27 décembre 2009
Le Roi René et les livres
00:00 Publié dans Les livres en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lorraine, anjou, provence, nancy, angers, rené d'anjou, rené ier, duc, livres, enluminures
20 décembre 2009
Gares et tortillards de Lorraine
La première voie ferrée construite en Lorraine fut un modeste chemin de fer industriel reliant l'usine de Wendel d'Hayange à la Moselle. Les deux files de rails avaient un écartement inusité de 1,130 mètre sur un parcours de sept kilomètres. L'exploitation débuta à la fin de 1842 avec des wagonnets tractés par de robustes chevaux de trait.
Le "vrai" chemin de fer débuta réellement sa carrière en Lorraine le 10 juillet 1850 avec l'inauguration des voies entre Nancy et Metz. S'il y eut de grands trains pour relier les villes lorraines importantes, les campagnes ne furent pas négligées avec le développement de réseaux dans la deuxième moitié du XIXe siècle.
L'ouvrage fait un tour d'horizon des différentes voies de chemin de fer qui ont parcouru les quatre départements lorrains. Avec une incursion dans le petit monde des tramways urbains et suburbains qui tissèrent leur toile à la fin du XIXe siècle notamment à Nancy, Metz, Epinal et Thionville.
L'auteur, spécialiste du monde ferroviaire, présente une notice pour chaque ligne, toujours en exploitation ou désormais supprimée, illustrée avec des cartes postales anciennes judicieusement choisies. Alors n'attendez pas pour partir à la découverte de la Lorraine à bord du tacot, car le chef de gare ne va pas tarder à siffler le départ...
>> Gares et tortillards de Lorraine, Jean-Marc Dupuy, éditions Cheminements, 2009, 333 p., ill. (45 €).
00:00 Publié dans Les livres en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lorraine, gare, train, chemin de fer, tortillard
15 décembre 2009
Je vous écris d'Epinal
Jusqu'alors, jamais Jeanne Cressanges n'avait couché sur la feuille blanche son aventure avec sa ville d'adoption, Epinal. Jamais elle n'avait confessé cette relation construite au fil du temps, cet amour pourtant né dans l'aversion. Dans "Je vous écris d'Epinal", Jeanne Cressanges raconte donc sa ville comme elle l'a vécue et la vit au quotidien, dans les balades, au détour d'une rue, entre les ruines du château, dans la nef de la basilique Saint-Maurice, sous les baies du musée départemental, sur le plateau de la Justice ou le long de la Moselle. Mi-roman, mi-recueil épistolaire, mi-ouvrage d'art, mi-monographie historique, ce livre-promenade oscille entre l'intime et le public, avec la délicatesse, la simplicité, la clarté et l'humour à fleur de mot qui caractérisent l'écriture de son auteur.
"Cet ouvrage est précieux, chacune de ses pages, chacune de ses illustrations sont une goûteuse madeleine de Proust pour les Spinaliens" écrit Michel Heinrich, député-maire de la Cité des Images, dans sa préface. L'ouvrage dresse le portrait d'une ville avec poésie, sans la volonté d'exhaustivité ou le pragmatisme qui caractérisent certains guides. Ce livre est pour les flâneurs, les rêveurs, pour ceux qui aiment s'attarder devant le détail d'une porte, partir pour nulle part, se perdre pour mieux se retrouver. Aussi pour les amoureux, pas seulement des images, mais des êtres singuliers, des histoires d'herbes et d'enfance, des chats, des ciels mouillés, des soleils d'automne, de l'envers des choses.
Stendhal ne disait-il pas qu'un roman est un miroir qu'on promène le long du chemin ? Alors, ce livre est peut-être un roman... Le roman d'Epinal.
>> Je vous écris d'Epinal, Jeanne Cressanges, Serge Domini éditeur, 2009, 200 p., ill. (35 €).
00:00 Publié dans Les livres en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lorraine, vosges, épinal, jeanne cressanges, serge domini, michel heinrich, fernand grosjean, pascal bodez, jacques grasser, robert javelet, jean bossu
12 décembre 2009
Nicolas Haxo, un général vosgien en Vendée
Doit-on se réjouir qu'un vosgien ait participé au génocide vendéen durant la Révolution ? Telle est la question qui habite l'esprit à la lecture de l'ouvrage sur le général Nicolas Haxo. Au-delà de cette interrogation et des excès de la Révolution de 1789, le livre de Yannick Guillou brosse un intéressant portrait de Nicolas Haxo.
Né en 1749 à Etival, à quelques lieues de Saint-Dié, Haxo s'engage à 18 ans dans le régiment de Touraine-Infanterie. A son retour à la vie civile, il obtient une charge au bailliage de Saint-Dié. Pendant la Révolution, il renonce à une carrière politique et s'engage à nouveau dans l'armée du Rhin à la tête des volontaires du 3ème bataillon des Vosges avec lequel il participe au terrible siège de Mayence, gagnant à cette occasion en 1793 son grade de général.
Envoyé en Vendée pour combattre l'armée catholique et royale, en novembre 1793, Haxo reçoit l'ordre de battre le chevalier de Charette, l'un des chefs de l'armée vendéenne. Sans relâche, Haxo harcèlera les insurgés. Mais son acharnement lui sera fatal : Haxo perd la vie en mars 1794 dans le combat des Clouzeaux, près de La Roche-sur-Yon. Sa fin est entourée d'incertitudes : s'est-il suicidé face à ses assaillants, quelle est la date exacte de sa mort, où est-il inhumé ? L'ouvrage de Yannick Guillou lève le voile sur toutes ces questions. L'auteur a bénéficié des archives de la famille mis à la disposition par les descendants du général Haxo actuellement installés aux Etats-Unis.
>> Nicolas Haxo, un général vosgien en Vendée à la poursuite de Charette, Yannick Guillou, Edhisto éditions, 2009, 290 p., ill. (21 €).
>> Plus d'infos et commande possible sur le site des éditions Edhisto : www.edhisto.eu
00:00 Publié dans Les livres en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lorraine, vendée, nicolas haxo, haxo, charette, génocide, vendéen, république, étival, vosges
10 décembre 2009
Le siège de Metz de 1814
Décembre 1813. Les Français battus à Leipzig refluent par Mayence, apportant avec la misère une terrible épidémie de typhus qui va tuer cent personnes par jour à Metz. Derrière des remparts délabrés, le général François Durutte est chargé de conserver Metz à l'Empire - comme le général Léopold Hugo à Thionville - et avec des moyens dérisoires. Malgré le froid, la faim, les Coalisés aux portes de la ville, le "petit général borgne" - surnom donné au général Durutte - galvanise les habitants, rend confiance, harcèle les assaillants lors de raids audacieux et lointains. Malgré la menace de plus en plus pressante de l'ennemi, Metz fera preuve d'une détermination sans faille et réussira à conserver son intégrité jusqu'à l'abdication de Napoléon.
C'est cette aventure pathétique de Metz pendant 85 jours que l'auteur nous invite à découvrir. Elle prend fin le 11 avril 1814 au moment où la cité messine est rendue paisible et inviolée au futur roi Louis XVIII.
Jacques Le Coustumier, auteur lorrain spécialiste de l'épopée napoléonienne, est membre de plusieurs sociétés savantes sur l'histoire du Premier Empire. Il est l'auteur de la première biographie de référence du maréchal Victor, duc de Bellune, né à Lamarche (Vosges).
>> Le siège de Metz de 1814, Jacques Le Coustumier, Nouveau Monde éditions, 2009, 320 p., ill. et cartes (26 €).
00:00 Publié dans Les livres en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lorraine, metz, napoléon, coalisés, mayence, durutte, hugo, le coustumier, fondation napoléon
08 décembre 2009
Le Grand Coup à Verdun (26 février-4 mars 1916)
Les premiers jours de la Bataille de Verdun, l'offensive allemande se caractérise par une préparation intensive de l'artillerie, suivie par une avancée des troupes sur le terrain ainsi dévasté. Cette tactique est parfaitement exécutée jusqu'à Douaumont. Les régiments français se succèdent au front et disparaissent sous ce déluge de feu. Son tour venu, le 146ème régiment d'infanterie monte en ligne dans la nuit du 25 au 26 février 1916. Le 3ème bataillon, mis volontairement en pointe par le commandant du régiment, le lieutenant-colonel Jeanpierre, tient bon toute la journée du 26 février sous le "marmitage" et arrête la progression allemande, le jour même de la prise de commandement du général Pétain. Sous les ordre du commandant Ferdinand Jacquesson, le 3ème bataillon va tenir le terrain pendant 8 jours avant d'être relevé "sans avoir perdu un pouce".
Dans la tourmente de Verdun, ce fait d'armes est resté anonyme. Ferdinand Jacquesson, officier de carrière, Lorrain né en 1880 à Laimont (Meuse), écrira ce livre en 1920 pour ses hommes, pour garder intact ces journées qu'il considérait comme les plus importantes de sa campagne 1914-1918, et pour lesquelles le 3ème bataillon du 146ème RI recevra la Croix de Guerre. Promu colonel commandant le 26ème RI (Nancy) en décembre 1933, des problèmes de santé provoqueront le décès du colonel Jacquesson le 4 mars 1934.
Ferdinand Jacquesson a laissé d'autres récits. Il y décrit la vie de son unité au feu. C'est un officier qui aime ses hommes, qui aime ses officiers et est économe de leurs vies.
Plus de 90 ans ont passé depuis la Bataille de Verdun. La petite-fille de Ferdinand Jacquesson a ressorti "Le Grand Coup" du grenier de la maison familiale espérant que ce récit trouve enfin sa place dans l'histoire de Verdun.
Tous ceux qui comptent parmi leurs ancêtres un "poilu" de Verdun liront avec intérêt et émotion ce petit ouvrage qui honorent la mémoire de ces hommes qui ont osé bravé l'ennemi en lançant "On ne passe pas !".
>> Le Grand Coup. Comment nous avons tenu le Grand Coup à Verdun, Ferdinand Jacquesson, éditions Le Fantascope, 2009, Collection Mémorial de Verdun, 120 p., cartes (12 €)
>> Disponible sur commande : Le Fantascope, 19 rue de la Croix-Rouge, 77520 MONS-EN-MONTOIS (ajouter 3 € pour frais de port)
>> Plus d'info sur www.lefantascope.fr
00:02 Publié dans Les livres en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lorraine, meuse, verdun, guerre, bataille, 1914, 1916, 1918, jacquesson, 146e ri, 26e ri
01 décembre 2009
L'église Saint-Jacques de Lunéville
Avec ses deux tours qui, telles des sentinelles, veillent sur la ville, Saint-Jacques de Lunéville est un joyau de l'art baroque, à une centaine de mètres du prestigieux château des ducs de Lorraine, inspiré de Versailles. Cette église, initialement celle de l'abbaye Saint-Remi, entretenait des relations privilégiées avec la cour ducale. Elle fut édifiée entre 1730 et 1749, grâce à l'aide financière de Stanislas, roi de Pologne et duc de Lorraine et de Bar. Il y fit travailler les plus grands artistes lorrains d'alors : l'architecte Héré, le sculpteur Guibal, les peintres Girardet et Joly, l'ébéniste Vallier, les stucateurs Mansiaux, le facteur d'orgues Dupont.
L'église Saint-Jacques constitue un élément majeur du patrimoine de Lunéville et rappelle les grandes heures de son histoire. Elle est avant tout un haut lieu spirituel, témoin de la foi des générations de chrétiens qui s'y sont succédées et qui continuent à y venir prier.
Catherine Guyon, historienne du Lunévillois et universitaire, présente ici une remarquable monographie sur une des rares églises baroques de Lorraine. L'ouvrage - qui se veut avant tout un guide historique - est un outil mis à la disposition du visiteur ou du croyant qui souhaite découvrir dans le détail l'édifice religieux. Agréablement illustré avec de nombreux clichés couleur, le livre est une merveille de mise en page.
>> L'église Saint-Jacques de Lunéville. Un joyau de l'art baroque, Catherine Guyon, éditions du Signe, 2009, 103 p., ill. (15 €).
00:00 Publié dans Les livres en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lorraine, lunéville, église, saint jacques, baroque, catherine guyon
26 novembre 2009
Sous la plume du maître... Des minutes pour l'histoire des Vosges et de la Lorraine
A l'occasion de la publication en 2008 par les Archives départementales des Vosges du Guide de recherche dans le minutier des notaires et tabellions des Vosges, le Conseil général des Vosges a organisé le 4 avril 2008 un colloque autour des sources notariales qui sont désormais une matière largement exploitée par les chercheurs. Effectivement, pour qui s'intéresse à la vie d'une communauté humaine à travers l'histoire comment négliger testaments, inventaires après décès, contrats de mariage, baux de toute nature, obligations et reconnaissances de rente, contrats d'apprentissage, achats et ventes, marchés, etc.
Les Annales de l'Est publient donc dans leur dernière livraison les actes du colloque d'Epinal. Les communications sont organisées autour de trois thématiques : les tabellions et notaires de Lorraine méridionale (état des sources, état des recherches), un regard priviliégié sur l'histoire de la Lorraine et de ses marges (histoire de l'art, histoire sociale) et, enfin, l'utilisation des sources notariales dans des secteurs géographiques proches de la Lorraine, en Franche-Comté et en Belgique.
>> Sous la plume du maître... Des minutes pour l'histoire des Vosges et de la Lorraine, Annales de l'Est, n° 2/2009, 270 p. (23 €).
>> A commander accompagné de votre règlement à : Association d'Historiens de l'Est | UFR des Sciences Historiques | 1 place Godefroy-de-Bouillon | 54000 NANCY.
00:00 Publié dans Les livres en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lorraine, vosges, minute, notaire, archives, minutier, inventaire, mariage, décès, contrat, épinal, nancy, paris
19 novembre 2009
Les amants du silence : le roman de Charles de Foucauld
Le Père Charles de Foucauld est un personnage mythique et mystérieux dans le "panthéon" catholique. Sa retraite dans le désert, après une vie de luxe et de débauche entre Alsace et Lorraine, a toujours intrigué ses admirateurs.
La clé de l'énigme se cache dans un amour de jeunesse à jamais inassouvi, pour sa cousine Marie de Bondy, affirme l'auteur. La correspondance d'une vie entre Charles et Marie soulève le coin du voile, éclaire la conversion spectaculaire de l'aventurier happé par la sainteté. Partout et toujours, Charles pensera à Marie, et Marie à Charles, dans une relation où l'amour et la foi se mêlent de façon inextricable.
Histoire d'amour au-delà des frontières et des cultures, Les amants du silence est aussi un livre sur la fraternité - la charité chrétienne - entre les peuples. Le Père de Foucauld y explore le Maroc, déguisé en rabbin, en compagnie d'un sage talmudiste, et lie amitié avec les musulmans de l'Atlas, avant de s'attacher au peuple Touareg, au point d'en épouser la langue et de s'enfouir dans des sables...
Une aventure amoureuse, aussi chaste que passionnelle, entre le Bienheureux Charles de Foucauld et sa cousine Marie de Bondy, déterminante pour le destin de l'ermite de Tamanrasset.
>> Les amants du silence. Le roman de Charles de Foucauld, Alain Durel, L'Oeuvre éditions, 2009, 192 p. (17 €).
00:00 Publié dans Les livres en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charles de foucauld, marie de bondy, alain durel, désert, afrique, algérie, maroc, lorraine
15 novembre 2009
Un exil intérieur : l'évacuation des Mosellans (septembre 1939 - octobre 1940)
Voilà un livre qui revient sur une période douloureuse vécue par les Mosellans au moment de l'invasion de la France par la Werhmacht. Reconnaissons-le, le département de la Moselle a été sévèrement éprouvé de 1939 à 1945. Combats brefs mais destructeurs en 1940, combats acharnés en 1944 et libération tardive en février 1945, après une occupation transformée en annexion, incorporation des jeunes gens dans l'armée allemande, germanisation, colonisation et persécution des Lorrains "inassimilables", expulsions...
Le prélude de ces cinq ans et demi si sombres constituera l'évacuation. Episode surprenant, mal connu hors de la Moselle et de l'Alsace, épisode sans rapport avec l'exode des autres Français en mai-juin 1940, l'évacuation commence à la fin d'août 1939, elle est généralisée le 1er septembre et reprend en mai 1940. 200.000 Mosellans quittent brutalement leurs foyers à l'automne 1939, en grande majorité pour être hébergés dans la Charente, la Vienne, la Charente-Maritime, le Pas-de-Calais, la Loire et la Saône-et-Loire ; 90.000 autres font de même, mais dans des directions très diverses, après l'armistice de 1940.
La première des deux grandes migrations des gens de l'Est a eu lieu il y a 70 ans. Les témoins sont de moins en moins nombreux mais leurs témoignages écrits et photographiques sont très riches.
L'ouvrage collecte de nombreux textes commentés et constitue le complément d'une exposition, conçue par le Conseil général de Moselle, présentée durant l'hiver 2009-2010 à Saint-Julien-les-Metz et à Sarreguemines. Un CD, joint au catalogue, présente un film inédit de 55 minutes sur l'évacuation en Moselle en 39-40 : il donne la parole à des témoins et acteurs de cette grande aventure collective.
>> Un exil intérieur : l'évacuation des Mosellans (septembre 1939 - octobre 1940), collectif, éditions Libel, 2009, 143 p., ill. et cartes (18 €).
00:00 Publié dans Les livres en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lorraine, moselle, exil, évacuation, guerre, 1939, 1940




