30 octobre 2008

L'église Notre-Dame-au-Cierge d'Epinal

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Construite au milieu du XXème siècle, l'église Notre-Dame-au-Cierge d'Epinal est un témoignage de l'art sacré des années 1950 en France.

Répondant aux exigences de son temps et soucieuse de correspondre aux besoins de la paroisse catholique, elle cache sous une apparente simplicité des oeuvres d'art au symbolisme fort. Cependant, ce qui force l'admiration dans cet ensemble, c'est la grande verrière due à Gabriel Loire, illustrant sur 180 m², dix-sept scènes de la vie de la Vierge Marie.

La plaquette, éditée par la Société d'Emulation des Vosges, présente un historique synthétique de l'édifice religieux construit dans le quartier de la gare d'Epinal qui avait été détruit lors des bombardements de la Libération en 1944.

Epinal. L'église Notre-Dame-au-Cierge, Société d'Emulation des Vosges, 2008, 35 p., ill. (3,50 €)

29 octobre 2008

Jean de Pange, un lorrain en quête d'Europe

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“Se consacrer à une oeuvre est la beauté suprême de l’existence” écrivait Jean de Pange (1881-1957). Oublié sinon confondu - en raison d’une homonymie - avec son neveu, pilote de guerre dans l’escadrille Normandie-Niémen, ce Lorrain de Moselle, homme de Lettres et historien, est pourtant à la tête d’une oeuvre foisonnante qui s’enracine dans le plus lointain passé et trace les lignes de force d’une pensée explorant les voies de l’avenir.

 Jean de Pange appartient à cette lignée d’hommes, hommes des marches et hommes des frontières, inspirés par une vision européenne à mille lieux d’une Europe réduite à son expression institutionnelle ou marchande. De son enfance viennoise à l’Europe d’après-guerre, il rencontre les personnalités de son temps (Lyautey, Adenauer, Schuman, Coudenhove-Kalergi, Otto de Habsbourg) et traverse une époque où de grandes espérances sont troublées par les conflits et les crises. Sa pensée est à l’intersection d’un monde disparu auquel il se réfère et d’un monde en devenir dont il comprend et analyse les enjeux. Que ce soit dans l’atmosphère feutrée des bibliothèques et des salons ou dans les boues du champ de bataille et les geôles humides de l’oppresseur, il médite, écrit, débat, agit pour un idéal européen qui puise aux sources mêmes de l’identité et l’héritage historiques et culturels d’une civilisation millénaire.

Jean de Pange, un Lorrain en quête d’Europe (1881-1857), Jean-François Thull, éditions Serpenoise, 2008, 191 p., ill. (25 €)

A commander aux éditions Serpenoise : http://www.editions-serpenoise.fr

90ème anniversaire de l'Armistice 1918 : hommage aux Poilus de Bleurville

A L'OCCASION DU 90ème ANNIVERSAIRE DE L'ARMISTICE 1918

(11 NOVEMBRE 1918 - 11 NOVEMBRE 2008)

NOUS RENDONS HOMMAGE A TOUS LES POILUS DE BLEURVILLE MORTS POUR LA FRANCE ET A TOUS LES COMBATTANTS DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE

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Monument aux Morts de Bleurville

 

 

 

Aimé Béclier (1892-1914)

Camille Béclier (1894-1916)

Edmond Béclier (1896-1917)

André Bernardin (?)

André Bisval (1893-1914)

Henri Bliqué (1884-1915)

Paul Bourgeois (1889-1917)

Paul Caput (1888-1918)

Emile Carly (1882-1915)

Ernest Costille (1889-1915)

Jules Desboeuf (1878-1915)

Louis Deschazeaux (1877-1916)

Louis Dufour (1890-1915)

Ferdinand Errard (1884-1914)

Prosper Errard (1882-1914)

Edmond Geoffroy (1882-1915)

Louis Grandclair (1890-1917)

Camille Grillot (1876-1915)

Albert Heuret (1887-1914)

Louis Hocqueloux (1887-1914)

Louis Larché (1884-1918)

Aimé Lorrange (1883-1916)

Louis Magnien (?)

Albert Manté (?)

Lucien Marey (1878-1918)

André Mougenot (1893-1915)

Joseph Mouton (1894-1916)

Georges Parisot (?)

Emile Perrard (1885-1914)

Clément Poinçot (1896-1918)

Edmond Régent (1887-1915)

Henri Schuft (1891-1917)

Paul Spiesz (1879-1916)

Gaston Thomas (1877-1916)

Marcel Thomeret (?)

28 octobre 2008

Damien de Préville, prêtre lorrain en Algérie

Le père Damien de Préville, connu dans les paroisses de l'est de Nancy, travaille à l’évangélisation du Maghreb par l'éducation des jeunes. A l’heure où des prêtres africains prennent en charge des paroisses lorraines. Image de l’Eglise universelle.

 

damien de préville.jpg« Dans mes premières visites au CHU de Brabois, comme aumônier, j'ai rencontré pas mal de gens du monde rural qui se plaignaient du manque de prêtres. Ca me semblait exagéré. J'ai donc relevé le défi, non pas de combler ce manque, mais plutôt d'aller voir de plus près sur le terrain comment la vie de l'Eglise était possible dans les secteurs ruraux du diocèse, et je me suis mis à la disposition de l'évêque pour un ou deux dimanches par mois, en précisant que je souhaitais plutôt participer à la vie d'un secteur.

 

C'est ainsi qu'il m'a mis en contact avec le Père Jean-Paul Wey et j'ai eu la joie de constater que le regroupement de seize clochers en une seule paroisse - en l'occurrence celle du Bienheureux Père Gérard - ça peut marcher, et ça peut donner une vie religieuse très dynamique, avec un beau partage des responsabilités : je n'ai pas regretté et c'est pourquoi j'ai continué pendant 5 ans. J'ai 41 ans et 18 ans de vie religieuse chez les jésuites. Après une formation classique d'une dizaine d'années, dont deux années de stage à Mulhouse où j'avais fréquenté beaucoup de Maghrébins, j'ai été ordonné prêtre en 2000 à Paris et envoyé immédiatement à Nancy. J'y suis resté 5 ans : tout en étant aumônier au CHU de Brabois, et engagé dans la réflexion en éthique médicale et la formation des visiteurs de malades, j'allais un ou deux dimanches par mois célébrer la messe dans la paroisse du Bienheureux Joseph-Gérard.

 

Cette dernière activité faisait pour moi partie de mes loisirs, d'autant plus que j'avais souvent le plaisir d'y aller à vélo, et d'être accueilli dans l'une ou l'autre famille pour un repas partagé.

 

Le 24 septembre 2005 j'ai prononcé mes voeux solennels à l'église Saint-Sébastien de Nancy (c'est une coutume jésuite de faire des vœux solennels très tardifs même si on est engagés depuis longtemps), et le lendemain je partais pour l'Algérie où j'avais seulement fait un mois de stage quelque temps auparavant.

 

Il s'agit vraiment d'un autre monde et d'une autre vie : la pastorale au sens strict n'occupe pas beaucoup, mais nous sommes une présence symbolique dans une foule de millions de gens. Cette foule est le plus souvent accueillante, et nous avons quelques vrais amis qui nous permettent de rester et de travailler. Mais il existe aussi des réactions hostiles ou en tout cas méfiantes de la part des musulmans vis-à-vis de la présence de chrétiens.

 

En fait, la générosité est immense, comme partout, mais le plus souvent elle ne trouve pas à s'exprimer parce qu'il n'y a ni organisation ni persévérance. Je fais aussi quelques visites à l'hôpital, chez les enfants et chez les adultes, grâce à des associations. C'est un beau pays où beaucoup de choses sont possibles, mais malheureusement il y a très peu de vrais responsables et le rêve de la plupart des jeunes est de traverser la Méditerranée, ce qui est triste.

 

Si vous voulez venir voir, on accueille chaque été pendant trois semaines des petits groupes de jeunes et on cherche aussi des coopérants pour deux ans ».

 

 

[d’après l’Est Républicain | 28.10.08]

27 octobre 2008

Installation de l'abbé Clément Ayéméné à la paroisse Notre-Dame de la Saône

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Après avoir été installé dans la paroisse Bienheureux Jean-Baptiste Ménestrel en l'église de Lamarche, l'abbé Clément Ayéméné a été officiellement installé et présenté aux fidèles de la paroisse Notre-Dame de la Saône en l'église de Monthureux ce dimanche 26 octobre 2008.

Il a été installé par l'abbé Claude Durupt, vicaire général du diocèse de Saint-Dié, et par le curé-doyen Jean-Marie Lallemand, et en présence du desservant de la paroisse N.-D. de la Saône, l'abbé Charles Villaume.

C'est devant une nef archi-comble, où l'on notait la présence de nombreux maires et conseillers municipaux des onze communes constituant la grande paroisse, que l'abbé Ayéméné a célébré sa première messe dans sa nouvelle paroisse. L'office a été animé par la chorale paroissiale.

L'abbé Ayéméné est nommé administrateur des paroisses Bx J.-B. Ménestrel (Lamarche) et N.-D. de la Saône (Monthureux-Bleurville). Il a pour tâche de venir seconder dans leurs ministères les abbés Febvet et Villaume. Il pourra compter sur le soutien actif des équipes paroissiales mises en place depuis plusieurs années grâce à l'action des abbés Houot, Maillard et Villaume.

Clément Ayéméné, originaire de Côte d'Ivoire, est âgé de 46 ans. Il a fait son séminaire à Abidjan puis, après un ministère paroissial dans son pays d'origine, il poursuit ses études à la faculté de théologie catholique de Strasbourg. Il exerce un nouveau ministère paroissial en Alsace avant d'être accueilli dans les Vosges. Monseigneur Jean-Paul Mathieu, évêque de Saint-Dié, lui a confié la rude tâche de réévangéliser ce secteur vosgien situé en milieu rural où le christianisme a depuis fort longtemps imprégner les consciences et les paysages : la région a accueilli à partir du XIème siècle de nombreux monastères bénédictins, cisterciens et franciscains (tiercelins, cordeliers, récollets).

Le verre de l'amitié a été joyeusement et fraternellement partagé à l'issue de la messe par les fidèles et le clergé à la maison paroissiale.

Tous nos voeux accompagnent l'abbé Ayéméné dans son ministère au sein de la grande paroisse Notre-Dame de la Saône.

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Comment réhabiliter sa maison dans les Vosges ?

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Le département des Vosges possède un patrimoine bâti particulièrement riche et varié qui contribue à l'identité et à  l'attractivité de son cadre de vie et de ses paysages. Ce patrimoine pourtant est fragile : l'action du temps, un défaut d'entretien, un budget trop serré ou une intervention inadaptée peuvent compromettre son avenir.

le CAUE des Vosges et le Conseil général du département se sont associés pour mettre à la disposition de tous ceux qui souhaitent engager des travaux de réhabilitation sur une bâtisse traditionnelle, une brochure explicative. Ce n'est certes pas une encyclopédie technique ni un "livre de recettes", mais cette brochure pourra servir de guide dans la réflexion et dans les démarches en vue de réhabiliter une maison typique.

Avant d'engager des travaux sur une telle maison, il faut se poser plusieurs questions : qu'est ce qui fait le cachet de ma maison ancienne ? Comment s'intègre-t-elle dans le paysage, dans le village, dans la rue ? Comment puis-je l'adapter au mode de vie d'aujourd'hui tout en préservant et en valorisant ses caractères architecturaux à moindre coût ? Qui peut m'accompagner dans mon projet ?

Brochure "Réhabiliter sa maison dans les Vosges" disponible en mairie ou auprès de la Direction départementale de l'Equipement et le CAUE des Vosges

dde-vosges@equipement.gouv.fr

caue88@cg88.fr

 

24 octobre 2008

La relation des sièges de La Mothe rééditée

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La réédition de la Relation des sièges de La Mothe (1634 - 1642 - 1645) était attendue. L'ouvrage était devenu introuvable depuis des décennies.

La relation des trois sièges de la cité lorraine de La Mothe, située entre Lamarche et Neufchâteau (aujourd'hui en Haute-Marne), écrite par Nicolas du Boys de Riocour, lieutenant général du bailliage de Bassigny et témoin occulaire des sièges du XVIIème siècle et de la destruction de la ville, est un document éminemment précieux. C'est grâce à elle que le souvenir de La Mothe est demeuré vivant dans la mémoire collective lorraine.

Editée partiellement une première fois en 1841, elle le fut à nouveau en 1861 dans une version considérée par les historiens comme la plus complète et la plus fidèle au texte original. C'est cette version qui est désormais mise à la disposition de tous les passionnés d'histoire de la Lorraine et les amoureux de La Mothe.

> Relation des sièges de La Mothe 1634 - 1642 - 1645 par Nicolas du Boys de Riocour, avant-propos par Jean Charles, éditions Guéniot, 2008, 468 p., ill., plan (40 €)

Nancy : les expositions du 11 Novembre

Le 90ème anniversaire de l'armistice 1918 sera commémoré au Palais du gouvernement, à l'hôtel de ville de Nancy et au Musée Lorrain.

 

11 novembre nancy.jpgLa commémoration du 90ème anniversaire de l'armistice, c'est d'abord une affiche réalisée par un élève du lycée Loritz. La transmission de la mémoire passe par les jeunes.

 

Au Palais du gouvernement est présentée la vie dans les tranchées durant la Grande Guerre. Intendant du Palais, l'adjudant-chef Bintz, à qui l'on devait l'exposition proposée, au même endroit, il y a deux ans, a imaginé la reconstitution d'une tranchée avec tout son matériel et même les rats qui couraient au milieu des soldats. Un baraquement a également été monté et, devant le Palais, stationnent une ambulance de 1917 et un canon de 75. L'exposition est ouverte jusqu'au 11 novembre, tous les jours de 8 h 30 à 19 h. Entrée libre. Il y a deux ans, l'exposition sur la vie à Nancy pendant la Première Guerre mondiale avait attiré 21.000 visiteurs.

 

Par ailleurs, la société Citéos assure la mise en lumières du Palais, avec projection d'images sur sa façade. Dans le grand hall de l'hôtel de ville, une seconde exposition sera consacrée à l'aviation durant le second conflit mondial. De nombreuses photos seront présentées, ainsi que la dérive d'un bombardier allemand et l'agrandissement d'une photo d'époque montrant cette prise de guerre trônant place Stanislas.

 

Le Musée Lorrain prendra le relais, du 11 novembre au 9 mars, en consacrant une exposition à l'artisanat de tranchée, c'est-à-dire à tous ces menus objets fabriqués dans les tranchées par les « poilus », pour tromper l'ennui.

 

Samedi 8 novembre, à 18 h, dans les grands salons de l'hôtel de ville, le professeur François Roth donnera une conférence sur « L'année 1918 en Lorraine et ses conséquences sur l'espace lorrain ».

 

Quant aux célébrations patriotiques, elles se dérouleront en deux vagues : le 10 novembre à 11 h, au monument aux morts du cimetière du Sud, avec le Souvenir français et des écoliers et, le 11 à 17 h 30, au mémorial de la porte Désilles, avec des élèves des écoles qui accompagneront les porte-drapeaux.

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23 octobre 2008

Le Père Patrick Desbois, le curé de la Shoah

Le prêtre mène un inlassable combat pour que les victimes de la « Shoah par balles » puissent recevoir une sépulture digne. Il était ce 22 octobre au Palais des congrès de Nancy.

 

père desbois.jpgEn Israël, on l'appelle « Patrick le Juste ». Le père Desbois s'est fixé pour mission de tirer de l'oubli les millions de Juifs exterminés par balles et jetés dans des fosses communes en Europe de l'Est.

 

De cette page méconnue de l'Holocauste, de cette « Shoah par balles », le père Patrick Desbois a tiré un livre « Porteur de mémoires », édité chez Lafon, dans lequel il relate l'enquête colossale qu'il a entreprise pour retrouver les restes d'un million et demi de juifs fusillés par les nazis dans les villages d'Ukraine.

 

Ce 22 octobre, après avoir reçu la Médaille d'or de la ville de Nancy, dans le salon carré de l'hôtel de ville, il donnait une conférence au Palais des congrès.

 

Tout a débuté pour lui avec les confidences de son grand-père revenu vivant du camp de déportation de Rawa Ruska. « Il me disait : dans le camp, c'était affreux, mais dehors, c'était pire. Je ne comprenais pas ce que voulait dire ce dehors. C'était les Juifs massacrés et jetés dans des fosses communes. Au début, je n'ai cherché que celle de Rawa Ruska. Sous l'ère soviétique, il y avait une chape de plomb sur ce sujet.  Ce n'est que plus tard que le nouveau maire m'a conduit dans un hameau, à cinq kilomètres du village. Une centaine de paysans, avec des chèvres et des chiens, nous accompagnaient ».

 

 « Ils avaient été témoins en 1941, avaient vu un Allemand en moto avec un chien repérer les lieux, puis revenir, plus tard, avec d'autres soldats et 1.500 Juifs à qui avait été donné l'ordre de creuser une fosse de 8 mètres de profondeur. Pendant que les Juifs creusaient, ils écoutaient de la musique. Lorsque la besogne a été achevée, ils ont fait sortir les Juifs du trou, y ont mis des explosifs et ont jeté les malheureux dans la fosse. J'ai senti qu'il était impérieux de recueillir les témoignages. Mais, ce que j'ai fait pour ce village, j'ai appris, par la suite, que je pouvais le faire pour 180, rien qu'en Ukraine. A l'heure actuelle, on a recensé 850 sites d'exécution, dans toute l'Europe centrale : en Biélorussie, en Russie, en Estonie, en Lituanie. C'est un continent d'extermination. Il y a eu bien sûr des pogroms, dans les années vingt, mais là, l'ordre de tuer émanait de la police, de la gendarmerie. Il était légal de tuer des Juifs et des Tsiganes. Les exécutions étaient réalisées, non seulement par les Allemands, mais aussi par la population locale. Il y a eu cependant des gens qui ont sauvé des Juifs au péril de leur vie. 2.300 médailles de Justes ont été décernées. Et, pour ces sauveteurs de Juifs, les risques étaient bien pires qu'en Allemagne ou en France. Les familles entières étaient massacrées. Il y a 7.000 Oradour-sur-Glane en Biélorussie. A l'Est, la guerre était totale et, dans l'esprit des nazis, les Slaves devaient être déportés après les Juifs ».

 

Ces récits terribles n'ont jamais ébranlé la foi du prêtre qui veut d'abord que tous les morts reçoivent une sépulture digne. « Il n'y a jamais de cimetières des génocides. C'est l'ultime victoire des assassins. »

 

þ     Porteur de mémoires. La Shoah par balles, Père Patrick Desbois, éditions Lafon, 2008, 330 p., ill. (20,90 €)

 

 

Le P. Desbois, prêtre catholique originaire de Bourgogne, est directeur du Service national des évêques de France pour les relations avec le judaïsme et conseiller du Vatican pour la religion juive. Il préside l'association Yahad-In unun (Ensemble) qu'il a fondé en 2004. 

Les droits d'auteur du livre du Père Desbois vont à l'association Yahad-In unum et servent au financement des fouilles effectuées en Ukraine, en Biélorussie et en Russie.

 

 

[cliché Est Républicain]

La forêt de la Vôge bien exploitée

Entre Claudon et Attigny, un engin travaille en sous-bois dans le respect de l’environnement.

 

forêt attigny.jpgDans le cadre du Pôle d'excellence rurale, Alain Roussel, président du Pays d'Epinal Cœur de Vosges et de la communauté de communes du Pays de la Saône Vosgienne, avait convié ses collègues délégués ainsi que les techniciens de l'ONF à venir voir travailler sur le terrain une impressionnante machine finlandaise.

 

L'entreprise Sotraforest, qui a son siège sur le Pôle d'activité de la Saône Vosgienne, au Mont de Savillon, assure des prestations de services pour la production, le repeuplement, l'entretien et l'exploitation de parcelles forestières et agricoles. Elle vient d'acquérir une toute nouvelle machine qui travaille en forêt « proprement », en ce sens qu'elle respecte l'environnement, n'abîmant ni les sous-bois, ni les sols.

 

Pourvue de pneus extra-larges pour diminuer la pression, elle coupe les branches pour les laisser flétrir au sol, afin que les feuilles se décomposent et nourrissent à leur tour celui-ci. Plus tard, ces branches seront débardées le plus écologiquement possible, et elles alimenteront une fabrique de plaquettes pour les chaufferies à bois.

 

Une démonstration qui a retenu l'attention des élus du secteur, qui ont réussi à monter et à faire adopter le projet de Pôle d'excellence rurale bois, avec plusieurs objectifs : implantation d'une chaufferie bois pour les bâtiments publics de Monthureux, développement d'espèces sylvestres à croissance rapide, production de granulés bois, investissement, recherche et réflexion sur la création d'un chantier d'insertion bois. La finalité du projet étant de développer l'utilisation des sous-produits résultant de l'exploitation des forêts et de les valoriser tout en respectant l'environnement.

 

L'engin, de conception finlandaise, a impressionné et particulièrement intéressé les délégués de la commission « développement » de la communauté de communes, ainsi que les professionnels de la forêt présents dans ces parcelles en exploitation dans la forêt située entre Claudon et Attigny.

 

[d’après l’Est Républicain | 23 octobre 2008]

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