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Les livres en Lorraine

  • Emilie du Châtelet, philosophe des Lumières

    Ce petit bouquin, somptueusement illustré avec des images provenant du fonds Du Châtelet des archives départementales de Haute-Marne, nous introduit dans l'univers studieux mais aussi glamour d'une femme éblouissante née à l'aube du XVIIIe siècle : Emilie du Châtelet.

    Talentueuse, intelligente, esprit vif, Madame du Châtelet parle plusieurs langues, lit le latin et le grec, s'intéresse à la mode et chante l'opéra. Particulièrement douée pour les mathématiques, la jeune femme est atteinte de la "Newtonmania" qui s'empare de l'Europe en ce début du XVIIIe siècle et s'attachera à en diffuser les nouvelles théories.

    Cette biographie ramassée d'Emilie du Châtelet replace la philosophe de la cour de Lunéville dans le contexte sociologique et culturel de son époque. De nombreuses anecdotes la concernant (mode, décoration...) illustrent l'art de vivre de cette marquise avant-gardiste... et un peu "bling-bling" !

     

    ‡ Emilie du Châtelet. Philosophe des Lumières, Pascale Debert, Le Pythagore éditeur, 2018, 127 p., ill., 12 €.

  • Lorraine, la patrie qui n'existait pas

    Le titre est volontairement provocateur. Si, en devenant officiellement Français en 1766, les Lorrains perdent la mémoire de leur passé d'Etat souverain et indépendant, il n'en demeure pas moins que tout, sur son territoire, rappelle l'identité de la Lorraine : les monuments, des coutumes, les traditions, ses artistes. L'âme lorraine en somme. Et pourtant, les Lorrains se rallieront sans trop de difficultés au royaume des lys, voire à la Révolution et aux différents régimes qui lui succédèrent jusqu'à nos jours.

    Afin de tenter de répondre à ce paradoxe, l'auteur propose une "randonnée" dans l'histoire de notre "patrie" lorraine, dans ses paysages, ses sites historiques et son patrimoine exceptionnel pour retrouver la mémoire envolée de cette "patrie".

    L'auteur, à travers de courts paragraphes, rappelle les grandes étapes de l'histoire de la Lorraine agrémentées de souvenirs familiaux vécus dans ses Vosges natales. Un ouvrage accessible à tous qui permet de redécouvrir agréablement l'histoire de notre "petite patrie" désormais bien française mais ouverte sur l'Europe.

     

    ‡ Lorraine. La patrie qui n'existe pas, Jean-François Ruth, éditions Gérard Louis, 2018, 380 p., ill., 25 €.

  • "Bébé", un nain à la cour de Lunéville (1741-1764)

    Bébé est probablement le nain le plus célèbre de l'histoire de France. De Lorraine sûrement. Nous sommes au Siècle dit "des Lumières", à la cour de Lunéville où le nain Nicolas Ferry, né dans les Vosges en 1741, côtoie savants, philosophes, écrivains, artistes, politiques... Il y vécut comme courtisan jusqu'à sa mort.

    Nicolas Ferry attire la curiosité par son extrême petite taille à la naissance - 20 cm pour 400 g ! Stanislas le fit venir à Lunéville et notre nain ne quittera plus son royal protecteur, désormais dénommé "Bébé", faisant du même coup entrer ce surnom dans la langue française.

    A sa mort, Stanislas fera transférer son squelette au Jardin du Roy à Paris où Buffon l'érige sur un socle. Toujours conservé dans les collections du Musée de l'Homme, il est protégé au titre du patrimoine historique.

    A la lumière des nouvelles découvertes de restes humains fossiles de très petite taille, les auteurs réétudient dans cet ouvrage le squelette de Nicolas Ferry, nain harmonieux et bien proportionné dans ce nouveau contexte de connaissance de l'évolution humaine. Ils ont pu diagnostiquer la maladie de Bébé et prouvent qu'il possédait des zones cérébrales "non réduites". Un véritable phénomène que ce nain vosgien !

    L'ouvrage propose une promenade historique autour de la vie de Bébé à la cour de Lunéville mais également une étude enrichissante permettant de mieux comprendre le nanisme.

     

    ‡ "Bébé", un nain à la cour de Lunéville (1741-1764), Jean Granat et Evelyne Peyre, éditions L'Harmattan, 2018, 276 p., ill., 28 €.

  • Petite vie de Jeanne d'Arc

    Jeanne d'Arc. Une carrière qui occupe deux années. Deux ans dans une période caractérisée par ce qu'on appelle la guerre de Cent Ans. Il n'y a sans doute pas de personnage sur lequel nous soyons mieux et plus abondamment documentés.
     
    Cette « petite vie » de Jeanne d'Arc, rédigée par 'la' spécialiste de notre sainte de la patrie - Régine Pernoud -, est composée presque uniquement de témoignages du temps. Elle permet de préciser les cadres personnel, politique, militaire, juridique, religieux et littéraire dans lesquels évolue Jeanne.
     
    Un petit bouquin épatant que tout Lorrain se doit de posséder dans sa bibliothèque !... Et de l'avoir lu !
     
    ‡ Jeanne d'Arc, Régine Pernoud, éditions Artège, coll. Petite vie, 2018, 140 p., ill., 9,90 €.

  • Claude Faltrauer, la passion de l'histoire de la Lorraine

  • Liberté des consciences et religion : enjeux et conflits (XIIIe-XXe siècle)

    Si le fait religieux est  quelquefois présenté comme un moyen de contrainte sur les consciences, paradoxalement, il est pourtant source de liberté des consciences morales. Telle a été la question complexe étudiée lors du colloque tenu à Nancy en 2015, à l'initiative d'enseignants de l'Université de Lorraine, dont le présent volume recueille une sélection de communications.

    Délibérément attachés à l'étude des sources religieuses de la liberté de conscience, les textes réunis constituent autant de contributions à l'étude de la part du fait religieux dans l'émergence de la liberté de et des consciences ; c'est-à-dire aussi bien dans l'acception subjective que dans l'acception objective de cette liberté.

    Dans une perspective de temps long, l'ouvrage met au jour les questions récurrentes et leur évolution ; les courants religieux favorisant l'individualisme et le contact personnel avec le monde divin ; les médiateurs (prédication, images pieuses, imprimé...) ; les points d'application dans la société sur les plans religieux et politique ; les discours et modalités énonciatives selon lesquels se développe le for intérieur, de manière à moduler l'affirmation d'une subjectivité spirituelle autonome. Sont ainsi mis au jour des étapes significatives aussi bien de la réflexion sur cette liberté que des manifestations qui contribuent à l'éclairer.

     

    ‡ Liberté des consciences et religion. Enjeux et conflits (XIIIe-XXe siècle), Catherine Guyon, Bruno Maes, Marta Peguera Poch et Anne-Elisabeth Spica (dir.), PUR, 2018, 321 p., 25 €.

  • Bénédictins en Lorraine

    A la fin du XVIe siècle, le concile de Trente instaure des congrégations destinées à regrouper les abbayes des ordres anciens. La Lorraine, terre de catholicité, se trouve à la pointe du renouvellement des pratiques religieuses. C'est tout naturellement que s'y créent les premières congrégations dont celle des bénédictins. Fondée par Dom Didier de La Cour, condisciple de Pierre Fourier, et Servais de Lairuelz à l'université de Pont-à-Mousson, la congrégation de Saint-Vanne et Saint-Hydulphe naît en 1604. Pour la première fois, l'histoire de cette congrégation - qui donnera naissance en France à celle de Saint-Maur - est publiée.

    Erudits, les bénédictins de Lorraine enrichissent les sciences et les arts sans négliger pour autant leurs devoirs religieux. Si quelques personnalités dominent, à l'instar de Dom Augustin Calmet, le plus grand nombre de ces bénédictins demeurent dans l'ombre des cloîtres. C'est à leur rencontre que Claude Faltrauer, vous emmène, en parcourant les nombreux bâtiments abbatiaux qu'ils ont fait construire.

    Pour la première fois également, dix-neuf fondations monastiques sont replacées dans leur contexte historique comme une invitation à sillonner la Lorraine, de Saint-Avold à Moyenmoutier, de Munster à Saint-Mihiel, et du Saint-Mont et Morizécourt à Bouzonville, sans oublier Toul et Nancy !

     

    > Bénédictins en Lorraine, Claude Faltrauer, éditions Gérard Louis, 2018, 213 p., ill., 20 €.

  • La mémoire retrouvée : les Américains dans le pays de Bourmont 1917-1919

    Entre Meuse et Mouzon, Bourmont, aujourd'hui en Haute-Marne, jadis du duché de Lorraine et de Bar, est le lieu où fut créée la 2ème Division d'infanterie américaine en 1917. Cent ans après, il importe de rendre hommage à ces hommes venus d'outre-Atlantique pour chasser l'ennemi du beau pays de France....

    Grâce à la générosité de collectionneurs privés, l'exposition, présentée à Bourmont jusqu'au 11 novembre 2018, met en valeur des fonds iconographiques et écrits tels que les Cahiers de dessins d'Yvonne de Mahuet et les exceptionnelles photographies sur plaques de verre de l'abbé Haquin. Des collectionneurs, des historiens, des amoureux du pays de Bourmont on relevé le défi de reconstituer la mémoire de la présence américaine à la fin de la Grande Guerre.

    Le catalogue réunit la plupart des objets et documents présentés dans le cadre de cette exposition mémorielle. L'ouvrage retrace également l'histoire de la présence des troupes américaines dans ce Bassigny éloigné de la ligne de front. Les Sammies ont laissé des traces à Bourmont certes, mais également dans les communes haut-marnaises et vosgiennes voisines : Breuvannes, Damblain, Sommerécourt, Vrécourt, Robécourt, Saint-Thiébaut...

    Ce magnifique catalogue réunit plus de 500 clichés inédits ainsi que des témoignages écrits ; autant de détails de cette histoire partagée qui nous réunit cent ans après.

     

    ‡ La mémoire retrouvée. Les Américains dans le pays de Bourmont 1917-1919, collectif, SHAB, 2017, 277 p., ill., 15 €.

  • Protestantismes. Vocabulaire, typologie

    Publié à l'occasion du 500ème anniversaire de la commémoration de la Réforme (1517-2017), cet ouvrage aborde la diversité des Eglises luthériennes et réformées sous l'angle de l'objet lié au culte : objets mobiliers, décors, patrimoine musical et choral, architecture...

    Cet inventaire couvre cinq siècles et propose une sélection de 170 termes représentatifs de la diversité cultuelle protestante dans le temps et dans l'espace, dans les usages et les pratiques. La région Grand Est y tient une large place (présentation d'églises et de temples réformés, objets et mobiliers cultuels provenant de lieux de culte protestants lorrains et alsaciens...) puisqu'elle accueillit sur son territoire plusieurs communautés réformées issues de la culture francophone et germanophone.

    L'ouvrage a bénéficié du concours de l'Inventaire général du patrimoine culturel et tout particulièrement du service régional de l'Inventaire de Lorraine.

     

    ‡ Protestantismes. Vocabulaire, typologie, Mireille-Bénédicte Bouvet, éditions du Patrimoine-Centre des Monuments nationaux, 2017, 343 p., ill., 49 €.

  • Journal des campagnes du duc Charles V de Lorraine

    Comme beaucoup d’autres personnages d’importance internationale, Charles V de Lorraine reste un des grands oubliés des histoires nationales. Bien qu’il portât le titre prestigieux de duc de Lorraine et de Bar, il ne régna jamais sur ses duchés et fut surnommé le "duc sans duchés". Cela explique le manque de travaux historiques sur sa vie dont même les sources restent encore ensevelies dans différents dépôts d’archives en Europe. La personne du duc Charles V de Lorraine est étroitement liée à l’histoire de l’Europe centrale moderne, en particulier à celle de la Hongrie à cause de son rôle joué dans la reprise de la ville de Bude (1686) et dans la reconquête du pays sur les Ottomans.

    Son Journal des campagnes est un recueil de descriptions d’opérations militaires de 1683 jusqu’en 1689 reliées en un volume déposé aux Archives nationales autrichiennes. Cet ouvrage fut visiblement destiné à être publié, mais il ne fut édité et exploité que partiellement, notamment par Dom Calmet.

    Un bel instrument de travail mis désormais à la disposition des chercheurs mais également des amateurs d'histoire de la Lorraine qui vont y découvrir la personnalité d'un chrétien et d'un militaire d'exception qui sauva l'Europe de l'invasion ottomane.

    Ferenc Tóth, historien hongrois, a fait des études d’histoire et de français en Hongrie à l’Université de Szeged, puis à la Sorbonne où il a soutenu une thèse de doctorat portant sur l’intégration sociale de l’immigration hongroise en France au XVIIIe siècle.

     

    ‡ Journal des campagnes du duc Charles V de Lorraine, Ferenc Tóth (prés.), éditions Honoré Champion, 2017, 620 p., ill., cartes, 85 €.

  • La déesse du Nonnenfels

    À Klang, près de Thionville, dans le nord de la Lorraine se trouve, perdu au fond d'une forêt profonde, un étrange rocher. Connu sous le nom de Nonnenfels, il est orné d'une sculpture représentant une déesse de la fertilité et de l'abondance et qui pourrait dater de l'époque celtique…

    Une déesse qui, depuis deux mille ans, contemple le spectacle que lui offre l'humanité. Qu'il s'agisse des cérémonies druidiques ou des fabuleuses chasses du roi Lothaire, de la cruelle famine de 1316 ou de quelques sordides bûchers, des amours du comte d'Hunolstein ou des études archéologiques menées par Charles Abel, la déesse du Nonnenfels a mille anecdotes à raconter. Mille secrets à livrer… Et presque autant de rêves à tisser.

    Convaincu que les vieilles pierres peuvent parler pourvu qu'on sache leur prêter l'oreille, Kévin Gœuriot signe ici un roman pétri de simple philosophie. Une sorte de flânerie poétique dans les méandres de l'histoire lorraine, ainsi qu'un un plaidoyer en faveur du patrimoine local.

    Originaire du Jarnisy, Kévin Gœuriot enseigne l'histoire-géographie en collège. Spécialiste de l'histoire de la Lorraine, il a déjà publié une série d'articles et d'ouvrages sur le sujet, dont L'année lorraine, une petite histoire des fêtes, coutumes et traditions populaires en Lorraine et Quand la Lorraine sera française. Il est également un acteur engagé dans la promotion du patrimoine et de l'identité régionale.

     

    ‡ La déesse du Nonnenfels, Kévin Goeuriot, éditions des Paraiges, 2018, 268 p., 18 €.

  • La Nouvelle revue lorraine n° 49 : restauration de l'église des Cordeliers des Thons (Vosges)

    La Nouvelle revue lorraine n° 49 est parue ! Avec, à la 'une', des images de l'ancien couvent des Cordeliers des Thons (Vosges) qui s'apprête à connaître une campagne de réhabilitation.

    Au sommaire :
    - Joinville, la plus lorraine des villes champenoises
    - Le portail de l'église de Pompierre
    - La mort du passeur au début de la Grande Guerre
    - "La dernière division" : diffamée comme les soldats du Midi à l'été 1914 ?
    - Centenaire de la mort des trois premiers soldats américains en 1917
    - L'hôpital du Saint-Esprit de Vaucouleurs
    - Saône lorraine a du choeur : renaissance des Cordeliers des Thons
    - Une curieuses maison du XVIIIe siècle à Lunéville : la maison du Marchand
    - Histoire vécue : les volets volés
    - Sport automobile en Lorraine : Schlesser, Greder, Weber, Poirot
    - L'oeuf de Pâques
    - Le 3e régiment de hussards à Metz
    - In memoriam du canard
    - Jeanne d'Arc à Saint-Nicolas-de-Port

     

    La Nouvelle revue lorraine est disponible sur abonnement (revue trimestrielle, 38 €) ou commande possible sur www.nouvelle-revue-lorraine.org

  • Vercingétorix

    De Vercingétorix, on connaît surtout le nom, sa lutte héroïque contre Rome, sa défaite à Alésia et le récit biaisé qu’en donnera Jules César. Mais d’autres écrits et les trésors exhumés par l’archéologie invitent à le redécouvrir et, au miroir de ce destin hors du commun, à explorer des pans enfouis de l’histoire de l’ancienne Gaule. Cet adolescent arverne, fils de roi, tôt formé à la chose militaire, s’est hissé tout jeune au commandement suprême de la résistance gauloise au conquérant romain. Revers militaire qui recouvre une victoire politique – l’unification des peuples gaulois – dont il deviendra le symbole.

    Cette biographie, la première qui lui est consacrée, n’entend céder ni aux hagiographies complaisantes, ni aux légendes controuvées, ni aux appropriations idéologiques. Elle retrace à nouveaux frais, à partir de sources souvent oubliées, l’itinéraire singulier de cette figure d’exception : son enfance au sein d’une lignée aristocratique ; l'éducation reçue par ses maîtres druides ; sa formation, surtout, auprès de César dont il est devenu l’otage ; la rébellion enfin où il se découvre grand leader politique et redoutable chef militaire. Une vie si brève qui aura nourri une si longue postérité.

    En suivant ses pas, au fil des chapitres, c’est une nouvelle lecture de l’histoire de la civilisation et du peuple gaulois que ce livre fait découvrir ; une société en plein essor, déjà bien structurée, agitée par des assemblées remuantes et ouverte au monde, à l’ombre menaçante de l'impérialisme romain.

     

    ‡ Vercingétorix, Jean-Louis Brunaux, éditions Gallimard, 2018, 321 p., ill., 22 €.

  • L'or du ciel

    En Lorraine, jadis. Un homme, le Pierrot. Une femme, la Marie-Ange. Lui, vit à la sauvage au fond d’une forêt. Elle, soumise, partage le quotidien d’une famille paysanne. 

    Campagne, cheval de trait, foins odorants, abeilles en récolte, nuages en voyage. Histoire d'une rencontre comme sait nous la raconter le Vosgien Gilles Laporte dans ses romans pétris d'humanité. Nos "héros" vont s’aimer dans la lumière. Dans l’Or du ciel.

    Une histoire hors du temps... mais bien plantée dans la terre de Lorraine !

     

    ‡ L'Or du ciel, Gilles Laporte, éditions A&H, 2018, 155 p., 17 €.

  • Jeanne d'Arc

    Tout a été dit sur Jeanne d'Arc. C'est probablement le personnage historique sur lequel on a le plus écrit. Et pourtant, Olivier Hanne nous étonne encore avec sa Jeanne d'Arc !

    Dans cette biographie ramassée enrichie de nombreuses références d'époque, il nous révèle toute la personnalité de notre Jeannette que l'on perçoit, mais également les mystères de sa vie intime et ses exploits militaires. L'auteur nous invite à redécouvrir Jeanne d'Arc à travers ce qui semblait relever de l'impossible. Il balaie définitivement toutes les "élucubrations" des pseudo-historiens ou enquêteurs en mal de sensationnel pour se concentrer, en se fondant sur les textes originaux nombreux, sur cette figure majeure de l'histoire de France.

     

    ‡ Jeanne d'Arc, Olivier Hanne, Nouveau Monde éditions, coll. Chronos, 2018, 316 p., 9 €.

  • Choiseul, l'obsession du pouvoir

    Le duc de Choiseul a été maître de la France pendant douze ans. Principal ministre de Louis XV, son œuvre est considérable : il mit fin au désastre de la guerre de Sept Ans, restaura la marine, réforma l’armée, prépara la revanche contre l’Angleterre et libéralisa l’économie. Lorrain de naissance - la famille est originaire du village éponyme du Bassigny -, il évitait cependant de rappeler ses origines lotharingiennes...

    On croit connaître ce brillant ministre qui resta au pouvoir de 1758 à 1770. Homme de guerre, Choiseul fut l’un des artisans du grand basculement mettant fin à deux siècles de lutte acharnée entre la France et l’empire des Habsbourg en favorisant ce rapprochement. Redoutable homme de cour, il sut se ménager l’appui de Madame de Pompadour, mais fut disgracié parce qu’il refusa la fulgurante ascension d'une autre Lorraine, Madame du Barry.

    Mais le duc de Choiseul, c’est aussi et avant tout un style, un ton cynique, brillant, parfois méchant, celui d’un grand seigneur, amateur d’art. De sa Lorraine natale à la Touraine où il acheva sa vie, il représente l’art de vivre au XVIIIe siècle. En s’appuyant notamment sur les écrits de Choiseul, Monique Cottret dresse le vivant portrait de celui qui, à l’égal d’un Richelieu ou d’un Mazarin, fut l’un des hommes d’État les plus importants du siècle des Lumières.

     

    ‡ Choiseul. L'obsession du pouvoir, Monique Cottret, éditions Tallandier, 2018, 506 p., 24,90 €.

  • Le Pays lorrain : dossier sur "Le palais des ducs de Lorraine : un musée pour l'avenir"

    Au sommaire du numéro printanier du Pays lorrain, la revue du Musée lorrain, numéro consacré essentiellement à l'esprit de la rénovation du Musée lorrain :

    - Régénérer l'esprit lorrain
    - Cap sur le chantier
    - Brève histoire illustrée du Musée lorrain
    - Une nouvelle cohérence
    - Un regard sur le projet architectural
    - La rénovation : une chance pour les collections
    - Le musée en partage
    - Une recherche en mouvement
    - Faire vivre les collections dans la région toute entière
    - Les apports de l'archéologie à la connaissance de l'histoire du palais ducal au XVIIe siècle
    - La "galerie au Jardin" du palais ducal de Nancy (1603) et les Métamorphoses de Bellange (1610-1612)
    - La collection de statuettes en biscuit du Musée lorrain mise à l'honneur à Commercy
    - Chroniques régionales, vie de la Société, publications récentes...

     

    ‡ Le Pays lorrain est disponible à l'accueil du Musée lorrain ou sur abonnement (43 € à l'ordre du "Pays lorrain") : Le Pays lorrain, Palais des ducs de Lorraine-Musée lorrain, 64 Grande-Rue, 54000 Nancy.

  • Un pape dans la tourmente : Pie VI, de Rome à Valence

    Pie VI, le dernier pape du XVIIIe siècle, est mort en 1799 en déportation à Valence, dans la Drôme. Son long pontificat a été marqué par la montée grandissante de la philosophie des Lumières dans son offensive antichrétienne et antiromaine, et par la Révolution française qui bouleversa les rapports anciennement établis entre monarchie et Église.

    2017 fut marquée par le tricentenaire de la naissance de ce pontife italien ; cet anniversaire a fourni l’occasion à la présente biographie d’évoquer la personnalité d’un homme confronté à la tourmente où risqua d’être emportée la papauté.

    Cet ouvrage restitue les grands moments de cet affrontement idéologique et politique qui met en jeu une conception nouvelle de la liberté et des rapports entre le pouvoir laïque et l’Église catholique.

     

    ‡ Un pape dans la tourmente. Pie VI, de Rome à Valence, Serge Stolf, éditions Delatour, 2017, préface de Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence, 166 p., ill., 12 €.

  • Dictionnaire du renseignement

    Les ouvrages relatifs au vaste monde de l’espionnage se sont multipliés. Essais plus ou moins informés, témoignages « vécus » d’une fiabilité variable se succèdent pour répondre à la curiosité insatiable des lecteurs. Car c’est un fait : près de trente ans après la chute du Mur et la fin de la guerre froide, l’univers opaque des espions et agents secrets fascine de plus en plus. Or, la réalité s’avère souvent bien éloignée de la fiction.

    Il était temps que des professionnels du renseignement rassemblent le maximum d’informations sur leur métier et présentent de façon exhaustive au public le monde dans lequel ils évoluent. Telle est l’ambition de ce dictionnaire : donner la parole aux vrais experts – qui signent parfois sous pseudonyme pour des raisons de confidentialité – afin qu’ils racontent et expliquent les techniques qu’ils utilisent, l’histoire et l’organisation des services, les événements marquants, sans oublier les grandes figures d’hier et d’aujourd’hui.

    Qu’est-ce qu’un « agent sous légende » ? Une action « d’entrave » ? Pourquoi Donald Trump s’est-il récemment attiré les foudres de la communauté internationale du renseignement ? Les applications de messagerie cryptée sont-elles réellement fiables ? Quelles ripostes concrètes sont apportées à la menace terroriste ? À toutes ces questions, et à bien d’autres, ce livre répond au moyen de notices limpides, classées par ordre alphabétique, qui permettent d’accéder à une information sérieuse et rapide.

    Unique en son genre, cet ouvrage de référence offre pour la première fois un décryptage vivant et complet de l’univers du renseignement « vu de l’intérieur ».

     

    ‡ Dictionnaire du renseignement, Hugues Moutouh et Jérôme Poirot, éditions Perrin, 2018, 848 p., 29 €.

  • Figures du catharisme

    Jouant sur la plasticité du mot « figure » (de proue, de danse, de style, etc.), le présent ouvrage offre 17 chapitres qui sont autant de clés pour pénétrer dans le vaste domaine que le biographe de Simon de Montfort ou de saint Dominique explore depuis de nombreuses années.

    Du testament d’un hobereau « hérétique » aux pérégrinations de deux sœurs traquées par l’Inquisition, de l’attaque d’une abbaye pour libérer le parfait cathare qui y est détenu, aux raisons qui ont conduit le très catholique roi d’Aragon à combattre aux côtés des protecteurs de l’hérésie, des mythes bibliques dont s’est nourri le catharisme à l’exil en Lombardie des Languedociens qui fuyaient la persécution, sans oublier le vaste clan nobiliaire qui régna quarante ans sur Montségur, autant de regards jetés sur le drame occitan du XIIIe siècle.

    Mais aussi, et surtout, autant d’occasions de s’immerger dans le vécu quotidien de ceux qui, de l’humble bouvier au grand seigneur, en furent témoins, acteurs ou victimes.

     

    ‡ Figures du catharisme, Michel Roquebert, éditions Perrin, 2018, 480 p., 25 €.

  • Le pays des Etangs autour de Réchicourt-le-Château

    Situé au centre du Pays des Étangs, en Moselle, le territoire de Réchicourt-le-Château conserve un patrimoine lié autant à son histoire qu’à sa nature environnante. Ici nature et culture se mêlent. Le paysage est transformé avec la création des étangs au Moyen Âge, puis au XIXe siècle avec l’aménagement du canal de la Marne au Rhin.

    Cette Image du Patrimoine est le fruit d’une étude de l’inventaire général combinant l’étude sur le terrain aux ressources des différents fonds d’archives publiques et privées. Elle porte sur le patrimoine architectural et mobilier ainsi que sur le patrimoine naturel de ce territoire au caractère rural affirmé, et au bâti façonné par les multiples conflits qui s’y sont succédé depuis la guerre de Trente Ans.

    Richemment illustré de plus de 300 prises de vue, ce beau livre est une coédition avec le service de l’Inventaire général du patrimoine culturel, dans la collection Images du Patrimoine. Une exposition du même nom est également présentée au Musée du Pays de Sarrebourg du 16 février au 16 avril 2018.

     

    ‡ Le pays des Etangs. Autour de  Réchicourt-le-Château, Catherine Zeller-Belville et Olivier Nourrigeon (dir.), éditions Libel - Inventaire général du patrimoine culturel Grand Est, coll. Images du patrimoine, 2018, 128 p., ill., 24 €.

  • Le monachisme médiéval

    Au IVe siècle, le monachisme fait une timide apparition en Occident, à la faveur des récits de pèlerins et d’évêques orientaux réfugiés en Europe. Quelques siècles plus tard, il occupe une place incontournable dans la société médiévale. L’ouvrage de C. H. Lawrence raconte le prodigieux essor de ce mouvement, ainsi que les nombreuses formes de vie religieuse auxquelles il a donné naissance.

    Le moine, selon la célèbre Règle établie par saint Benoît au VIe siècle, partage sa journée entre la prière, le travail et l’étude. Mais la nécessité de gérer des monastères au patrimoine et aux revenus toujours plus importants, de répondre aux sollicitations des pouvoirs temporel et ecclésiastique, d’accorder une place aux femmes dans les maisons religieuses, ou encore de faire face à l’apparition de l’université obligèrent parfois les religieux à déroger aux exigences premières de la vie monastique. Au cours du Moyen Âge, de l’Irlande à l’Italie, les hommes et les femmes vouant leur vie au service de Dieu apportèrent de multiples réponses aux défis posés par ces évolutions. Ces réponses donnèrent naissance à autant de mouvements religieux (Cluny, Cîteaux, Grandmont, Sempringham… ; chanoines, templiers, frères prêcheurs…) dont l'auteur dresse un portrait saisissant de force et de vitalité.

     

    ‡ Le monachisme médiéval, C. H. Lawrence, Les Belles Lettres éditions, 2018, 423 p., ill., 27 €.

  • L'artiste et l'objet : la création dans les arts décoratifs (XVIIIe-XXe siècle)

    Cet ouvrage entend étudier l’artiste et l’objet, trop souvent considérés comme antinomiques dans les arts décoratifs. En effet, l’artiste incarne l’Art qui s’exprime dans une œuvre unique tandis que l’objet renvoie à une forme produite en plusieurs exemplaires, souvent dotée d’une fonction utilitaire. Pourtant, du XVIIIe au début du XXe siècle, des artistes sont à l’œuvre pour imaginer de nouvelles formes ou transmettre des décors déjà connus. Les modalités de collaboration des artistes avec les manufactures et les entreprises connaissent alors de profondes mutations.

    Cette étude retrace les collaborations nées entre dessinateurs, artistes, manufacturiers, fabricants qui ont donné naissance à des objets variés - mobiliers, arts de la table, textiles, papiers peints, orfèvreries, bronzes d'ameublement, verreries, etc. - relevant tous d'un art du décor. Il s'agit également d'une nouvelle approche de l'étude des arts décoratifs avec notamment une analyse du rôle novateur de Paul Perdrizet au sein des établissements Gallé après la Grande Guerre.

     

    ‡ L'artiste et l'objet. La création dans les arts décoratifs (XVIIIe-XXe siècle), Aziza Gril-Mariotte, PUR, coll. Art & Société, 268 p., ill., 26 €.

  • Napoléon et les grandes cérémonies impériales

    Napoléon n’est pas seulement l’homme des réformes et le chef militaire. À trois reprises, il a marqué son règne par des cérémonies prestigieuses. À travers ces trois événements, David Chanteranne montre l’importance à la fois politique et symbolique des grandes cérémonies napoléoniennes.

    Napoléon n’est pas seulement l’homme des réformes et le chef militaire. À trois reprises, il a marqué son règne par des cérémonies prestigieuses. Ainsi, après la proclamation de l’Empire, le nouveau souverain décide le 2 décembre 1804 de marquer son accession au trône par un sacre et un couronnement, à la double influence royale et républicaine. Six ans plus tard, après son divorce d’avec Joséphine, il épouse les 1er et 2 avril 1810, au cours d’une double cérémonie civile puis religieuse à Saint-Cloud puis Paris, l’archiduchesse Marie-Louise de Habsbourg. Et moins d’un an plus tard naît l’héritier tant espéré, le roi de Rome: pour marquer l’événement, le baptême se déroule le 9 juin 1811 dans la cathédrale Notre-Dame de Paris.

    À travers ces trois événements, David Chanteranne montre l’importance à la fois politique et symbolique des grandes cérémonies napoléoniennes.

    Historien et journaliste, David Chanteranne est rédacteur en chef de nombreuses publications historiques, dont la Revue du Souvenir napoléonien et les magazines Napoléon Ieret Napoléon III.

     

    ‡ Napoléon et les grandes cérémonies impériales, David Chanteranne, éditions Cabédita, 2018, 68 p., ill., 22 €.

  • "Bertille", le dernier roman de Roger Poinsot

    Roger Poinsot, auteur vosgien, publie sont dernier roman : Bertille.

    A l'aube de la Grande Guerre, deux familles s'opposent : l'une, propriétaire d'une ferme, l'autre, sans ressources, accrochée à la forêt. La jeune Bertille tombe amoureuse... La saga se prolonge jusqu'à nos jours.

     

    ‡ Roman publié aux éditions des Lutins, Grignoncourt, 18 €.

  • Lettre à une trop jeune morte

    Foulques, le puissant comte d’Anjou, l’un des hommes les plus cruels du royaume de France, rentre de son troisième pèlerinage à Jérusalem. À Metz, sentant sa fin venir, il dicte à un jeune scribe ses mémoires en forme de lettre à sa première épouse, morte toute jeune dans l’incendie de leur château. Il y confie ses crimes lors des guerres incessantes qu’il a menées contre la Touraine, Saumur et Blois et le pardon qu’il a cru obtenir en édifiant moult châteaux, églises et abbayes et en prenant le chemin de la Terre sainte en simple pénitent. Mais ce qu’il cherche à expier plus que toutes les horreurs commises, c’est sa conduite envers Elisabeth de Vendôme, la seule femme qu’il ait aimée et qu’il a sacrifiée à une soif de vengeance irrépressible.

    Dans cet étonnant portrait d’un grand féodal déchiré entre ses pulsions guerrières, sa foi en Dieu et la passion amoureuse, le Lorrain Roger Bichelberger évoque autant les affres du guerrier médiéval que les paradoxes d’un homme entre obscurité et lumière que seul l’amour peut racheter.

     

    ‡ Lettre à une trop jeune morte, Roger Bichelberger, éditions Albin Michel, 2018, 144 p., 14 €.

  • Une nouvelle biographie de Marie Marvingt à paraître en 2018

    Rosalie Maggio est écrivain américain, auteur de plus de vingt ouvrages. En 1991 elle a co-écrit une biographie de Marie Marvingt avec le Lorrain Marcel Cordier. Une seconde biographie complétée sera diffusée en 2018.

    > Marie Marvingt est la française la plus décorée en France. Quel fut son parcours durant la Grande Guerre ?
    Pour comprendre ce parcours, il faut d’abord évoquer la personnalité de Marie Marvignt. Licenciée ès lettres, parlant 7 langues, elle suivit des cours de médecine et se passionna pour l’art. Mais c’est surtout sa carrière « sportive » qui est exceptionnelle. Elle a cumulé les exploits dans la première décennie du 20e siècle. Elle est la première femme à gravir les sommets des Alpes françaises et suisses entre 1903 et 1910, elle réalise la première traversée de Paris à la nage (12,5km), elle est la première femme au monde à obtenir les quatre brevets de pilote (avion, hydravion, ballon, hélicoptère) en 1901. Elle boucle le Tour de France en 1908. Elle fut la détentrice de 17 records mondiaux. Son nom est connu du monde entier lorsque la guerre éclate. A défaut de pouvoir être recrutée comme pilote, elle s’engage comme « correspondante de guerre » et comme infirmière. Face au refus de l’armée de l’incorporer, elle se déguise afin de se battre dans les tranchées avec le 42e bataillon. Elle réussit même à s’imposer comme pilote et à participer au bombardement de bases ennemies.
    Si ces faits sont encore contestés par certains historiens, j’apporte la preuve de leur véracité. A la fin de sa vie, elle était titulaire de 34 distinctions dont la Croix de guerre, la médaille de la Reconnaissance française, les palmes académiques…

    > Comment expliquez-vous l’oubli dans lequel est tombée cette héroïne ?
    La première raison est sa longévité. Elle décède à 88 ans, en 1963, à une époque où la Grande Guerre est occultée au profit de la Seconde Guerre mondiale et où l’opinion publique est totalement tournée vers l’avenir ("les Trente Glorieuses") et non vers le passé. La deuxième raison est liée à la dispersion des centres d’intérêt qui ont été les siens. Elle s’est illustrée dans un trop grand nombre de domaines pour qu’une mémoire ciblée ait pu être sauvegardée. La troisième raison est son sexe. Elle était une femme au moment où les femmes ne comptaient guère dans l’espace public. Rappelons-nous que les femmes n’obtiennent le droit de vote qu’en 1944 et qu’elles voteront pour la première fois en 1945. La quatrième raison est à rechercher dans sa vie personnelle. Elle termina sa vie totalement isolée, sans familles, sans amis. Personne ne porta sa mémoire.

    > Comment avez-vous découvert Marie Marvignt et pourquoi avez-vous décidé de lui consacrer une biographie ?
    D’abord, je suis américaine et paradoxalement, Marie Marvignt est moins oubliée de l’autre côté de l’Atlantique qu’en France. Au moment de son décès, le Chicago Tribune présenta la défunte comme « la femme la plus extraordinaire depuis Jeanne d’Arc ». En France, en revanche, le doute et l’oubli s’installèrent très tôt. C’est cet oubli qui m’a passionné. Je suis l’auteure de plus de 20 livres, j’ai donc décidé de co-écrire avec Marcel Cordier une biographie qui a été diffusée en 1991 et que je complète dans une seconde version qui paraîtra cette année 2018. La France du centenaire de la Grande Guerre a ardemment besoin de redécouvrir celle que l’on appelait « la Fiancée du danger ».

    [sources : La Lettre du Souvenir français n° 26]

  • Passé inaperçu

    Fahd devait faire des repérages en Lorraine pour un film consacré aux chibanis, les retraités maghrébins venus travailler en France dans les années 1960.

    Or il s'est soudainement volatilisé. Disparu sans laisser d'adresse. Tout en préparant le tournage, la narratrice se lance à sa recherche dans cette Lorraine désindustrialisée, en se saisissant des quelques traces disponibles : des photos, des films de famille, des témoignages de proches. Ce faisant, elle réveille l'histoire de ses propres grands-parents Malgré-nous, ces Alsaciens-Mosellans incorporés de force dans l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Qu’est-ce qui nous définit ? Quelle place pour ceux qui apparaissent comme des doubles perdants ? Et qui était réellement Fahd ?

    Gabrielle Schaff est née en 1982 à Nancy. Passé inaperçu est son premier roman.

     

    ‡ Passé inaperçu, Gabrielle Schaff, éditions du Seuil, 2018, 256 p., 18 €.

  • Les Mémoires de Jean-Marie Le Pen, "le fils de la nation"

    Elles étaient attendues. Des pressions ont été exercées afin qu'elles ne paraissent pas. Les Mémoires de Jean-Marie Le Pen sont sorties en librairie.

    Fidèle à son image, l'homme s'y exprime librement. C'est le roman d'une vie dédiée à la France. A "sa" France.

    «  Mes grands-parents ne savaient pas lire mais surent donner une vie décente à leurs enfants. Ma paysanne de mère était élégante et fière, mon père, patron pêcheur taciturne, avait navigué pendant la Grande guerre, à treize ans, mousse sur un cap-hornier, ces cathédrales de toile et de bois qui affrontaient les quarantièmes rugissants. A la maison, il n’y avait pas l’eau courante mais on aimait sa famille, son pays et Dieu – et la Bretagne aussi, avec ses îles, ses navires. L’instituteur et le curé nous apprenaient à les chanter ensemble. En somme, j’étais un petit Breton heureux dans la grande France."

    Puis vint la Seconde guerre mondiale. Le père est mort, la France était blessée, il s'éloigne de la religion. C’est alors qu'il découvre la folie des hommes, Paris, l’université, l’Indochine, l’Assemblée nationale, l’Algérie. Sa famille. Le petit Breton avait grandi, la France rapetissé. Pour la relever, il a choisi le combat politique.

    le second tome sera consacré à la fondation du FN et les "tribulations" politiques du président Le Pen.

    Qu'on aime ou non l'homme Le Pen, ses Mémoires surprendront le lecteur.

     

    ‡ Jean-Marie Le Pen. Fils de la nation. Mémoires, Jean-Marie Le Pen, éditions Muller, 2018, 450 p., ill., 22,90 €.

  • Beaux villages lorrains

    L'association Beaux villages lorrains fédère une dizaine de communes rurales des quatre départements lorrains qui oeuvrent en faveur de la valorisation de leur patrimoine vernaculaire, architectural et historique. Elle ne demande qu'à accueillir de nouveaux villages...

    L'ouvrage présente chacune des localités concernées avec de belles images qui donnent envie d'y vivre. Et qui révèle l'âme du bâti qui a su être conservé et valorisé.

    Valoriser un village n'est pas chose insurmontable : il suffit d'insuffler un esprit, celui de l'amour de sa "petite patrie" et le reste suivra... Un bel exemple à suivre, car nos villages lorrains le méritent bien. Et la ruralité aussi.

     

    ‡ Beaux villages lorrains, collectif, Association Beaux villages lorrains, 2017, 101 p., ill., 15 €.