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  • Vente de livres à la Bibliothèque diocésaine de Nancy les 28-29 octobre 2017

  • La Nouvelle revue lorraine n° 46 : honneur au 1er régiment de chasseurs de Thierville

    Encore un riche sommaire pour ce 47ème numéro de La Nouvelle revue lorraine qui occupera vos soirées automnales...

    Jean-Marie Cuny nous propose dans ce numéro bimestriel :

    - un imagier de pierre

    - le 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse

    - une jeunesse dans la tourmente

    - une cultivatrice très courageuse

    - la grande aventure du train sur rails : 1852 - Nancy-Lunéville

    - Wala, l'évêque messin qui défia les Vikings

    - le prieuré de Parey-sous-Montfort

    - à propos de la maison "gothique" de Robécourt

    - nostalgie scolaire

    - des célébrités et des plaques dans les rues de Nancy

    - les recettes du chef de l'Arsenal

    - la bataille de Bar du 15 novembre 1037

     

    ‡ Le numéro 47 de La Nouvelle revue lorraine est disponible dans les bonnes librairies lorraines (elles sont peu nombreuses !) et sur le site Internet www.nouvelle-revue-lorraine.fr/  

  • Nancy : hommage à Jean-Pierre Coffe au marché central

    La Ville de Nancy vient de baptiser récemment la halle principale du marché centrale de la cité ducale "Cour Jean-Pierre Coffe".

    L'animateur de télévision et critique gastronomique Jean-Pierre Coffe (1938-2016) était originaire de Lunéville et sa mère d'origine vosgienne. Très jeune, il découvrit le monde du maraîchage et fut initié à la cuisine régionale par ses grands-parents lorrains.

    Attaché à Nancy et à son marché central, il fut le grand pourfendeur devant l'Eternel de la "malbouffe" et un authentique promoteur des produits de qualité. C'était aussi un amoureux du véritable cochon traditionnel !

    Désormais, l'allée principale du marché nancéien rappelera le souvenir de ce truculent défenseur de la gastronomie française.

  • L'histoire tragique et véridique du Sieur Simon de Calvy (1715-1747)

    Marie-France de Palacio, dans cet époustouflant roman historique, nous conte la courte vie de Jacques Xavier Simon de Calvy, un jeune militaire bourguignon attaché aux gardes du corps de Stanislas. Individu sans scrupules et amoral, séducteur de filles de bonnes familles et bigame. Mais surtout victime d'un père mesquin et sournois...

    Formidable roman remarquablement bien ficelé rédigé à partir de sources archivistiques inédites, il restitue la chronologie des faits de cette saga familiale et dépeint magnifiquement de beaux portraits psychologiques des différents acteurs de cette affaire au dénouement inattendu qui a pour cadre principal la Lorraine de cette première moitié du XVIIIe siècle.

    Cette tragédie fondée sur des faits réels, doublée d'une intrigue judiciaro-policière, est relatée pour la première fois. Elle vous tiendra en haleine jusqu'à sa dernière page !

     

    ‡ Entre Bourgogne, Lorraine et Languedoc. L'histoire tragique et véridique du Sieur Simon de Calvy (1715-1747), Marie-France de Palacio, éditions de la Fenestrelle, 2017, 257 p. (20 €).

  • Nancy (54) : "La Rébellion" à l'affiche du ciné-club de la paroisse Notre-Dame de Lourdes

  • Aux Deux Hirondelles

    Paris 1953. Pauline Delaumont et Anne, sa sœur jumelle, décevant les vues de leur père, notable de Nancy, sont chanteuses dans un cabaret de la Butte Montmartre. Leur spectacle fait recette mais pas assez aux yeux de leur propriétaire qui, pour mieux rançonner la clientèle, exige qu’elles le pimentent de numéros de strip-tease...

    Elles décident alors d’ouvrir leur propre établissement  : ce sera le cabaret "Aux deux hirondelles" à Saint-Germain des Prés. Elles peuvent compter sur le soutien amical des artistes les plus en vue du moment : Mouloudji, Catherine Sauvage, Cora Vaucaire, Stéphane Grapelli…

    Tout se présenterait au mieux pour les jumelles sans la menace que fait peser sur elles une abominable campagne de calomnies. Qui, dans l’ombre, les poursuit de sa haine  ? Quand les masques tomberont, il n’y aura pas assez de l’amour de leur nombreuse famille nancéienne pour panser les blessures et réparer les destins brisés…

    Fidèle à sa Lorraine, Elise Fischer nous invite à partager la vie pleine de rebondissements  - et sentiments forts aussi - de nos deux Nancéiennes installées à Paris dans les années 1950.

     

    ‡ Aux Deux Hirondelles, Elise Fischer, éditions Calmann Lévy, 2017, 320 p. (20,50 €).

  • Nancy (54) : Pèlerinage sur les reliques de la Bienheureuse Alix Le Clerc avec les Europa Scouts

    Pèlerinage de rentrée de la IIème Nancy Europa-Scouts afin de demander l'intercession de la bienheureuse Alix Le Clerc

    Samedi 26 août 2017

    De l'église Marie Immaculée (33 avenue du général Leclerc à Nancy) à la cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation de Nancy.

    Au programme :

    - 10h45 : messe votive à Bhse Alix Le Clerc à Marie Immaculée (forme extraordinaire du rite romain)
    - pèlerinage à la cathédrale sur la châsse d'Alix Le Clerc
    - repas tiré du sac à la Pépinière

    Le groupe de la IIème Nancy Europa Scouts ayant besoin de cheftaines supplémentaires, nous nous en remettons à sa Sainte Patronne, la Bhse Alix Le Clerc.

    Toutes les louvettes, guides et guides aînées ainsi que leurs parents sont invités à se joindre à ce pèlerinage. Ce pèlerinage est bien sûr ouvert à tous ceux qui le désirent !

  • Echanges, passages et transferts à la cour du duc Léopold (1698-1729)

    L'ouvrage s'inscrit dans le renouveau historiographique consacré aux milieux curiaux, qui met en évidence le rôle des cours dans la transmission des modèles politique et culturel, à travers la circulation des élites.

    Parce qu'elle appartient à un Etat frontalier situé entre France et Empire, la cour de Lunéville offre un observatoire privilégié pour étudier les phénomènes migratoires ainsi que les échanges entre les différents espaces auliques.

    Le règne de Léopold fait figure d'exception dans l'histoire politique de la Lorraine car il est synonyme d'une renaissance des duchés après les ondes de choc qu'a subi ce territoire des confins au XVIIe siècle. Après la vacance du trône durant près d'un demi-siècle, tout est à reconstruire et à réinventer. Par sa position limitrophe, la Lorraine ducale est depuis toujours prédisposée à accueillir les étrangers, mais la cour atteint encore un autre degré d'ouverture avec le nouveau souverain, élevé à la cour des Habsbourg à Vienne et désireux de rendre sa cour attractive, dès son arrivée à Nancy en 1698. Elle devient alors un espace de circulation intenses et un lieu de dialogue entre différentes nationalités.

    Cet ouvrage étudie ainsi le retentissement des pratiques culturelles et curiales des grands Etats dans une principauté ouverte sur l'Europe, montrant le rôle précurseur de la cour de Léopold, bien moins connue que celle de Stanislas, dans la diffusion des premières innovations politiques, sociales, économiques et religieuses à l'est du royaume de France.

     

    ‡ Echanges, passages et transferts à la cour du duc Léopold (1698-1729), Anne Motta (dir.), PUR, 2017, 292 p., ill. (23 €).

  • Emile Gallé, artiste engagé

    La révolution industrielle du XIXe siècle a apporté de profonds changements touchant, de proche en proche, toutes les activités humaines : l'industrie, le commerce, les transports, l'urbanisme, la médecine, la culture, les loisirs... Les découvertes scientifiques laissèrent croire à un progrès continu et profitable à tous. En libérant les énergies créatrices, un grand mouvement international de renouveau artistique toucha tous les domaines de l'Art et apporta aux arts décoratifs, jusque-là arts mineurs, une place prépondérante.

    La vie du Lorrain Emile Gallé s'intègre entièrement dans cette période effervescente. S'impliquant successivement dans la céramique, la verrerie, l'ébénisterie, il fit preuve d'une originalité novatrice, puisant son inspiration dans la nature. Il s'attacha tout au long de sa vie à définir ses propres critères de représentation, à donner sens à ses œuvres et valeur symbolique. Participant aux grandes Expositions universelles de Paris et autres monstrances nationales et internationales, il fut reconnu comme un des acteurs majeurs de l'Art Nouveau. Accueilli dans les milieux littéraires et artistiques de la fin du XIXe siècle, il n'hésita pas, avec générosité, à utiliser sa notoriété pour mener combat contre les injustices et violences de son temps.

    A la fois industriel, savant botaniste, artiste, poète, initiateur d'un renouveau artistique enfantant à profusion vie et beauté, ce Nancéien laisse une œuvre unique présente dans tous les grands musées du monde.

    Une belle biographie qui renouvelle l'approche de l'œuvre laissée par Gallé.

     

    ‡ Emile Gallé, artiste engagé. L'Art nouveau sublimé, Hélène Sicard Lenattier, éditions L'Harmattan, 2017, 396 p., ill. (39 €).

  • Le Pays lorrain : autour de l'épée de grand écuyer et la musique à la cour de Lorraine

    Le numéro estival 2017 du Pays lorrain est paru ! Il propose un dossier sur la nouvelle acquisition du Musée lorrain : l'épée de grand écuyer du duc Léopold de Lorraine, ainsi que plusieurs études autour du thème de la musique à la cour de Lorraine au XVIIIe siècle.

    Au sommaire :

    - L'épée de grand écuyer du duc Léopold, insigne témoignage de la souveraineté ducale
    - L'hôtel de Beauvau à Nancy : une toiture en tuiles glaçurées, témoin d'une construction d'exception
    - La construction de la politique de la conservation des Monuments historiques en Lorraine
    - Dossier autour de la vie musicale à la cour des derniers ducs de Lorraine :
       La messe de Stanislas et le modèle versaillais,
       Deux projets de salles de spectacle pour le duc de Lorraine au XVIIIe siècle,
       La musique instrumentale sous le règne de Stanislas : entre tradition et modernité, 
      La Comédie : le Spectacle de Nancy (1755-1792) : une programmation de musique française 
    et germanique

     

    ‡ Le Pays lorrain est disponible à l'accueil du Musée lorrain ou sur abonnement (39 €, 4 numéros). Coordonnées postales et règlement à envoyer à : LE PAYS LORRAIN, PALAIS DUCAL, 64 GRANDE-RUE, 54000 NANCY.

  • 14-Juillet à Nancy : vive l'armée française quand même !

    Lors du défilé du 14-Juillet sur la place de la Carrière à Nancy [cl. H&PB].

    Présence modeste de troupes squelettiques... pour un public tout aussi clairsemé... C'est la nouvelle France macroniste.

  • Le dernier vélo de Marie Marvingt s'exposera en l'Allemagne

    Ce vélo est l’un des rarissimes objets conservés de la Nancéienne Marie Marvingt, emblématique pionnière de l’aviation et aventurière de tous les horizons. Sauvé par miracle, il prend la route pour… l’Allemagne !

    Il ne ressemble à rien si ce n’est à un vieux biclou hors d’âge.

    Mais une plaque encore déchiffrable sous le guidon en révèle toute la valeur historique. Il y est mentionné « 8 place Carrière », lieu de résidence de sa propriétaire. Dont le nom figure lui aussi en lettres gravées : Marie Marvingt.

    L’objet qu’abrite Serge Claude dans son domicile de Dombasle n’est ni plus ni moins que le dernier vélo de la célèbre Lorraine dont on ne sait plus comment la qualifier tant ses prouesses défient l’entendement : pionnière de l’aéronautique, détentrice de 4 brevets de pilote (avion, ballon, hydravion, hélicoptère), férue d’alpinisme pour lequel elle a d’ailleurs inventé la jupe-culotte, détentrice de pas moins de 17 records sportifs et 34 décorations…

    N’en jetez plus. Ah, si, il faut lui ajouter ses périples à vélo ! « Dont elle a toujours dit qu’il était sa plus grande passion », souligne Serge Claude, membre de l’association internationale des Amis de Marie Marvingt qui en défend âprement la mémoire. En 1908, malgré l’interdiction qui lui était faite d’y participer, La Marie (comme le public a fini par l’appeler affectueusement en bord de route) a pris la roue des coureurs du tour de France. « La première femme à le boucler. Ils n’ont été que 36 sur 114 (plus une !) à l’achever cette année, dont Marie la Nancéienne. »

    Marie posséda 4 vélos dans sa vie, dont ce petit dernier, baptisé "Reine", cadeau de ses amis à une époque où elle était réduite à la misère. C’est avec lui qu’en 1961, à l’âge de 86 ans, elle a fait le voyage Nancy-Paris où elle a pu tester le premier hélico à turbine. Et c’est lui encore qui figure parmi les très rares objets rescapés pouvant témoigner de sa vie. « À sa mort, comme elle ne payait plus le loyer depuis longtemps, ses maigres biens ont été jetés sur le trottoir. Excepté ce vélo oublié dans un garage rue des Ecuries. » Où il a été récupéré, pour être gardé au lycée Marvingt de Tomblaine, avant, en grand nomade, d’atterrir au musée d’Amnéville qui, en 2015, à sa fermeture, a un peu renâclé à le rendre à l’association des amis.

    Mais c’est chose faite, et le vélo peut prendre le départ pour de nouvelles aventures. Dont la prochaine aura lieu… en Allemagne, à Dresde, au musée de l’histoire militaire, dont la future exposition s’intéressera aux femmes combattantes. « Or, Marie, infirmière, est montée au front de la Grande Guerre déguisée en homme, y a vu l’horreur incommensurable. Et participé au développement de l’aviation sanitaire. » Dans des conditions évidemment rocambolesques. Nul ne s’étonnera donc de la savoir entrée dans la postérité sous le titre de « la fiancée du danger » !

    [d'après ER]

  • A la gloire du duc de Lorraine !

    Le Musée lorrain à Nancy a fait l’acquisition d’une pièce d’un intérêt patrimonial majeur : l’épée de grand écuyer de Lorraine ayant appartenu à Marc de Beauvau (1679-1754). Cette pièce est destinée à occuper une place centrale dans le futur parcours historique du musée rénové.

    Symbole du pouvoir militaire, politique et judiciaire, l’épée était l’un des quatre attributs de souveraineté du duc, avec la couronne, la main de justice et le sceptre. Elle était utilisée lors des sacres et des pompes funèbres ducales et confiée au grand écuyer. Cette épée, composée d’une lame ancienne montée sur une garde en vermeil décorée aux armes de Lorraine, fut commandée à l’orfèvre parisien Simon Gallien par le marquis de Bissy à la mort du duc Léopold en 1729. Elle fut portée par le prince de Beauvau-Craon lors des funérailles ducales du 7 juin 1729. L’épée devait permettre symboliquement de désigner le nouveau souverain lors de la cérémonie, selon un rituel repris de la pompe funèbre de Charles III en 1608.

    Seul objet de pouvoir de la Lorraine ducale connu à ce jour, l’épée a été considérée comme un Trésor national par l’État.

  • Festival d'orgue en juillet à la cathédrale de Nancy

  • Bleurville (88) l'heure spirituelle grégorienne a enchanté le public

  • Nancy : festival d'orgue été 2017 à la cathédrale

  • Solennité de la Fête-Dieu

    Fête-Dieu à la chapellenie Bhx Charles de Lorraine-Habsbourg à Nancy [cl. archives ©H&PB].

    Fac nos, quǽsumus, Dómine, divinitátis tuæ sempitérna fruitióne repléri : quam pretiósi Corporis et Sanguinis tui temporalis percéptio præfigúrat.

    [prière de la postcommunion de la messe de la solennité de la Fête-Dieu]

    Nous vous en supplions, Seigneur, faites que nous soyons rassasiés par la jouissance éternelle de votre divinité : jouissance dont la réception dans le temps, de votre précieux Corps et de votre Sang, nous est une figure à l’avance.

  • Nancy : la salle cachée de l'ancien hospice Saint-Stanislas

    L'ancien hospice des enfants trouvés Saint-Stanislas, rue Saint-Dizier, à Nancy - situé à côté de la porte Saint-Nicolas - est en cours de réhabilitation.

    Cet ancien hospice est situé dans le prolongement de la façade de l'ancienne église du noviciat des Jésuites ; noviciat fondé en 1602 par Antoine de Lenoncourt. Un collège y a été installé à l'expulsion des Jésuites en 1768, collège dirigé par l'abbé Lionnois entre 1768 et 1776.

    Selon le voeu du roi Stanislas, l'hospice des enfants trouvés - dit "Hospice Saint-Stanislas" - s'y installera ensuite. Aujourd'hui le bâtiment entre style classique et style Renaissance, est en cours de réaménagement. Rue des Fabriques, à la faveur des travaux de maçonnerie, on peut remarquer, au niveau du rez-de-chaussée, l'existence d'une vaste salle voutée. Le mystère plane sur l'usage de cette pièce...

  • Bleurville (88) : concert du Choeur grégorien de Nancy & Toul à l'abbaye Saint-Maur le 25 juin

  • Bleurville (88) : concert du Choeur grégorien de Nancy & Toul à l'abbaye Saint-Maur le 25 juin

    Dimanche 25 juin 2017

    à 16h00

    Concert du Chœur grégorien de Nancy & Toul

    Abbatiale Saint-Maur de Bleurville

    (Vosges, entre Darney et Monthureux-sur-Saône)

    Au programme : pièces de la Messe de Saint Joseph

    sous la direction de Gérard Charrier

    Entrée libre.

  • Centenaire de l'escadrille SPA 102 de Nancy-Ochey

    L’escadrille 102 a fêté son centième anniversaire en 2014. Elle tire ses origines de l’Escadrille VB-2, équipée de Voisin LA de bombardement, formée en novembre 1914. Devenue Escadrille 102 en 1915, elle change de rôle un peu plus tard en passant sur Nieuport et c’est sur SPAD qu’elle termine la guerre, figeant ainsi son identité. Dans les années 1920, elle prend l’insigne de la SPA75 dissoute en 1919. En 1939, les hommes de l’Escadrille décident, s’apercevant de cette confusion, de faire perdurer les traditions de la SPA75...

    En 1992, ses traditions sont réactivées pour intégrer l’Escadron de Chasse 2/3 Champagne. C’est ainsi que le « Soleil de Rhodes » a orné les dérives de Mirage 2000Nk2 puis, depuis 1996, celles de Mirage 2000D.

    Le tome 1 de l’historique de la 102 couvre donc la première partie de cette histoire, de la Première Guerre mondiale au début de la Seconde et permet de se plonger avec précision dans le quotidien d’une unité de bombardement puis de chasse. Les découvertes sont nombreuses, comme ces premiers vols de nuit, mais aussi, chose étonnante et peu connue, la présence d’aviateurs japonais au sein de l’unité.

    Fruit du travail acharné de Jean-François Hurreau, chef navigateur du 2/3 Champagne, bien épaulé par son collègue Nicolas Sauvage, ce livre va bien au-delà de ce qu’on peut attendre d’une plaquette historique d’escadron comme il y en a tant, et c’est bien à un beau travail d’historien que nous avons affaire. Parfaitement illustré, mis en page avec soin.

    Dans le tome 2, les auteurs retracent les actions de l’escadrilledans ses nombreux engagements entre 1992 et 2014 : que ce soit dans les Balkans de 1994 à 1999 où l’équipage Chiffot-Souvignet fut abattu et interné plusieurs mois avant d’être libéré en 1995, en Afghanistan de 2002 à 2012, au-dessus de la Libye en 2011, au Mali dès 2013 et à partir de 2014, année de son centenaire, les Mirage 2000D frappés aux couleurs de la SPA 102 opèrent aussi au-dessus de l’Irak à partir de la Jordanie.

    Un bel ouvrage pour accompagner les équipages des prémices de l'aviation militaire aux appareils les plus modernes. Pour être au plus prêt de ces hommes de l'air lorrains qui oeuvrent depuis 100 ans sans relâche pour garantir la sécurité et la défense de la patrie et la paix dans le monde.

     

    ‡ 100 ans de la SPA 102, 2 tomes, 1914-1939 / 1992-2014, Jean-François Hurreau et Nicolas Sauvage, Association Soleil de Rhodes, 2014, ill. (tome 1, 130 p. : 19 € / tome 2, 168 p. : 29 €).

  • BA 133 de Nancy Ochey : 100 ans d'avions de chasse

    Philippe Bajolet est enseignant et, surtout, un ancien des Beaux-Arts de Nancy. Auteur d’une quinzaine d’ouvrages de littérature jeunesse autant qu’adulte, illustrés de sa main, il publie « BA 133 de Nancy Ochey : 100 ans d’avions de chasse ».

    Pour sa conception, il s'est rapproché de trois spécialistes de l’aviation : Pierre Couillot, chef de cabinet du commandant de la base de Nancy-Ochey, Jeff, un navigateur, et Yves Collignon, membre de l’association des Anciens de la 11e Escadre de chasse de Toul-Rosières. Ils l'ont conseillé sur l’évolution technologique des avions mise en parallèle avec l’histoire de la base aérienne Nancy-Ochey.

    Peu de textes dans cet album. Mais beaucoup d’illustrations avec un traitement graphique réaliste, à la ligne claire qui fait l'originalité des créations de Bajolet.  Ce « champion du trait » s'est beaucoup documenté pour concevoir cette BD ; 18 mois de travail ont été nécessaires pour "accoucher" de son œuvre ! Ce bouquin plaisant est aussi un bon moyen pour vulgariser une thématique plutôt technique.

     

    ‡ BA 133 de Nancy Ochey. 100 ans d'avions de chasse, texte et illustrations de Philippe Bajolet, autoédition, 2017, 79 p. (12 €).

  • Une plaque en hommage à Pierre Cortellezzi, organiste de la cathédrale de Nancy

    Le père Lescanne accompagné de Mme Cortellezzi dévoile la plaque en hommage à Me Cortellezzi sur les grandes orgues de la cathédrale de Nancy [cl. ©H&PB].

    Samedi 13 mai 2017, une plaque en hommage à l'organiste Pierre Cortellezzi, apposée sur le grand orgue de la cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation de Nancy, a été dévoilée par l'abbé Guy Lescanne, curé de la cathédrale, et Bernadette Cortellezzi, épouse du maître.

    Pierre Cortellezzi (1926-2015) fut organiste à l'église de Pont-Saint-Vincent avant d'être nommé titulaire des grandes orgues de la cathédrale de Nancy en 1950. Il le restera jusqu'à son décès survenu en 2015.

    En 1998, il a été nommé Chevalier de l’Ordre équestre de Saint-Grégoire-le-Grand. La même année, il est fait Chevalier des Arts & Lettres. En 2011, il est élevé au grade de Commandeur de l’Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, insigne remis par Mgr Papin, évêque de Nancy et de Toul.

    Il était également titulaire de la médaille du Mérite diocésain et de la médaille de la Reconnaissance diocésaine. Il fut enfin distingué par la Ville de Nancy.

    La cérémonie de dévoilement de la plaque hommage a été suivie d'un concert d'orgue donné par Dominique Dantand, titulaire des orgues de Vézelise.

  • Société de tir de nancy 1866-2016

    A l'occasion du 150ème anniversaire de la Société de tir de Nancy, Françoise Ribert, membre du comité de la STN, a publié un ouvrage sur l'histoire de la plus vieille association sportive de la cité ducale...

    A partir des archives conservées à la Bibliothèque et aux Archives municipales de Nancy, l'auteur a pu reconstituer la riche histoire de la Société de tir qui est l'héritière du Serment de la Butte et de son tir annuel au papegai, apparu en 1506.

    La Société de tir nancéienne, créée en 1866, servira de modèle à de nombreuses associations en France mais aussi en Algérie française et à l'étranger (Pologne...) qui seront fondées entre le dernier quart du XIXe siècle et l'entre-deux-guerres ; après la guerre de 1870-1871, la Lorraine connaîtra d'ailleurs un fort développement des société de gymnastique et de tir, notamment dans le milieu scolaire. Il fallait préparer les jeunes générations à la Revanche !

    L'ouvrage redonne vie au stand Saint-Georges, à celui du Grémillon ainsi qu'à l'actuel stand de la rue de Tomblaine. Il retrace l'évolution des compétitions et des disciplines jusqu'à nos jours. Il présente également les trophées et coupes dont certains furent réalisés par des artistes lorrains connus comme Emile Gallé.

     

    ‡ Société de tir de nancy 1866-2016. 150e anniversaire, Françoise Ribert, autoédition, 2016, 104 p., ill. (29 €).
    Disponible à l'accueil de la Société de tir de Nancy, 41 rue de Tomblaine, 54000 Nancy.

  • Nancy : la cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation s'anime pour la Nuit des cathédrales

  • Nancy : un îlot de mémoire sur le site de l'ancienne prison Charles-III

  • Nancy : bataille autour du bastion de Saurupt

    Des passionnés de patrimoine jugent « indigne » le projet de petit parc, qui, sur Nancy Grand Cœur, vise à préserver seulement quelques vestiges du bastion de Saurupt en les déplaçant. Ils parlent d’« alibi patrimonial méprisable ».

    « Nous ne disons pas qu’il ne faut pas construire : il faut le faire avec de la qualité, en respectant l’histoire. Nous ne sommes pas des fétichistes de la vieille pierre. Mais Nancy va se priver d’une mise en valeur des seuls restes du paysage de sa fortification. À la place, on nous propose un parc public de la taille d’une parcelle de lotissement. Alors oui, ce projet n’est qu’un alibi patrimonial méprisable pour faire place nette à trois opérations immobilières sur le site de l’ancienne prison Charles-III et de l’ancien bastion de Saurupt. » C’est incisif. Et c’est signé d’André Vaxelaire, ancien enseignant de l’école d’architecture de Nancy, de Christian Laurent, de l’Union Rempart Grand Est, et de Jacques Boulay, de la Société de protection des paysages (SPPEF). Tous partent en campagne contre le projet présenté la semaine dernière par la Métropole, et Jean-Marie Duthilleul, architecte de Nancy Grand Cœur.

    Après les fouilles archéologiques qui ont mis au jour des vestiges du bastion de Saurupt du XVIIe siècle, ce projet prévoit l’aménagement de l’extrémité du parc de la congrégation des Sœurs de Saint-Charles. Cet espace sera remodelé en parc public avec reconstitution en plein air d’un mur d’escarpe, à l’aide de matériaux archéologiques déplacés. La déconstruction a d’ailleurs commencé…

    Pour accéder à ce nouvel espace, il faudra descendre de plusieurs mètres comme si l’on accédait à un fossé. L’objectif est ainsi de proposer à quelques dizaines de mètres du site originel un espace pédagogique contribuant à « maintenir la mémoire de l’histoire de la ville ».

    Pour ses détracteurs, qui disent avoir alerté les collectivités, ce projet est « une agression » alors que le site présente un «potentiel exceptionnel ».

    « Les vestiges du bastion pourraient être facilement mis en connexion avec le parc des Sœurs de Saint-Charles qui a été installé au XIXe dans les fossés presque intacts de l’enceinte fortifiée de Charles III. Ce qui explique que le parc se trouve en contrebas de 4 à 7 m ». Les opposants au projet dénoncent aussi des constructions immobilières qui vont surplomber le parc. « Nous avons travaillé avec des jeunes professionnels bénévoles. Et nous certifions qu’il est possible de préserver la surface constructible de Nancy Grand Cœur avec des alternatives d’aménagements. Lesquelles peuvent aussi apporter une réponse à l’exigence de mémoire due à la prison Charles-III ».

    André Vaxelaire, Christian Laurent et Jacques Boulay demandent l’arrêt de la démolition engagée des vestiges de Saurupt, le report des opérations immobilières, l’examen de solutions alternatives. Une page Facebook baptisée « Halte au déni de l’Histoire et de la Mémoire : bastion de Saurupt à Nancy » vient d’être lancée. « Une pétition le sera dans les prochains jours. »

    [d’après ER]

  • Est-il un moyen de rendre les Juifs plus utiles et plus heureux ? - Le concours de l'Académie de Metz en 1787

    En cette fin de XVIIIe siècle, les Lumières à la française magnifient l’idée de régénération. En s’en emparant, l’utopie révolutionnaire a voulu rejeter les valeurs anachroniques du passé. Or cette aspiration à l’invention d’un homme nouveau tourné vers la Raison trouve une de ses premières formulations dans le fameux Essai sur la régénération physique, morale et politique des Juifs de l’abbé Henri Grégoire, rédigé à l’occasion du concours de l’Académie de Metz, en 1787.

    Le catholique lorrain Grégoire, favorable à l’émancipation des Juifs, soutient que celle-ci doit passer par l’oubli des rêveries talmudiques et des traditions qu’il juge burlesques. Au même moment, rien de tel n’est exigé des protestants par les philosophes qui défendent leur pleine entrée dans la cité, ni des Noirs des colonies pour lesquels ils réclament la fin de l’esclavage.

    Ce concours marque donc un moment unique dans l’histoire de la France moderne. Pourtant, à l’exception du texte publié de l’abbé Grégoire, sans cesse lu et commenté, on ignorait presque tout des manuscrits déposés par les autres candidats (dont d'autres Lorrains comme l'avocat protestant Claude-Antoine Thiéry ou dom Chais, bénédictin de Saint-Avold), et même de la première version de celui de Grégoire. Pierre Birnbaum a eu l’idée de les rechercher aux archives de Metz et de Nancy. Les voici enfin publiés dans leur intégralité.

    Leur mise au jour et leur comparaison systématique dans cet ouvrage opèrent tel un révélateur : la question de l’entrée dans l’espace public des Juifs apparaît comme le symbole d’une difficile relation entre citoyenneté et pluralisme culturel, qui hante jusqu’à nos jours la société française.

    Instructif.

     

    ‡ "Est-il des moyens de rendre les Juifs plus utiles et plus heureux ?". Le concours de l'Académie de Metz (1787), Pierre Birnbaum, éditions du Seuil, 2017, 643 p. (28 €).

  • Nancy : le bastion dans le béton ?

    Sur Nancy Grand Cœur, les travaux du futur Quai Vert débuteront en septembre. Ils ont été dévoilés hier. Ainsi que deux projets : un nouveau parc avec les vestiges du bastion de Saurupt et les projets d’immeubles le long du Viaduc Kennedy.

    "On n’y voyait que du béton, on va y voir du vert". Il est vrai que dans le quartier Nancy Grand Cœur, il est bien difficile d’y voir autre chose que du béton. La construction des immeubles et celle de la rampe qui constituera la future rue rejoignant le pont des Fusillés monopolisent les regards. Même Jean-Marie Duthilleul, l’architecte urbaniste reconnaît que la vision est faussée. « On a le sentiment de ne voir que de grands immeubles. D’autant que ce sont les plus impressionnants. Mais le niveau futur du sol sera plus haut et les bâtiments iront en s’élevant depuis le sud vers le Centre de congrès ».

    Il ne faut donc pas se fier aux premières impressions. D’autant que les aménagements verts n’ont pas démarré. Ce sera bientôt chose faite. Ainsi, tout au long de la voie ferrée, un Quai Vert sera aménagé ainsi que des jardins humides qui « s’infiltreront » entre les futurs bâtiments pour arriver au pied de la rue-rampe. Des bassins sont également au menu et leur creusement démarrera en septembre. Les plantations auront lieu au printemps. Des espaces verts ouverts au public sont également prévus en cœur d’îlots ainsi que des arbres au milieu de la rue de l’Insurrection du Ghetto de Varsovie. « Nous travaillons également à mettre en place des vergers, voire des potagers dans le quartier », précise Jean-Marie Duthilleul.

    D’ailleurs, un nouveau parc va même être créé grâce à un accord avec la Congrégation des Sœurs de Saint-Charles. La pointe de leur propriété va devenir un parc public qui accueillera les vestiges du bastion de Saurupt mis au jour par les archéologues de l’INRAP à l’emplacement de l’ancienne prison Charles-III. Des vestiges seront ainsi déplacés de quelques dizaines de mètres et seront mis en valeur en plein air dans ce parc où l’on descendra par des escaliers comme si l’on accédait à un fossé.

    [d'après ER]

  • Histoire du Carmel de Nancy

    Les Carmélites étaient déjà installées à Nancy avant la Révolution mais cette funeste période mit fin à l'existence de leur couvent... Il faudra attendre 1868 pour qu'un nouveau Carmel voit le jour dans le diocèse de Nancy & de Toul, à Lunéville tout d'abord, puis à Nancy ensuite.

    C'est cette histoire d'une résurrection que nous content les auteurs de cet ouvrage qui constitue le premier tome d'une série de publications à venir sur l'histoire de la renaissance du Carmel nancéien. Fruit d'un long travail de recherches dans les archives du couvent de Nancy, nos historiens évoquent dans le premier tome les circonstances de la refondation d'un couvent de carmélites en Lorraine par deux religieuses venues du Mans et de Meaux.

    C'est tout d'abord à Lunéville que les religieuses fondent le nouveau monastère dans l'hôtel Sainte-Anne. Le 6 février 1868, après bien des tracas, nos carmélites prennent possession de cette belle demeure. Il s'agit d'une première étape : elles conservent le secret espoir de fonder un couvent également à Nancy...

    Les notes manuscrites laissées par Sœur Marie Emmanuelle du Sacré-Cœur servent de trame à nos chercheurs afin de présenter les conditions particulièrement difficiles dans lesquelles a été conçu le projet de fondation nancéienne.

    L'histoire du Carmel de Nancy restait à écrire : Jean-Claude L'Huillier et Marie-Odile Marin se sont lancés dans cette vaste entreprise. Elle attend une suite. Déjà sont annoncés les prochains thèmes abordés dans les publications à venir : les sources du Carmel de Nancy, la guerre de 1870, les persécutions religieuses de la fin du XIXe siècle et l'exil en Belgique, le Carmel à Nancy Buthegnémont, portraits de carmélites, l'obitulaire du Carmel...

     

    ‡ Histoire du Carmel de Nancy. Le berceau du Carmel nancéien : l'hôtel Sainte-Anne à Lunéville 1868 - Tome I, Jean-Claude L'Huillier et Marie-Odile Marin, Carmel-Amis éditeur, 2016, 150 p., ill. (15 €). Ouvrage disponible à la Librairie de l'Asnée, 11 rue de Laxou, 54600 Villers-lès-Nancy.