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Les livres en Lorraine

  • Le Pays Lorrain : souscription pour la lance d'apparat de Cutry (Ve s.)

    Le dernier numéro du Pays Lorrain pour 2017 présente un riche sommaire autour de l'histoire de la Lorraine et de son patrimoine :

    - la lance d'apparat de Cutry, future œuvre-phare du Musée lorrain ?

    - jean de Vouthon, l'oncle de Jeanne d'Arc

    - le château de Saint-Baslemont au XVIIIe siècle : entre sommeil et mutations

    - l'académie de Lunéville, miroir des relations diplomatiques entre la Lorraine et la Grande-Bretagne (1715-1737)

    - commerce et commerçants à Toul à la veille de la Révolution

    - d'une châsse à l'autre, les tribulations de saint Sigisbert, patron de la ville de Nancy

    - la constitution de la première liste de monuments historiques (1840) dans les départements de la Meuse, de la Moselle et des Vosges

    - à Nancy, legs et héritages des hydro systèmes de défense et actuels projets de ville

     

    Le Pays Lorrain est disponible sur abonnement (43 €, 4 numéros) en adressant son règlement à : Le Pays Lorrain, Palais des Ducs de Lorraine - Musée lorrain, 64 Grande-Rue, 54000 Nancy.

  • La dernière Division : sacrifiée à Soissons pour sauver Paris (27 mai - 5 juin 1918)

    Émergeant de la brume, des silhouettes casquées et grisâtres franchissent l'Ailette et s'emparent des crêtes du Chemin des Dames, sévèrement bombardées les heures précédentes. Trois jours plus tard, les Allemands atteignent la Marne et menacent Paris, comme à l'été 1914.

    Surpris, le commandement français doit improviser pour endiguer coûte que coûte la déferlante que personne n'attendait sur cette portion du front. La bataille se raidit sur l'aile droite de l'offensive allemande et Soissons devient rapidement une charnière pouvant ouvrir la route vers Paris. Stationnée à Saint-Dié dans les Vosges, la 170e division d'infanterie est en manœuvre dans la forêt de Compiègne lors de ces événements. La « p'tite dernière » de l'armée française est aussitôt jetée dans la fournaise à Soissons…

    Avec "La dernière division", l'auteur, s'appuyant sur les archives officielles et les écrits inédits laissés par les protagonistes dont il a retrouvé les familles à l'issue de longues recherches, vous fait revivre heure par heure un épisode méconnu de l'histoire qui aurait pu modifier le cours de la guerre, à un moment où les Allemands bénéficiaient de la supériorité numérique, juste avant que les Américains n'entrent en lice. Vous découvrirez comment l'un des secteurs les plus emblématiques du Chemin des Dames a si facilement été reconquis, puis vous suivrez la 170e division dans la Cité du vase et sur les rives de l'Aisne, tout en faisant connaissance avec des hommes dont l'histoire avait déjà retenu les noms, comme l'aspirant Louis Jaurès, fils du parlementaire socialiste Jean Jaurès assassiné le 31 juillet 1914, ou le lieutenant Léon Forzinetti dont le père fut le tout premier défenseur du capitaine Dreyfus.

    « Sacrifiée », la 170e division a payé le prix fort avec la perte de plus du tiers de ses effectifs et une ingratitude du commandement qui releva ses chefs parce qu'elle avait été contrainte de reculer sans pour autant concéder la victoire à l'adversaire. Or, cette résistance opposée jour et nuit durant une semaine a sans doute permis au général Foch de s'organiser et de rassembler les forces nécessaires pour lancer une contre-attaque victorieuse, celle qui débouchera sur l'armistice quelques semaines plus tard…

     

    ‡ La dernière Division. Sacrifiée à Soissons pour sauver Paris (27 mai - 5 juin 1918), Patrick-Charles Renaud, éditions Grancher, 2018, 250 p., ill., 20 €.

  • Le Bon Coeur

    Pour le Meusien Michel Bernard, dans Le Bon Cœur, l'histoire de Jeanne d'Arc commence par une gifle ; celle que le sire de Baudricourt, excédé, qui tient encore un minuscule territoire en bord de Meuse dans une France presque entièrement occupée par les Anglais, donne à la jeune paysanne... Elle vient pour la deuxième fois lui demander des soldats afin de rétablir le roi sur le trône. Jeanne n'est pas folle, ce serait trop simple et le sire de Baudricourt le sait. Mais il sait aussi que cette époque de troubles est propice aux illuminés et aux faux prophètes. Pourtant, il finira par céder, comme  tant d'autres après lui, à la volonté de cette étrange jeune fille "grande, carrée d'épaules, bien campée sur ses jambes, le visage ouvert, les yeux vifs, le regard profond".

    Michel Bernard, en Barisien, avait quelques raisons de s'intéresser à la figure la plus célèbre des personnages historiques français. Jeanne concentre les grands thèmes de son œuvre littéraire, elle incarne "le corps de la France", un corps que l'on croit détruit qui ressuscite sans cesse.

    Le Bon Cœur n'apportera pas de révélations scandaleuses ou d'hypothèses hasardeuses sur Jeanne d'Arc. L'ambition romanesque de l'auteur est ailleurs : tout son talent est de nous faire revivre cette histoire que l'on connaît ou que l'on croit connaître, tel un chroniqueur du XVe siècle. Il chante à merveille les paysages traversés avec un lyrisme discret et les batailles gagnées ou perdues avec une manière d'étonnement calme pour que Jeanne nous apparaisse comme elle est apparue à ses contemporains : évidente et insaisissable.

    Le Bon Cœur est un roman d'une voix, celle d'une paysanne du Barrois de 17 ans qui retint le royaume de France sur le bord de l'abîme, le sauva et en mourut. Elle changea le cours de l'histoire en réveillant dans le cœur usé des hommes la force de croire et d'aimer.

     

    ‡ Le Bon Cœur, Michel Bernard, éditions La Table Ronde, 2018, 240 p., cartes, 20 €.

  • Les chroniques de Nicolas Blandin

    Nicolas Blandin est journaliste dans un quotidien parisien. Sa direction l’envoie en Meuse au début de septembre 1915. Il doit rédiger des chroniques hebdomadaires sur les combats qui se déroulent dans ce département et sur la situation des populations qui subissent les affres de la guerre. A cet effet, Nicolas Blandin parcourra la Meuse non occupée pendant plus d’un an, interrogera des militaires, gradés et soldats, des responsables civils… Il découvrira parfois des personnalités étonnantes, des dévouements émouvants mais aussi, le plus souvent, des hommes et des femmes sublimes dans la simplicité de leur quotidien. Le stoïcisme de ceux-ci doublé d’une abnégation hors du commun ressemble à de l’héroïsme. Les Meusiens rencontrés en ville et à la campagne et les soldats rencontrés au front ou à l’arrière attirent l’admiration du journaliste. Il ne cessera durant ces cinquante et une chroniques de leur rendre un vibrant hommage.

    Multipliant recherches et documentation, l’auteur s’est passionné pour le personnage fictif de Nicolas Blandin, né de son imagination et de la volonté du Conseil départemental de la Meuse commémorant les années du centenaire de la Grande Guerre.

     

    ‡ Les Chroniques de Nicolas Blandin, Xavier Pierson, Dacres éditions, 2017, 170 p., 12 €.

  • Carnets d'un fantassin (7 août 1914 - 16 août 1916)

    La Collection Mémorial de Verdun présente une nouvelle édition des "Carnets d'un fantassin" permettant de découvrir un carnet supplémentaire inédit à ce jour, couvrant une période de convalescence d’une année et offrant un regard, en contrepoint des combats, sur la vie à l’arrière.
    Cette édition est préfacée par François Cochet, spécialiste de l'histoire militaire à l'Université de Lorraine.

    Les carnets de combattant qui sont présentés vont du vendredi 7 août 1914 au mercredi 16 août 1916. Le texte se divise en quatre grandes parties. La première partie a trait au combat de couverture dans les Hauts-de-Meuse, à la bataille des frontières, à la retraite, à la Marne, et au début de la course à la mer. Gravement blessé, Charles Delvert interrompt la rédaction de ses carnets à partir du 26 septembre 1914.

    La deuxième partie présente le texte d’un carnet inédit, l’auteur ayant repris la plume au début de novembre 1914 pour relater une période de convalescence passée principalement dans un Paris vivant à l’arrière des combats.

    La troisième est l’histoire de la 8e compagnie du 101e régiment d’infanterie, reconstitué après l’attaque du 25 septembre 1915 en Champagne, et qui mourut au cours de la défense du fort de Vaux (1er au 15 juin 1916).

    La quatrième partie nous fait vivre dans les tranchées de Maisons-de-Champagne, lesquelles furent un secteur estimé calme en cet été 1916.

     

    ‡ Carnets d'un fantassin 7 août 1914 - 16 août 1916, Charles Delvert, Dacres éditions, 2017, 468 p., 18 €.

  • Le Charme(s) de nos rues et leur histoire

    Le centre de la cité de Charmes, dans la plaine vosgienne, fut détruit en septembre 1944 et reconstruit en un temps record. Le "nouveau" Charmes a retrouvé la plus grande partie de ses rues de jadis, certaines à d'autres endroits ou avec un tracé différent, et quelques noms ont disparu...

    Henriette Méline, amoureuse de sa ville, nous relate l'histoire des nom des rues, ruelles et places de sa cité natale qui sont autant de chapitres de son histoire. Les générations passées les ont choisis afin de conserver la mémoire d'un personnage local illustre ou d'un événement, afin que les suivantes se souviennent ; c'est ce qu'on appelle le devoir de mémoire.

    Un ouvrage, appuyé sur les meilleures sources historiques, qui nous fait connaître et partager la petite et la grande histoire de la cité carpinienne.

     

    ‡ Le Charme(s) de nos rues et leur histoire, Henriette Méline, UBC édition, 2017, 202 p., ill., cartes, 20 € (+ 5 € de port). Disponible chez l'auteur, 1bis rue Didierjean, 88130 Charmes.

  • Le crime d'Anthoine : enquête sur la mort d'une jeune femme dans les Vosges au XVIIe siècle

    Le 21 septembre 1617, une jeune mère est retrouvée morte dans la maison des Petermann dans le val de Lièpvre, terre relevant  du duché de Lorraine. On la dit suicidée, mais l'expertise médicale conclut au meurtre. L'affaire Petermann va accuser Anthoine, le pater familias - beau-père de la victime - qui règne sur la famille et qui n'avait jamais attiré l'attention.

    Au terme de l'instruction judiciaire, Anthoine sera condamné à mort. Le crime d'Anthoine commis il y a 400 ans aurait pu avoir été perpétré de nos jours pour les mêmes raisons profondes et se retrouver dans la presse et devant le tribunal.

    L'auteur décortique et analyse les différentes étapes de cette affaire et en décrypte tous les ressorts psychologiques, sociologiques et judiciaires ; autant d'aspects qui donnent corps et âme à cette époque qui, somme toute, n'était pas plus violente que la nôtre...

     

    ‡ Le crime d'Anthoine. Enquête sur la mort d'une jeune femme dans les Vosges au XVIIe siècle, Antoine Follain, éditions L'Harmattan, 2017, 234 p., ill., 22,80 €.

  • Ducs de Lorraine : biographies plurielles de René II à Stanislas

    La dynastie ducale qui se met en place à compter de René II et qui s'éteint, pour le trône lorrain, avec François-Étienne, les Habsbourg-Lorraine et l'avènement du roi de Pologne Stanislas comme duc de Lorraine et de Bar, est une histoire familiale et politique tumultueuse à l'époque moderne.

    Le présent ouvrage a pour volonté de répondre à un double objectif : offrir au lecteur une vision de l'histoire ducale où les individus constituent des acteurs d'importance, et en donner une autre lecture, davantage politique, pour mieux appréhender l'histoire de l'État ducal, de son existence en regard de la France, mais aussi son positionnement envers l'Empire et les Habsbourg.

    Derrière de courtes biographies se décrypte l'histoire d'un État lorrain qui intéresse de plus en plus les chercheurs. Des archives jusque-là peu exploitées ont ainsi été travaillées et d'autres, parfois plus connues, ont été soumises à un questionnement actualisé au gré des nouvelles tendances de la recherche. C'est cet état actuel qui est livré ici au travers du fil de l'histoire de ces règnes pour beaucoup méconnus, illustrés par les collections du Musée lorrain.

    Un ouvrage d'universitaires qui ont réussi à mettre à la portée du grand public l'histoire de nos derniers ducs qui ont dessiné la Lorraine indépendante.

     

    ‡ Ducs de Lorraine. Biographies plurielles de René II à Stanislas, Laurent Jalabert (dir.), éditions des Paraiges, 2017, 220 p., ill., 20 €.

  • Les lettres d'Anne Charlotte de Lorraine à Gabrielle de Bouzey

    « Je vous réitère ma tendre et constante amitié », « je vous assure d’une amitié éternelle », « je vous aime de tout mon cœur, passionnément ». C’est par ces tendres aveux qu’Anne Charlotte, abbesse de Remiremont et de Mons, princesse lorraine, conclut ses lettres à Gabrielle de Bouzey, son ancienne demoiselle d’honneur.

    Au fil de cette correspondance rédigée de 1761 à 1773, Anne Charlotte nous invite au cœur de la société aristocratique lorraine et impériale. Elle nous assoc...ie à ses plaisirs futiles, à la chasse, aux jeux de cartes, aux jours heureux. Mais il n’est pas que du bon temps dans ce siècle de fer... La peste et la petite vérole frappent jeunes et vieux, pauvres et riches, jusque dans les familles princières. Anne Charlotte en souffre directement. Elle n’en est pas moins attentive à la misère du petit peuple, à « ces pauvres qui sont de chair et d’os comme nous ». Elle s’inquiète de ce monde ébranlé par les guerres et les révoltes, et dont elle pressent la fin : « Nous vivons dans un temps où l’on fait des choses sans exemples et je ne suis pas étonnée que l’on devienne fou. Je crois que le monde finira bientôt, car j’y vois bien des phénomènes ».

    Abbesse, Anne Charlotte s’acquitte sincèrement de ses dévotions dans son abbaye de Mons pendant les temps de l’Avent et de Pâques, mais elle avoue sortir « extrêmement fatiguée de la Semaine sainte », et nous assure qu’elle « n’est pas dévote ». Princesse, elle vit davantage à la cour de son frère, gouverneur des Pays-Bas, que dans son abbaye. Elle n’en garde pas moins assez d’indépendance pour regretter ouvertement l’expulsion des Pères de la Compagnie de Jésus.

    La lecture de ces 183 lettres inédites nous plonge dans l’univers de cette personnalité complexe, entre profondeur et futilité, entre espoir et inquiétude, entre violence et douceur de vivre, à l’image de ce XVIIIe siècle à la fois si proche et si différent du nôtre.

     

    ‡ Une tendre et constante amitié. Lettres d'Anne Charlotte de Lorraine à Gabrielle de Bouzey, Pierre Heili et Alain Petiot (prés.), FSSV, coll. Mémoires et documents sur l'histoire des Vosges, 2017, 272 p., ill. couleurs, 20 €. A commander sur http://www.fssv.fr/ 

  • Châtillon-sur-Saône entre dans le club des "Beaux villages lorrains"

  • La grande histoire des rues de Lunéville

    Le nom des rues raconte l'histoire de nos villes. Il en est ainsi pour Lunéville dont le passé et l'architecture sont parmi les plus riches de la Lorraine.

    Grâce à Pierre Poncet, les Lunévillois "d'origine" et de cœur vont mieux connaître les lieux où ils habitent ou découvrir des endroits ignorés par ceux qui n'y résident pas !

    Nos lecteurs-visiteurs verront ainsi que certains noms de rues ont une explication purement géographique, que d'autres évoquent parfois l'usage des lieux, mais le plus souvent que ces noms qui donne une âme aux rues permettent "d'immortaliser" des personnages importants ou des bienfaiteurs de la ville qui ont marqué son histoire.

    Les nombreuses cartes postales anciennes qui illustrent ce bel ouvrage racontent la vie quotidienne, économique, religieuse et festive d'une cité qui a réussi un siècle plus tard à préserver l'essentiel de son art de vivre et de son patrimoine.

     

    ‡ La grande histoire des rues de Lunéville, Pierre Poncet, éditions Gérard Louis, 2017, 173 p., ill., 25 €.

  • Des âmes drapées de pierre : sculpture en Champagne à la Renaissance

    À la Renaissance, une foule de statues et de reliefs d’une exceptionnelle qualité, de toutes tailles et de tous matériaux, envahit les églises de la Champagne méridionale. Une population, désireuse de mettre en image son statut social et sa piété durement éprouvée par les guerres de Religion, confia à ses sculpteurs la mission de continuer à peupler leurs églises de retables et de statues. Les artistes étaient prêts à répondre à cette demande pressante de façon neuve et inventive. Certains d’entre eux avaient aiguisé leurs talents dans les grands chantiers voisins contemporains, tout particulièrement celui du château de Fontainebleau, œuvrant aux côtés d’artistes de premier plan, tel Dominique Florentin. Ce sculpteur italien installé à Troyes au début des années 1540 a joué un rôle majeur dans le renouveau du foyer artistique champenois.

    De cet extraordinaire moment de création témoigne la profusion exceptionnelle de sculptures maniéristes, volet essentiel de la Renaissance artistique en France. Ce livre, richement illustré, montre comment ces statues et ces reliefs ont accompagné la ferveur catholique des fidèles du XVIe siècle et continuent à agir sur nous.

    Malgré les aléas du temps et les conflits successifs de l’histoire, la Champagne méridionale dispose encore d’un ensemble exceptionnel de sculptures maniéristes, volet essentiel de la Renaissance artistique en France.

    La sculpture champenoise est singulière parce qu’elle s’est développée pendant les années de lutte entre les deux réformations (protestante et catholique), lutte qui s’est notamment cristallisée sur la question des images, a fortiori sculptées. En outre l’œuvre de Dominique Florentin, ce sculpteur italien, qui s’installa à Troyes au début des années 1540, suscite une vraie rupture, une « révolution maniériste ».

    A partir d’une enquête de terrain et de l’analyse de ces œuvres d’art et objets de dévotion, ce livre s’attache à comprendre comment ces statues et reliefs ont pu agir sur le fidèle du XVIe siècle et agissent encore aujourd’hui sur nous.

     

    ‡ Des âmes drapées de pierre. Sculpture en Champagne à la Renaissance, Marion Boudon-Machuel, PUR-PUFR, 2017, 342 p., ill. (39 €).

  • Metz 1940-1950, de la tourmente au renouveau

    Après le succès de C'était hier en Pays messin (1840-1920) et de La vie à Metz. Les Années Bonheur (1950-1980), publié avec son complice Maxime Bucciarelli, Christian Fauvel récidive et fait rejaillir des souvenirs à ceux qui ont connu cette époque difficile et entretient ainsi le devoir de mémoire autour de la ville de Metz qui connut des heures difficiles mais aussi des moments glorieux en cette fin du premier XXe siècle.

    En 600 photos rares ou inédites, cet album exceptionnel fait revivre la vie quotidienne à Metz de 1940 à 1950. Période tourmentée, les années de guerre sont marquées par l'occupation, les expulsions, la nazification et la répression ainsi que par les destructions de la Libération. L'après-guerre ouvre pour les Messins une ère d'espérance et de renouveau avec le retour de la paix, la reconstruction et les prémices des Trente Glorieuses.

    De belles pages animées pour se souvenir de ce qui fait l'histoire d'une ville.

     

    ‡ Metz 1940-1950. De la tourmente au renouveau, Christian Fauvel, éditions des Paraiges, 2017, 288 p., ill. (35 €).

  • Audun-le-Tiche mérovingien

    Les fouilles archéologiques entreprises à Audun-le-Tiche, en Moselle, de 1968 à 1985 ont permis de mettre au jour deux cent une sépultures mérovingiennes, ainsi que les bases d'un temple gallo-romain. Elles n'ont fait qu'affirmer l'importance d'Audun dans l'Antiquité en apportant la preuve d'une occupation ininterrompue du site d'Aqueductus jusqu'au Moyen Âge.

    La numérisation d'une série d'anciens clichés couleur, la plupart inédits et de grand format, a permis cette redécouverte de la nécropole mérovingienne d'Audun-le-Tiche.

    L'emploi généralisé de la pierre dans l'élaboration des sépultures et des rites funéraires originaux en font un site absolument unique, un véritable fossile de l'époque mérovingienne.

    Un passionnant retour vers le haut Moyen Âge, mais également à l'époque gallo-romaine qui a laissé de multiples vestiges au sein de ce site du VIIe siècle.

    Une plongée dans une archéologie de terrain authentique et originale afin de mieux connaître le passé d'Audun-le-Tiche et de ses environs.

     

    ‡ Audun-le-Tiche mérovingien, Alain Simmer, éditions des Paraiges, 2017, 64 p., ill. (18 €).

  • Histoire de passeurs au pays des deux Sarres 1940-1945

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, les vallées de la Sarre rouge et de la Sarre blanche, situées sur la frontière entre l'Alsace-Lorraine annexée au Reich et les départements de Meurthe-et-Moselle et des Vosges en France occupée, ont vu passer des milliers de personnes évadées des camps de prisonniers ou fuyant le régime nazi.

    Des filières de "passeurs" se constituèrent spontanément pour venir en aide à ces personnes ; ces passeurs risquaient leur vie et celle de leurs familles pour venir en aide à des inconnus qui pouvaient être des "mouchards".

    L'histoire de ces réseaux a déjà été écrite. L'auteur a pour seule ambition de se limiter à rapporter des témoignages, à écouter certains acteurs de ces tragédies, à apporter quelques compléments d'information. Une fois passés en France, qu'ont fait ceux qui avaient profité de l'aide bénévole des passeurs ? Que sont devenus les passeurs condamnés ou déportés ? Chaque témoin apporte une contribution unique et parfois jamais exposée. D'autres restent totalement anonymes.

    L'ouvrage est préfacé par Oscar Gérard, maire et conseiller général de Phalsbourg, qui refusa de servir le Reich, s'évada et rejoignit le maquis de Viombois puis la 2e DB du général Leclerc.

     

    ‡ Histoire de passeurs au pays des deux Sarres 1940-1945, Michel-F. Henry, éditions des Paraiges, 2017, 153 p., ill. (15 €).

  • Jean-Baptiste Soyer, peintre miniaturiste lorrain (1752-1828)

    Jacques Charles-Gaffiot, ardent défenseur du patrimoine lunévillois et animateur du Centre d'études et de recherches sur les collections de la Maison de Lorraine et du roi de Pologne, signe ici la première biographie de Jean-Baptiste Soyer, peintre miniaturiste né à Nancy en 1752 - et décédé à Saint-Nicolas-de-Port en 1828 -, artiste complétement méconnu. Les auteurs font œuvre de justice en rendant hommage au talent de ce Lorrain et à son abondante production qui fut, trop souvent, attribuée de façon erronée à d'autres miniaturistes plus en vogue.

    L'ouvrage est également un catalogue raisonné de ses oeuvres qui, pour la plupart, appartiennent à des collections particulières.

    Cette biographie est le fruit d'un patient travail d'analyse et de comparaisons des productions de J.-B. Soyer réalisé en collaboration avec l'association des Amis de Lunéville, Thierry Jaegy et Laurent Theoleyre.

     

    ‡ Jean-Baptiste Soyer, peintre miniaturiste lorrain (1752-1828), Thierry Jaegy, Laurent Theoleyre et Jacques Charles-Gaffiot, Les Amis de Lunéville - Centre d'études et de recherches sur les collections de la Maison de Lorraine et du roi de Pologne, 2017, 129 p., ill. (38 €). Disponible auprès des Amis de Lunéville, 1 rue Général Leclerc, 54300 Lunéville.

  • L'ameublement en Lorraine : 150 ans d'aventure industrielle

    Terre de sidérurgie, de textile et de mines, la Lorraine a également été et continue d’être un foyer industriel d’ameu­blement significatif. Des Vosges à la Meuse en passant par la Meurthe-et-Moselle et la Moselle, de multiples fabriques de meubles s’y sont développées à partir de la mi-XIXe siècle. Près de 11 000 Lorrains ont travaillé dans cette industrie régionale de l’ameublement à son apogée.

    Pourquoi ces usines se sont-elles installées en Lorraine ? Par qui ont-elles été créées ? Comment se sont-elles développées ? Quelles étaient leurs productions ? Qui y travaillaient ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage richement illustré se propose de répondre afin de permettre aux amateurs d’histoire de la Lorraine de mieux connaître ce secteur industriel qui n’avait jusqu’à présent jamais fait l’objet d’une étude d’ensemble.

    Chacun y trouvera également une multitude de souvenirs de jeunesse, mais aussi familiaux. Enfin, on y découvre les fabriques lorraines de sièges et de meubles actuelles qui continuent, aujourd’hui encore, de jouir d’une notoriété internationale. Et qui dynamise l'emploi en Lorraine.

     

    ‡ L'ameublement en Lorraine. 150 ans d'aventure industrielle, Jean-Charles Vogley, éditions Vent d'Est - Vademecum, 2017, 120 p., ill. (20 €).

  • Toul la bourgeoise (1789-1848)

    La période allant du début de la Révolution à la Monarchie de Juillet présente un intérêt majeur. En abolissant l'Ancien Régime, la Révolution bouleverse soudainement les données de la répartition de la propriété et, par voie de conséquence, celles de la société. Les biens d'Église sont complètement dispersés, mais comment et au profit de qui ?

    La disparition de l'administration ecclésiale, comme facteur dirigeant et comme propriétaire, est ainsi primordiale. La non-remise en cause fondamentale de cet état de fait par les pouvoirs monarchiques qui se succèdent jusqu'à la Deuxième République consolide ce nouvel ordre social. La prise du pouvoir par la bourgeoisie demeure désormais pérenne.

    Suite chronologique de Toul, la petite évêchoise, cet ouvrage est lui aussi le fruit d'un long et patient travail dans les archives. L'étude des plus fortunés, ceux qui ont laissé le plus de traces, est le moyen le plus commode d'approcher la réalité touloise. Peu à peu, par cette analyse, c'est la société touloise tout entière qui se révèle : ensemble de la population, hommes et femmes avec une vie quotidienne, une famille, des enfants, des croyances, des mentalités et des comportements.

    Qu'en est-il, à l'échelle d'une petite ville éloignée de Paris, de cette recomposition des patrimoines qui touche tous les groupes sociaux ? Mais, au-delà des mutations, quelle est la part des permanences ? Malgré les éléments de nouveauté n'y a-t-il pas pour finir une certaine continuité dans cette ville de province que tout rattache à la terre ? La Révolution a-t-elle finalement beaucoup changé la société touloise ?

    Une étude qui révèle au passionné d'histoire régionale une approche historique de la cité touloise jusqu'ici jamais abordée.

     

    ‡ Toul la bourgeoise (1789-1848), Jean-Paul Aubé, éditions des Paraiges, 2017, 255 p., ill. (18 €).

  • La grande histoire des guerres de Vendée

    Qui mieux que l'auteur de La Cause du peuple et directeur de la chaîne Histoire pouvait mettre en mots et en images la guerre emblématique de la Contre-Révolution ? Patrick Buisson, avec une belle préface de Philippe de Villiers, a réalisé de bout en bout ce superbe album qui comprend quelque 150 illustrations, dont de nombreuses méconnues ou inédites : tableaux, gravures, drapeaux, vitraux, emblèmes, armes et objets éclairent un texte original et enlevé qui fait une large place à des mémoires et témoignages contemporains.

    Appuyé sur une masse de documents issus de l'historiographie des guerres de Vendée, cette remarquable synthèse illustrée de ces guerres de l'Ouest se double d'une analyse qui met un point final aux deux "écoles" historiques qui s'opposèrent sur les causes et les conséquences de cette guerre civile. Le génocide perpétré par les républicains est définitivement établi.

    Un album de la mémoire qui n'oublie pas le rôle joué par le Lorrain Jean-Nicolas Stofflet, général de l'armée catholique et royale, l'enfant de Bathelémont.

     

    ‡ La grande histoire des guerres de Vendée, Patrick Buisson, éditions Perrin, 2017, 270 p., ill., préface de Philippe de Villiers (29 €).

     

  • Le cimetière américain de Saint-Avold

    Plus grand cimetière militaire américain de la Seconde Guerre mondiale en Europe, le choix du site de Saint-Avold est lié à la géographie des lieux, à proximité de l'Allemagne et à la beauté du site.

    L'américanophilie de la population locale, qui remonte aux grandes vagues d'émigration de nombreux Mosellans, surtout germanophones, vers l'Amérique au XIXe siècle, n'est sans doute pas totalement étrangère à ce choix. Cette amitié s'est bien plus tard concrétisée par un jumelage avec la ville de Fayetteville en Caroline du Nord.

    L'essentiel de ce livre relate la construction des deux cimetières qui se sont succédé à Saint-Avold, le provisoire de 1945 à 1948, puis le cimetière définitif construit à partir de 1948 par des architectes de renom qui y réalisèrent dans les années 1952-1959 un programme architectural et monumental de haute qualité. Le nouveau cimetière fut inauguré le 19 juillet 1960. Un chapitre consacré aux "Destins brisés" vise à redonner une âme à quelques militaires sortis de l'anonymat en retraçant brièvement la vie de ces soldats pris au hasard des documents trouvés.

    Ce livre est un témoignage de reconnaissance de la Société d'histoire du Pays naborien et de la ville de Saint-Avold envers tous ces jeunes hommes qui se sont sacrifiés pour la défense de nos libertés.

     

    ‡ Le cimetière américain de Saint-Avold, Pascal Flaus, éditions des Paraiges, 2017, 153 p., ill. (25 €).
                                                                                                               

  • 1944. Un môme dans la tourmente

    6 juin 1944. Le Débarquement de Normandie coïncide avec l'annonce à un petit Lorrain de six ans du retour imminent de son père prisonnier de guerre en Allemagne depuis quatre ans. Il ne le connaît pas. Seules quelques photographies prises avant la "drôle de guerre" conserve le souvenir d'un visage...

    Dans ce récit authentique, l'auteur nous fait partager son impatience croissante durant douze longs mois, ponctués d'événements extraordinaires : la déroute allemande, les bombardements, la Libération, les Américains qui, arrivées en Lorraine, mettrons trois mois pour libérer Metz, la ville-forteresse... Et, en filigrane, l'attente insoutenable du retour du père. Qui franchira la porte de la maison... en juin 1945.

    Histoire émouvante commune à tous ces enfants nés à la veille de la Seconde Guerre mondiale et qui ne connurent leur père qu'au retour des PG... ou qui, pour certains, ne les connurent jamais...

     

    ‡ 1944. Un môme dans la tourmente, Jean-Marie Pesch, éditions des Paraiges, 2017, 245 p. (18 €).

  • Longwy, la forteresse dévastée (21-26 août 1914)

    Voulue par Louis XIV et réalisée contre son gré par Vauban, la forteresse de Longwy possède le triste privilège d'avoir été quatre fois assiégée… et quatre fois prise. Un cinquième assaut des vieilles murailles eut encore lieu en 1940 et, là encore, le sort fut contraire aux défenseurs.

    Si les trois premiers sièges qu'elle a connus (1792, 1815 et 1870) ne l'ont pas trop meurtri, celui de 1914 détruisit entièrement la ville haute, enserrée dans des fortifications totalement dépassées face à l'artillerie moderne déployée par l'armée du Kronprinz en personne. Longwy-Haut est la première ville à avoir été entièrement rasée au cours de la Première Guerre mondiale.

    Sa reconstruction lui a redonné en partie son aspect d'antan - même si seuls quelques bâtiments emblématiques (église, hôtel de ville, puits de sièges, manutention) sont encore d'origine - et a permis de l'ouvrir, moyennant l'arasement d'une partie des remparts, à une expansion rendue nécessaire par le développement de l'activité industrielle dans la ville basse. Nonobstant les ravages qu'elle a subis, la forteresse de Longwy - avec son remarquable ensemble de la porte de France avec son pont dormant et sa demi-lune - a été classée au Patrimoine mondial de l'Unesco en 2008, dans le cadre du Réseau des sites majeurs de Vauban.

    C'est l'histoire de cette forteresse et plus particulièrement celle du siège qui l'a fait entrer dans l'Histoire que ce livre richement illustré (plus de trois cents photos, plans et cartes) se propose de relater. Une promenade dans un passé pas si lointain…

     

    ‡ Longwy. La forteresse dévastée - 21-26 août 1914, Jean-Yves Mary, éditions des Paraiges, 2017, 204 p., ill. (35 €).

  • On recherche l'ouvrage de l'abbé Géhin sur "Les professions et les familles des nobles verriers d’Attigny"

    On nous demande d'insérer l'annonce suivante :

    Dans l'ouvrage "Notes d’histoire sur Attigny-en-Vôsge” (1er fascicule – Histoire générale),  publié en 1906 à Epinal par l'abbé Géhin, l'auteur indique que le prochain fascicule traitera "des professions à Attigny, des familles et spécialement des nobles verriers d’Attigny”.

    Ce fascicule a dû être publié peu de temps après mais en très peu d’exemplaires.

     
    ⇒ Si un particulier ou un collectionneur ou une librairie d'anciens possède un exemplaire dont il souhaite se dessaisir, merci de contacter M. Jean-Michel Guirten :  jeanmichelguirten@orange.fr
  • Pour l'amour d'une Vosgienne

    Voici une belle déclaration d'amour pour celle qui symbolise le massif des Vosges : la vache de race Vosgienne.

    Si nos Vosgiennes sont rentrées à l'étable pour l'hiver, vous la reconnaîtrez facilement lorsque le printemps sera de retour : c'est cette vache qui porte une bande blanche sur le dos si caractéristique, cette petite vache intelligente et rustique. Une montagnarde avant tout. Et des plus coquettes !

    Son histoire est étroitement liée à son territoire et aux éleveurs qui s'en occupent. C'est dans cet esprit, et pour l'amour de la Vosgienne que l'auteur - vieux montagnard vosgien - présente ce superbe album qui met en lumière bien sûr cette sympathiques Vosgienne, mais aussi les fermiers et leur massif.

    De vallées en sommets, des Vosges lorraines aux Vosges alsaciennes et comtoises, notre auteur est allé à la rencontre de tous les passionnés qui oeuvrent au quotidien pour développer la race Vosgienne dans son milieu de vie. Sa présence et celle des éleveurs avec leurs troupeaux sur les chaumes permettent de garantir la pérennité de ces espaces naturels et vivants.

    Un bel ouvrage servi par de nombreuses photographies couleurs... et des textes plein d'amour pour notre belle Vosgienne !

     

    ‡ Pour l'amour d'une Vosgienne, Richard Brionne, éditions Olizel, 2017, 217 p., ill. (29 €).

  • L'irrévérentieux et fastueux duc de Choiseul

    Jean-Louis von Hauck vient d'éditer un intéressant ouvrage sur un Lorrain de naissance qui connaîtra une étonnante carrière auprès du roi Louis XV : Etienne François de Choiseul.

    Homme politique de haut vol, ambassadeur, secrétaire d'Etat de Louis XV, protégé de Madame de Pompadour, le royaume de France doit beaucoup à cet enfant de Nancy descendant d'une illustre lignée qui plonge ses racines dans notre Bassigny lorrain, au village éponyme de Choiseul.

    Réparateur des malheurs de la guerre de Sept Ans, il conclut le pacte de Famille en 1761, il contribue à agrandir le royaume en rattachant la Corse à la France. Notre homme a cependant quelques côtés sombres : amis des Encyclopédistes, il s'oppose à la Compagnie de Jésus et ancre la Lorraine au royaume...

    Victime des intrigues de la Cour, il est exilé sur ses terres de Chanteloup, près d'Amboise, cité où il est inhumé.

    Notre Lorrain incarne cependant l'élégance et l'efficacité de l'esprit français en cette fin d'Ancien Régime.

    Une belle synthèse sur un homme politique d'Ancien Régime qui a peu attiré les biographes jusqu'à nos jours.

     

    ‡ L'irrévérencieux et fastueux duc de Choiseul, Jean-Louis von Hauck, éditions Hugues de Chivré, 2017, 170 p., 15 €.

  • La Nouvelle revue lorraine n° 47 : restauration du grand orgue de l'abbatiale de Saint-Mihiel

    Notre revue régionaliste bimestrielle propose dans son numéro 47 un dossier sur le projet de restauration du grand orgue de Saint-Mihiel.

    Par ailleurs, on lira avec plaisir plusieurs évocations et articles sur des anecdotes historiques lorraines, comme les tentatives de paix de 1917 lancées par SAIR Charles Ier de Habsbourg-Lorraine, la naissance de la lignée des Habsbourg-Lorraine, la navigation sur la Seille, un médecin meusien inventeur d'appareils orthopédiques, les cantonnements à Ludres durant la Première Guerre mondiale, l'aide américaine en 1917-1918, des pilotes de rallye lorrains ou Jean de Joinville, un pèlerin champenois à Saint-Nicolas-de-Port...

    Et encore bien d'autres nouvelles et anecdotes qui occuperont vos longues soirées d'hiver !

     

    ‡ On peut acquérir des numéros de La Nouvelle revue lorraine ou s'y abonner, en consultant le site de la revue : www.nouvelle-revue-lorraine.fr/

     
  • La légende de saint Nicolas

    La bonne figure rassurante de saint Nicolas demeure dans tous les esprits et évoque irrésistiblement l'enfance et ses enchantements.

    L'ouvrage revisite les origines historiques puis légendaires de notre bon saint, internationalement célébré. L'auteur rappelle l'importance qu'il a pour la Lorraine qui en a fait son saint patron.

    Célébré surtout dans le Nord-Est de la France et dans le monde germanique, il est aussi le protecteur de la Sainte Russie, il a inspiré des œuvres littéraires et musicales et participe aux vivantes traditions de chaque fin d'année. Le très laïc Père Noël s'est même inspiré de lui afin de lui ravir la vedette...

    Le livre, richement illustré, nous fait redécouvrir le saint Nicolas de notre enfance et l'inspirateur de belles traditions chrétiennes et familiales.

     

    ‡ La légende de saint Nicolas, Marie-Joséphine Strich, éditions Ouest-France, 2017, 123 p., ill. (19,90 €).

  • Au fil des perles, la prière comptée

    Voici l'histoire d'un objet de piété populaire un peu oublié par les chrétiens eux-mêmes et, surtout, méconnu - voire inconnu - des non chrétiens : le chapelet.

    Pour le chapelet a-t-il cette forme ? Ce nom ? Ce nombre précis de perles ? Pourquoi répéter, en les comptant, les mêmes prières ? Quels bénéfices obtient-on par-là ? Telles étaient les premières questions que se posait l'auteur, historien de l'art et conservateur du patrimoine au Musée du Louvre. Il nous en révèle les réponses qui n'ont pas été faciles à trouver !...

    Médité depuis plus de 20 ans, cet ouvrage propose de découvrir ou redécouvrir l'histoire de cette dévotion fondamentale, autant pour son immense signification dans le développement de l'Occident chrétien que par ses multiples résonnances anthropologiques.

    Le livre est destiné à tout lecteur curieux d'histoire, de religion, de culture, d'ethnologie et des sciences sociales. Et pour les croyants aussi bien sûr !

     

    ‡ Au fil des perles, la prière comptée. Chapelets et couronnes de prières dans l'Occident chrétien, Philippe Malgouyres, éditions Somogy, 2017, 168 p., ill. (22 €).

  • L'industrie du fer dans le bassin de Longwy des origines à nos jours

    L'auteur nous livre ici une monumentale histoire de la métallurgie du fer dans les vallée de la Chiers et de la Moulaine, de l'Antiquité à la fin du XXe siècle. Monumentale à double titre, puisqu'il s'agit d'un livre de poids de près de 600 pages avec 730 illustrations pour la plupart inédites. Monumentale également par le travail de recherche menée par l'auteur qui a exploité les fonds d'archives d'ArcelorMittal France, de l'ex-bibliothèque Yves Duteil de Mont-Saint-Martin, des archives départementales de Meurthe-et-Moselle et de Moselle ainsi que des collections privées.

    Technicien  retraité de la sidérurgie, l'auteur analyse de l'intérieur les différentes mutations de l'industrie sidérurgique de la région de Longwy en replaçant cette évolution dans le contexte économique et social de l'époque.

    Une vaste fresque industrielle, économique et humaine qui a marqué la Lorraine, la France et l'Europe et qui fera date.

     

    ‡ L'industrie du fer dans le bassin de Longwy des origines à nos jours, Jean Thomas Casarotto, éditions Fensch Vallée, 2017, 588 p., ill. (60 €).

  • Le thermalisme en Lorraine

    Cet ouvrage met en lumière, pour la première fois, les thermes et les eaux minérales de la Lorraine, tant de l’époque présente que d’un passé révolu.

    Un regard rare pour comprendre l’engouement, puis la désertification et le renouveau de la « fièvre thermale » dans une région, où l’’eau de tout temps, a exercé un attrait indéniable sur ses habitants. Si la France occupe au XXIe siècle le troisième rang européen au niveau du thermalisme, la Lorraine peut se targuer d’abriter des établissements thermaux de renommées internationales avec une identité propre et singulière. Chacune des villes d’eaux (Amnéville-les-Thermes, Bains-les-Bains, Contrexéville, Plombières-les-Bains, Vittel) a su épouser son époque, s’adapter et se transformer, pour offrir à ses curistes, un panel de soins riches et variés dans un cadre architectural à la fois historique et moderne au sein duquel se mêle au fil des décennies, le reflet des changements sociaux.

    L'ouvrage rappelle également l'histoire des anciennes "villes d'eau" - comme Martigny-les-Bains ou Bussang - qui firent les beaux jours de notre Lorraine.

     

    ‡ Le thermalisme en Lorraine, Bertrand Munier, Vademecum éditions, 2017, 271 p., ill. (28 €).