qui affrontaient les quarantièmes rugissants. A la maison, il n’y avait pas l’eau courante mais on aimait sa famille, son pays et Dieu – et la Bretagne aussi, avec ses îles, ses navires. L’instituteur et le curé nous apprenaient à les chanter ensemble. En somme, j’étais un petit Breton heureux dans la grande France."

    Puis vint la Seconde guerre mondiale. Le père est mort, la France était blessée, il s'éloigne de la religion. C’est alors qu'il découvre la folie des hommes, Paris, l’université, l’Indochine, l’Assemblée nationale, l’Algérie. Sa famille. Le petit Breton avait grandi, la France rapetissé. Pour la relever, il a choisi le combat politique.

    le second tome sera consacré à la fondation du FN et les "tribulations" politiques du président Le Pen.

    Qu'on aime ou non l'homme Le Pen, ses Mémoires surprendront le lecteur.

     

    ‡ Jean-Marie Le Pen. Fils de la nation. Mémoires, Jean-Marie Le Pen, éditions Muller, 2018, 450 p., ill., 22,90 €.

  • Beaux villages lorrains

    L'association Beaux villages lorrains fédère une dizaine de communes rurales des quatre départements lorrains qui oeuvrent en faveur de la valorisation de leur patrimoine vernaculaire, architectural et historique. Elle ne demande qu'à accueillir de nouveaux villages...

    L'ouvrage présente chacune des localités concernées avec de belles images qui donnent envie d'y vivre. Et qui révèle l'âme du bâti qui a su être conservé et valorisé.

    Valoriser un village n'est pas chose insurmontable : il suffit d'insuffler un esprit, celui de l'amour de sa "petite patrie" et le reste suivra... Un bel exemple à suivre, car nos villages lorrains le méritent bien. Et la ruralité aussi.

     

    ‡ Beaux villages lorrains, collectif, Association Beaux villages lorrains, 2017, 101 p., ill., 15 €.

  • Une tendre et constante amitié : les lettres d'Anne Charlotte de Lorraine à Gabrielle de Bouzey

    « Je vous réitère ma tendre et constante amitié », « je vous assure d’une amitié éternelle », « je vous aime de tout mon cœur, passionnément ». C’est par ces tendres aveux qu’Anne Charlotte, abbesse de Remiremont et de Mons, princesse lorraine, fille du duc Léopold, conclut ses lettres à Gabrielle de Bouzey, son ancienne demoiselle d’honneur.

    Au fil de cette correspondance rédigée de 1761 à 1773, Anne Charlotte nous invite au cœur de la société aristocratique lorraine et impériale. Elle nous associe à ses plaisirs futiles, à la chasse, aux jeux de cartes, aux jours heureux. Mais il n’est pas que du bon temps dans ce siècle de fer... La peste et la petite vérole frappent jeunes et vieux, pauvres et riches, jusque dans les familles princières. Anne Charlotte en souffre directement. Elle n’en est pas moins attentive à la misère du petit peuple, à « ces pauvres qui sont de chair et d’os comme nous ». Elle s’inquiète de ce monde ébranlé par les guerres et les révoltes, et dont elle pressent la fin : « Nous vivons dans un temps où l’on fait des choses sans exemples et je ne suis pas étonnée que l’on devienne fou. Je crois que le monde finira bientôt, car j’y vois bien des phénomènes ».

    Abbesse, Anne Charlotte s’acquitte sincèrement de ses dévotions dans son abbaye de Mons pendant les temps de l’Avent et de Pâques, mais elle avoue sortir « extrêmement fatiguée de la Semaine sainte », et nous assure qu’elle « n’est pas dévote ». Princesse, elle vit davantage à la cour de son frère, gouverneur des Pays-Bas, que dans son abbaye. Elle n’en garde pas moins assez d’indépendance pour regretter ouvertement l’expulsion des Pères de la Compagnie de Jésus.

    La lecture de ces 183 lettres inédites nous plonge dans l’univers de cette personnalité complexe, entre profondeur et futilité, entre espoir et inquiétude, entre violence et douceur de vivre, à l’image de ce XVIIIe siècle à la fois si proche et si différent du nôtre.

     

    ‡ Lettres d'Anne Charlotte de Lorraine à Gabrielle de Bouzey. Une tendre et constante amitié, Pierre Heili et Alain Petiot (prés.), FSSV, collection Mémoires et documents sur l'histoire des Vosges, 2017, 272 p., ill., 20 €.

  • Architecture du XXe siècle dans le Grand Est

    Ce beau livre illustré regroupe une sélection de bâtiments qui, en région Grand Est, ont obtenu le label « Patrimoine du XXe siècle », devenu depuis le 7 juillet 2016 le label « architecture contemporaine remarquable ». 

    Dus à des architectes de renom international (Renzo Piano, Jean Nouvel), à des maîtres d’œuvre plus modestes ou à des ingénieurs, les exemples proposés - dont de nombreux en Lorraine (églises, bâtiments publics civils et industriels) sont soit exceptionnels dans leur programme (l’attraction « Anaconda » du parc Walygator, près de Metz) soit parfaitement représentatifs d’une typologie singulière à certains moments du siècle (comme la Reconstruction post-conflits, la construction de grands sièges sociaux d’entreprises dans les années 1970 ou les piscines Tournesol) et font appel à des matériaux et des techniques de mise en œuvre variés.

    Chacun des 11 chapitres correspond à un thème : apprendre/reconstruire/prier/travailler/se divertir/produire… Chaque création architecturale est replacée dans son contexte et commentée par un spécialiste, tandis que les photographies parfois spectaculaires dévoilent des angles de vue moins connus du grand public. L’ensemble met en exergue la richesse du XXe siècle en matière d’architecture et la vitesse avec laquelle elle prend forme et se transforme sous le coup des conflits qui ont traversé ce territoire, des booms et crises économiques, de la démocratisation de la cité notamment en matière d’instruction et de culture, mais aussi de production et consommation.

     

    ‡ L'architecture du XXe siècle Grand Est, collectif, éditions Lieux-Dits, 2018, 288 p., ill., 40 €.

  • L'architecture du XXe siècle dans le Grand Est

    Ce beau livre illustré regroupe une sélection de bâtiments qui, en région Grand Est - dont de nombreux en Lorraine (églises, bâtiments publics, civils et industriels), ont obtenu le label « Patrimoine du XXe siècle », devenu depuis le 7 juillet 2016 le label « Architecture contemporaine remarquable ».

    Dus à des architectes de renom international (Renzo Piano, Jean Nouvel), à des maîtres d’œuvre plus modestes ou à des ingénieurs, les exemples proposés sont soit exceptionnels dans leur programme (l’attraction « Anaconda » du parc Walygator, près de Metz) soit parfaitement représentatifs d’une typologie singulière à certains moments du siècle (comme la Reconstruction post-conflits, la construction de grands sièges sociaux d’entreprises dans les années 1970 ou les piscines Tournesol) et font appel à des matériaux et des techniques de mise en œuvre variés.

    Chacun des 11 chapitres correspond à un thème : apprendre/reconstruire/prier/travailler/se divertir/produire… Chaque création architecturale est replacée dans son contexte et commentée par un spécialiste, tandis que les photographies parfois spectaculaires dévoilent des angles de vue moins connus du grand public. L’ensemble met en exergue la richesse du XXe siècle en matière d’architecture et la vitesse avec laquelle elle prend forme et se transforme sous le coup des conflits qui ont traversé ce territoire, des booms et crises économiques, de la démocratisation de la cité notamment en matière d’instruction et de culture, mais aussi de production et consommation.

     

    ‡ L'architecture du XXe siècle Grand Est, collectif, éditions Lieux-Dits, 2018, 288 p., ill., 40 €.

  • La république en chaire protestante (XVIIIe-XIXe siècles)

    Loin d’être un discours seulement religieux, le sermon permet aux orateurs protestants de délivrer un message sur la res publica, c’est-à-dire l’intérêt général, les fondements et principes de l’organisation de l’État, la souveraineté et enfin le bien public.

    Cet ouvrage examine la place de la prédication dans les protestantismes et cerne les moyens dont disposent les pasteurs pour acquérir l’éloquence nécessaire à cette prise de parole, dans la clandestinité comme dans la légitimité acquise avec la Révolution française, jusqu’à la décennie 1840-1850.

     

    ‡ La république en chaire protestante XVIIIe-XIXe siècles, Céline Borello, PUR, 2018, 336 p., ill., 25 €.

  • Les prisonniers de guerre (XVe-XIXe siècle)

    La thématique des prisonniers de guerre reste peu connue pour l’époque moderne, au moment où les armées connaissent massification et nationalisation de leurs effectifs.

    Fruit du colloque organisé à Nancy par l'Université de Lorraine, le présent livre aborde divers aspects de cette question et le cheminement jusqu’au moment où se développent et s’institutionnalisent droits et statuts des prisonniers de guerre, du XVe au XIXe siècle. L'ouvrage aborde les thèmes de la capture et les conditions de la captivité au cours de différents conflits qui marquèrent la période.

     

    ‡ Les prisonniers de guerre (XVe-XIXe siècle). Entre marginalisation et reconnaissance, Laurent Jalabert (dir.), PUR, 2018, 296 p., 29 €.

  • Mirecourt et son histoire par les Amis du Vieux Mirecourt-Regain

  • Un livre pour les "Beaux villages lorrains"

  • "Le Roum", le spahi du général de Gaulle

    Le XXe siècle recèle encore des personnages extraordinaires à découvrir, des héros au sens propre auxquels l’Histoire n’a pas rendu justice.

    Le « Roum », illustre spahi et spécialiste de la reconnaissance militaire, fait assurément partie des plus étonnants.

    Compagnon de guerre du général de Gaulle, officier hors pair et personnalité hors norme, le général-comte Nicolas Alexandre Roumiantzoff, a vécu tous les embrasements du XXe siècle, avec une fougue, une liberté d’esprit et un humour peu communs, qui sont sa signature. Ce fils d’un général du tsar Nicolas II tué au champ d’honneur durant la deuxième guerre des Balkans et immigré en France lors de la révolution russe de 1917, a joué un rôle de premier plan dans la victoire des Alliés et a toujours été présent aux rendez-vous de l’Histoire. Ce guerrier, que le général de Gaulle appelait amicalement « le Roum », a connu les fastes du Paris des années 30, la Légion étrangère, les geôles espagnoles de Ceuta, dont il s’évade spectaculairement pour rallier la France Libre, la bataille d’El-Alamein, pour arriver le premier en août 1944 au pied de l’Arc de triomphe, avec le 1er régiment de marche de spahis marocains de la 2e DB. Il contribua également, à la tête de ses spahis, à la libération du sud-ouest des Vosges lors de la bataille de Dompaire les 13 et 14 septembre 1944 ; Darney, Contrexéville et Vittel lui doivent leur libération.

    Son fils, Nicolas Pierre Roumiantzoff, rend toute sa grandeur à ce héros méconnu de la Libération, personnage inouï d’un siècle tourmenté, dans lequel il n’a cherché, au-delà de la gloire et des honneurs, qu’à accomplir en soldat ce que l’Histoire attendait de lui.

     

    ‡ "Le Roum". Le spahi du général de Gaulle, Nicolas Pierre Roumiantzoff, Le Cherche Midi éditeur, 2018, 271 p., ill., cartes, 19,50 €.

     

  • Georges Chenet, itinéraire d'un archéologue lorrain

    Un ouvrage de Colette Méchin en souscription consacré à la biographie de "Georges Chenet, de l'Argonne à la Syrie, itinéraire d'un archéologue"...

  • La Nouvelle revue lorraine n° 48 : les oeuvres statuaires à Pont-à-Mousson

    Nouveau numéro et nouvelle périodicité pour La Nouvelle revue lorraine à compter de ce début d'année : désormais, votre revue préférée paraîtra tous les trimestres (au lieu d'une périodicité bimestrielle), à chaque nouvelle saison : le 25 janvier, le 25 avril, le 25 juillet et le 25 octobre. Et avec plus de pages en couleurs !

    Dans le dernier opus, vous découvrirez un riche sommaire (la revue passe à 66 pages en couleurs !) : vous y lirez notamment des articles et anecdotes sur les œuvres statuaires à Pont-à-Mousson, quand le presbytère ferme ses volets, la commanderie Saint-Jean-du-Vieil-Aître à la fin de l'Ancien Régime, le faubourg Saint-Pierre de Nancy, la canicule du Léon, mort d'un prêtre en déportation, le général Antoine Drouot, des contes pour la veillée, René II le duc qui défia le puissant duc de Bourgogne...

     

    ‡ Commande et abonnement sur www.nouvelle-revue-lorraine.fr

  • Ce feu qui me dévore

    Bernard pourra-t-il un jour dire toute la vérité ? Sur l'incendie criminel qui a dévasté sa famille et sa vie en Lorraine. Sur le secret qu'il est le seul à connaître vraiment, qui mêle à la fois la folie, l'amour, la jalousie et, à l'origine, la souffrance muette d'un enfant malaimé.
     
    A tout juste dix-huit ans, Bernard Bertin est désigné coupable de l'incendie criminel qui a tué sa mère et laissé pour mort son père. Depuis toujours, un feu contenu brûle en lui : une sensibilité à fleur de peau, une posture solitaire et secrète ont fait de lui un enfant incompris. Après sa peine de prison, il revient vivre sur les lieux du drame, à Metz. Il est devenu écrivain et n'a jamais levé le voile sur son histoire. La vraie et insoupçonnée. Celle qui se tramait derrière la façade bourgeoise de la maison familiale. A la faveur de ses retrouvailles avec Alexandra, son amour de jeunesse, Bernard est poussé dans ses derniers retranchements.
     
    Parviendra-t-il, enfin, à panser les plaies du passé, à révéler les souvenirs douloureux d'une enfance qui n'en fut jamais une ?
     
    ‡ Ce feu qui me dévore, Paul Couturiau, éditions Presses de la Cité, 2018, 380 p., 20 €.

  • Le théâtre de Bussang au temps de Pierre Richard-Willm

    De 1911 à 1975, un acteur lia sa vie au Théâtre du Peuple de Bussang, théâtre familial bâti dans les Vosges et qui, sous l'impulsion de Maurice Pottecher, connut un essor prodigieux. Cet acteur, c'est Pierre Richard-Willm, un artiste complet au destin prodigieux.

    Devenu dans les années 1930 une immense vedette du cinéma, il renonça complètement au 7ème art pour succéder à Maurice Pottecher. Cet ouvrage met en lumière la part de l'acteur, metteur en scène, décorateur et costumier dans l'évolution de ce théâtre unique qui ouvrit la voie au TNP de Jean Vilar. L'auteur restitue cet étonnant parcours artistique à partir des archives mêmes du Théâtre du Peuple.

     

    ‡ Le théâtre de Bussang au temps de Pierre Richard-Willm. Itinéraire d'un enfant du Théâtre du Peuple, Claire Strohm, éditions L'Harmattan, 2018, 282 p., 28 €.

  • Verdun 1917, la reconquête

    Les combats d’octobre et décembre1916 ont permis de reprendre les forts de Douaumont et de Vaux, mais sur la rive gauche de la Meuse, les Allemands disposent encore des excellents observatoires que constituent la cote 304 et le Mort-Homme.

    Lorsque le général Pétain, devenu commandant en chef des armées françaises en mai1917, s’efforce de redresser le moral de l’armée française, il prépare des offensives à objectifs limités qui doivent permettre d’offrir des victoires symboliques. Quoi de plus symbolique que de remporter une victoire éclatante sur le champ de bataille de Verdun? Psychologiquement, il s’agira d’une double victoire: un succès destiné à restaurer le moral de la troupe, qui verra qu’avec des attaques méticuleusement préparées, elle peur renouer avec des victoires qui, pour la première fois depuis le début de la guerre, seront peu coûteuses en vies humaines; et aussi, un succès humiliant pour l’armée allemande, qui perdra ainsi les derniers gains si chèrement obtenus en 1916.

    L’offensive française est lancée le 20 août 1917, de part et d’autre de la Meuse, avec quatre corps d’armée soutenus par une très puissante artillerie. Dès le premier jour, presque tous les objectifs sont conquis, même si le succès est parfois coûteux. Seule la cote 304 résiste, mais elle tombe dès le 24août. Il s’agit de la première grande victoire française depuis les échecs du Chemin des Dames et son retentissement est énorme, aussi bien pour la population française que pour l’armée, qui reprend confiance en sa valeur, en son armement, en ses chefs.

    Au sommaire :

    • Verdun 1917, la reconquête
    • Les attaques préventives allemandes, 28juin – 16août 1917
    • La veillée et la préparation d’artillerie
    • À l’assaut de la cote 304
    • La conquête des tunnels du Mort-Homme, 20août 1917
    • Le 16e corps à l’assaut de Cumières
    • Le 15e corps, de Beaumont à Samogneux
    • L’aile droite attaque
    • Prise de la cote 304 et fin de l’offensive

     

    ‡ Tranchées, Hors-série 13, Verdun 1917. La reconquête. A commander sur http://www.tranchees.fr 

  • La bataille de Metz - 1944

    La bataille de Metz, qui se déroule de septembre à début décembre 1944, reste relativement méconnue du grand public. Pourtant, pendant trois mois, des forces allemandes très inférieures en nombre et en armement retiennent le XXe US Army Corps.

    Souvent éclipsée dans les livres 
par la bataille de Dompaire ou la prise de Nancy, la libération de Metz a pourtant eu un grand impact sur l’histoire militaire américaine. En témoignent les études faites sur le franchissement de la Moselle et la reconquête du fort Driant, durant lesquels l’armée américaine a particulièrement souffert et dont les enseignements ont été longtemps transmis aux élèves officiers américains, en particulier à West Point.

    À travers des cartes et de nombreuses photos d'époque, cet ouvrage retrace la progression américaine depuis la traversée de la Moselle jusqu’à la capitulation du dernier fort, en s’attachant principalement au déroulement des événements, mais aussi aux erreurs et succès de chaque camp.

     

    ‡ La Bataille de Metz 1944, Yoann Marlière, Ysec éditions, 2017, 166 p., ill. et cartes, 24,50 €.

  • Le prochain ouvrage de Jean-François Michel : l'histoire de Jean-Baptiste Tournay (1720-1768)

  • La Grande Guerre

    Le conflit mondial de 1914-1918 ouvre tragiquement le XXe siècle.

    Sondant les mentalités, l'action des chefs comme des humbles, des civils comme des militaires, interrogeant les attitudes de ceux qui décident, autant que de ceux qui vivent la guerre dans le froid des usines ou dans la boue des tranchées, François Cochet, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Lorraine, englobe toutes les dimensions de ce conflit total.

    Synthèse d'ampleur refusant de céder à une lecture partisane et exclusivement hexagonale, l'ouvrage répond ainsi à toutes les questions sur cet affrontement dantesque.

    Ce livre demeure la meilleure synthèse disponible sur ce qui fut la première hyperguerre. Menée selon une démarche d'historien, elle permet de comprendre cette période charnière.

     

    ‡ La Grande Guerre, François Cochet, éditions Perrin, coll. Tempus, 2018, 576 p., 11 €.