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prêtre

  • Graffigny-Chemin (52) : obsèques de l'abbé Fourgerolle

    Encensement du corps par Mgr l'évêque de Langres [cl. Y. Masson].

    Les obsèques de M. l'abbé Emile Fourgerolle ont été célébrées ce samedi 29 avril 2017 en l'église Saint-Elophe et Saint-Christophe de Graffigny (52) par Mgr Joseph de Metz-Noblat, évêque de Langres, en présence de plusieurs prêtres et des anciens paroissiens de l'abbé Fourgerolle.

    Originaire du diocèse de Saint-Dié - né en 1919 à Lerrain -, il avait exercé son ministère à Tollaincourt et Romain-aux-Bois ainsi qu'à Anould, avant d'être mis à disposition du diocèse de Langres en 1960. L'abbé Fourgerolle sera curé de Graffigny-Chemin de 1969 à 1999, date à laquelle il prit sa retraite dans son presbytère de Graffigny.

    RIP+

  • Un prêtre catholique assassiné par des islamistes

    En France, on assassine un prêtre. Désormais, ça n'est plus "réservé" qu'aux chrétiens d'Orient... Résultat de l'islamisation qui gangrène notre pays chrétien et de quarante ans d'incompétence et d'aveuglement de nos gouvernants !

    Prions pour le repos de l'âme de l'abbé Hamel et la conversion des musulmans.

    La France restera une terre de chrétienté !

    RIP+

  • Moi Augustin, prêtre martyr de la Révolution française

    En janvier 1790, l'Assemblée nationale constituante impose aux ecclésiastiques de prêter serment sur la Constitution civile du clergé qui abolit l'autorité du pape et signe en quelque sorte la fin du catholicisme romain en France.

    Un millier de prêtres réfractaires, dont Augustin et Nicolas son ami d'enfance, sont déportés sur des trois-mâts à destination de la Guyane. Mais ils ne quitteront jamais la rade de Rochefort... Ces prêtres venant de toutes les provinces de France - dont plusieurs de Lorraine et du Barrois -, croupissent dix mois à bord des pontons dans des conditions inhumaines : ils sont maltraités, humiliés, privés de nourriture et de sacrements par les cruels dévots de la Révolution qui les haïssent. Rongés par la famine et la maladie, il en meurt les trois quarts.

    Augustin survivra, porté par sa force intérieure et la puissance de sa confiance en Dieu... et son envie de retrouver son Limousin natal pour s'occuper de son frère.

    Dans ce roman historique écrit à partir de faits réels, l'auteur -  journaliste et grand reporter à France Télévision - décrit les ravages de l'intolérance et du fanatisme politique. On y lit des pages admirables sur la foi, l'amitié, la fraternité et le pardon qui font aussi de ce roman littéraire un superbe mémorial à l'Espérance.

    Soixante-quatre de ces martyrs des pontons de Rochefort ont été béatifiés en 1995 par le pape Jean-Paul II.

     

    ‡ Moi Augustin, prêtre martyr de la Révolution française, Marieke Aucante, éditions Salvator, 2015, 256 p. (20 €).

  • La baraque des prêtres à Dachau, 1938-1945

    zeller.jpgDe 1938 à 1945, 2 720 prêtres, religieux et séminaristes sont déportés dans le camp de concentration de Dachau, près de Munich. Regroupés dans des blocks spécifiques – qui conserveront pour l'histoire le nom de "baraques des prêtres", 1034 d'entre eux y laisseront la vie.

    Polonais, Belges, Allemands, Français, Italiens, Tchèques, Yougoslaves : derrière les barbelés de Dachau, l'universalité de l'Église est palpable. Ces hommes qui, dans une Europe encore christianisée, jouissaient d'un statut respectable, parfois éminent, se retrouvent projetés dans une détresse absolue.

    La faim, le froid, les maladies, le travail harassant, les coups des SS et des kapos, les expériences médicales ou les transports d'invalides ont raison de ces hommes de tous les âges. Quelques-uns sombreront dans le désespoir et s'effondreront, d'autres – la grande majorité d'entre eux – ne fléchiront pas, soutenus par leur foi. Partageant le sort commun des déportés, les prêtres de Dachau s'efforcent de maintenir intacte leur vie spirituelle et sacerdotale. Une chapelle, la seule autorisée dans tout le système concentrationnaire, leur apporte un secours considérable.

    Cette expérience unique dans l'histoire de l'Église éclaire d'un jour nouveau les rapports entre le nazisme et le christianisme.

    Près de 70 ans après sa libération, le camp de concentration de Dachau demeure le plus grand cimetière de prêtres catholiques du monde.

     

     

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    [Le Monde]

     

     

    ‡ La baraque des prêtres. Dachau, 1938-1945, Guillaume Zeller, éditions Tallandier, 2015, 314 p. (20,90 €).

  • Paroisse Bhx Jean-Baptiste Ménestrel : départ de l'abbé Pierre Febvet

    depart-de-l-abbe-febvet.jpg

    L'abbé Pierre Febvet - assis au 1er rang, 3ème à partir de la gauche - entouré de quelques paroissiens lors de sa dernière réunion pastorale [cl. Vosges Matin].

     

    Nous apprenons avec grande surprise le départ de l'abbé Pierre Febvet, prêtre in solidum attaché aux grandes paroisses Bienheureux Jean-Baptiste Ménestrel et Notre-Dame de la Saône (sud-ouest vosgien).

    Âgé de plus de 90 ans, il va rejoindre prochainement la maison de retraite des Sœurs de la Providence de Portieux (Vosges).

    Prêtre nommé à la paroisse Saint-Martin de Frain (canton de Lamarche) en 1955, à l'âge de 32 ans - fait rarissime à notre époque, cette paroisse fut son unique ministère de curé depuis son ordination ! -, il est demeuré attaché à cette paroisse rurale jusqu'à ce jour.

    Depuis 2009, il était prêtre in solidum à la grande paroisse Bhx J.-B. Ménestrel et secondait toujours avec disponibilité et dynamisme l'abbé Clément Ayéméné ; il assurait plus particulièrement les messes et l'accompagnement des chrétiens retraités et la chorale sur la paroisse de Martigny-les-Bains et les clochers voisins.

    Pendant de nombreuses années, il remplaça durant les vacances les curés dans les paroisses environnantes et, notamment, à Bleurville à l'époque de l'abbé André Houot (1969-1993) ou à Martigny-les-Bains avec les abbés Marion puis Simonin.

    Nous lui souhaitons d'ores et déjà une bonne et sereine retraite durant laquelle, nous n'en doutons pas, il priera pour ses anciens paroissiens et pour que l'Eglise qui est dans les Vosges ait toujours beaucoup de saints prêtres.

  • Un prêtre à la guerre

    prêtre guerre.jpgIl porte la tenue des soldats, partage leurs repas, leurs soucis. Sa coupe de cheveux est réglementaire. Il a l'allure d'un militaire. Comme ses hommes, il effectue des sauts en parachute. Ce colosse à la voix étrangement douce, ce "militaire de Dieu" que l'on repère derrière le col romain... Il est l'aumônier militaire catholique du 17e régiment de génie parachutiste de Montauban. Métier singulier que celui d'être prêtre auprès de tous les soldats, officiers, sous-officiers ou hommes du rang, chrétiens ou non, croyant ou non.

    En toute liberté, l'abbé Christian Venard - le "padre" pour les militaires ! - livre dans cet ouvrage le récit de sa vocation, le sens de son action, ses doutes, ses certitudes, ses douleurs et son espérance.

    A l'âge de 8 ans, il entend l'appel du Christ. Vingt-quatre ans plus tard, en 1998, ordonné prêtre à Metz depuis un an, il consacre son ministère à l'armée française et à ses soldats. Kosovo, Liban, Afghanistan, Côte d'Ivoire, Mali : cet aumônier parachutiste au caractère bien trempé a été de toutes les opérations extérieures conduites par l'armée française depuis quinze ans. Quand survient la mort, il est là pour accompagner ses "gars" tués au combat ou en service commandé, ainsi que leur veuve, leur mère, leurs enfants ou leurs proches.

     De cette expérience intense, ce prêtre pas comme les autres a tiré une connaissance intime des hommes et une vision acérée du monde contemporain. De la maison familiale dans l'Isère à la solitude des postes avancés en "opex", du séminaire français de Rome aux mosquées de Tombouctou, du management d'une PME au dépouillement afghan, de la lumière du Périgord où il habite à la désolation kosovare, l'abbé Venard, à 47 ans, vit au coeur de son époque.

    Dans cet échange avec le journaliste Guillaume Zeller - petit-fils du général Zeller -, il livre un éclairage passionnant sur notre temps et rend un hommage lucide et sincère aux militaires et aux prêtres.

     

    ‡ Un prêtre à la guerre : le témoignage d'un aumônier parachutiste, Christian Venard et Guillaume Zeller, éditions Tallandier, 2013, 291 p. (18,90 €).

  • Quel avenir pour les presbytères vosgiens ?

    Vente, rénovation ou destruction, les municipalités, pour la plupart propriétaires des maisons de prêtres, s’interrogent. Les réponses ne sont pas toujours satisfaisantes.

    cure mthx.jpgPour les communes, la question se pose forcément une fois. Que faire du presbytère ? Le réhabiliter, le vendre ? Le conseil municipal de Saint-Maurice-sur-Moselle a dernièrement pris sa décision : le rénover pour y créer deux appartements. « Nous n’avons plus de prêtre depuis 2008, souligne le maire Philippe Spilleboute. Nous engageons des travaux importants notamment en matière d’isolation dans cette belle bâtisse et nous créons une salle de cantine qui jouxtera l’ancien presbytère. » Il y a deux ans, c’est Dogneville qui passait à l’acte en inaugurant son ancien presbytère transformé en appartements. Et dans les Vosges – qui comptaient dans les années 1970 quelque 400 presbytères – les exemples ne manquent pas…

    Si la question du devenir des maisons de curé revient régulièrement sur la table des mairies, c’est parce qu’elles en sont majoritairement propriétaires. « Aujourd’hui l’Eglise n’a plus les moyens d’être propriétaire de ces bâtiments. C’est un gouffre financier lorsqu’il faut assurer toutes les réparations », explique Michel Petitdemange, économe du diocèse de Saint-Dié.

    Dans les Vosges, si quinze presbytères restent dans les mains de l’évêché, trente-huit d’entre eux appartiennent aux communes. Dans ce cas, deux cas de figure se présentent : le prêtre y est encore en fonction et un contrat de bail est signé entre la commune et l’association diocésaine car « la responsabilité de l’évêché est de loger ses prêtres jusqu’à la mort », souligne Michel Petitdemange ; ou il n’y a plus de prêtre (souvent pour des raisons d’âge ou de regroupement de paroisses) et les municipalités disposent de leur bien comme elles l’entendent…

    Et là, ça peut « faire mal au cœur », souligne Jean-François Michel, le président de l’association Saône Lorraine. Un exemple : Mattaincourt. Le presbytère de Saint-Pierre-Fourier – transformé en maison d’habitation – a été « un peu défiguré. » « On ne voit quasiment plus le puits, ni la cour intérieure. Le musée n’existe plus. Toute une partie a été goudronnée. Ce presbytère a perdu toute son originalité », souligne celui le président bénévole auteur de l’ouvrage “Maisons de curé et presbytères anciens des Vosges”. Globalement, « les municipalités qui entreprennent, malmènent les bâtiments », note le spécialiste. Il arrive même que ces édifices disparaissent totalement du paysage, soit par irrespect, soit par ignorance d’éléments patrimoniaux et historiques. Alors que les presbytères se font rares dans les Hautes-Vosges, celui de Bussang n’est pas passé loin du couperet. Il a été sauvé grâce à un conseiller municipal qui a brandi l’ouvrage de Jean-François Michel en réunion. Eh oui, le presbytère y est répertorié comme haut lieu patrimonial…

    A contrario, quelques communes chérissent leur maison de curé. Monthureux-sur-Saône a transformé son presbytère en musée. A Bleurville, Nonville et Serécourt par exemple, ce sont de très belles restaurations qui ont été faites par des particuliers, amoureux des vieilles pierres. Mais, malheureusement, souvent acquis par des propriétaires originaires de Belgique, du Luxembourg ou des Pays-Bas, ces résidences secondaires changent bien vite de mains… et perdent une grande partie de leur âme.

    [d’après Vosges Matin]


    Destruction du presbytère de Grandvillers (88)

     

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    L’ancien presbytère de Bleurville est à vendre

     

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    Presbytère et église surplombent le village [cliché ©H&PB].

     

    Noble bâtisse est située en face de l’église paroissiale et surplombe le village de Bleurville avec une jolie vue sur la vaste forêt de Darney.

    Maison de cure depuis le 18ème siècle, elle a connu un remaniement important en 1829-1830. Le presbytère fut occupé par le desservant de la paroisse jusqu’en 2010.

    Vaste demeure dont la toiture est refaite à neuf (2012), elle est close de murs et dispose d’un vaste jardin et d’un verger à l’arrière.

    Cette maison de caractère conviendrait tout-à-fait pour la réalisation d'un projet de création de chambres d'hôtes.

    Bleurville est situé dans le canton de Monthureux-sur-Saône, à 21 km au sud de Vittel et proche de la sortie A31 de Bulgnéville.

     

    > Renseignements : Étude REBOURG-BALANCY à Vittel

    > Tél. : 03 29 08 01 80 – etude-rebourg.balancy@notaires.fr

  • Des jeunes Lorrains ordonnés prêtres

    Bien loin de nos diocèses lorrains, Vincent Marie-Jeanne a reçu le 9 juin à Toulon l’habit des prêtres de la Congrégation missionnaire de la Miséricorde divine des mains de Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon.

    Vincent fut scout à la IIIe Nancy Europa-Scouts ; plusieurs amis lorrains avaient fait le déplacement à Toulon pour la prise d'habit.

    Les prêtres de la Congrégation missionnaire de la Miséricorde divine travaillent notamment à l'évangélisation des populations musulmanes.

    Dimanche 16 juin à Nancy Mgr Jean-Louis Papin a ordonné en la cathédrale de Nancy deux nouveaux prêtres devant une nef archi-comble de fidèles.

    Le frère Étienne d’Hausen, de l’Oratoire Saint-Philippe Néri, diacre à la paroisse Saint-Jean-Marie-Vianney (Saint-Max, Tomblaine, Dommartemont) et l’abbé Marc Haeussler, prêtre diocésain, diacre au service de la paroisse Saint-Pierre Fourier à Pont-à-Mousson, ont reçu le sacrement de l’ordre et marchent désormais à la suite du Christ au service de l’Eglise et des fidèles.

    Etienne d'Hausen et Marc Haeussler furent également scouts chez les Europa-Scouts nancéiens.


    Prise d'habit de Vincent Marie-Jeanne :

    IMG_0969.JPG

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    prise habit 1.jpg

    [clichés Ch. M.-J.]

     

    Ordination des abbés d'Hausen et Haeussler :

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    nancy2.jpg

    [clichés ER]

     

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    Le scoutisme pour tous !


  • Monthureux-sur-Saône (88) : le père Guy Gilbert en vedette

    Certains invitent des vedettes du show business. A la paroisse Notre-Dame de la Saône, à Monthureux-sur-Saône, c’est une toute autre « star » qui est venue à la rencontre des ruraux : le père Guy Gilbert, prêtre éducateur célèbre depuis 40 ans pour son look de loubard avec son perfecto bardé de badges qui tous peuvent raconter une histoire et son langage des bas-fonds parisiens…

    guy gilbert conférence.JPGL’abbé était fébrilement attendu vendredi par une salle pleine à craquer, composée de tous publics, éducateurs, enseignants, parents et grands-parents. Le conférencier, invité par une poignée de paroissiens de Notre-Dame de la Saône et de Jean-Baptiste Ménestrel (Lamarche), a salué la foule comme à son habitude, dans une langue qui ne choque plus grand’ monde : ‘’ Eh bien, je pensais qu’il y aurait deux vieilles et trois vaches dans un petit bled comme ici, je suis heureux de voir cette salle pleine ! ’’

    Bien sûr, dans nos campagnes, on n’est pas encore trop confronté (mais pour combien de temps encore ?) à cette population de jeunes paumés dont le prêtre a entrepris le sauvetage par le respect, l’amour et le travail, et aussi la discipline. Le message délivré tout au long de l’entretien comme un fil rouge est celui de l’amour, l’amour des parents pour leurs enfants, l’amour des parents entre eux, la première pierre qui s’écroule et met en danger la personnalité de l’enfant est la séparation des parents, quand ils sont là tous les deux. Les loubards, souvent laissés à eux-mêmes dès leur plus jeune âge, il les a fréquentés dès son arrivée à Paris. Il raconte volontiers son premier ‘’ coup de poing ‘’, comment il s’est fait accepter et respecter par ces loubards qu’il essayait d’approcher pour les aider. Il déroule son histoire, et celle de la « Bergerie de Faucon », une ruine loin de Paris, comme il aime à le répéter, un lieu retiré des Hautes-Alpes où, avec une équipe d'éducateurs, il tente de réinsérer des jeunes en difficulté par le travail, le respect et la foi. Près de 250 jeunes en difficulté y ont travaillé avec des professionnels et des éducateurs : « L’idée dès le départ de recréer une structure proche de la famille, au maximum 7 jeunes, avec autant d'adultes, a été novatrice ; l’expérience de 30 ans et l’actualité récente confirment que cela était un bon choix pour accompagner des jeunes dits " difficiles ", leur  proposer un travail, les encadrer, les encourager, les responsabiliser, les accompagner et puis les laisser s’envoler tout en restant disponible ».

    guy gilbert.jpgLe lendemain, le public, presque aussi dense, où les jeunes avaient une bonne place, a questionné le prêtre sur cette vie au service du Christ à travers les frères en difficulté, et le conférencier, bien qu’encore fatigué par de récents ennuis de santé, a répété que, pour lui, réussir sa vie, ce n’est pas réussir dans la vie ; c’est se donner les moyens de réaliser ses rêves, vivre son idéal, respecter les autres, la nature, vivre en harmonie avec soi et le monde, avoir de l’amour, l’amour venant de Dieu, l’amour des autres. « La souffrance de la délinquance ne tarira jamais tant que les couples se sépareront et si on ne laisse pas du travail aux enfants. L’amour est la plus grande richesse que l’on peut rendre aux autres ». Et ce conseil qu’il donne aux parents : « Parlez au cœur de votre enfant, prenez du temps pour eux, pour les écouter, n’oubliez pas la tendresse ». Et encore celui-ci : « le respect n’est pas à sens unique, adultes et enfants doivent avoir du respect les uns pour les autres ».

    Le séjour du prêtre éducateur s’est achevé avec la messe concélébrée dimanche matin à Monthureux-sur-Saône avec les abbés Houot et Ayéméné, où se pressaient pas loin de 500 fidèles. Dans son homélie il redisait cette formule choc que « L’amour vainc tout. Si tu sais ça, tu sais tout. Et tu fonces. L’amour est la seule chose qui te rend radieux, pétant feu et flamme ». C’est son cas.

    Guy Gilbert, né en 1935 au sein d’une famille de 15 enfants, entre au petit séminaire à l'âge de 13 ans, sa vocation sacerdotale s'éveille réellement en Algérie, où il part en 1957. Revenu à Paris en 1970 il exerce son ministère dans la rue et devient éducateur spécialisé pour les jeunes délinquants dans le 19e arrondissement où il essaye de leur apporter l'écoute et les repères qui leur manquent, en allant vers eux, il a lancé et dirigé une équipe d’éducateurs de rue durant près de 10 ans dans le quartier de La Villette. Il est souvent invité à l'émission radiophonique Les Grosses Têtes de Philippe Bouvard, et intervient sur les ondes de Radio Notre-Dame dans l'émission Écoute dans la Nuit. Il témoigne de son expérience d’un autre monde dans les 35 livres qu’il a écrits, ainsi qu'en conférence partout en France et même à l'étranger, dans les pays de l’Est et jusqu’en Amérique du Nord.

    [texte et clichés : Michèle Bisval]

  • L'ombre rouge de la Vieille Ville

    Ombre_rouge.jpgHuit morts en quinze mois. Personne n'est à l'abri. Mais qui sème donc l'épouvante en Vieille Ville de Nancy ? Police, experts en sciences occultes et clergé doivent unir leurs forces pour terrasser ce fou vengeur. Magie noire, sorcellerie, possession... Comment mettre un terme à ce massacre ?

    On n'attendait pas le Père François Weber, curé de la paroisse Saint-Epvre de Nancy et membre de la congrégation de l'Oratoire Saint-Philippe Néri, dans ce roman policier "magico-mystico-religieux". Il y a même du Da Vinci Code dans cette histoire qui mèlent avec talent intrigue policière, occultisme et histoire régionale. Les lecteurs nancéiens suivront pas à pas les enquêteurs dans les quartiers bien connus de la ville et les autres découvriront la capitale ducale avec ses rues et ses monuments mystérieux... L'Eglise n'est évidemment pas absente de ce thriller : nos ecclésiastiques apportent leurs lumières spirituelles aux officiers de police afin de résoudre l'énigme de ces meurtres en série.

    Un bon polar' "régionaliste" et une belle première pour le Père Weber, qui ajoute une nouvelle corde à son arc !

     

    ‡ L'ombre rouge de la Vieille Ville, François Weber, éditions Serpenoise, 2013, 227 p. (19 €).

  • Monthureux-sur-Saône (88) : conférence du père Guy Gilbert

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    Rencontre du père Guy Gilbert avec le pape Benoît XVI.

     

    Le père Guy Gilbert, prêtre éducateur, donnera une conférence

    sur le thème "Réussis ta vie !"

    le vendredi 15 mars à 20h30

    et le samedi 16 mars à 15h30

    à la Maison pour Tous de Monthureux-sur-Saône

    Entrée libre.

    L'abbé Guy Gilbert célébrera la messe dominicale

    dimanche 17 mars à 10h30

    en l'église Saint-Michel de Monthureux-sur-Saône

  • In memoriam abbé René Baderot (1922-2012), ancien curé de Bleurville

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    Messe de Saint-Grégoire.

     

    abbé rené baderot 1922-2012.jpgNous venons d'apprendre - avec beaucoup de retard - le décès de Monsieur l'abbé René Baderot à l'âge de 90 ans. Il a rejoint la Maison du Père le 2 octobre 2012 à Saint-Dié-des-Vosges. Quasiment aveugle, il était pensionnaire de la maison de retraite des prêtres du diocèse depuis plusieurs années.

    L'abbé Baderot fut curé de Bleurville de 1951 à 1966. Il desservit également la paroisse de Claudon. Après avoir quitté Bleurville, il exerça son ministère à Plainfaing puis à Champ-le-Duc.

    L'abbé René Baderot a laissé d'excellents souvenirs lors de son passage à la cure de Bleurville (où il vivait avec sa maman, d'heureuse mémoire) : il organisait notamment des séances de cinéma à la salle des fêtes et mit sur pied une troupe scoute qui occupait le "commando", bâtisse aujourd'hui disparue, jouxtant le presbytère.

    De façon plus personnelle, nous conservons l'agréable souvenir de l'abbé Baderot, portant alors la soutane, participant à nos repas de famille...

    † RIP.

  • Au diable la tiédeur !

    au diable la tiedeur.jpgEn France, comme dans de nombreux pays d'Europe occidentale, l'Eglise catholique chante-t-elle son chant du cygne ? Si des paroisses sont encore vivantes, si des chrétiens sont à l'oeuvre, annonçant la beauté de la foi et du message évangélique, il faut bien reconnaître que bon nombre de nos contemporains, pourtant baptisés dans le Christ, estiment qu'ils n'ont plus besoin de l'Eglise pour vivre le mystère de Dieu. La crise est profonde.

    A Marseille, en pleine quartier cosmopolite, l'abbé Michel-Marie Zanotti-Sorkine a ressuscité une paroisse moribonde, faute de fidèles. La renaissance est spectaculaire : la foule se presse lors des messes dominicales, les conversions et les retours à la foi sont nombreux. Le dimanche, le peuple de Dieu s'y rassemble, attiré par la qualité et la dignité de la liturgie, et la prédication et la sacralité qui imprègne ce lieu sacré. Cent soixante-deux baptêmes d'adultes ont été célébrés à Pâques. L'église des Réformés est ouverte 12 heures par jour, la messe est dite quotidiennement au maître-autel, le culte est célébré dans le rite traditionnel avec processions solennelles, enfants de choeur nombreux, encens, grandes orgues, chants, chapelets dits en commun, confessions quotidiennes...

    Cette "réussite" pourrait-elle en inspirer d'autres ?

    Ce livre, hymne à l'ardeur, s'adresse à ceux qui éprouvent le besoin de repenser leur action à la lumière d'une expérience sacerdotale présentée ici sous forme d'aphorismes percutants : cinquante pages de pensées, conseils, sentences simples et fortes à destination des prêtres. Cette partie est suivie d'une seconde destinée aux fidèles et aux autres pour leur rappeler les bases du catholicisme ainsi que des comportements et des vertus qui aident à vivre.

    Un petit bouquin d'une richesse inouïe qui donne envie de croire en Dieu... et à l'Eglise !

    L'auteur, l'abbé Michel-Marie Zanotti-Sorkine est né en 1959. Il a d'abord été chanteur-compositeur-interprète dans des cabarets parisiens. A 28 ans, il étudie la philosophie et la théologie puis entre chez les Franciscains. En les quittant, il vient à Marseille où il est ordonné prêtre à 40 ans ; l'évêque lui confie la paroisse des Réformés, en haut de la Canebière. Il est l'auteur de six livres.

    On peut suivre l'actualité de l'abbé Zanotti-Sorkine et celle de sa paroisse marseillaise sur son site Internet delamoureneclats.fr 

     

    ‡ Au diable la tiédeur suivi d'un Petit traité de l'essentiel, Michel-Marie Zanotti-Sorkine (abbé), Robert Laffont éditeur, 2012, 191 p. (14,90 €).

  • Nancy : ordination diaconale à la cathédrale

    Ce dimanche 9 septembre, Mgr Papin, évêque de Nancy & de Toul, a conféré l'ordination diaconale à Marc Haeussler en la cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation de Nancy, devant une nef remplie de fidèles et en présence de nombreux prêtres, diacres et diacres permanents.

    Âgé de 39 ans, Marc Haeussler est originaire de Laître-sous-Amance, à quelques kilomètres à l'est de Nancy. Le nouveau diacre a travaillé longtemps au sein d'une communauté de L'Arche avant ses études au séminaire de Metz, puis à la Maison Sainte-Thérèse tenue par les Jésuites, en Belgique.

    Marc Haeussler a été ordonné diacre en vue du presbytérat.

    Quelques images de la cérémonie d'ordination diaconale...

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    [clichés © H&PB et © Diocèse de Nancy & de Toul]

     

    ‡ Plus de photos sur la page Facebook du diocèse de Nancy & de Toul : http://www.facebook.com/media/set/?set=a.428011563902278.85499.111044328932338&type=1

     

  • Le curé et son âne

    Pour la fin de ces vacances estivales, on sort de la Lorraine. Nous vous proposons non pas une nouvelle fable de notre bon Jean de La Fontaine, mais un clin d'oeil qui vous surprendra par son originalité et son côté sympathique.

    Avec son col romain, son béret et son âne, l'abbé Don Antoine Drouineau, 34 ans, n’est pas passé inaperçu ces derniers  jours  sur  les routes de Loir-et-Cher, du Loiret, de l’Essonne et de Seine-et-Marne. Aumônier  dans  un  lycée de Loir-et-Cher, ce membre de la communauté Saint-Martin vient d’être nommé prêtre référent  à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne) pour exercer son ministère dans les paroisses de Moissy-Cramayel, Lieusaint et Réau, et a décidé de transformer sa mutation en pèlerinage.

    seine et marne,moissy cramayel,communauté saint martin,prêtre,curé,âneLe jeune homme est parti le 21 août. Il a posé son sac à Sénart ce week-end, sans ampoules aux pieds et comblé par l’expérience. « J’ai voulu faire un petit pèlerinage pour arriver sur mon nouveau ministère et avoir le temps de prier, explique-t-il. La marche avec l’âne était propice à la méditation car il marche doucement. Ce sont d’anciens paroissiens qui me l’ont offert à Chinon. Il s’appelle Balaam, comme le prophète. Son âne vit  l’ange du Seigneur et l’empêcha de faire le mal. Il parla à Balaam et lui donna la bonne direction. »

    Le périple du jeune prêtre s’est déroulé sans encombre : « J’ai planté la tente tous les soirs. Des gens m’ont accueilli pour m’offrir une douche ou de la nourriture. J’ai traversé des paysages magnifiques : la Sologne, la forêt de Chambord, où on a vu du gibier, la Loire… » Mais croiser un curé et son âne sur les routes de campagne n’a pas manqué d’attirer la curiosité des passants : « Les gens m’ont souvent demandé d’où je venais, où j’allais. Et l’âne les a attendris. Quand ils voyaient que j’étais prêtre grâce à mon col romain, ils étaient d’autant plus intrigués par ma démarche. Certains m’ont confié leurs prières. »

    Don Antoine — l’appellation 'Don' vient des origines italiennes de la communauté Saint-Martin — remplacera à Sénart le Père Salvador, rentré en Inde précipitamment pour raison de santé. Il sera officiellement installé dans la paroisse ce dimanche 2 septembre au cours des messes de Lieusaint et de Moissy-Cramayel. Cette proximité avec Paris lui permettra d’y commencer son doctorat de philosophie.

    [Le Parisien | 27.08.2012]

     

  • Nancy : installation du nouveau curé de la cathédrale

    lorraine,nancy,cathédrale,curé,guy lescanne,jean louis coinsmann,prêtre,coopérateurDimanche 11 septembre 2011, le nouveau curé de la cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation, l'abbé Guy Lescanne, et l'abbé Jean-Louis Coinsmann, prêtre coopérateur à la paroisse Notre-Dame de Bonne Nouvelle, seront installés lors de la messe de 11h15 par l'abbé Jean-Michaël Munier, vicaire général.

     

    lorraine,nancy,cathédrale,curé,guy lescanne,jean louis coinsmann,prêtre,coopérateurLa messe d'installation des prêtres sera suivie du verre de l'amitié puis du repas paroissial servi dans la cour du lycée Saint-Dominique, à côté de la cathédrale (prix du repas : 10 €, réservation avant le 5 septembre au presbytère 6 rue des chanoines à Nancy).

     

     

     

    ‡ Installation des abbés Guy Lescanne et Jean-Louis Coinsmann, dimanche 11 septembre 2011 à 11h15 à la cathédrale de Nancy.

  • Nancy : ordinations presbytérales et diaconale à la cathédrale

    Ce dimanche 19 juin, c'est une nef comble qui a accueilli deux nouveaux prêtres et un diacre ordonnés pour le diocèse de Nancy & de Toul.

    lorraine,nancy,diocèse,église,catholique,ordinations,prêtre,diacre,évêque,jean louis papin,pierre demenois,jean louis coinsmann,david vaimbois,oratoire saint philippe nériLa cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation de Nancy a accueilli pour la deuxième année consécutive la foule des fidèles pour l'ordination de deux prêtres et d'un diacre. Monseigneur Papin a procédé à l'ordination presbytérale de Jean-Louis Coinsmann et Pierre Demenois et à l'ordination diaconale de David Vaimbois, membre de la congrégation de l'Oratoire Saint-Philippe Néri de Nancy. Un grand nombre de prêtres, de séminaristes du séminaire inter-diocésain de Metz et du séminaire d'Ars, et des membres d'instituts religieux étaient présents au côté des futurs ordonnés. Fait notable : plusieurs dizaines d'enfants de choeur et de grands clercs du diocèse participaient également à cette cérémonie.

    Le père Bombardier, prêtre de l'Oratoire et curé de Notre-Dame de Bonsecours, conjointement avec le père Gonçalves, prévôt de l'Oratoire, ont présenté à l'assistance le futur diacre. Quant aux deux ordinands, ils ont été présentés par l'abbé Dukiel, supérieur du Grand séminaire de Lorraine.

    A l'issue de la messe d'ordination, Mgr Papin a envoyé les nouveaux prêtres et diacre en mission : le père Vaimbois poursuivra ses études théologiques et assurera un service diaconal auprès d'une paroisse nancéienne ; l'abbé Coinsmann est nommé prêtre coopérateur à la paroisse Notre-Dame de Bonne Nouvelle (cathédrale de Nancy) et référent de l'Institut Saint-Dominique et de l'ensemble scolaire Charles-de-Foucauld, et l'abbé Demenois est nommé sur les paroisses de Villers-lès-Nancy et Vandoeuvre-les-Nancy et sera également responsable des servants de messe pour le diocèse, fonction qui n'était plus assurée depuis de nombreuses années.

    Le verre de l'amitié a réuni fidèles et clergé dans une ambiance conviviale.

    Quelques images des ordinations...

     

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    Les ordinands Jean-Louis Coinsmann et Pierre Demenois

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    Avant l'ordination diaconale devant le maître-autel et Mgr l'évêque

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    Avant les ordinations presbytérales

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    Imposition des mains par les prêtres présents (au centre, l'abbé André Houot, ancien curé de Bleurville, impose les mains à l'abbé Coinsmann)

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    Procession des offrandes avant l'offertoire

    [clichés H&PB]

  • Un Vittellois ordonné prêtre en la cathédrale de Saint-Dié

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  • Paroisse Notre-Dame de la Saône : messe d'au revoir de l'abbé Villaume le 2 octobre

    Bleurville sortie messe 18.07.10 04.jpgL'abbé Charles Villaume s'apprête à quitter la paroisse Notre-Dame de la Saône. Il avait déjà pris une semi-retraite dans son presbytère de Bleurville depuis fin 2009.

    Nommé curé in solidum avec l'abbé Pierre Maillard, curé de Monthureux-sur-Saône, en 1994, en résidence à la cure de Bleurville, il avait mené à bien la création de la grande paroisse Notre-Dame de la Saône qui regroupe onze clochers, après avoir été durant 30 ans missionnaire fidei donum au Mali.

    Son âge - 83 ans - et quelques soucis de santé l'ont décidé à quitter la maison curiale de Bleurville pour se rapprocher de sa famille.

    L'abbé Villaume célébrera sa messe d'au revoir en l'église de Regnévelle samedi 2 octobre à 18h00. Elle sera suivi du verre de l'amitié.

    Nul doute que les paroissiens pratiquants et non pratiquants auront à coeur de participer nombreux à sa dernière messe dans la paroisse Notre-Dame de la Saône.

    Merci Monsieur l'abbé pour votre fructueux ministère passé parmi ces vosgiens catholiques du bout du diocèse !

  • Un prêtre vosgien gardien de Tibhérine

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    [Vosges Matin]

  • Un Lorrain ordonné prêtre à Paris

    "La vocation sacerdotale ne m’a jamais vraiment quitté" confie Thierry Laurent, fils de restaurateurs lorrains. Il vient d’être ordonné ce 26 juin en la cathédrale Notre-Dame de Paris.

    abbé Thierry Laurent.JPGLa vie chrétienne vécue en famille, les amitiés dans le scoutisme et sa participation au pèlerinage Domremy-Vaucouleurs (et aussi celui de Chartres), sa contribution au service de la liturgie, la rencontre de prêtres ont nourri sa foi paisible et classique. De sa grand-mère, il garde une piété mariale inconditionnelle. Etudiant en droit à Nancy, il vit de façon plus intense sa foi : il ressent la nécessité de faire de l’apostolat et se lance dans la catéchèse auprès d’enfants ayant des handicaps mentaux, ainsi que dans l’animation de cercles d’étudiants.

    En 1996, il devient avocat ; il enseigne aussi à l’université. Sa carrière démarre rapidement lui procurant un train de vie confortable. Réaliste et pratique, Thierry Laurent se dépense sans compter pour les autres, assure son métier comme ses nombreux engagements apostoliques, dont la charge d’avocat ecclésiastique à Nancy.

    Après plus de six ans d’un métier haletant, il veut aller jusqu’au bout de l’appel ressenti. "Malgré l’amour de mon métier, j’ai finalement accepté d’arrêter pour me consacrer de manière pleine et entière à Dieu dans le sacerdoce. La question de la confession de la foi et du pardon représente un point central de ma vocation. Je l’ai toujours vécue de manière assez heureuse et je me suis senti appelé à cette présence sacramentelle auprès de mes frères." A 34 ans, sa vocation est accueillie dans le diocèse de Paris.

    Moment phare et très marquant dans sa formation, un stage de quatorze mois au Bangladesh : " J’ai pris conscience de la pauvreté injuste et j’y ai trouvé matière pour annoncer l’Evangile en actes. Bavard et passionné de la vie, il ressent une grande amitié spirituelle pour saint Ignace de Loyola, saint Thomas d’Aquin et saint José Maria Escriva. Il se sent en adéquation avec le monde, celui du travail, mais aussi celui des jeunes familles, des étudiants, des souffrants en fin de vie, des personnes handicapées. Une fois prêtre, il espère bien garder cette appétence à ne laisser passer personne !

    (cliché : l’abbé Thierry Laurent est au premier plan, la tête baissée)

    [info de Ph. M. et http://www.mavocation.org/actualite/ordinations-paris-2010/1431-thierry-laurent.html]

  • Nancy : ordinations d’un prêtre et de deux diacres

    Ce dimanche 20 juin, les catholiques lorrains se sont rassemblés très nombreux autour de l’évêque du diocèse et de son clergé dans la cathédrale Notre-Dame de Bonne Nouvelle de Nancy pour l’ordination d’un prêtre et de deux diacres.

    ordinations cathédrale ncy 20.06.10 029.jpgAu cours de cette cérémonie solennelle, Mgr Jean-Louis Papin, évêque de Nancy & de Toul, a conféré le sacrement de l’ordre à Alexandre Thomassin, 30 ans, originaire de Favières dans le Saintois, et ordonné diacres en vue d’être prêtres Pierre Demenois, 35 ans, originaire d’Agincourt, commune de l’est nancéien, et Jean-Louis Coinsmann, 31 ans, originaire de Dolcourt, dans le sud toulois.

    L’Eglise locale a mis toute sa solennité pour ce moment qui compte dans la vie de ceux qui ont choisi de servir Dieu et l’Eglise, mais aussi pour l’institution ecclésiale et le peuple des fidèles. Car il ne peut y avoir d’Eglise sans prêtre comme l’a rappelé Mgr Papin lors de son homélie. On peut lire le sermon de Mgr Papin sur http://catholique-nancy.cef.fr/spip/Fete-diocesaine-des-ordinations.

    Le moment fort reste naturellement l’imposition des mains par l’évêque et son presbyterium sur la tête des diacres puis du futur prêtre, suivi dans son geste symbolique par l’assemblée des prêtres.

    L’abbé Alexandre Thomassin a exercé son service de diacre à l’église de la Vierge-des-Pauvres au Haut-du-Lièvre à Nancy. Durant une année, il s’est partagé entre sa formation au séminaire interdiocésain de Lorraine à Metz et la paroisse Saint-Mansuy du Toulois. Quant à Pierre Demenois, il reconnaît que l’appel à la prêtrise n’a rien de commun avec la fiction, la vocation reste fondamentalement un mystère.

    Tous restent intensément attachés à leur terre lorraine. Ils assureront donc leur service de prêtre et de diacre dans le diocèse de Nancy et de Toul.

    Lors de la cérémonie d’ordination, nous avons eu l’immense joie de revoir, parmi la multitude d’anciens et de jeunes prêtres de Meurthe-et-Moselle et d’autres diocèses et congrégations, l’abbé André Houot, qui fut curé de Bleurville de 1969 à 1993.

    Quelques clichés de la cérémonie d’ordination…

    [crédit photo : H&PB]

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  • L'année sacerdotale dans le diocèse de Nancy & Toul

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  • Entre Vosges et Haute-Marne, saint Vincent et la vigne célébrés

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    [Vosges Matin | 27.01.10]

  • Un Lorrain des Antipodes ordonné prêtre

    L’abbé Rémi Picot, originaire de Lunéville, a été ordonné prêtre le 19 décembre au séminaire de Goulburn, en Australie.

     

    bénédiction abbé picot.jpgRémi est le quatrième enfant d’une fratrie qui en compte douze. Après avoir effectué sa scolarité dans des établissements privés catholiques lorrains puis un passage par l’université de Nancy-2, il s’est découvert une vocation pour le sacerdoce.

     

    Après un temps de réflexion, il est entré au petit séminaire de Flavigny, en Côte-d’Or, en 2003, puis a poursuivi ses études au séminaire d’Ecône, en Suisse, pendant trois ans. Il a ensuite rejoint le séminaire de la Sainte-Croix de Goulburn en mars 2008. Cette nouvelle expérience en Australie l'a aidé à se préparer au ministère presbytéral.

     

    Ce samedi 19 décembre, par un beau jour d’été australien, Mgr Bernard Tissier de Mallerais a donc conféré le sacrement de l’ordre à deux diacres, Rémi Picot et Todd Stephens, un australien. Vingt-trois prêtres assistaient le prélat lors de la cérémonie d’ordination, et quelque 500 fidèles dont la famille de l'abbé Picot venue de Lorraine.

     

     

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    Lors de la cérémonie d'ordination.

     

     

     

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    Premières bénédictions par l'abbé Picot.
  • Les Vosges, terre catholique ?

    Le bassin parisien élargi est l'un des territoires où l'audience de l'Eglise catholique est la plus faible, à l'opposé de l'Est et de ses diocèses concordataires.

     

    france catholique.jpgLes Vosgiens seraient-ils plus catholiques que la moyenne des Français ? Oui, selon l'Ifop, pour qui 74,6 % des Vosgiens se déclarent comme tels. A l'échelle de la France, l'Est fait toujours figure de bastion du catholicisme, mais avec des taux de pratiquants très disparates.

     

    Ce dimanche, dans les Vosges, 17.000 personnes auront reçu la bénédiction d'un prêtre. 4,5 % de la population du département se rend en effet chaque dimanche à la messe. Cette moyenne nationale est l'une des nombreuses statistiques contenues dans l'analyse "Le catholicisme en France en 2009" que vient de publier l'Ifop. "Attention ! Il ne s'agit pas d'un sondage, prévient Frédéric Dabi, directeur du département "Opinion et stratégies d'entreprise" à l'Ifop. Nous avons exploité des renseignements signalétiques obtenus lors de 135 enquêtes : le sexe, l'âge, la profession, la religion…" Voilà pour la méthodologie.

     

    Sur le fond de l'analyse, plusieurs données retiennent l'attention. Premièrement, bien que tous les bancs ne soient pas occupés le dimanche à l'église, 64 % des Français se déclarent catholiques. Ils étaient 81 % en 1952. Mais 87 % en 1972. L'Ifop attribue en partie cette courbe ascendante à l'impact du concile Vatican II sur l'image de l'Eglise. "En revanche, à partir de 1978, nous n'observons pas d'effet Jean-Paul II", reprend Frédéric Dabi.

     

    Certaines régions résistent mieux que d'autres à cette "baisse de l'audience", telle que qualifiée par l'institut : l'Ouest intérieur, le Sud du Massif Central, les Pyrénées-Atlantiques et l'Est de la France. En bleu foncé sur la carte ci-dessus, les Vosges comptent au nombre de ces bastions. Dans le diocèse de Saint-Dié, 76,4 % des personnes interrogées se sont déclarées catholiques, dix points de plus que la moyenne nationale ! Mgr Jean-Paul Mathieu, évêque de Saint-Dié, n'est pas surpris : "Il y a toujours eu un certain nombre de terres catholiques dans les Vosges, mais elles sont inégalement réparties." Autre explication avancée par l'évêque : "La population immigrée, qui pratique une autre religion, y est moins nombreuse que dans d'autres régions."

     

    abbés pierré et villaume1 16.08.09.jpgMais ce n'est pas parce que les catholiques y sont plus nombreux qu'ils pratiquent plus que la moyenne nationale. A peine 15,5 % de pratiquants de Neufchâteau à Saint-Dié et de Charmes à Remiremont (15,2 % dans l'Hexagone). Pourquoi cette rupture ? Frédéric Dabi, de l'Ifop, y discerne la marque des catholiques sociologiques : "Des personnes nées dans des familles catholiques mais qui sont éloignées de la croyance et de l'institution."

     

    Pour l'évêque, cet effondrement de la pratique est plus sensible "dans le rural que dans le monde urbain", alors que les campagnes, territoires où les traditions sont sacrées, auraient pu nous convaincre du contraire. "Mais les prêtres y sont moins nombreux et les croyants doivent beaucoup se déplacer pour se rendre à une messe", reprend le prélat qui se demande si les sondeurs, à l'avenir, prendront en considération les nouvelles formes de célébration autour de la parole de Dieu, appelées à se démocratiser dans les paroisses sans curé.

     

    messe en lorraine.jpgParmi ces 15,5 % de Vosgiens pratiquants, ils ne sont donc, nous l'avons vu, que 4,5 % (moyenne nationale, pas de chiffres locaux) à fréquenter l'eucharistie tous les dimanches. Réduire la pratique religieuse au seul fait d'assister à la messe est discutable pour l'évêque des Vosges. "Je suis en effet frappé par les personnes rencontrées lors de rassemblements : la proclamation du projet diocésain à Saint-Dié, Festi Jeunes, celui du MRJC hier à Moriville…" Ce serait donc cela aussi, pratiquer. En 1952, 27 % des Français se rendaient à l'église tous les dimanches…

     

    Un dernier indicateur semble en revanche général dans cette livraison de l'Ifop : l'âge et le sexe des catholiques. 50 % d'entre eux ont plus de 50 ans, alors que les plus de 50 ans ne représentent que 42 % de la population française. Et l'écart se creuse encore chez les pratiquants (65 % ont plus de 50 ans) qui sont, à 61 %, des pratiquantes. "Les jeunes sont souvent accaparés par leur installation dans la vie professionnelle et dans la vie familiale. L'adhésion est plus tardive, quand intervient la stabilité, quand les enfants sont plus grands. Voyez le nombre de recommençants", termine, confiant, le chef de l'Eglise catholique des Vosges, qui appelle à "une nouvelle forme d'organisation de la vie de l'Eglise." Tout le sens du projet diocésain proclamé le 31 mai dernier devant la cathédrale de Saint-Dié.

     

    Au final, ce qui fait la force d’une Eglise, ce n’est pas forcément le nombre. C’est avant tout l’intensité de la foi. Et ça cela ne se mesure pas par sondage…

     

     

    [d’après Vosges Matin |13.09.09]

  • Un prêtre slovène en visite en Lorraine

    Le père Niko Zvokelj, curé de Strunjan et des motards, a été séduit par la Lorraine. Retour avec une cinquantaine de paroissiens.

     

    prêtre slovène.jpgLe personnage impressionne par sa stature et son tempérament. Venu l'an dernier à l'invitation d'amis slovènes, il est littéralement tombé sous le charme de la vieille ville, la place Stanislas, le parc de la Pépinière... de Nancy dans son ensemble. Un émerveillement complété par la découverte de la fête des vignerons d'Eguisheim près de Colmar. Normal, la paroisse du père Niko Zvokelj se situe dans le secteur viticole qui correspond à la cinquantaine de kilomètres d'ouverture de son pays sur l'Adriatique.

     

    Le coup de foudre de l'homme d'Eglise est suffisamment fort pour qu'il ait envie de le partager. Il est donc revenu vendredi matin après une nuit passée dans le bus avec 45 de ses « paroissiens ». Cette fois encore, le séjour ne durera que trois jours, partagés entre les pavés de « Saint-Epvre » et l'Alsace. Le menu est plutôt copieux avec visite des hauts lieux emblématiques de la capitale lorraine, y compris l'Ecole de Nancy, un détour par la basilique de Saint-Nicolas-de-Port où le prêtre a tenu à célébrer une messe samedi matin tant l'édifice l'a séduit. Après, détour par le musée de la bière, cap sur Eguisheim et sa pittoresque fête de la vigne. Avant de reprendre la route pour la Slovénie, Niko animera de nouveau un office à Husseren-les-Châteaux.

     

    Le père Zvokelj, à l'instant d'organiser ce séjour, a d'abord fait appel à des agences de voyage, incapables de monter un tel périple. Il a donc retroussé les manches, préparé un programme, certes dense mais suffisamment plein d'imprévus et d'originalité pour ne pas lasser. Avec ses « relais » locaux, il a mis sur pieds l'hébergement et l'intendance à la MJC Lillebonne, dans le cadre d'échanges internationaux, pour les repas. Les Slovènes y ont fait découvrir, dès le petit-déjeuner, un jambon habillé de pâte à pain.

     

    Le dîner lorrain constituait une suite tout aussi gourmande à ce prélude avec salade de pommes de terre, un pâté en croûte, fierté de la gastronomie régionale pour finir, saison oblige, par l'incontournable tarte aux mirabelles. Le tout accompagné d'un récital des soeurs Kousinovitch.

     

    Le père Zvokelj a voulu faire de ce périple un instant chaleureux, convivial, de véritable échange et surtout pas un banal instant touristique. Pari réussi tout comme son projet initial adopté par 45 de ses compatriotes, des paroissiens mais aussi un nombre non négligeable de motards dont il est l’aumônier. Passionné depuis longtemps par les « gros cubes », il a accepté de diriger la cérémonie de bénédiction de leurs engins qu'ils se voyaient régulièrement refusée ailleurs. Cette année le 25 avril, date fixée pour le rendez-vous, ils étaient 5.000.

     

    Niko, frère franciscain, selon les préceptes de son ordre, ne doit rien posséder. Des amis lui ont permis de sacrifier tout de même à la griserie de chevaucher une moto en lui en offrant une. Si sa barbe démesurée lui donne les allures d'un Hell's Angel, l'homme explique qu'il la laisse pousser depuis la fin de l'adolescence, époque où ce choix symbolisait sa rébellion contre les valeurs usées des générations précédentes. Celui, dont la famille appartenait au parti communiste de l'ex-Yougoslavie de Tito, n'a jamais hésité quand il a ressenti sa vocation. De quoi un peu mieux comprendre cette sérénité simple qu'il dégage.

     

    Déjà, un nouveau voyage en Alsace-Lorraine est prévu. A moto, peut-être, cette fois. Possible quand on sait que le « drôle » de curé et ses paroissiens ont déjà poussé sur ce mode jusqu'à Assise, en Italie. Un raid de 570 kilomètres !

     

    [d’après l’Est Républicain | 30.08.09]

  • Toul : marche silencieuse de soutien à l’abbé Noël

    Ce dimanche 9 août à 11h30, devant l'hôtel de ville de Toul, environ 70 personnes ont participé à la marche silencieuse de soutien organisée en faveur de l'abbé Roland Noël, ce prêtre toulois victime de jets de pierres et de dégradations répétées depuis plusieurs mois dans sa chapelle à la Croix-de-Metz.

     

    soutien abbé noel toul2 09.08.09.jpgLes organisateurs et participants, catholiques et non catholiques, pratiquants et non pratiquants, ont souhaité protester contre ces actes inadmissibles dirigés contre la religion catholique et un de ses ministres ; cette démarche se voulait non revendicative et surtout apolitique.

     

    Des jeunes du mouvement "Autonome Lorrain" s’étaient associés à ce rassemblement silencieux. Il s’agit d'un collectif régional pour la défense des valeurs de la civilisation occidentale et de la culture française. Une délégation nancéienne s'était spécialement déplacée pour l'occasion. L'une des adhérentes a lu une déclaration sur le parvis de la collégiale Saint-Gengoult, fustigeant les atteintes de plus en plus nombreuses aux symboles du christianisme dans notre pays et dénonçant la passivité des pouvoirs publics. Puis le cortège a rejoint dans le plus grand calme le parvis de la cathédrale Saint-Etienne pour la dislocation.

     

    On peut regretter que les paroissiens toulois ne se soient pas associés à cette marche de soutien envers leur prêtre…

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 10.08.09]

  • Jubilé des prêtres vosgiens en la basilique Saint-Pierre Fourier de Mattaincourt

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    [Vosges Matin | 02.07.09]

  • Un prêtre catholique caillassé à Toul

    A la chapelle de la Croix-de-Metz, à Toul, les vitres volent en éclat, la croix a été recouverte d'un tissu noir... Le prêtre fait l'objet de menaces. Excédé, il quitte le quartier.

     

    abbé noël.jpg« C'est décidé, je pars. Ça devient insupportable. Depuis pratiquement une semaine, c'est tous les soirs ! » Dépité, contrarié, déçu, fâché ? Les mots sont faibles pour exprimer le ressenti de l'abbé Noël. Depuis plusieurs jours, en effet, à la tombée de la nuit, le curé de la Croix-de-Metz semble être la cible d'un groupe de jeunes. Pour des raisons qu'il ignore, pierres et cailloux pleuvent sur les vitres de l'étage de la chapelle où il a élu domicile depuis 2002. « Jusqu'à l'année dernière, je n'avais jamais rencontré de problème », confie l'homme d'Eglise. « Depuis un an, je dirais que ce genre d'incident se produit irrégulièrement. Mais depuis mercredi dernier, ça ne s'arrête plus ou presque. A chaque fois, à partir de 21 h 30... »

     

    Il faut dire qu'en milieu de semaine dernière, celui qui souhaitait partir sur la pointe des pieds, sans faire de vague, s'est finalement rendu au commissariat de police pour évoquer des faits qu'il ne pouvait passer sous silence. « Cette fois, ils m'ont menacé verbalement, en me disant " On aura ta peau ! " ». Si la formule a de quoi interloquer, la démarche de l'abbé Noël consistait seulement à attirer l'attention pour mettre fin à cette situation qu'il qualifie seulement d'« anormale ». Mais c'était sans compter sur les fidèles et proches. Beaucoup plus irrités, voire même scandalisés, par les exactions perpétrées dans la nuit de dimanche à lundi dernier. « Au total, six fenêtres de la chapelle ont été cassées », se désole l'un d'entre-eux, avisant plusieurs cailloux et parpaings, atterris dans le couloir de l'appartement, au milieu des débris de vitres, qui ont volées en éclats. (NDLR : dans notre édition du 29 juin, nous avons également évoqué l'intervention des forces de police, dans ce secteur de la Croix-de-Metz, concernant un véhicule de sapeurs-pompiers, caillassé dans la nuit de samedi à dimanche.)

     

    Encore plus courroucé, un habitant de Toul pointe du doigt la croix surplombant l'édifice cultuel : « Regardez. Ils l'ont recouverte d'une espèce d'étendard noir », soupire-t-il, en lâchant avec une visible incompréhension : « Il y a quand même le respect des lieux ! J'ignore comment ils ont pu accéder là-haut, mais voilà le résultat ! »

     

    Un autre confie même s'être rendu sur place, en compagnie de son épouse, « pour faire le guet », durant une bonne heure, dans la soirée de ce lundi. « Mais ce soir-là, c'était à peu près calme... », déplorant toutefois « le coffret électrique pulvérisé quelques jours plus tôt », situé à proximité de la façade de la chapelle.

     

    A ses côtés, l'abbé confirme la violence des faits : « Dimanche soir, une pierre a volé. Elle a heurté mon poignet. Le verre de ma montre s'est brisé ! » L’ecclésiastique se souvient alors d'un évènement similaire, datant de l'an passé : « Un soir, un caillou a même atterri dans mon lit ! » En tout cas, dimanche soir, l'abbé Noël s'est résolu à trouver refuge, pour la nuit, chez des amis... En attendant le calme. Avant une prochaine tempête anti-catholique. Car il s’agit bien là d’actes cathophobes : l’agression contre un représentant de l’Eglise, l’atteinte aux symboles du christianisme (les vitraux de la chapelle, la croix sommitale).

     

    Jusqu’à quand les catholiques vont-ils supporter cet état de fait ? De tels faits perpétrés contre un lieu de culte ou d’un représentant d’une autre religion auraient déjà déclanché des manifestations de désapprobation nationales. Et d'entendre crier au blasphème. Mais, étrangement, lorsqu’il s’agit des catholiques, personne pour réagir… Nous touchons vraiment le fond de notre civilisation. Lorsque l'on commence à ne plus respecter le sacré, c’est l’homme lui-même que l’on ne respecte plus. Et c’est bien le cas ici, à Toul, cité siège du plus ancien diocèse lorrain…

     

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 01.07.09]