08 novembre 2009

L'Eglise des Vosges et de Meurthe-et-Moselle lance un appel au don

La crise financière touche tout le monde, y compris l'Eglise. Pour lui permettre d'annoncer l'Evangile et d'être présente dans notre monde, nos évêques demandent à tous les catholiques pratiquants et non pratiquants de contribuer aux charges de l'Eglise.

C'est aussi permettre aux prêtres, diacres et laïcs bénévoles mandatés par l'évêque, de prendre leur responsabilité auprès des baptisés, d'assurer la distribution des sacrements et l'accueil des familles dans le deuil.

Alors, donnons de bon coeur !

denier 2009 saint dié.png

>> Plus d'infos et don possible sur :

Diocèse de Saint-Dié : http://www.catholique-vosges.fr/Campagne-2009.html...

Diocèse de Nancy & Toul : www.catholique-nancy.cef.fr

 

denier 2009 nancy et toul.jpg

05 novembre 2009

Le trésor de Pouilly-sur-Meuse exposé au Musée Lorrain de Nancy

Le trésor de Pouilly-sur-Meuse (commune du nord meusien), qui devait être mis en vente le 9 novembre, a été acheté 1,4 million d'euros par les collectivités publiques a annoncé le 3 novembre la maison d'enchères Sotheby's.

 

trésor de pouilly sur meuse.jpgClassées trésor national par arrêté du 27 avril 2009, les 31 pièces d'orfèvrerie de la Renaissance (XVe-XVIe siècles) rejoindront ainsi les collections du Musée Lorrain de Nancy, après leur exposition chez Sotheby's à Paris.

 

Le trésor de Pouilly-sur-Meuse a été mis au jour le 11 novembre 2006 lors de travaux de déblaiement dans un jardin privé. Il comprend notamment trois coupes, une aiguière, 21 cuillères, deux timbales et un couvercle formant un gobelet emboîtable. Le tout est daté d'une période allant de 1480 à 1570. Ces pièces sont marquées aux poinçons de quatre villes : Châlons-en-Champagne, Reims, Paris et Strasbourg.

 

trésor chez sothebys.jpgToutes les pièces sont soit en vermeil soit en partie dorées. La pièce principale de cet ensemble est une aiguière couverte en vermeil avec traces d'émail, au poinçon de Paris, que l'on peut dater d’avant 1507. Il s'agit, selon Sotheby's, de la plus ancienne aiguière parisienne répertoriée à ce jour.

 

L’inventeur du trésor, âgé d'une cinquantaine d'années, vit à Pouilly-sur-Meuse, dans une propriété qui donne sur la Meuse ombreuse. Il est resté discret depuis sa découverte réalisée fortuitement en creusant sa fosse septique. Sa discrétion n'a d'égale que sa chance. A Pouilly-sur-Meuse, personne, ou presque, n'était au courant de la formidable découverte.

 

francine roze.jpgCe trésor rejoindra les collections du Musée Lorrain à Nancy. Conservatrice en chef, Francine Roze, est sur un petit nuage. Elle assure que « c'est le plus beau cadeau de Saint Nicolas que l'on puisse imaginer pour les Lorrains ».

 

Le député Laurent Hénart a finalisé une opération qui ne devrait coûter que 80.000 € à Nancy. Dans le détail, le montage financier qui a permis l'achat du trésor de Pouilly, s'appuie sur un investissement de l'Etat de 450.000 €, de la Région Lorraine pour 210.000 €, de la ville de Nancy pour 80.000 €, de la Société d'Histoire lorraine pour 40.000 € et d'un mécène semi-privé pour 620.000 €.

 

[d’après l’Est Républicain | 04.11.09]

03 novembre 2009

La maternité régionale de Nancy à 80 ans

La Maternité Régionale Universitaire de Nancy a fêté en septembre le 80ème anniversaire de son ouverture en 1929.

 

Une importante exposition en constitue l’évènement principal. Celle-ci, présentée dans la galerie principale de l’établissement, souligne en particulier :

 

  • le positionnement actuel de la Maternité Régionale, l’esprit d’anticipation des ses fondateurs, les évènements singuliers qui ont marqué les 80 premières années, seront illustrés par des documents historiques et un grand nombre de photographies d’époque. De nombreux objets (instruments médicaux, biberons…) y sont présentés, ainsi qu’un exceptionnel "Atlas d’anatomie obstétricale" de 1894 consultable sur une borne interactive.

 

  • la dynamique d’innovation, de recherche constante d’amélioration du service aux nouveau-nés et à leur famille (présentation de panneaux spécifiques sur les activités de pointe) Ces questions permettent notamment de découvrir le projet de construction du nouveau bâtiment de Néonatologie ainsi que les nouvelles technologies, l’organisation médicale qu’il promeut et les programmes de recherche sur lesquels la Maternité est en pointe.

 

 

  • projection d’un film en images de synthèse permettant au visiteur de pénétrer au cœur du futur bâtiment de Néonatologie.

 

 

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Entrée de la maternité régionale de Nancy
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Docteur Heydenreich et ses sages-femmes

 

 

 

>> L’exposition est accessible gratuitement au public dans sa totalité entre 9 h et 17 heures en semaine jusqu’au 19 novembre 2009, dans les locaux de la Maternité au 10 rue du Docteur Heydenreich à Nancy.

25 octobre 2009

Nancy : des logements dans l'ancienne prison Charles-III

Odeurs de moisissures, de vieux bois, puanteur dans des cellules de 9 m², la prison est désaffectée depuis juin 2009. Bientôt, elle accueillera 1.500 à 2.000 logements.

 

prison charles III.jpgL'administration pénitentiaire a cédé officiellement le 21 octobre les bâtiments de la vieille prison Charles-III à l'établissement public foncier de Lorraine, agissant pour le compte du Grand Nancy. Le prix de vente, fixé par les Domaines, tourne autour de 650.000 €.

 

La communauté urbaine récupére ainsi de précieux terrains qui entrent dans le périmètre du projet urbain de 15 hectares « Nancy grand cœur ». Projet qui consiste à reconstituer un centre-ville cohérent, de la place Thiers à l'avenue du Général-Leclerc. Les vieux bâtiments de l'ex-prison Charles-III sont évidemment condamnés. Le Grand Nancy va déposer le permis de démolir prochainement. Objectif démolition totale pour la fin du premier semestre 2010.

 

Charles-III était, jusqu’à sa fermeture, l'une des plus vieilles maisons d'arrêt de France encore en service. A la limite de l'insalubrité. Pour un taux d'occupation frisant les 150 %... Cette prison située en centre-ville datait de 1857. Aménagée dans une ancienne manufacture de tabac construite en 1716. Sa disparition va permettre d'étirer la rue Charles-III jusqu'au pont des Fusillés. Mais aussi de tracer une nouvelle artère depuis la rue du Grand- Rabbin-Haguenauer. La courbe quelque peu étrange de la rue du Ghetto-de-Varsovie disparaîtra pour ne laisser qu'une partie rectiligne au départ de l'avenue Leclerc. L'espace situé devant le lycée Cyfflé sera dégagé pour créer une vraie place Alexandre-Ier.

 

Des logements seront également construits pour accueillir 1.500 à 2.000 nouveaux habitants.

 

 

[d’après l’Est Républicain | 20.10.09]

18 octobre 2009

Nancy : une place pour le duc Charles III

place du marché nancy.jpgC'est au duc Charles III de Lorraine que l'on doit la création de la Ville neuve de Nancy à partir de 1588. Ce projet global, extrêmement audacieux pour l'époque, frappa les contemporains car il juxtaposait un quartier moderne et aéré à côté d'une vieille ville encore très médiévale. L'actuelle place du marché, devant l'église Saint-Sébastien, accueillait alors l'hôtel de ville et en 1621, le duc Henri II, fils de Charles III, souhaita faire installer sur cet espace une statue équestre de son père. Mais seul le cheval fut réalisé... et d'ailleurs détruit ensuite sur ordre du roi de France Louis XIV dont les troupes occupaient alors la Lorraine.

charles III de lorraine.jpgDans la perspective des manifestations prévues en 2012 autour du thème de la Renaissance, la Ville de Nancy a décidé de rendre hommage au génie visionnaire de Charles III sur les lieux mêmes de son expression et de donner son nom à la portion de place, devant l'église Saint-Sébastien, qui accueille les étals en semaine.

La statue équestre du duc pourraient enfin être réalisée d'ici 2012 et trouver là un emplacement légitime.

 

[source : Nancy Mag, octobre-novembre 2009]

16 octobre 2009

Nancy : reprise du chantier de restauration de la basilique Saint-Epvre

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[source : Nancy Mag, octobre-novembre 2009]

10 octobre 2009

24 et 25 octobre : vente de livres à la Bibliothèque diocésaine de Nancy

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Dans les locaux de la BDN à Villers-les-Nancy

08 octobre 2009

"Le Pays Lorrain" est paru

pays lorrain.jpgDans son numéro de septembre, la revue d'histoire et d'art du Musée Lorrain de Nancy nous réserve de bien belles pages sur notre Lorraine. Au sommaire notamment :

- la restauration du château de Lunéville : chantiers et réflexions en cours

- l'ouvrage "Sermon de charité" de Thomas Illyricus, de Saint-Nicolas-de-Port (1525)

- petite histoire du goût et des arts de la table au XVIIIe siècle à travers les collections du Musée Lorrain

- les Adt et l'industrie du carton laqué (Pont-à-Mousson)

- l'iconographie du duc Léopold de Lorraine : l'exemple des médailles de Saint-Urbain

- à propos du portrait de Mgr Allemand-Lavigerie, évêque de Nancy

- un Claude Lorrain de retour au musée des Beaux-Arts de Nancy

Et encore de nombreux autres articles et chroniques, sans oublier les habituelles rubriques qui nous informent sur la vie culturelle en Lorraine.

 

>> Le Pays Lorrain, septembre 2009 (10 €). En vente au numéro ou sur abonnement au Musée Lorrain, 64 Grande-Rue, 54000 NANCY.

01 octobre 2009

Opéra de Nancy : les sculptures extérieures en cours de restauration

Pour la plupart réalisés en 1752, les pots à feu, balustres et groupes sculptés sont restaurés par des mains expertes, avec des blocs de pierre hissés sur le toit de l'Opéra national.

 

opéra nancy.jpg« On a une grue de 50 tonnes en pleine place Stanislas à 26 m de haut. Sur la baslique Saint-Epvre on était à 34 m, ce qui n'était pas simple non plus ! », explique Olivier Thouvenin, conducteur de travaux pour le groupement d'entreprises France Lanord et Chanzy Pardoux.

 

On est au paradis des maçons, tailleurs de pierre et sculpteurs. Le temps s'arrête et le grutier manœuvre en aveugle aux ordres des collègues suspendus aux balustrades. Des gestes lents, une translation de l'ordre du centimètre, pour déplacer un fût en pierre de 1752, qu'il va falloir reprendre avec minutie.

 

« Nous serons dans les temps pour les 5 et 6 décembre. La partie Est de l'hôtel de ville était programmée pour 2009, l'Opéra en 2010 et le musée des Beaux-arts en 2011. Avec le plan de relance gouvernemental, on gagne un, voire deux ans sur la programmation », confirme Lorraine Penin responsable des travaux sur les monuments historiques de Nancy. Une vraie passion pour les balustres, pots à feu, groupes sculptés et mains courantes, mais aussi une responsabilité au regard de l'Histoire : « L'objectif c'est l'état de 1752 en préservant au maximum ce qui peut l'être. Certains goujons en métal du 18ème ont d'ailleurs mieux résisté que ceux du 19ème fabriqués dans un alliage de moins bonne qualité ».

 

Si le chantier de l'Opéra est si particulier, c'est aussi parce que Pierre-Yves Caillault, l'architecte en chef des Monuments historiques, a demandé que la taille et la sculpture soient réalisées en hauteur sur le toit même de l'Opéra national : « C'est plus compliqué, on a moins ses aises que dans l'atelier, mais en contrepartie on a une bonne vision du chantier et de la cohérence de l'ensemble. Par ailleurs les éléments restaurés sont moins manipulés, donc il y a moins de risque de casse », rappelle Olivier Thouvenin.

 

Pour Maïder Aizicovici sculpteur, la restauration est une école d'humilité. « On doit en voir le moins possible et on ne signe pas son travail. Le but n'est pas de tout refaire à neuf à l'identique mais de préserver au maximum. S'il y a vraiment un défaut structurel, la pierre bien sûr est alors changée », explique la jeune femme, en caressant doucement la pierre de Savonnières (Meuse), avec sa livrée blanche au grain si fin, qui fait merveille sous le soleil d'automne.

 

Sur la tranche 2007-2013, les travaux de restauration auront coûté la bagatelle de 2,224 M €. Rien que pour l'Opéra, l'enveloppe frise les 405.000 €. Si la DRAC participe à hauteur de 35 % sur l'Opéra national de Lorraine, elle abonde en revanche à hauteur de 50 % de l'enveloppe sur les balustres, pots à feu et groupes sculptés du Musée des Beaux-Arts.

 

[d’après l’Est Républicain | 30.09.09]

29 septembre 2009

Nancy : le centre de tri postal transformé en palais des congrès

A 5h30, le 26 mars 2007, le centre de tri postal de Nancy a traité ses dernières lettres, signant à la fois la fin d'une époque et une renaissance inattendue pour ce bâtiment signé Claude Prouvé. C'est Marc Barani qui va reprendre la copie de Prouvé, pour en faire un palais des congrès dans le nouveau quartier de la gare.

 

centre de tri nancy.jpgLa démolition des colonnes courriers aux allures de cheminées et ses voûtes, a démarré, sorte de coup d'envoi d'un chantier monumental piloté par les services du Grand Nancy. Bâtiment d'une grande justesse, beauté austère et pleine de qualités, structure d'une grande intelligence : on a tout dit ou presque de ce monument en plein cœur de ville, à « l'échelle très correcte » mais qui va être considérablement transformé.

 

Ouvrir le palais des congrès sur la ville, le remettre au cœur du nœud de communication multimodal de la « grande gare du Grand Nancy » : tel est le dessein de l’architecte Barani, pour qui le nouveau palais des congrès doit être un monument de transparence et de lumière. Avec une grande façade vitrée, sans les quais de chargement mais doté d'une grande galerie ouvrant encore l'édifice sur la ville, le palais des congrès sera doté d'amphithéâtres, de salles d'exposition, d'espaces de rencontre vastes mais conviviaux.

 

Au cœur de ce quartier bientôt redessiné par Duthilleul, le nouveau palais des congrès va jouer son rôle de phare éclairant la porte d'entrée du Grand Nancy. Barani qui a signé à Paris le nouveau pont reliant la rive de Billancourt à l'île Seguin, la rénovation du musée Fernand-Léger à Biot, l'extension du cimetière de Roquebrune-Cap-Martin, la passerelle du Millénaire ainsi que le terminus et des éléments du tram à Nice, s'attaque à un des dossiers les plus visibles du cœur de Nancy, auquel le maire est très attaché : « Nancy Grand Cœur bénéficie d'un remodelage subtil compte tenu des séquelles antérieures, en faisant le lien entre les deux rives de la voie ferrée. Tout cela pour mieux vivre ensemble et placer la gare au cœur d'un quartier ouvert sur le monde ».

 

[d’après l’Est Républicain | 29.09.09]

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