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  • Nancy restaure la statue du général d'Empire Antoine Drouot

  • Nancy : une pétition pour la restauration de la statue du général Drouot

    Antoine Drouot, né en 1774 à Nancy, fils de boulanger, deviendra l'un des hommes les plus illustres de notre pays. Réussissant brillamment ses études militaires dans l'artillerie, il adhère à la Révolution Française et participe aux guerres révolutionnaires. En 1799, Bonaparte arrive au pouvoir. Dès lors, le destin d'Antoine Drouot sera à tout jamais lié à celui du nouveau maître de la France. Brillant militaire aux capacités intellectuelles indéniables, Drouot deviendra général et comte d'Empire et sera sans doute l'un des plus proches et des plus fidèles de l'empereur Napoléon Ier. Toute sa vie il se dévoua aux autres et surtout à son pays sans défaillance, allant jusqu'à verser sa solde aux invalides de guerres.

    Il meurt, aveugle, en 1847 dans sa modeste maison de Nancy. Inhumé dans cette même ville au cimetière de Préville, une statue à son effigie sera érigée Cours Léopold à proximité de la Faculté de Droit.

    Cependant, aujourd'hui, cette statue souffre d'un manque d'entretien et d'un irrespect qui ont fini par la dégrader. Socle abîmé, panneau explicatif détruit, statue dans un état de propreté médiocre et, pour couronner le tout, les marches du piédestal ont été transformées en véritables bancs publics occupées sans cesse par des d'individus qui contribuent à la dégradation du monument.

    C'est pourquoi, un étudiant à la faculté d'Histoire de Nancy, en grand passionné de l'épopée napoléonienne et en défenseur du patrimoine culturel et historique, propose, en collaboration avec l'Association des Vosges Napoléoniennes, de restaurer et de protéger cette statue en demandant à la Mairie de Nancy le nettoyage de la statue et de son socle et l'installation de grilles de protection autour du monument.

    La pétition est disponible sur internet.

     

  • Vol de statues dans le cimetière de Louvemont (52)

    On nous signale un vol commis dans le cimetière de Louvemont (Haute-Marne, canton de Saint-Dizier).

    Deux statues en fonte qui ornaient une tombe ont été dérobées. Il s’agit d’une Vierge et de saint Nicolas (en fait un saint évêque auquel ont été ajoutés les enfants dans le saloir à ses pieds).

    Les statues proviennent de la fonderie de l’Union internationale artistique de Vaucouleurs (Meuse). La sculpture de la Vierge Marie présente un cachet certain, saint Nicolas est plus classique.

    Plainte a été déposée à la gendarmerie. Des vols similaires ont eu lieu à plusieurs endroits en Haute-Marne.

    Exercez votre vigilance notamment chez les brocanteurs, sur les vide-greniers ou sur les sites de vente Internet où ces statues peuvent être mises en vente.

    >> Contact : philippe.raulet3@orange.fr

  • Vol de statues dans le cimetière de Louvemont (52)

    On nous signale un vol commis dans le cimetière de Louvemont (Haute-Marne, canton de Saint-Dizier).

    Deux statues en fonte qui ornaient une tombe ont été dérobées. Il s’agit d’une Vierge et de saint Nicolas (en fait un saint évêque auquel ont été ajoutés les enfants dans le saloir à ses pieds).

    Les statues proviennent de la fonderie de l’Union internationale artistique de Vaucouleurs (Meuse). La sculpture de la Vierge Marie présente un cachet certain, saint Nicolas est plus classique.

    Plainte a été déposée à la gendarmerie. Des vols similaires ont eu lieu à plusieurs endroits en Haute-Marne.

    Exercez votre vigilance notamment chez les brocanteurs, sur les vide-greniers ou sur les sites de vente Internet où ces statues peuvent être mises en vente.

    >> Contact : philippe.raulet3@orange.fr

  • A la gloire et à la mémoire des ânes de 1914-1918

    Après plusieurs années de réflexions et de travail sur le projet "Monument à la mémoire des ânes morts au cours de la Première Guerre Mondiale", la commune de Neuville-les-Vaucouleurs et la Fondation du Patrimoine de Lorraine ont conclu un partenariat et lancé une souscription publique pour l'édification de cette statue.

    En 1916, la commune de Neuville-les-Vaucouleurs a été choisie par l'état-major de la 2ème armée pour y installer un hôpital destiné à soigner les ânes blessés au cours des combats. Compagnons des Poilus, venus tout droit du Maroc, ces petits équidés se faufilaient beaucoup plus facilement que les chevaux dans les tranchées. Ils pouvaient endurer de lourdes charges et s’avéraient le meilleur moyen pour transporter, en première ligne, les denrées, les armes ou bien encore les munitions.

    En ces années de commémoration du centenaire de la Première Guerre Mondiale, la municipalité a émis la volonté d'ériger une statue à la gloire de ces héros oubliés, sur la stèle installée au cœur du village à la fin des années 90 par Raymond Boissy, rappelant l'existence d'un « hôpital animalier » durant la bataille de Verdun.

    La statue représentera un âne et un poilu. Elle sera sculptée par un artiste meusien reconnu, Denis Mellinger.

     

    ‡ Don défiscalisé possible sur https://www.fondation-patrimoine.org/fr/lorraine

  • Souscription pour l'acquisition de deux statues de la Renaissance lorraine

    La Ville de Toul lance une souscription auprès de la Fondation du Patrimoine afin d'acquérir deux statues polychromes du XVIe siècle représentant sainte Marie-Madeleine et sainte Catherine d'Alexandrie.

    statue2.jpgCes deux statues seront destinées à enrichir les collections du Musée d'Art et d'Histoire de Toul.

    La taille des statues (1,39 m et 1,36 m), mais aussi leur polychromie, pieusement conservée depuis l’origine, ainsi que leur excellent état de conservation, nous permettent aujourd’hui d’admirer un art de la Renaissance flamboyant, vibrant de couleurs et d’une vie palpable.

    La qualité d’exécution de ces sculptures en pierre de taille, s’apprécie dans l’élégance des deux saintes, représentées debout, dans une attitude sereine. Les costumes sont gracieux, admirablement ornés de détails délicats. Les visages charmants expriment à travers des traits fins, toute la noblesse des personnages mais aussi leur bienveillance. Ils semblent animés par un souffle de vie.

    statue1.jpgEnfin, les attributs des deux saintes femmes sont clairement représentés, la roue du supplice et le livre en main pour Catherine d'Alexandrie, le pot à onguent pour Marie-Madeleine. A leurs pieds sont figurés des donateurs agenouillés, mains jointes, dans une attitude et une dimension empreintes de modestie. Ces personnages à eux seuls méritent une étude poussée qui pourrait conduire à la connaissance précise de leur commanditaire, sans doute évêque ou chanoine de Toul.

    Ces deux statues, chefs d’oeuvres inédits de l’époque Renaissance, sont de surcroît des exemples rares de la statuaire Lorraine du XVIe siècle, à rapprocher par leur qualité d’exécution, des statues connues de Champagne ou de Flandres, telles qu’on peut en voir au Musée du Louvre. Les conserver en Lorraine, dans la ville pour laquelle elles ont été commandées, est une opportunité unique, fruit d’une histoire déjà riche de mécénat, de sauvegarde et de découverte.

     

    ‡ Plus d'info et don défiscalisé sur le site de la Fondation du Patrimoine Lorraine ici https://www.fondation-patrimoine.org/fr/lorraine-15/tous-les-projets-722/detail-acquisition-de-deux-statues-renaissance-a-toul-31611

  • La Vierge de Pitié de Sauville

    Sauville_chapelle pieta 01.JPG

    Le village de Sauville, dans le canton vosgien de Bulgnéville, proche de l'ancienne cité fortifiée lorraine de La Mothe, possède une chapelle du XVIIe siècle intégrée au cimetière ouvert en 1841.

    Elle renferme une piéta en pierre polychrome du XVIIe siècle. Elle présente des aspects très moyenâgeux par ses formes très frustres et naïves. Un véritable chef-d'œuvre d'art populaire, témoin de la piété des fidèles de ces époques de foi intense.

    Cette sculpture est classée au titre des Monuments Historiques depuis 2005.

    Sauville_chapelle pieta 02.JPG

    [clichés © H&PB]

  • Belgique : une statue de la Vierge miraculeuse ?

    vierge lumière.jpg"A quoi attribuer l'illumination, le soir venu, de la désormais célèbre statue de la Vierge à Sart-Jalhay, en Belgique ?

    Pour expliquer rationnellement ce mystère, on aura tout entendu : radioactivité, ondes, panneaux photovoltaïques... Bref, il ne manque plus que l'influence de la lune, le passage des grues et le sifflement du TGV pour satisfaire les esprits les plus opposés au surnaturel.

    Figurez-vous que je suis allé deux fois « voir sur place ». La première : en pleine journée.  J'ai pu regarder tant et plus  et prendre en mains cette statue de plâtre qui fait couler tellement d'encre. Une trentaine de centimètre, brunâtre, un peu abîmée par le temps. Rien de très spécial. La deuxième : le 16 mars, le soir.  Environ 1500 personnes. Deux heures de file d'attente. Avec une trentaine d'autres visiteurs, me voici  enfin à nouveau face à cette représentation de la Vierge (telle que je l'avais vue). Puis voici que quelqu'un éteint. Tout est plongé dans l'obscurité totale... sauf que deux secondes plus tard, la statue est, de la tête aux pieds, remplie d'une lumière blanche, extraordinaire.

    Comme tant d'autres, je vous avoue que je suis bouleversé. Une personne la retourne pour nous faire constater que le dos n'est pas éclairé, et la remet ensuite face à nous, toute illuminée. Quelqu'un rallume. Tout redevient normal. A deux reprises, nous avons assisté à ce test. Qu'en conclure ? Une chose est sûre :  à voir nos visages et nos gestes de piété après avoir vu, une telle expérience n'est pas prête d'être oubliée.

    Alors quoi ? Surnaturel ? L'avenir nous  dira peut-être  si ce phénomène qui a débuté le 17 janvier (date anniversaire de l'apparition de la Vierge à Pontmain), est d'ordre divin ou non.  Autre question : pourquoi les caméras et les appareils photos ne parviennent-ils pas à capter l'image de cette statue lorsqu'elle est illuminée ? Serait-ce parce que cette lumière n'est pas de ce monde ? En attendant, souvenons-nous de ces mots du philosophe Jean Guitton : « Le surprenant, c'est la négation préalable des esprits qui se disent scientifiques . »  

    Jean-Pierre Snyers  

  • A propos de la disparition d'une statue du duc Charles V

    charles V.jpg

  • Ermitage N.-D. de Bermont (88) : bénédiction de la statue de Jeanne d'Arc le 29 septembre

    jeanne d'arc.jpg

    La vocation de Jeanne d'Arc, par Boris Lejeune (2013).

     

    La statue La vocation de Jeanne sculptée par Boris Lejeune à l'occasion du 6e centenaire de la naissance de Jeanne d'Arc

    sera bénite

    à l'ermitage Notre-Dame de Bermont (Vosges)

    dimanche 29 septembre 2013

    selon le programme suivant :

    > 11h00 : messe en l'église paroissiale Saint-Remi de Domremy dite par M. l'abbé de Tanoüarn, de l'Institut du Bon Pasteur

    > 12h30 : repas

    > 14h30 : bénédiction de la statue installée à côté de la chapelle de Bermont

    > 15h30 : Salut au Très Saint Sacrement

    > 16h00 : vin d'honneur

     

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    Jeanne à l'ermitage de Bermont (photo-montage de la statue intégrée dans son environnement - cliché : Boris Lejeune).

     

    Le sculpteur Boris Lejeune est né à Kiev en 1947. En 1974, il achève ses études dans la classe de sculpture à l'Institut des Arts Répine à Leningrad qui succéda à l'Académie Impériale Russe des Beaux-Arts, après la révolution de 1917. Puis, il exécute une série de sculptures monumentales, participe à des expositions dans plusieurs villes de Russie et d'Ukraine et entre à l'Union des Artistes de l'URSS. En 1980, il émigre en France et s'installe à Paris. Ces œuvres sont remarquées par la critique. En 1983, il est primé au concours national « Expressions – Sculptures ». En 1987, il remporte le concours pour l'installation de cinq sculptures monumentales dans les jardins du boulevard Pereire à Paris. Il participe à de nombreuses expositions en France et à l’étranger. En avril 2010, à Vosne-Romanée (Côte d'Or), il installe la belle sculpture de « L'ange au pied de vigne ».

  • Bleurville (88) : anecdote paroissiale... à propos de la statue de Sainte Thérèse

    bleurville 06.12.08 033.jpgLa statue sulpcienne de sainte Thérèse de Lisieux a été offerte à l'église paroissiale de Bleurville en 1942 par Madame Hélène Recouvreur, née Thouvenot. Les anciens de Bleurville se souviennent qu'elle tenait le bureau de tabac sur la place du village, à côté de l'épicerie Barbou-Lhuillier.

    Par ce geste, Madame Recouvreur souhaitait remercier la sainte - pour laquelle elle avait une dévotion spéciale - pour la protection de son fils Paul qui n'avait plus donner de ses nouvelles durant deux années. Il faut dire que depuis 1939 la France se préparait à la guerre avec l'épisode de la "drôle de guerre" puis l'invasion allemande suivie de la débacle en mai-juin 1940.

    Le jeune Paul, né en 1921, avait quitté le cercle familial pour partir on ne sait où... C'est en 1942 que ses parents reçurent les premières nouvelles qui leur apprennent que leur fils s'est engagé dans l'armée et a rejoint l'Algérie et les forces françaises libres. A la Libération, il poursuivra sa carrière militaire comme gendarme de l'Air en région parisienne.

    La statue de sainte Thérèse de Lisieux fut installée sur un pilier dans la nef de l'église, juste en face de celle de saint Antoine de Padoue ; lors de sa fête annuelle, elle était somptueusement fleurie avec des roses. Elle fut bénite par l'abbé Paul Colin qui quittera la paroisse fin 1944 victime d'un attentat contre sa personne dans son presbytère.

    La statue sera déposée à la fin des années 1960 durant le - court mais ravageur - ministère de l'abbé Raymond Demarche et reléguée dans le bas-côté nord, proche des fonts baptismaux. La donatrice en fut d'ailleurs très peinée...

    [information recueillie auprès de Mme Nelly Recouvreur, belle-soeur de Paul Recouvreur]

  • Saint-Nicolas-de-Port (54) : le saint patron des Lorrains se refait une beauté

    Opération délicate pour les spécialistes de l'entreprise France-Lanord & Bichaton de Heillecourt qui ont procédé à la dépose de la statue de saint Nicolas du trumeau central du portail de la basilique.

    saint-nicolas-enleve-de-son-socle.jpgLe  26  juillet dernier, la statue de saint Nicolas a perdu sa main gauche et une partie de la crosse épiscopale. Un accident dû  à  l’usure  du  temps.  Les employés des services techniques de la ville avaient procédé à sa sécurisation par la pose d’un filet  de protection en attendant l’intervention des spécialistes qui ont désolidarisé la statue et procédé à la descente de son socle. La statue pèse environ 200 kg.

    Avec  beaucoup  de  précautions,  un  engin élévateur, a posé la statue sur une palette avant son transport vers les ateliers municipaux où elle restera dans un premier temps en attendant les experts qui chiffreront les réparations avant une prise en charge de la restauration dans les ateliers de FLB. La  statue  qui  avait  antérieurement subi de petites réparations sera nettoyée et restaurée.

    Après sa convalescence, saint Nicolas qui accueille les fidèles et les touristes à l'entrée de la grande église, réintégrera sa place.

    [d'après l'Est Républicain]

  • Notre-Dame de Bermont (88) : souscription pour l’érection d’une statue de Jehanne d’Arc

    A trois kilomètres de l’église de Domremy et de la maison natale de Jeanne d’Arc, l’ermitage Notre-Dame de Bermont est un lieu sacré, une autre colline lorraine « où souffle l’Esprit ». Jeanne y monté deux ou trois fois par semaine pour y prier. Elle y a entendu ses voix. Aujourd’hui c’est le seul endroit, dans le pays de Jehanne, qui soit resté intact. Il n’y a pas de hasard : en 1998, on y a découvert, sous des fresques du XVIe siècle, trois représentations de Jeanne (dont une Jeanne au bûcher) contemporaine de la sainte.

    jehanne.jpgC’est dans ce cadre unique que l’association Avec Jeanne, en collaboration avec l’association Notre-Dame de Bermont – Sainte Jeanne d’Arc, se propose d’ériger une statue intitulée La vocation de Jeanne. Elle sera réalisée par le sculpteur Boris Lejeune qui est lauréat de plusieurs concours et d’un prix en 1984. Fort de son expérience internationale, il veut saisir Jeanne sur place, à Domremy, dans l’élan de sa réponse à Dieu, prête à en découdre au nom de ses voix, et espérant contre toute espérance.

    C’est un renouveau iconographique que propose le sculpteur. Sa Jeanne, dans ce premier élan, est pleine de foi, libre de tout, prête à tout, plaçant au-dessus de tout « les bons et loïaux François », que la volonté divine lui ordonnait de rétablir dans leur pays. Le sculpteur déclare qu’il a tenté d’ « unir dans le bronze la grâce d’une jeune fille et la force d’une meneuse d’homme ». Jeanne d’Arc lève les deux bras en un geste très féminin qui tient à la fois de la prière et d’un appel enthousiaste sous son étendard. Elle apparaît ainsi comme notre contemporaine. C’est une nouvelle vision de notre sainte qu’apporte le sculpteur Boris Lejeune.

     

    Devenez des mécènes, inscrivez dans la pierre votre admiration pour Jehanne et votre amour pour la France !

     

    Le projet s’élève à 20 000 €. Les personnes faisant un don de plus de 500 € verront - si elles le souhaitent -  leur nom inscrit sur une plaque de marbre à côté de la statue.

     

    ‡ Les dons (chèque à l'ordre de « Avec Jeanne ») sont à adresser à : Association « Avec Jeanne », 23 avenue Rapp, 75007 PARIS

    Possibilité de faire un don sécurisé via en ligne sur le site www.avecjeanne.fr

    Renseignements : 07 62 07 26 41 ou jeannedarc2012@yahoo.fr

     

  • Domremy : Saint Michel veille à nouveau sur la basilique du Bois-Chenu

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    Statue de saint Michel sur la basilique du Bois-Chenu à Domremy [cliché © H&PB]

     

    Descendue depuis plusieurs mois de son piédestal d'ardoises, la statue de l'archange saint Michel a fait l'objet d'une restauration complète à l'initiative de l'abbé Michel Lambert, recteur de la basilique nationale Sainte-Jeanne d'Arc.

    Saint Michel a retrouvé le sommet du dôme de la basilique à l'occasion de la solennité de la fête de sainte Jeanne d'Arc, le 13 mai dernier. Et pour le 600e anniversaire de notre Jeannette !

    Un grand bravo pour cette initiative qui mérite une suite avec la restauration du monument national de la basilique qui présente des désordres de plus en plus importants...

    A votre bon coeur, Mesdames et Messieurs les mécènes !

  • Domremy : Saint Michel de retour sur la basilique du Bois-Chenu

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    [L'Abeille]

  • Pour un recensement des oratoires lorrains dédiés à Jehanne d'Arc

    L’association de sauvegarde des oratoires qui anime le site Internet www.les-oratoires.asso.fr lance un appel à contribution afin de recenser les oratoires dédiés à sainte Jeanne d’Arc.

     

    jeanne toul.jpgCette année 2012 est celle du sixième centenaire de la naissance de Jeanne d’Arc à Domremy, en 1412, et l’association de sauvegarde des oratoires souhaite profiter de cet anniversaire de la sainte protectrice de la France, pour effectué un inventaire (ou un repérage) des oratoires et des statues de sa région, dédiés à Jeanne d’Arc, ce qui permettrait de rédiger un article sur ce sujet, avec la création des fiches dans la base de données du site Internet.

     

    Précision importante : ne doit être recensé que le patrimoine religieux vernaculaire ; les statues conservées dans les églises ne sont pas concernées par ce recensement.

     

    Alors, tous à vos appareils photos et traquez tous les oratoires, chapelles et statues consacrés à sainte Jehanne d'Arc dans nos quatre départements lorrains !

     

     

    ‡ Envoyez vos photos et données (localisation précise, historique de l'oratoire ou de la statue...)  à oratoires@aol.com

     

     

    [cliché : Jehanne en prière, chapelle Renaissance, cathédrale Saint-Etienne de Toul (54)]

  • Nancy : inauguration de la statue renovée de Jeanne d'Arc

    Beaucoup d'activité ce samedi 12 mai autour de la statue équestre de Jeanne d'Arc, place La Fayette à Nancy.

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    Ncy_inauguration_statue_jdarc_12.05.12 001.jpgA midi, les sympathisants de la Lorraine Royaliste ont ouvert les festivités de la fête de Jeanne d'Arc en déposant une gerbe de fleurs au pied de la statue de notre Jeannette.

    Dans le milieu de l'après-midi, juste avant le goûter, André Rossinot, devant un aréopage de nancéiens, a procédé au dévoilement d'une plaque installée en bordure du square La Fayette sur laquelle est rappelé la restauration de la statue équestre de Jehanne voulue par la mairie en cette année du 6ème centenaire de la naissance de la "Bonne Lorraine" de Domremy.

    Cette statue avait effectivement besoin d'une cure de jouvence. Et la municipalité nancéienne doit être remerciée pour ces travaux, ainsi que l'entreprise de la région parisienne qui a remarquablement restauré cette oeuvre d'art réalisée en 1890 par le sculpteur Frémiet.

    Ncy_inauguration_statue_jdarc_12.05.12 023.jpg

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    [clichés H&PB]

  • Nancy : retour en beauté de Jeanne d'Arc

    La ville de Nancy a redonné un coup de neuf à la statue de Jeanne d’Arc installée place Lafayette. La rénovation de la statue a demandé plus de trois semaines de travail pour fêter dignement en mai prochain le 600ème anniversaire de la naissance de notre « Bonne Lorraine ».

     

    jeanne ncy retour_26.04.12.jpgLa statue est l’œuvre du sculpteur Emmanuel Frémiet. Elle a été érigée en 1890. Elle était partie se refaire une beauté dans des ateliers parisiens le 2 avril dernier. La statue de Jeanne d’Arc est de retour sur son socle, place La Fayette, depuis ce jeudi 26 avril. Après l'opération de déchargement matinal, les équipes techniques se sont chargées de l’installation de la rampe et de la statue, puis le retrait définitif de l'installation a été effectué en début d'après-midi. Une journée marathon pour installer le personnage historique de bronze sur son socle.

     

    Une fois installée, elle devra encore subir une semaine de travaux de finition pour être tout à fait prête pour le 13 mai, jour de la commémoration du 600ème anniversaire de la naissance de la Pucelle.

     

    L’oxydation du bronze et les atteintes dues à la pollution, ainsi que la fragilisation des structures internes maintenant le cheval et sa cavalière avaient rendu nécessaires les travaux de rénovation et de nettoyage (par gommage micro-abrasif), de patinage et de protection (couches de cire microcristalline) de la statue. Pour ne pas incommoder les riverains, ces travaux ont été réalisés au sein des ateliers de la société Tollis, située en région parisienne et spécialisée dans la restauration des œuvres anciennes en métal et pierre. Le socle en marbre de la statue a également été nettoyé pendant son absence.

     

    Les nancéiens et touristes peuvent donc à nouveau admirer la statue de Jeanne d’Arc, personnage emblématique du Moyen Age, au cœur du centre-ville de Nancy.

     

    [cliché Ville de Nancy]

  • Nancy : cure de jeunesse pour Jeanne d'Arc

    La statue équestre de Jeanne d'Arc, due au sculpteur Frémiet, installée rue Lafayette à Nancy, vient de prendre le chemin de l'atelier de restauration.

    Ncy_jeanne d'arc 2012 02.jpgSon état sanitaire général méritait en effet un sérieux coup de rajeunissement. D'ailleurs, les animateurs de l'association Mémoire des Lorrains avaient attiré l'attention de la mairie à l'automne dernier sur cet état de délabrement avancé...

    On doit saluer cette initiative en cette année du 6ème centenaire de la naissance de notre Jeannette. Jehanne devrait retrouver son piédestal pour sa fête, le 13 mai prochain.

    En attendant, Jeanne et son cheval ont quitté la placette à dos... de semi-remorque !

    Ncy_jeanne d'arc 2012 03.jpg

    [clichés : © H&PB]

  • Souscription pour la statue de Saint-Anne à Charmes-la-Côte (Meurthe-et-Moselle)

    Le groupe sculpté représente L'Éducation de la Vierge Marie par sainte Anne, une image de piété chrétienne qui puise son inspiration dans le Protévangile de Jacques (IIe siècle) et dont la popularité s'est étendue en Occident à l’époque gothique (XIIIe-XVe siècles).

     

    lorraine,charmes la cote,statue,sainte anne,vierge,éducation de la vierge,fondation de la patrimoineSculpté vraisemblablement dans un bloc calcaire local et aux dimensions honorables (haut de 90 centimètres), il présente encore des traces de polychromie, sur les carnations et dans les plis des habits. Anne porte un voile et une guimpe, éléments vestimentaires des moniales. De sa stature se dégage une grande majesté qui exprime à la fois distance et mansuétude. Dans une attitude protectrice, la sainte tend un livre ouvert à Marie, l'invitant à le prendre et à en apprendre l'enseignement qu'il renferme. L'enfant nous donne la sensation d'une élève sage et appliquée.

     

    En considérant le faible état de nos connaissances sur la sculpture qui agrémente encore les maisons paysannes à Charmes-la-Côte, et dans le Toulois de manière plus générale, il n'est pas simple de situer dans l'espace et le temps la genèse de cette statue. Néanmoins, sa facture par « l'imagier » manifeste clairement certaines caractéristiques de l'art statuaire et populaire en Lorraine à l'époque moderne (XVIe-XVIIIe siècles). Observons premièrement le traitement des visages, de forme ronde, les fronts amples, les yeux en amande, les longs cheveux ondulés et blonds de Marie, et, pour terminer, le déhanchement des deux personnages, une jambe en tension et l'autre en détente au contraire, qui provoque l'obliquité dans les plis des tuniques. Ces particularités iconographiques sont à rapprocher aux superbes Vierges en pierre et en verre dans les églises, ou enluminées dans les livres de piété, dont notre région a été témoin de l'éclosion à la fin de l'époque médiévale (XVe siècle).

     

    Il est probable que la statue était à l'origine placée dans l'église du village, placée sous le patronage de la Nativité-de-la-Vierge-Marie, exposée à la dévotion de tous les paroissiens, avant de devenir à la Révolution la propriété d'un particulier qui l'installa alors dans une niche inappropriée de son habitation.

     

    Il y a quelques années, le propriétaire de la maison a vendu la statue. Celle-ci a été retrouvée récemment chez un brocanteur ; des habitants de Charmes-la-Côte décident alors de racheter la statue, de la faire restaurer et de lui redonner sa place à l'église du village. Ce projet est soutenu par le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle, l'Etat et la Fondation du Patrimoine. Les particuliers peuvent soutenir ce projet en effectuant un don auprès de la Fondation du Patrimoine – Lorraine, 62 rue de Metz, 54000 Nancy.

     

    [cliché : http://la-lorraine-se-devoile.blogspot.com]

     

     

    ‡ Bon de souscription : bon de souscription charmes la Côte.pdf

     

     

    ‡ Plus d’infos sur www.fondation-patrimoine.org

  • Nancy : exit la statue équestre de Charles III ?

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    [Est Républicain]

  • La statuaire johannique

    statuaire johannique.jpgAprès avoir abordé dans un premier tome l'histoire de la statuaire johannique du XVIe au XXe siècle, Bernard Mugnier se propose, dans le second tome, de dresser un inventaire le plus complet possible des sculpteurs et fondeurs français qui réalisèrent, surtout au XIXe et XXe siècles, la multitude de représentations de Jeanne d'Arc qui ornent encore aujourd'hui églises, chapelles ou autres édifices publics.

    Si chaque village et bourg de France possède sa statue de Jehanne, il n'en reste pas moins que ces réalisations correspondent à des modèles issus de créations originales dues à de nombreux artistes. L'auteur a ainsi recensé cinquante-deux sculpteurs dûment identifiés et plusieurs modèles dont les créateurs ne sont pas officiellement connus mais sortis d'ateliers industriels.

    Bernard Mugnier évoque l'histoire de plusieurs fabriques industrielles, dont une grande fonderie lorraine qui fabriqua une quantité impressionnante de statues de Jeanne : la Maison Pierson (ou "Institut catholique") de Vaucouleurs.

    Son imposant ouvrage se clôt par un chapitre consacré à la restauration des statues johanniques avec un exemple lorrain : celui de la redécouverte récente des statues de Jeanne d'Arc et de Jean de Dieulouard, dont la restauration a été initiée par l'association des Amis du Vieux-Pays de Dieulouard.

    Le livre est complété par l'inventaire (non exhaustif) des oeuvres traditionnelles et des fabrications industrielles d'oeuvres johanniques.

    Un excellent ouvrage que tous les amoureux de notre Jeannette, "la Bonne Lorraine", se doivent de posséder !

     

    ‡ La statuaire johannique, tome II, Bernard Mugnier, chez l'auteur, 2011, 500 p., ill., préface de Marcel Cordier (50 €).

  • Nancy offre une place au duc Charles III

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  • Dommartin-les-Remiremont : la Vierge de Mai réinstallée

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    [Vosges Matin]

  • Bleurville : la statue de saint Michel bientôt restaurée

    Le conseil municipal de Bleurville a décidé de faire restaurer la statue de saint Michel conservée en l'église paroissiale Saint-Pierre-aux-Liens.

    bleurville 06.12.08 005.jpgIl s'agit d'une sculpture polychrome en bois du XVIIe siècle. Elle a été classée au titre des Monuments Historiques en 2005. La statue a subi les assauts du temps et, en particulier, des insectes qui ont attaqué le bois.

    Le culte de saint Michel est très répandu en Lorraine : l'église paroissiale de Monthureux-sur-Saône, commune voisine de Bleurville, est d'ailleurs dédiée à l'archange. Il s'agit d'un culte fort ancien dans l'Eglise catholique qui s'est développé depuis le "fameux" Mont Saint-Michel où est apparu le chef de la milice angélique. Saint Michel est considéré comme le prince de tous les bons anges, le chef des forces du Ciel, des armées célestes, le Champion du Bien.

    A Bleurville, notre saint archange, revêtu d'une cuirasse de légionnaire romain, terrasse un dragon à tête de diable.

    L'opération de restauration est partiellement subventionnée par le Ministère de la Culture.

    Après la statue de saint Eloi et la cuve baptismale, saint Michel sera la troisième pièce du mobilier de la chapelle des Fonts baptismaux à bénéficier d'une restauration. Il ne reste plus que le grand crucifix du XIX siècle... qui attend son heure.

    [crédit photo : H&PB]

  • Dommartin-lès-Remiremont (Vosges) : nouvelle statue de la Vierge de Mai

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    [Vosges Matin]

  • Le retour de Jeanne d’Arc à Dieulouard (Meurthe-et-Moselle)

    On sait que Jeanne la Bonne Lorraine est venue en pèlerinage à Saint-Nicolas-de-Port en 1428, juste avant le début de son épopée. Une autre hypothèse a été émise à propos de sa visite à Saint Nicolas. Certains indices montrent qu’il s’agirait plutôt d’un prieuré dédié à saint Nicolas situé à proximité de Dieulouard où Jeanne se serait rendue en chemin vers Nancy pour aller trouver le duc de Lorraine.

     

    Dieulouard, à cette époque, était naturellement sur la route de Nancy quand on venait de Domremy ou Vaucouleurs. C’était l’ancienne voie romaine, l’une des plus fréquentées au XVème siècle en Lorraine. A Dieulouard, Jeanne est reçue par Jean de Dieulouard, qui l’accompagnera plus tard à Chinon.

     

    église dieulouard.gifAinsi des liens forts existent entre notre Jeannette et la ville de Dieulouard. D’ailleurs, on a pu la voir dans l’église paroissiale Saint-Sébastien en compagnie de Jean de Dieulouard, jusqu’aux années 1940.  A cette époque, en effet, se trouvait dans la crypte médiévale un groupe statuaire composé de quatre personnages, que l’on peut admirer sur une carte postale ancienne.

     

    Ce groupe, dont l’auteur n’est pas connu, représente, de gauche à droite, Jean de Dieulouard, Notre-Dame-des-Voûtes - qui demeure encore à ce jour dans la crypte -, Jeanne agenouillée en prière, le doyen Jean Colin, curé de Dieulouard à l’époque où Jeanne visite Dieulouard.

     

    Notre-Dame-des-Voûtes, également appelée Notre-Dame-des-Grottes ou Vierge-en-Terre, est très ancienne et représenterait Marie-Madeleine. Les trois autres personnages avaient été commandés et installés par l’abbé Clanché, curé de Dieulouard dans la première moitié du XXème siècle, grâce à une souscription publique. L’abbé Clanché était en effet un fervent admirateur et historien de Jeanne d’Arc sur laquelle il publia de nombreux ouvrages et notices. Ce penchant n’a pas dû être partagé par son successeur, car ce groupe statuaire sortit un jour de la crypte et, petit à petit, des pieuses mémoires… jusqu’à ce jour de mai 2009 où l’opiniâtreté d’un curieux de l’histoire de Jeanne permit de retrouver une partie de ces statues dans les combles de l’église.

     

    jean de dieulouard jeanne d'arc.gifContact fut pris avec Bernard Mugnier, spécialiste de la statuaire de Jeanne d’Arc. L’intérêt artistique de cette (re)découverte ne faisait pas de doute, car Bernard Mugnier, qui en a vu d’autres dans toute la France, ne connaissait aucune version de cette très belle représentation de Jeanne.

     

    La mairie de Dieulouard autorisa la restauration des statues de Jeanne et de Jean de Dieulouard, celle du doyen Colin étant semble-t-il définitivement perdue. Depuis novembre 2009 les deux statues restaurées ont été réunies et sont désormais mises en valeur au Musée des Amis du Vieux Pays de Dieulouard. Si la question du passage historique de Jeanne d'Arc à Dieulouard fera encore longtemps débat, il est heureux que cette statuaire originale ait été sauvée. Le patrimoine lorrain en sort grandi... et enrichi.

     

    [Merci à Nadia pour ses informations. Texte et clichés : http://www.lorrainedecoeur.com]

  • Dégradations à la cathédrale de Verdun

    Jeudi 28 mai, la statue de Notre-Dame et une croix de procession ont été brisées dans la crypte de la cathédrale de Verdun. Un acte offensant pour l’Eglise catholique.

     

    ND verdun.jpg« Cela me fait mal de voir ça », commentait une paroissienne en découvrant le saccage. Depuis deux jours, les paroissiens de la cité de la Paix oscillent entre des sentiments d'incompréhension et de tristesse. Pour la première fois de son histoire, des dégradations ont été commises au sein de la cathédrale Notre-Dame de Verdun. Au cœur même de la crypte, partie la plus intime du lieu de culte catholique.

     

    L'alerte a été donnée en tout début d'après-midi jeudi par un Verdunois venu prier à la crypte. « Marie est cassée », a-t-il dit au père Michel Willemart, qui a de suite prévenu l’abbé Jean-Marcel Lair. La statue en pierre de Lavaux de Notre-Dame a été basculée en arrière de son socle. La Vierge à l'Enfant, sculptée par Henri Bouchard en 1932, s'est brisée. La croix de procession en métal qui était fixée sur une colonne à sa gauche est à terre en plusieurs morceaux.

     

    saccage cathédrale verdun.jpg« Cet acte est blessant », déclarait hier matin le père Guy Lescanne, recteur de la cathédrale. D'autant qu'il s'attaque au symbole même de l'édifice, Notre-Dame. « Cela fait 1.600 ans que l'on prie Marie ici et rien de tel ne s'était jamais produit », commente le prêtre. « Avec ses 80.000 visiteurs par an, la cathédrale est un lieu sûr ».

     

    Le préjudice est cultuel mais également culturel. En effet, depuis 1996, la statue de Notre-Dame, couronnée en 1946 par le cardinal Roncalli, nonce apostolique en France et futur pape Jean XXIII, est classée Monument Historique. Un expert des Bâtiments de France est donc venu constater l'ampleur des dégâts hier matin. La statue est la propriété de l'association diocésaine de Verdun.

     

    Après s'être rendus sur les lieux, Michel Collet, responsable des travaux, et le père Guy Lescanne ont déposé plainte. Les policiers ont ouvert une enquête et effectué un relevé d'empreintes. Leurs investigations ont permis d'interpeller un Verdunois de 56 ans, dès jeudi soir à Verdun. Durant son audition, les policiers ont découvert qu'il ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales. Il a été placé à l'hôpital psychiatrique de Verdun pour y recevoir des soins.

     

    Que faire face à cet état de fait symptomatique d'une société qui a perdu ses repères et ses valeurs ? Nos édifices religieux sont de plus en plus souvent victimes de la folie de nos contemporains qui agissent soit par haine du christianisme, soit par pur acte gratuit, donc imbécile. Qu’attendent le ministère de l’Intérieur, en charge des cultes, et le ministère de la Culture pour mettre en place un véritable plan de protection des lieux de culte ? Le vrai problème n'est-il pas celui de l'éducation au respect des jeunes générations - mais ne devrait-on pas plutôt parler d'absence d'éducation -. Il y a urgence à agir.

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 30.05.09]

     

     

     

     

    >> Pour prendre conscience de l'ampleur du phénomène, visitez le site http://indignations.org/

     

  • Patrimoine de la cité ducale lorraine : en mémoire de Charles III

    La conseillère municipale de Nancy, Françoise Hervé, attire l’attention des nancéiens sur son cheval de bataille de prédilection : la défense du patrimoine.

     

    charles III de lorraine.jpgIl a été évoqué récemment le retour possible de la statue de Charles III sur la place du Marché de Nancy, devant l’église Saint-Sébastien. Selon l’élue, « Ce retour de Charles III au cœur du secteur sauvegardé constituerait un acte hautement symbolique dans la mesure où il replacerait ce personnage dans la mémoire collective des Nancéiens. » Le règne de Charles III fut grand, tant par la durée que par ses réalisations. « Ouvert sur l'Italie, on lui doit aussi la construction d'imposantes fortifications dont il reste peu de chose aujourd'hui ». La porte Saint-Nicolas, entre autres, dernier vestige situé à un jet de pierre de la rue des Fabriques « qu'on a malheureusement dépouillée de ses atouts originels ».

     

    « Depuis trente ans, ce secteur, une part majeure du patrimoine urbain de Nancy, est demeuré le parent pauvre de la politique municipale », poursuit Françoise Hervé. « Rappelons qu'il a même failli disparaître dans la foulée de la construction du quartier Saint-Sébastien. La mobilisation de quelques Nancéiens à l'époque n'a pas permis de sauver des campagnes de ravalement les décors sculptés et autres menuiseries. »

     

    Alors Françoise Hervé se met à penser que peut-être les travaux d'expertise, menés actuellement dans le cadre du plan de restauration de la Ville Neuve, pourraient conduire à une nouvelle révision de ce secteur sauvegardé. « Car il y a tant à faire ! D'abord établir un diagnostic plus précis des richesses de ce secteur. Il faut relancer la recherche universitaire. »

     

    françoise hervé.jpgUn travail de longue haleine qui devrait être conduit « en parallèle de quelques mesures d'urgence », estime Françoise Hervé comme par exemple « refermer l'ouverture béante sur le côté de la porte Saint-Nicolas, actuellement livrée aux véhicules ; remettre en valeur la place des Vosges ; redonner vie à la partie sud de la ville laissée en déshérence ; recréer quelques lieux forts en redonnant par exemple à l'hôtel de Mahuet son portail transféré au parc Olry, ou bien en reconstruisant le décor urbain de la place du Marché. Pourquoi ne pas substituer à l'architecture de ZUP actuelle des façades reconstruites dans l'esprit de l'époque de Charles III ? » Une époque faste où la ville comptait près de 200 sculpteurs...

     

     

    [d’après L'Est Républicain | 05.10.2008]