30 novembre 2008
Samedi 6 décembre : 763ème procession en l'honneur de Saint Nicolas à Saint-Nicolas-de-Port
Samedi 6 décembre 2008 à 20 h 30 se déroulera la 763ème procession en l'honneur de saint Nicolas, patron de la Lorraine, en la basilique de Saint-Nicolas-de-Port (Meurthe-et-Moselle, 15 km de Nancy).

La messe et la procession seront présidées par Mgr Pietro Santoro, évêque d'Avezzano (Italie) et Mgr Jean-Louis Papin, évêque de Nancy et Toul.
Et, comme depuis 763 ans, les quelques 2.000 pèlerins attendus chanteront avec joie et ferveur le célèbre cantique en l'honneur de saint Nicolas :
"Saint Nicolas, ton crédit d'âge en âge a fait pleuvoir des bienfaits souverains.
Vient, couvre encore de ton doux patronage,
Tes vieux amis, les enfants des Lorrains."

11:34 Publié dans La vie en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saint nicolas, procession, saint nicolas de port, basilique, lorraine, évêque
Domrémy : l'église de Jehanne restaurée
A Domrémy, l’église paroissiale Saint-Rémy où Jeanne d'Arc a été baptisée vient d'être restaurée. Un chantier de très longue haleine.
L'inauguration, samedi 29 novembre, des travaux de rénovation de l'église paroissiale Saint-Rémy ont vu affluer à Domrémy de nombreuses personnalités. Parmi elles, le président du Conseil général des Vosges et sénateur Christian Poncelet, le préfet Albert Dupuy, le sous-préfet Wassim Kamel ou le député de la Plaine Jean-Jacques Gaultier. Ils ont été accueillis par le maire Daniel Coince et Mgr Jean-Paul Mathieu, évêque de Saint-Dié, accompagné des abbés Robert Grange et Michel Lambert. Présentes également, les responsables des associations qui ont œuvré pour cette restauration, Mme Roisin et Michel Bure, pour l'APREJA, M. Maget, pour Le renouveau villages, ainsi que le président de la Fondation du Patrimoine.

Mgr Mathieu a convié les invités à assister à la messe d'action de grâce dans cette église éblouissante de clarté et au sol chauffé sous la moquette, un édifice juste assez grande pour la circonstance.
Après l'office, Daniel Coince présenta ce lieu où Jeanne d'Arc fut baptisée, une église totalement restaurée. Il aura fallu 10 ans de concertation, de constitution de dossiers pour qu'enfin commencent les premiers travaux en 2005. En l'espace de trois ans, deux chantiers successifs ont été menés à bien, sous la conduite de l'architecte en chef des Monuments historiques, Pierre Bortolussi.

Cette restauration a mobilisé des crédits de l'État, de l'Europe, de la Région et du Département, 149.940 €. restant à la charge de la commune.
Le président Poncelet a salué cette contribution à la sauvegarde de ce patrimoine local… et national grâce à la présence de Jehanne la Bonne Lorraine !
[d’après l’Est Républicain | 30.11.08]
08:39 Publié dans Notre patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : domremy, église, jeanne d'arc, vosges, lorraine, patrimoine
29 novembre 2008
Le château des Armoises à Richardménil

L'ouvrage de Gérard Giuliato et de ses collaborateurs offre une des seules monographies complètes de maison forte, type habituel de résidence de la petite et moyenne aristocratie à partir du XIIIe siècle. L'approche pluridisciplinaire - étude des sources écrites et apports de la fouille archéologique - permet de restituer avec précision les conditions de vie d'une famille seigneuriale lorraine à la fin du Moyen Âge et au cours de la Renaissance jusqu'à la destruction de l'édifice en 1611.
Blottie dans un méandre encaissé de la Moselle à Richardménil (Meurthe-et-Moselle, sud de Nancy), cette petite résidence rurale présente une série d'adaptations liées à l'évolution des techniques militaires. le mobilier archéologique, abondant et divers, constitue un témoignage exceptionnel de la culture matérielle de l'époque ; il sera d'ailleurs présenté au public au Musée Lorrain à Nancy.
L'auteur :
Gérard Giuliato est professeur d'histoire et d'archéologie médiévales à l'Université Nancy 2. Il dirige le Centre d'Archéologie médiévale de l'Est de la France. Ses recherches portent sur les habitats fortifiés et leur place dans l'histoire et la culture des principautés lorraines entre le Xe et le XVIe siècle.
>> Le "Château des Armoises" à Richardménil (XIVe-XVIIe siècle). Archéologie d'une maison forte lorraine, Gérard Giuliato (sous la dir.), PUN, 2007, 368 p., ill. (32 €)
10:11 Publié dans Les livres en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : richardménil, château, archéologie, lorraine, patrimoine
28 novembre 2008
Environnement : la gestion des déchets dans les Vosges au cœur des débats du Conseil général
Le président de la commission consultative des déchets, Alain Roussel, adhère totalement à l'idée de confier le futur centre d'enfouissement au syndicat départemental.
La tâche est immense, le sujet sensible, les problèmes aussi complexes que la réglementation, il le sait. Vice-président délégué du Conseil général, Alain Roussel, conseiller général du canton de Monthureux, a accepté de conduire la commission consultative des déchets. Les dossiers avancent. Entretien.
A quoi sert cette commission ?
Il s'agit d'abord de donner un avis sur le plan département actuel signé par un préfet, plan qui n'était d'ailleurs pas très ambitieux, et de réaliser le futur plan de traitement des déchets qui doit être mis en place avant 2010 par le Conseil général comme le stipulent les textes.
Qui avez-vous réuni autour de la table ?
Tout le monde. Des ateliers de travail sont en place. Et tout le monde bosse, y compris les associations écologistes. La grande avancée, c'est que nous collaborons étroitement avec le Syndicat mixte départemental (SMD). J'ai même invité les présidents des Conseils généraux qui entourent les Vosges, ou leurs représentants, la semaine dernière, pour que l'on se fasse une idée des flux de déchets, dans un sens ou dans l'autre. Déjà, on se parle. Nous, Vosgiens, nous avons même donné un avis sur des projets meurthe-et-mosellans.
Exporter nos ordures chez le voisin, c'est faisable ?
On ne va pas se bloquer d'entrée sur une idée. Trouvez-vous normal de ramasser des déchets dans l'Ouest vosgien et de les balader à Rambervillers ? Si l'on veut faire du développement durable, évitons de mettre des camions sur les routes, c'est complètement idiot.
Les Vosges ont-elles réellement besoin d'un centre de stockage ?
C'est évidemment une question de fond. Avec le développement du tri et de la valorisation, le gisement résiduel se réduit. Enfouir 20.000 ou 30.000 tonnes de déchets ultimes par an, pour un opérateur privé, ce n'est pas économiquement rentable. L'étude en cours va nous éclairer.
Croyez-vous à la pesée embarquée, synonyme de baisse des tonnages ?
Dans notre syndicat, le Sicotral (syndicat intercommunal basé à Lerrain), on sait que les volumes vont se réduire considérablement et pour la première fois, la facture des ménages de deux personnes et plus va baisser en 2009. La solution est plus facile à mettre en œuvre en milieu rural qu'en milieu urbain.
On connaît quand même les inconvénients du système.
Oui, il y a un peu de brûlage intempestif et on récupère des sacs en forêt… Mais on peut identifier facilement ceux qui ont déposé ces sacs, et quand ils connaîtront le montant des amendes et les sanctions qu'ils encourent, ça les fera réfléchir, ils ne recommenceront pas. Dans le Sud-Ouest Vosgien, les volumes ont fortement augmenté en déchetterie et dans les points d'apport volontaire.
Revenons au projet du SMD qui souhaite prendre à son compte le futur centre d'enfouissement. Vous adhérez au concept ?
Complètement. On a la solution : la collectivité, donc le SMD, se porterait maître d'ouvrage et on y va ! La puissance publique s'exercerait complètement et traiterait les déchets jusqu'au bout. Attention, rien n'est fait. Les études sont en cours, le SMD conduit l'opération avec le soutien du Conseil général. Mais je crois que l'on est équipé pour faire. Le syndicat mixte devra d'abord changer ses statuts, trouver un site, l'aménager. Pour l'exploitation, on peut même avoir recours à une délégation de service public. Il y aurait des candidats, j'en connais trois, à mettre en concurrence. Rien n'est acté. Je le redis, le syndicat mixte est prêt à se lancer et on est complètement d'accord avec lui.
Ménarmont, c'est non ?
On doit faire face à l'échéance de juin 2009 quand l'exploitation s'arrêtera à Ménarmont. Mais on peut trouver une solution avec ce centre de stockage de déchets ultimes, le temps de mettre en place le site public.
Pourquoi ne pas envisager un seul syndicat de collecte et de traitement ?
Le futur plan intègre cette réflexion globale et départementale sur la collecte. Nous allons, par exemple, mettre en place une règle unique d'accueil dans les déchetteries.
[d’après l’Est Républicain | 28.11.08]
21:59 Publié dans La vie en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, déchets, vosges, tri, stockage, lorraine
27 novembre 2008
Le nouveau site internet du village de Claudon à visiter
La région de la Saône Lorraine se découvre peu à peu ; les internautes du monde entier (!) peuvent désormais partir à la découverte de notre petite région du Sud-Ouest Vosgien en visitant les nombreux sites présentant les bourgs et villages saône-lorrains.
A partir d'aujourd'hui chacun peut découvrir le village de Claudon, dans le canton de Monthureux-sur-Saône, proche de la grande forêt de Darney.
Nous saluons avec plaisir la naissance de ce nouveau site qui fera encore mieux connaître notre petite patrie !
Visitez le ici : http://pagesperso-orange.fr/claudon/index.html
19:50 Publié dans La vie en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : claudon, vosges, lorraine, saône, patrimoine, forêt
26 novembre 2008
Des prêtres lorrains victimes d’escros
Plusieurs prêtres meusiens se sont laissés piéger par des escrocs pour des sommes allant de quelques centaines à plusieurs milliers d'euros. Selon les gendarmes chargés de l'enquête, des faits similaires ont déjà été signalés dans les Vosges et en Meurthe-et-Moselle.
Depuis plusieurs semaines, les prêtres du sud-meusien sont contactés au téléphone. La démarche suit toujours le même scénario. Un inconnu téléphone au prêtre et commence par lui rappeler qu'il l'a marié - ou a baptisé un de ses enfants - il y a quelques années. Il explique ensuite qu'il doit faire face à de graves difficultés financières. Parmi celles évoquées, ce propriétaire qui attend un versement avant 16 h sur des loyers impayés. C'est d'autant plus rageant que l'inconnu vient de vendre sa voiture et qu'il a déposé le produit de la vente - un chèque de banque - à un guichet de La Poste. Il propose même au prêtre de parler à son conseiller financier, lequel invite l’ecclesiastique à faire le plus vite possible un mandat cash urgent au bureau de poste le plus proche. L'inconnu évitera ainsi, au choix : la perte de son logement, de son emploi, pourra accueillir dans de bonnes conditions ses enfants à leur prochaine visite ou pire une éventuelle réincarcération, étant en liberté conditionnelle.
Plusieurs prêtres meusiens se sont ainsi laissés piéger pour des sommes allant de quelques centaines à plusieurs milliers d'euro. Selon les gendarmes chargés de l'enquête, des faits similaires ont déjà été signalés dans les Vosges et en Meurthe-et-Moselle.
Les gendarmes invitent les prêtres, qui auraient été ainsi victimes de cet escroc, à prendre contact sans délai avec la brigade de Commercy.
[source : Est Républicain | 26.11.08]
21:47 Publié dans La vie en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : escroc, prêtre, lorraine, meuse, vosges, meurthe et moselle, gendarmerie
Les Boussac au fil de l'histoire

Aujourd’hui dans les Vosges, les dernières usines Boussac ont fermé leurs portes (Nomexy en 2005) ou ont été quasiment toutes démontées laissant place à une grande amertume dans le cœur des centaines de salariés.
Plusieurs générations de ces gens ont donné une partie de leur vie à cet empire. Au plus fort de sa puissance, le « roi du coton » employait 37.000 salariés dont 12.500 dans les Vosges. Ceux-là mêmes que l’on surnommait affectueusement « Les Boussac » témoignent. « C’était un univers dans lequel personne ne se sentait prisonnier. J’ai aperçu Monsieur Boussac une seule fois. On sentait qu’il était humain. »
Le déclin du groupe Boussac a engendré une immense douleur collective.
« Quand j’ai été licenciée, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps.» « C’est très douloureux de voir démonter tout ce que l’on a construit. Cette usine, c’était toute ma vie. »
Cet ouvrage, à mission de mémoire, interpelle.
Au fil des pages se succèdent les paroles de ces ouvriers, qui ont donné une partie de leur vie à la cause textile et qui ont contribué à enrichir économiquement le département des Vosges. Les pages superbement illustrées de cet ouvrage permettent un voyage au cœur d’une saga unique qui a duré presque un siècle.
Les auteurs :
> Sabine LESUR vit dans les Vosges où elle est journaliste au quotidien La Liberté de l'Est depuis 15 ans. Elle travaille depuis cinq ans au service départemental après avoir fait ses débuts à la radio (Radio France Belfort), au quotidien régional L'Est Républicain et avoir participé à quelques publications et revues (Le Petit Futé...).
> Christophe VOEGELE, photographe d'origine alsacienne, il a réalisé plusieurs court métrages. Il a été par ailleurs pigiste à France 3, France 2, TF1 de 1989 à 1994. Réalisateur et photographe, il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont "Les Vosges vues du ciel" (2004), "La Meurthe-et-Moselle vue du ciel" (2005).
>> Les Boussac au fil de l’histoire, Sabine Lesur et Christophe Voegelé, éditions Visuel Création, Epinal, 2008 + un DVD (29 €)
>> Ouvrage à découvrir et à commander sur le site http://lesboussac.blogspot.com
20:49 Publié dans Les livres en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : boussac, vosges, textile, lorraine, histoire
Non au travail du dimanche !
Histoire & Patrimoine Bleurvillois s'associe à la campagne "Non au travail du dimanche".
PARCE QUE L'HOMME N'EST PAS QU'UN CONSOMMATEUR.

20:21 Publié dans La vie en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : travail, dimanche
25 novembre 2008
Saint Nicolas, le patron des enfants sages de Lorraine
Dans la nuit du 6 au 7 décembre, notre Bon Saint Nicolas viendra rendre visite aux enfants sages de Lorraine (et d’ailleurs aussi, bien sûr, il suffit pour cela de lui faire une petite prière !).
Mais avant ce grand jour tant attendu, les enfants peuvent chanter la comptine traditionnelle que voici :
Saint-Nicolas mon bon patron
Apportez moi des p'tits bonbons
Des pastilles pour les p'tites filles
Des marrons pour les garçons
Saint-Nicolas mon bon patron
Apportez moi des p'tits bonbons
Des beaux jouets pour mes copains
Des belles fleurs pour ma maîtresse
Saint-Nicolas mon bon patron
Apportez moi des macarons
Des dentelles pour les demoiselles
Des beaux rubans pour les mamans
Saint-Nicolas mon bon patron
Apportez moi des macarons
Des mirabelles pour les demoiselles
Des coups d'bâtons pour les garçons
Saint-Nicolas mon bon patron
Apportez moi des macarons
Des halettes pour les grands mères
Des lunettes pour les grand-pères.
Saint-Nicolas mon bon patron
Apportez moi quelque chose de bon
J'ai mon panier rempli de foin
Pour la bourrique de Saint-Nicolas.
Et bonne fête de Saint Nicolas à tous les enfants !
22:23 Publié dans La vie en Lorraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saint, nicolas, enfants, sages, lorraine, fête
24 novembre 2008
Des "Justes" Vosgiens honorés à titre posthume
Le titre de « Juste » sera remis au neveu d'un couple de Chantraine (Vosges) qui avait recueilli deux fillettes juives durant l'Occupation.
Le dossier de demande de reconnaissance avait été déposé en 2003 auprès du comité Yad Vashem de Paris. Maurice Baran-Marszak, petit-cousin des deux fillettes, à l'origine de cette démarche se félicite de son aboutissement.
Le titre de « Juste parmi les Nations » sera décerné à titre posthume à Marie et Auguste Colin le 18 décembre lors d'une cérémonie à l'hôtel de ville d'Epinal.
C'est leur neveu, Gabriel Colin, domicilié à Ventron, qui recevra la médaille et le diplôme décernés par le comité français pour Yad Vashem. Un titre décerné à ce couple « pour avoir aidé à leurs risques et périls des juifs pourchassés pendant l'occupation ». Les noms de Marie et Auguste Colin seront également gravés sur le Mur d'honneur dans le Jardin des Justes parmi les nations à Yad Vashem, Jérusalem.
Le 13 juillet 1942, Paul Glicenstein et son épouse Cyrla, née Baron, étaient arrêtés à Epinal par la Gestapo et un policier français puis transférés à Drancy et déportés à Auschwitz. Ils laissaient derrière eux deux filles : Ida, âgée de 14 ans, et Josette, 4 ans. Elles furent recueillies par Marie Colin, de Chantraine, leur nounou, alors âgée de 48 ans et son époux Auguste, 49 ans, jardinier, qui demeuraient route des Bains à Chantraine.
« Les enfants étaient déjà gardées par ma tante car leurs parents, forains sur les marchés, travaillaient énormément », explique Gabriel Colin.
Les deux fillettes seront protégées et choyées par le couple. « Ils avaient le cœur sur la main et ne se posaient pas de questions », ajoute Gabriel Colin. Plusieurs mois plus tard, les Allemands viennent perquisitionner le domicile d'un voisin nommé également Colin. Vraisemblablement à la recherche des fillettes. Averties, les gamines ont le temps de se cacher dans une tranchée creusée par Auguste et recouverte ... de purin. Le Colin en question est le maire de Chantraine.
Marie, Auguste et leurs voisins, la famille Thiriet, qui avaient eux aussi souvent accueilli les fillettes, jugent alors qu'elles ne sont plus en sécurité. Les deux filles quittent la région et passent la ligne de démarcation grâce à une chaîne de solidarité. L'aînée voyage en train seule tandis que la plus jeune est prise en charge par un couple depuis Paris. Ida est accueillie à Bollène dans le Vaucluse, chez des cousins de sa mère, la famille Rozenberg. Elle y retrouve Marceline qu'elle avait connue à Epinal. Marceline - qui sera déportée en 1944 à l'âge de 15 ans avec son père à Auschwitz-Birkenau - est devenue ensuite la réalisatrice et écrivain Marceline Loridan-Ivens. Pendant les deux années suivantes, Ida vivra et travaillera dans le Puy-de-Dôme et l'Allier.
A la Libération des Vosges en septembre 1944, Ida et Josette retourneront vivre auprès des familles Colin et Thiriet. Mais, en 1946, pressées de venir s'installer aux Etats-Unis par des tantes, elles quitteront les Vosges à contrecœur.
Devenue citoyenne américaine, Ida adoptera un nouveau prénom, celui de Jacqueline, se mariera et aura deux enfants. Ida n'oubliera jamais Marie et Auguste. Elle leur écrira très régulièrement.
« Marie était heureuse de nous montrer toutes ces lettres qui venaient des Etats-Unis », raconte Gabriel. Longtemps après la guerre, Ida est revenue en visite dans les Vosges et à Nancy où elle avait conservé de la famille. En 1981, Jacqueline Wolf a publié le récit de ces années sous le titre « Take care of Josette » (1). « Prends soin de Josette » : cette phrase avait été la dernière recommandation faite à l'aînée par la maman lors de son arrestation. En 1994, Ida-Jacqueline est décédée tandis que sa sœur Josette vit toujours aux Etats-Unis.
(1) Un ouvrage traduit en français et paru chez l'Harmattan, en 2003 sous le titre « Récit en hommage aux Français au temps de l'Occupation ».
[d'après l'Est Républicain | 24.11.08]
18:31 Publié dans Notre histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : justes, yad vashem, juif, vosges, lorraine, chantraine


