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Les livres en Lorraine

  • La mémoire des croquants

    L'auteur nous propose une plongée dans l’univers quotidien des hommes et des femmes qui ont bâti la France, dans toute sa diversité, et où la Lorraine tient toute sa place. Aujourd’hui encore, l’empreinte de ces « croquants », ces paysans, se lit dans nos territoires.

    Année après année et sur l’ensemble du royaume, depuis les ultimes soubresauts de la guerre de Cent Ans jusqu’à la fin de la Fronde – soit plus de deux siècles –, un continent englouti réapparaît au terme d’une grande enquête dans les archives locales et les travaux parfois oubliés des historiens régionaux. Aléas dramatiques du climat et de la géologie, poussées de peste, massacres et pillages dus aux guerres civiles, étrangères et bientôt religieuses, attaques sanglantes des loups... Mais aussi belles récoltes et perfectionnement des méthodes, implantation de cultures nouvelles, évolution de la seigneurie et du statut des gens de la terre, apparition d’îlots de grande production et mise en valeur d’étendues incultes, redressement démographique, sécularisation de propriétés ecclésiastiques... : on est loin du monde immobile qu’une historiographie paresseuse présente parfois.

    Le vécu des habitants de plus de 2000 communes d’aujourd’hui resurgit à travers plus d’un millier d’épisodes concrets. Sous la plume de dizaines de curés de paroisses, notaires, magistrats, chroniqueurs et auteurs de journaux domestiques, voici le portrait en majesté de millions d'humbles Français. Leur mode de vie, leurs joies et leurs peines, leur sociabilité, leur rapport à la violence, leur foi et leur imaginaire, enfin révélés, font d’eux nos frères en humanité. Cette somme sans équivalent les ressuscite et rend hommage à leur œuvre séculaire qui ont fait nos provinces et notre pays.

     

    ‡ La mémoire des croquants. Chroniques de la France des campagnes 1435-1652, Jean-Marc Moriceau, éditions Tallandier, 2018, 606 p., 28 €.

  • Femmes d'exception en Lorraine

    Pierre Brasme s’aventure dans les pas de femmes au destin éblouissant. Toutes ont tracé leur sillon en Lorraine.

    Aujourd’hui oubliées, souvent méconnues, leur parcours laisse sans voix : Marthe Richard, ancienne prostituée, mystérieuse espionne et femme politique, fera fermer les maisons closes en France. Élisabeth de Miribel, courageuse correspondante de guerre, dactylographiera l’appel du 18 juin du général de Gaulle. Marianne Oswald, orpheline baptisée « la petite sœur des poètes », fera lever les foules dans les cabarets.

    Captivantes, enlevées, ces histoires brossent des vies de ténacité : Julie-Victoire Daubié, malgré les incroyables obstacles dressés sur sa route, sera la première bachelière de France. Madame de Saint-Baslemont, véritable personnage de cape et d’épée, deviendra une héroïne de guerre surnommée "l’Amazone chrétienne" ! Quant à Marie Marvingt, pionnière de l’aviation, alpiniste hors-pair, parlant sept langues, elle sera la femme la plus décorée de l’histoire de France. Et Marguerite Puhl Demange, elle fut une grande patronne de presse fidèle à son territoire mosellan.

    Trente récits passionnants, trente femmes de notre région dont la vie est à peine croyable tant elle est époustouflante.

     

    ‡ Femmes d'exception en Lorraine, Pierre Brasme, Le Papillon Rouge éditeur, 2018, 259 p., ill., 19,90 €.

  • La souffrance et la gloire : le culte du martyre de la Révolution à Verdun

    "La République nous appelle, / Sachons vaincre ou sachons périr !" Ces paroles du Chant du départ révolutionnaire de Marie-Joseph Chénier pourraient, un siècle plus tard, être reprises par les Poilus de 1914. Car les troupes qui se sont fait décimer dans les tranchées de Verdun avaient hérité de 1789 une profonde culture du sacrifice.

    Une véritable propagande d’État, nourrie de récits légendaires, de cérémonies commémoratives et de toute une imagerie d’Épinal, a en effet vu le jour dès les premiers combats de la République, en 1792. Elle a durablement façonné l’imaginaire national, dans un culte de la souffrance qui s’est perpétué en 1914-1918, et dont les monuments aux morts témoignent avec une force pathétique. Pour la première fois, deux spécialistes de chaque période collaborent pour révéler les liens sanglants qui unissent Grande Guerre et Révolution française.

     

    ‡ La souffrance et la gloire. Le culte du martyre de la Révolution à Verdun, Michel Biard et Claire Maingon, éditions Vendémiaire*, 2018, 209 p., 21 €.

  • Le quotidien d'un Mosellan incorporé de force dans la Wehrmarcht à travers ses lettres (1942-1944)

    Le 14 janvier 1943, Paul Bastien quittait pour toujours ses proches et son village mosellan de Vahl-lès-Faulquemont. L'auteur, neveu de Paul Bastien, a cheminé avec son oncle dans les "traces sanglantes" que sa 117e Jäger Division a laissé derrière elle en Grèce. Mosellan incorporé de force dans l'armée du IIIe Reich, il laissera une étonnante correspondance qui a permis à l'auteur de suivre le chasseur Bastien à travers des paysages sublimes mais aussi assister à des spectacles de désolation...

    En restituant ce que fut le quotidien de ce Malgré-Nous, l'auteur témoigne du drame de la séparation et des sentiments de Paul Bastien emporté malgré lui sur un théâtre d'opération grec, encore trop peu connu des historiens et du grand public, où les Alsaciens-Mosellans incorporés dans la Wehrmarcht ont été contraints à vivre et à mourir sous l'uniforme de l'Allemagne nazie.

    Jean-Paul Belvoix livre ici un magnifique témoignage historique et poignant à la fois.

     

    ‡ Aus der weiten Ferne. Le quotidien d'un Mosellan incorporé de force dans la Wehrmarcht (1942-1944) à travers ses lettres, Jean-Paul Belvoix, Jérôme Do Bentzinger éditeur, 2018, 220 p., ill., 26 €.

  • Splendeurs du christianisme

    Présentée au musée de La Cour d’Or - Metz Métropole, l’exposition Splendeurs du Christianisme. Art et dévotions de Liège à Turin (Xe-XVIIIe siècles) questionne l’originalité des formes de la création artistique dans un vaste espace géographique compris entre la principauté épiscopale de Liège et la capitale turinoise de l’ancien duché de Savoie, du Xe au XVIIIe siècle. Elle est l’aboutissement d’un vaste programme universitaire porté par l’Université de Lorraine.

    Cette exposition, qui a bénéficié de prêts exceptionnels, invite à découvrir une centaine d’oeuvres, inédites ou spécialement restaurées, choisies en fonction de leur intérêt historique et patrimonial. Elles se répartissent en six sections afin d’évoquer les principales dévotions des habitants de ces territoires dits de frontières : la figure tutélaire de la Vierge accueille le visiteur avant de l’inciter à « partir en pèlerinage » sous sa protection et celle des autres saints vénérés dans ces diverses régions.

    Saint Martin et saint Nicolas nous guident ensuite vers une section dédiée aux prélats et à leurs trésors : un éclairage particulier est réservé aux grands évêques lotharingiens, sans oublier les principaux défenseurs de la Réforme catholique comme saint Pierre Fourier en Lorraine et en Valais, saint François de Sales dans les Alpes ou saint Charles Borromée en Italie du nord, également protecteur de la famille ducale de Lorraine. Deux autres parties de l’exposition, à l’atmosphère plus intimiste, introduisent à la spiritualité féminine et à une histoire de la Passion du Christ, tandis qu’un important focus consacré au Saint-Sacrement vient clore ce parcours semé de récits et de splendeurs.

     

    ‡ Splendeurs du christianisme. Art et dévotions, de Liège à Turin, Xe-XVIIIe siècles, Anne Adrian, Catherine Guyon et Frédéric Tixier (dir.), éditions Mare & Martin, 2018, 175 p., ill., 25 €.

  • Saint-Dié-des-Vosges, l'âme des Vosges

    La ville de Saint-Dié, porte d'entrée du massif vosgien, a été façonnée par un passé riche mais souvent douloureux, dont les traces composent un patrimoine d'un grand intérêt et d'une richesse insoupçonnée.

    Du Saint-Dié médiéval, celui de Déodat, au Saint-Dié, siège du diocèse vosgien en passant par le Saint-Dié contemporain né de la reconstruction et résolument tourné vers l'avenir, chaque page de cet ouvrage mène le lecteur à la découverte d'une ville aux mille et un atouts.

    Aux superbes clichés de Bernard Pierre sont associés les écrits de témoins, historiens, écrivains et voyageurs qui ont connu la ville et l'ont aimée. Ainsi, textes et photos se répondent et  font écho aux impressions du lecteur pour l'inciter à poser sur Saint-Dié-des-Vosges un regard neuf et enthousiaste.

     

    ‡ Saint-Dié-des-Vosges, l'âme des Vosges, éditions Sutton, 2018, 175 p., photographie de Bernard Pierre, 25 €.

  • Amos la bière de Metz

    Benoît Taveneaux et Daniel Cardot nous font redécouvrir avec bonheur la vie d'un grand établissement brassicole messin : la brasserie Amos.

    Initialement fondée rue Hollandre-Piquemal à Metz, la brasserie Amos s'installe au Sablon en 1874. En dépit des périodes d'annexion, elle connaît un développement régulier. L'établissement, resté plus de 120 ans une entreprise familiale, est la dernière brasserie indépendante en Lorraine avant d'être reprise par le groupe allemand Karlsbräu puis fermée en 1992. Sa production annuelle dépasse alors 200 000 hectolitres de bière principalement vendue dans l'agglomération messine. En 1997, ses bâtiments sont détruits, mais les façades les plus représentatives de l'activité brassicole sont conservées et demeurent visibles rue Mangin.

    La bière Amos, toujours servie à Metz et dans toute la Moselle, est désormais brassée à Saverne par la brasserie Licorne, également propriété de Karlsbräu.

    Un ouvrage à déguster sans modération !

     

    ‡ Amos, la bière de Metz, Daniel Cardot et Benoît Taveneaux, Musée français de la bière, 2018, 156 p., ill., 21 €.

  • La Grande Guerre du docteur Thiéry, de Contrexéville - Année 1918

    Depuis le 16 septembre 1917, le médecin Aide-Major de 1ère classe Jean Thiéry est dans un hôpital d'évacuation à Lachapelle-sous-Rougemont (Terr. de Belfort), au contact du front des Hautes-Vosges sous la mitraille des obus et les bombardements aériens. Il soigne ses premiers soldats intoxiqués par les gaz et en fait une description à la limite du soutenable. Le 16 mai 1918, il rejoint le service médical du 81e RI à Polaincourt (Haute-Saône), en retrait du front où il suit les nouvelles de l'offensive alliée en Artois, Picardie et Champagne. Il commence à soigner les premiers cas de grippe espagnole. Le 29 octobre, le docteur Thiéry est muté dans les  Vosges, à Remoncourt, au service médical du 2ème bataillon de tirailleurs marocains, poste qu'il ne peut assurer bien longtemps car c'est le canton où il faisait de la politique avant guerre... Le 2 novembre, i lest médecin-chef au service médical du 71e bataillon à Eclaron (Haute-Marne) : à son habitude, il commente le monde qui l'entoure et critique surtout la hiérarchie militaire des services de santé ! On le retrouve en compagnie de son épouse qui loge parfois avec lui. Entre temps, lors de ses permissions, il découvre la présence des Américains à Contrexéville et, toujours excessifs dans ses propos, il compare les hôtels de la station à des lupanars et stigmatise les commerçants et hôteliers comme des profiteurs de guerre...

     

    ‡ Grande Guerre 1914-1918. Journal de route du docteur Jean Thiéry, de Contrexéville - Année 1918, tome 5, Cercle d'études locales de Contrexéville, 181 p., ill., 12 €.

  • Emile K., des champs de blé aux champs d'honneur

    C'est le tocsin de l'église de Frouard qui sortit définitivement Emile de son champs sur le plateau des Rays. Dès cet instant, sa vie bascula et se résuma à celles de milliers d'autres hommes en âge de combattre. Le gouvernement, l'état-major, "ceux d'en haut" allaient sacrifier une génération entière afin de laver l'affront de 1870 et récupérer l'Alsace et une partie de la Moselle...

    Emile K. ne revit pas sa tendre Isabelle abandonnée sur le quai de la gare alors que la foule criait "On les aura !". Il fut tué d'un éclat d'obus à l'âge de vingt-trois ans, à la Croix des Carmes. Il tenait dans le creux de sa main la photo de celle qu'il devait épouser... Il était un des "Loups du Bois-le-Prêtre".

    Un récit poignant rédigé à partir d'un carnet et des lettres envoyées à sa bien aimée par notre poilu lorrain. Histoire romancé aussi d'une amitié du Lorrain avec deux copains, du Sud-Ouest et de Bourgogne. Fraternité humaine et amour se conjuguent dans l'angoisse de cette terrible épreuve qui s'achève en terre de Lorraine, le 22 septembre 1914 à Mamey.

     

    ‡ Emile K., des champs de blé aux champs d'honneur, Bruno Rouyer, éditions Gérard Louis, 2018, 236 p., 18 €.

  • Histoire(s) de vin(s)

    De ses origines mystérieuses aux fables qui en ont fait son histoire, l'univers envoûtant du vin est une source inépuisable de mythes, contes et légendes.

    Roger maudhuy aime ces histoires véhiculées par la littérature orale, il aime les collecter sur le terrain, puis les raconter avec la rigueur de l'historien et l'inspiration du conteur. Histoires inédites, toujours véridiques, toujours savoureuses, elles nous entraînent dans une folle vendange culturelle et spirituelle autour du vin. C'est une invitation au grand banquet de nos régions. Et la Lorraine n'est pas la dernière pour célébrer le divin nectar !

    Tantôt magiques ou ésotériques, comiques ou tragiques, angéliques ou diaboliques, ce sont avant tout de belles histoires à consommer sans modération.

     

    ‡ Histoire(s) de vin(s), Roger Maudhuy, éditions Bonneton, 2018, 191 p., ill., 12,90 €.

  • La Nouvelle revue lorraine, n° 51 : la fin de la cavalerie

    Riche sommaire pour le 51ème opus de La Nouvelle revue lorraine avec un dossier consacré à la cavalerie en Lorraine...

    A lire notamment :
    - une statue pour Bigeard
    - la fin de la cavalerie
    - Lunéville dite cité cavalière
    - nous avons perdu un grand homme : Jean Lanher (spécialiste du patois lorrain) - article en patois du pays de Neufchâteau
    - la chapelle des Bures de Buxières-sous-les-Côtes
    - le funiculaire de la Cure d'Air
    - la région d'Hayange de "dans le temps"
    - la tuberculose et ses ravages en Lorraine
    - 1917 : des chinois à Lunéville
    - Nouvelles et anecdotes lorraines : le Lucien et moi, étranges panneaux, suivre l'étoile
    - le sire de Réchicourt en représentation
    - Théophile
    - Charles Boigegrain, fusillé pour l'exemple
    - le monument aux morts de Val-et-Châtillon
    - Robert et Saint Nicolas
    - au son des cloches
    - le coup de l'étrier
    - le nu et l'autoportrait
    - Art nouveau et industrie d'art

     

    ‡ Plus d'info et commande du numéro sur www.nouvelle-revue-lorraine.fr

  • L'excellence dans les Vosges

    Un ouvrage de poids - 3,6 kg ! -, près de 500 pages dédiées au talent de 79 entreprises vosgiennes aussi bien dans l'industrie, l'artisanat, la gastronomie, que le tourisme et les loisirs qui ont en commun le goût de la performance, le sens de l'innovation, la tradition du savoir-faire et l'audace de la conquête des marchés nationaux et étrangers.

    Les Vosges sont riches d'une économie plurielle : groupes internationaux, groupes familiaux, des PME, des TPE... Autant de belles histoires d'initiatives et d'hommes racontées avec talent et sublimées par les clichés de Michel Laurent du monde de l'entreprenariat vosgien.

    Ouvrage de prestige pour des entreprises qui ont à cœur de faire vivre un territoire héritier d'une longue tradition industrielle et artisanale, mais aussi bel hommage à des femmes et des hommes audacieux qui oeuvrent pour la transmission des savoir-faire.

     

    ‡ L'excellence dans les Vosges. Le savoir-faire des entreprises, Claude Vautrin et Michel Laurent, éditions du Signe, 2018, 488 p., ill., 75 €.

  • Nancy dans la Grande Guerre

    A l'occasion du centenaire de l'Armistice 1918, la Ville de Nancy édite un magazine spécial "Nancy dans la Grande Guerre" qui raconte, année après année, le quotidien des Nancéiens lors du premier conflit mondial.

    >> Disponible en format numérique ➡️ bit.ly/2CQ2FHK 

  • Le blanc des fermiers : l'histoire du lait et son impact dans les Vosges

    Il est une gourmandise que l’on ne goûte plus comme autrefois. elle se mangeait en fromage et yaourt, et se buvait crue, au pis de la vache, légèrement tiède. Aujourd’hui, Elle se mange en fromage, en dessert lacté dans lequel on trempe son doigt avec délectation. Elle se boit en boisson lactée, aromatisée. “Elle”, c’est le lait.

    “Trempe ton doigt, dans le lait”, tel aurait pu être le titre de ce livre sur l’histoire du lait, l’histoire de l’élevage et des paysans vosgiens, l'histoire des fruitières de village, l’histoire de son évolution et des technologies qui l’entourent. De fait, l’histoire des hommes qui s’en sont nourris. La société de consommation glorieuse a su jeter aux oubliettes le temps où on allait chercher son lait cru à la ferme. Devenu une industrie, le produit “lait” et ses dérivés déclinés à l’infini et emballé sous plastique font qu’aujourd’hui les jeunes citadins ignorent tout du lait et de ses qualités originelles.

    Les Vosges, terre d’élevages offrent encore des paysages où la vie pastorale semble perdurer. Quatre fromageries et de nombreuses fermes transforment un lait en fromage dont la renommée dépasse largement les limites du département. Le lait fait partie des gènes naturels des Vosges.

     

    ‡ Le blanc des fermiers : l'histoire du lait et son impact dans les Vosges, Dominique Gouyon, éditions Gérard Louis, 2018, 112 p., ill., 22 €.

  • Meurthe & Moselle, d'un pays à l'autre

    Dans l’esprit des précédents livres publiés sur la Lorraine ou sur ses principales villes, "Meurthe & Moselle, d’un pays à l’autre" n’a d’autre but que de valoriser la richesse du patrimoine et des paysages d’un département phare de la région Grand Est, d’en évoquer l’Histoire, le passé industriel et ses particularités.

    Les auteurs n'ont pu, avec regret, présenter l’ensemble de ce qui constitue un département original par sa forme, son passé et les gens qui en ont forgé l’identité. Mais, magnifiquement illustré de près de 200 photographies couleur, l’ouvrage permet une meilleure connaissance des pays qui le composent. Il en deviendra l’ambassadeur idéal. De ses châteaux de Cons-la-Grandville, Fléville-devant-Nancy, Haroué, Jaulny ou Lunéville, de Nancy avec son palais ducal et sa place Stanislas, le département a su valoriser un patrimoine architectural unique malgré les destructions des guerres successives.

    Terre de créativité, c’est ici que l’Art nouveau a pris son essort avec l’École de Nancy ; c’est ici aussi que les arts de la table, par les cristalleries de Baccarat et Daum, les faïenceries de Lunéville et Saint-Clément, sans oublier les émaux de Longwy, ont développé un savoir-faire unique encore en activité.

     

    ‡ Meurthe & Moselle, d'un pays à l'autre, Michel Brunner et Patrice Greff, éditions Gérard Louis, 2018, 160 p., ill., 25 €.

  • Mes guerres en culotte courte place Stanislas

    Né au numéro 1 de la place Stanislas à Nancy, alors que la Deuxième Guerre mondiale en avait fait une place prisée des officiers allemands, il en fit très rapidement son aire de jeu, son terrain de découvertes et son jardin secret. Depuis la fenêtre en demi-lune de sa chambre au-dessus du "Muratti", il passa des heures à regarder les mouvements quotidiens des Nancéiens et à s’étonner des évènements qui ponctuaient les années 50 et 60. Avec ses copains Riri le fils des boulangers de la rue Gambetta et Phiphi, fils d’un inspecteur de police de la rue des Carmes, et quelques autres, l’auteur, alors en culotte courte, n’hésitait pas à défendre manu militari le territoire de la place contre les incursions des gamins des autres quartiers...

    Sans excès de nostalgie et avec l’humour qui le caractérise, Philippe Bruant nous propose un récit teinté d’émotions à la manière des impressionnistes. Pour regarder cette place à la hauteur de nos yeux d’enfant.

    A Nancy, la Place Stanislas est comme un monde à part. Lieu de tous les rassemblements et manifestations jusqu’aux années 1970, elle est devenue le site premier du tourisme nancéien. Quasiment désertée de ses habitants - une seule personne y réside actuellement - elle reste dans le souvenir de Philippe Bruant comme un lieu de tous les possibles et d’un temps décidément révolu.

     

    ‡ Mes guerres en culotte courte place Stanislas, Philippe Bruant, éditions Gérard Louis, 2018, 144 p., ill., 20 €. 

  • Erian ou le chevalier-barde

    Arraché à son foyer avant même d'y avoir grandi, le jeune Erian, élevé par delà les cieux, dans les prairies de printemps éternel et d'été sans fin, n'aura connu qu'un monde idyllique. La faim, la peine et les épreuves ne sont pour lui que des mots.

    Nourri de récits grandioses, de fresques épiques et de principes chevaleresques, il parcourra le monde, sa harpe dans une main, son épée dans l'autre, à la recherche d'exploits dignes de figurer dans les épopées des troubadours.

    Mais la réalité d'un monde fait de sang et de terre va s'imposer à lui. Restera-t-il ensuite une place pour ses rêves et ses nobles idéaux ?

    Cet ouvrage tient à la fois de la chanson de geste et du conte initiatique. Entre Moyen Âge et XXIe siècle, Erian ou le chevalier-barde, du mussipontain Benoît Léoutre, est une fresque épique et chevaleresque écrite sur des principes d'hier pour notre époque contemporaine.

    C'est curieux, inhabituel, avec des sentiments mais aussi de la violence. Bref, c'est étonnement humain.

     

    ‡ Erian ou le chevalier-barde, Benoît Léoutre, édité à compte d'auteur, 281 p., 25 €. A commander chez l'auteur, 160 rue Maurice Barrès, 54700 Pont-à-Mousson (ajouter 5,20 € pour frais de port).

  • Foch

    Depuis sa mort jusqu’en 1987, date du dernier ouvrage qui lui fut consacré, une vingtaine de biographes se sont succédés pour sculpter le même buste impressionnant d’un général sûr de lui, de ses théories et de son commandement, renversant le cours des batailles auxquelles il prenait part. En trente ans, bien des archives ont été exploitées et des livres écrits.

    Avec son souci habituel de la documentation, l’auteur a entrepris de reprendre l’une après l’autre chacune des étapes de la carrière du maréchal en tentant de démêler le mythe de la réalité. Ce long et passionnant travail de tri lui permet de dégager un portrait beaucoup plus balancé. C’est ainsi que les enseignements de Foch à l’Ecole de Guerre apparaissent avoir programmé la défaite de 1914 plus que prévu la victoire de 1918. Sa conduite de la bataille, particulièrement dans les trois premières années, est émaillée de désobéissances, d’imprudences et d’aveuglements. Le limogeage qui s’ensuivit prend alors une autre résonance, tout comme son retour en grâce et sa nomination au commandement suprême en 1918. Mais isoler ses erreurs permet aussi de remettre exactement en relief sa formidable contribution. Foch pouvait être hautain, borné, confus autant que fédérateur, clairvoyant et inspirant. A lui seul, il a semblé porté quatre ans durant l’espoir inextinguible de la victoire.

    Jean-Christophe Notin analyse également, de manière inédite et approfondie, l’influence exercée par Foch, pendant, mais aussi après la conférence de la paix où son obstination menaça de couper la France du reste de ses alliés.

     

    ‡ Foch, Jean-Christophe Notin, éditions Perrin, 2018, 544 p., 27 €.

  • Le mystère Clovis

    Dans une évocation gorgée de couleurs fortes et de furieuses sonorités, Philippe de Villiers - le Lorrain de cœur... et aussi par ses racines familiales ! - fait revivre le roi des Francs Clovis et lui donne la parole. Le roi fondateur dévoile les épisodes les plus intimes, les plus secrets, de ses enfances, de ses amours, de ses chevauchées.

    Ce livre éclaire d’un jour nouveau le mystère de sa conversion, rétablit la vérité sur la date de son baptême et renouvelle ainsi la perspective symbolique de tout notre passé, de notre destin. Au fil d’un récit haletant, affleurent parfois des correspondances troublantes entre les tribulations du monde de Clovis et les commotions de notre temps : le va-et-vient des peuples en errance, les barbares, les invasions, les fiertés évanescentes, les civilisations qui s’affaissent…

    Une restitution spectaculaire, passionnante, inattendue, qui nous fait revivre comme jamais les temps mérovingiens et les origines de la France.

     

    ‡ Le mystère Clovis, Philippe de Villiers, éditions Albin Michel, 2018, 432 p., 22 €.

  • Des musées de Metz au musée de la Cour d'Or

    Ce fort volume, doté d'une remarquable iconographie, se propose d'écrire l'histoire des musées messins. C'est seulement en 1839 que Metz se dote d'un musée. Il est alors créé sous l'impulsion des sociétés savantes locales et des artistes de l'Ecole de Metz. Avec l'Annexion et jusqu'en 1918, le musée va connaître de profondes transformations dans un contexte politique inédit. Il profitera des avancées de la science allemande, notamment dans le domaine de l'archéologie. Les musées de Metz entrent alors dans une première période prospère avec la construction de nouveaux bâtiments et un accroissement constant des collections archéologiques. L'établissement n'est plus seulement un musée des Beaux-Arts, mais aussi un important musée archéologique et même un musée de site avec la découverte dans ses sous-sols des anciens thermes gallo-romains.

    Durant la Seconde Guerre mondiale, il devient un outil de propagande au service de l'occupant et sert de centre de collecte aux objets spoliés par les nazis. Il faut attendre 1957 pour que les musées de Metz connaissent un nouvel âge d'or. De 1964 à 1980, le conservateur intégrera dans les collections de multiples témoignages patrimoniaux : en étendant ces collections , il transforme la présentation des œuvres de la Cour d'Or et crée un des premiers musées d'architecture médiévale en Europe.

    Le lancement du programme de rénovation du musée a encouragé la rédaction de cet ouvrage où la période la plus récente est présente grâce à une série d'entretiens réalisés avec les personnalités liées à l'histoire du lieu.

    Issus d'une fondation classique, les musées de Metz, par leur inscription dans un territoire marquée par l'Histoire et deux guerres mondiales, sont un exemple peu ordinaire dans le paysage muséal français. Véritable institution transnationale où les visions française et allemande cohabitent, confrontée à la création d'une annexe du Centre Pompidou, un ouvrage relatant son histoire, mais également les enjeux politiques, culturels et sociaux à l'œuvre, s'avérait plus que nécessaire.

     

    ‡ Des musées de Metz au musée de la Cour d'Or. Histoire des collections, reflets d'un territoire, Arnaud Bertinet, Jean-Christophe Diedrich et Julien Trapp (dir.), éditions Snoeck - Metz Métropole, 2018, 391 p., ill., 35 €.

  • Femmes de Lorraine dans l'Histoire

    Pendant des siècles, les femmes se sont battues pour obtenir des libertés parfois infimes, ou pour être reconnues en tant qu'écrivains, scientifiques, résistantes, politiciennes, sportives, aventurières... Elles ont marqué l'Histoire ou sont restées peu connues, voire ignorées. Certaines pionnières ont bousculé les préjugés, provoqué les bien-pensants, conquis des domaines réservés aux hommes...

    Évoquer l'histoire des femmes, forcément, c'est faire de belles rencontres. Leur point commun ? L'énergie qu'elles ont dû déployer pour exister dans un monde gouverné par les hommes ! De la reine Brunehaut à Virginie Despentes en passant par Jeanne d'Arc et Marthe Richard, l'auteur nous propose un bout de chemin avec de belles - ou fortes - figures de femmes de Lorraine.

     

    ‡ Femme dans l'Histoire. Lorraine, Jérôme Estrada de Tourniel, éditions Sutton, 2018, 176 p., ill., 20 €.

  • Nos villages lorrains : le numéro d'octobre est paru !

    Nos Villages lorrains d'octobre est paru...

    Au sommaire :
    - à Pagny-sur-Moselle : découverte fortuite, le pont bascule, la classe des garçons 1946/1947, les raids des Barisiens en 1337-1338
    - à Prény : Bernard Tant et la résistance à Prény, le conseil municipal du 23 avril 1960, une statue de la Vierge du XVe siècle, le conseil municipal du 27 mai 1951, les rentes en vin au Moyen Âge
    - Arnaville
    - à Bayonville : le village pris pour cible en 1337, à la mémoire des fusillés du Rupt-de-Mad
    - à Onville : Adrienne Jouclard expose à Paris
    - à Vandelainville : la croix sur le chemin des Plantières
    - à Vandières : les derniers jours de l'abbé Mamias
    - à Villers-sous-Prény : les écarts en 1876
    - à Arry : les haches du Néolithique

     

    Nos villages lorrains est une publication de la Maison pour Tous de Pagny-sur-Moselle. Abonnement annuel (26,80 € par chèque à l'ordre de "Maison pour Tous") à adresser à : MAISON POUR TOUS, 54530 PAGNY-SUR-MOSELLE.

  • La Croisade du duc Antoine de Lorraine contre les paysans révoltés d'Alsace en mai 1525

    Entre l'Alsace et la Lorraine, une rancune pluriséculaire est née des ravages de l'expédition du duc Antoine de Lorraine contre les paysans révoltés d'Alsace en mai 1525. Il y avait de quoi !

    En mai 1525, le duc Antoine apprend que des bandes de paysans alsaciens révoltés s'nfiltrent sur son territoire, tentant de soulever les pays lorrains. Il lance alors une croisade contre eux, qui fait près de 30 000 morts en six jours. Le sang coule littéralement à flots dans les villes de Saverne, Scherwiller et Lupstein. L'expédition du duc de Lorraine a été racontée peu après les faits par son historien officiel, Nicolas Volcyr de Sérouville, qui accompagna l'armée. Tel un reporter de guerre, il décrit avec précision les événements de cette "guerre des paysans" et les horreurs dont il a été témoin. Tel un propagandiste aussi, il maudit copieusement les hérétiques.

    Ce texte, écrit en vieux français teinté de latin, est ici traduit pour la première fois en français moderne devenant ainsi accessible à tous les amateurs d'histoire lorraine et alsacienne. Puisse ce livre, qui rappelle des heures douloureuses de notre histoire, souder la réconciliation entre les Lorrains et les Alsaciens !

     

    ‡ La Croisade du duc Antoine de Lorraine contre les paysans révoltés d'Alsace en mai 1525, Nicolas Volcyr de Sérouville, Alain-Julien Surdel (prés.), La Nuée Bleue éditions, 2018, 256 p., ill., 22 €.

  • L'hôpital Saint-Julien de Nancy, sept siècles d'histoire

    Philippe Wernert, directeur honoraire de l'Hôpital central de Nancy, nous relate dans cette brochure l'histoire mouvementée de l'hôpital Saint-Julien, institution de charité au service des "pauvres malades" de la cité ducale. En fait, on doit parler "des" hôpitaux Saint-Julien car il y en eut trois. Celui de 1336, fondée par le curé Warnier dans l'enceinte de la ville médiévale, en vieille ville, Grande Rue. Puis celui de 1590 qui prendra la suite du précédent, devenu inadapté face à l'augmentation démographique de la cité, et qui prend en charge vieillards, infirmes et orphelins sous la direction des Sœurs de Saint-Charles. Installé en ville neuve, il était situé entre l'actuel hôtel de ville et la cathédrale, ancienne rue de la Congrégation (actuelle rue Maurice Barrès). Enfin, cet établissement, qui connut de nombreux aménagements au cours des siècles, fut transféré en 1900 au faubourg Saint-Nicolas où il est toujours en activité en attendant la restructuration des établissements hospitaliers nancéiens...

    Une riche histoire rigoureusement documentée et illustrée avec une iconographie inédite qui met en exergue le rôle éminent des ducs de Lorraine et de l'Eglise dans le secours porté à l'humanité souffrante. Un pan de l'histoire de Nancy que tout Nancéien et Lorrain se doit de connaître.

     

    ‡ De 1336 à nos jours, l'hôpital Saint-Julien. 7 siècles d'histoire, Philippe Wernert, CHRU Nancy, 2018, 39 p., ill., 5 €.

  • Le miroir sans retour

    Hiver 1832. Le curé d'Orly est brusquement appelé au chevet de l'ancien maire, Valentin Chévetel, agonisant.
     
    S'engage alors entre les deux hommes un invraisemblable et rocambolesque échange durant lequel Chévetel s'accuse des plus sordides trahisons et des plus basses manipulations pour anéantir la contre-révolution en Bretagne, la chouannerie, et assassiner son chef, le marquis de La Rouërie, héros de la guerre d'indépendance américaine et ami de Washington.
     
    Véritable thriller historique, fondé sur des faits authentiques, ce récit, fait de rebondissements stupéfiants, révèle la face obscure de certains révolutionnaires, et non des moindres (Danton, Marat, Robespierre...), animés des plus vils sentiments (jalousie, veulerie, cupidité...), et permet de mieux appréhender cette période clé de l'histoire de France, idéalisée de nos jours par certains et décriée par d'autres.
     
    Reynald Secher, docteur ès lettres, Paris IV-Sorbonne, spécialiste de la résistance face au totalitarisme, est connu du grand public pour ses ouvrages : Le génocide franco-français (Perrin), La Vendée-Vengé (Perrin) et Vendée : du génocide au mémoricide (Le Cerf), ses bandes dessinées et ses films historiques. Il est l'auteur du concept de "mémoricide".
     
     
    ‡ Le miroir sans retour, Raynald Secher, éditions du Rocher, 2018, 328 p., 21,90 €.

  • Le Pays lorrain : Autour de Philippe de Gueldre et de Ligier Richier

    Le Pays lorrain, numéro de septembre 2018, est paru : à la une, un dossier "Autour de Philippe de Gueldre et de Ligier Richier".

    Au sommaire :
    - Philippe de Gueldre (1467-1547), duchesse de Lorraine : les pratiques d'un pouvoir au féminin dans la Lorraine de la Renaissance
    - Ligier Richier à la cour de Lorraine
    - Sœur Philippe de Gueldre, "seconde Mère sainte Colette"
    - Spiritualité, dévotions et pratiques religieuses d'une duchesse de Lorraine devenue clarisse : Philippe de Gueldre
    - Le gisant de Philippe de Gueldre par Ligier Richier : une sculpture pour l'éternité
    - Sainte Elisabeth, de Ligier Richier
    - Chronique du patrimoine en Lorraine : "Le patrimoine rural : une cause perdue ?" :
    - Que faire des maisons rurales lorraines ? Deux exemples à Lemainville
    - La rénovation, un péril pour la maison traditionnelle lorraine ?
    - La ferme de la montagne vosgienne : évolution d'un patrimoine architectural et paysager
    - Faire d'une ferme lorraine une maison de famille
    - L'association Maisons paysannes de France et son action en faveur du patrimoine rural
    - Les fermes de la Seconde Reconstruction, un nouveau patrimoine rural : un exemple à Ménil-Flin
    - Monuments historiques à la campagne
    - La disparition d'un élément structurant des paysages du Pays des étangs (Moselle) : les jardins clos de murets en pierre sèche
    - Fontenoy-le-Château, la question d'une petite ville industrielle devenue village
    ... Et les habituelles chroniques régionales, les livres et les infos de la Société d'histoire de la Lorraine & du Musée lorrain.

    ‡ Le Pays lorrain est disponible sur abonnement (43 €, 4 numéros) : règlement et coordonnées postales à adresser au Pays lorrain, 64 Grande Rue, 54000 Nancy.

  • Histoire de la Lorraine

    Voici une histoire de la Lorraine à la portée de tous. L'auteur, Daniel Bontemps, côtoie l'his­toire de sa région depuis plus de cinquante ans à travers ses re­cherches et ses nombreuses publications. Il se fait pédagogue afin de faire partager son amour pour la Lorraine aux curieux et amateurs et historiens confir­més. 

    L'ouvrage est largement illustré pour accompagner le texte et rendre l'histoire encore plus vivante. Une histoire qui mènera d'abord le lec­teur bien loin dans le passé, à l'époque où l'homme taille la pierre, puis à celle des Gaulois qui ont la maîtrise du fer. Les deux mille ans qui suivent feront passer l'espace lorrain dans des formats plus vastes, de l'échelle du monde romain à celle de l'empire de Charle­magne. Dans des espaces encore importants comme l'Austrasie et la Lotharingie des Mérovingiens et des Carolingiens. À des espaces complexes au temps du morcellement de l'époque médiévale, avec les luttes internes, les attirances vers le Saint-Empire romain germanique ou le royaume de France, mais aussi un certain sentiment d'appartenance à un espace lorrain, au-delà des souverainetés. Les deux voisins fran­çais et germanique ne cesseront pas jusqu'au XXe siècle de convoiter la région, laissant encore aujourd'hui des cicatrices que le temps a du mal à faire disparaître.

    L'histoire de l'espace lorrain est complexe. Cela la rend d'autant plus riche et le lecteur curieux pourra ici la défricher avec l'auteur. Comprendre notre passé, c'est comprendre notre présent et mieux appréhender notre avenir.

     

    ‡ Histoire de la Lorraine, Daniel Bontemps, La Geste éditions, 2018, 255 p., ill., cartes, 29,90 €.

  • Histoire(s) de vin(s)

    Le Vosgien Roger Maudhuy, grand connaisseur des us et coutumes de nos régions, nous propose ici une centaine de contes et légendes autour du vin... et de nombreuses annecdotes tirées de la tradition viticole lorraine !

    De ses origines mystérieuses aux fables qui en ont fait son histoire, l'univers envoûtant du vin est une source inépuisable de mythes, contes et légendes. Roger maudhuy aime ces histoires véhiculées par la littérature orale, il aime les collecter sur le terrain, puis les raconter avec la rigueur de l'historien et l'inspiration du conteur.

    Histoires inédites, toujours véridiques, toujours savoureuses, elles nous entraînent dans une folle vendange culturelle et spirituelle autour du vin. C'est une belle invitation au grand banquet de nos régions !

    Tantôt magiques ou ésotériques, comiques ou tragiques, angéliques ou diaboliques, ce sont avant tout de belles histoires à consommer sans modération.

    Roger Maudhuy est folkloriste et historien. Il est l'auteur d'une cinquantaine de livres et de centaines d'articles. Il a mené plus de 3000 enquêtes de terrain partout en France, ainsi qu'en Wallonie et en Suisse romande.

     

    ‡ Histoire(s) de vin(s), Roger Maudhuy, éditions Bonneton, 2018, 192 p., ill., 12,90 €.

  • Destin français

    « Je savais où je voulais vivre, avec qui je voulais vivre, et comment je voulais vivre. À mes yeux médusés d’enfant, le mot France brillait de tous les feux : histoire, littérature, politique, guerre, amour, tout était rassemblé et transfiguré par une même lumière sacrée, un même art de vivre mais aussi de mourir, une même grandeur, une même allure, même dans les pires turpitudes.
     
    La France coulait dans mes veines, emplissait l’air que je respirais ; je n’imaginais pas être la dernière génération à grandir ainsi.
     
    Il ne faut pas se leurrer. Le travail de déconstruction opéré depuis quarante ans n’a laissé que des ruines. Il n’y a pas d’origine de la France, puisque la France n’existe pas, puisqu’il n’y a plus d’origine à rien. On veut défaire par l’histoire ce qui a été fait par l’Histoire : la France. L’Histoire est désormais détournée, occultée, ignorée, néantisée. L’Histoire de France est interdite. On préfère nous raconter l’histoire des Français ou l’histoire du monde. Tout sauf l’Histoire de France.
     
    Mais cette Histoire se poursuit malgré tout et malgré tous. Elle a des racines trop profondes pour être arrachées. Elle s’est répétée trop souvent pour ne pas se prolonger jusqu’à aujourd’hui. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Les mêmes lois s’imposent au-delà des générations. L’Histoire se venge. »
     
    Après le phénoménal best-seller Le Suicide français, Éric Zemmour se livre avec force et sans tabou à une analyse de l’identité française en réhabilitant ses fondations. Et en alertant une nouvelle fois les Français sur le péril islamique et l'aveuglement de la classe politico-médiatique.
     
    ‡ Destin français, Eric Zemmour, éditions Albin Michel, 2018, 575 p., 24,50 €.

  • L'Excelsior : l'esprit brasserie à Nancy

    Les éditions du Signe rendent un bel hommage par l’image et par le texte à un joyau de l’Art Nouveau et de l’Art Déco : la brasserie Excelsior de Nancy, l’une des plus belles de France !

    À mi-chemin entre la gare et la célèbre place Stanislas, la brasserie nancéienne Excelsior est un site unique tant pour la gastronomie lorraine proposée que pour son architecture. Son style Art nouveau, signé par d’illustres artistes issus de l’École de Nancy tels Daum, Grüber, Majorelle, Weissenburger et l’agencement diligenté par Jean Prouvé, qui mêle les styles Art déco et Mouvement moderne, en font un lieu d'exception.

    Considéré comme l’une des plus belles brasseries de France, cet établissement, porté sur les fonts baptismaux le 26 février 1911 par un brasseur de Vézelise, est une institution, une invitation au voyage au temps de la Belle Époque et des Années Folles.

    En définitive, franchir le seuil de l’Excelsior, c’est pénétrer dans une brasserie intemporelle, millésime 1900. La cuisine du chef et un personnel tout aussi convivial qu’efficace transportent les clients dans un univers d’effluves enivrants, selon l’exquise tradition des lieux, classés en partie au registre des Monuments historiques.

    Surprenante et fascinante, la brasserie Excelsior se dévoile… avec de magnifiques images et un texte non moins remarquable !

     

    ‡ Excelsior. L'esprit brasserie à Nancy, Bertrand Munier, éditions du Signe, 2018, 176 p., ill., 35 €.