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saint maur

  • Bleurville (88) : Saint Maur, le saint patron oublié

    Chaque 15 janvier, la paroisse de Bleurville fête traditionnellement son second patron : saint Maur. Qui semble bien oublié aujourd’hui… Le président de l’association de sauvegarde de l’ancienne abbaye bénédictine du village, nous en rappelle l’histoire.

    > Rappelez-nous la genèse du culte de saint Maur à Bleurville ?

    Depuis la dédicace de l’abbatiale du monastère bénédictin du village à saint Maur en 1050, ce bénédictin disciple de saint Benoît fut considéré comme le patron principal de la paroisse avant d'être supplanté par saint Pierre, patron de l'église paroissiale à partir du XVe siècle. Saint Maur sera fêté en même temps que les deux martyrs comtois du VIIIe siècle protecteurs du monastère bénédictin, Bathaire et Attalein, chaque 15 janvier jusque dans les années 1990. Le pape Léon IX, en consacrant l'abbatiale, a voulu donné aux bénédictines de Bleurville un saint de l'ordre à vénérer. Il devait être un exemple de spiritualité pour la communauté naissante.

    > Quel fut son développement jusqu’à nos jours ?

    Le culte de saint Maur resta vivace jusqu’à la fin du XXe siècle. Entre la fin du XVIIe et le XVIIIe siècle, les archives nous apprennent que chaque 15 janvier, la messe rassemblait une foule considérable venue des paroisses voisines : les fidèles attribuaient au saint un véritable pouvoir de guérison. Au moment de la fermeture du monastère en 1790, de nombreuses béquilles étaient encore accrochées dans le chœur de l’église, témoignant ainsi de la grande vénération dont bénéficiait notre saint guérisseur en cette fin du XVIIIe siècle. La fête de saint Maur connut encore de grands moments au XIXe siècle avec la création de nouveaux reliquaires, et dans les années 1920-1930 à l’époque de l'abbé Paul Idoux qui redonna tout son lustre à cette fête religieuse en organisant des messes solennelles présidées par l'évêque de Saint-Dié. Lors de la messe dominicale, le prêtre proposait à la vénération des fidèles les reliques des martyrs Bathaire et Attalein – Bleurville n’a jamais possédé de reliques de saint Maur.

    La fête religieuse avait ses prolongements profanes : le repas qui rassemblait la famille au cœur de l’hiver, et, jusqu'à la fin des années 1970, un bal réunissait à la salle des fêtes – puis sous bal monté par la famille Rollin – la jeunesse du village. Et puis, progressivement, les traces de la fête ont disparu : le bal tout d'abord, puis le repas familial et enfin la messe dominicale…

    > Alors, saint Maur aujourd’hui à Bleurville ?

    Si les aspects religieux et profanes ont disparu, il n'empêche que le souvenir de saint Maur demeure vivace dans le village en raison de la présence de l'ancienne abbatiale bénédictine qui lui est consacrée ainsi que la présence de sa statue à l'église paroissiale. Saint Maur demeure officiellement le second patron de la paroisse ; c'est le fruit de l'histoire du village et de la foi des générations qui nous ont précédés. Quoi qu’il en soit, l'association des Amis de Saint-Maur entend entretenir le souvenir de saint Maur en poursuivant l’animation de l'ancienne abbaye. Et peut-être peut-on espérer connaître un jour à nouveau une messe à l’occasion de la Saint Maur… Pour que saint Maur ne soit pas définitivement mort. ♦

  • Lorsque Bleurville fêtait saint Maur

    [L'Abeille]

  • Quand Bleurville fêtait saint Maur...

    Nous étions au mitan de l'hiver. Et en ces années 1720, la saison était particulièrement rude ! La paroisse s'apprêtait à fêter son saint patron secondaire, saint Maur, le protecteur de l'église prieurale bénédictine. Celle-ci trônait encore au centre du bourg, reste de splendeur de l'antique abbaye fondée vers 1030 par les comtes de Toul.

    Le prieur de Varangéville était arrivé au village voici quelques jours par la grande route de Nancy quittée au Haut-de-Salin, et par des chemins forestiers encombrés de neige – un dicton populaire à Bleurville ne disait-il pas qu'"à la Saint Maur l'hiver s'arrête ou reprend vigueur" ! – ; il était arrivé en calèche tirée par deux chevaux et accompagné d'un frère bénédictin. Ils étaient attendus par Jean Guéniot, le fermier du prieuré Saint-Maur qui s'empressa de les conduire dans le logis prieural bien chauffé et apprêté par son épouse pour accueillir les hôtes de marque venus pour la fête de saint Maur. Le prieuré de Bleurville n'était plus occupé par des religieux voici déjà bien longtemps, mais les bénédictins de Varangéville, près de Saint-Nicolas-de-Port, envoyaient un prêtre, à l'occasion des grandes fêtes liturgiques, afin d'y célébrer le Saint Sacrifice... et de percevoir les aumônes et redevances diverses pour les biens loués aux habitants !

    Le RP dom Jacques Belhomme, prieur de Varangéville et de Bleurville, fut accueilli par Charles Jullien, le mayeur (maire) élu cette année-là par la communauté villageoise, dans la cour du prieuré bordée par des remises agricoles, l'étable, l'écurie et le colombier qui encadraient eux-même la vénérable église et le prieuré, mêlant allègrement temporel et spirituel. Le village se relevait doucement des terribles années de guerre du siècle précédent : Bleurville avait accueilli plusieurs familles venues de Savoie, de Bourgogne et de Franche-Comté afin de repeupler une Lorraine exsangue. Du travail, il y avait plus qu'un homme pouvait en faire : il fallait défricher des champs, couper les haies, rebâtir les maisons ! L'espoir habitait à nouveau le coeur des Bleurvillois qui avaient vu leur village dépeuplé, leurs maison ruinées, leur prieuré pillé par la soldatesque française et impériale. Des bandes de défricheurs venus du Limousin séjournaient quelque temps au village, y travaillaient dur avant de repartir au pays. Certains célibataires y prenaient femme et s'y sont installés et sont devenus de vrais Lorrains, fiers de leur duc Léopold !

    Le 15 janvier, jour de la fête liturgique de saint Maur, c'est la foule des paroissiens, grossie d'habitants de Nonville, de Monthureux, de Tignécourt, d'Attigny, qui se pressait dans la petite nef de la prieurale afin d'assister à la grand'messe où le clergé présentait à la vénération du peuple les reliques des martyrs Bathaire et Attalein. Cierges et flambeaux éclairaient la nef et tous les regards convergeaient vers le maître-autel où officiait pontificalement dom Belhomme, revêtu de ses plus beaux ornements, assisté comme diacre par l'abbé Duparge, le curé de Bleurville, et comme sous-diacres, du RP Gillot, bénédictin, et de l'abbé Perrey, curé de Provenchères, originaire de Bleurville et fondateur de la confrérie des morts en 1721 en l'église paroissiale. Claude Ragageot, marguillier et chantre de la paroisse, entonnait de sa plus belle voix les antiennes de l'office divin. Le mystère de la messe s'accomplissait dans le recueillement et la vision des dizaines de cannes pendues dans le choeur, ex-voto dérisoires abandonnés là par des infirmes en guise de remerciements pour les guérisons obtenues ; saint Maur étant invoqué localement par les boîteux et autres "accidentés de la vie" depuis des siècles !

    Après la vénération des saintes reliques, on ne s'attardait pas dans la cour du monastère : soupes, potée, volailles, cochonailles, tartes et gaufres, le tout arrosé du vin de pays des coteaux du Cras, attendaient famille et parenté. Malgré quelques petites bisbilles à propos de la répartition des offrandes de messes, le prieur recevait le curé de Bleurville à sa table, avant de reprendre la route de Nancy dans deux jours après avoir dit la messe de Requiem pour les fondateurs du monastère et les défunts de la paroisse. Le village résonnait des réjouissances profanes : le repas rassemblait la famille élargie autour du cochon qui avait été sacrifié quelques jours auparavant. Les réjouissances allaient se prolonger jusque fort tard dans la soirée, interrompues par les incontournables travaux de la ferme. Dans certaines granges, on pouvait même entendre un violoneux qui jouait quelques airs entraînants, invitant la jeunesse à quelques danses endiablées... Mais attention au courroux du curé Duparge qui tonnera en chaire dimanche prochain contre les adeptes de ces danses sataniques.

    Cette évocation historique d'un moment festif de notre village n'est pas qu'une pure invention : ces moments de la fête patronale de saint Maur au début du XVIIIe siècle ont été reconstitués à partir des témoignages laissés dans les archives. Ils se renouvelleront à peu près dans les mêmes conditions jusqu'à la fin du XXe siècle : en effet, la paroisse de Bleurville honorera avec fidélité, son second saint patron – après saint Pierre aux Liens – chaque 15 janvier. Certes, la ferveur religieuse s'émoussa au fil des ans, mais la tradition se perpétua malgré tout jusqu'au début des années 1990 avec le repas familial et le bal populaire.

    Désormais, la fête de saint Maur fait partie des souvenirs et du substrat commun que les anciens racontent avec nostalgie aux jeunes générations accaparées par les futilités matérielles et consuméristes de ce XXIe siècle. La communauté y a sûrement perdu en cohésion et en "vivre ensemble"...

  • Actualités bleurvilloises

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    [L'Abeille | 22 janvier 2015]

  • Bleurville (88) : le repas de la Saint-Maur des aînés

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    [Vosges Matin]

  • Fête de saint Maur, patron secondaire de Bleurville

    Ce 15 janvier, l'Eglise fait mémoire de saint Maur, abbé de l'ordre bénédictin et disciple de saint Benoît.

    Il fut choisi comme patron secondaire de la paroisse de Bleurville en souvenir de l'abbatiale bénédictine du village (XIe s.) qui lui était dédiée.


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    Saint Maur, pierre polychrome, XVIIe s., église de Bleurville (classée MH).

     

    Intercéssio nos, quǽsumus, Dómine, beáti Mauris Abbátis comméndet : ut, quod nostris méritis non valémus, eius patrocínio assequámur. 

    [Collecte pour la messe du commun des abbés, mémoire de saint Maur, Missel de 1962]

     

    Que l’intercession du bienheureux Abbé Maur, nous recommande, s’il vous plaît, auprès de vous, Seigneur, afin que nous obtenions, par son patronage, ce que nous ne pouvons attendre de nos mérites.


  • Bleurville (88) : Fête de saint Maur, patron secondaire de la paroisse

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    Reliquaires des SS. Bathaire & Attalein (17e-19e s.).

    Reliques vénérées lors de la messe de la Saint-Maur jusqu'au début des années 1990.


    Ce 15 janvier, l'Eglise fait mémoire de saint Maur. Notre saint est aussi le patron secondaire de la paroisse de Bleurville (saint Pierre-aux-Liens étant le patron de la paroisse). L'ancienne église abbatiale bénédictine du village, fondée au XIe siècle, était dédiée au disciple de saint Benoît.

    vosges,bleurville,saint maur,abbaye saint maur,reliques,bathaire,attaleinLes Répons suivants sont extraits de l'Office monastique de saint Maur :

    R/. Maur confié dès sa plus tendre enfance, par son père Eutychius, à saint Benoît, pour être élevé dans la solitude de Sublac, reproduisit, par une imitation fidèle, les vertus de son maître : * Et devint semblable à lui. V/. Il considéra et fit selon l’exemplaire qui lui fut montré sur la montagne ; * Et il devint semblable à lui.

    R/. Placide étant tombé dans le lac, Maur vole à son secours, porté sur les eaux par l’Esprit du Seigneur : * Quand il obéit sans délai au commandement de son Père. V/. Les grandes eaux ne purent éteindre sa charité, ni les fleuves l’engloutir ; * Quand il obéit.

    R/. Saint Benoît envoie dans les Gaules Maur, son disciple le plus chéri : * Et consent à être privé d’une grande consolation pour procurer le salut du prochain. V/. La charité est bénigne ; elle ne cherche point ce qui est pour elle, mais ce qui est pour Jésus-Christ ; * Et consent.

    R/. Maur, ravi en Dieu, aperçut une voie étincelante de mille flambeaux, par laquelle Benoît montait dans la gloire : * Pour l’éternité, à jamais.V/. Le sentier des justes s’avance comme une lumière brillante, et va croissant jusqu’au jour parfait ; * Pour l’éternité, à jamais.

    R/. Les fleuves de sagesse que Maur avait puisés au sein du bienheureux Benoît, il les répand sur les Gaules : * Et c’est au milieu des lis de France qu’il plante les rejetons de son Ordre sacré. V/. Semblable à un ruisseau sorti d’un fleuve, il a arrosé le jardin qu’il a planté ; * Et c’est au milieu.

    R/. Le très chrétien Roi des Francs vint au monastère, pour écouter la sagesse du nouveau Salomon : * Et il mit à ses pieds la pourpre royale.V/. Comme il était humble à ses propres yeux, le Seigneur le glorifia en la présence des rois ; * Et il mit à ses pieds.

    R/. Deux ans avant sa mort, il entra dans le silence, séparé des hommes, * Et seul, il habita avec lui-même sous les yeux du témoin céleste. V/.Il prépara son cœur, et, en présence du Seigneur, il sanctifia son âme ; * Et seul.

    R/. La plus grande partie des frères qui militaient sous .Maur leur chef, avertie d’une mort prochaine par un Ange, soutint avec le démon son dernier combat : * Et succombant glorieusement dans la lutte, mérita les triomphes célestes. V/. Maur a combattu le bon combat, il a achevé sa course, il a gardé la foi ; * Et succombant.

    R/. Ayant servi soixante ans dans la milice sacrée, sa mort étant proche, il voulut être porté au pied des autels, pour répandre, en présence du Seigneur, sa prière et son âme, disant : * Mon âme haletante défaille dans le sanctuaire du Seigneur V/. Vos autels , Seigneur des armées, mon Roi et mon Dieu ! * Mon âme haletante.

    R/. Étendu dans l’Église sur un cilice, il passa, de la maison de prière, au lieu du tabernacle admirable, à la maison de Dieu : * Pour lequel il brûlait d’un ardent amour. V/. Car il était dans l’angoisse, désirant voir briser ses liens, et être avec Jésus-Christ ; * Pour lequel il brûlait.


    [source : www.introibo.fr / cliché : saint Maur représenté sur une porte de la basilique Saint-Epvre de Nancy]

  • La Lettre 2012 des Amis de Saint-Maur de Bleurville

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    Abbatiale Saint-Maur de Bleurville, vue du nord-est (cliché © H&PB)

     

    ‡ Bilan de la saison passée et animations 2012 à l'ancienne l'abbaye bénédictine Saint-Maur de Bleurville ici Lettre Amis de St-Maur_2012.pdf

  • Bleurville : 15 janvier, fête de saint Maur, patron secondaire de la paroisse

    Le 15 janvier est traditionnellement le jour de la fête du second patron de la paroisse de Bleurville.

    vosges,lorraine,bleurville,saint maurL'église de l'abbaye bénédictine locale, fondée au XIe siècle, était en effet dédiée à saint Maur, disciple de saint Benoît (un autre saint Maur fut également évêque de Verdun au IVe siècle), le père du monachisme occidental. Maur fut supplanté comme patron de la paroisse par saint Pierre, patron de l'église paroissiale dépendant du monastère bénédictin au moins pour la nomination du desservant.

    La fête religieuse n'est plus célébrée depuis le début des années 1990, clergé et paroissiens se désintéressant désormais des saints patrons et des cultes populaires... Rassurez-vous la fête populaire qui réjouissait les habitants est aussi bien oubliée : plus de repas de famille, plus de bal non plus...

    Et pourtant, saint Maur était dignement et solennellement célébré lors d'une messe au cours de laquelle les reliques des martyrs Bathaire et Attalein (patrons du monastère bénédictin local avec saint Maur) étaient présentées à la vénération des fidèles par le prêtre. Après les dévotions, épisodes profanes : les familles réunissaient la parentèle autour d'un bon repas en ce mi-temps de l'hiver. Et la jeunesse du pays pouvait se divertir lors du "bal de la Saint-Maur"... même si Monsieur le curé tonnait en chaire contre cet amusement du diable !

    vosges,lorraine,bleurville,saint maurLe souvenir de saint Maur perdure au moins actuellement dans le cadre de l'ancienne abbaye qui fait l'objet de soins attentifs depuis 1974 de la part de l'association des Amis de Saint-Maur.

    Plus anecdotique, un dicton météorologique avait cours à Bleurville à l'occasion de la fête de saint Maur :  les villageois avaient, en effet, coutume de dire qu'à la Saint-Maur l'hiver s'arrête ou reprend vigueur. Résultat d'une observation assidue du temps depuis des siècles... et d'un bon sens paysan en prise directe avec la nature.

    Bonne fête à tous les Maur (c'est pas un prénom courant... et encore moins un prénom facile à porter !) ainsi qu'aux paroissiens de Bleurville !

    [En souvenir des anciens curés de la paroisse qui eurent à coeur de transmettre le culte de saint Maur auprès des paroissiens : les abbés François-Xavier Jacquot, Charles Tresse, Paul Morlot, Paul Idoux, Paul Colin, René Baderot et André Houot]

     

    (clichés : manuscrit, BM Cambrai, ms. 0829, Saint Benoît expliquant sa règle à saint Maur, XIIe s. / Reliquaires des Saints Bathaire et Attalein, XVIIe-XIXe s.)

  • Bleurville : l'imagerie populaire s'exposera à l'abbaye Saint-Maur en 2012

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    [L'Abeille | 04.11.2011]

  • Bleurville : les Amis de Saint-Maur toujours actifs

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    [Vosges Matin]

  • Bleurville : les anciens à table pour la fête de Saint-Maur

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    [Vosges Matin]

  • La Lettre des Amis de Saint-Maur 2010

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    Chevet de l'abbatiale Saint-Maur de Bleurville (XIe-XVIe siècles)

    Le Conseil d'administation de l'Association des Amis de Saint-Maur de Bleurville communique à nos lecteurs sa lettre annuelle qui fait le point sur les activités qui ont marqué l'année 2010 à l'abbaye Saint-Maur :

    lettre_09-2010.pdf

    On peut adhérer à l'Association des Amis de Saint-Maur qui, rappelons-le, a pour objectif la sauvegarde et la promotion de l'ancienne abbaye bénédictine de Bleurville et l'aménagement du musée de la Vie religieuse et de la Piété populaire dans l'ancien logis prieural, en envoyant sa cotisation (10 € minimum) à :

    Mme Lucienne THOMAS, 18 rue des Cailloux, 88410 BLEURVILLE

  • Bleurville : fête de Saint Maur, patron secondaire de la paroisse

    Bleurville 09.2007 072.jpgLe 15 janvier est traditionnellement le jour de la fête du second patron de la paroisse de Bleurville.

    L'église de l'abbaye bénédictine locale, fondée au XIe siècle, était en effet dédiée à saint Maur, disciple de saint Benoît (un autre saint Maur fut également évêque de Verdun au IVe siècle), le père du monachisme occidental. Maur fut supplanté comme patron de la paroisse par saint Pierre, patron de l'église paroissiale dépendant du monastère bénédictin au moins pour la nomination du desservant.

    La fête religieuse n'est plus célébrée depuis le début des années 1990, clergé et paroissiens se désintéressant désormais des saints patrons... Rassurez-vous la fête populaire qui réjouissait les habitants au mi-temps de l'hiver est aussi bien oubliée : plus de repas de famille, plus de bal non plus.

    La municipalité a voulu cependant commémorer cette année ce moment de l'histoire religieuse du village en organisant le repas des anciens ce dimanche 16 janvier. Commémoration toute profane certes, mais effort de mémoire à souligner tout de même.

    Le souvenir de saint Maur perdure au moins actuellement dans le cadre de l'ancienne abbaye qui fait l'objet de soins attentifs depuis 1974 de la part de l'association des Amis de Saint-Maur.

    Plus anecdotique, un dicton météorologique avait cours à Bleurville à l'occasion de la fête de saint Maur :  les villageois avaient, en effet, coutume de dire qu'à la Saint-Maur l'hiver s'arrête ou reprend vigueur. Résultat d'une observation assidue du temps depuis des siècles... et d'un bon sens paysan en prise directe avec la nature !

    Bonne fête à tous les Maur (évidemment, c'est pas un prénom courant... et encore moins un prénom facile à porter !) ainsi qu'aux paroissiens de Bleurville !

  • Bleurville : voeux de la municipalité et infos diverses

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    [Vosges Matin | 10.01.2011]

  • Bleurville : entre bilan et projets chez les Amis de Saint-Maur

    Trente-six ans après le début du sauvetage de l’ancienne abbaye bénédictine de Bleurville, les membres du bureau des Amis de Saint-Maur ont toujours la même foi dans la défense et la promotion du patrimoine local.

    expo histoires de fermes 2009 025.jpgC’est ce qu’a constaté le président Alain Beaugrand en faisant le bilan de la saison estivale. Plus de 400 visiteurs ont encore franchi cet été le seuil de l’abbatiale grâce à l’accueil des deux guides bénévoles, Anne-Lise Renaudot et William Bertrand. Ce chiffre est en légère augmentation par rapport à 2009. La fréquentation des animations reste toujours très satisfaisante, même si l’on a constaté une très légère baisse lors du concert des Ballades musicales. Cependant, les manifestations proposées reste, de l’avis de tous les membres du bureau, de haute tenue et d’excellente qualité, en particulier le concert du trio d’anches présenté par Olivier Dartevelle. L’exposition « Gallo-romains en Saône Lorraine », présentée en complément de celle du musée d’Hennezel-Clairey, si elle n’a pas rencontré tout le succès escompté, n’en fut pas moins un beau produit d’appel culturel qui a su captivé les amateurs d’archéologie et d’antiquités dans la Vôge.

    « Cette saison 2010 n’aurait pas rencontré ce beau succès sans le soutien d’Olivier Dartevelle, Jean-Marc Lejuste, Gilou Salvini et Marie-Madeleine Boulian, nos fidèles concertistes, contributeurs et conférenciers, et aussi nos ouvriers de l’ombre, Lucienne Thomas, Marie-Louise Benoît, Denis Bisval, André Chaumont et Roger Persin » a reconnu le président Beaugrand.

    A peine les portes de l’abbaye fermées, qu’il faut déjà penser à préparer la prochaine saison. Plusieurs projets d’animations sont d’ores et déjà lancés : les traditionnelles et incontournables conférences avec notamment une ouverture sur les faïenceries lorraine et la gastronomie à la cour des ducs de Lorraine auxquelles pourra être couplée une exposition temporaire sur l’art de la faïence en Lorraine. Sur le plan musical, chant choral et formation musicale de qualité occuperont sans doute le chœur abbatial l’été 2011 pour le plus grand bonheur des mélomanes et amateurs de patrimoine.

    Enfin, le président des Amis de Saint-Maur a rappelé que « l’association avait vocation, outre la sauvegarde de l’abbaye, de se soucier du devenir et de la valorisation du patrimoine architectural et historique du village. Et en particulier de l’avenir du presbytère désormais inhabité, et de la mise en valeur du patrimoine sacré et religieux paroissial ». Cela se fera bien sûr en partenariat avec la municipalité et la paroisse Notre-Dame de la Saône.

  • Journées du Patrimoine : l'abbaye de Bleurville vous ouvre ses portes

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  • Bleurville : préparation de la saison estivale à l'abbaye Saint-Maur

    L’abbaye ouvre ses portes dès le 27 juin. Les membres du bureau ont fait le point avant le lancement des animations estivales.

     

    st maur réunion 28.05.10.jpgLes visiteurs seront accueillis cet été par deux jeunes gens qui se succéderont du 1er juillet au 31 août : il s’agit de Anne-Lise Renaudot, de Lamarche, et de William Bertrand, de Monthureux-sur-Saône.

     

    Le président Alain Beaugrand a confirmé le programme de la saison : le 27 juin à 17h00, le flûtiste soliste Olivier Dartevelle propose un concert de l’ensemble à vent « Arumbaya » dans le cadre des Ballades musicales de l’Ouest vosgien, le 18 juillet à 15h00 Marie-Madeleine Boulian présentera une causerie-diaporama sur la Jordanie et le 22 août, Gilbert Salvini, du Cercle d’études locales de Contrexéville, détaillera les fouilles auxquelles il a participé sur le site de la villa rurale gallo-romaine de Damblain.

     

    lampe gallo-romaine lion 002.jpgL’exposition « Les gallo-romains en Saône Lorraine » constituera le grand moment culturel de la saison à Saint-Maur. En lien avec Escles-Archéologie, le Cercle d’études de Contrexéville et l’association Saône-Lorraine, la nef de l’abbatiale accueillera une rétrospective historique sur l’époque gallo-romaine à Bleurville et dans la région entre les 1er et 3ème siècles après J.-C. Cette exposition temporaire est le complément de celle présentée au musée de Hennezel : les organisateurs ont souhaité faire bénéficier aux visiteurs d’un tarif réduit dans le deuxième site visité afin d’inciter le plus grand nombre – et notamment les plus jeunes - à voir cette passionnante et instructive exposition.

     

    Les lampes à huile romaines en terre cuite créées spécialement et en série limitée pour l’abbaye Saint-Maur par Kathia Zimmermann seront mises en vente dès le 1er juillet au profit de la restauration du site.

     

    Le bureau a enfin réfléchi aux futurs travaux à engager sur le site de l’abbaye : la réfection de la toiture de protection des fouilles côté jardin du prieuré et la plantation d’une haie de séparation feront l’objet d’une étude pour 2011.

     

    > Rendez-vous est donné aux adhérents et bénévoles à l'abbaye Saint-Maur le 26 juin à 14h00 pour le nettoyage de l’église et du musée, et le 28 juin à 10h00 pour l’installation de l’exposition.

  • Bleurville : des lampes à huile gallo-romaines pour l'abbaye Saint-Maur

    K. Zimmermann lampes romaines.jpgVoici quelque temps, nous informions nos lecteurs que l'abbaye Saint-Maur de Bleurville venait de trouver sa bienfaitrice en la personne de Madame Katherine Zimmermann, une suissesse résidant à Windisch, dans le canton d'Argovie (à l'est de Zurich). L'abbaye bleurvilloise accueillera en effet cet été toute une série de reproductions d'objets de la vie quotidienne de l'époque romaine en Helvétie réalisées gracieusement par notre bonne dame.

    Il faut dire que Kathia Zimmermann est une passionné de l'époque romaine. Elle oeuvre dans une association locale qui reconstitue des scènes de vie de l'époque "rauraco-romaine" (les Rauraques étant la peuplade qui vivait en Suisse au moment de la conquête romaine ; chez nous c'était les Gaulois, et plus précisément, en Lorraine, les Leuques, les Médiomatriques et les Séquanes dans la frange sud des Vosges !). Et elle s'est tout particulièrement spécialisée dans la reproduction d'objets utilitaires en terre cuite découverts lors de fouilles archéologiques dans la région de Zurich.

    lampe au lion découverte à Vindonissa (Windisch Suisse).jpgElle fabrique de remarquables lampes à huile sur le modèle de celles recensées dans les plus grands musées helvétiques. Pour l'abbaye Saint-Maur de Bleurville, Kathia Zimmermann réalise en exclusivité une série de lampes illustrée avec le cheval-poisson présenté au musée archéologique de l'abbaye. Il s'agit d'une sculpture funéraire de l'époque gauloise découverte à Attigny - commune voisine de Bleurville - dans les années 1980. Dans le culte gaulois, à l'instar d'autres religions primitives, le cheval psychopompe devait conduire l'âme du défunt dans l'Au-delà en l'aidant à traverser plaines, montagnes et fleuves...

    Mais notre bonne fée helvète veut faire encore mieux ! Elle réalisera également une série de lampes à huile décorée de la sculpture du lion couché découvert en 1887 à Bleurville lors des travaux de construction de l'école maternelle. Cette sculpture en ronde-bosse est actuellement conservée au musée départemental d'art ancien et contemporain d'Epinal.

    Katia Zimmermann création lampes romaines.jpgTous ces magnifiques objets réalisés avec grand soin et grande fidélité aux modèles originaux, seront mis en vente au profit de la restauration de l'ancienne abbaye bénédictine à compter du 1er juillet à l'occasion de l'exposition temporaire sur les "Gallo-romains en Saône Lorraine". Et il faut le redire ici, Kathia Zimmermann offre gracieusement ces objets à l'association des Amis de Saint-Maur.

    Un très grand merci à Madame Zimmermann pour la qualité de son travail et pour son geste généreux. Un geste qui honore cette amie du patrimoine et de l'histoire de la Lorraine !

    [clichés K. Zimmermann]

  • Saint Maur, second patron de la paroisse de Bleurville (Vosges) : un saint bien oublié de nos jours

    La paroisse de Bleurville, au diocèse de Saint-Dié, fête traditionnellement en ce 15 janvier son second saint patron (après saint Pierre aux Liens), saint Maur, protecteur de l’ancienne abbatiale bénédictine du village fondée dans la première moitié du XIe siècle.

     

    Mais qui est ce Maur fêté par l’Eglise le 15 janvier ?

     

    maur_sauve_placide.jpg« Maur, romain de naissance, eut pour père Eutychius, de l’ordre des Sénateurs. Encore enfant, il fut offert à Dieu par son père, pour vivre sous la discipline de saint Benoît. Formé à l’école d’un si grand et si habile maître, il atteignit le sublime degré de la perfection monastique avant même les premières années de l’adolescence, en sorte que Benoît lui-même admirait et recommandait ses vertus, ayant coutume de le proposer à l’imitation des autres, comme le modèle de l’observance régulière. Il macérait sa chair par le cilice, par les veilles et par un jeûne continuel, tandis qu’il récréait son esprit par une oraison assidue, par de pieuses larmes et par la lecture des saintes lettres. Durant le Carême, il ne mangeait que deux fois la semaine, et en si petite quantité, qu’il semblait plutôt goûter les mets que s’en nourrir. Il se tenait debout pour prendre son sommeil, et, lorsqu’une trop grande fatigue l’y contraignait, il dormait assis. D’autres fois, il reposait sur un monceau de chaux et de sable que recouvrait un cilice. Le temps de son repos était si court, que toujours il faisait précéder l’Office de la nuit par de longues prières, souvent même par l’entière récitation du psautier.

     

    Il donna l’exemple d’une admirable obéissance, lorsque, par l’ordre du bienheureux Père, courant au lac dans les eaux duquel Placide était en péril, il marcha à pied sec sur les flots ; puis, saisissant l’enfant par les cheveux, il retira saine et sauve des eaux cette victime que Dieu réservait pour le tranchant du glaive. Ce furent ces excellentes vertus qui portèrent le bienheureux Père à l’associer à ses sollicitudes, comme déjà il l’avait associé à ses miracles dès son entrée dans la vie monastique. Elevé au degré sacré du diaconat par le commandement du saint patriarche, il rendit la parole et l’agilité à un enfant muet et boiteux par le simple attouchement de son étole.

     

    st maur 08.09.jpgEnvoyé dans les Gaules par le même saint Benoît, à peine y était-il arrivé, qu’il eut révélation de l’entrée triomphante de son bienheureux Père dans les cieux. Après bien des sollicitudes et de pénibles travaux, il promulgua la Règle que le saint Législateur lui avait donnée écrite de sa main. Il construisit à Glanfeuil, en Anjou, un célèbre monastère qu’il gouverna durant quarante ans ; et la renommée de son nom et de ses actions y brilla d’un tel éclat, que les plus nobles seigneurs de la cour du roi Théodebert volèrent sous ses étendards, pour servir dans une milice plus sainte.

     

    Deux ans avant sa mort, il abdiqua la conduite du monastère, et se retira dans une cellule proche d’un oratoire de Saint-Martin. Là, il s’exerça aux œuvres de la plus rigoureuse pénitence, et descendit dans l’arène pour combattre l’ennemi du genre humain qui menaçait de faire périr ses moines. Dans cette lutte, il eut pour consolateur un ange de lumière, qui lui découvrit les ruses de l’esprit de malice, et aussi la volonté divine, et qui l’invita à conquérir la couronne avec ses disciples. Avant donc envoyé au ciel, comme les avant-coureurs de son triomphe, plus de cent de ces valeureux soldats qu’il devait suivre bientôt lui-même, il se fit porter dans l’oratoire, où, s’étant muni du sacrement de vie, étendu sur le cilice, semblable à une victime présentée à l’autel, il expira d’une mort précieuse, âgé de plus de soixante-dix ans, ayant propagé merveilleusement dans les Gaules la discipline monastique, et étant devenu célèbre par d’innombrables miracles avant et après sa mort. »

     

    Bleurville 09.2007 072.jpgLe saint patron de l’abbaye de Bleurville - et de la paroisse - peut aussi être ce Maur, deuxième évêque de Verdun de 356 à 383. Il fut le premier verdunois à être ordonné prêtre par saint Saintin, premier évêque du diocèse.

     

    Quoi qu’il en soit, l’église paroissiale de Bleurville conserve une statue de saint Maur qui est représenté en évêque portant des habits épiscopaux du XVIe siècle.

     

    Dommage que notre saint patron ne soit désormais plus fêté solennellement par la paroisse. La raréfaction des prêtres, la perte du sens de la tradition, la rupture avec notre héritage chrétien, ont conduit tout doucement à oublier nos saints protecteurs…

     

    [source : http://www.introibo.fr]

  • Bleurville : préoccupations temporelles au prieuré Saint-Maur au début du 18ème siècle

    Si le 15 janvier est la fête du second patron de la paroisse - saint Maur -, celui-ci n’est plus aujourd’hui célébré par le clergé et les fidèles.

     

    St Maur2 août 08.jpgCependant, les bénédictins de Saint-Nicolas-de-Port, propriétaires du prieuré de Bleurville, célébrèrent solennellement saint Maur jusqu’à la Révolution. Mais les religieux étaient aussi accaparés par des préoccupations matérielles car ils ne résidaient plus sur place. Derniers feux d’une splendeur qui disparaîtra en 1790.

     

    Si les archives conservent peu de traces de la vie spirituelle des bénédictins à Bleurville, en revanche les « relations d’affaires » entre ces derniers et les villageois nous sont mieux connues. Ainsi, les bâtiments du prieuré non affectés au culte étaient loués à un fermier. En 1707, le moulin Saint-Maur est loué à Adrien Roussel. En 1720, il est de nouveau loué pour 3 ans à Louis Pegnier. En 1721, le prieur Dom Hyacinthe Gillot afferme pour 9 ans à Jean Gueniot, marchand à Bleurville, « les maisons seigneuriales, granges, écuries, cens, rentes, revenus, terres, prés, maix, chenevières, droit de pêche et de colombier appartenant au prieuré ». Pour en bénéficier, Jean Gueniot s’engage à payer annuellement 75 livres au prêtre desservant le prieuré et prend également en charge l’entretien des bâtiments du prieuré, y compris l’église, en fournissant « chaux, sable, pierres, tuiles, esselins, lattes, chevrons et autres bois ». Par ailleurs, les revenus provenant des « offrandes et oblations » reviendront aux religieux qui officieront en l’église paroissiale à Pâques, Toussaint et Noël. Enfin, Gueniot s’engage à « peupler le colombier et fournir la nourriture par moitié aux pigeons ». Il assure également le gîte et le couvert du prieur et des religieux de Saint-Nicolas lorsqu’ils viendront à Bleurville célébrer les offices ou visiter leurs biens !

     

    En 1722, Jean Gueniot sous-loue les bâtiments du prieuré à Nicolas Thomas, maréchal-ferrant au village, qui s’engage à verser les dîmes de Dombasle-devant-Darney – autre village propriété du prieur de Saint-Maur – et de Bleurville aux bénédictins ainsi qu’une redevance de 490 livres et un chapon à Gueniot.

     

    ADV signature dom h mittard 1727.jpgLes bénédictins, seigneurs ecclésiastiques de Bleurville, ont toujours essayé de faciliter l’activité agricole des villageois. Ainsi, en août 1727, la communauté de Bleurville représentée par son maire Louis Pegnier, conclut un accord avec Dom Hyacinthe Mittard, nouveau prieur de Saint-Nicolas-de-Port, afin de régler un échange de terrains : les religieux abandonnent un chemin de 30 pieds de large à la Corvée de Beudimont afin de permettre aux paysans de sortir leurs foins de leur prairie. Un jardin potager situé derrière le prieuré est cédé aux habitants contre l’abandon du droit de vaine pâture qu’ils exerçaient dans un pré situé au Petit Breuil que les bénédictins pourront désormais clôturer.

     

    En ce début du 18ème siècle, la vie religieuse au prieuré avait largement cédé le pas aux arrangements matériels et fonciers imposés par les activités rurales d’une société en pleine reconstruction après la guerre de Trente Ans. Sur le plan spirituel, les paroissiens privilégiaient désormais l’église paroissiale où ils se faisaient inhumer et où ils fondaient des messes et dotaient de nouvelles confréries.

     

    [texte et clichés : © Association des Amis de Saint-Maur de Bleurville]

  • Bleurville : optimisme de rigueur chez les Amis de Saint-Maur

    L’automne est l’occasion de faire le bilan de la saison touristique à l’abbaye Saint-Maur de Bleurville. Bilan encourageant malgré la crise ambiante.

     

    St Maur vue depuis le prieuré2 06.04.07.jpgLa baisse de fréquentation touristique constatée depuis quelques années est heureusement compensée par une participation toujours soutenue aux différentes animations proposées : les concerts, l’exposition sur l’habitat rural traditionnel des Vosges méridionales et les causeries de l’été ont été suivis par un public fidèle et qui se renouvelle au gré des nouvelles manifestations. « Ce bilan satisfaisant de nos animations est à mettre à l’actif de personnes dévouées depuis de nombreuses années à la cause de l’abbaye de Bleurville », souligne Alain Beaugrand, le président des Amis de Saint-Maur. Et de remercier tout particulièrement Marie-Françoise et Jean-François Michel, Marie-Madeleine Boulian et Jean-Marc Lejuste, le président des Ballades musicales dans l’Ouest vosgien. Sans oublier les bénévoles qui nettoient l’église et entretiennent le jardin ainsi que les guides de l’été et des Journées du Patrimoine Marie-Louise Benoît, Aude Schuft, Lucienne Thomas, Denis Bisval, André Chaumont et Roger Persin. Bref, un travail d’équipe qui porte ses fruits depuis 35 ans !

     

    travaux toiture st maur4 juil 09.jpgSur le plan des travaux, la toiture de l’abbatiale a bénéficié d’une révision générale grâce au soutien du Conseil général et de la DRAC de Lorraine. Et « si 2010 verra une pause dans les travaux, nous allons tout de même investir dans du matériel d’exposition » précise le président. Des grilles d’exposition viendront compléter le parc existant afin de pouvoir accueillir dans des conditions optimales la rétrospective Gallo-romains en Saône Lorraine coordonnée par l’association Saône-Lorraine, et partagée entre le musée du verre d’Hennezel et l’abbaye bleurvilloise. « La mise en réseau de nos associations respectives, explique Jean-François Michel, membre des Amis de Saint-Maur et président de Saône-Lorraine, doit nous permettre de travailler plus efficacement ensemble et de peser auprès des collectivités locales afin d’être reconnus comme des animateurs incontournables de l’espace rural de l’ouest vosgien ».

     

    récital Duo Orphée 05.07.09 037.jpgL’abbaye Saint-Maur accueillera encore durant l’été 2010 un concert des Ballades musicales ainsi que des conférences en lien avec l’exposition. Et peut-être l’abbaye aura-t-elle le plaisir d’accueillir à nouveau pour les Journées du Patrimoine l’ensemble franc-comtois Résonances qui a enchanté les mélomanes en septembre dernier.

     

    Si l’abbaye est désormais fermée, l’hiver va être mis à profit pour préparer la prochaine saison. Avec le secret espoir que de nouveaux adhérents viennent renforcer l’équipe d’animation…

     

    >> Renseignements et adhésion à l’association des Amis de Saint-Maur de Bleurville : abbaye.saint-maur@laposte.net

  • Bleurville : « Résonances » fait vibrer le choeur de l’abbaye

    L’ensemble vocal et instrumental franc-comtois a somptueusement inauguré les Journées du Patrimoine en l’abbatiale Saint-Maur de Bleurville.

     

    concert resonances3 19.09.09.JPGLes mélomanes et amateurs de chant choral, parmi lesquels ont pouvait reconnaître Alain Roussel, conseiller général et président du Pays d’Epinal Cœur des Vosges, ainsi que plusieurs conseillers municipaux de Bleurville, n’ont pas été déçus : l’abbatiale Saint-Maur a connu un grand moment avec le concert gratuit proposé par « Résonances », une quinzaine de choristes et d’instrumentistes placés sous la direction de Michèle Wintherlig. Le chœur est composé de membres de chorales « A Cœur joie » venu des quatre coins de Franche-Comté.

     

    concert resonances2 19.09.09.JPGRiche d’une bonne expérience chorale, le groupe prend plaisir à approfondir et à faire partager avec son public un répertoire classique varié. Et c’était bien le cas pour ce dernier concert de la saison donné à Saint-Maur. Chants sacrés et profanes de la Renaissance et nocturnes de Mozart étaient une mise en bouche avant la Suite n° 3 de Bach magistralement interprétée au violoncelle par André Wintherlig. Concentré à l’extrême et totalement habité par son instrument, notre soliste a magnifiquement su restituer toute la plénitude et la profondeur des sonorités de cet instrument hors du commun qu’est le violoncelle. Le Laudate dominum de Mozart et la Missa brevis Sancti Joannis de Deo de Haydn ont achevé de conquérir un public qui n’a pas ménagé ses applaudissements. Saluons également la merveilleuse prestation de la jeune soprano Elise Duclos, étudiante au conservatoire de Strasbourg ainsi que des violonistes Alberte et Laurence Wintherlig et de la pianiste Colette Fleury.

     

    Après avoir chaleureusement remercié le chef de chœur, les choristes et instrumentistes, le président des Amis de Saint-Maur, Alain Beaugrand, a tenu également à saluer Marie-Françoise et Jean-François Michel, infatigables chevilles ouvrières de la Saône Lorraine, qui ont permis que ce concert ait lieu en avant-première à Bleurville.

     

    Pour clôturer la 35ème saison à Saint-Maur, le patrimoine historique et religieux bleurvillois a été, après le concert du Duo Orphée de juillet dernier, magnifiquement mis en musique en cette fin d’été.

     

     

    [clichés : courtoisie de Michèle Bisval]

  • Bleurville (Vosges) : il y a 35 ans Saint-Maur... ressuscitait

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    [source : L'abeille des Vosges]

  • Bleurville : conférence sur l'affaire Buzenet à l'abbaye Saint-Maur

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    >> Conférence donnée par Marie-Françoise Michel, historienne de la Saône Lorraine et membre des Amis de Saint-Maur de Bleurville, dimanche 23 août à 15h00 à l'abbaye Saint-Maur de Bleurville (Vosges).
    >> La conférencière présentera le résultat de ses travaux de recherches concernant une affaire judiciaire qui marqua la Lorraine dans les années 1760 et à laquelle s'intéressa Voltaire. Il s'agit de rétablir la vérité sur cette affaire criminelle qui fut à l'origine d'une erreur judiciaire.

  • Escapades égyptiennes à l'abbaye Saint-Maur

    Dimanche 26 juillet, Marie-Madeleine Boulian a partagé avec son public ses impressions de voyage dans le désert égyptien. Séquence découverte.

     

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    Des amis et fidèles de l'abbaye Saint-Maur entourent M.-M. Boulian

     

     

    Dans le cadre des animations estivales à l’ancienne abbaye bénédictine, les Amis de Saint-Maur avaient invité la truculente Marie-Madeleine Boulian à présenter un diaporama afin d’illustrer un voyage réalisé en 2007 dans les oasis égyptiennes. Le groupe de l’Université de la culture permanente de Nancy est parti à la découverte de quelques oasis de l’ouest égyptien accompagné par Marie-Antoinette Kuhn, historienne de l’art. Au préalable, le président des Amis de Saint-Maur, Alain Beaugrand, a souhaité dédier cet après-midi culturel à Yves Boulian, fidèle et actif soutien de l’association, disparu au printemps dernier.

     

    Les terres cultivées de la Vallée du Nil ne couvrent qu’une infime partie de la superficie de l’Egypte, occupée pour le reste par les déserts arabique à l’est et libyque à l’ouest. Dans cette zone particulièrement inhospitalière, s’échelonnent du sud au nord cinq grandes oasis égyptiennes. Difficiles d’accès en raison des rigueurs climatiques et plus encore de la médiocrité des voies de communication, les oasis égyptiennes sont restées longtemps très isolées et par conséquent mal connues.

     

    Les adhérents de l’UCP ont parcouru essentiellement deux oasis, Baharia et Farafra, où ils ont apprécié les villages à l’habitat pittoresque avec leurs boutiques, leurs mosquées rustiques et leurs artistes originaux, mais aussi la richesses des sites patrimoniaux : sépultures troglodytes, temples romains, cimetières chrétiens coptes et églises byzantines. Et la végétation luxuriante avec les immenses palmeraies et les prairies d’herbe verte en plein désert. Bref, un passionnant et dépaysant voyage, bien loin des forêts de la Vôge !

     

    L’an prochain, Marie-Madeleine nous fera découvrir la Jordanie.

  • Travaux d'entretien à l'abbatiale Saint-Maur de Bleurville : pour donner un avenir à notre patrimoine

    travaux toiture st maur4 juil 09.jpgDébut juillet, des travaux d'entretien ont été réalisés sur la toiture de l'ancienne abbatiale Saint-Maur de Bleurville. Il s'agissait d'installer une poutre afin de renforcer les éléments de charpente - charpente qui a été transformée au début du XIXe siècle -, mais aussi remplacer les tuiles défectueuses ainsi que la zinguerie du faîtage.

     

    Ces travaux ont été rendus possibles grâce au soutien financier de la DRAC de Lorraine et du Conseil général des Vosges ; l'association des Amis de Saint-Maur, propriétaire du site classé, finançant sur son budget la moitié de la facture.

     

    On peut espérer que la toiture de l'abbatiale bénédictine va ainsi pouvoir affronter la succession des saisons encore durant de nombreuses décennies...

     

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    [clichés H&PB]
  • A la découverte des oasis égyptiennes à l'abbaye Saint-Maur de Bleurville

    oasis.gifLes terres cultivées de la Vallée du Nil ne couvrent qu’une infime partie de la superficie de l’Egypte, occupée pour le reste par les déserts arabique à l’est et libyque à l’ouest.

    Dans cette zone particulièrement inhospitalière, qui forme le prolongement du Sahara occidental, s’échelonnent du sud au nord cinq grandes oasis égyptiennes auxquelles s’ajoutent quelques autres de faible étendue dans la région de Farafra. Difficiles d’accès en raison des rigueurs climatiques et plus encore de la médiocrité des voies de communication, les oasis égyptiennes sont restées longtemps très isolées et par conséquent mal connues.

    Marie-Madeleine Boulian et Yves, son époux, les ont découverts lors d’un voyage organisé par l’Université de la Culture permanente de Nancy.

     

     

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    >> Marie-Madeleine Boulian propose ce dimanche 26 juillet à 15h00 à l’abbaye Saint-Maur une causerie-diaporama afin de nous faire découvrir cette région extraordinaire. Cette rencontre sera dédiée à Yves, décédé en mars dernier.

     

    >>Entrée libre.

  • L'été à l'abbaye Saint-Maur de Bleurville

    L'association des Amis de Saint-Maur vient d'arrêter le programme des manifestations estivales qui animeront l'ancienne abbaye bénédictine de Bleurville entre le 1er juillet et le 1er septembre prochain. Musique et culture prendront place autour de l'exposition temporaire consacrée à l'architecture de l'habitat rural traditionnel des Vosges méridionales. Voici donc plusieurs belles occasions de passer par Bleurville cet été !

     

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    >> L'abbaye Saint-Maur est nichée au centre du village de Bleurville (sud-ouest du département des Vosges, situé au centre du triangle Lamarche, Darney et Monthureux-sur-Saône), à proximité de la place du Prince.
    >> Le visiteur du site de l'abbaye bénéficiera d'une visite guidée les jeudis, vendredis, samedis et dimanches, de 14h00 à 18h00 du 1er juillet au 30 août.
  • Le bureau des Amis de Saint-Maur se réunira le 31 octobre

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    Le bureau des Amis de Saint-Maur.

    Les membres du bureau de l'association des Amis de Saint-Maur de Bleurville se réuniront vendredi 31 octobre 2008 à 17 h 00 chez la secrétaire-trésorière, 18 rue des Cailloux à Bleurville.

    A l'ordre du jour :

    - bilan de la saison 2008

    - projets et animations 2009

    - questions diverses

    Les Amis de Saint-Maur accueillent bien volontiers de nouveaux adhérents soucieux de contribuer à la sauvegarde du patrimoine de Bleurville et de s'investir dans la promotion du patrimoine local. Par ailleurs, le président des Amis de Saint-Maur lancent un appel à toutes celles et ceux, nouve(lles)aux adhérent(e)s, à entrer dans le bureau de l'association qui a besoin de "sang neuf" - et de nouvelles idées -  pour retrouver un nouveau souffle !

    Contact : abbaye.saint-maur@laposte.net et au 03.29.09.02.51 (Mme Thomas, secrétaire)