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grande guerre

  • Le mythe du sauveur américain 1917-1918

    À chaque anniversaire de la victoire de 1918, documentaires, articles et autres livres mettent en avant le rôle capital joué par l’armée américaine dans la défaite de l’Allemagne. Les films d’époque sont rediffusés : arrivée massive des troupes américaines dans les ports français, entraînements à l’arrière du front, défilés impeccables... Ces images qui avaient été tournées pour démontrer que le nouvel allié américain était très puissant ont parfaitement rempli leur rôle : remonter le moral des civils et des soldats qui combattaient depuis 1914. Mais cette propagande a eu une conséquence inattendue : convaincre les générations suivantes que la victoire de 1918 était d’abord une victoire américaine !

    Or, les faits démontrent le contraire : l’armée américaine est principalement transportée par la marine britannique, elle est équipée par les industriels européens et entraînée par l’armée française ! Et elle n’est évidemment pas la plus représentée sur le front : en mars 1918, alors que 110 divisions françaises, 56 britanniques, 12 belges, 2 portugaises luttent sur le front occidental contre 192 divisions allemandes, seules 2 divisions américaines sont présentes !

    Pour la première fois, cet essai passionnant ose remettre en cause le mythe du « sauveur américain » qui nous fait croire, depuis près d’un siècle, que la victoire de 1918 est américaine alors qu’il s’agit avant tout d’un remarquable succès français, britannique et italien. Pour en finir avec la propagande pro-américaine.

     

    ‡ Le mythe du sauveur américain 1917-1918. Essai sur une imposture historique, Dominique Lormier, éditions Pierre de Taillac, 2017, 116 p., ill. (14,90 €).

  • Ecrire en guerre, 1914-1918

    Nombre de familles, en France et dans les différents pays ayant participé à la Grande Guerre, conservent des archives de cette période. Cent ans après, ces archives privées éveillent la curiosité émue des générations actuelles et retiennent l'attention des historiens.

    Dans cet ouvrage, les auteurs tentent de répondre aux questions suivantes : qui conserve aujourd'hui ces archives privées (familles, institutions privées, services publics) ? En quoi consistent-elles (correspondances, photographies, journaux intimes) ? Qui firent leurs auteurs (militaires ou civils, hommes de troupes ou officiers, présents sur le front ou à l'arrière, en France ou dans d'autres pays belligérants) ? Quels ont été leurs usages successifs depuis la guerre jusqu'à aujourd'hui (mémoire familiale, témoignages, publications scientifiques, romans) ?

    Les détenteurs d'archives familiales qui s'interrogent sur le sort à réserver aux documents hérités de leurs ancêtres auxquels ils souhaitent rendre hommage y trouveront de nombreuses réponses à leurs questions. Ce livre s'adresse aussi aux étudiants en histoire, aux chercheurs et, plus largement, à tous ceux qui ressentent le besoin d'en savoir plus sur les archives de ce conflit mondial qui a tant marqué notre histoire.

     

    ‡ Ecrire en guerre 1914-1918. Des archives privées aux usages publics, Philippe Henwood et Paule René-Bazin (dir.), PUR, 2016, 195 p. (20 €).

  • La Grande Guerre à Dieulouard

    L'abbé Gustave Clanché (1869-1957), curé de Dieulouard à partir de 1908, publia le compte rendu des événements vécus durant la Première Guerre mondiale dans sa paroisse dans le bulletin paroissial entre 1925 et 1932.

    La précision du témoignage étonne le lecteur du début du XXIe siècle : le prêtre livre le récit au jour le jour des événements civils et militaires qui furent le quotidien des Scarponais - les habitants de Dieulouard - pendant ces quatre années de guerre.

    A travers son récit, on découvre combien Dieulouard a payé très cher sa proximité avec la ligne de front, sa situation stratégique dans l'axe de la vallée de la Moselle ainsi que la présence de la "grosse pièce" d'artillerie que les Allemands n'ont eu de cesse de débusquer et de détruire.

    L'ouvrage est illustré de plus 130 cartes postales et photographies anciennes qui rendent vivant le témoignage du curé Clanché.

     

    ‡ La Grande Guerre à Dieulouard par l'abbé Gustave Clanché, Michel Tête (prés.), éditions des Amis du Vieux Pays, 2016, 112 p., ill. (24 €).

  • Quand la marine impériale bombardait Nancy - 1916-1917

    Le "canon de Hampont", souvent appelé le "Gros Max", est une très grosse pièce d'artillerie de la marine allemande, mise en place pour un emploi terrestre en Moselle, entre Hampont et Château-Salins.

    A partir du 1er janvier 1916 et jusqu'au début de 1917, ce super canon de 260 tonnes exécute, par-dessus le front, des bombardements sur trois agglomérations de l'est lorrain : Nancy, Dombasle-sur-Meurthe et Lunéville. Servi par des canonniers marins, il crache, à une trentaine de kilomètres, environ 150 énormes obus qui occasionnent des dégâts et provoquent des victimes.

    Cent ans plus tard, il ne reste rien de cette pièce. Sur son site subsistent des vestiges ; son activité et ses conséquences ont laissé des traces dans les archives et son souvenir s'est transmis dans la mémoire des habitants des localités concernées par sa présence et ses tirs. Pourtant, ce "Gros Max" semble méconnu du grand public. Grâce à cet ouvrage, le lecteur va mieux connaître cet épisode de la Grande Guerre.

    L'ouvrage ne se limite pas à décrire le "Gros Max", il passe en revue tout ce qui, dans ce matériel, constitue une "démesure" par rapport à son importance dans l'Histoire : d'une part ses dimensions, ses performances, son environnement, ses soutiens et sa logistique ; d'autre part sa place dans les préoccupations des autorités militaires et civiles françaises. Il explique notamment les raisons de l'emploi d'une telle pièce d'artillerie lourde et cherche à découvrir pourquoi le haut commandement allemand a interrompu son activité.

    La diversité des aspects abordés et la richesse de l'iconographie résultent de la collaboration des auteurs qui ont mis en commun leurs connaissances et leurs fonds.

     

    ‡ Quand la marine impériale bombardait Nancy 1916-1917, collectif, éditions Gérard Klopp, 2016, 99 p., ill. (24 €).

  • La guerre aux portes de Saint-Mihiel

    Saint-Mihiel. Ce nom reste encore bien attaché au souvenir de la Première Guerre mondiale. Il est associé à la hernie formée sur le front en Lorraine entre septembre 1914 et septembre 1918 et qui prit le nom de « saillant de Saint-Mihiel ». À proximité de la ville, les combats les plus sanglants de la guerre eurent lieu en forêt d’Apremont, du bois Brûlé au bois d’Ailly, de l’automne 1914 au printemps 1915. Mais avant que le front ne se fixe sur ces espaces de malheur à la fin septembre 1914, le pays sammiellois fut le témoin d’un duel titanesque entre les forts du rideau des hauts de Meuse et les artilleurs allemands et autrichiens des batteries lourdes chargées de les neutraliser.

    Dans ce livre, Nicolas Czubak présente l’arrivée des troupes bavaroises à Saint-Mihiel, le destin des garnisons des forts du Camp des Romains et de Liouville, le passage de la guerre de mouvement à celle de position à l’automne 1914 en forêt d’Apremont ainsi que la montée en puissance des moyens de destruction dans le massif forestier en 1915.

    Appuyé sur de nombreux témoignages et sur une abondante documentation photographique composée de plus de 230 clichés issus de la collection de l’Association pour la sauvegarde du fort de Liouville (ASFL) et de fonds privés, cet ouvrage nous présente, à hauteur d’hommes, la guerre sur cette partie du front de 1914 à 1916.

     

    ‡ La guerre aux portes de Saint-Mihiel, Nicolas Czubak, éditions Ysec, 2016, 152 p., ill. (24).

  • Ce qu'ils auraient fait de l'Alsace-Lorraine...

    A leur entrée dans les villes et les villages de Moselle et d’Alsace en 1918, les soldats français lisaient ces mots partout répétés : « MERCI A NOS LIBÉRATEURS ! ». Libérés, par les soldats de l’Entente, d’une domination chaque jour plus pesante, les Alsaciens-Mosellans devinaient que le militarisme prussien avait rivé, dans l’ombre, pour l’avenir, des chaînes plus lourdes encore.

    Si la guerre avait été courte... mais la guerre a duré : les gouvernants allemands ont eu le temps d’écrire l’angoisse que leur causait, dès août 1914, le problème alsacien-lorrain, et de cette an­goisse, qui allait croissant, ils n’ont pas eu le temps de faire disparaître le témoignage. De cette inquiétude il nous est possible, désormais, d’en donner le témoignage authen­tique, irréfutable que l’Alsace-Lorraine était, pour les gouvernants allemands, un « pays ennemi » et qu’après quarante-quatre années de contact, ils étaient arrivés à cette con­clusion qu’il faudrait profiter de la force que donne l’occupation militaire avec ses lois d’exception, pour la germaniser.

    Dans ce petit ouvrage, l'auteur esquisse très brièvement leurs plans de germanisation du Pays d’empire qu’était l’Alsace-Lorraine depuis 1870 afin de l'intégrer définitivement au Reich.

    L'auteur, Charles Schmidt (1872-1956), né à Saint-Dié, historien et archiviste, réorganisa les archives d’Alsace-Lorraine de 1918 à 1923 et fut président de la Société de l’Ecole des Chartes.

     

    ‡ Ce qu'ils auraient fait de l'Alsace-Lorraine, Charles Schmidt, éditions des Régionalismes, 2016, 70 p., ill. (11 €).

  • Par le fer et le feu

    L'auteur s'attache dans cet ouvrage à transmettre les souvenirs du colonel Auguste Evrard, vosgien, officier d'artillerie de carrière, issu de la promotion 1894 de l'Ecole polytechnique. Auguste Evrard a fait toute la Première Guerre mondiale au XXe corps d'armée. Cette unité ne sera jamais statique : elle s'illustrera sur tous les champs de bataille du Nord et de l'Est. Elle sera présente en Lorraine, Artois, Champagne, trois fois au Chemin des Dames, sur la Somme, à Verdun, en Flandre.

    En regard du texte original du colonel Evrard, Sébastien Evrard, son descendant enseignant à l'Université de Lorraine, y commente ses campagnes, l'attitude du soldat devant le danger et devant l'ennemi, son patriotisme, ses abattements, le quotidien du poilu dans les tranchées...

    Ce témoignage remarquablement documenté et bien illustré éclaire d'un jour nouveau des batailles mal connues, telle cette offensive allemande de mai 1918 qui parvient à enfoncer le front français et s'arrête sur la Marne, ou encore l'offensive franco-américaine de Lorraine en septembre 1918.

     

    ‡ Par le fer et par le feu. Auguste Evrard (1873-1932) - Souvenirs militaires d'un officier d'artillerie lorrain, Sébastien Evrard (prés.), Ysec éditions, 2016, 135 p., ill. (22 €).

  • La bataille aérienne de Verdun en 1916

    En cette année du centenaire de la bataille de Verdun, la prestigieuse revue des pilotes de ligne et de l'armée de l'Air, Icare, vous propose de porter un éclairage sur celle qui se déroula au-dessus des tranchées et des forts, assommés par l’artillerie ennemie.

    En ce début de 1916, l’aviation française ne brillait pas par sa force ; elle était sur ce théâtre d’opérations quatre fois moins nombreuse que celle de l’adversaire. En outre, la chasse allemande était dotée d’une avance technologique certaine, à l’instar du tir synchronisé à travers l’hélice, à comparer à l’arme française tirant par dessus et beaucoup moins performante.

    Devant la suprématie aérienne ennemie empêchant l’observation du front, le général Pétain, alors commandant de la place de Verdun, convoqua le commandant Tricornot de Rose - un lorrain-franc-comtois -, figure de l’aviation de chasse, et lui lance la phrase devenue célèbre : “Rose, je suis aveugle, balayez-moi le ciel”.

    Accélérant en particulier l’introduction du chasseur Nieuport XI dit "Bébé", le haut-commandement français va revoir sa doctrine d’emploi, affectant sur les meilleures machines les meilleurs pilotes. Au risque de diminuer l’efficacité des unités auxquelles ceux-ci sont soustraits, il va préférer une meilleure efficacité collective au détriment des actions individuelles. Le commandement des escadrilles de corps d’armée sera désormais calqué sur celui des secteurs de l’infanterie, augmentant la performance des réglages d’artillerie et des observations photographiques.

    En cela, le théâtre d’opérations de Verdun, suivi de celui de la Somme l’été suivant, marquera un tournant dans l’efficacité de l’arme aérienne, arme qui sera en mesure de prendre une importance décisive durant les deux dernières années de la Grande Guerre.

    Le numéro 238 de la revue Icare revient en détail - et avec un dossier richement illustré - sur cet épisode passionnant mais méconnu de la Grande Guerre.

     

    ‡ Icare, La bataille aérienne de Verdun 1916, revue trimestrielle, n° 238, septembre 2016, 212 p., ill. (20 €). Commande possible sur www.revueicare.com

  • La guerre aérienne à Verdun

    Conçu en lien avec l'exposition Verdun, la guerre aérienne organisée par le musée de l'Air et de l'Espace, cet ouvrage fait découvrir un aspect méconnu de la bataille : l'affrontement aérien.

    Confiés à quinze spécialistes, les chapitres apportent des éclairages inédits sur des aspects rarement abordés, qu'il s'agisse de l'expérience combattante des aviateurs, du sort des civils pris pour cibles par les bombardements aériens, ou encore la place de la guerre aérienne dans la presse et dans la bataille des images qui se joue à l'arrière. On y découvre également le rôle éminent joué par le général Pétain dans la promotion de cette nouvelle arme ainsi que celui d'aviateurs lorrains de renom , notamment Charles de Rose et René Fonck.

    Illustré de nombreux documents inédits, ce bel ouvrage porte un regard renouvelé sur la bataille de Verdun et permet de comprendre pourquoi les aviateurs de Verdun sont souvent les oubliés de l'histoire et de la mémoire de cette bataille.

     

    ‡ Verdun. La guerre aérienne, Gilles Aubagnac et Clémence Raynaud (dir.), éditions Pierre de Taillac, 2016, 215 p., ill. (29,90 €).

  • 11-Novembre : commémoration de l'Armistice 1918 et hommage aux combattants

  • Panorama de la Grande Guerre en Lorraine

    Cet ouvrage présente l'inventaire complet des combats et batailles qui, d'août 1914 à novembre 1918, ont eu pour cadre le sol lorrain, de la Meurthe-et-Moselle, de la Meuse et des Vosges et des territoires lorrains annexés en 1871.

    Pour chaque bataille, le lecteur découvre la description du site, la liste des unités combattantes, les objectifs militaires visés, leur déroulement et les pertes constatées. Par ailleurs, ces informations s'accompagnent d'indications sur les vestiges toujours visibles un siècle plus tard et qui perpétuent le souvenir des soldats victimes de ce conflit mondial.

    Fort utilement, une échelle chronologique par année présente la simultanéité des combats sur le territoire lorrain.

    Illustré d'images souvent inédites, les travaux de nos auteurs, spécialistes de la Première Guerre mondiale en Lorraine, permettent de mieux comprendre le déroulement du drame et les bouleversements subis, autant par les paysages que par les hommes.

     

    ‡ Panorama de la Grande Guerre en Lorraine, Philippe Bruant et Bruno Rouyer, éditions Gérard Louis, 2016, 155 p., ill. (22 €).

  • Verdun : randonnées sur le champ de bataille

    La brochure propose 8 circuits de randonnées afin de mieux comprendre ce que fut la bataille de Verdun.

    Certaines permettent de découvrir de nombreux vestiges, d'autres offrent une meilleure perception des lieux où évoluèrent les soldats, soit pour monter au front, soit pour combattre.

    Ce recueil suffira amplement à beaucoup de touristes car il permet de voir et de comprendre : il décrit précisément les lieux et leur historique, et il apporte surtout des informations pratiques sur la situation géographique et le temps à consacrer à la visite.

    Bref, un ouvrage à posséder pour qui veut se rendre sur les sites de la bataille de Verdun. La brochure est agréablement illustrée. Ce qui ne gâche rien.

     

    ‡ Verdun. Randonnées sur le champ de bataille, Yves Buffetaut, Ysec éditions, 2016, 32 p., ill., cartes (5 €).

  • Le fanion du colonel Driant de retour à Verdun

    Lors de la remise du fanion au conservateur du Mémorial de Verdun.

    La pièce exceptionnelle était conservée chez un particulier en Alsace depuis 1936.

    C’est un fragment de la grande Histoire qui vient d’être remis à Thierry Hubscher, le directeur du Mémorial de Verdun. Une relique symbolique en cette année du Centenaire de la Bataille de Verdun.

    « C’est le fanion de commandement du colonel Driant », explique Bernard Jacquemin, dépositaire de l’objet et résidant en Alsace. Il est accompagné de son frère François.

    Le colonel Emile Driant, le héros du Bois des Caures. Le 21 février 1916, jour du déclenchement de la Bataille, un déluge de feu s’abat sur lui et ses chasseurs des 56e et 59e bataillon. Eux qui incarnèrent la résistance face à l’avancée ennemie. Eux, qui sauvèrent Verdun.

    Émile Driant mourut le 22 février d’une balle de mitrailleuse à la tempe, son fanion non loin de lui.

    Une lettre accompagne le don : celle de Raoul Driant, fils du colonel, né en 1899. Il y déclare « avoir remis à mon camarade Gaston Jacquemin, le fanion authentique de mon père le colonel Driant, tombé glorieusement le 22 février 1916 à la tête de ses Chasseurs au Bois des Caures ». Mais on en sait aussi, grâce à ce message, un peu plus sur le parcours de ce carré de tissu Bleu-Jonquille, les couleurs des chasseurs à pieds, frappé du cor de chasse et des deux numéros mythiques « 56-59 ».

    « Ce fanion fut rapporté à ma famille quelques jours après les tragiques combats par un chasseur, secrétaire de mon père », poursuit Raoul Driant. Le fanion fut donné « par amitié » à Gaston Jacquemin, le père de Bernard et François, il y a 80 ans, le 23 avril 1936 soit 20 ans après la mort du colonel. « Nous devions rendre l’hommage donné à notre père et remettre ce fanion qui n’a rien à faire dans une simple famille », souligne Bernard Jacquemin très ému et qui souhaite, avec son frère, donner à cette remise « une dimension de paix dans une démarche d’espoir et d’espérance entre nos deux belles nations. La connaissance des uns et des autres amène la paix », déclare Bernard Jacquemin.

    Le fanion a été soigneusement conditionné par Natacha Glaudel-Grobois, responsable des collections. Il va recevoir un numéro d’inventaire et sera exposé dans une vitrine à partir de janvier 2017. Il est accompagné de la lettre et d’un dessin au fusain exécuté par un soldat allemand : il représente le PC de Driant dans le Bois des Caures le 5 mars 1916. Une autre pièce exceptionnelle.

    [D'après ER]

  • Brin-sur-Seille (54) : journée patrimoniale et historique de la Seille autour de la Grande Guerre au Grand-Couronné de Nancy

  • Pont-à-Mousson (54) : conférence sur le "Bois-le-Prêtre des soldats allemands (1914-1918"

    Les éditions EDHISTO et la ville de Pont-à-Mousson

    ont le plaisir de vous inviter à la conférence illustrée

     

    PRIESTERWALD,

    le Bois-le-Prêtre des soldats allemands

    issue du livre Du Württemberg au Bois-le-Prêtre, 1914-1918 

    par

    Jean-Pierre Drulang-Mack,

    auteur

     

    qui se déroulera le dimanche 16 octobre 2016 à 16 h 00,

    Grand salon de l’Hôtel de Ville de Pont-à-Mousson  |  entrée libre

  • Quand la marine impériale bombardait Nancy ou l'histoire du "Gros Max"

  • La faculté de médecine et l'école de pharmacie de Nancy dans la Grande Guerre

    Après la défaite de 1870, la faculté de médecine et l'école supérieure de pharmacie de Strasbourg sont transférées à Nancy en 1872. A la déclaration de la guerre à la France, le 3 août 1914, Nancy, proche du front, est menacée par un ennemi qui a déjà envahi une partie du territoire national.

    Si la bataille du Grand Couronné sauve la ville de l'invasion, elle ne la met toutefois pas hors de portée des bombardements par l'aviation et par l'artillerie à longue portée, dont elle va être la victime tout au long du conflit. Les établissements universitaires du centre-ville seront assez gravement touchés par de telles attaques, principalement au début et à la fin de l'année 1918.

    Cet ouvrage décrit comment ces deux établissements d'enseignement supérieur de santé - faculté de médecine et école supérieure de pharmacie - avec les hôpitaux, ont remarquablement surmonté la difficile et douloureuse épreuve de ces années de guerre, combien importante a été leur contribution au progrès des sciences médicales, pharmaceutiques et, aussi, humaines. Combien exemplaire fut le comportement des médecins et des pharmaciens, tant militaires que civils, et dont un nombre non négligeable payera d'ailleurs de sa vie ou de sa santé l'exercice de son devoir...

    Dans cet hommage, il ne faut pas oublier le dévouement des très nombreuses infirmières, des dentistes et de leurs collaborateurs. Cet tout le travail de recherche réalisé ici par l'équipe d'historiens autour du professeur Pierre Labrude, grand connaisseur du monde universitaire de la santé lorrain.

     

    ‡ La faculté de médecine et l'école de pharmacie de Nancy dans la Grande Guerre, Pierre Labrude, Bernard Legras, Laetitia Mezzarobba et Christophe Richard, éditions Gérard Louis, 2016, 310 p., ill. (25 e).

  • Une famille lorraine dans la Grande Guerre : le Journal de Lina Welter (1914-1918)

    Ce Journal de guerre est un beau témoignage du vécu quotidien d'une Lorraine à Metz, Lina Welte,r née Kolb, où s'expriment la sensibilité et la détresse d'une femme contrainte à la solitude par les aléas de la vie et de la guerre.

    Conservé dans la famille, ce Journal aurait pu être reproduit dans la forme retenue par l'aïeule, mais il a paru approprié de l'associer à une présentation de l'Alsace-Moselle telle qu'elle était en 1914, de retracer une brève généalogie des familles Kolb et Welter et d'insérer ce récit dans l'actualité du temps.

    Pour ce faire, les auteurs ont fait le choix judicieux de recourir aux nouvelles qu'apportait la presse de l'époque, en acceptant ce que pouvaient avoir de partial les informations et comptes-rendus, inspirés des communiqués militaires, exagérant les victoires et travestissant les retraites...

    Odette Marchet est la petite-fille de Lina Welter et Jean-Pierre Duhard est écrivain et historien.

     

    ‡ Une famille lorraine dans la Grande Guerre. Journal de Lina Welter (1914-1918), Odette Marchet et Jean-Pierre Duhard, éditions L'Harmattan, 2016, 338 p., ill. (28 €).

  • Vadelaincourt, un village hôpital de l'arrière-front de Verdun

    La Première Guerre mondiale nous a laissé des volumes considérables de témoignages, principalement sur les combats. Rien, ou très peu sur les arrières-fronts, les coulisses de la guerre et, ici, l'antichambre d'une bataille gigantesque : Verdun.

    Où et comment sont cantonnés les soldats à l'arrière ? Où et comment les revenants de la bataille sont-ils soignés ? Où les innombrables terrains d'aviation sont-ils installés ? Et la Voie sacrée qui achemine toujours plus d'hommes, les nouvelles voies ferrées qui alimentent le brasier de la bataille et évacuent toujours plus de blessés, quelle est leur organisation ?

    Sur tout cela, le témoignage qui nous est livré dans cet ouvrage est tout à fait exceptionnel : il traverse toute la Grande Guerre et met en scène les temps forts du conflit avec la Marne en 1914, Verdun en 1916 et les Américains en 1918. Presque toute la guerre en Meuse, sous le regard d'un homme qui témoigne : Ernest Onésime Lemaire, instituteur et figure centrale du village de Vadelaincourt, à une douzaine de kilomètres seulement de Verdun et au cœur de l'arrière-front. Son souci du détail, la précision de son récit font de cet homme un témoin et un acteur privilégié des relations entre civils et militaires dans la zone des armées.

    Le texte original est présenté et annoté par Franck Meyer, professeur au lycée Margueritte à Verdun.

     

    ‡ Vadelaincourt 1914-1918. Un village hôpital de l'arrière-front de Verdun, par Ernest Onésime Lemaire, Franck Meyer (prés.), éditions Association 14-18 Meuse, 2015, 123 p., ill. (19 €).

  • Monthureux-sur-Saône (88) : les victimes militaires du convoi du 30 octobre 1918

    [VM]

  • 36 000 cicatrices : les monuments aux morts de la Grande Guerre

    Afin de perpétuer la mémoire de ceux qui sont tombés pour la France, le Parlement adopte, au lendemain de la guerre de 1914-1918, une loi qui prévoit le financement de monuments aux morts. Dès la fin de 1922, chaque commune - ou presque - a achevé et même inauguré le sien.

    Ce phénomène, typiquement français, a donné naissance à un gigantesque patrimoine commémoratif, hommage vibrant à tous les soldats qui se sont sacrifiés pour la patrie. Entrepris en 2014, le recensement de ces monuments du souvenir ne cesse de s'enrichir grâce à la participation de photographes professionnels ou amateurs à travers la France entière.

    Cet ouvrage témoigne de l'intérêt et de la diversité de ces monuments - dont quelques-uns sont issus de communes lorraines -, cicatrices de pierre et de bronze omniprésentes dans nos villes et nos villages.

     

    ‡ 36 000 cicatrices. Les monuments aux morts de la Grande Guerre, collectif, éditions du Patrimoine - Centre des Monuments nationaux, 2016, 97 p., ill. (19 €).

  • Vivre à l'arrière du front - Vosges 1914-1918

    Août 1914, les Vosges, au contact de l’ennemi héréditaire depuis 1870, subissent de plein fouet la Grande Guerre : humainement, économiquement, socialement et militairement. Pour l’autorité militaire, les Vosges ne sont pas une entité administrative, ni un espace de collectivité humaine, mais un théâtre de guerre. Comment les populations civiles ont-elles vécu ce conflit qui a si durablement marqué et marque encore le monde contemporain ? Quelle fut la réalité de leur vie dans un territoire en état de siège, rattaché à la zone des armées, si proche du front ? Comment ont-ils été mis à contribution ? Quelle fut l’ampleur de leur effort de guerre et le poids des contraintes auxquelles ils ont été soumis ?  

    Grands absents de l’historiographie vosgienne, les civils retrouvent enfin dans cette imposante étude de la Vosgienne Anne Peroz la place centrale qui correspond à leur rôle fondamental tout au long du conflit. Elle a dépouillé et analysé des centaines de lettres et de jugements, compulsé des masses d’archives, accumulé une quantité impressionnante de sources, pour réaliser une véritable « encyclopédie civile » du département des Vosges, du front-arrière à l’arrière front, dégageant ainsi toutes les grandes caractéristiques d’une vie dans un régime d’exception, où l’autorité militaire a universellement subordonné le pouvoir civil. Rarement en effet une analyse sociale et sociétale d’une telle profondeur, appliquée à un département, a été effectuée en France.

    Pour une fois, les civils sont au cœur d'une étude sur la Première Guerre mondiale.

     

    ‡ Vivre à l'arrière du front. Vosges 1914-1918, Anne Peroz, Edhisto, 2016, 434 p., ill., cartes (25 €).

  • Ouvrage en souscription sur le 21e BCP à Raon-l'Etape et dans la Grande Guerre

  • Entre Seille et Grand Couronné de 1915 à 1918 : mondialisation et après-guerre

    Ce quatrième opus de Christian Lapointe livre les recherches de l'auteur sur les batailles qui marquèrent l'est de la Meurthe-et-Moselle au cours de la Grande Guerre. Il traite en particulier des déplacements des régiments d'infanterie qui, au prix de lourdes pertes, ont maintenu courageusement la ligne de front sur la frontière de la Seille entre 1915 et 1918. Ces unités furent sans cesse harcelées, continuellement bombardées, jour et nuit, mais les fantassins et les chasseurs ont combattu héroïquement face à un ennemi déterminé.

    L'ouvrage se concentre essentiellement sur les combats du secteur du Grand Couronné, à l'est de Nancy, et sur la région de la Seille. Ces zones ont été très peu étudiées par les historiens de la Première Guerre mondiale, leur attention ayant été surtout attirée, dès 1915, par la guerre de position entre Verdun et la Somme.

    Christian Lapointe s'attache fort judicieusement à rappeler la violence des combats qui opposèrent les deux armées dans la reconquête des différents points stratégiques, mais aussi dans les travaux de maintien des défenses sur un front considérablement détruit et évacué de ses populations civiles.

    De la bataille du Xon jusqu'à la reconstruction, avec une réflexion sur la mondialisation de cette Grande Guerre et les conséquences de l'après-conflit, la présente étude nous livre un vaste panorama de la situation vécue dans ces régions de l'est lorrain.

     

    ‡ Entre Seille et Grand Couronné de 1915 à 1918 : mondialisation et après-guerre, Christian Lapointe, Cercle d'histoire de Laneuvelotte, 2016, 273 p., ill., cartes (30 €).

  • Nancy : hommage au colonel Driant, patriote et visionnaire

    Hommage, samedi 20 février 2016, au lieutenant-colonel Emile Driant à l’occasion du centenaire de sa mort, au Bois-des-Caures, le 22 février 1916, au deuxième jour de la bataille de Verdun.

    C’est en présence de son arrière-petite-fille, Laure Darcos-Driant, épouse de l’ancien ministre de l’Education nationale, qu’a eu lieu à Nancy, sur la place qui lui est dédiée, le dépôt de gerbes en hommage au député de Nancy et héros de Verdun, mort au champ d’honneur.
    Cette manifestation revêtait un caractère solennel, à l’occasion du centenaire de la mort du lieutenant-colonel Driant.

    Parmi les nombreuses personnalités civiles et militaires, on notait la présence de plusieurs membres de la promotion « Lieutenant-colonel Driant » (1965-1967) à Saint-Cyr. Trois jeunes Saint-Cyriens montaient la garde d’honneur devant la plaque commémorative et la cérémonie était rehaussée par la musique de la fanfare du 27e Bataillon de Chasseurs alpins stationné à Annecy et la présence de nombreux porte-drapeaux.

    A l'issue de la cérémonie patriotique, les participant ont assisté à l’inauguration de l’exposition consacrée à Emile Driant dans le hall de l'hôtel de ville. Cette rétrospective évoque à la fois le militaire et le député. Le jeune officier, après avoir été affecté, successivement, au 54e régiment d’Infanterie de ligne, puis au 4e zouaves à Tunis, et été capitaine instructeur à Saint-Cyr, commanda le Ier bataillon de chasseurs à Troyes. Il quitta l’armée, en 1905, pour se lancer dans le journalisme et la politique et fut un proche du général Boulanger. « La patrie avant le parti » fut son slogan de campagne, en 1910. Journaliste à l’Eclair, il assista, en 1906, à des manœuvres allemandes en Silésie et alerta l’opinion sur l’imminence d’un conflit et le manque de préparation de l’armée française. Dans son ouvrage « La guerre de demain », il se montra visionnaire, tout comme il le fut dans « La Révolution de demain ». Sous la signature de Danrit, son nom de plume, il défend le réarmement moral de la nation française. Il est un farouche partisan de la liberté de conscience. Il intervient pour la définition du contenu des programmes des manuels scolaires d’éducation morale et civique, le libre choix de l’enseignement par les parents, la préservation des pouvoirs de l’Etat, par la séparation de l’administration et de la politique... Il participe à de nombreuses campagnes pour la mise en œuvre de réformes sociales et réclame une réduction du déficit budgétaire. Ce fut aussi un "Jules Verne" militaire qui, dans « La Guerre de demain », prônait l’utilisation, par les soldats, de bicyclettes électriques, de fusils à air comprimé et de gilets pare-balles. Dans son discours, le président du Souvenir français a salué la modernité du personnage, véritable "lanceur d’alerte".

    La salle Poirel accueillait en soirée un magnifique concert "sons & lumières" donné par la fanfare du 27e BCA, formation musicale de haute tenue qui a obtenu récemment le premier prix lors des rencontres internationales des musiques militaires à Québec.

    [cliché ©H&PB]

  • Verdun et la Grande Guerre par les images d'Epinal

    Comment les images d’Épinal voyaient-elles Verdun et la Grande Guerre ? Comme les Français d’alors ! En admiration pour leurs soldats, les poilus, bien sûr, et haineux envers l'ennemi, le « boche », caricaturé à l’extrême.

    Éducatives, narratives, colorées, soucieuses du détail, restituaient-elles pour autant la réalité ? N’étaient-elles pas de la simple propagande ?… L’auteur rebondit sur chacune d’elles pour nous raconter l’histoire de la Grande Guerre, celle des militaires, des civils, des objets du conflit.

     

    ‡ Verdun et la Grande Guerre par les images d'Epinal, Myriam Blanc, éditions du Chêne - Imagerie d'Epinal, 2016, 224 p., ill. (19,90 €).

  • 21 février 2016 : il y a 100 ans débutait la bataille de Verdun

    Il y a tout juste 100 ans débutait les combats de Verdun.

    En mémoire de nos ancêtres qui ont donné leur vie pour la défense de la patrie.

  • Visages de Verdun

    Qu'est-ce que la France ? A cette question, Verdun apporte la plus bouleversante et la plus précise des réponses.

    Trois cent mille soldats français et allemands sont morts pendant les trois cents jours de la bataille de Verdun, entre les mois de février et décembre 1916. A l'échelle démesurée de la Grande Guerre, ce n'est pas si important, rapporté au paysage de Verdun, à cet amphithéâtre de sombres collines que le regard embrasse en un instant, c'est vertigineux.

    Nul ne peut prétendre connaître la France et ce qui fait le fond de notre pays, ce peuple très ancien et mêlé qui vit là, au bout de l'Europe, s'il n'a posé son regard sur cet horizon de bois élevés qui s'appellent le Mort-Homme, la cote 304, Douaumont, Vaux, Fleury, le bois des Caures... Nul ne peut comprendre la relation singulière qui s'est nouée ici entre la France et l'Allemagne, s'il n'a vu sous l'Ossuaire de Douaumont les restes mélangés de leur commune humanité, témoignage d'une commune souffrance.

    Il s'est passé là quelque chose qui traverse le temps. Visages de Verdun en dévoile l'âme par la conjugaison de photos inédites et d'un récit prenant.

     

    ‡ Visages de Verdun, Michel Bernard, éditions Perrin, 2016, 253 p., ill. (27 €).

  • Emile Driant, député de Nancy et héro de Verdun

  • Paroles de Verdun

    L'auteur a réuni un florilège de lettres de poilus toutes écrites au moment de la bataille de Verdun par des soldats de conditions sociales et d'opinions politiques, philosophiques ou religieuses extrêmement diverses.

    Du 21 février au 18 décembre 1916, ce fut "l'enfer de Verdun". Au jour le jour, durant ces dix longs mois, les combattants ont écrit à leur famille ou à leurs proches, et leurs lettres révèlent en direct la tragédie de cet événement. Jean-Pierre Guéno en a réuni un florilège, qui témoigne de l'endurance de ces hommes à la boue des tranchées, à la faim, à la soif, au désespoir, et à l'incompétence des élites militaires, celle de Joffre par exemple, qui fit désarmer les forts de la ville six mois avant la ruée allemande.

    "Verdun" est une bataille à somme nulle : 301 jours d'affrontements sévères pour, au final, raccompagner les Allemands à la case départ, laissant la Meuse tel un immense champ voué au carnage jusqu'en novembre 1918. Restent l'humanisme, la formidable bravoure des poilus, à la fois victimes et héros.

    La sensibilité et la finesse du travail précédent de l'auteur dans Paroles de poilus se retrouvent dans ce recueil de lettres qui rend hommage à leurs auteurs - poilus célèbres ou inconnus - et les immortalise.

     

    ‡ Paroles de Verdun, Jean-Pierre Guéno, éditions Perrin, coll. Tempus, 2016, 402 p. (9 €).