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  • Meurthe & Moselle, d'un pays à l'autre

    Dans l’esprit des précédents livres publiés sur la Lorraine ou sur ses principales villes, "Meurthe & Moselle, d’un pays à l’autre" n’a d’autre but que de valoriser la richesse du patrimoine et des paysages d’un département phare de la région Grand Est, d’en évoquer l’Histoire, le passé industriel et ses particularités.

    Les auteurs n'ont pu, avec regret, présenter l’ensemble de ce qui constitue un département original par sa forme, son passé et les gens qui en ont forgé l’identité. Mais, magnifiquement illustré de près de 200 photographies couleur, l’ouvrage permet une meilleure connaissance des pays qui le composent. Il en deviendra l’ambassadeur idéal. De ses châteaux de Cons-la-Grandville, Fléville-devant-Nancy, Haroué, Jaulny ou Lunéville, de Nancy avec son palais ducal et sa place Stanislas, le département a su valoriser un patrimoine architectural unique malgré les destructions des guerres successives.

    Terre de créativité, c’est ici que l’Art nouveau a pris son essort avec l’École de Nancy ; c’est ici aussi que les arts de la table, par les cristalleries de Baccarat et Daum, les faïenceries de Lunéville et Saint-Clément, sans oublier les émaux de Longwy, ont développé un savoir-faire unique encore en activité.

     

    ‡ Meurthe & Moselle, d'un pays à l'autre, Michel Brunner et Patrice Greff, éditions Gérard Louis, 2018, 160 p., ill., 25 €.

  • Terres de Lorraine au 18ème siècle - Faïences de Lunéville et sa région

    Le catalogue édité par l'association des Amis de la faïence ancienne de Lunéville Saint-Clément, à l'occasion de l'exposition présentée au château de Lunéville, propose un nouveau regard sur les productions faïencières de Lunéville et sa région au XVIIIe siècle grâce, en particulier, aux recherches récentes notamment en matière de datation et d'attribution.

    Le lecteur s'émerveillera devant une sélection de pièces emblématiques, souvent inédites, appréhendera les techniques de fabrication et les sources d'inspiration des décors des différents objets présentés, et il découvrira également le contexte historique, social et économique ainsi que le parcours des hommes de métier qui ont participé à la naissance et au développement de ces manufactures lorraines.

     

    ‡ Terres de Lorraine au 18ème siècle. Faïences de Lunéville et sa région, Guy Levieuge et Jeannine Guenot, Association des Amis de la faïence ancienne de Lunéville Saint-Clément, 2018, 126 p., ill., 25 €.

  • Emilie du Châtelet, philosophe des Lumières

    Ce petit bouquin, somptueusement illustré avec des images provenant du fonds Du Châtelet des archives départementales de Haute-Marne, nous introduit dans l'univers studieux mais aussi glamour d'une femme éblouissante née à l'aube du XVIIIe siècle : Emilie du Châtelet.

    Talentueuse, intelligente, esprit vif, Madame du Châtelet parle plusieurs langues, lit le latin et le grec, s'intéresse à la mode et chante l'opéra. Particulièrement douée pour les mathématiques, la jeune femme est atteinte de la "Newtonmania" qui s'empare de l'Europe en ce début du XVIIIe siècle et s'attachera à en diffuser les nouvelles théories.

    Cette biographie ramassée d'Emilie du Châtelet replace la philosophe de la cour de Lunéville dans le contexte sociologique et culturel de son époque. De nombreuses anecdotes la concernant (mode, décoration...) illustrent l'art de vivre de cette marquise avant-gardiste... et un peu "bling-bling" !

     

    ‡ Emilie du Châtelet. Philosophe des Lumières, Pascale Debert, Le Pythagore éditeur, 2018, 127 p., ill., 12 €.

  • "Bébé", un nain à la cour de Lunéville (1741-1764)

    Bébé est probablement le nain le plus célèbre de l'histoire de France. De Lorraine sûrement. Nous sommes au Siècle dit "des Lumières", à la cour de Lunéville où le nain Nicolas Ferry, né dans les Vosges en 1741, côtoie savants, philosophes, écrivains, artistes, politiques... Il y vécut comme courtisan jusqu'à sa mort.

    Nicolas Ferry attire la curiosité par son extrême petite taille à la naissance - 20 cm pour 400 g ! Stanislas le fit venir à Lunéville et notre nain ne quittera plus son royal protecteur, désormais dénommé "Bébé", faisant du même coup entrer ce surnom dans la langue française.

    A sa mort, Stanislas fera transférer son squelette au Jardin du Roy à Paris où Buffon l'érige sur un socle. Toujours conservé dans les collections du Musée de l'Homme, il est protégé au titre du patrimoine historique.

    A la lumière des nouvelles découvertes de restes humains fossiles de très petite taille, les auteurs réétudient dans cet ouvrage le squelette de Nicolas Ferry, nain harmonieux et bien proportionné dans ce nouveau contexte de connaissance de l'évolution humaine. Ils ont pu diagnostiquer la maladie de Bébé et prouvent qu'il possédait des zones cérébrales "non réduites". Un véritable phénomène que ce nain vosgien !

    L'ouvrage propose une promenade historique autour de la vie de Bébé à la cour de Lunéville mais également une étude enrichissante permettant de mieux comprendre le nanisme.

     

    ‡ "Bébé", un nain à la cour de Lunéville (1741-1764), Jean Granat et Evelyne Peyre, éditions L'Harmattan, 2018, 276 p., ill., 28 €.

  • Jean-Baptiste Soyer, peintre miniaturiste lorrain (1752-1828)

    Jacques Charles-Gaffiot, ardent défenseur du patrimoine lunévillois et animateur du Centre d'études et de recherches sur les collections de la Maison de Lorraine et du roi de Pologne, signe ici la première biographie de Jean-Baptiste Soyer, peintre miniaturiste né à Nancy en 1752 - et décédé à Saint-Nicolas-de-Port en 1828 -, artiste complétement méconnu. Les auteurs font œuvre de justice en rendant hommage au talent de ce Lorrain et à son abondante production qui fut, trop souvent, attribuée de façon erronée à d'autres miniaturistes plus en vogue.

    L'ouvrage est également un catalogue raisonné de ses oeuvres qui, pour la plupart, appartiennent à des collections particulières.

    Cette biographie est le fruit d'un patient travail d'analyse et de comparaisons des productions de J.-B. Soyer réalisé en collaboration avec l'association des Amis de Lunéville, Thierry Jaegy et Laurent Theoleyre.

     

    ‡ Jean-Baptiste Soyer, peintre miniaturiste lorrain (1752-1828), Thierry Jaegy, Laurent Theoleyre et Jacques Charles-Gaffiot, Les Amis de Lunéville - Centre d'études et de recherches sur les collections de la Maison de Lorraine et du roi de Pologne, 2017, 129 p., ill. (38 €). Disponible auprès des Amis de Lunéville, 1 rue Général Leclerc, 54300 Lunéville.

  • 10 ans d'acquisitions révélées au Musée du château de Lunéville

    Au soir du 2 janvier 2003, un terrible incendie consumait le château de Lunéville, résidence des derniers ducs de Lorraine et de Bar, et son musée.

    Près de six cents œuvres emblématiques présentées au public disparaissaient alors dans les flammes. Plus de dix ans après le sinistre, vient le temps d'un premier bilan.

    Les efforts impressionnants engagés permettent de faire revivre le musée et de reconstituer ses collections, pour un nouveau projet ambitieux au cœur d'un site emblématique de l'histoire du duché de Lorraine.

    De page en page, le musée du château de Léopold propose au lecteur une promenade inédite à la découverte de ses récentes acquisitions : portraits, manuscrits, meubles, céramiques, livres et instruments scientifiques, autant d'objets d'art ou du quotidien qui transportent l'amateur et le curieux au XVIIIe siècle, dans cette si aimable cour de Lunéville. Ils racontent aussi le palais, ses jardins et ses occupants.

    Alors que l'édifice historique retrouve peu à peu son éclat, le musée renaît de ses cendres et révèle l'identité lorraine avec ses nouveaux trésors dans ce splendide catalogue.

     

    ‡ Musée du Château des Lumières - Lunéville. 10 ans d'acquisitions révélées, collectif, Serge Domini éditeur, 2017, 215 p., ill. (35 €).

  • Emilie du Châtelet, une femme des Lumières à Lunéville

    Le catalogue de l'exposition consacrée à Emilie du Châtelet replonge le lecteur dans le Lunéville du XVIIIe siècle au temps où Emilie du Châtelet fréquentait la cour de Stanislas. Nous découvrons l’univers riche et raffiné de ce siècle dit "des lumières", les jardins de l’époque, la mode, l’art de recevoir…

    Grâce à l’inventaire après décès acquis par la Communauté de communes du territoire de Lunéville à Baccarat en 2012, le curieux entre dans l'intimité d'Emilie : ce document permet au lecteur d'appréhender ses différentes facettes, toutes plus étonnantes et passionnantes. La marquise du Châtelet était à la fois femme de sciences, femme des arts, femme de musique et femme à la pointe de l’élégance.

    Cet élégant catalogue présente plusieurs portraits de Madame du Châtelet et des objets du quotidien lui ayant appartenu, intégrés dans des pièces reconstituées dans le cadre de l'ancien hôtel abbatial de Lunéville.

     

    ‡ Emilie du Châtelet. Une femme des Lumières à Lunéville, Anne-Marie Tissier, Jean-Louis Janin Daviet et Sébastien Mouflier-Verdal (dir.), éditions Scheuer, 2017, 204 p., ill. (20 €).

  • Zoom sur le château des Lumières de Lunéville

    Voici un regard étonnant sur les détails du château de Léopold, sur la ville, sur les pierres et sur les objets qui ont fait l'histoire de la cité cavalière. Regard d'une photographe de talent associé à celui d'un historien passionné. Un beau voyage en images pour redécouvrir un site en pleine renaissance.

     

    ‡ Zoom sur le château des Lumières de Lunéville, Denise Bloch et Jean-François Tritschler, éditions Association d'idées, 2017, 109 p., ill. (29 €)

     

     

     

  • Nancy : hommage à Jean-Pierre Coffe au marché central

    La Ville de Nancy vient de baptiser récemment la halle principale du marché centrale de la cité ducale "Cour Jean-Pierre Coffe".

    L'animateur de télévision et critique gastronomique Jean-Pierre Coffe (1938-2016) était originaire de Lunéville et sa mère d'origine vosgienne. Très jeune, il découvrit le monde du maraîchage et fut initié à la cuisine régionale par ses grands-parents lorrains.

    Attaché à Nancy et à son marché central, il fut le grand pourfendeur devant l'Eternel de la "malbouffe" et un authentique promoteur des produits de qualité. C'était aussi un amoureux du véritable cochon traditionnel !

    Désormais, l'allée principale du marché nancéien rappelera le souvenir de ce truculent défenseur de la gastronomie française.

  • L'histoire tragique et véridique du Sieur Simon de Calvy (1715-1747)

    Marie-France de Palacio, dans cet époustouflant roman historique, nous conte la courte vie de Jacques Xavier Simon de Calvy, un jeune militaire bourguignon attaché aux gardes du corps de Stanislas. Individu sans scrupules et amoral, séducteur de filles de bonnes familles et bigame. Mais surtout victime d'un père mesquin et sournois...

    Formidable roman remarquablement bien ficelé rédigé à partir de sources archivistiques inédites, il restitue la chronologie des faits de cette saga familiale et dépeint magnifiquement de beaux portraits psychologiques des différents acteurs de cette affaire au dénouement inattendu qui a pour cadre principal la Lorraine de cette première moitié du XVIIIe siècle.

    Cette tragédie fondée sur des faits réels, doublée d'une intrigue judiciaro-policière, est relatée pour la première fois. Elle vous tiendra en haleine jusqu'à sa dernière page !

     

    ‡ Entre Bourgogne, Lorraine et Languedoc. L'histoire tragique et véridique du Sieur Simon de Calvy (1715-1747), Marie-France de Palacio, éditions de la Fenestrelle, 2017, 257 p. (20 €).

  • Echanges, passages et transferts à la cour du duc Léopold (1698-1729)

    L'ouvrage s'inscrit dans le renouveau historiographique consacré aux milieux curiaux, qui met en évidence le rôle des cours dans la transmission des modèles politique et culturel, à travers la circulation des élites.

    Parce qu'elle appartient à un Etat frontalier situé entre France et Empire, la cour de Lunéville offre un observatoire privilégié pour étudier les phénomènes migratoires ainsi que les échanges entre les différents espaces auliques.

    Le règne de Léopold fait figure d'exception dans l'histoire politique de la Lorraine car il est synonyme d'une renaissance des duchés après les ondes de choc qu'a subi ce territoire des confins au XVIIe siècle. Après la vacance du trône durant près d'un demi-siècle, tout est à reconstruire et à réinventer. Par sa position limitrophe, la Lorraine ducale est depuis toujours prédisposée à accueillir les étrangers, mais la cour atteint encore un autre degré d'ouverture avec le nouveau souverain, élevé à la cour des Habsbourg à Vienne et désireux de rendre sa cour attractive, dès son arrivée à Nancy en 1698. Elle devient alors un espace de circulation intenses et un lieu de dialogue entre différentes nationalités.

    Cet ouvrage étudie ainsi le retentissement des pratiques culturelles et curiales des grands Etats dans une principauté ouverte sur l'Europe, montrant le rôle précurseur de la cour de Léopold, bien moins connue que celle de Stanislas, dans la diffusion des premières innovations politiques, sociales, économiques et religieuses à l'est du royaume de France.

     

    ‡ Echanges, passages et transferts à la cour du duc Léopold (1698-1729), Anne Motta (dir.), PUR, 2017, 292 p., ill. (23 €).

  • Histoire du Carmel de Nancy

    Les Carmélites étaient déjà installées à Nancy avant la Révolution mais cette funeste période mit fin à l'existence de leur couvent... Il faudra attendre 1868 pour qu'un nouveau Carmel voit le jour dans le diocèse de Nancy & de Toul, à Lunéville tout d'abord, puis à Nancy ensuite.

    C'est cette histoire d'une résurrection que nous content les auteurs de cet ouvrage qui constitue le premier tome d'une série de publications à venir sur l'histoire de la renaissance du Carmel nancéien. Fruit d'un long travail de recherches dans les archives du couvent de Nancy, nos historiens évoquent dans le premier tome les circonstances de la refondation d'un couvent de carmélites en Lorraine par deux religieuses venues du Mans et de Meaux.

    C'est tout d'abord à Lunéville que les religieuses fondent le nouveau monastère dans l'hôtel Sainte-Anne. Le 6 février 1868, après bien des tracas, nos carmélites prennent possession de cette belle demeure. Il s'agit d'une première étape : elles conservent le secret espoir de fonder un couvent également à Nancy...

    Les notes manuscrites laissées par Sœur Marie Emmanuelle du Sacré-Cœur servent de trame à nos chercheurs afin de présenter les conditions particulièrement difficiles dans lesquelles a été conçu le projet de fondation nancéienne.

    L'histoire du Carmel de Nancy restait à écrire : Jean-Claude L'Huillier et Marie-Odile Marin se sont lancés dans cette vaste entreprise. Elle attend une suite. Déjà sont annoncés les prochains thèmes abordés dans les publications à venir : les sources du Carmel de Nancy, la guerre de 1870, les persécutions religieuses de la fin du XIXe siècle et l'exil en Belgique, le Carmel à Nancy Buthegnémont, portraits de carmélites, l'obitulaire du Carmel...

     

    ‡ Histoire du Carmel de Nancy. Le berceau du Carmel nancéien : l'hôtel Sainte-Anne à Lunéville 1868 - Tome I, Jean-Claude L'Huillier et Marie-Odile Marin, Carmel-Amis éditeur, 2016, 150 p., ill. (15 €). Ouvrage disponible à la Librairie de l'Asnée, 11 rue de Laxou, 54600 Villers-lès-Nancy.

  • Lunéville (54) : Emilie du Châtelet n'est plus anonyme dans la mort

    Le 5 janvier dernier, le texte inscrit sur la tombe d'Emilie du Châtelet a été dévoilé en l'église Saint-Jacques de Lunéville en présence d'élus et des membres du Cercle de Madame du Châtelet.

    Jusqu'à cette date, la dalle de marbre noir qui recouvre la sépulture d'Emilie du Châtelet était restée anonyme. Née à Paris en 1706, Emilie du Châtelet est morte à Lunéville en 1749. Elle a été inhumée en l'église Saint-Jacques sous cette dalle noire.

    Le texte dévoilé est inscrit en lettres d'or sur cette dalle située à l'entrée de l'église, sous la tribune de l'orgue, et vient compléter la plaque offerte autrefois par Elisabeth Badinter.

    L'inscription revient sur la vie exceptionnelle de cette femme de sciences, la première à avoir traduit les Principa mathematica de Newton, en 1749.

  • Quand la marine impériale bombardait Nancy - 1916-1917

    Le "canon de Hampont", souvent appelé le "Gros Max", est une très grosse pièce d'artillerie de la marine allemande, mise en place pour un emploi terrestre en Moselle, entre Hampont et Château-Salins.

    A partir du 1er janvier 1916 et jusqu'au début de 1917, ce super canon de 260 tonnes exécute, par-dessus le front, des bombardements sur trois agglomérations de l'est lorrain : Nancy, Dombasle-sur-Meurthe et Lunéville. Servi par des canonniers marins, il crache, à une trentaine de kilomètres, environ 150 énormes obus qui occasionnent des dégâts et provoquent des victimes.

    Cent ans plus tard, il ne reste rien de cette pièce. Sur son site subsistent des vestiges ; son activité et ses conséquences ont laissé des traces dans les archives et son souvenir s'est transmis dans la mémoire des habitants des localités concernées par sa présence et ses tirs. Pourtant, ce "Gros Max" semble méconnu du grand public. Grâce à cet ouvrage, le lecteur va mieux connaître cet épisode de la Grande Guerre.

    L'ouvrage ne se limite pas à décrire le "Gros Max", il passe en revue tout ce qui, dans ce matériel, constitue une "démesure" par rapport à son importance dans l'Histoire : d'une part ses dimensions, ses performances, son environnement, ses soutiens et sa logistique ; d'autre part sa place dans les préoccupations des autorités militaires et civiles françaises. Il explique notamment les raisons de l'emploi d'une telle pièce d'artillerie lourde et cherche à découvrir pourquoi le haut commandement allemand a interrompu son activité.

    La diversité des aspects abordés et la richesse de l'iconographie résultent de la collaboration des auteurs qui ont mis en commun leurs connaissances et leurs fonds.

     

    ‡ Quand la marine impériale bombardait Nancy 1916-1917, collectif, éditions Gérard Klopp, 2016, 99 p., ill. (24 €).

  • Un centaure au crépuscule : Alexis L'Hotte

    Le général lunévillois Alexis L'Hotte (1825-1904) passe pour le plus orthodoxe promoteur de l'équitation classique française, aujourd'hui inscrite au patrimoine immatériel de l'humanité.

    Elève chéri de deux fameux écuyers antagonistes, François Baucher et le comte d'Aure, L'Hotte se voit crédité d'une synthèse illusoire de l'enseignement des deux maîtres.

    En vérité, il a pioché chez l'un et chez l'autre au gré des situations. son "calme, en avant droit" oriente une quête ; il ne fonde pas une méthode.

    Beau, élégant jusqu'à la coquetterie, sobre et précis, L'Hotte subjugua tous les cavaliers qu'il eut à former à Saint-Cyr comme à Saumur. Il fascina la cour impériale et se fit de Lyautey un admirateur indéfectible... Il demeura néanmoins un maître avare de conseils. Quand il mettait pied à terre, c'était aussitôt pour prendre des notes, debout à son plan de travail, solitaire et silencieux. Et, paradoxalement, cette distance accrut son prestige. Pour le reste, le général ne combattit jamais. Il n'en fut pas moins autorisé à prononcer des avis définitifs sur les nécessaires mutations de la cavalerie militaire... Jamais il ne pressentit le naufrage de la civilisation équestre.

    Cependant, l'impeccable parcours de l'écuyer se confond avec l'histoire de la question équestre au XIXe siècle. Or, jamais jusqu'alors cette question n'avait à ce point obnubilé les esprits. En effet, le paradoxe mérite d'être relevé, le "siècle de l'industrie" fut aussi, et d'abord, presque, celui du cheval.

     

    ‡ Un centaure au crépuscule. Alexis L'Hotte, Nicolas Chaudun, éditions Actes Sud, 2016, 177 p. (19 €).

  • Faïences en fête

    Ce catalogue, édité à l'occasion de l'exposition estivale 2016 présentée au château de Lunéville, est remarquable. Il nous fait partager le faste des fêtes à travers les nombreuses créations des faïenceries de Lunéville et Saint-Clément, à l'époque de Stanislas et au-delà.

    Tous les aspects des fêtes sont déclinés à travers ces productions artistiques : l'art de la table bien sur, mais aussi les fêtes familiales, les anniversaires, les fêtes et pratiques religieuses, la musique et la danse, le régionalisme lorrain...

    Un beau catalogue copieusement illustré avec d'intéressantes et inédites pièces issues des collections de l'association ou provenant de collections privées.

    Quand la Lorraine savait produire du beau. Pour le plus grand bonheur de tous !

     

    ‡ Faïences en fête, Guy Levieuge et Jeannine Guenot, Association des Amis de la faïence ancienne de Lunéville - Saint-Clément, 2016, 94 p., ill. (18 €). Disponible auprès de l'association, BP 50071, 54303 Lunéville Cedex.

  • 2017, année Boffrand, architecte du XVIIIe siècle en Lorraine

    Château de Thuillières (Vosges), construit par Germain Boffrand.

    A Lunéville, qui dit Boffrand dit château. Si 2016 est « l’année » Stanislas, ce sera au tour du « premier architecte » de Léopold de monopoliser l’attention l’année prochaine ; 2017 marquant le 350e anniversaire de sa naissance.

    Né à Nantes le 16 mai 1667, Germain Boffrand a beaucoup œuvré pour la Lorraine ducale, à Lunéville, où on lui doit aussi le château de la Favorite, à Gerbéviller, Haroué, Jarville, Nancy, Aulnois-sur-Seille, Commercy, Thuillières…
    « L’homme est assez peu connu du grand public au-delà de notre région, moins connu en tout cas que son élève Emmanuel Héré », regrette Benoît Tallot. L’adjoint à la Culture de Lunéville, comme il l’avait fait pour les frères Muller, a donc décidé de reprendre son bâton de pèlerin.

    Au sens propre comme au sens figuré, puisqu’il a passé une partie de ses vacances à sillonner les lieux, où l’on trouve la signature de Germain Boffrand, en Lorraine, mais aussi à Paris et dans l’Ile de France. Comme architecte, mais aussi comme urbaniste, décorateur et concepteur d’ouvrages de génie civil, des ponts notamment.

    Si Benoît Tallot a voulu créer l’association « Mission Boffrand-2017 2023 », c’est aussi parce que l’architecte de Léopold, « un génie aux talents multiples », a contribué à dessiner l’urbanisme de Lunéville en définissant les règles à suivre pour les façades des nouveaux bâtiments (linteaux, fenêtres regroupées, clés sculptées sur leurs cintres en demeurent des témoignages.).

    Pour faire vivre cette association, qu’il a cofondée et copréside avec Lucienne Redercher, adjointe à la Culture à Nancy, trois commissions ont été formées qui travailleront sur l’architecture de Boffrand, l’histoire de l’art et la constitution d’une base de recherches documentaires. Elles seront respectivement animées par Jean Redercher et Dominique Grandjean pour la première, Catherine Guyon et Françoise Hervé. Tous les propriétaires d’une « architecture » Boffrand en seront membres d’honneur, qu’ils soient des particuliers ou des collectivités locales. Les deux maires de Lunéville et de Nancy ont été nommés présidents d’honneur de l’association, dont le siège est fixé à la mairie de Lunéville. Martine Priester de Nancy assure la trésorerie, Monique Roussel, de Brie-sur-Marne, le secrétariat.

    L’ambition, outre de créer un centre de recherches et de documentation sur l’œuvre de Germain Boffrand, est de préparer événements et manifestations autour de ses réalisations.

    Une exposition éclatée sur plusieurs sites est déjà prévue pour l’anniversaire de sa naissance, le 17 mai 2017. A Lunéville, on évoquera l’architecture religieuse à la tour de la cloche de Saint-Jacques, l’ingénieur civil que fut Boffrand à l’hôtel abbatial, la Pitié Salpêtrière dans le hall de l’hôpital, et Boffrand, l’architecte du château… au château de Lunéville. Des expositions seront également organisées au Palais du gouverneur à Nancy ainsi qu’au Sénat à Paris (le Petit Luxembourg, la résidence actuelle de son président, est signé Boffrand).

    Autant de projets pour une mission dont le terme a été fixé à 2023, tout simplement parce que les travaux de restauration du château de Lunéville devraient alors être achevés.

     

    ‡ Contact : Benoît Tallot, 11 rue de la République à Lunéville. Mail : tallot.benoit@wanadoo.fr

  • Stanislas Leszczynski, de l'homme à la légende

    A l'occasion de l'exposition Stanislas Leszczynski (1677-1766), de l'homme à la légende présentée au château de Lunéville - et en lien avec celle du Musée lorrain à Nancy pour le 250e anniversaire du rattachement de la Lorraine à la France -, un catalogue richement illustré a été édité.

    Les contributions  s'attachent à analyser la personnalité de Stanislas, roi de Pologne déchu devenu duc de Lorraine et de Bar, et le souvenir qu'il a laissé dans la mémoire lorraine. Ce catalogue rassemble des synthèses inédites sur les relations affectueuses que le roi-duc entretenait avec sa fille la reine de France et ses petits-enfants, son séjour à Chambord, son goût pour la "rocaille", ses tables festives, les inventions gastronomiques qui lui sont attribuées ou encore les caricatures qu'il a inspirées.

    Près de 130 œuvres y sont également présentées, provenant de plusieurs institutions et musées régionaux et nationaux.

    Un bel ouvrage pour se souvenir des derniers fastes d'une Lorraine qui allait désormais entrer dans le giron du royaume des lys...

     

    ‡ Stanislas Leszczynski. De l'homme à la légende, collectif, Château des Lumières - Lunéville, 2016, 106 p., ill. (30 €).

  • Stanislas Leszczynski, de l'homme à la légende

    Dans le cadre du 250e anniversaire de l'annexion de la Lorraine par la France, une exposition sur "Stanislas Leszczynski, de l'homme à la légende" est proposée par le musée du château de Léopold à Lunéville du 17 juin au 30 octobre.

    Plus de 120 œuvres ont été sélectionnées, provenant des collections souvent inédites du musée du château, et enrichies grâce au partenariat du Musée Lorrain à Nancy. Des prêts importants ont également été consentis par la Bibliothèque municipale de Nancy, les Archives nationales, la Cité de la céramique à Sèvres, les Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, le Mobilier national…

  • A la croisée des destins

    Le Vosgien Roger Poinsot nous offre ici son cinquième roman historique ayant pour cadre l'histoire de notre Lorraine, entre 1735 et 1744.

    Dans A la croisée des destins, l'auteur nous conte le périple de deux jeunes Lorrains du sud partis en radeau sur le Madon depuis Mirecourt, et en suivant le cours de la Moselle et de la Meurthe pour arriver sur celui de la Vezouze face à l'extraordinaire château de Lunéville, petit bijou lorrain, dernier vestige de la splendeur du duché de Lorraine avant la disparition de Stanislas.

    Histoire d'une rencontre improbable entre deux mondes : celui des humbles avec celui des puissants... Et le bateau est celui de l'ingénieur Vayringe, extraordinaire inventeur lorrain méconnu. Et en cette année du 250e anniversaire de la réunion de la Lorraine à la France, le lecteur redécouvre les circonstances de la mainmise du roi Louis XV sur les terres lorraines...

     

    ‡ A la croisée des destins, Roger Poinsot, éditions des Lutins, 2016, 85 p. (19 €).

    L'ouvrage est disponible par correspondance en envoyant ses coordonnées postales et le règlement (23 € franco) à : M. Roger Poinsot, 14 rue de la Joie, 88320 Marey.

  • En Orient et en Occident, le culte de saint Nicolas en Europe du Xe au XXIe siècle

    N'a-t-on pas déjà tout écrit sur saint Nicolas, ce saint qui constitue un trait d'union entre l'Orient et l'Occident, ce saint - fait unique - dont le récit de la vie s'est prêté à de multiples réappropriations au fil des générations, jusqu'à incarner de nos jours le Père Noël ? Les nombreuses contributions du colloque réuni en 2013 à Lunéville et Saint-Nicolas-de-Port prouvent tout le contraire.

    Dues à des chercheurs venus de près d'une dizaine de pays différents, elles précisent les contours divers pris par la figure "nicolaïenne" et les étapes du développement de ce culte resté très vivace. De récentes fouilles archéologiques conduites sur le site de Myre/Demre, au berceau de saint Nicolas,  révèlent le dynamisme de la cité où vécut cet évêque, qui reste par bien des traits mystérieux. Des enquêtes minutieuses menées pour presque tout l'espace européen sur les attestations du culte (toponymes, prénoms, images, objets de dévotion, dédicaces des églises, fêtes aux rites spécifiques) placent Nicolas aux premiers rangs de la "cour céleste", et ce dès avant que ses reliques ne soient transférées de son tombeau d'origine à Bari (1097).

    La fortune du saint évêque, qui toucha des milieux très divers (aristocratie, jeunes clercs, marchands...) ne s'est alors plus démentie : à partir du second millénaire, Nicolas s'imposa comme une référence majeure de la Russie à l'Irlande et de la Pologne aux Balkans ou à la péninsule Ibérique en passant par la Lorraine, bien sûr, tout en se prêtant à des innovations étonnantes, jusqu'à se voir mêlé à la vie publique.

     

    ‡ En Orient et en Occident, le culte de saint Nicolas en Europe Xe-XXIe siècle, Véronique Gazeau, Catherine Guyon et Catherine Vincent (dir.), éditions du Cerf, 2015, 502 p., ill. (45 €).

  • Les chapelles royales : de la gloire de Dieu à la gloire du prince

    Fruit du colloque tenu en 2010 au château de Lunéville, les communications reprises dans ces actes mettent en perspectives l'origine, les fonctions et l'organisation des chapelles princières en France et en Europe du Moyen Âge à nos jours. Cette étude s'articule autour de la chapelle du château de Lunéville où une place importante est réservée à son histoire et aux apports de la restauration de la chapelle.

    Historiens, musicologues et archéologues nourrissent, à partir de sources variées - archives, récits, partitions musicales, fouilles archéologiques - une réflexion destinée à définir une typologie d'édifices que l'on croit trop souvent connaître parfaitement.

    Dans cette remarquable étude se conjuguent ainsi naturellement histoire politique et religieuse, histoire de l'art et de l'architecture, histoire sociale, autour de quelques axes majeurs : les chapelles comme lieu de célébrations de la souveraineté et leur métamorphose après la Révolution.

    On regrettera que les rites liturgiques développés dans ces chapelles prestigieuses aient été les grands oubliés de ce colloque. Cependant, cette rencontre a permis d'ouvrir plusieurs perspectives de recherche qui permettront de mieux appréhender encore l'importance de ces lieux de culte dans l'histoire de la monarchie.

     

    ‡ Les chapelles royales. De la gloire de Dieu à la gloire du prince, Mireille-Bénédicte Bouvet et Hélène Say Barbey (dir.), CTHS, 2015, 334 p., ill. (39 €).

  • Correspondance de Valentin Jamerey-Duval, bibliothécaire des ducs de Lorraine

    Le tome I de la Correspondance de Valentin Jamerey-Duval (1722-1745) a permis au lecteur de découvrir le parcours singulier de ce fils de pauvres paysans de Champagne, ancien serviteur d’ermites lorrains, devenu bibliothécaire des ducs de Lorraine Léopold et François-Etienne, puis de l’empereur François Ier - ex-duc de Lorraine François-Etienne - au palais Pitti à Florence.

    Le tome II nous offre de poursuivre la découverte d'une nouvelle étape dans sa vie entre 1746 et 1760. En 1746, Jamerey-Duval poursuit la rédaction de ses Mémoires et sa correspondance avec son ami, Frère Zozime, ermite lorrain, et avec son mécène, le baron Pfütschner, à Vienne. En 1748, il est invité à rejoindre l'époux de Marie-Thérèse de Hasbourg, François Ier, à Vienne, afin d’y diriger son cabinet impérial des monnaies. Intermède heureux, en 1752, il entreprend un long voyage qui le conduit à Bruxelles et à Paris, où il revoit Mme de Graffigny, amie connue à Lunéville ; il se rend également à Arthonnay, son village champenois natal, où il retrouve ses sœurs et, enfin, en Lorraine, où il suit, auprès des ses amis religieux, la reconstruction d’un ermitage et redécouvre la générosité du roi Stanislas, nouveau duc nominal de Lorraine.

    Depuis Vienne, Jamerey-Duval continue à faire montre de ses qualités de cœur à travers sa correspondance. Il prodigue conseils et aide aux humbles ermites en faisant reconstruire pour eux trois ermitages, à sa famille et à son ancien patron berger. Sa générosité sans faille et ses Mémoires plaisent tant à Jean-Jacques Rousseau que le philosophe expose dans son cabinet de travail les vignettes illustrant la vie de Duval...

    En attendant le IIIe et dernier tome auquel travaille assidûment André Courbet.

    L'auteur, André Courbet, a consacré de nombreux travaux à l’histoire régionale de la Lorraine et propose une annotation minutieuse de la riche correspondance de Valentin Jamerey-Duval.

     

    ‡ Correspondance de Valentin Jamerey-Duval, bibliothécaire des ducs de Lorraine (1746-1760) - Tome 2, André Courbet (prés.), éditions Honoré Champion, 2015, 1096 p., ill. (250 €).

  • François Nicolas Benoît Haxo, successeur de Vauban (1774-1838)

    François Nicolas Benoît Haxo naît à Lunéville en 1774. Après une éducation bourgeoise à Nancy puis à Paris, et une formation à l’école d’artillerie de Châlons-sur-Marne, il débute sa carrière militaire sur le Rhin, intègre Polytechnique en 1796, mais est rapidement appelé pour servir à Bitche puis à Genève.

    En 1800, jeune capitaine, il franchit le Saint-Bernard avec le Premier Consul. En Italie, il conçoit Rocca d’Anfo, améliore Peschiera. En mission à Constantinople, il renforce les défenses des Dardanelles. En Espagne, il est aux sièges de Saragosse en 1809 et de Lerida. Il agrandit les places de Hambourg et Dantzig, édifie Modlin en Pologne. En 1812, il connaît la campagne de Russie et sa terrible retraite. Gouverneur de Magdebourg, nommé commandant en chef du génie de la garde impériale, il est au côté de l’empereur à Waterloo…

    Comme Vauban, la paix est pour lui plus active que la guerre. Après la chute de l’Empire en 1815, membre du comité des fortifications, enrichi d’une vision et d’une véritable expérience stratégiques, il intervient sur la plupart des ouvrages fortifiés de France. Il fait rétablir les défenses de Lyon, à Grenoble il édifie la Bastille et réalise les nouveaux remparts, relève Belfort, Fort l’Ecluse et bien d’autres places. Point d’orgue de sa carrière, il assiège Anvers en 1836.

    Homme d’esprit et de caractère, bien inséré dans la société intellectuelle, politique et scientifique, il a aussi une vie sociale bien remplie jusqu’à son décès en 1838 à Paris.

    Le général Haxo est certainement le plus brillant ingénieur militaire du XIXe siècle. Tirant le meilleur parti de toutes les techniques de ses prédécesseurs, son nom est incontestablement attaché à la fortification européenne comme le chaînon reliant Vauban à Séré de Rivières.

    L’auteur, déjà biographe de Nicolas Haxo, oncle du général du génie et lui-même général des armées révolutionnaires, au terme d’une longue enquête et de la consultation d’une masse impressionnante d’archives souvent inédites, construit la première biographie définitive de ce militaire de génie, maître absolu de la pierre.

     

    ‡ Haxo 1774-1838. Successeur de Vauban, Yannick Guillou, Edhisto, 2015, 532 p., ill. (21 €).

     

  • La faïence et l'enfant

    Né d'une remarquable exposition présentée au château de Lunéville durant l'été 2015, ce sympathique catalogue illustre parfaitement le développement de la faïence en Lorraine à partir du XVIIIe siècle qui a permis un renouvellement des arts de la table et la création de nouvelles pièces ornementales.

    Les jouets n'ont pas été oubliés avec les dînettes de poupée, les services à thé et à café ou les ensembles de toilette qui ont fait le bonheur des petites filles sages jusque dans les années cinquante du siècle dernier.

    Modeleurs et sculpteurs ont aussi laissé pour la postérité d'admirables groupes et figurines qui traduisent toute la grâce et la spontanéité de l'enfance.

    L'art au service de l'enfance pour exprimer l'innocence, rendre la douceur, magnifier l'amour, faire naître l'émotion, voire inspirer la spiritualité. A découvrir et à admirer dans ce beau catalogue magnifiquement illustré avec des clichés d'objets provenant de collections particulières.

     

    ‡ La faïence & l'enfant, catalogue de l'exposition présentée au château de Lunéville - Eté 2015, Guy Levieuge et Jeannine Guenot, Association des amis de la faïence ancienne de Lunéville - Saint-Clément, 2015, 83 p., ill. Disponible auprès de M. Guy Levieuge, 24 rue Boffrand, 54300 Lunéville.

  • Alfred Renaudin s'expose au château de Lunéville

    En préfiguration du 150ème anniversaire de la naissance d'Alfred Renaudin (1866-1940), qui sera célébrée en 2016, le château de Lunéville présente une remarquable exposition des œuvres de cet artiste peintre lorrain, témoignant de la variété de ses talents.

    Expo' à voir jusqu'au 27 septembre 2015.

  • Alfred Renaudin (1866-1944), les couleurs de la Lorraine

    En lien avec l'exposition présentée cet été au château de Lunéville, le catalogue consacré au peintre vosgien Alfred Renaudin nous permet de faire mieux connaissance avec cet artiste qui, reconnaissons-le, ne faisait jusqu'à présent pas vraiment partie du panthéon des artistes lorrains de l'époque contemporaine.

    Et pourtant, comme l'écrit Francine Roze dans son introduction au catalogue, notre artiste ne s'est pas seulement limité à être un peintre de paysages. Pour qui s'attache à lire ses tableaux, ils constituent bien plus que de belles compositions pittoresques et colorées : ils sont les témoignages vivants, fidèles et véridiques d'une époque aujourd'hui révolue dans laquelle prennent nos racines.

    L'ouvrage s'attache à nous faire prendre conscience que Renaudin fut un observateur de talent, attentif à la vie quotidienne et l'environnement bâti et paysager de ses contemporains autant qu'à l'actualité du moment.

    Ce catalogue n'est pas un inventaire raisonné  de l'œuvre d'Alfred Renaudin. Il se propose de suivre l'artiste à travers une centaine de ses toiles, dans une Lorraine rurale et urbaine profondément modifiée depuis sa disparition en 1944.

     

    ‡ Alfred Renaudin (1866-1944). Les couleurs de la Lorraine, Francine Roze, Serge Domini éditeur - Musée du Château de Lunéville, 2015, 112 p., ill. (25 €).

  • Alfred Renaudin s'expose pour l'été au château de Lunéville

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