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saône

  • Vioménil (88) : la source de la Saône a disparu

    En ce mois d'août 2017, la source de la Saône à Vioménil est complétement asséchée...

  • Vioménil (88) : d'un filet d'eau naît la Saône

    C’est en toute discrétion qu’apparaît l’émergence de la Saône dans le charmant village vosgien de Vioménil, dans le canton de Darney. L’eau de cette source au débit modeste parcourra 480 km avant de se jeter dans le Rhône. Et de rejoindre la Méditerranée...

    Difficile d’imaginer que le petit filet d’eau qui s’écoule d’une rigole pierreuse avant de serpenter jusqu’à un ancien égayoir à chevaux, devenu par la suite un lavoir, deviendra ensuite le neuvième plus long cours d’eau de France !

    C’est au pied de la falaise des monts Faucilles et à 402 mètres d’altitude, en aval du centre de Vioménil, village de 160 âmes à la sérénité authentique, que surgissent les premiers signes visibles de la Saône. La rivière y prend son élan avant de traverser Darney, Attigny, Monthureux-sur-Saône, Châtillon-sur-Saône et parfaire sa croissance en parcourant la Haute-Saône. Après avoir sillonné cinq départements, ses eaux se marient à celles du Rhône à La Mulatière, non loin de Lyon.

    La Saône doit son nom à la tribu celte des Sequanes et à la déesse Souconna ou Sauc-Onna. Les moines copistes l’ont progressivement renommée "Saoconna", d’où elle tire son nom de "Saône". Elle traverse les départements des Vosges puis de Haute-Saône, de Côte-d’Or, de Saône-et-Loire et enfin du Rhône.

    La Saône possède onze affluents et représente un bassin fluvial de 29 950 km² avec un débit moyen de 410 m³/s largement exploité avec l’implantation de barrages modernes. La rivière n’est navigable qu’à partir de Corre mais les bateaux à grand gabarit ne peuvent remonter au-delà de Saint-Jean-de-Losne. La Saône est largement équipée de ports de commerce où les marchandises variées sont transportées par d’immenses péniches ou encore des navires fluvio-maritimes assurant ainsi l’échange de plusieurs millions de tonnes de marchandises.

    Mais ceci est une autre histoire et revenons à Vioménil, là où tout démarre. Toute l’année, mais majoritairement en été, un flux régulier de touristes français et étrangers visite cette source bien entretenue par la commune.

    A l’avenir, afin retenir un peu plus longuement les groupes de marcheurs, de cyclistes ou de cavaliers sur le territoire, la mairie envisage la construction d’un abri digne de ce nom à proximité de la source. Les promeneurs auront ainsi le loisir de partir à la découverte des richesses géographiques et historiques du village et du secteur. En effet, des personnages célèbres comme les mousquetaires de la famille Du Houx ou, plus proche de nous, l’écrivain Hervé Bazin, sont nés ou ont résidé à Vioménil. Par ailleurs, de récentes explorations menées par l’association Escles-Archéologie ont mis au jour un site gallo-romain important au pied de la source. « Un sondage du sol devrait être prochainement mené afin d’en déterminer son ampleur », indique le maire qui voit là un vrai potentiel historique et touristique pour cette source de la Saône.

    [d'après Vosges Matin]

  • Vers une nouvelle communauté de communes élargie pour le sud-ouest vosgien

  • Quel nom pour la future grande communauté de communes du sud-ouest vosgien : et pourquoi pas "Pays de Saône & Mouzon" ?

    [VM]

  • Vioménil (88) : valorisation des découvertes archéologiques de la source de la Saône

    A la fin de l'hiver 2014-2015, les archéologues de l'association Escles-Archéologie épaulés par les bénévoles du Cercle d'études locales de Contrexéville, ont réalisé des fouilles archéologiques autorisées dans le lit de la Saône naissante, à Vioménil. Plusieurs structures architecturales de belle facture et aux fondations puissantes de l'époque gallo-romaine ont été découvertes (foyer de cuisine, fragment de tête de statue avec un diadème, base d'un long mur intégrant une colonnade, massifs bancs en grès aux pieds moulurés, fragment de colonne...).

    Désormais, les résultats du sondage sont rebouchés.

    En collaboration avec la municipalité et les propriétaires des terrains concernés, Escles-Archéologie a finalisé la restitution des découvertes au public dans une perspective touristique en mettant en scène les bancs, un dé de grès et un fragment de colonne prélevés dans les fouilles.

    Un panneau explicatif apporte au visiteur les informations nécessaires à la compréhension de ces découvertes.

    Cette évocation est installée à 30 mètres du site archéologique, dans le lavoir du village.

    Accès libre toute l'année.

  • Vioménil (88) : des découvertes gallo-romaines à la source de la Saône

    [Vosges Matin]

  • Parc naturel régional Saône-Meuse : le projet présenté

  • Trois départements pour un parc naturel régional

    [Vosges Matin]

  • "Sur la Saône au matin" par Jan Monchablon

    J.Monchablon_Sur la Saône au matin.jpg

    Jan Monchablon, Sur la Saône au matin, fin XIXe s.
     
     
    Cette toile signée par Jan Monchablon, le peintre vosgien de Châtillon-sur-Saône, de belles dimensions (38,5 x 55 cm), sera vendue aux enchères le 29 novembre 2014 par la galerie Galartis à Lausanne (Suisse).
  • La Saône, de Vioménil à Lyon

    En plein milieu de Vioménil, dans les Vosges, surgit la source de la Saône. Un faible débit d’eau s’engage alors vers un long périple de quelque 480 km avant de se jeter dans le Rhône. Une naissance bucolique et en toute discrétion.

    saone.jpgLe calme et la sérénité prédominent dans la petite commune de Vioménil, bien loin du tapage urbain. Sur la petite place de la mairie apparaît une plaque qui rappelle le passage durant deux ans à l’école du village du célèbre écrivain Hervé Bazin. A 50 m en aval, surgit la ruisselante célébrité locale au pied des Monts Faucilles. Quelques touristes, français et étrangers, visitent ainsi la source de la Saône et le village, par la même occasion. Des gîtes sont là pour permettre à ceux qui veulent approfondir leur visite de séjourner une ou deux nuits supplémentaires.

    lorraine,vosges,saône,darney,monthureuxn,chatllon sur saone,gras,ourche,doubs,lyon,méditerranée,monts faucilles,hervé bazinCar l’émergence de la Saône à Vioménil s’associe à un ensemble géologique et patrimonial sur une zone de partage des eaux spécifique à l’endroit. Un kilomètre plus loin, au beau milieu de la forêt de la Vôge, une seconde source apporte son obole à la curiosité géographique. Le Madon prend donc son départ en direction de la Meurthe, qui se jettera plus tard dans le Rhin. La ligne de partage des eaux entre Méditerranée et Mer du Nord apparaît en plein jour avec deux sources presque côte à côte. Un constat stupéfiant en pleine nature qui mérite bien un petit détour. Durant son périple vosgien de 40 km, elle est grossie de ses premiers affluents, l'Ourche et le Gras, traverse les bourgs de Darney et Monthureux, passe sous le charmant pont en dos d'âne d'Attigny, salue de loin Bleurville campé devant ses forêts, fait un clin d'œil au monastère de Godoncourt et au couvent des Cordeliers des Thons, puis, avant de répondre à l'appel du sud, prend congés de la Lorraine à Châtillon... sur Saône !

    lorraine,vosges,saône,darney,monthureuxn,chatllon sur saone,gras,ourche,doubs,lyon,méditerranée,monts faucilles,hervé bazinDes roulottes en location à Fontenoy-le-Château, des vaillants marcheurs, des cyclistes n’hésitent pas à faire le déplacement en s’oxygénant à plein poumon. Les petits ruisseaux font les grandes rivières, le dicton s’adapte parfaitement à l’histoire de la Saône. La richesse géographique et historique qu’inspire cette rivière est immense. « Les trois mousquetaires de la famille Du Houx, de Vioménil, ont connu bien des heures de gloire à la fin du XVIIIe siècle dans le corps expéditionnaire français envoyé de l’autre côté de l’Atlantique pour aider les Américains à conquérir leur liberté » , racontait récemment l’historien local André Poirot, démontrant ainsi que des personnages célèbres ont habité près de la source. Navigable à partir de Corre, la rivière devient ensuite la « grande Saône » après l’apport du confluent du Doubs dont le débit est légèrement supérieur. La Saône termine ainsi son périple dans le Rhône, à la Mulatière, commune limitrophe de Lyon.

    [d'après Vosges Matin]

  • "Mémoire de Saône Lorraine sur la Grande Guerre" à Hennezel (88)

    saone lorraine.GIF

    ‡ Exposition à découvrir du 13 avril au 31 octobre 2014

    au musée des activités anciennes et de la Résistance 

    de Hennezel-Clairey (Vosges)

    Renseignement au 03.29.07.00.80

  • Le Parc naturel régional entre Saône et Meuse

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    [Vosges Matin]

  • Vioménil (88) : à la source lorraine de la Saône

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    [Vosges Matin]

  • L'Echo des 3 Provinces d'octobre-novembre 2012

    echo 3 provinces.jpgCette revue est étonnante. Elle a connu une remarquable évolution, tant dans son contenu éditorial que dans sa présentation. Avec ce numéro automnal, L'Echo des 3 Provinces propose une maquette rénovée et réellement sympathique à l'oeil par sa mise en page et son graphisme modernisés et colorés.

    Le magazine des habitants du Pays des Trois Provinces (Lorraine, Champagne, Franche-Comté) est un lien entre des secteurs essentiellement ruraux situés entre Vôge lorraine et Bassigny et Vôge saônoise. Le sommaire de ce numéro est le reflet de la diversité des activités et de l'histoire des bourgs et villages de ce pays du "bout de la Lorraine". On y découvre ainsi une histoire d'impôts à Villars-Saint-Marcellin (52), le Cahier de mademoiselle Marchal de Lamarche (88), la biographie de Paul Evariste Parmentier, botaniste haut-saônois, l'artiste Jule Van de Linden, la vie culturelle à Châtillon-sur-Saône (88), la chapelle de Presles (52), verre et verriers à l'honneur au musée de Hennezel (88), les nouveaux vitraux de la chapelle de la Manufacture de Bains-les-Bains, les échos des visites estivales dans les villages du Pays aux Trois Provinces, histoire de la cuisine, les activités associatives...

     

    L'Echo des 3 Provinces est distribué gratuitement dans les communes du Pays aux Trois Provinces. Pour les expatriés, possibilité de s'abonner en contactant la directrice de la publication, Evelyne Relion : evelyne.relion@orange.fr 

  • Saône Lorraine : un parc éolien à l'étude

    eoliennes.jpg

    [Vosges Matin]

  • Randonnée entre Saône et Vôge

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    [Est Républicain | 21.11.10]

  • Téléthon en Saône Lorraine

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  • Les Journées du Patrimoine en Saône Lorraine... suite

    >> Hommes et femmes célèbres en Saône Lorraine : conférence de Jean-François Michel, à Monthureux

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    >> L'héritage industriel de la Saône Lorraine

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    >>  Des chevaux et des hommes à la ferme du Bignovre, à Bleurville

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  • Les Journées du Patrimoine en Saône Lorraine

    > A l'abbaye bénédictine Saint-Maur de Bleurville

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    > Au pôle d'activités du Mont de Savillon

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    [

    Vosges Matin]

     

  • Saône Lorraine : les syndicats d'initiative oeuvrent à la promotion du sud-ouest vosgien

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    [Vosges Matin | 10.03.10]

  • Sud-ouest vosgien : l'union des communautés de communes et syndicats d'initiative pour la promotion du territoire

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    [Vosges Matin | 30.01.10]

  • L’association « Aux sources du parc » se met au travail

    Les membres de la toute nouvelle association "Aux sources du parc" se retrouveront en commission dès début 2010 pour traiter des différents thèmes fondateurs du projet de parc naturel régional dans le sud-ouest vosgien.

     

    aux sources du parc.jpgUn pas de plus est franchi pour voir la création d'un parc naturel régional. Une association vient de voir le jour et aura fort à faire en 2010.

     

    Plusieurs réunions ont eu lieu dans diverses localités des trois départements limitrophes (Haute-Marne, Haute-Saône, Vosges) depuis la mi-septembre en vue de créer un parc naturel régional.

     

    Mais avant tout, il faut créer une association porteuse de ce projet. Les bonnes volontés ne manquent pas. Et lors de la dernière réunion à la maison de la Nature à Tignécourt, une association a vu le jour. Elle a pour nom "Aux sources du parc". Cette appellation a une double symbolique puisque des cours d'eau importants prennent leur source ici (Meuse, Saône) ainsi que les ruisseaux qui se jettent dedans et partent soit vers la mer du Nord soit vers la Méditerranée… " A la source, espérons que ces petits ruisseaux fassent une grande rivière ! ", soulignait le président nouvellement élu, Fabrice Cahez. Mais le plus difficile sera de convaincre. Il faudra donc informer et sensibiliser à plusieurs niveaux : une grande majorité de la population, les élus, et discuter avec les trois conseils régionaux que sont la Lorraine, la Champagne-Ardenne et la Franche-Comté.

     

    Tous les instigateurs de ce projet sont unanimes : avec la création d'un parc, c'est un label, une marque qui se met en place. Ce qui permettra aux producteurs locaux de mieux vendre leurs produits par exemple. D'un point de vue touristique, c'est une qualité paysagère qui permettra de faire venir davantage des gens de l'extérieur.

     

    L'association est ouverte à tous, à toutes les sensibilités et à toutes les idées. Son siège social est au 116, rue de l'Église à Monthureux-sur-Saône. Fabrice Cahez préside les destinées de l'association. Il sera aidé de cinq vice-présidents : Didier Milliard, chargé de la communication ; Michel Fournier, chargé du développement touristique ; Florence Réveillas, chargée du développement économique ; Jean-Pierre Huguet, chargé du patrimoine culturel ; Pierre-Jean Prévôt, chargé du patrimoine naturel. Daniel Godard se charge de la trésorerie et Ingrid Colnet du secrétariat.

     

    Les cotisations ont été fixées  5 € (individuel) et 10 € (associations, artisans, entreprises, commerçants, exploitation agricoles) et 50 € (Codecom).

     

    Les prochains rendez-vous auront lieu en 2010 :

     

    Commission communication. - Lundi 16 janvier à 20 h 30 à la maison de la nature à Tignécourt.

    Commission patrimoine culturel. - Jeudi 14 janvier à 20 h 30 à la salle des fêtes de Claudon.

    Commission développement économique. - Lundi 18 janvier à 20 h 30 à la Codecom de Monthureux-sur-Saône.

    Commission tourisme. - Lundi 25 janvier à 20 h 30 à la Codecom de Darney.

    Commission patrimoine naturel. - Lundi 1er février à 20 h 30 à la salle des fêtes de Villotte.

     

    [d’après Vosges Matin | 18.12.09]

  • Saint Nicolas en visite en Saône Lorraine

    Le saint patron des Lorrains et des enfants sages est venu rendre visite à ses petits amis de Bleurville et de Monthureux durant ce week-end où l'on célébrait sa fête.

    St Nicolas 2009 015.jpgA Bleurville, il est arrivé dès samedi après-midi à bord de sa calèche dans laquelle se sont engoufrés avec joie les enfants du village... ainsi que Monsieur le Maire. Ils en ont profité pour se rapprocher de leur saint patron et faire quelques tours dans les rues de la petite cité au rythme des chevaux de Saint Nicolas.

    Au chef-lieu de canton, Saint Nicolas a attendu la nuit tombée pour apparaître sur l'onde sereine de la Saône avant d'être accueilli officiellement par Monsieur le Maire. Accompagné par la fanfare locale et les pompiers, notre saint et son inséparable compagnon Père Fouettard ont pérégriné dans les rues de la commune pour la plus grande joie des enfants et des parents.

    st nicolas monthureux sur saone.jpgSaint Nicolas demeure une tradition bien vivante dans nos villages et bourgs de l'Est. Et c'est très bien ainsi car nous avons tous besoin de rêver un peu en ces temps moroses.

     

    [clichés H&PB et Ch. Thiébaut]

    >> Plus de photos sur la visite de Saint Nicolas  à Monthureux sur www.monthureux.fr

  • Vers une liaison Saône-Moselle ?

    Véritable serpent de mer, la liaison entre la Méditerranée et la Mer du Nord refait surface avec le projet de jonction de la Saône et de la Moselle. Pédagogie et débats autour d'un projet structurant titanesque.

     

    Saone-Moselle.jpgUn canal d'une longueur de 200 à 250 kilomètres entre Neuves-Maisons (Meurthe-et-Moselle, Lorraine) et Saint-Jean-de-Losne (Côté d'or, Bourgogne) afin de relier la Saône et la Moselle. Le tout pour la rondelette somme de 10 milliards d'euros. Un projet titanesque traversant le département des Vosges du nord au sud via les environs de Neufchâteau et de Contrexéville. Plein de démesure. Une idée folle ?

     

    Pas tout-à-fait. La construction d'une telle voie fluviale permettrait de mettre en connexion, par l'intérieur des terres, la Méditerranée et la Mer du Nord. Un projet tant rêvé depuis l’Antiquité, et qui resurgit dans les songes de nombreux décideurs politiques, entrepreneurs actifs et simples citoyens de Lorraine, de Bourgogne et de Franche-Comté, les trois régions principalement et directement concernées.

     

    Les objectifs poursuivis sont clairs : œuvrer pour le développement durable en favorisant le transport fluvial dont le coût environnemental est extrêmement faible, désengorger les autoroutes du nord-est des innombrables camions qui les empruntent, et stimuler les économies sinistrées de ces grandes provinces françaises.

     

    À présent, la mission est de faire de ce doux rêve une concrète réalité. Des études ont ainsi, d'ores et déjà, été menées, autant sur les plans socio-économique que technique. D'autres sont en cours. Quatre couloirs de passage ont été retenus pour accueillir la liaison fluviale, dans une bande d'une quarantaine de kilomètres.

     

    Une bande qui englobe la circonscription de Jean-Jacques Gaultier, député et conseiller général des Vosges. Vigilant sur le suivi du dossier, il rappelle : "La poursuite des études est nécessaire. Elles sont faites pour préparer le débat public prévu en 2012 par la loi Grenelle 1, loi votée à la quasi-unanimité."

     

    Et Patrick Hatzig, vice-président au Conseil régional de Lorraine délégué aux infrastructures et aux transports, soutien de la première du projet, de poursuivre : "Il faut mener les études comparatives pour créer les conditions démocratiques du débat. C'est ce que le Président de la République a réaffirmé lors de son déplacement en Moselle. Et la question sera tranchée en connaissance de cause en 2012."

     

    canal.jpgPourtant, à peine imaginé, loin d'être creusé, le canal Saône-Moselle soulève déjà bien des polémiques, notamment du côté des Verts qui se verraient bien, à l'instar de leur enterrement en règle du canal Rhin-Rhône en 1997 avec l'arrivée de la gauche plurielle au Palais Bourbon et de Lionel Jospin à Matignon, en fossoyeur du projet. "La liaison Saône-Moselle est une fausse bonne solution. Elle va nécessiter une énorme quantité d'eau car elle suppose de nombreuses écluses. Elle va dénaturer les paysages et détruire les éco-systèmes, sans parler de la disparition des terres agricoles", accuse Jean-François Fleck, conseiller régional (Verts), détracteur de la première heure du "canal de l'absurde". L'écologiste poursuit son argumentaire à charge : "Je ferais un parallèle avec la RN66. Quand on regarde une carte, il n'y a que quelques kilomètres pour faire la jonction. Mais, sur le terrain, le contournement qu'il nécessite en fait un projet absurde, coûteux et destructeur."

     

    Un raisonnement contesté par Patrick Hatzig, lui qui voit dans le canal l'opportunité de faire de la Lorraine un "carrefour, un lieu de transit des marchandises". "Le canal n'ira pas à fond de vallée, il sera à flanc de coteaux. Il ne remplacera donc pas les cours d'eau, répond-il, alors il n'y aura aucun problème pour l'environnement et la biodiversité." Autant dire que les discussions politiques sont lancées et animées. Avant l'heure.

     

    Car le débat public - "officiel" - se tiendra bien en 2012. Et, sans doute, les premiers coups de pelle dans les sols de la vallée vosgienne ne viendront pas avant l'horizon 2025. D'ici là, bien de l'eau aura eu le temps de couler sous les ponts de la Moselle et de la Saône. Un long temps de suivi, au fil de l'eau, d'un projet dont la polémique qu'il suscite n'a de mesure que le gigantisme qu'il abrite.

     

    Tanguera-t-il devant les obstacles dans la mer agitée d'une nature fragile et capricieuse ? Chavirera-t-il dans la tempête soulevée par des écologistes qui ont le vent en poupe ? Sur le pont, barre en main, les capitaines du navire "Sâone-Moselle" entendent bien être les premiers hommes à mener une embarcation de la Méditerranée à la Mer du Nord. Par les terres, sans escale.

     

    [Vosges Matin |16.11.09]

  • César, le Rhône (et un peu la Saône...) pour mémoire

    césar.jpgVoilà une exposition qui nous emène bien loin de notre Lorraine. Mais, à bien y réfléchir, notre Saône Lorraine est comme un petit lien qui nous uni au grand Rhône qui est le lieu de ces fabuleuses découvertes, coeur de l'exposition présentée cet hiver au musée départemental d'Arles (Bouches-du-Rhône). La Saône n'est-elle pas la fiancée du Rhône qui finissent par se marier à Lyon pour mieux courir ensemble vers la Méditerranée ? Bref, il n'est donc pas incongru de présenter ici cette remarquable exposition... et de son non moins remarquable catalogue (pour ceux qui ne pourront aller visiter l'exposition !).

    Les objets et sculptures romaines découvertes dans le lit du fleuve ont aussi marqué la Gaule du nord - la Gaule Belgique dont la Lorraine constituait une partie notable - ; légions romaines et marchands prirent souvent le bateau en Arles pour remonter vers Lyon, Autun et les provinces du nord et diffuser ainsi la culture latine, donnant naissance aux gallo-romains. La Saône, navigable jusqu'à Corre (Haute-Saône actuelle) servit, à la suite du Rhône, à conquérir militairement, économiquement et culturellement le pays des Séquanes (Besançon), des Leuques (Toul, Naix) et des Médiomatriques (Metz).

    Le magnifique catalogue édité à l'occasion de l'exposition d'Arles présente les extraordinaires découvertes faites ces vingt dernières années dans le Rhône à Arles et au large des Saintes-Maries-de-la-Mer. Avec près de 500 objets, dont le fameux et médiatique buste de Jules César, ressurgit du fleuve l'antique Arelate (l'Arles romaine) et le port qui a fait sa fortune.

    Les études menées autour des fouilles ont mis en avant l'ampleur du réseau commercial entre le nord de la Gaule et le bassin méditerranéen et ont confirmé le rôle prépondérant de la ville d'Arles et de son port de transfert de charge entre la mer et le fleuve.

    >> César, le Rhône pour mémoire. 20 ans de fouilles archéologiques dans le fleuve à Arles, Luc Long et Pascale Picard (sous la dir.), éditions Actes Sud-Musée départemental Arles Antique, 2009, 400 p., 300 ill. quadri (39 €).

  • Des éoliennes en Saône Lorraine ?

    projet éolien.jpg
    [Vosges Matin | 16.10.09]

  • Redécouvrir Jean Ferdinand Monchablon, peintre de la Saône Lorraine

    La réhabilitation du moulin de Lironcourt nous invite à évoquer brièvement la vie et l’œuvre du peintre qui a immortalisé cette reposante vallée de la Saône naissante et les environs de Châtillon-sur-Saône.

     

    Jan Monchablon jardins à châtillon.jpgJean-Baptiste Ferdinand Monchablon est né à Châtillon-sur-Saône, village des confins des Vosges, de la Haute-Marne et de la Haute-Saône, le 6 septembre 1854. Son père, Claude Ferdinand, officier de santé, était né en 1815 à Bar-le-Duc, et sa mère, née Marie Joséphine Vagneux, née en 1820, était originaire de Rupt-aux-Nonains.

     

    Elève studieux, il obtient en 1863 le prix d’écriture du cours élémentaire de la pension Notre-Dame à Nantes.

     

    En 1875, Jean-Baptiste est professeur au collège à Quimper. En 1881, il est à l’école des Beaux-Arts de Paris et travaille chez Laurens. En 1883-1884, il est chez Cabanel.

     

    Monchablon et son épouse Fanny Elisa Julien venaient régulièrement à Châtillon. Le pays lui a inspiré la plus part de ses tableaux.

     

    En plus de la peinture, il se passionne pour la vigne, la photographie et l’écriture. Les habitants de Châtillon le considéraient un peu comme un original… Il aimait aussi faire bonne chair et se faisait livrer gigots et abats par la boucherie du village !

     

    Jean-Baptiste Ferdinand Monchablon – qui peignit sous le nom d’artiste de "Jan Monchablon" - aimait passionnément son village natal où il passait la moitié de l’année, du printemps jusqu’à l’automne.

     

    Les paysages et les villages des environs de Châtillon-sur-Saône lui ont servi de modèle. C’est réellement « le » peintre de la Saône Lorraine qui a su traduire sur ses toiles, en cette fin du XIXe siècle, toute la variété et la subtilité des couleurs et des formes des paysages vosgiens ainsi que la nonchalance de la rivière amoureuse du Rhône.

     

    Jan Monchablon est décédé le 2 octobre 1904 à Châtillon. Il est inhumé dans le cimetière communal. En 1909, la municipalité fit ériger un monument à la mémoire de l'artiste avec un buste dessiné par Bourdelle. Mais durant la seconde guerre mondiale, le buste fut raflé par l’occupant. Un nouveau buste en pierre réalisé par un artisan local le remplace.

     

    Jan Monchablon remporte un grand succès aux Etats-Unis où un grand nombre de ses tableaux est conservé (au musée de l'Etat de Californie à Stockton notamment). Plusieurs musées français en possèdent également (Amiens, Chambéry, Nancy, Nantes).

     

     

    >> Plus d’infos sur Jan Monchablon sur http://www.chatillonsursaone.com/Montchablon/Monchablon.htm

     

     

    Quelques peintures du maître de la Saône Lorraine…

     

     

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    Châtillon-sur-Saône

      

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    Pâturage en Saône Lorraine
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    Paysage d'été
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                                                                      Les amoureux au bord du puits à Grignoncourt
    Jan Monchablon le petit moulin près jonvelle.jpg
    Le petit moulin près de Jonvelle
    Jan Monchablon champs d'avoine à grigoncourt.jpg
    Champs d'avoine à Grignoncourt
  • Un prix VMF pour la reconstruction du moulin de Lironcourt (Vosges)

    C'est ce dimanche 20 septembre, à l'occasion des Journées du Patrimoine, que la déléguée pour les Vosges des Vieilles Maisons Françaises a remis un prix au restaurateur du moulin de Lironcourt.

    lironcourt moulin courtillet 20.09.09 009.jpgLironcourt, charmant village vosgien situé à l'extrême sud du canton de Lamarche, a le privilège - qui était partagé avec de nombreux autres villages de la région - de posséder un moulin à eau. Mais celui-ci était complètement ruiné il y a encore fort peu. Et miracle, un amoureux des vieilles pierres a décidé de relever le défi de... relever de la ruine ce vieux moulin qui se mirait dans la Saône vosgienne. Jean-Pierre Mougin n'en est pas à son coup d'essai : il s'est déjà attelé à la restauration d'autres demeures historiques en Haute-Saône. Mais, ici, à Lironcourt, il avait fort à faire : le moulin Courtillet - du nom du dernier propriétaire -, bâti au XIXe siècle, n'était plus qu'un tas de cailloux en contrebas de la route qui mène à Châtillon-sur-Saône.

    lironcourt moulin courtillet 20.09.09 018.jpgAujourd'hui, le tas de pierre s'est transformé à nouveau en moulin. Il ne lui manque plus que la roue à aubes... C'est ce remarquable travail de reconstruction qu'a voulu valoriser Vieilles Maisons Françaises en remettant au propriétaire des lieux, par l'intermédiaire de Marie-Françoise Michel, un prix spécial. Certes, il ne financera pas les travaux qui restent à entreprendre, mais il contribue au moins symboliquement à encourager ce type de sauvetage. Et on aimerait que de tel amoureux des moulins se lèvent en nombre pour entreprendre la restauration de tel ou tel vieux moulin qui se meurt... Et l'on songe au moulin de la Voivre à Bleurville, assis au bord du ruisseau du Gras, affluent de la Saône, moulin qui achève de mourir dans l'indifférence générale. Et, pourtant ce moulin possède encore sa roue monumentale !

    lironcourt moulin courtillet 20.09.09 019.jpgHistoire & Patrimoine Bleurvillois s'associe à VMF et à Jean-François Michel, président de l'association Saône Lorraine, dans leurs encouragements adressés à Jean-Pierre Mougin. Au-delà du travail de reconstruction du bâti traditionnel, notre homme restitue la mémoire d'un lieu. Et quel lieu ! Puisqu'à la fin du XIXe siècle, c'est depuis le plateau calcaire qui surplombe la Saône et le moulin Courtillet que le célèbre peintre vosgien Jan Monchablon a posé son chevalet pour peindre de nombreuses toiles immortalisant le village de Lironcourt et, bien sûr, le moulin sur la Saône.

     

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    Le moulin Courtillet à Lironcourt, par Jan Monchablon.

    [clichés H&PB]