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darney

  • Damia à Darney... Naissance et reconnaissance

    Contrairement à ce qui est écrit dans l'article de Vosges Matin, la mère de Damia n'était pas originaire de Bleurville, mais de Darney (Marie Joséphine Louise CLAUDE née le 28 avril 1858).

    Quant à son père, Nicolas DAMIEN, il n'est pas sûr qu'il soit né à Nonville : l'état-civil de l'année 1854, date déduite de l'acte de naissance de Damia (archives de la Ville de Paris 13e), ne donne rien pour la commune de Nonville. Cependant, il est vrai que plusieurs naissances d'enfants Damien sont enregistrées à Nonville dans les années 1840-1850... et à Darney aussi ! Des recherches généalogiques complémentaires s'avèrent donc nécessaires.

    Rappelons que la vérification des sources est un principe fondamental en matière de journalisme...

  • Darney (88) : un pôle ludique en projet au Centre d'animation de la préhistoire

    Vue aérienne du Centre d'animation de la préhistoire de Darney [cl. G. Salvini].

    Dans les cartons du directeur Jean-Marc Lejuste depuis plusieurs années, le projet d’agrandissement du Centre d’animation de la Préhistoire est désormais acté. Un chantier qui devrait permettre au centre d’attirer un panel de visiteurs plus large.

    C’est l’aboutissement d’un projet vieux d’une dizaine d’années. Jean-Marc Lejuste, directeur du centre d’animation de la Préhistoire de Darney, vient de présenter le projet d’agrandissement de son enceinte. « C’est un projet que j’ai pour relancer le centre. On a un excellent retour sur les scolaires et centres aérés. Mais il nous manque une vitrine pour attirer les touristes ».

    Le plan consiste en la transformation d’une parcelle annexe à l’actuel centre, donnée par la commune en février dernier, en parc préhistorique. Ce dernier sera axé autour d’une butte centrale autour duquel un parcours amènera les visiteurs vers des activités diverses. Une zone de tir pour la chasse préhistorique ainsi qu’une initiation à la fouille sont notamment prévues. La volonté générale est de créer la dernière reconquête post-glaciation, c’est-à-dire une époque qui remonte 10 000 à 20 000 ans en arrière.

    Pour agrémenter l’espace, Jean-Marc Lejuste prévoit de placer six animaux en cire. Un bison, un mégalocéros, un rhinocéros laineux, un renne, un bison des steppes, mais aussi un mammouth d’une hauteur de 5,60 m qui sera placé en haut de la butte centrale.

    « L’idée est, en plus du pôle muséographique et du pôle animation, d’avoir un troisième pôle divertissement dont l’accès sera ouvert aux handicapés », précise le directeur. Le tout pour un budget compris entre 80 000 et 100 000 euros.

    [d'après VM]

  • Les Actes des Journées d'études vosgiennes 2016 de Monthureux-sur-Saône en souscription

    Ces Journées d’études vosgiennes tenues en 2016 proposent un bilan patrimonial de l’histoire de la vallée de l’Ourche et de Monthureux-sur-Saône. Ce n’est pas un constat passéiste, c’est un regard actif qui s’attache à créer du lien entre les entrelacs des temps révolus et la volonté d’inventer l’avenir. Les JEV, et ce livre qui en est l’aboutissement, se veulent une contribution à la fierté de vivre dans un pays dont chacun doit partager la connaissance des jours heureux, celle des temps d’incertitude ou de déclin, et celle des projets porteurs d’avenir et d’épanouissement.

    Ce livre s’organise autour de six thématiques.

    La découverte du territoire et de son histoire, l’étude des populations aux XVIIIe et XIXe siècles à travers une affaire judiciaire d'importance à Bleurville, le prisme original des bulletins paroissiaux ou celui de l’animation de la vie politique locale par les familles Bresson et Kiener. Droiteval, de l’abbaye cistercienne au COSOR. Le thème du verre, les dynasties de gentilshommes verriers et leurs migrations, la charte qui régissait leur travail, les systèmes proto-industriels comme l’usine de Clairey qui arrêta son activité en 1952.

    La vallée forestière de l’Ourche déclinée dans son originalité métallurgique et industrielle incarnée par Louis Alexis Irroy et les Jacquinot.

    Enfin, un diagnostic et des interrogations sur l’avenir du territoire, ses projets, ses attentes, dont tout particulièrement le label Parc naturel régional (PNR) défendu par l’association « Les sources du parc » depuis plusieurs années...

    ‡ A commander sur : www.fssv.fr

  • Darney (88) : Le musée Damia s’installe au château

    Le château de Darney va connaître d’importants travaux durant ces prochains mois. Dans l’ancienne salle du juge de paix, la rénovation a déjà commencé pour accueillir un musée Damia.

    Un pinceau dans une main, du papier à poncer dans l’autre. Du vernis dans une pièce, de la peinture dans l’autre. Depuis plusieurs semaines, les bénévoles de l’association « Les amis du patrimoine de Darney » s’activent pour redonner une seconde jeunesse au château.

    Si d’importants travaux sur les huisseries, la toiture et les peintures seront bientôt programmés, l’actualité du moment, c’est la réfection de la salle du juge de paix dans laquelle sera bientôt installé un musée dédié à la chanteuse Damia (1889-1978), originaire de Darney, unique en son genre. « Il y aura du mobilier, des tableaux, des photos, mais aussi sa robe de scène, son kimono, une trousse de toilette métallique ou encore un ancien phonographe qu’on nous a donné », explique Jean-Marc Bouschbacher, président de l’association « Les Amis du patrimoine de Darney ».

    Après le musée tchèque et slovaque, c’est donc une nouvelle page de l’histoire culturelle de Darney que le château va permettre d’ouvrir. Avec un objectif : attirer plus de touristes bien sûr.

    La scénographie du musée sera conçue par une équipe spécialisée. Quant à l’ouverture du musée Damia, elle est prévue pour cet été.

     

    Pour en savoir plus sur Damia (de son vrai nom Marie-Louise Damien) :
    > Francesco Rapazzini, Damia. Une diva française, éditions Perrin, 2010.

  • Hennezel (88) : ouveture de la saison au musée des activités anciennes de la forêt de Darney

  • Bonvillet (88 ) : l'église rendue aux paroissiens

    Datant de 1764, l’église est dédiée à Saint-Epvre, patron du village. Ce bâtiment sobre construit en grès des carrières de la Vôge présentait quelques signes de faiblesses. Courant 2015, un mètre carré de plafond s’est effondré.

    Il s’est avéré qu’après contrôle, il était urgent de rénover l’ensemble, et d’isoler les plafonds et changer la fenêtre de la sacristie. Des interventions qui ont entraîné la rénovation des peintures.

    Suite à l’obtention d’aides, un déménagement complet de l'édifice cultuel a été effectué par l’équipe paroissiale et les membres du conseil municipal. Deux entreprises spécialisées ont commencé les travaux en novembre et viennent de les terminer.

    Après un gros travail de nettoyage et de réinstallation par les mêmes bénévoles, c’est une église flambant neuve qui a été mise à la disposition des catholiques locaux. L’heure était donc aux remerciements, à l’abbé Jean-Marie Lallemand qui, malgré un emploi du temps très chargé, a célébré la sainte messe accompagnée par la chorale.

    Ce projet a sollicité de nombreux acteurs pour être mené à bien. Un grand merci a été adressé aux élus pour l’obtention des subventions sans lesquelles rien n’aurait pu être possible, pour leur disponibilité et leur grand professionnalisme.

    Il ne fallait pas oublier d’associer Henri Côme, l'accompagnateur laïc de la paroisse Saint-Martin-de-la-Forêt, qui par son travail d’artiste a donné la touche finale à l’autel. Un travail réalisé avec minutie et avec un grand savoir-faire.

    Les paroissiens ont eu un grand plaisir à redécouvrir cet édifice qui fait partie de l'identité patrimoniale du village qui a connu et connaîtra encore bien des joies et des peines.

  • Vers une nouvelle communauté de communes élargie pour le sud-ouest vosgien

  • Vers la nouvelle Codecom "Les Vosges côté sud-ouest"

  • in memoriam colonel Antoine Argoud

    Une pieuse pensée pour le colonel Antoine Argoud né à Darney (Vosges) en 1914 et décédé le 10 juin 2004 à Vittel (Vosges).

    Une messe est célébrée pour le repos de son âme à la chapelle du Sacré-Coeur de Nancy.

    RIP+

  • Darney (88) : Henri Côme, figure locale, fait chevalier de l’Ordre national du Mérite

    Le récipiendaire entouré de sa famille [cl. VM].

    Après cinquante-huit années au service des autres, des restaurations et construction à la pelle et encore de nombreux projets, Henri Côme a été récompensé par la Croix de chevalier de l’Ordre national du Mérite.

    Sympathique cérémonie, samedi de la Pentecôte, durant laquelle Henri Côme, entouré de sa famille, a reçu des mains de Jacques Anguilabert la Croix de chevalier de l’Ordre national du Mérite.

    Henri totalise 58 années au service du bénévolat et c’est une récompense bien méritée que la ville de Darney a voulu lui transmettre. Très ému de cette distinction, Henri ne put que remercier toute sa famille qui l’a toujours soutenu et tous ses camarades avec qui il avait envie de partager ce moment. Ne manquant pas de souligner qu’il est important de partager et de laisser des traces derrière soi.

    Né un 19 février, il a grandi au Thillot. Henri est quatrième d’une fratrie de sept enfants. Après sa scolarité, il suivit les cours à l’école d’horlogerie d’Anet à Dreux (Eure-et-Loir) et y obtint son CAP. Il travailla deux ans chez un horloger du Thillot. A 20 ans, Henri partit en Tunisie accomplir ses obligations militaires. De Hammamet à Gafsa et à Bizerte, il mena une vie de soldat pendant deux longues années dans des conditions plus que rustiques et pénibles. De retour en France, il s’installa comme horloger à Darney, rue de la République, et uni sa destinée à Anne-Marie Bertrand le 1er avril 1959.

    Son implication dans la vie locale commença alors pour ne jamais s’arrêter. D’emblée, il entra dans l’équipe de basket-ball. En 1961, il recréa le syndicat d’initiative dont il prit la présidence. Fort de ses années chez les Scouts de France, il entreprit des restaurations à Bonneval, aux tours Seychelles, à Barcan et sur une source à La Houdrie. Henri sera aussi secrétaire des Anciens d’Afrique du Nord.

    En 1966, c’est un camping qui vit le jour puis de nombreuses manifestations suivront, avec les camarades artisans et commerçants, ouvrant même un atelier photo pour répondre aux besoins de la population. En 1971, il est élu conseiller municipal. En 1972, le camping ouvrit ses portes, suivi de la piscine. Brillamment réélu au conseil municipal en 1983 puis en 1989, Henri s’investit dans de nouveaux projets, tous aboutis. Ces dernières années, ne pouvant rester inactif, suite à la maladie de l’abbé André Simonin, Henri, catholique pratiquant, prit le secrétariat de la paroisse, l’accompagnement des familles dans le deuil et préside toujours les assemblées dominicales en l'absence de prêtre. En 2009, avec une dizaine d’amis, il s’attaquait à la restauration de l’horloge de l’église.

    En 2012, il réalisa une plaque à la mémoire du député-maire et président du Conseil général des Vosges André Barbier. La même année, dans la chapelle Notre-Dame de Pitié, il réhabilita le tabernacle, le mobilier et deux reliquaires qui attendaient depuis 1804 pour y être déposés selon les vœux des époux Thouvenel, tanneurs à Darney. Il est également régulièrement sollicité par des communes ou des associations afin de réaliser des moulages en grès reconstitué, méthode de son invention, et pratiquer des restaurations sur des oeuvres d'art (comme dernièrement, sur une statue de Sainte Anne et la Vierge pour le musée d'Hennezel).

    Henri Côme souhaiterait également relancer la procession de l’Assomption vers la grotte de N.-D. de Lourdes du coteau Fabré, abandonnée depuis des années. Preuve supplémentaire de son attachement à l’histoire et à la vie associative darnéenne.

    [d’après Vosges Matin]

  • Darney (88) : une salle dédiée à Damia au musée du château ?

    [VM]

  • Association Saône Lorraine : 36 ans au chevet du patrimoine du sud-ouest vosgien

    Le bureau du conseil d'administration de Saône Lorraine [cl. © P. Hannelle].

    Assises annuelles de la maturité pour Saône Lorraine à Darney, chef-lieu du nouveau canton de l'ouest vosgien et racines de l'association patrimoniale présidée par Jean-François Michel.

    Devant une centaine d'adhérents réunis dans la salle des fêtes de Darney, le président Michel a tout d'abord salué la mémoire des adhérents disparus en 2015 puis a remercié toutes les chevilles ouvrières qui travaillent, année après année, à l'organisation des manifestations ou qui contribuent aux travaux engagés sur les différents sites gérés par l'association. C'est grâce au soutien de 402 adhérents, dont 71 % de Lorrains, que Saône Lorraine peut engager des actions en faveur du la valorisation du patrimoine du sud-ouest des Vosges.

    Un bilan et des interrogations. – En 2015, Saône Lorraine a encore connu une belle activité : une exposition sur la Grande Guerre au musée de Hennezel-Clairey qui connaît une fréquentation stable grâce à l'investissement d'Arlette et Bernard Delémontey, sans oublier Bernard Joly, de Relanges, qui a apporté son concours à la réussite de cette rétrospective et qui vient de se voir attribuer le titre de “membre d’honneur” de Saône Lorraine ; l'animation, conjointement avec l'association du Musée de Châtillon, du village Renaissance des confins des Vosges et les travaux de réhabilitation menés au couvent et à l'église des cordeliers des Petits-Thons avec le soutien de la Fondation du patrimoine. Un bilan plutôt positif tempéré cependant par des difficultés rencontrées notamment dans la gestion du Grenier à sel de Châtillon-sur-Saône où les charges salariales et les frais de fonctionnement pèsent lourdement dans le budget de la structure. Les relations avec le Musée de Châtillon doivent aussi être clarifiées afin d'harmoniser les actions d'animation du vieux village. Jean-François Michel a également déploré “le désengagement des collectivités territoriales et de l'Etat dans le soutien financier apporté aux associations patrimoniales ; cette nouvelle donne doit inciter les adhérents et les bénévoles à s'investir encore plus dans l'action en faveur de la sauvegarde et de la promotion du patrimoine historique et architectural de la Saône vosgienne”, secteur hyper rural qui souffre depuis de trop nombreuses années de la désertification, de la disparition des services publics et de la déprise agricole.

    Des animations 2016 éclectiques. – Malgré ces nombreux nuages sombres, Saône Lorraine propose encore cette année plusieurs manifestations de qualité à Châtillon et à l'ancienne église franciscaine des Thons. Des voyages en Italie et dans le Loiret sont également au programme ainsi qu'une remarquable exposition sur “L'enfance d'autrefois dans l'oeil du photographe” au musée de Hennezel. Des travaux devraient être réalisés dans l'ancien logis conventuel des Thons en partenariat avec le chantier d'insertion de la communauté de communes. Enfin, Saône Lorraine est co-organisatrice avec Droiteval-Ourche-Patrimoine des 18èmes Journées d'études vosgiennes qui se tiendront à Monthureux-sur-Saône du 20 au 23 octobre prochains.

    En guise de conclusion à cette 36ème AG, Robert Mougin, vice-président de Saône Lorraine et maire des Thons, a rappelé que “malgré la destructuration qui mine notre société, le bénévolat associatif demeure le levier important pour réaliser la vie sociale et la sauvegarde de notre patrimoine”.

    Un repas convivial a rassemblé les participants et la journée s'est clôturée par une présentation de Viera Dagostini des salles du musée dédiées aux relations franco-tchèques et slovaques installées dans l'ancien château de Darney.

  • Quel nom pour la future grande communauté de communes du sud-ouest vosgien : et pourquoi pas "Pays de Saône & Mouzon" ?

    [VM]

  • Darney (88) : 36ème AG de Saône Lorraine

    Devant une centaine d'adhérents réunis dans la salle des fêtes de darney, le président Jean-François Michel a dressé le bilan des nombreuses activités qui ont marqué la vie du musée de Hennezel-Clairey, le village Renaissance de Châtillon-sur-Saône et le couvent franciscain des Thons au cours de l'année 2015.

    Forte de plus de 400 adhérents, l'association est fière de présenter un bilan positif aussi bien en terme de manifestations culturelles de qualité que d'actions en faveur de la restauration du patrimoine bâti. Le président a cependant fait part des difficultés rencontrées dans la gestion du Grenier à sel de Châtillon et a déploré le désengagement des collectivités territoriales et de l'Etat dans le soutien financier apporté aux associations patrimoniales.

    Cette nouvelle donne doit inciter les adhérents et les bénévoles à encore plus s'investir dans l'action en faveur de la sauvegarde et de la promotion du patrimoine historique et architectural du sud-ouest vosgien ; secteur hyper rural qui souffre beaucoup depuis de trop nombreuses années de l'abandon des politiques, de la désertification, de la disparition des services publics et de la déprise agricole...

    Saône Lorraine propose encore cette année plusieurs animations à Châtillon et aux Thons, des voyages en Italie et dans le Loiret ainsi qu'une remarquable exposition sur "L'enfance dans l'oeil du photographe" présentée au musée de Hennezel. L'association est également partenaire - avec Droiteval-Ourche-Patrimoine - des Journées d'études vosgiennes qui se tiendront à Monthureux-sur-Saône en octobre prochain.

    Un repas convivial a rassemblé les participants avant que Viera d'Agostini présente les salles du musée, installé dans l'ancien château de Darney, consacré à la fondation de la Tchécoslovaquie à Darney en 1918.

  • Darney (88) : assemblée générale de Saône Lorraine le 24 avril

    L'association de défense du patrimoine du sud-ouest vosgien Saône Lorraine présidée par Jean-François Michel, tiendra son assemblée générale à la salle des fêtes de Darney dimanche 24 avril à 10h00.

    Elle sera suivie d'un repas réunissant les adhérents. A l'issue, une visite des salles du musée franco-tchèque et slovaque installées dans l'ancien donjon du château est prévue sous la conduite de Viera d'Agostini.

  • Pays de la Saône vosgienne : vers une super communauté de communes ?

  • Automne bleurvillois...

    Le village de Bleurville vu de l'ancienne voie romaine de Darney, au lieu-dit "Le Chêne des Saints", cl. H&PB, 2015.

  • Darney (88) : les reliquaires des saints Pie et Christiani transférés à la chapelle N.-D. de Pitié

  • Le 97ème anniversaire de la naissance de la Tchécoslovaquie commémoré à Darney

    Le 97ème anniversaire de la déclaration d’indépendance de la Tchécoslovaquie a été fêté le 27 juin à Darney. Manifestation ternie par la présence d'un secrétaire d'Etat français, hautement absent sur le plan européen et représentant un gouvernement d'incapables rarement observé depuis le début de la Ve République...

    Ce n’est pas tous les jours que l’on reçoit un Premier ministre à Darney ! Pas étonnant donc que le maire de Darney, Yves Desvernes, ait été quelque peu ému lorsque Bohuslav Sobotka, Premier ministre de la République tchèque et  le secrétaire d’Etat aux affaires européennes français ont franchi la porte de la maison communale. D’autant que les deux ambassadeurs, Tchèque et Slovaque, en France ainsi que le vice-ministre de la défense tchèque, mais aussi le préfet des Vosges, Jean-Pierre Cazenave-Lacrouts, les sous-préfets et quelques élus du canton faisaient également partie des invités.

    La journée fut chargée, mais elle fut également riche en émotions. Parce qu’à Darney les cérémonies anniversaires de la déclaration d’indépendance de la Tchécoslovaquie ne sont comparables à aucune autre. Sans refaire l’histoire, il s’avère que c’est sur les hauts de la localité, à la sortie de Darney en direction de Bleurville, là où le monument semble veiller sur les populations, que l’indépendance a été scellée. Aussi chaque année les délégations se retrouvent à une bonne centaine pour commémorer en quelque sorte la naissance de la Tchécoslovaquie en 1918.

    André Poirot qui a merveilleusement installé ce devoir de mémoire sur les rails en 1987, était là au milieu de la foule des officiels et des anonymes. Jean-Marie Dichy, qui lui a succédé, il y a quatre ans, à la tête du comité de jumelage Darney-Slavkov (ex-Austerlitz), aussi. Au four et au moulin, comme tant d’autres, pour que rien ne cloche même si les services concernés de la République Tchèque avaient tout pris à leur compte. C’est comme ça depuis le début. Une fois les Tchèques, une fois les Slovaques. Toujours avec la même efficacité et la même envie de venir dans ce coin des Vosges où un certain 30 juin 1918 a changé beaucoup de choses dans le quotidien de la Tchécoslovaquie. Bohuslav Sobotka, le premier ministre tchèque ne manqua pas de le rappeler : « Darney revêt une importance cruciale pour l’Etat tchécoslovaque. Nous apprécions beaucoup ce que les gens d’ici font pour entretenir cette image. »

    Dans le sillage du premier ministre français, Harlem Désir, dont la venue dans le département n’a été officiellement annoncée que la veille - par crainte de manifestations hostiles à sa présence et à la politique du gouvernement -,  rappela que « C’est ici, sur ce plateau, que les soldats ont reçu l’étendard de l’indépendance. Qui signifiait la saisissante résurrection d’un pays asservi. Darney devenait un symbole. Il existe un lien indéfectible entre la France, la république tchèque et la Slovaquie. »

    Des propos qui encouragèrent celles et ceux qui, chaque année, se plient en quatre pour perpétuer ce fameux devoir de mémoire que les plus anciens veulent à tout prix transmettre aux jeunes générations. Comme c'est le cas à Darney à chaque fin de mois de juin.

    Rappelons que le démantèlement de l'empire austro-hongrois - dont sont issus la République tchèque et la Slovaquie - voulu par les puissances occidentales soumises à l'influence des francs-maçons Masaryk et Benes, fut à l'origine de bien des conflits en Europe centrale et dans les Balkans.

    Pour nous Lorrains, ce jour est marqué par le souvenir de notre duc François II qui fut à l'origine - par son mariage en 1736 avec Marie-Thérèse de Habsbourg - de la dynastie des Habsbourg-Lorraine qui régna sur l'empire austro-hongrois jusqu'en 1918 avec l'empereur Charles Ier de Habsbourg-Lorraine.

  • Bleurville (88) : "Les Vosges côté sud-ouest" en visite

    [Vosges Matin]

  • Darney (88) : "Le déjeuner préhistorique" le 3 avril avec le Centre d'animation de la préhistoire

  • Canton de Darney (88) : la droite nationale talonne les "divers droites"

    Le binôme Roussel/Thiébaut-Gaudé et ses suppléants lors de la soirée électorale.

    Le binôme Alain Roussel/Carole Thiébaut-Gaudé est élu au premier tour mais le score du FN est important, avec un fort retentissement dans les petites communes.

    « Cela n’a pas été facile mais le résultat est là  ». La première réaction d’Alain Roussel et de sa colistière Carole Thiébaut-Gaudé est soulagée. Car elle afinalement été longue à se dessiner. Le conseiller général sortant s’attendait à une victoire plus large face au Front National. Avec 56,8 % des voix contre 31,32 %, l’écart peut paraître important en terme dechiffre mais sur le fond, le constat est là : « Des candidats dont on n’a jamais vu le visage, qui sont quasiment inconnus, sont capables de remporter plus d’un tiers des voix. Cela veut dire qu’il va falloir travailler dur », analyse le candidat divers droite. « Et jouer encore plus la carte de laproximité dans l’intérêt ducanton », appuie Carole Thiébaut-Gaudé. En comparaison, en 2011, Alain Roussel s’était imposé dans son canton de Monthureux-sur-Saône avec 35,97 % des voix. Le Front National, représenté par Georges Faivre, n’avait alors remporté que 8,56 % des suffrages.

    Cette année, le canton de Darney est celui qui a subi le plus de bouleversements géographiques dans les Vosges avec le regroupement de Monthureux-sur-Saône, Dompaire, Lamarche et Darney. Des abords d’Epinal à la frontière de la Haute-Marne. Le redécoupage, c’est l'explication qu’avance le binôme gagnant pour justifier cette victoire moins large qu’attendue : « Nous étions opposés à ce redécoupage qui a bouleversé le scrutin. Il faut veiller qu’à l’avenir, les décisions soient prises sur place, sinon cela aboutira à ce genre de réactions dans les urnes », reprend Alain Roussel qui appuie sur le score du Front National. « Plus de 30 %, cela veut aussi dire que c’est une sanction contre la politique actuelle. A nous d’en tenir compte et d’appliquer ce pour quoi nous avons été élus ».

    Dans les 82 communes du canton, dont Darney est désormais le chef-lieu, et qui représente 20 % du territoire dudépartement, le discours du parti de la droite nationale a trouvé écho dans des petites communes telle Légéville-et-Bonfays : 54 inscrits, 27votants, 25 exprimés et 15voix pour le Front National contre 8 pour le binôme divers droite et deux pour Olivier Suter et Fanny Theis. Idem à Sans-Vallois avec 23 voix pour la droite nationale sur 42 exprimées contre 15 au duo Roussel/Thiébaut-Gaudé (4 pour leduo PC/NPA).

    Les villes, elles, ont massivement voté pour le centre droit : 211 voix à Darney contre 107 au FN ; 201 contre 135 à Dompaire ; 169 contre 115 à Lamarche ; 153 contre 113 à Martigny-les-Bains et 287 contre 85 à Monthureux-sur-Saône, fief d’Alain Roussel.

    Le parti d’extrême-gauche, avec 11,8 % des voix, est à l’image de la majorité présidentielle dans le département : en difficulté.

    Le fort taux d'abstention devra également être analysé par les nouveaux conseillers départementaux, symptôme évident d'un mal-être politique dans ce secteur en grand détresse économique et à la démographie vieillissante.

    [d’après Vosges Matin]

  • Canton de Darney (88) : Alain Roussel et Carole Thiébaut-Gaudé élus dès le 1er tour

    Le binôme Roussel - Thiébaut-Gaudé (divers droite) élu au 1er tour.

    Résultats du 1er tour des élections départementales

    Dimanche 22 mars 2015

    Canton de Darney (Vosges)

    Commune de Bleurville

    Binômes de candidats

    Nuances

    Voix

    % inscrits

    % suffrages exprimés

    M. Alain ROUSSEL - Mme Carole THIEBAUT-GAUDÉ

    DVD

    98

    35,00

    62,03

    M. Christophe ALEXANDRE - Mme Elodie VOIRIN

    FN

    47

    16,79

    29,75

    M. Olivier SUTER - Mme Fanny THEIS

    PCF-FDG

    13

    4,64

    8,23

     

     

    Nombre

    %

    inscrits

    %

    votants

    Inscrits

    280

     

     

    Abstentions

    116

    41,43

     

    Votants

    164

    58,57

     

    Blancs

    4

    1,43

    2,44

    Nuls

    2

    0,71

    1,22

    Exprimés

    158

    56,43

    96,34

  • Edvard Benes, un drame entre Hitler et Staline

    benes.jpgEdvard Beneš (1884-1948) est une figure majeure de l'histoire tchèque. Ministre des Affaires étrangères pendant 17 ans puis deuxième président de la République tchécoslovaque, il a joué un rôle capital pour avoir été confronté à trois grandes expériences historiques : la fin des empires en 1818, la confrontation avec le monde hitlérien et la division de l'Europe en deux avec le passage de sa moitié orientale sous la tutelle communiste. En résumé, sa vi incarne la tragédie européenne du XXe siècle.

    Si Beneš a été l'objet de très nombreux travaux en Pays tchèques, c'est qu'il est au cœur d'interrogations et de polémiques centrales pour les identités nationale et étatique. Au niveau européen, son nom est lié à la fin de l'Empire austro-hongrois auquel il était un opposant farouche, à la Conférence de la paix de la région parisienne, à la politique de l'entre-deux-guerres. Il est aussi en relation avec le système international de l'époque, qu'il s'agisse des relations bilatérales avec la France, de la sécurité collective ou des grands événements qui ont marqué cette période. Ce sont surtout les accords de Munich de septembre 1938 qui sont associés à son nom, comme victime de l'abandon des puissances occidentales, et le basculement de son pays lors du "coup de Prague" de février 1948.

    N'ayant fait l'objet d'aucune biographie en France, l'auteur s'est attaché à croiser les archives françaises, tchèques et slovaques ainsi que les centaines d'ouvrages parus sur cette personnalité controversée pour en dresser un portrait juste.

    Pour nous Lorrains, si Beneš est surtout l'opposant radical à la dynastie Habsbourg-Lorraine qui règne sur l'empire austro-hongrois, il fut aussi présent sur notre territoire puisqu'il se rendit à Darney, dans le sud-ouest vosgien, en 1918, lieu où stationnaient des troupes tchèques et slovaques et où fut proclamé la création de l'Etat tchécoslovaque.

     

    ‡ Edvard Beneš. Un drame entre Hitler et Staline, Antoine Marès, éditions Perrin, 2015, 506 p., ill. (26 €).

  • Darney (88) : concert de Noël avec "L'Echo de la Forêt" le 14 décembre 2014

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  • Le collège de Monthureux-sur-Saône veut rester en zone prioritaire

    collège.jpgEnseignants en grève, parents et élus du territoire se sont retrouvés ce jeudi 20 novembre devant le collège du Pervis de Monthureux-sur-Saône (sud-ouest vosgien) pour s’opposer à la sortie de l’établissement du réseau de réussite scolaire. Ils estiment que les indicateurs pris en compte par l’Éducation nationale aggravent les inégalités territoriales.

    Le collège du Pervis de Monthureux-sur-Saône – Darney est donné sortant de la nouvelle carte de l’éducation prioritaire (REP) présentée ce jour par le rectorat.

    L’établissement perdrait ainsi son classement en réseau de réussite scolaire (RRS). Une majorité d’enseignants – 13 sur 20 – se sont mis en grève pour protester contre ce qu’ils considèrent être « un abandon d’un territoire rural isolé », territoire déserté par les acteurs économiques et qui connaît une déprise démographique sans précédent…

    [info Vosges Matin]

  • Les Journées du Patrimoine en Saône Lorraine : entre tradition rurale et vie spirituelle

     

    A Bleurville, le moulin à huile situé dans l'ancienne ferme Parisot (XVIIe-XVIIIe-XIXe s.), au 17 rue de Monthureux, était exceptionnellement ouvert par son propriétaire, Jérôme Toussaint.

    Cette année, en plus de la chambre à four qui contient la meule tournante et les divers équipements nécessaires au broyage et au pressage des fruits et autres plantes oléagineuses, le manège à chevaux était également ouvert au public. Ainsi, chacun a pu découvrir le système mécanique actionné par les chevaux qui entraînait la meule tournante située dans la pièce voisine.

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    A Darney, la chapelle Notre-Dame de Pitié était également ouverte exceptionnellement au public. Henri Côme, délégué de la paroisse de Darney et membre de l'association de sauvegarde du patrimoine local, contait volontiers aux visiteurs l'histoire de ce petit édifice religieux. Bâti au bord de la Saône, au faubourg de Bonvillet, la chapelle fut attachée à une maison de charité après les funestes guerres du XVIIe siècle. Elle accueillait les fidèles des hameaux de la forêt de Darney - verriers, ouvriers du fer et bûcherons - qui y faisaient leurs dévotions lors de leur venue au bourg. Démantelée à la Révolution, elle fut reconstruite au début du XIXe siècle à l'initiative de l'abbé Pierre Antoine Hamard, curé de Darney.

    Aujourd'hui propriété de la commune, la chapelle Notre-Dame de Pitié a été récemment restaurée grâce à une généreuse donatrice.

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    [clichés ©H&PB]