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Les livres en Lorraine

  • Clientélisme politique et recommandation : l'exemple de la Lorraine de la IIIe à la Ve République

    « Clientélisme », le mot est ancien, dure et perdure. Mais de quoi parle-t-on au juste ? Quelles réalités et quels fantasmes ce mot recouvre-t-il précisément ? L’auteure entend étudier les acteurs, causes, modalités et limites du clientélisme sous l’angle de l’histoire politique.

    Elle concentre son analyse sur le territoire de la Lorraine, de la IIIe République aux années 2000, en se reposant sur l’exploitation statistique de corpus importants de courriers de recommandation entre élus et administrés. Au travers d'étude de cas portant sur des élus célèbres (Louis Jacquinot, Pierre Messmer, François Guillaume, Christian Pierret) ou plus anonymes (Jean Bernard, Jules Develle, André Savard) qui représentent l'ensemble des courants politiques, le clientélisme apparaît pour ce qu'il est réellement : une pratique répandue qui structure la vie politique locale, mobilise un réseau d'intercesseurs-relais, crée des solidarités fines entre l'élu et les électeurs, et joue parfois un rôle déterminant dans l'élection et la longévité politique de certains parlementaires.

     

    ‡ Clientélisme politique et recommandations. L'exemple de la Lorraine de la IIIe à la Ve République, Julie Bour, PUR, 2018, 207 p., cartes, 20 €.

  • L'abbé Grégoire s'en mêle

    Le 20 avril 1787. La diligence de Paris transporte huit passagers qui, chose inhabituelle, descendent tous à Metz. L’un d’entre eux, l’abbé Lamourette, vient apporter ses lumières à son ancien élève, l’abbé Grégoire, qui désire participer au concours proposé par l’Académie de la ville à propos du sort des juifs. Un autre voyageur, Zalkind Hourwitz, un juif de Paris, souhaite lui aussi concourir. Que l’Académie propose un tel sujet de réflexion est violemment contesté par d’éminentes personnalités de la ville.

    À l’arrivée de la diligence à Metz, on découvre que l’un des huit passagers est mort. Pour les besoins de l’enquête, interdiction est faite aux sept survivants de quitter la ville. L’artiste vétérinaire, Augustin Duroch, qui s’est déjà distingué par le passé pour sa rigueur scientifique, découvre lors de l’examen post-mortem que la victime a été empoisonnée au cours du voyage.

    Un climat de suspicion s’installe parmi les sept voyageurs. Qui a pu tuer Mendron, ce fonctionnaire parisien ? Duroch découvre qu'il devait rejoindre en grand secret Calonne, l’ancien ministre des Finances de Louis XVI, exilé depuis peu dans son château d’Hannonville, près de Verdun. À Paris, une virulente campagne de calomnies menée par l’entourage du roi détruit peu à peu la réputation de Calonne jusque dans les provinces. Le meurtre de son ami était-il destiné à paralyser l’ancien ministre ?

    De son côté, l’abbé Grégoire se sent menacé. Parviendra-t-il à mener à bien la rédaction de son mémoire, en raison de l’opposition que suscite ce concours ?

    Parmi les voyageurs condamnés à une oisiveté pesante, le climat est encore alourdi par le décès de deux d'entre eux. Accidents ?

    Duroch a fort à faire. Pour les besoins de l'enquête, ses voyages à Hannonville, puis à Paris, lui font courir des périls graves ; mais il reçoit l'aide inattendue d’Éléonore. Dans son enquête, il bénéficie d'un autre appui déterminant : le flair de l'ancien talmudiste Hourwitz, rompu à d’antiques et bien mystérieux modes de raisonnement.

    Cette enquête lorraine menée tambour battant nous rappelle celles de Nicolas Le Floch, le célèbre commissaire aux affaires extraordinaires de Louis XV et Louis XVI mis en scène par le regretté Jean-François Parot... Raison  de plus pour lire ce roman aux multiples péripéties !

     

    ‡ L'abbé Grégoire s'en mêle. Les enquêtes d'Augustin Duroch, Anne Villemin Sicherman, La Valette éditeur, 2018, 542 p., 23 €.

  • Deux ouvrages en souscription sur les bombardements de 14-18 sur Nancy

  • Lamarche (88) : présentation des actes des JEV 2017

  • Aux marches de la Lorraine : Lamarche et Martigny-les-Bains

    L'ouvrage constitue les actes des Journées d'études vosgiennes tenues en octobre 2017 à Lamarche et Martigny-les-Bains.

    Autour de six grands chapitres et de 34 communications d'universitaires, chercheurs, historiens et érudits locaux, le lecteur se réaproprie l'environnement géographique, historique et humain de ce pays de marche que constitue l'ancien bailliage du Bassigny Barrois mouvant autour de son bourg chef-lieu, Lamarche, et de la cité thermale de la Belle Epoque, Martigny-les-Bains.

    Les communications regroupées en vastes chapitres abordent les aspects suivants :
    - de l'antiquité à la présence monastique au Moyen Âge
    - la création artistique, sacrée ou profane, de la Renaissance à l'époque moderne
    - le destin de quelques enfants de Lamarche (le Bienheureux Jean-Baptiste Ménestrel, Antoinette Lix, le maréchal Victor, Camille Picard...)
    - le destin thermal de Martigny-les-Bains
    - les conflits dans le pays de Lamarche, de la guerre de 1870 à la Guerre froide
    - les transformations administratives et économiques du territoire et la valorisation de ses atouts

     

    ‡ Aux marches de la Lorraine. Lamarche et Martigny-les-Bains, actes des Journées d'études vosgiennes 2017, FSSV et ADP3P, 2018, 570 p., ill., cartes, 29 €.

  • Biographie de René Rémond

    Qui ne se souvient du long visage de René Rémond (1918-2007), familier durant des années du petit écran les soirs d’élections ? Qui mieux que lui a traversé le XXe siècle avec ses multiples soubresauts, de l’impact des deux guerres à Mai 68, du choc du Concile Vatican II à la sécularisation, des idéologies d’hier aux mentalités politiques d’aujourd’hui ?

    Plus que d’autres sans doute, il mérite le titre rare « d’historien du présent ». Charles Mercier retrace le parcours de cette figure éminente qui a formé des générations d’étudiants, sous ses différentes facettes. Celle du chercheur libre qui se consacre aux idées politiques dans la durée, au risque d’apparaître marginal. Celle de l’universitaire institutionnellement impliqué, qui préside l’Université de Nanterre et la Fondation nationale des sciences politiques. Celle de l’académicien et expert aussi, sollicité par la République pour résoudre les questions sensibles. Et surtout, il dresse le portrait d’un intellectuel chrétien engagé pour un catholicisme d’ouverture, de l’Action catholique de sa jeunesse au groupe Paroles, mais qui, au soir de sa vie, s’inquiète de l’antichristianisme.

    Comme l’écrit avec sympathie Pierre Nora dans sa préface : « De la Jeunesse étudiante chrétienne à la consécration publique, Charles Mercier restitue avec justesse et précision l’unité de ce parcours et la courbe de cet épanouissement. » 

     

    ‡ René Rémond. Biographie, Charles Mercier, éditions Salvator, 2018, 416 p., ill., 22 €.

  • Le grand almanach de la Lorraine 2018

    Fin connaisseur de l'histoire et des traditions lorraines, Daniel Bontemps nous propose de cheminer avec lui tout au long de l'année 2018 tout en découvrant, jour après jour, le passé glorieux - et moins glorieux -, les trésors patrimoniaux, les recettes gourmandes et les légendes de notre belle Lorraine.

    Un almanach traditionnel pour découvrir la Lorraine d'antan et d'aujourd'hui au fil des saisons avec de nombreuses rubriques pratiques (musées, jardinage, marchés...) et des jeux. Ça vous changera de votre téléviseur ou de votre ordinateur !

     

    ‡ Le Grand almanach de la Lorraine 2018, Daniel Bontemps, nombreuses illustrations, 9,90 €.

  • Mémoire d'Auguste-Napoléon Evrard, banquier vosgien du XIXe siècle

    Les descendants d’Auguste-Napoléon Evrard (1818-1882) ont eu une riche idée en éditant le Journal de leur ancêtre sous le titre de Mémoires d’un banquier au XIXe siècle.

    Il s’agit d’un témoignage remarquable d’une personnalité vosgienne qui, issue d’un milieu modeste de Charmes, a néanmoins su s’élever par sa ténacité, son goût du travail, sa foi et sa croyance dans une société où chacun pouvait saisir sa chance. Il devint ainsi l’un de ces notables comme la France du XIXe siècle aimait alors tant les mettre en relief. Fondateur du Comptoir d’escompte de Mirecourt en 1853, officier de la Garde nationale, maire de Mirecourt, président du tribunal de commerce, catholique proche de Mgr Darboy et fondateur de la Conférence de Saint-Vincent-de-Paul de Mirecourt, apparenté par le mariage de ses enfants aux Rodier, banquier à Darney, et à d’autres banquiers vosgiens, Auguste-Napoléon Evrard est un exemple de l’élévation sociale permise par ce siècle soumis aux bouleversements politiques. Il connut aussi des tragédies : les journées sanglantes de 1848 et la guerre franco-prussienne de 1870. Il ne connut cependant pas le rachat du Comptoir d’escompte par la Banque de Strasbourg en 1922… qui fut à l’origine de la Banque Kolb qui possède ses racines à Mirecourt !

     

    ‡ Auguste-Napoléon Evrard. Mémoire d’un banquier du XIXe siècle, Sébastien Evrard et Franck Petit (prés.), éditions L’Harmattan, 2018, 135 p., ill., 15,50 €.

  • Graffigny-Chemin, un village du Bassigny au XVIIIe siècle

    Nos villages ont une histoire. Jean Theveny nous le prouve puissamment en rédigeant cette monographie fouillée sur deux villages de l’ancien Bassigny lorrain, désormais associés : Graffigny-Chemin, localité située entre Bourmont et l’ancienne cité fortifiée lorraine de La Mothe.

    Il s’agit en réalité bien plus qu’une simple monographie. Si l’on y découvre les pages traditionnellement réservées à l’environnement géographique et historique de la communauté villageoise, l’auteur a fait parler les registres paroissiaux et en restitue des informations inédites sur les familles nobles et roturières de Graffigny-Chemin, sur les mariages et les activités professionnelles des populations locales au cours du XVIIIe siècle.

    Un ouvrage qui intéressera, à n’en pas douter, les amateurs d’histoire locale ainsi que les généalogistes du Bassigny.

     

    ‡ Graffigny-Chemin. Un village du Bassigny au XVIIIe siècle, Jean Theveny, Edilivre, 2018, 251 p., ill., 35,50 €.

  • Les Cahiers de La Mothe n° 10/2018 sont parus !

    La revue annuelle des Cahiers de La Mothe annonce son numéro 10 pour l'année 2018 !

    Au sommaire de cette publication qui ambitionne légitimement de rappeler le souvenir et l'histoire de la cité fortifiée martyre du Bassigny lorrain, aujourd'hui disparue :

    - Trois localités disparues des environs de La Mothe : Boisdeville, Offrécourt et Saint-Père

    - Le château de Sommerécourt : des archives et des ruines

    - Protection et valorisation du site de La Mothe : l'action de l'Etat (fin XIXe-XXe siècles)

    - La Vierge à l'Enfant dite "de La Mothe" conservée à Gendreville

    - Nouvelles découvertes sur les origines du sculpteur Ignace Robert

    - L'obitulaire de La Mothe

    - Les du Boys en sénéchaussée de La Mothe & Bourmont du XVe au XVIIIe siècle

    - Les anoblis en Bassigny du XVe au XVIIe siècle

     

    Les Cahiers de La Mothe, n° 10/2018 sont disponibles en librairie ou sur commande adressée (14 € franco, chèque à l'ordre de "Association Pour La Mothe") à : M. JEAN CHARLES, 3 RUE VICTOR HUGO, 67204 ACHENHEIM

  • Les roses du Montfort

    De 1899 à 1918, dans le cadre des Vosges de l'ouest et de leurs vignes, le destin de Louise, fille de vigneron, qui gagne sa liberté et l’amour après sa rencontre avec trois hommes.
     
    Au premier jour des vendanges de 1899, Louise fête ses dix-huit ans sur les pentes du Montfort. Son père, Charles Vinot, viticulteur sur ces coteaux de la plaine vosgienne, veille sur elle comme sur sa vigne : sans relâche. Quitte à sacrifier son bonheur, il est prêt à la marier à un vieux garçon dont la parcelle avoisine la sienne...
     
    Mais le phylloxéra, ce fléau, ruine les vignobles. Grâce aux conseils d’un pépiniériste réputé du pays et d’un spécialiste alsacien, la vigne du père Vinot sera reconstituée. Le temps d’une passion avec un ingénieur venu du Nord, le bonheur de Louise sera épargné, jusqu’à ce que cet homme révèle sa nature profonde.
     
    Le travail patient de la terre et du vin, la paix retrouvée avec son père suffiront-ils pour que Louise, jeune rose à peine éclose, emportée par le tourbillon de l’Histoire, s’ouvre enfin au bonheur et à la liberté ? 
     
    Avec Les roses du Montfort, Gilles Laporte offre une ode à la vigne, à la terre nourricière et aux femmes. Profondément amoureux de sa Lorraine, il livre un roman historique qui rend hommage à l'héritage rural, à l'engagement des paysans lorrains et à leur courage trop souvent bousculés par l'Histoire, ainsi qu'à leur bonheur de travailler ensemble.
     
    ‡ Les roses du Montfort, Gilles Laporte, Presses de la Cité, 2018, 395 p., 19,50 €.

  • Les femmes des terres salées

    1857 à Dieuze, au pays du sel lorrain. Après la disparition mystérieuse du  fermier qui l’employait, un homme brutal qui abusait d’elle,  Émilienne part rejoindre sa cousine Henriette, ouvrière aux  salines de Dieuze. Malgré la gentillesse d’Henriette et de son  mari Eugène, mineur dans les puits salés, Émilienne peine  à surmonter le traumatisme des violences qu’elle a subies,  d’autant que la gendarmerie la soupçonne de ne pas être  étrangère à la disparition de son ancien maître.
     
    Au moment où elle s’autorise enfin à connaître l’amour avec François, un jeune fermier, de terribles accusations obligent Émilienne à se cacher. Contrainte de vivre séparée de son  mari, elle espère connaître le bonheur quand éclatera son innocence. Mais elle a fait une promesse, lourde de sacrifices,  qui a déjà scellé son destin.
     
    Du Second Empire jusqu’à l’Exposition universelle de 1889  où les artistes lorrains, dont Émile Friant, seront récompensés,  Élise Fischer nous entraîne dans une Lorraine méconnue,  celle des salines et des travailleurs du sel, pour nous faire  vivre les joies, les douleurs, les passions de femmes droites  et fortes malgré les tourmentes de l’Histoire et l’adversité.
     
     
    ‡ Les femmes des terres salées, Elise Fischer, éditions Calmann-Lévy, 2018, 481 p., 21,50 €.

  • Bertille

    A l'aube de la Grande Guerre deux familles d'un village du sud-ouest des Vosges s'opposent. Guéguerre vieille comme le monde entre propriétaire terrien et paysan sans le sous attaché à sa forêt. Mais s'était sans compter avec l'amour qui permettra de dépasser rancunes et jalousies...

    Histoire familiale romancée de notre auteur vosgien qui nous transporte dans un monde rural disparu, entre 1914 et la première décennie du XXIe siècle. Une belle ode à nos ancêtres ruraux et à leur vie faite de rudesse et d'amitié partagée entre ennemis d'hier.

     

    ‡ Bertille, Roger Poinsot, éditions des Lutins, 2018, 165 p., 18 €.

  • La famille royale au Temple (1792-1795)

    Le 10 août 1792, l’émeute parisienne renverse le trône fragile de Louis XVI. Trois jours plus tard, la famille royale est enfermée au Temple, dans un donjon édifié au XIIIe siècle. Dans ce lieu sinistre périront successivement le roi, sa femme Marie-Antoinette de Lorraine-Habsbourg, sa sœur Madame Élisabeth, tous trois guillotinés ; et enfin son fils, le dauphin Louis XVII. Seule survivante, la fille du couple royal, Marie-Thérèse de France, sera finalement libérée le 19 décembre 1795, après une détention de plus de mille jours. Entre-temps, le Directoire a remplacé la Convention et les thermidoriens tentent de terminer la Révolution en faisant oublier la Terreur.

    Pour la première fois, un historien se penche sur l’histoire globale de cette captivité. Nourri de nombreuses archives encore inexploitées, Charles-Éloi Vial raconte avec un sens rare de la narration le quotidien des captifs et brosse le portrait de l’ensemble des protagonistes du drame, la famille royale au premier chef, mais aussi les geôliers, les employés, les gardes et les visiteurs, sans oublier les figures politiques souvent rivales à l’instar d’Hébert et de Robespierre. Ce récit prenant interroge enfin la Révolution, et plus précisément la Terreur, sur l’antinomie entre la grandeur de ses principes et certains de ses actes. Un grand livre d’histoire sur un lieu d’histoire et de mémoire, qui incarne et marque l’origine de la guerre entre les deux France.

     

    ‡ La famille royale au Temple. Le remords de la Révolution (1792-1795), Charles-Eloi Vial, éditions Perrin, 2018, 431 p., ill., 25 €.

  • Louis XIV

    Encore un ouvrage sur Louis XIV, va-t-on dire… Exact, mais celui-ci se distingue de tous les autres ! Il fut en effet le premier à tirer le grand roi de l’oubli où avaient voulu le reléguer depuis 200 ans les historiens officiels français, gardiens de l’orthodoxie jacobine, en répandant sur lui et son œuvre une « légende noire ».

    C’est à ce déjà « historiquement correct » que va s’attaquer, non sans courage, le Lorrain Louis Bertrand en 1923, dans un ouvrage au succès retentissant. Il le fit avec une surprenante originalité, en étudiant la personnalité du roi, ses traits de caractère, afin d’en tracer un portrait permettant d’éclairer et de comprendre son œuvre comme sa vie, dont il expose les traits les plus marquants.

    Le premier, en effet, Bertrand décrit Louis XIV de manière complète, « de l’intérieur », comme l’a si bien vu François Bluche. La profondeur de l’analyse psychologique jointe à l’élégance et à la limpidité du style contribuèrent à son éclatante réussite. Ses successeurs lui doivent beaucoup : il avait ouvert la voie.

    Louis Bertrand (1866-1941), écrivain original et puissant, Meusien de naissance, Normalien des plus brillants, succédera à Maurice Barrès sous la Coupole en 1925. Découvrant l’Algérie comme jeune professeur en 1891, il en fait l’une de ses principales sources d’inspiration (Le Sang des races, 1891 ; Pépète le bien-aimé, 1904), devenant le père de l’« algérianisme » (qui, plus tard, inspirera Albert Camus). Face à l’islam, il revient vers le christianisme, d’où son Saint Augustin (1913), Sanguis martyrum (1918) le roman des premiers martyrs chrétiens de l’Afrique du Nord romaine, puis Sainte Thérèse d’Avila (1927), ces trois ouvrages tout récemment réédités par Via Romana. Son éclatant Louis XIV (1923) réhabilite le grand roi et ouvre la voie à de nombreux successeurs. Avec Mademoiselle de Jessincourt (1911), grand roman de mœurs ayant pour cadre la région messine, il peut rivaliser avec Gustave Flaubert dont il se veut le disciple fidèle. Louis Bertrand est un grand écrivain français, un peu oublié, mais qu’on redécouvre avec un rare plaisir.

     

    ‡ Louis XIV, Louis Bertrand, éditions Via Romana, 2018, 377 p., 23 €.

  • Terres de Lorraine au 18ème siècle - Faïences de Lunéville et sa région

    Le catalogue édité par l'association des Amis de la faïence ancienne de Lunéville Saint-Clément, à l'occasion de l'exposition présentée au château de Lunéville, propose un nouveau regard sur les productions faïencières de Lunéville et sa région au XVIIIe siècle grâce, en particulier, aux recherches récentes notamment en matière de datation et d'attribution.

    Le lecteur s'émerveillera devant une sélection de pièces emblématiques, souvent inédites, appréhendera les techniques de fabrication et les sources d'inspiration des décors des différents objets présentés, et il découvrira également le contexte historique, social et économique ainsi que le parcours des hommes de métier qui ont participé à la naissance et au développement de ces manufactures lorraines.

     

    ‡ Terres de Lorraine au 18ème siècle. Faïences de Lunéville et sa région, Guy Levieuge et Jeannine Guenot, Association des Amis de la faïence ancienne de Lunéville Saint-Clément, 2018, 126 p., ill., 25 €.

  • Louis XVI, le prisonnier de Varennes

    Ouvrage en souscription jusqu'au 10 septembre 2018.

    ‡ Plus d'info sur https://www.facebook.com/terresdargonne  

  • Autour du dernier ouvrage de Jean-François Michel

  • La Nouvelle revue lorraine n° 50 : les faucons-crécerelles en Lorraine

    Au sommaire du 50ème numéro de La Nouvelle revue lorraine :


    - Les faucons-crécerelles
    - Le Livre sur la Place à Nancy : la plus grande librairie de France
    - 430e anniversaires des barricades
    - Quelques traces de l'époque révolutionnaires en Lorraine
    - Les combats de Marie Marvingt
    - Un anonyme de la Grande Guerre : Marcel Charles Adrien Thaillard (1896-1916)
    - Le cheval en Lorraine
    - Les 40 ans de la meute IIIe Nancy
    - Les vestiges actuels de l'abbaye Saint-Evre de Toul
    - Les statues des jardins d'eau du château de Commercy
    - La Lorraine et quelques écrivains
    - Le pays de Neufchâteau de mes ancêtres
    - Norroy-lès-Pont-à-Mousson
    - Le 53e régiment de transmission de Lunéville
    - Sport automobile : Schlesser, Greder, Weber, Poirot
    - Au temps où le peuple chantait
    - De la Lorraine à la Provence : les pérégrinations d'un Angevin

     

    ‡ Disponible dans toutes les bonnes librairies en Lorraine et sur le site www.nouvelle-revue-lorraine.fr

  • La forêt des Vosges : construction d'une filière industrielle au XIXe siècle

    A partir des années 1850-1860, le département des Vosges, l’un des plus boisés de France, connaît d’importantes mutations pour ses activités de transformation du bois. Progressivement, un réseau dense d’entreprises se constitue pour former une véritable filière industrielle : scieries, menuiseries, charpentiers, luthiers et papeteries. En tout, 800 entreprises mettent en valeur les ressources en sapin, épicéa de la montagne, hêtre ou encore chêne dans la plaine vosgienne.

    Dans quel contexte la filière bois s’est-elle développée ? Quels entraves, quelles mutations a-t-elle connu ?

    Mobilisant 10 000 Vosgiens, cette filière marque de son empreinte le département, et constitue un bel exemple du rôle moteur de la petite industrie dans l’essor économique de certains territoires. A la veille de la Grande Guerre, les forêts vosgiennes sont entrées dans l'ère industrielle.

     

    ‡ La forêt des Vosges. Construction d'une filière industrielle XIXe siècle, Eric Tisserand, PUFR-PUR, 2018, 486 p., ill., cartes, 24 €.

  • Intinéraires de Chrétienté avec Jean Madiran

    Jean Madiran (1920-2013) fut, au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, l’une des plus importantes figures de la résistance française et catholique à la subversion et à l’apostasie générale.

    Fondateur de la revue "Itinéraires", puis animateur du quotidien "Présent", sa plume acérée défendit inlassablement la France et la Chrétienté, abandonnées par la plupart des élites, tant laïques qu’ecclésiastiques, pourfendant l’impiété moderne.

    L’ouvrage de Rémi Fontaine, qui travailla longtemps avec Jean Madiran, permet de découvrir la cohérence et la logique de la pensée du grand auteur contre-révolutionnaire – tout en offrant des pistes d’interprétation originales et encore méconnues, notamment sur l’influence du scoutisme ou de la vie bénédictine sur la pensée de Madiran.

     

    ‡ Itinéraires de Chrétienté avec Jean Madiran, Rémi Fontaine, Presses de la Délivrance, 2018, 154 p., 18 €.

  • Quelques idées de lectures pour cet été avec un auteur vosgien...

    Commande et règlement à envoyer à :

    M. ROGER POINSOT

    14 RUE DE LA JOIE

    88320 MAREY

  • Inventaire des oeuvres du peintre Alfred Renaudin : vers un catalogue raisonné

  • La forêt des Vosges : construction d'une filière industrielle au XIXe siècle

    A partir des années 1850-1860, le département des Vosges, l’un des plus boisés de France, connaît d’importantes mutations pour ses activités de transformation du bois. Progressivement, un réseau dense d’entreprises se constitue pour former une véritable filière industrielle : scieries, menuiseries, charpentiers, luthiers et papeteries. En tout, 800 entreprises mettent en valeur les ressources en sapin, épicéa de la montagne, hêtre ou encore chêne dans la plaine vosgienne.

    Dans quel contexte la filière bois s’est-elle développée ? Quels entraves, quelles mutations a-t-elle connu ? Mobilisant 10 000 Vosgiens, cette filière marque de son empreinte le département, et constitue un bel exemple du rôle moteur de la petite industrie dans l’essor économique de certains territoires.

    Une étude qui couvre tout le grand XIXe siècle, de la Révolution à 1914.

     

    ‡ La forêt des Vosges. Construction d'une filière industrielle - XIXe siècle, Eric Tisserand, Presses universitaires François Rabelais - Presses universitaires de Rennes, 2018, 489 p., ill., cartes, 24 €.

  • Le Pays lorrain, juin 2018 : Les forges d'Abainville sous le pinceau de François Bonhommé (1839)

    Le Pays lorrain, numéro de juin 2018, est paru.

    Au sommaire :

    - Les Gaulois sacrifiés de Marsal (Moselle) : nouveaux regards sur l'esclavage dans la société celtique
    - L'hôtel de Gellenoncourt à Nancy : quand les archives notariales racontent une autre histoire
    - Une représentation théâtrale à Rosières-aux-Salines en 1599
    - Les forges d'Abainville (Meuse) sous le pinceau de François Bonhommé (1839) : redécouverte d'un chef-d'oeuvre disparu
    - La construction de la politique de conservation des Monuments historiques en Lorraine
    - Jean Lanher : à l'écoute du message d'une vie consacrée à la Lorraine
    - Journée doctorale de la Société d'histoire de la Lorraine et du Musée lorrain : plusieurs communications autour de la justice à Nancy sous les ducs, les corporations de métiers à Mirecourt, la Grande Guerre en Meuse, la Lorraine gaumaise et l'urbanisme du Grand Nancy

     

    Le Pays lorrain est disponible à l'accueil du Musée lorrain ou sur abonnement (43 €, 4 numéros). Règlement par chèque à adresser à : Le Pays lorrain, Palais des ducs de Lorraine - Musée lorrain, 64 Grande-Rue, 54000 Nancy.

  • Nancy, ville royale & secrète

    L'un est photographe, ou plutôt, c'est un artiste de la lumière et des courbes doté de cet inusable enthousiasme qui illumine les regards curieux. L'autre est journaliste, historien et amoureux de Nancy, dont il se plaît toujours à exalter la beauté. L'un ne connaissait pas Nancy, alors que l'autre l'aime depuis longtemps. Le destin les a réunis dans une splendide promenade. Au-delà des clichés, au-delà de son bâti classé au patrimoine mondial de l'Unesco, Chanel Koehl et Jérôme Estrada de Tourniel ont voulu montrer la magie de cette ville chacun à sa façon. Grâce à leurs regards croisés, Nancy imprime, au fil des pages, sa personnalité, ses mystères et ses trésors, depuis les rives nonchalantes de la Meurthe jusqu'au sommet des tours de la cathédrale. On flâne dans un ensemble patrimonial impressionnant, depuis la place Stanislas, l'arc de triomphe, la place de la Carrière, jusqu'aux ombres médiévales de la Porte de la Craffe. On reconnaît tour à tour une ville de Nancy ducale, royale, Art nouveau, moderne, ou encore le Nancy littéraire qui a inspiré Victor Hugo ou Maurice Barrès. Assurément, une rayonnante invitation à redécouvrir une ville d'exception.

    Voyageur impénitent, c'est autour du cou que Chanel Koehl accroche sa palette de couleurs, saisissant l'indicible lumière, capturant au fil des plans toutes les émotions de l'instantanéité. Irradiant la matière de ses sujets, ce généreux passeur d'images sait puiser dans ses ressources pour en extraire des perspectives très inattendues. Jérôme Estrada de Tourniel est journaliste à L'Est Républicain où il s'occupe des hors-séries. Il est le collaborateur de nombreux journaux. Titulaire d'un doctorat d'histoire, il a obtenu le prix de l'Académie de Metz. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages historiques sur la Lorraine et de collections sur les deux guerres mondiales.

     

    ‡ Nancy ville royale & secrète, Chanel Koehl et Jérôme Estrada de Tourniel, éditions Sutton, 2018, 208 p., ill., 25,90 €.

  • René Fonck, as des as et pilote de la Grande Guerre

    Qui donc, aujourd’hui, connaît le Vosgien René Fonck ?

    Tombé dans un relatif oubli, cet aviateur, as des as de la Première Guerre mondiale, « vengeur de Guynemer »,  semblait tout avoir pour figurer en bonne position dans le roman national. Son rôle équivoque sous le régime de Vichy aurait occulté la mémoire de ce pilote et député des Vosges de la IIIe République. Mais est-ce aussi simple ? Mettant à jour des documents jamais étudiés jusqu’alors, l'universitaire et historien Damien Accoulon tente de saisir l’ensemble des facettes de ce personnage complexe que fut René Fonck, dans un ouvrage qui nourrit finalement une réflexion plus large sur ce qui forge, ou non, les héros nationaux.

     

    ‡ René Fonck. As des as et pilote de la Grande Guerre, Damien Accoulon, éditions Privat, 2018, 405 p., ill., 21 €.

  • La France vue du Grand Siècle - Dessins d'Israël Silvestre (1621-1691)

    Né en 1621 à Nancy, dans une famille d’artistes, recueilli après la peste à Paris par son oncle et parrain, le graveur Israël Henriet, également éditeur de Jacques Callot, Israël Silvestre est formé à la gravure dans le milieu de ce dernier.

    Très tôt, il se consacre à la représentation de paysages urbains. Ses premières « vues », pittoresques et de petit format, illustrent aussi bien Nancy que les villes traversées de Paris à Rome, où il effectue plusieurs voyages entre 1638 et le début des années 1650.

    Les œuvres de la maturité offrent, au contraire, de vastes panoramas, montrant la capitale, ses fêtes royales (carrousel de 1662 et bals au Louvre et à Fontainebleau) et ses transformations, mais aussi le profil des villes conquises par Louis XIV en Lorraine et dans les Ardennes. En 1665 et 1667, Silvestre se rend en effet dans l’Est de la France à la demande de Colbert pour relever les villes fortifiées - Toul, Metz, Jametz, Verdun, Charleville... - et réaliser des gravures de dimensions exceptionnelles qui clament la grandeur du règne de Louis XIV par l’image.

    Enfin, ses vues en série des beaux châteaux d’Île-de-France – Vaux-le-Vicomte, Meudon, Montmorency, Versailles – renouvellent le regard sur l’architecture et les jardins.

    Un ouvrage pour découvrir un ensemble exceptionnel de dessins d'Israël Silvestre, présenté pour la première fois ; car si ses gravures ont été largement diffusées, ses dessins demeurent méconnus.

    ‡ La France vue du Grand Siècle. Dessins d'Israël Silvestre (1621-1691), Bénédicte Gady et Juliette Trey, Louvre éditions - Lienart, 2018, 207 p., ill., 29 €.

  • Radio Lorraine coeur d'acier - 1979-1980

    Le 17 mars 1979, Radio Lorraine cœur d'acier, « radio de lutte » de la CGT, émet pour la première fois, au vu et au su de tous mais en totale illégalité, depuis l’ancien hôtel de ville de Longwy, à l’aide d’une antenne fixée sur le toit de l’église. Au plus fort des mobilisations contre le démantèlement de la sidérurgie, s’y retrouvent syndicalistes, ouvriers, femmes de sidérurgistes, commerçants, immigrés, enseignants, journalistes et artistes venus de Paris. Jusqu’à ce que la CGT mette un terme brutal à l’aventure, quinze mois plus tard.

    En s’ouvrant à la société locale, à ses valeurs, ses doutes, ses tensions et ses contradictions, la radio déborde largement du cadre de références cégétistes que le syndicat souhaite diffuser. Elle saisit sur le vif l’ordinaire des rapports sociaux et des modes de domination, qu’ils soient culturels ou de nationalité.

    Témoignage rarissime d’une parole chichement consignée par l’histoire, ce livre singulier puise au fonds volumineux, et inexploité à ce jour, des émissions de « LCA ». Il fait revivre un temps fort de ce territoire ouvrier, un temps où se jouent des formes d'émancipation individuelle et collective, alors que brûlent les derniers feux des années 68.

    Une page tumultueuse de l'histoire sociologique contemporaine de notre Lorraine.

     

    ‡ Radio Lorraine cœur d'acier 1979-1980. Les voix de la crise, Ingrid Hayes, Les presses de Sciences Po, 2018, 348 p., 27 €.