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orléans

  • Le roman de Jeanne d'Arc

    Le-roman-de-Jeanne-dArc-Philippe-de-Villiers.jpgQuand un Lorrain - Philippe de Villiers, le Vendéen, a des origines lorraines via la branche des Saintignon qui possédait de nombreux fiefs en Lorraine au temps des ducs de Lorraine - rend hommage à une Lorraine.

    Jeanne d'Arc demeure le plus pur chef-d'oeuvre que le génie allégorique ait jamais déposé en notre littérature. Dépouillée de toutes ses représentations, c'est une toute autre jeune fille simple, sincère et portée par la grâce de ses voix célestes que nous dépeint dans son roman, au plus près de la vérité historique, Philippe de Villiers.

    Il apporte des éléments inconnus ou peu connus ou travestis par de pseudo-historiens, des précisions extrêmement fines. Le mystère de Jeanne d'Arc est mis en lumière en faisant parler Jeanne à la première personne. Il réalise là un exploit délectable jamais tenté jusqu'alors. C'est redécouverte est littéralement bouleversante.

     

    ‡ Le roman de Jeanne d'Arc, Philippe de Villiers, éditions Albin Michel, 2014, 546 p. (22,50 €).

  • Jeanne d'Arc, histoire et mythes

    jeanne d'arc.jpgTout a-t-il été dit sur Jeanne d'Arc ? On le pense souvent, même chez les historiens. Que resterait-il de neuf à dire sur un personnage qui a suscité tant d'études sérieuses et tant de théories farfelues ?

    Tirées d'un colloque international tenu à Orléans en mai 2012, à l'occasion du 600e anniversaire de la naissance de la Pucelle, les contributions réunies dans ce volume illustrent le profond renouvellement des recherches sur Jeanne d'Arc. En mettant à profit les acquis récents de l'historiographie de la justice, les médiévistes revisitent différents aspects du fascinant procès de condamnation de 1431 et mettent en évidence la figure de frère Jean Bréhal, le maître d'œuvre de la procédure d'annulation de 1456. Mais depuis longtemps, les études autour de Jeanne d'Arc ne sont plus le domaine réservé des historiens médiévistes. Les spécialistes des époques postérieures se penchent ainsi sur la postérité de Jeanne jusqu'à nos jours, dans l'histoire, la littérature, les arts et la politique, en France, en Europe et même au Japon.

    Tous les champs actuels de la recherche johannique se trouvent ainsi couverts. Décidément, la Pucelle d'Orléans - et notre "Bonne Lorraine" - n'a pas fini de susciter l'intérêt des historiens ! C'est cette passion sans cesse renouvelée que le volume espère faire partager aux lecteurs.

     

    ‡ Jeanne d'Arc : histoire et mythes, Jean-Patrice Boudet et Xavier Hélary (dir.), Presses Universitaires de Rennes, 2014, 290 p., ill. (20 €).

  • Fête de sainte Jeanne d'Arc

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  • La Jeanne d'Arc d'Orléans à Domremy

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    [L'Abeille]

  • Domremy (88) : visite de la Jeanne d'Arc d'Orléans

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    [L'Abeille de Neufchâteau | mars 2013]

  • Jeanne d 'Arc, la vérité sur un faux procès

    proces jeanne d'arc.jpgEn ce début de 1431, que se passe-t-il à Rouen au château du Bouvreuil où Jeanne d'Arc a été amenée prisonnière ? Capturée par le duc de Bourgogne et vendue aux Anglais, la Pucelle d'Orléans, maintenant sous la coupe du roi Henri VI d'Angleterre, du régent Jean de Bedford et de Richard Beauchamp, comte de Warwick, est accusée d'hérésie.

    Pendant que les acteurs parfois méconnus de cette tragédie majeure de la guerre de Cent Ans font leur apparition, la machine inquisitoriale se met inexorablement en marche. Jehanne sera condamnée sous de fausse accusations. Pour être réhabilitée quelques années plus tard, en 1456.

    Quant au roi Henri VI, il finira assassiné dans la Tour de Londres sur ordre d'Edouard IV, lui-même né à Rouen.

    Jeanne d'Arc, la véritié sur un faux procès repose sur une abondante documentation jusqu'alors inexploitée, réunie et analysée pour la première fois par Alain Bournazel, ancien élève de Saint-Cyr et passionné par l'histoire de Jeanne d'Arc. Elle permet à cet ouvrage de donner à tous un nouvel éclairage sur un procès de dupes en en révélant la vérité historique.

     

    ‡ Jeanne d'Arc. La vérité sur un faux procès, Alain Bournazel, éditions Artena, 2012, 256 p., ill. (24,90 €).

  • Sur les traces de Jeanne d’Arc

    600 ans après sa naissance à Domremy, la notoriété de « Jehanne la Bonne Lorraine » n’est plus à démontrer. Pour célébrer cet anniversaire, une série d’animations est prévue en 2012.

     

    image jeanne d'arc.jpg« Depuis que Nicolas Sarkozy est venu ici, les médias s’intéressent plus au sujet », constate-t-on du côté du Conseil général depuis le passage du chef de l’Etat par la maison natale de Jeanne d’Arc, à Domremy, le 6 janvier dernier. Pour preuve de cette curiosité, l’invitation lancée aux médias pour présenter le site et la série d’animations qui va couvrir toute l’année 2012 : une vingtaine de journalistes ont répondu à l’appel, venant de toute la France, et parfois même de plus loin, les Etats-Unis et le Liban étant entre autres représentés.

     

    Un intérêt certain qui reflète celui des touristes. En moyenne, ce sont ainsi entre 20 000 et 25 000 visiteurs payants qui font escale à Domremy chaque année. Peut-être deux fois plus si l’on compte ceux qui ne font que passer par la maison natale, dont l’entrée est gratuite. Un tiers de ces visiteurs est composé d’étrangers. Mais aussi de pèlerins en quête de recueillement, d’historiens, de scientifiques… Le tout encadré par une équipe de sept personnes chargées de faire découvrir l’endroit.

     

    Le site a donc une importance culturelle et touristique de premier plan pour les Vosges, et pour la région en général, en lien avec Vaucouleurs du côté de la Meuse, d’où Jeanne est partie pour sa chevauchée et qui est souvent visité de concert pour son musée. L’attrait du lieu ne remonte pas à hier, puisque la maison natale est visitée depuis la Renaissance par des pèlerins. Le suffixe « Pucelle » apparaît d’ailleurs en complément de Domremy au XVIIe siècle dans les écrits, et était sûrement déjà utilisé oralement par le passé. Le roi ayant accordé des privilèges au village, il a été très tôt important de développer l’image de Jeanne d’Arc.

     

    maison jeanne d'arc.jpgPropriété du Conseil général des Vosges depuis 1818, la maison natale est le principal lieu de vestige historique de Domremy. Paradoxalement, elle présente un aspect extrêmement discret avec ses quatre pièces simples et de dimension modeste. C’est que depuis toujours, la question subsiste de savoir comment mettre au mieux en valeur l’endroit : « La maison est vide, mais pour beaucoup ce serait un sacrilège si on y touchait. C’est un lieu de pèlerinage, rappelle Magali Delavenne, conservatrice du site. Quel que soit ce que l’on fait à l’intérieur, on risque de faire une erreur. Il existe pleins de questions autour du mobilier de l’époque… des erreurs de reconstitution seraient possibles. Le mieux est donc de laisser cette maison vide, tout décor serait faux. »

     

    La maison n’est en résumé qu’une reconstitution, servant de « lieu de mémoire ». Seuls des travaux concernant le jardin ont été autorisés. Ils doivent permettre à terme de faire reculer le béton, qui avait fini par prendre une place trop importante ces dernières années.

     

    vosges,domremy,jeanne d'arc,conseil général des vosges,vaucouleurs,meuse,pucelle,orléans,magali delavenneA proximité immédiate de la maison natale, le Centre d’interprétation permet de replacer dans son époque la figure historique. Celle de « Jehanne d’Arc », petite « bergère », fille de Jacques d’Arc et d’Isabelle Romée, ayant vu le jour à Domremy en 1412. C’est dans ce village, situé dans la haute vallée de la Meuse, aux confins de la Champagne et du duché de Lorraine, qu’elle vit 16 de ses brèves 19 années. C’est de là qu’allait naître l’une des plus grandes figures du Moyen Âge, si ce n’est de l’histoire de France.

     

    A cinq minutes de là, dominant toute la vallée, la basilique nationale Sainte-Jeanne d’Arc, dont les plans ont été imaginés par Paul Sédille. Le monument de la canonisation de Jeanne d’Arc, décidé en 1878 et consacré après un long parcours en 1926, est l’autre étape obligatoire pour tout touriste et pèlerin qui se respecte.

     

    Puis la suite du voyage de Jeanne conduit le visiteur vers Vaucouleurs, Toul, puis une grande partie nord du pays. Mais ceci est une autre histoire…

     

    [d’après Vosges Matin]

  • Jeanne d'Arc, biographie historique

    jeanne-d'arc.jpg1429. La France est plongée dans les affres de la guerre et Orléans est assiégée. Vaincu par les armées anglaises et méprisé par le duc de Bourgogne, le roi Charles VII peine à établir sa légitimité. Arrive alors à la cour de Chinon une jeune paysanne lorraine qui parvient à convaincre le roi qu'elle est envoyée par Dieu. L'épopée de Jeanne d'Arc commence.

    Voilà un ouvrage de vulgarisation sur l'épopée johannique bienvenu. Olivier Hanne y déroule la vie de Jeanne en tous points conformes à l'historigraphie communément développée par les historiens sérieux. Il y dénonce les errements des mythographes des XIXe et XXe siècles qui ne cherchaient qu'à discréditer notre héroïne nationale.

    L'auteur a enrichi cette nouvelle édition de références aux sources et a approfondi les analyses en joignant un index des noms et des lieux fréquentés par Jeanne d'Arc, ainsi que des cartes toujours utiles pour suivre Jehanne sur le chemin qui la mena de Domremy à Rouen.

    Un livre à la portée de tous, y compris et surtout, des jeunes générations.

    L'auteur, Olivier Hanne, est professeur agrégé en histoire et chercheur-associé à l'Université de Provence, spécialiste du Moyen Âge.

     

    ‡ Jeanne d'Arc. Biographie historique, Olivier Hanne, Bernard Giovanangeli éditeur, 2012, 254 p., ill. (19,50 €).

  • Jeanne d'Arc, vérités et légendes

    jeanne d'arc.jpgLa spécialiste reconnue de Jeanne d'Arc, Colette Beaune entreprend ici, en quelques chapitres très clairs et concis, de couper court aux pires bêtises qui circulent encore sur Jehanne. Car depuis une trentaine d'années, les recherches ont permis d'établir de façon scientifique et incontestable la vie de la "Pucelle d'Orléans".

    Face aux hypothèses sensationnalistes - pour ne pas dire loufoques - que l'on peut lire et entendre encore de nos jours, l'auteur, avec la rigueur et l'exigence d'une grande historienne, rétablit la vérité : Jehanne fut-elle bergère ou fille d'un roi caché ? Avait-elle des pouvoirs spéciaux puisqu'elle a été condamnée pour sorcellerie ? Etait-elle vierge ? A-t-elle péri sur le bûcher ?...

    Un petit ouvrage passionnant et utile en cette année du 6ème centenaire de sa naissance, qui révèle en outre l'incroyable talent de conteuse de Colette Beaune.

    Il s'agit de la réédition de l'ouvrage grand format paru en 2008 chez Perrin.

     

    ‡ Jeanne d'Arc, vérités et légendes, Colette Beaune, éditions Perrin, collection Tempus, 2012, 264 p. (8 €).

  • Année Jeanne d'Arc : les rendez-vous de Catherine Guyon

    eglise ste jeanne d'arc lunéville 007.jpgCatherine Guyon, auteur d'un récent ouvrage sur Jeanne d'Arc en son église, est maître de conférence en Histoire médiévale à l'Université Nancy 2. Ses recherches et publications portent sur l'histoire religieuse, culturelle et sociale de la fin du Moyen Âge ainsi que l'histoire de l'art et l'histoire de la Lorraine.

    Au cours de cette année consacrée au 600e anniversaire de la naissance de Jehanne, elle propose à tous les amateurs d'histoire un certain nombre de rendez-vous autour de notre héroïne lorraine... et nationale :

    5 février : conférence dans le cadre de l'ISR (Institut des sciences religieuses) de Nancy sur Jeanne d'Arc : point historique et historiographique

    ‡ 10 mai : communication sur Un cercle johannique méconnu : les vitraux de l'église Sainte-Jeanne d'Arc de Lunéville dans le cadre du colloque Jeanne d'Arc, histoire et mythes qui se déroulera à l'Université d'Orléans les 9 et 10 mai 2012

    ‡ 24, 25 et 26 mai : participation au colloque international à Domremy et Vaucouleurs Jeanne d'Arc et la Lorraine

    [cliché : Catherine Guyon et Jean-Marie Cuny lors d'une visite de l'église Sainte-Jeanne d'Arc de Lunéville]

  • Jeanne d'Arc, histoire et dictionnaire

    jeanne d'arc.jpgAprès tant d'écrits historiques et littéraires sur Jeanne d'Arc, dans toutes les langues, l'état des sources, riches et complexes, et la curiosité des lecteurs appelaient une mise au point documentée et argumentée. Le cas "Jeanne d'Arc" exige en effet une approche multiple : impossible à son sujet de se contenter de réponses toutes faites ou réductrices comme certains pseudo-historiens l'ont encore fait il y a fort peu.

    Pour nous permettre de mieux appréhender cette figure si singulière, cet ouvrage de référence restitue son environnement à la fois matériel et mental, un tissus serré dont la trame est faites de malheurs et d'espérance.

    Le livre s'attache notamment à examiner le "mystère de la vocation" et à relater le bref temps de la gloire, d'Orléans à Reims, suivi par des échecs, l'incompréhension, la prison, le procès et la mort par le feu. A l'évidence, l'intervention, décisive, de Jeanne d'Arc bouleversa les calculs et les projets politiques de ses contemporains : il était logique qu'en un siècle où l'on croyait universellement en l'intervention de Dieu dans l'histoire des royaumes et des peuples, le débat politique s'appuie ou débouche sur un débat théologique. Tel est le fondement des procès de Jeanne, illustrés par deux documents majeurs : le procès de condamnation (1431) et celui concernant l'annulation de cette condamnation (1455-1456).

    Extraordinairement contrasté, le destin de Jeanne d'Arc fut aussitôt compris comme étant lié à l'histoire "providentielle" du royaume de France et des ses Rois Très-Chrétiens. D'où l'attention que la Pucelle ne cessa de susciter, une attention faite d'admiration mais aussi, de façon infiniment minoritaire, de scepticisme et de raillerie.

    Cette "somme" magistrale et unique en son genre, placée sous l'autorité d'un de nos plus grands médiévistes, Philippe Contamine, met solidement en valeur la place de Jeanne d'Arc dans notre mémoire nationale à travers les siècles et jusque dans le débat politique contemporain.

     

    ‡ Jeanne d'Arc. Histoire et dictionnaire, Philippe Contamine, Olivier Bouzy et Xavier Hélary, éditions Robert Laffont, 2012, 1216 p., cartes (32 €).

  • Jeanne d'Arc, de Domrémy à Orléans

    jeanne d'arc.jpgFoi, bravoure, fidélité à son roi ; ces vertus ont fait de Jeanne d'Arc la plus révérée des héroïnes françaises.

    Cependant, si la figure de Jehanne la bonne Lorraine est entrée dans la légende, son rôle historique a rarement été abordé au regard des seules sources scientifiques fiables, soit, pour l'essentiel, les minutes latines du procès de Condamnation (1431) et les manuscrits du procès en Nullité (1452-1456).

    Roger Caratini fait revivre celle qui fut la victime innocente de l'Université et de la hiérarchie écclésiastique de son temps. L'examen attentif des sources lui permet de retracer la courte aventure politique et guerrière de Jeanne, commencée avec la levée du siège d'Orléans, en mai 1429, pour se terminer avec sa capture devant Compiègne, le 23 mai 1430. Battant en brèche nombre d'idées reçues, il montre que ce ne sont pas les Anglais qui ont voulu brûler Jeanne à Rouen, mais l'Université de Paris et l'Inquisition qui la leur ont réclamée pour lui faire un procès en hérésie. Par ailleurs, La Pucelle a surtout été un instrument de propagande entre les mains des Armagnacs. Enfin, la légende de l'héroïne sainte et patriotique a été "inventée" de toutes pièces sous la Restauration.

    Le « mystère Jeanne d'Arc » est bien davantage celui de sa formidable énergie communicative - et donc de sa foi - que de ses qualités guerrières.

    Une approche originale dans la masse d'ouvrages parus... et à paraître à l'approche du 6ème anniversaire de la naissance de Jehanne.

     

    ‡ Jeanne d'Arc. De Domrémy à Orléans et du bûcher à la légende, Roger Caratini, 462 p. (21 €).

  • Jeanne d'Arc, du siège d'Orléans à la bataille de Patay

    jeanne d'arc.jpgAnnée 1428, la guerre entre l'Angleterre et la France fait rage depuis près de cent ans. Par le traité de Troyes en 1420, la couronne de France appartient officiellement à la dynastie des Lancastre. Un prince de 6 ans à peine, le petit Henri VI, s'intitule "par la grâce de Dieu roi de France et d'Angleterre." Les Anglais et leurs alliés Bourguignons dominent les territoires s'étendant au nord de la Loire, mais ne maîtrisent en rien les contrées situées au-delà du grand fleuve. Depuis Bourges règne Charles VII, héritier des Valois, revendiquant également pour son compte le trône des lys. Il est entouré de ses partisans, les fameux Armagnacs. Les deux camps se livrent une lutte acharnée. La France a deux rois. C'est un de trop !

    Durant l'été 1428, Bedford, régent d'Henri VI, décide d'en finir avec celui qu'il considère comme un usurpateur. Une puissante armée anglaise débarque à Calais, file vers la Loire et impose le blocus d'Orléans. Pour Charles VII, la perte de cette ville signifierait à coup sûr la chute de ses états. Il décide donc de la défendre coûte que coûte. D'octobre 1428 à mai 1429, les combats font rage autour de la cité ligérienne. La situation des assiégés paraît désespérée, jusqu'à l'arrivée d'une jeune paysanne venue de Lorraine et prénommée Jeanne.

    La Pucelle d'Orléans entre dans la légende. Dans son sillage, les Français retrouvent le goût de la victoire et volent de succès en succès, jusqu'à la bataille décisive de Patay.

    Cet ouvrage clair, vivant, sympathiquement illustré, propose de revivre ces heures de grande aventure.

     

    >> Du siège d'Orléans à la bataille de Patay, 1428-1429. Jeanne d'Arc sur le chemin de la victoire, Stéphane William Gondoin, Histoire & Collections éditions, 66 p., ill., cartes (15,50 €).

  • La sainte lorraine du mois : sainte Jeanne d’Arc

    statue jeanne d'arc maison natale.jpgJeanne d'Arc, surnommée « la Pucelle d'Orléans » ou plus simplement « la Pucelle », fille du Barrois mouvant, entre royaume des lys et Lorraine, est une figure emblématique de l'histoire de France. Au début du XVe siècle, elle mène victorieusement les troupes françaises contre les armées anglaises, levant le siège d'Orléans, conduisant le dauphin Charles au sacre à Reims et contribuant ainsi à inverser le cours de la guerre de Cent Ans.

     

    Finalement capturée par les Bourguignons à Compiègne, elle est vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg pour la somme de 10 000 livres, et condamnée au bûcher en 1431 après un procès en hérésie. Entaché de nombreuses et importantes irrégularités, ce procès est cassé par le pape Calixte III en 1456, et un second procès en réhabilitation conclut à son innocence et l'élève au rang de martyre. Elle est béatifiée en 1909 et canonisée en 1920. Elle est l'une des trois saintes patronnes de la France. L’Eglise de France fête la solennité de sainte Jeanne d’Arc le 9 mai.

     

    Depuis le XIXe siècle, les exploits de Jeanne d'Arc ont servi certains desseins politiques au mépris de l'histoire. Les arcanes de cette exploitation d'une héroïne qui symbolise la France de façon mythique, voire mystique sont innombrables. Jeanne d'Arc a été réhabilitée en 1817, dans le livre de Philippe-Alexandre Le Brun de Charmettes : « Histoire de Jeanne d'Arc, surnommée la Pucelle d'Orléans, tirée de ses propres déclarations, de cent quarante-quatre dépositions de témoins oculaires, et des manuscrits de la bibliothèque du roi de la tour de Londres ». Le travail scrupuleux de cet historien, fondé sur des enquêtes rigoureuses, et l'étude de documents originaux, a souvent été réutilisé comme base de travail par des écrivains français et étrangers, tel Jules Quicherat, qui ont contribué à redonner ses titres de noblesse à la Pucelle d'Orléans.

     

    On lira avec intérêt le dernier ouvrage de Jean-Marie Cuny « Jeanne la Bonne Lorraine » qui présente une excellente synthèse de l’histoire de notre Jeannette.

  • Domremy : dans les pas de la chevauchée de Jeanne d'Arc

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    [Vosges Matin | 13.02.10]

  • Damien Fontaine : le vosgien virtuose des sons et lumières

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    [Vosges Matin | 16.05.09]

  • Une statuette de Jehanne accueillie au musée de Vaucouleurs

    la petite jehanne entourée des élus.jpgElle a les mains liées par une chaîne. Droite. La pâleur de son visage en ivoire contraste avec le bronze doré de son armure. Du haut de ses 35 cm, une statuette de Jeanne d'Arc vient de rejoindre le musée de Vaucouleurs. Dans le musée, trop petit pour pouvoir exposer les 300 œuvres consacrées aux images de Jeanne, cette dernière arrivante, bien à l'abri derrière sa protection de verre, a le visage triste d'une martyre. « Nous devons cette représentation au sculpteur Louis Ernest Barrias (1841-1905). Elle a été achetée en 2008 auprès de la galerie Elstir à Paris avec le soutien financier de l'État et de la région Lorraine, au travers du FRAM (Fonds d'acquisition des musées), pour la somme de 11.500 euros », précise Franck Mourot, attaché de conservation départemental des musées de la Meuse. Lorsque le sculpteur Barrias a été sollicité pour réaliser cette statue, qui devait trouver sa place devant la basilique Notre-Dame-du-Bon-Secours à Rouen, elle n'avait pas encore été béatifiée, ni canonisée.

     

    Mais elle représentait la guerrière qui avait chassé les Anglais hors de France et devait rappeler aux Français la nécessité de bouter les Allemands de Lorraine, terre d'origine de la Pucelle, alors annexés par les Prussiens. « Nous savons que son visage a été inspiré par une tête en pierre, provenant de l'église Saint-Éloi à Orléans. On a longtemps cru qu'il s'agissait d'un portrait de Jeanne d'Arc et de nombreux moulages et copies ont été exécutés mais aujourd'hui, on y voit un saint Maurice ». En effet n'ayant aucune représentation du visage de la pucelle d'Orléans, les différents artistes se sont inspirés en fonction des époques de différents modèles. Totalement protégée par son armure cachant totalement sa chevelure, la statuette a été exécutée dans les ateliers Susse, en plusieurs tailles allant de 15 à 60 cm. Le modèle acquis par le musée dit « de luxe », a les mains et le visage en ivoire et haut de 35 cm. Jeanne a donc reçu de nombreux élus meusiens. « Il y a en Meuse un potentiel énorme de richesses patrimoniales et une fondation patrimoine devrait voir le jour avec une première enveloppe de 500.000 euros », a annoncé le président du Conseil général.

     

    [d’après l’Est Républicain | 18.02.09]