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france

  • Villers-lès-Nancy (54) : Conférence sur Marie-Antoinette, une mère face à la révolution

  • La Grande Affaire : les évêques de France face à l'Unigenitus

    Cette étude invite à une relecture de la grande querelle qui a bouleversé l’Église de France dans la première moitié du XVIIIe siècle : le jansénisme.

    Emboîtant le pas au professeur René Taveneaux (†), "le" spécialiste du jansénisme en Lorraine et en France, cette contribution se propose de guider le lecteur dans les inextricables débats qui ont agité le clergé et la monarchie lors de la réception de la constitution Unigenitus du pape Clément XI. Elle aborde également les conséquences pastorales de ce texte dans les diocèses - y compris lorrains, qui connaissent l'influence de la France - et dans les ouvrages forgés par les curies épiscopales, des bréviaires aux missels en passant par les catéchismes.

    Un ouvrage pour approfondir une question religieuse aux multiples facettes qui divisa les catholiques français des XVIIe et XVIIIe siècles.

     

    ‡ La Grande Affaire. Les évêques de France face à l'Unigenitus, Olivier Andurand, PUR, 2017, 398 p. (26 €).

  • Des paysans du nord de la Franche-Comté vers 1580-1635

    Entre le plateau de Langres et le pied des Vosges lorraines, à l'écart des grands centres urbains, les paysans de ce nord franc-comtois situé au confins du royaume de France, du Barrois mouvant et du duché de Lorraine vivaient au rythme des saisons, des calendriers agraire et liturgique, et des usages communautaires. Un monde de routines et d'inertie, nous dit-on, où les villages semblaient immobiles de toute éternité, bornés comme les gens rustiques qui vivaient dans une économie de subsistance...

    Or, les archives révèlent des réalités bien différentes : les habitants de cette contrée participaient à des foires éloignées nécessitant plusieurs journées de voyage. Leur horizon n'était pas bloqué, les familles rurales, jeunes et dynamiques, se renouvelaient continuellement. Les paysans manipulaient des monnaies étrangères, ne mangeaient pas que du pain et des produits locaux, consommaient parfois des denrées exotiques - huile d'olive, poissons de la Mer du Nord et de la Méditerranée. Ces paysans franc-comtois étaient en contact avec les grands circuits d'échanges commerciaux et fermiers et métayers réglaient leurs redevances en épices venues d'Afrique ou d'Asie...

    Cet ouvrage examine la part de l'autarcie et celle de l'ouverture sur le monde à partir de l'observation d'un groupe d'une centaine de villages relevant de trois souverainetés différentes - française, habsbourgeoise et lorraine-barroise - entre la fin des guerres de religion et la guerre de Trente Ans. Instructif.

     

    ‡ Des paysans au temps de la poule au pot sur les plateaux de la Haute-Saône vers 1580-1635, Paul Delsalle, éditions Franche-Bourgogne, 2017, 366 p., ill. (22 €).

     

    A noter : l'auteur présentera son ouvrage au Grenier à sel de Châtillon-sur-Saône (88) le 28 octobre 2017 à 15h30.

  • Pèlerinages de France

    Les éditions Via romana nous proposent le guide complet des principaux pèlerinages catholiques en France. Chaque pèlerinage recensé comporte un résumé historique et des données touchant à sa dimension spirituelle.

    L'histoire des pèlerinages de France mérite d'être mieux connue. Trop négligée par les historiens, elle est indissociable de l'histoire du peuple de France, des grands moments de l'histoire du pays, des rois qui ont fait la France et des régimes politiques qui ont suivi, indissociable de la construction même de notre pays.

    Ces pèlerinages montrent combien le christianisme a façonné les territoires, entretenu la foi et imprégné les mentalités. Ils illustrent combien le catholicisme est consubstantiellement lié à la France.

    Notre Lorraine est bien représentée avec ses nombreux pèlerinages à la Vierge et aux saints locaux (Notre-Dame de Sion, saint Blaise à Metz, saint Rouin en Meuse, saint Pierre Fourier dans les Vosges...). Tous ces pèlerinages, des plus grands aux plus humbles, sont également indissociables d'un patrimoine religieux exceptionnel qu'il importe de faire vivre afin de le préserver. Ce patrimoine religieux demeure un élément constitutif de l'âme même de la France.

     

    ‡ Pèlerinages de France, Guy Barrey, éditions Via romana, 2017, 312 p., ill., préface du cardinal R. Sarah (25 €).

  • Les Français en guerres de 1870 à nos jours

    De l'étonnante « Déclaration de paix au monde » du 22 mai 1790 à la déclaration de la guerre totale et révolutionnaire au nom de la liberté du 15 décembre 1792, la Révolution française a posé les jalons des deux grandes attitudes qui s'expriment à l'égard de la guerre. Car les Français depuis lors balancent : ils disent aimer la paix, mais n'hésitent pas à souvent s'engager dans des conflits armés. Guerre de 1870, conquêtes coloniales, décolonisations, guerres mondiales ou opérations extérieures (OPEX) en témoignent : les armées françaises n'ont cessé de combattre, en métropole comme dans les sables du désert, des neiges de la Norvège aux rizières d'Indochine. Aujourd'hui encore, jamais l'armée française n'a été engagée sur d'aussi nombreux théâtres d'opérations – Hexagone inclus.

    Pour comprendre ce phénomène d'une brûlante actualité, il faut se pencher sur les hommes, les discours et les pratiques qui, à des titres divers, ont considérablement évolué. Car si la conscription massive semble s'imposer entre 1889 et 1997, les modalités réelles de recrutement se révèlent souvent plus complexes. De même, les dirigeants doivent expliquer les valeurs qu'ils défendent et qui motivent l'engagement armé du pays. Les opinions publiques et les soldats s'expriment également tantôt pour contester la guerre, tantôt pour la justifier. Autant de discours qui permettent de mesurer le degré d'adhésion aux conflits auxquels la France a participé. Reste, enfin, à envisager les formes du combat – une réalité en profonde mutation. Le temps des gros bataillons de masse s'estompe avec les deux guerres mondiales ; aux chocs frontaux de 1914 succèdent des engagements plus limités menés avec des armes de plus en plus sophistiquées ; la notion même de « champ de bataille » disparaît, la guerre frappant désormais tous les espaces.

    Nourri des recherches les plus récentes et de sources inédites, l'ouvrage présente la synthèse que l'on attendait sur la France en guerre, de 1870 à nos jours.

    Dans un contexte de retour de la guerre et de mobilisation des Français, voici la première synthèse sur la geste guerrière de la France de 1870 à nos jours par un universitaire lorrain.

    Clin d'œil de l'auteur à ses lecteurs lorrains, la première de couverture est une reproduction d'une peinture de l'artiste mosellan Paul Flickinger offerte en 2016 au gouverneur militaire de Metz en hommage aux blessés et orphelins de la Défense.

     

    ‡ Les Français en guerres de 1870 à nos jours, François Cochet, éditions Perrin, 2017, 541 p., cartes (25 €).

  • Charles VII : une vie, une politique

    Les éditions Perrin publient cette remarquable biographie de Charles VII due à un historien, spécialiste de la période, Philippe Contamine.

    Durant la majeure partie du XVe siècle, en Occident, les royaumes et les peuples, les princes et les aristocraties subirent de violentes turbulences. La France, en particulier, en fut à ce point de connaître un moment deux rois concurrents. Que Charles de Valois, devenu Charles VII, l’ait emporté pour finir n’était pas écrit d’avance. Il eut à répondre à au moins trois défis : se faire obéir, construire sa légitimité, l’emporter militairement.

    Dieu, Jeanne d’Arc, le beau Dunois et Jacques Coeur contribuèrent sans doute à les relever. Mais Charles, beau-frère de René d'Anjou, duc de Bar puis de Lorraine, l’un des premiers rois dont il est possible de connaître et d’apprécier la personnalité, n’était pas le prince falot parfois décrit et décrié, se laissant porter par le hasard et par son entourage. Taiseux, obstiné, passablement instruit, il sut mener la nef royale sur une mer démontée.

    En près de quarante années de règne (1422-1461), il s’adapta aux circonstances, tira parti des conflits entre les princes, s’appuya sur ses « bonnes villes » et aussi sur la papauté, créa des institutions administratives et militaires efficaces. Innovation appelée à une longue postérité, l’apparition publique d’une favorite royale, sous les traits avenants d’Agnès Sorel. Avec Charles VII émerge aussi une forme de sentiment « national ». La biographie conçue par Philippe Contamine est résolument politique, au sens que revêt ce mot précisément à cette époque. Sont ici mis en lumière les pratiques du pouvoir, les mécanismes de son fonctionnement, sa conception et ses représentations. Et pour nous Lorrains, n'est pas abordée la question de l'éventuel abandon de Jeanne d'Arc après son arrestation par Charles VII... La question reste ouverte.

     

    ‡ Charles VII. Une vie, une politique, Philippe Contamine, éditions Perrin, 2017, 560 p., ill. (26 €).

  • France - Allemagne(s) 1870-1871

    La guerre de 1870-1871 constitue un moment fondateur dans la relation franco-allemande, autour de laquelle se noue, à l'époque, l'avenir de l'Europe. Elle met un terme à un équilibre fondé sur la prépondérance de la diplomatie, les grandes puissances étant collectivement responsables de la paix.

    Ce conflit oppose un pays qui construit son unité depuis des siècles et l'a consolidée au gré de la succession des régimes politiques, à un autre, composé d'États plus jeunes, qui ne s'est pas encore véritablement constitué. En France, les premières défaites entraînent la chute de l'Empire et la proclamation de la République. Les tensions sociales préexistantes et l'élan de patriotisme soulevé par l'invasion allemande conduisent à la Commune de Paris et à une guerre civile. En Allemagne, la victoire parachève l'unification du pays, que symbolise la proclamation de l'Empire dans la galerie des Glaces à Versailles en 1871. De part et d'autre, la diversité et la multiplicité des mémoires de la guerre, françaises et allemandes, officielles ou personnelles, permettent de saisir l'impact durable du conflit sur les sociétés.

    Ces événements, valorisés par un double regard français et allemand, s'inscrivent dans une perspective chronologique plus longue (1815-1919) qui en révèle les racines comme la portée, permettant d'en saisir les enjeux sociaux, économiques, militaires, culturels, géopolitiques, technologiques et idéologiques.

    Ce catalogue de l'exposition présentée au Musée de l'Armée rappelle tout ce que la Lorraine a subi au cours de cette funeste guerre. C'est aussi un hommage à l'historien lorrain de la guerre franco-prusienne, François Roth, à qui est dédié cet ouvrage enrichi d'une remarquable iconographie.

    ‡ France - Allemagne(s) 1870-1871. La guerre, la Commune, les mémoires, collectif, éditions Gallimard / Musée de l'Armée, 2017, 303 p., ill., cartes (35 €).

  • Lettre aux électeurs français par un ami Belge

    Du sang. Encore du sang répandu par le terrorisme islamique.
     
    Cette fois, la France est touchée en plein coeur. Mais, outre l'horreur de ce nouveau crime abjecte, votre pays montre hélas sa faiblesse face à un monstre prêt à tout pour vous dévorer. Dimanche, vous irez voter. Vous aurez notamment le choix entre un Macron qui, comme Hamon ou Mélanchon, incarne cette faiblesse et un Fillon qui incarne la force, le courage et la détermination. A travers celui que vous choisirez, quel visage de votre patrie allez-vous nous montrer ? Fluette ou forte, quelle sera la voix qui vous représentera à l'étranger ? Allez-vous vous fier à un candidat qui, en dernière minute, fait mine de s'intéresser au terrorisme et à la délinquance ou à quelqu'un qui n'a pas attendu l'attentat d'hier à Paris pour s'attaquer fermement à ces deux maux ?
     
    Trop facile en effet de pleurnicher à la veille des élections face au sang qui coule dans vos rues en prônant une politique à l'eau de rose dans son programme. Dans la situation ou elle se trouve, le temps n'est plus à l'hésitation, à une série de propos lénifiants qui "en même temps" vont de Robert Hue à Alain Madelin. A force de vouloir contenter tout le monde ; à force de vouloir être partout, on finit tôt ou tard par n'être plus nulle part et la route en zigzag que certains veulent vous faire emprunter risque fort de vous conduire dans le fossé.
     
    Français, réveillez-vous ! Optez pour du solide et non pour du liquide ! Ne cédez pas aux sirènes de ceux qui vous chantent des berceuses et qui noient votre identité, votre histoire, votre patrimoine, vos racines judéo-chrétiennes, votre culture et finalement l'âme de votre peuple. Qui, sinon François Fillon représente cette vraie France admirée dans le monde entier ? Qui sinon lui vous protégera avec force et courage des dangers qui la menacent, de ce qui la défigure, de ce qui l'amoindrit, de ce qui la détruit à petit feu ?
     
    Pour vous-même et pour vos enfants, ne niez pas dimanche votre passé, ce socle qui vous aidera à bâtir votre avenir. Ne niez pas celui en qui se reconnaîtraient tant et tant de grands noms de votre histoire et qui seul incarne cette force dont vous avez un urgent besoin.

    Jean-Pierre Snyers, 4190 Ferrières, Belgique

    blog: jpsnyers.blogspot.com

  • Elections présidentielles : prions pour la France !

    Ô Dieu, nous te prions de revêtir nos chefs politiques de l’esprit de sagesse et de science qui vient de Toi, afin de gouverner la France selon Ta souveraine volonté, et afin que notre pays prospère dans la justice et dans la paix, dans l’Amour et la Vérité.

    Amen.

  • Un devoir pour l'avenir de la France : faire le choix du projet de François Fillon

    À propos de «  certaines discussions qui ont singulièrement envenimé les vieilles querelles des partis  », le Saint-Père ordonne que «  les dissentiments qui ont surgi et qui se sont trop prolongés soient absolument écartés. Nous le désirons d’autant plus vivement que si la concorde entre les catholiques a été toujours nécessaire, elle l’est aujourd’hui au plus haut point. Tous se rappelleront qu’il n’est permis à personne de rester inactif quand la religion ou l’intérêt public sont en danger. En effet, ceux qui s’efforcent de détruire la religion et la société cherchent surtout à s’emparer, autant que possible, de la direction des affaires publiques et à se faire choisir comme législateurs. Il est donc nécessaire que les catholiques mettent tout leur soin à écarter ce danger et que, laissant de côté les intérêts de parti, ils travaillent avec ardeur à sauver la religion et la patrie.  » (Lettre de saint Pie X à l’évêque de Madrid, le 20 février 1906)

    «  MON PROJET POUR LA FRANCE  »

    «  Le riche passé d’où nous venons donne sa forme à l’avenir que nous faisons  » (abbé Georges de Nantes). Cette pensée résume le “ Projet pour la France ” de François Fillon, fruit d’une longue enquête de quatre ans en métropole et outre-mer  :

    «  J’ai sillonné les routes, et j’ai pris le temps d’écouter tous ceux que j’ai rencontrés  : exploitants agricoles, entrepreneurs, ouvriers, professions libérales, fonctionnaires, familles, enseignants, professionnels de santé, agents des forces de l’ordre, militaires, retraités, acteurs engagés dans les associations. Le génie français est toujours là, intact dans son inventivité et son audace, mais notre système est complètement bloqué.  »

    Comment le débloquer et calmer «  la colère  » qui «  monte  »  ? «  Le temps n’est plus aux demi-mesures. Mon projet est puissant et conquérant  : c’est celui du redressement national. Il est réaliste et sincère, il ne cède pas à la démagogie et aux illusions  ; son financement est cadré. Je l’ai bâti avec un millier de contributeurs, acteurs de la société civile, parlementaires et experts.  »

    Objectif  : «  Je veux que nous retrouvions le plein emploi et que dans dix ans la France soit la première puissance européenne.  » Le moyen  ? «  L’urgence est de libérer notre force économique qui étouffe sous les normes et les charges. Cette libération sera le tremplin de l’emploi.  »

    TRAVAIL

    Pour «  restaurer massivement la compétitivité de nos entreprises et desserrer les contraintes qui les étouffent, il faut radicalement moderniser notre marché de l’emploi  ; encourager l’investissement et en particulier l’investissement français  ; il faut défendre nos industries, et apporter un soutien particulier à notre agriculture qui souffre.  »

    «  L’agriculture est un secteur stratégique. C’est la France rurale, celle des territoires et des terroirs. Autour des deux millions d’emplois directs de la production agricole, douze millions de Français vivent et travaillent. C’est la France puissante, celle qui a conquis son indépendance alimentaire, et qui exporte.  »

    «  Contre le chômage qui touche près de 6 millions de nos compatriotes, contre la croissance molle et la désindustrialisation, la France a tout essayé… sauf ce qui marche partout ailleurs. Et ce qui marche dans les autres pays, c’est une politique économique qui place les entreprises au cœur de la croissance, et qui leur donne les moyens de se développer et de créer des emplois.

    «  C’est parce qu’elle réalise des bénéfices qu’une entreprise peut investir, innover, gagner des parts de marché, et donc créer des emplois.  » Il faut donc «  réduire les charges sociales et les impôts des entreprises  : non pas pour leur faire des “ cadeaux ”, mais pour favoriser l’investissement, l’innovation et la création d’emplois.

    Concrètement, «  cela représente 35 Mds € en faveur des entreprises  : 25 Mds € au travers d’une baisse des charges sociales et des impôts qui pèsent sur la production, et 10 Mds € au travers d’une baisse de l’impôt sur les sociétés. Par ailleurs, la suppression de l’ISF porte ces allégements à 40 Mds €. Cela représente plus que l’ensemble des dépenses de R&D des entreprises (30 Mds €) ou 15 % de leurs dépenses d’investissement (260 Mds €)  : de quoi redonner un nouveau souffle à l’économie française  !  »

    À condition de rendre à tout le monde la volonté de travailler et de «  faire disparaître la peur d’embaucher. Pour cela, il faut d’abord clarifier et sécuriser les règles qui régissent le contrat de travail et sa rupture. Contraignantes pour l’employeur, peu protectrices pour les salariés, empreintes d’une forte insécurité juridique, elles contribuent à rigidifier le marché du travail, à freiner les recrutements et à privilégier le recours aux CDD souvent très courts  : 9 embauches sur 10 se font aujourd’hui en CDD. La priorité doit être désormais de faciliter les recrutements dans le cadre de contrats stables.  »

    Le moyen d’y parvenir  ? Remplacer la lutte syndicale par le «  dialogue social  », la concertation «  et d’abord au niveau de l’entreprise  ». Et sans attendre  : «  à partir de l’été 2017  ». C’est génial, parce que c’est la meilleure façon de mettre fin au “ chômage institutionnel ”.

    «  Je veux lever enfin le verrou des 35 heures. Cette utopie, qui est restée une exception française, doit être abandonnée. Pour renouer avec la compétitivité et pour remobiliser la force de travail, je donnerai la priorité à la négociation collective pour trouver, dans l’entreprise, les moyens les plus efficaces pour augmenter la durée effective du travail et en définir les contreparties salariales.  »

    À ce prix, «  le plein emploi est possible en France  ». Et sans attendre  ! «  Redresser les comptes de l’Unédic avant la fin de la mandature et engager le remboursement de ses 40 Mds € de dettes, en invitant les partenaires sociaux à parvenir, à l’automne 2017, à un accord pour le redressement complet des comptes de l’assurance chômage sur le quinquennat.  »

    FAMILLE

    «  La famille est un pilier de notre société, le premier lieu de socialisation et d’éducation de l’enfant. C’est pourquoi je veux la soutenir, la protéger et lui redonner ses droits. Des parents qui s’investissent dans l’éducation de leurs enfants contribuent à leur plus grande autonomie et à leur sens des responsabilités. Inversement, quand la famille ne fonctionne pas, c’est toute la société qui en pâtit.  »

    «  La politique menée depuis 2012 a remis en cause les fondements de notre politique familiale.  »

    Pour la rétablir, il faut «  réécrire la loi Taubira, sans effet rétroactif et en concertation avec toutes les associations concernées, en posant la règle que l’adoption plénière sera réservée aux couples de sexe différent, la filiation n’ayant de sens qu’à l’égard d’un homme et d’une femme  ».

    Le prolongement de la famille est l’école, aujourd’hui «  devenue un laboratoire d’expérimentations hasardeuses  ». Comment «  refonder l’école  »  ? «  Je veux le retour du bon sens à l’école.  » Tout simplement  ! «  Le français, les mathématiques et l’histoire-géographie doivent constituer un socle de connaissances pour tous. Donner aux jeunes Français une culture commune est une nécessité pour restaurer un lien social solide et refonder un réel sentiment d’appartenance au pays.  »

    «  Commencer la scolarité obligatoire à cinq ans  » et l’apprentissage dès l’âge de quinze ans, «  instituer une tenue vestimentaire spécifique à l’établissement pour les élèves de l’école et du collège  ».

    REFORME DE L'ETAT

    «  La réforme de l’État est la condition indispensable pour renforcer l’efficacité de la dépense publique tout en améliorant la qualité du service offert aux Français.  » Comment faire  ? d’abord entreprendre «  un travail détaillé d’évaluation de l’efficacité des dépenses et de leur pertinence.  » Pour ce faire, «  il faudra mobiliser tous les services, qui auront des objectifs d’économies sur cinq ans.

    «  Je souhaite que les Français puissent suivre l’évolution de ces réformes, grâce à l’open data. Je veux baisser la dépense publique après avoir évalué son efficacité, de 100 Mds € sur cinq ans, en recherchant les sources d’efficacité et en conduisant une réflexion approfondie sur le poids du secteur public. Je souhaite que la sphère publique ne prenne pas plus de place en France que dans des pays comparables au nôtre, ce qui suppose de réduire le nombre d’emplois publics mais également de revoir le périmètre des interventions de l’État.  » Afin de rendre la liberté d’initiative aux citoyens  !

    «  Réformer l’État suppose que chacun se mobilise en faveur d’une plus grande efficacité de la dépense publique. C’est un chemin exigeant mais vertueux, pour alléger le poids du secteur public et concentrer la dépense sur les domaines qui en ont le plus besoin. Réduire la dette suppose forcément de réduire la dépense, mais je souhaite que cet exercice soit aussi l’occasion d’améliorer l’action de l’État.  »

    Comment «  réaliser 100 Mds € d’économies de dépenses publiques sur cinq ans  »  ? En réduisant le nombre d’emplois publics à ceux qui sont utiles  ! plus précisément  : à ceux qui sont nécessaires, «  en recentrant la puissance publique sur les missions qu’elle est la seule à pouvoir assurer  ».

    En tout premier lieu  : «  Proposer aux Français par référendum, une réduction du nombre de parlementaires, à environ 400 députés et 200 sénateurs afin de donner à ceux-ci les moyens nécessaires pour exercer leur fonction.  »

    Et tirer au clair la leçon des “ affaires ” qui atteignent des centaines de parlementaires  : «  Instituer la transparence totale par la publication obligatoire des liens de parenté entre les parlementaires et les collaborateurs (y compris en cas de recrutement croisé).  »

    L’urgence est de restaurer la fonction régalienne de l’État par excellence, condition première de notre survie  : «  Il n’y a pas de diplomatie dans le concert des nations sans une armée forte. Il n’y a pas d’armée forte sans équipements modernes de qualité. Ma responsabilité première sera de donner à nos militaires les moyens d’assurer la lourde tâche qui est la leur  : protéger notre pays, garantir notre liberté et notre sécurité, en consacrant à la Défense un budget permettant de préparer l’avenir.

    «  Le prochain quinquennat sera en effet marqué par des défis nombreux  : retrouver la capacité opérationnelle des armées  », surmenée sous et par le ministère Le Drian, «  garantir le maintien des composantes de la dissuasion nucléaire  », à bout de souffle, «  assurer l’excellence de nos capacités et la permanence de notre base industrielle et technologique de Défense, adapter la condition militaire aux réalités d’aujourd’hui, privilégier la réserve par rapport à un service militaire volontaire fourre-tout et coûteux.

    «  Mon projet pour notre Défense s’inscrit dans le redressement général du pays. Il y va de l’indépendance de notre pays, de la sauvegarde de nos atouts, de la défense de nos intérêts, de nos valeurs et de notre participation responsable au développement de la paix et de la sécurité internationale.  »

    Après le “Brexit ”, il convient de «  maintenir une coopération étroite avec le Royaume-Uni  ». Afin de ne pas faire seuls les frais de la “ Croisade ” contre l’État islamique, il faut «  mutualiser avec nos partenaires européens et en priorité avec l’Allemagne le financement des opérations extérieures  ».

    Comme François Fillon l’a dit à Toulon, nous avons les meilleurs soldats du monde, états de service à l’appui, et aussi le moins pire des taux de natalité.

    «  Notre démographie est une des plus dynamiques d’Europe de sorte que nous n’avons pas besoin, à la différence de la plupart de nos voisins européens, de l’immigration pour soutenir notre croissance.

    Il n’empêche que, «  dans le même temps, la crise économique et sociale, le taux de chômage de l’ordre de 10 %, très supérieur à la moyenne de l’Union européenne, les déficits budgétaires et sociaux records  » nous pénalisent, et «  l’insuffisance de la construction de logements ne permettent plus l’accueil des nouveaux arrivants dans de bonnes conditions.

    «  La France ne peut pas baisser la garde en matière de contrôle des flux migratoires et c’est pourtant ce que fait le gouvernement socialiste depuis 2012. Il y a des lieux en France où le sentiment d’appartenir à la même nation s’est disloqué. Les replis identitaires avancent et l’intégration recule. La France est une Nation, en droit de choisir qui peut la rejoindre et en droit aussi d’exiger des étrangers qu’ils se plient à ses lois et à ses coutumes. L’unité nationale commande une autre politique de l’immigration.  »

    En quoi consistera-t-elle  ? C’est très simple  :

    «  Inscrire dans la Constitution le principe de quotas fixés par la loi, plafonnant le nombre de titres de séjour pouvant être délivrés chaque année au titre de l’immigration professionnelle et familiale, en fonction des capacités d’accueil de la France et des capacités d’intégration des demandeurs.  »

    Sur la “ Sécu ”, il n’est pas question de faire machine arrière. «  Car comment se satisfaire d’une situation dans laquelle les déserts médicaux se multiplient, où les urgences sont saturées, où un ouvrier a une espérance de vie de six ans inférieure à celle d’un cadre, où les professionnels de santé se sentent de plus en plus déconsidérés  ? Comment accepter que de nombreux Français renoncent à se rendre chez le dentiste ou à porter une prothèse auditive pour des raisons financières  ? Comment prétendre qu’il n’y a pas de réforme à mener quand l’assurance maladie est en déficit depuis 1988 et qu’elle a accumulé 120 Mds € de dette depuis vingt ans  ? Je ferai de la prévention une priorité pour que la France ne soit plus à la traîne dans ce domaine et pour que les Français restent en bonne santé le plus longtemps possible. Je prendrai les mesures nécessaires pour que chaque citoyen, où qu’il se trouve sur le territoire, ait accès à des soins de qualité. Je garantirai l’avenir de notre système de santé solidaire en équilibrant enfin les comptes de l’assurance maladie. Je rembourserai mieux les soins encore à la charge des assurés, pour combler les trous qui existent dans notre système de protection. Je ferai du secteur de la santé une source d’innovation et un facteur de croissance et de souveraineté nationale.  »

    Mais il y a une condition  : «  Que personne n’abuse de la générosité de l’assurance maladie. Pour réussir, je m’appuierai sur les idées et l’engagement de tous les acteurs du système de santé car je suis convaincu que la réforme ne réussira que si elle est portée par eux. J’organiserai donc des états généraux de la santé fin 2017 / début 2018 pour arrêter définitivement les mesures de modernisation de notre système de santé solidaire.  »

    Pour réduire les dépenses, il faut tâcher de prévenir plutôt que d’avoir à guérir  : «  Rembourser une consultation de prévention tous les deux ans pour tous les Français. Elle sera assurée par le médecin traitant qui verra reconnaître son rôle clef dans le “ maintien en bonne santé ” de la population. Plus complète, elle durera plus longtemps qu’une consultation moyenne et sera rémunérée en conséquence.  »

    Si la population se «  maintient en bonne santé  », non seulement on épongera la dette, mais on pourra «  lancer un grand Plan Santé à l’école  », avec «  prévention des addictions (écran, tabac, alcool, cannabis et autres drogues)  »; «  combattre les déserts médicaux et réduire les temps d’attente aux urgences en développant les maisons médicales et les structures d’urgences pour les premiers soins. Laisser une grande liberté d’organisation aux professionnels de santé pour créer les structures les plus adaptées.  »

    «  Renouer avec l’excellence de la recherche pour qu’elle redevienne le fer de lance de l’innovation et faciliter la création de partenariats publics-privés pour donner naissance à des entreprises innovantes dans le secteur de la santé. Encourager fortement la recherche médicale par le renouvellement des plansautisme ”, “maladies rares ”, “cancers ” etmaladies neurodégénératives ”, pour identifier et développer des traitements pour guérir ou prévenir ces maladies.  »

    Il n’y a pas que les «  déserts médicaux  »  : le “désert” tout court gagne la ville et la campagne de notre France dévastée  :

    «  Les territoires ruraux sont les premiers territoires abandonnés de [et par] la République. Ces territoires, je les connais comme aucun autre candidat à l’élection présidentielle ne les connaît.

    «  Depuis une dizaine d’années, j’ai vu la situation de nos territoires se dégrader. La concentration des populations et des richesses vers les grandes métropoles s’est accélérée. La fracture territoriale n’a jamais été aussi profonde. Elle oppose les territoires urbains riches et dynamiques aux territoires ruraux et péri-urbains pris dans une spirale de paupérisation. Avec cette fracture territoriale, c’est l’unité même de la France qui est menacée.

    «  À côté des villes où se concentrent l’activité économique et les ressources, on ne peut pas accepter que s’étendent des territoires vidés de leurs emplois, désertés par les services publics, privés du soutien de l’État, laissés seuls face aux détresses sociales. Nos élus territoriaux font un travail formidable. Mais ils sont laissés en première ligne face à la dégradation économique et sociale…  »

    Sous la houlette de François Fillon, nos paysans rendront vie au désert français en commençant par le commencement  : «  Maintenir ledernier commerce ” installé en milieu rural et développer des projets de commerce multiservices avec la Poste, les opérateurs téléphoniques et des acteurs publics et privés.  »

    Les chasseurs y compris  :

    «  Aujourd’hui, l’Europe se mêle de tout et bien trop souvent de ce qui relève de la responsabilité et de la compétence des Nations et des Régions  ! Je veux lever certaines contraintes inutiles et simplifier les démarches qui encadrent la pratique de la chasse, activité transversale essentielle, avec l’agriculture et la forêt, de l’espace rural et maritime français.  »

    François Fillon a l’intention de «  lancer, dès l’été 2017, des états généraux pour refonder les politiques de la pêche et de l’aquaculture en les plaçant sous le signe de l’innovation, de la qualité, de la sécurité et de la durabilité. Ces états généraux viseront à doter la France d’un plan national d’exploitation durable des ressources biologiques marines (pêche, conchyliculture, aquaculture, algoculture) en réduisant les contraintes administratives pour permettre aux professionnels de vivre de leur activité et pour accompagner le développement de nouvelles formes de production.  »

    Encore faut-il que soit assurée «  la première des libertés  », fruit de la sécurité et de la tranquillité de l’ordre  : «  La loi du 15 août 2014 de Christiane Taubira a officialisé la quasi-impunité des délinquants.  »

    Sans oublier les 250 000 sapeurs-pompiers, «  troisième force de sécurité  » à laquelle François Fillon rend un hommage bien senti, non pas démagogique mais appuyé sur «  une détermination sans faille, des principes simples  : tolérance zéro, impunité zéro mais aussi prévention, une réorganisation dans le détail des politiques menées et des moyens enfin à la hauteur des besoins, telles sont les clés du succès.  »

    Pourtant, il ne faut pas se le dissimuler, «  Nous allons hériter d’une situation très dégradée alors même que la conjoncture des trois dernières années a été favorable en Europe et dans le monde et que la plupart de nos voisins européens ont su en tirer parti.

    «  Les chiffres de l’Insee pour 2016, les travaux du rapport Pébereau, ceux de la Cour des comptes ou du Haut conseil des finances publiques récemment publiées viennent confirmer ce que nous disons depuis plusieurs mois  : le déficit ne diminue plus et va même s’aggraver, la dette continue de s’envoler, nous mettant à la merci d’une montée des taux d’intérêts que l’on voit déjà poindre, et le taux de chômage stagne autour de 10 %.

    «  La politique économique menée tout au long du quinquennat par François Hollande et Emmanuel Macron est un échec. Les réglementations ont succédé aux réglementations alors que les entrepreneurs demandaient avant tout de la liberté. La hausse massive des impôts au début du quinquennat puis les va-et-vient fiscaux ont découragé les investisseurs et ont cassé la confiance de nos partenaires économiques. L’absence de cap a découragé tous ceux qui auraient souhaité développer leur entreprise, embaucher, et réinvestir les fruits de leur activité en France.

    «  Les comparaisons internationales ne sont pas flatteuses  : en 2016, la croissance allemande était de 1,9 %, celle de l’Espagne devrait être de 3,2 %, celle du Royaume-Uni de 1,8 %, quand la France peine à atteindre 1,1 %. Gardons à l’esprit que, dans le même temps, la population française augmente et celle de l’Allemagne diminue, si bien que la création de richesse par habitant s’effondre en France, quand elle croît en Allemagne. Le déficit commercial et la faiblesse de l’investissement révèlent une nation en perte de vitesse.

    «  Il est urgent d’agir, avant qu’il ne soit trop tard.  »

    Ces extraits des propositions, présentées sur le site www.fillon2017.fr, suffisent à nous faire un devoir non seulement de voter pour lui, mais encore de le soutenir dans la mise en œuvre de ces propositions, qui exige bonne volonté et dévouement de tous.

  • Lettre ouverte à François Fillon

    Notre correspondant belge Jean-Pierre Snyers, ami de la Lorraine et de la France, nous communique sa lettre ouverte adressée à François Fillon. C'est bien volontiers que nous la partageons avec nos lecteurs tant l'enjeu de ce qui se passe actuellement en France à l'occasion de ces élections présidentielles est fondamental.
     
    "Monsieur Fillon,
     
    De ce petit royaume qu'est la Belgique, j'observe avec stupeur la cabale orchestrée contre vous. Vous le savez mieux que quiconque, entre justice, gauche et médias, l'entente règne en maître. Sans prendre en compte la moindre présomption d'innocence, on se refile en secret des informations qui n'ont qu'un seul but : vous empêcher d'être élu tout en vous présentant comme coupable sans attendre un jugement prononcé. Vases communiquant, fuites d'enquêteurs aux journalistes, on n'est pas loin semble t-il d'un état totalitaire.
     
    A jets continus, télé, journaux et radio déversent le fiel de leurs intox qui ressemblent comme deux gouttes d'eau aux propos d'une concierge acariâtre. Considérant les français comme des enfants, comme les plus naïfs du monde, ils espèrent que leur gavage incessant les transformera dans les urnes en robots au service de leur idéologie asservie à la pensée unique.
     
    Votre drame, cher Monsieur Fillon, c'est que vous ne vous appelez pas Macron. Si vous portiez ce nom, tout vous serait pardonné. De ses "casseroles", quasi personne n'en fait état. D'ailleurs à l'entendre, elles ne sont que des "rumeurs". Pas la peine de chercher plus loin, puisque c'est lui qui le dit. L'idole peut dormir tranquille. La petite fée des lobbys peut continuer à sourire à tout le monde en faisant miroiter qu'à coups de baguette magique, elle ouvrira son porte-monnaie aux électeurs d'un pays qui croule sous une dette incommensurable. Et dire qu'il y en a qui sont dupes ! Et dire qu'à coups de lavage de cerveaux, certains sont prêts à croire les balivernes d'une girouette flatteuse de l'ego et insipide. Du liquide plutôt que du solide, une tisane à la camomille à la place de vitamines, du Hollande jusqu'à plus soif, est-ce cela que désire le peuple de France ?
     
    Cher Monsieur Fillon, seul contre ce qu'il convient d'appeler une mafia, vous incarnez cette force et ce courage qui ne caractérisent aucun de vos ennemis. Face aux crachats et à la haine de ceux qui dans leurs mains sales, tiennent les pierres de la lapidation, vous nous montrez combien votre stature, celle qui doit caractériser un président, peut donner à la France autre chose qu'une voix fluette, qu'une image aussi ambiguë que prête à toutes les contradictions et à tous les compromis.
     
    Puisse malgré la manipulation éhontée qu'il subit, votre peuple se réveiller avant qu'il ne soit trop tard."

    Jean-Pierre Snyers

    Son blog : jpsnyers.blogspot.com

  • L'Amitié en France aux XVIe et XVIIe siècles : histoire d'un sentiment

    Puisant à des sources très diverses, cet ouvrage de la Lorraine Aurélie Prévost s'intéresse à la fois à la réception des idées philosophiques, à la pratique de l’amitié et à sa représentation au cours des XVIe et XVIIe siècles en France.

    Sans ignorer l’histoire de Montaigne et La Boétie mais loin de s’y limiter, il s’attache à découvrir, notamment grâce aux écrits du for privé, aux testaments, mais aussi aux dictionnaires, aux proverbes, aux emblèmes, etc., comment les hommes ont tissé des liens amicaux et les ont décrits. À cette époque, l’amitié ne relève pas encore exclusivement de la sphère de l’intime. Elle est au cœur de la réflexion politique. Les tensions de la société de l’époque moderne transparaissent à travers ces multiples histoires masculines.

    Plusieurs exemples sont extraits d'écrits ou de témoignages collectés dans l'histoire de la Lorraine.

     

    ‡ L'Amitié en France aux XVIe et XVIIe siècles. Histoire d'un sentiment, Aurélie Prévost, Presses universitaires de Louvain, 2017, 320 p. (24 €). A commander sur http://pul.uclouvain.be

  • France 1940 ou défendre la République

    Juin 1940. Dans l'esprit de chacun, cette date marque la défaite de la France face à l'Allemagne nationale-socialiste et l'entrée de la République dans un régime collaborationniste. Pour dépasser mythes et clichés, l'auteur analyse les faits qui ont conduit à cette défaite tout en tenant compte du rôle de l'ensemble des protagonistes – Allemagne, Italie, Russie, Angleterre, Etats-Unis, etc. Car s'il faut porter un jugement, et c'est là tout l'apport de ce texte fondateur, ce n'est pas tant la France seule qu'il y a lieu d'examiner, mais aussi ses alliés qui voyaient en elle leur première ligne de défense.

    Le travail de Philip Nord relève autant du plaidoyer que du récit et éclaire d'une lumière nouvelle certains aspects de la guerre et de l'après-guerre. Ainsi le désenchantement rapide pour Vichy, le développement de la résistance, entendue au sens le plus large, et par-dessus tout le prestige persistant de l'idée républicaine sont ici analysés pour la première fois. Sans polémiquer sur les thèses de Bloch ou de Pétain, Philip Nord propose une lecture nuancée, novatrice et subtile d'un événement qui a marqué l'histoire mondiale. Un travail équivalent à celui de Robert Paxton sur Vichy.

     

    ‡ France 1940. Défendre la République, Philip Nord, éditions Perrin, 2017, 320 p. (19,90 €).

  • Alsace-Lorraine : histoire d'un "pays perdu" de 1870 à nos jours

    Initialement publié en 2010, cet ouvrage du regretté professeur émérite François Roth, est sans équivalent à ce jour. Il revisite l'histoire de cette "Alsace-Lorraine" à travers la longue persistance de cette dénomination.

    Il nous conte la fortune de cette expression apparue avec les efforts de l'Empire allemand pour intégrer sa nouvelle conquête après 1871 et les comportements de refus puis d'acceptation des annexés. Il analyse l'héritage de cette désignation historico-géographique jusqu'à nos jours.

    Rappelons que l'appellation Elsass-Lothringen surgit au cours de la guerre de 1870 puis est officialisée par les Allemands au traité de Francfort en 1871. Mais cette création pose la question fort ancienne des rapports entre l'espace germanique et l'espace roman puis français.

    L'Alsace-Lorraine correspond bien à la notion d'un "pays perdu" - aujourd'hui disparu, même si la nouvelle grande région réunie à nouveau cette Alsace-Lorraine ! - qui a alimenté la chronique internationale durant 47 ans.

     

    ‡ Alsace-Lorraine. Histoire d'un "pays perdu" de 1870 à nos jours, François Roth, éditions Tallandier, coll. Texto, 2016, 223 p. (8,50 €).

  • Ainsi, Dieu choisit la France

    Camille Pascal revisite les grands événements de l'histoire de France qui ont fait de notre pays la "fille aînée de l'Eglise", depuis son baptême au Ve siècle jusqu'au divorce inscrit dans la loi de séparation de 1905.

    « Ainsi, Dieu choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. » En a...dressant ces mots au roi Saint Louis, le 21 octobre 1239, le pape Grégoire IX reconnaît à la France un rôle prédestiné depuis la conversion de Clovis. Conversion confirmée, siècle après siècle, par plusieurs dynasties et des générations entières, jusque et y compris dans le renoncement et la rupture.

    Partant de cet événement originel, l'auteur revisite les scènes fondatrices de la France catholique qui ont fait de notre pays la « Fille aînée de l'Église », depuis son baptême au Ve siècle jusqu'au divorce inscrit dans la loi de 1905.

    Dans la lignée des historiens de l'époque romantique, il renoue délibérément avec le « récit national » qui, repris au compte de l'école républicaine par Jules Ferry et Ernest Lavisse, a su donner une réalité à l'idée même de la France en la faisant connaître, aimer et partager par tout un peuple. Permettre à chacun, qu'il soit catholique ou non, de retrouver, de comprendre et de s'approprier les racines chrétiennes de la France. Afin de clouer le bec à tous ceux qui renient - ou qui nient - ces fondements chrétiens.

     

    ‡ Ainsi, Dieu choisit la France. La véritable histoire de la fille aînée de l'Eglise, Camille Pascal, éditions Presses de la Renaissance-Plon, 2016, 348 p. (18 €).

  • Un prêtre catholique assassiné par des islamistes

    En France, on assassine un prêtre. Désormais, ça n'est plus "réservé" qu'aux chrétiens d'Orient... Résultat de l'islamisation qui gangrène notre pays chrétien et de quarante ans d'incompétence et d'aveuglement de nos gouvernants !

    Prions pour le repos de l'âme de l'abbé Hamel et la conversion des musulmans.

    La France restera une terre de chrétienté !

    RIP+

  • La Lorraine pour horizon

    La victoire du jeune duc René II au siège de Nancy, le dépit de Charles Quint abandonnant Metz à son rival Henri II, l’occupation des duchés lorrains sous le règne de Louis XIV, le rétablissement par le duc Léopold d’une brillante vie de cour à Lunéville ou bien encore la triste fin du roi Stanislas, autant d’épisodes ponctuant les relations tumultueuses qui unirent les duchés de Bar et de Lorraine et la France entre la fin du XVe siècle et 1766, date de leur rattachement.

    250 ans après la mort de Stanislas Leszczynski, ex-roi de Pologne et dernier duc de Lorraine et de Bar, Laurent Jalabert, maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Lorraine et Pierre-Hippolyte Pénet, conservateur du patrimoine au Palais des ducs de Lorraine-Musée lorrain, font revivre à travers La Lorraine pour horizon cette grande fresque historique illustrée où texte et œuvres peintes ou sculptées, mais aussi objet du quotidien de nos ducs, dialoguent afin de mieux éclairer cette histoire riche, complexe et mouvementée.

     

    ‡ La Lorraine pour horizon. La France et les duchés de René II à Stanislas, Laurent Jalabert et Pierre-Hippolyte Pénet, Éditions Silvana Editoriale, 2016, 156 p., ill., cartes (15 €).

  • Nancy : "La Lorraine pour horizon" au Musée Lorrain

    L’exposition « La Lorraine pour horizon » propose de redécouvrir l’histoire tumultueuse des relations entre la Lorraine et la France de l’indépendance des duchés lorrains, réaffirmée après la bataille de Nancy, en 1477, à la réunion au royaume de France, en 1766.

    À travers 300 objets (peintures, sculptures, objets d’art, armes, documents d’archives…), c’est toute l’histoire de l’Europe que l’on devine : le dépit de l’empereur Charles Quint abandonnant la ville de Metz à son rival le roi de France, la gloire du jeune roi Louis XIV victorieux devant la ville de Marsal, le tiraillement du duc de Lorraine François III contraint de renoncer à ses duchés ou encore la colère des Lorrains contre le célèbre chancelier de Stanislas.

    Cette exposition s’inscrit dans le cadre du vaste projet de rénovation et d’extension du palais des ducs de Lorraine - Musée lorrain, dont elle préfigure une des futures sections. À ce titre, y sont présentés certains chefs d’œuvre de la collection, mis en lumière au moyen de dispositifs multimédias innovants.

    Organisée par la Ville de Nancy, cette exposition bénéficie de nombreux prêts d’œuvres, pour certaines jamais encore présentées en Lorraine. Elle est organisée avec la participation exceptionnelle du musée de l’Armée.

    >> A voir au Musée Lorrain jusqu'au 31 décembre 2016.

  • 36 000 cicatrices : les monuments aux morts de la Grande Guerre

    Afin de perpétuer la mémoire de ceux qui sont tombés pour la France, le Parlement adopte, au lendemain de la guerre de 1914-1918, une loi qui prévoit le financement de monuments aux morts. Dès la fin de 1922, chaque commune - ou presque - a achevé et même inauguré le sien.

    Ce phénomène, typiquement français, a donné naissance à un gigantesque patrimoine commémoratif, hommage vibrant à tous les soldats qui se sont sacrifiés pour la patrie. Entrepris en 2014, le recensement de ces monuments du souvenir ne cesse de s'enrichir grâce à la participation de photographes professionnels ou amateurs à travers la France entière.

    Cet ouvrage témoigne de l'intérêt et de la diversité de ces monuments - dont quelques-uns sont issus de communes lorraines -, cicatrices de pierre et de bronze omniprésentes dans nos villes et nos villages.

     

    ‡ 36 000 cicatrices. Les monuments aux morts de la Grande Guerre, collectif, éditions du Patrimoine - Centre des Monuments nationaux, 2016, 97 p., ill. (19 €).

  • "La Lorraine pour horizon" au Musée Lorrain de Nancy

  • 8 mai 1945 - 8 mai 2016 : 71ème anniversaire de la capitulation allemande

    Hommage aux combattants, prisonniers de guerre et déportés de 1939-1945 à Bleurville dimanche 8 mai 2016 :

    - monument aux morts à 9h15 en présence de la fanfare cantonale : levée des couleurs, dépôt de gerbe au monument aux morts, appel des Morts pour la France, allocution

    - vin d'honneur en mairie

    - 10h00 : messe à la mémoire des victimes des guerres en l'église de Monthureux-sur-Saône pour la paroisse Notre-Dame de la Saône

  • Non à la célébration du 19 mars 1962 !

     

    Déclaration de Bernard Antony, président de l'Agrif, à propos de la commémoration du 19 mars 1962 par François Hollande :

    "Celui qui persiste à demeurer président de la République au mépris de ce qu’il ne représente plus depuis bientôt deux ans qu’une très petite minorité de Français vient d’ajouter à son bilan de nihiliste déconstructionniste, le crime de trahison dans la mémoire.

    Il commémorera donc demain le 19 mars 1962 pour la plus grande satisfaction des criminels qui sont au pouvoir en Algérie avec l’ancien maquereau Bouteflika, et aussi des islamistes ; les uns et les autres ne surmontant leur rivalité que dans la plus fanatique haine française.

    Le 19 mars 1962, ce n’est pas  en effet l’anniversaire d’un cessez-le-feu mais celle d’une désormais non-assistance officielle, étatique, gaulliste, à nos compatriotes  d’Algérie menacés des pires cruautés et dont un très grand nombre n’en réchappèrent pas.

    Ce cessez-le-feu, ce fut l’ouverture de la chasse aux Français de toutes origines pour les fellaghas vaincus et relevant la tête, désormais libres de perpétrer leurs crimes sans aucun risque. Et avec eux, les égorgeurs de la onzième heure, de cette racaille sanguinaire surgissant de partout comme il en est dans les phases de révolution victorieuse, rivalisèrent dans une effroyable compétition d’atrocités :

    - Pieds-noirs assassinés par milliers. Et le plus horrible : par centaines, 2000 pour le moins, des femmes françaises enlevées, déportées vers les lieux de barbarie sexuelle et d’abattage de la soldatesque fellagha.

    - Harkis et anciens combattants de l’armée française massacrés, selon les cas ébouillantés, brûlés vifs, enterrés vivants, jusqu’à un nombre d’importance génocidaire de plusieurs dizaines de milliers.

    Tout cela à proximité d’une armée française victorieuse, nombreuse, puissante, qui aurait pu sauver la plupart des victimes ; obéissant hélas majoritairement à un ordre venu du plus haut de « laissez massacrer, laissez torturer » et à l’application duquel collabora activement le ministre de la justice, Edmond Michelet, (dont certains encore, et puis quoi, voudraient faire un saint !).

    Collaboration donc d’un État, et des chefs de son armée au crime imprescriptible de non-dénonciation, de non-assistance à communautés victimes de crimes contre l’humanité ! [...]"

  • Commémoration de l'annexion de la Lorraine et du Barrois par la France

    La Lorraine et tout particulièrement l'ancienne capitale ducale, Nancy, s'apprêtent à commémorer ces prochains mois le 250e anniversaire de l'annexion des duchés de Lorraine et de Bar par la France.

    Rappelons que, même si le processus de rattachement était entamé depuis bien longtemps par le jeu des alliances matrimoniales de nos ducs, les Lorrains de 1766 ne s'enthousiasmèrent pas à l'idée d'une telle réunion qui mettait un point final à l'indépendance de cet état "d'entre-deux".

    Stanislas fut le dernier "cheval de Troie" du roi de France qui permit la mainmise sur cette vieille Lotharingie tant convoitée par le royaume des lys...

  • La guerre d'Algérie : les combattants français et leur mémoire

    La guerre d’Algérie a mobilisé près de deux millions d’hommes. Ces derniers gros bataillons de la République, engagés pour huit longues années, reviennent avec des séquelles et des blessures qui ne cessent aujourd’hui encore de les hanter. Les sentiments mêlés de honte ou de révolte que suscite ce conflit en soulignent toute l’ambiguïté : cette guerre continue de déranger les consciences.

    Fruit d’une enquête de vingt et un ans auprès de mille témoins et d’une connaissance du terrain, cet ouvrage restitue le vécu et la mémoire de cette dernière génération du feu. Appelés et réservistes, mais aussi professionnels, paras ou légionnaires, livrent ici, souvent pour la première fois, leur vision de cette guerre, que certains estiment avoir militairement gagnée.

    Gêneur qui empêche de commémorer en rond, l’historien ne peut que constater le traumatisme et sa pérennité. Achevé après un dernier voyage en Grande Kabylie, en avril 2015, en compagnie d’un des combattants cités, l'ouvrage nourrit le vœu de guérir les plaies côté français et d’œuvrer à la réconciliation des deux rives de la Méditerranée...

     

    ‡ La guerre d'Algérie. Les combattants français et leur mémoire, Jean-Charles Jauffret, éditions Odile Jacob, 2016, 298 p. (23,90 €).

  • Mousseline la Sérieuse

    En 1850, la duchesse d'Angoulême, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette de Lorraine-Habsbourg, entreprend, au couchant de sa vie, de raconter la singulière histoire qui est la sienne.

    Née en 1778, la jeune princesse mène une enfance heureuse au château de Versailles. Mais le 14 juillet 1789, son univers bascule dans les ténèbres de la nuit révolutionnaire. Commence alors pour la famille de France et pour Marie-Thérèse Charlotte un parcours tragique. Son père, sa mère, sa tante sont décapités, son dernier frère, Louis XVII, meurt peu après de mauvais traitements. Unique survivante de la prison du Temple, son avenir sera ponctué de deuils, d'exils et de trop éphémères bonheurs.

    D'une plume délicate et poignante, Sylvie Yvert se glisse dans le personnage de Madame Royale et donne voix à cette femme au destin hors du commun qui traversa les événements avec fierté et détermination. Une belle plongée dans cette histoire de France méconnue et déformée par les tenants de "l'historiquement correct".

    Un roman historique à lire absolument !

     

    ‡ Mousseline la Sérieuse, Sylvie Yvert, éditions Héloïse d'Ormesson, 2015, 333 p. (18 €).

  • La France en deuil

    En mémoire des victimes des attentats de Paris du 13 novembre 2015.

    RIP +

  • 11-Novembre : le Bleuet de France en hommage à nos combattants d'hier et d'aujourd'hui

    Le bleuet, petite fleur bleue qui, malgré les horreurs des tranchés a continué à pousser sur les champs de bataille. Telle serait l’origine du Bleuet de France, de symbole d’espoir des Poilus, elle est devenue symbole national de mémoire et de solidarité.

    Chaque année, le 11 novembre, le Bleuet de France est proposé à la vente lors des manifestations patriotiques : l'argent récolté est versé aux anciens combattants, à leurs frères ou sœurs d’armes, à leurs épouses, époux, enfants et familles en cas de blessures ou de décès, ainsi qu’aux victimes d’attentat.

    Alors, en souvenir de nos Poilus de 14-18, à l'occasion du 97ème anniversaire de l'Armistice, soutenons les familles de tous les combattants français tombés ou blessés au Champ d'honneur !

  • Nancy commémorera en 2016 le 250e anniversaire du rattachement de la Lorraine à la France

    En 2016, sera célébré le 250e anniversaire de la réunion de la Lorraine à la France. Les duchés sont en effet revenus à la France le 23 février 1766, jour de la mort de Stanislas Leszczynski, ancien roi de Pologne, beau - père de Louis XV et dernier duc de Lorraine. Cette célébration a été mise au nombre des Commémorations nationales de 2016 par le Ministère de la Culture et de la Communication.

    Nancy prendra part à cet anniversaire en proposant au grand public une série de manifestations culturelles initiées et développées par ses musées, les bibliothèques et les services d’archives. L’un des moments forts de cette programmation sera l’exposition temporaire que le Palais des Ducs de Lorraine – Musée lorrain consacrera, dans la Galerie des Cerfs, à compter du mois de juin, aux relations entre l’espace lorrain et la France entre la fin du XVe siècle et 1766.

    Intitulée (provisoirement) « Par le fer et par le sang. Une histoire des relations entre la Lorraine et la France », cette exposition proposera aux visiteurs de découvrir les relations tumultueuses entre les duchés de Lorraine et de Bar et le royaume de France durant l’époque moderne. Dans une Europe dominée par la France et l’Empire, les ducs de Lorraine tentent en effet de mener une politique d’indépendance, pour la reconnaissance de leurs Etats. Partagée entre les Valois, les Bourbon et les Habsbourg, avec lesquels elle noue d’innombrables alliances, la famille de Lorraine sera pourtant contrainte de céder ses Etats en 1737, sur le grand échiquier diplomatique international.

    Préfigurant une des importantes sections du futur parcours historique du musée, cette exposition sera l’occasion de présenter des œuvres rénovées à la faveur des campagnes de restauration développées en lien avec l’Etat et la Région Lorraine, et d’expérimenter plusieurs dispositifs de médiation numérique (livres virtuels, cartes animées, zooms sur une œuvre et film de jonction).

    En raison de l'importance de ce projet, que ce soit au niveau scientifique ou du territoire sur lequel il est développé, il est envisagé de demander, d'une part le label d'intérêt national auprès du Ministère de la Culture et de la Communication, d'autre part, des soutiens financiers à différents partenaires, et enfin, des liens étroits avec l'ensemble de la communauté scientifique et culturelle sont engagés.

    [source : Ville de Nancy]

  • Prière à Saint Louis, roi de France

    Saint Louis, basilique Saint-Pierre Fourier & Saint-Epvre, Mattaincourt, Vosges [cl. ©H&PB].

    Regardez-nous du haut du Ciel, Ô Saint monarque ! Et dans cette félicité éternelle que vous possédez, soyez sensibles à nos misères : tout indignes que nous sommes de votre secours, ne nous le refusez pas.

    Regardez d’un œil favorable ce royaume que vous avez si sagement gouverné, et si tendrement aimé. Si, par la corruption des vices qui s’y sont introduits depuis votre règne, la face vous en paraît défigurée, que cela même soit un motif pour vous intéresser, comme son roi, à le renouveler : si vous y voyez des scandales, aidez-nous à les retrancher.

    Étendez surtout votre protection sur notre auguste monarque. C’est votre fils, c’est le chef de votre maison, c’est l’imitation de vos vertus, c’est la vive image de vos héroïques et royales qualités : car il est comme vous le zèle de Dieu, il est comme vous le protecteur de la vraie religion, le restaurateur des autels, l’exterminateur de l’hérésie.

    Obtenez-lui les grâces et les lumières dont il a besoin pour achever les grands desseins que Dieu lui inspire ; que cet esprit de Sainteté qui vous a dirigé dans toutes vos voies vienne reposer sur lui ; qu’il nous anime nous-mêmes, et qu’il nous conduise tous à l’éternité bienheureuse. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

    Amen.