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  • Lunéville : la chapelle du château se refait une beauté intérieure

    Après la phase extérieure de la chapelle quasi achevée, le chantier du château de Lunéville s'oriente vers la rénovation de la chapelle et des salles.

     

    chapelle lunéville.jpgSuperbe, la vue sur la chapelle depuis la rue du Pont rouge. Les échafaudages tout juste retirés, la pierre de taille beige s'illumine sous le ciel bleu. « Cela permet de redonner une partie du château à la ville. C'est émouvant », explique Pierre-Yves Caillault, architecte en chef des monuments historiques et maître d'œuvre de ce chantier.

     

    Les toitures de l'ensemble du bâtiment sont maintenant en partie restaurées dans leur configuration du XVIIIe. Les façades sont peu à peu débarrassées de leurs échafaudages qui auront totalement disparu quand l'escalier sud sera rénové.

     

    Reste aux entreprises à commencer les travaux sur la toiture et les façades de la salle des Trophées et, prochainement, l'intérieur de la chapelle. Et c'est là, la nouveauté dans le planning de ce chantier patrimonial, les travaux intérieurs de la chapelle sont lancés alors même que les extérieurs ne sont pas entièrement terminés.

     

    Maître d'œuvre et maîtres d'ouvrage se projettent déjà dans des lieux rénovés. Les cryptes accueilleront un lieu de convivialité type cafétéria. Avec un accès aux personnes handicapées, grâce notamment à un ascenseur. « Ce lieu devient un espace noble ouvert au public. L'originalité du projet est aussi de se le réapproprier », ajoute Pierre-Yves Caillault.

     

    D'ici quelques semaines, la superbe charpente en chêne de la chapelle devrait disparaître sous le plâtre. La salle de la Livrée recevra un dallage noir et blanc et d'autres éléments de nature à lui donner une atmosphère de salon XVIIIe siècle. Livraison prévue : automne 2010. Coût total du chantier : 5,5 M € TTC, hors mobilier, aménagements et équipements spécifiques, financé par le Conseil général de Meurthe-et-Moselle, l'Etat et la région Lorraine.

     

    Les aménagements intérieurs achevés, les premiers concerts de musique baroque devraient pouvoir s'y tenir devant deux cents spectateurs. Puisque la chapelle sera destinée à offrir un écrin à la voix et à la musique baroque. Et à abriter ponctuellement, des expositions, conférences et manifestations solennelles.

     

    Par la suite, des équipements devraient permettre de recevoir des artistes en résidence. La salle des Gardes servira d'accueil aux visiteurs tandis que des expositions devraient se tenir dans la salle de la Livrée, le premier salon des appartements ducaux.

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 30.05.09]

  • Damien Fontaine : le vosgien virtuose des sons et lumières

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    [Vosges Matin | 16.05.09]

  • Attention danger ! Retour du travail le dimanche...

    Le gouvernement s'apprête à inscrire à l'ordre du jour du parlement une proposition de loi visant à autoriser le travail le dimanche. Histoire & Patrimoine Bleurvillois recommande le site http://www.travail-dimanche.com/ qui s'oppose à cette réforme. Parce que "l'homme ne vit pas seulement de pain"...

     

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  • Nancy rend hommage au chanoine Robert Noisette

    chanoine noisette.jpgRécemment décédé, le chanoine Robert Noisette, figure du clergé nancéien, laissera son empreinte dans la mémoire collective de la cité ducale où il était né le 12 mai 1922, dans le quartier Saint-Léon. Son père, pharmacien, tenait une officine à l'angle de la rue de la Commanderie et de la rue Jeanne-d'Arc.

     

    Après avoir suivi toutes ses études au lycée Poincaré, Robert Noisette entra au grand séminaire parisien de Saint-Sulpice en 1941. En 1943, la Gestapo l'arrêtait et l'incarcérait à la prison Charles-III où il restait un an avant d'être transféré au camp de Dachau. Libéré, il termina ses études, puis partit à Rome où il obtint une licence de théologie, en 1949. Vicaire à Saint-Jacques de Lunéville et aumônier du collège Bichat, on le retrouva ensuite à la paroisse Saint-Pierre, puis curé de Saizerais, de 1955 à 1958, date à laquelle il fut nommé aumônier diocésain du mouvement Pax Christi et des cheminots catholiques. Il fut aussi chargé des pèlerinages diocésains et délégué du comité catholique de la campagne contre la faim.

     

    Après avoir été nommé à la tête de la paroisse Saint-Vincent - Saint-Fiacre en 1968, le chanoine Noisette fut désigné comme vicaire épiscopal de la zone de Nancy. Économe du diocèse, il géra avec rigueur le fameux legs Croué-Friedman, permettant aux fonds placés de prospérer et de mener ainsi à bien la rénovation de la basilique de Saint-Nicolas-de-Port, répondant parfaitement aux souhaits de la donatrice.

     

    À la suite du voyage du pape Jean-Paul II en Lorraine en 1988, il avait reçu le titre de Prélat d'honneur de Sa Sainteté et avait été nommé, peu après, protonotaire apostolique, distinction la plus élevée accordée aux familiers du Souverain pontife. Monseigneur Noisette avait aussi reçu une reconnaissance civile, puisqu'il avait été fait chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur, au titre des anciens combattants et victimes de guerre. Il fut un membre actif de la fédération nationale des déportés et des internés de la Résistance.

     

    Il fut enfin président des Amis de la Bibliothèque diocésaine de Nancy jusqu’en 2007.

     

    Lors de ses obsèques célébrées à la cathédrale, c'est toute la communauté religieuse mais aussi la société civile qui a rendu un fervent hommage à cet homme de foi et de culture.

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 30.05.09]

  • Le sud-ouest vosgien se mobilise pour le nouveau spectacle estival à Droiteval

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    [Vosges Matin | 15.05.09]

  • Dégradations à la cathédrale de Verdun

    Jeudi 28 mai, la statue de Notre-Dame et une croix de procession ont été brisées dans la crypte de la cathédrale de Verdun. Un acte offensant pour l’Eglise catholique.

     

    ND verdun.jpg« Cela me fait mal de voir ça », commentait une paroissienne en découvrant le saccage. Depuis deux jours, les paroissiens de la cité de la Paix oscillent entre des sentiments d'incompréhension et de tristesse. Pour la première fois de son histoire, des dégradations ont été commises au sein de la cathédrale Notre-Dame de Verdun. Au cœur même de la crypte, partie la plus intime du lieu de culte catholique.

     

    L'alerte a été donnée en tout début d'après-midi jeudi par un Verdunois venu prier à la crypte. « Marie est cassée », a-t-il dit au père Michel Willemart, qui a de suite prévenu l’abbé Jean-Marcel Lair. La statue en pierre de Lavaux de Notre-Dame a été basculée en arrière de son socle. La Vierge à l'Enfant, sculptée par Henri Bouchard en 1932, s'est brisée. La croix de procession en métal qui était fixée sur une colonne à sa gauche est à terre en plusieurs morceaux.

     

    saccage cathédrale verdun.jpg« Cet acte est blessant », déclarait hier matin le père Guy Lescanne, recteur de la cathédrale. D'autant qu'il s'attaque au symbole même de l'édifice, Notre-Dame. « Cela fait 1.600 ans que l'on prie Marie ici et rien de tel ne s'était jamais produit », commente le prêtre. « Avec ses 80.000 visiteurs par an, la cathédrale est un lieu sûr ».

     

    Le préjudice est cultuel mais également culturel. En effet, depuis 1996, la statue de Notre-Dame, couronnée en 1946 par le cardinal Roncalli, nonce apostolique en France et futur pape Jean XXIII, est classée Monument Historique. Un expert des Bâtiments de France est donc venu constater l'ampleur des dégâts hier matin. La statue est la propriété de l'association diocésaine de Verdun.

     

    Après s'être rendus sur les lieux, Michel Collet, responsable des travaux, et le père Guy Lescanne ont déposé plainte. Les policiers ont ouvert une enquête et effectué un relevé d'empreintes. Leurs investigations ont permis d'interpeller un Verdunois de 56 ans, dès jeudi soir à Verdun. Durant son audition, les policiers ont découvert qu'il ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales. Il a été placé à l'hôpital psychiatrique de Verdun pour y recevoir des soins.

     

    Que faire face à cet état de fait symptomatique d'une société qui a perdu ses repères et ses valeurs ? Nos édifices religieux sont de plus en plus souvent victimes de la folie de nos contemporains qui agissent soit par haine du christianisme, soit par pur acte gratuit, donc imbécile. Qu’attendent le ministère de l’Intérieur, en charge des cultes, et le ministère de la Culture pour mettre en place un véritable plan de protection des lieux de culte ? Le vrai problème n'est-il pas celui de l'éducation au respect des jeunes générations - mais ne devrait-on pas plutôt parler d'absence d'éducation -. Il y a urgence à agir.

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 30.05.09]

     

     

     

     

    >> Pour prendre conscience de l'ampleur du phénomène, visitez le site http://indignations.org/

     

  • Renard-Pèlerin ou les Mémoires du graveur Jacques Callot

    renard pèlerin.jpgPaulette Choné aurait pu écrire la biographie de Jacques Callot, le célèbre graveur lorrain des XVIe-XVIIe siècles ; elle a préféré lui laisser le soin de se raconter lui-même. Elle l’imagine donc rédigeant ses Mémoires, seul, à la veille de mourir. Il s’adresse à l’aimée, sa confidente, et se souvient. Le récit du graveur, parfaitement maîtrisé et méthodique, habité par la succession des faits, s’emballe parfois au point que la chronologie s’emmêle – quand l’émotion le submerge, quand la main, acquise à une longue habitude, trace d’elle-même l’esprit des lettres sous la plume. L’écriture précise de Paulette Choné, tantôt acérée, tantôt déliée, possède assurément toutes les qualités de l’œuvre gravé de son modèle.

     

    Paulette Choné, née en Lorraine, est philosophe et spécialiste de l’histoire de l’art des XVIe etpaulette choné.jpg XVIIe siècles. Elle est professeur à l’Université de Bourgogne. Elle a consacré de nombreux ouvrages et articles à l’art et aux traditions en Lorraine et dirigé l’important catalogue publié à l’occasion de l'exposition internationale Jacques Callot de 1992. Elle est l’auteur de L’Atelier des nuits (1992) et a coordonné la publication de L’Âge d’or du nocturne (2001). Renard-Pèlerin est son premier récit.

     

    Le Bruit du temps est une nouvelle maison d'édition parisienne qui tire son nom d'un titre d'Ossip Mandelstam. Dirigé par Antoine Jaccottet, Le Bruit du temps publie des textes d’aujourd’hui tout autant que des « classiques oubliés », ou momentanément tombés dans l’oubli. Plus d’infos sur http://www.lebruitdutemps.fr/

     

     

    >> Renard-Pèlerin, Paulette Choné, Le Bruit du temps éditeur, 2009, 264 p. (22 €).

  • Notre patrimoine culinaire lorrain est une mine d'or !

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    [source : Lorraine et Vous, magazine du Conseil régional de Lorraine, n° 11, mai 2009]

  • Bleurville : les dernières décisions du conseil municipal

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    [Vosges Matin | 15.05.09]

  • Fontenoy-le-Château sécurise son donjon médiéval

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    [Vosges Matin | 07.05.09]

  • Les fortifications du comté de Vaudémont

    Jeudi 4 juin 2009 à 20h30

    à la Bibliothèque Multimédia Intercommunale

    48 rue Saint-Michel à Épinal

     

    la Société d’émulation du département des Vosges organise une conférence

     

     

    Entre Vosges et Meurthe-et-Moselle :

    le réseau des fortifications du comte de Vaudémont (Xe-XVe siècle)

     

     

    par M. Gérard GIULIATO,

    professeur d’histoire et d’archéologie médiévales à l’Université de Nancy-2

    auteur de Châteaux et villes fortes du comté de Vaudémont en Lorraine médiévale (Presses universitaires de Nancy, 2008)

      

    Entrée libre et gratuite

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  • L'été à l'abbaye Saint-Maur de Bleurville

    L'association des Amis de Saint-Maur vient d'arrêter le programme des manifestations estivales qui animeront l'ancienne abbaye bénédictine de Bleurville entre le 1er juillet et le 1er septembre prochain. Musique et culture prendront place autour de l'exposition temporaire consacrée à l'architecture de l'habitat rural traditionnel des Vosges méridionales. Voici donc plusieurs belles occasions de passer par Bleurville cet été !

     

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    >> L'abbaye Saint-Maur est nichée au centre du village de Bleurville (sud-ouest du département des Vosges, situé au centre du triangle Lamarche, Darney et Monthureux-sur-Saône), à proximité de la place du Prince.
    >> Le visiteur du site de l'abbaye bénéficiera d'une visite guidée les jeudis, vendredis, samedis et dimanches, de 14h00 à 18h00 du 1er juillet au 30 août.
  • Visite au pays des Trois Provinces

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    [Vosges Matin | 10.05.09]

  • 2009 à Grand la gallo-romaine (Vosges)

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  • La riche programmation estivale des Ballades musicales de l'Ouest Vosgien

    Olivier Dartevelle, directeur artistique du Festival des Ballades musicales, nous communique en avant-première le programme des concerts qui animeront cet été plusieurs sites prestigieux de l'Ouest Vosgien.

     

    Thons concert cordeliers14 29.07.08.jpg> Samedi 4 juillet en l'église Sainte-Madeleine de Darney, 20h30 : concert symphonique d'ouverture sur le thème de l'Europe des Lumières (ouverture de Cosi fan tutte, W.-A. Mozart ; concerto en fa mineur pour clarinette et orchestre, K. M. von Weber ; symphonie "militaire", Joseph Haydn).

     

    > Dimanche 5 juillet en l'abbatiale Saint-Maur de Bleurville, 17h30 : récital flûte et harpe par le duo Orphée, "de Bach à Takemitsu : un voyage musical en douceur et en couleur".

     

    > Dimanche 12 juillet en l'église Sainte-Ode de Saint-Ouen-les-Parey, 20h00 : concert de jazz avec Djivilli quartett.

     

    > Samedi 25 juillet en l'église des Cordeliers des Petits-Thons, 20h30 : concert "Des romantiques à aujourd'hui" (oeuvres de Schubert, Pierné, Ibert...) et une création musicale d'Olivier Dartevelle, clarinettiste à l'orchestre national de Luxembourg : "Les contes d'Anderson".

     

    Réservez d'ores et déjà sur vos agendas ces soirées musicales de grande qualité !

  • Les hannetons attaquent le sud-ouest vosgien

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    [Vosges Matin | 16.05.09]

  • Les boiseries de l’abbaye de Moyenmoutier installées à la nouvelle bibliothèque d’Epinal

    Les livres des bénédictins ont retrouvé les boiseries de l'abbaye de Moyenmoutier à la bibliothèque multimédia d'Épinal.

     

    boiseries moyenmoutier.jpgTout est neuf ici, mais en parcourant la salle des livres anciens, on se croirait revenu au XVIIIe. Les portes, le mobilier, la disposition même des ouvrages sont les mêmes qu'en 1750. L'architecte a calculé la hauteur des plafonds en fonction de celle des boiseries. La salle épouse la forme d'un trapèze : un effet de trompe-l'œil accentue l'impression de grandeur, sourit Jacques Grasser. L'adjoint à la culture de la Ville d'Épinal est l'un des principaux artisans de la reconstruction de l'ex-bibliothèque municipale, devenue bibliothèque multimédia de la communauté de communes Golbey-Epinal. Une condition posée d'emblée par les élus a été la prise en compte des boiseries dans les études de projet.

     

    Regroupés en U, ces épis de chêne chargés de livres entouraient les religieux comme dans un cabinet de travail. En 1825, la bibliothèque publique d'Épinal a hérité de ces trésors du patrimoine. Pas de problème pour abriter les meubles d'origine dans ce bâtiment quadrangulaire. Mais l'affaire a tourné au casse-tête quand il a fallu déménager et caser les quarante mille volumes du fonds patrimonial dans l'espace exigu et allongé de la Maison Romaine. Ce bâtiment pittoresque, orné de colonnades, recouvrait pêle-mêle fonds ancien, livres contemporains, fichiers et administration. Un capharnaüm non dépourvu de charme, mais peu hospitalier pour le personnel et les visiteurs. La création d'une mezzanine en 1982 a procuré une bouffée d'oxygène. Mais le préfet ayant rejeté un projet d'agrandissement trop bétonné à son goût, la bibliothèque a continué de lutter contre l'asphyxie. La voici enfin à son aise dans un vaste espace de 5000 m².

     

    Les boiseries disposent d'un espace spécifique. On peut venir consulter en groupe les ouvrages anciens, sauvés par miracle des pillages de la Révolution. On y trouve des manuscrits datant du début des abbayes de Senones, Etival et Moyenmoutier. Le plus ancien remonte au VIIIe. Mais ce qui pique le plus la curiosité, ce sont les collections du XVIIIe. Interdit ou à l'Index, comme l'Encyclopédie, plus d'un ouvrage témoigne de l'ouverture des bénédictins sur leur temps - celui de la philosophie dite « des Lumières ». Ces religieux, à l'instar de Dom Calmet qui correspondait avec tous les esprits pensants de l’époque, disposaient de la bibliothèque de « l'honnête homme du XVIIIe siècle.»

     

    Epinal est en pleine résurrection. Alors, ami lecteur et amateur de patrimoine, ne te prive pas d'une promenade au berceau des abbayes savantes du XVIIIe en Lorraine en visitant la nouvelle bibliothèque spinalienne !

     

     

    [Est Républicain | 24.05.09]

  • "De la Lorraine à l'Algérie" avec Georges Garillon

    georges garillon.jpgC'est à une invitation au voyage que nous convie Georges Garillon, vosgien retraité de l'enseignement. Un double voyage dans le temps et dans l'espace. Histoire d'un jeune couple d'éducateurs qui fait l'expérience des Centres Sociaux Educatifs en Algérie alors territoire français.

     

    On ne veut retenir de l'Algérie "colonisée" que les aspects avilissants, répressifs, et pour tout dire inhumains. Or, ces excès, ces dérives ou ces erreurs de la France colonisatrice ne doivent pas cacher les efforts de ceux qui, plaçant l'homme au centre de leur action, apportaient leurs savoirs et leurs expériences aux algériens qui étaient avides d'apprendre.

     

    Quand on lit Georges Garillon, qui a rassemblé dans cet ouvrage les souvenirs vieux de plus de 40 ans, le lecteur sent bien quel fut son enthousiasme et sa jubilation dans la satisfaction du devoir accompli.

     

    Respect, tolérance, envie de partager ses connaissances, c'est finalement aux règles toutes simples de l'éducation populaire que se rallie Georges Garillon à travers son expérience et les drames de la décolonisation qui ont forgé son âme.

     

    >> De la Lorraine à l'Algérie. Une aventure sociale et humaine au tournant des années 60 : les centres sociaux éducatifs, Georges Garillon, La Bartavelle éditeur, 2008, 193 p., ill. (20 €).

  • Le spectacle féerique de l’été vosgien à Droiteval

    Après la place du Prince de Bleurville et l’affaire Buzenet, c’est au cœur de la vallée de l'Ourche que la troupe de la Compagnie L’Odyssée donne rendez-vous aux amoureux de la nature et du patrimoine.

     

    forêt aux sortilèges.jpgDans la vallée de l’Ourche, des êtres féeriques et des humains cohabitent en harmonie. C’est le thème du nouveau spectacle qui sera présenté en août prochain sur le site de l’ancienne abbaye cistercienne de Droiteval.

     

    Amour, magie, aventure et poésie se mêlent dans un conte médiéval au sein du magnifique écrin de verdure où se dissimule Droiteval, entre Darney et Monthureux-sur-Saône.

     

    La Forêt des Sortilèges dévoile au public le destin contrarié de Mathélie confrontée au pouvoir du Sage des Trois Chênes.

     

    Au milieu de la tourmente, la vieille ermite réussira-t-elle, malgré les maléfices, à guider l'héroïne dans le labyrinthe d'un amour interdit.

     

    Ce monde fabuleux s'ouvre à tous pour un voyage d'exception du 5 au 9 août 2009 à Droiteval, sur la commune de Claudon.

     

     

    >> Pour en savoir plus : http://www.compagnie-odyssee.com/index.php

  • Les bénévoles du Club Vosgien honorés à Monthureux-sur-Saône

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    [Vosges Matin | 20.05.09]

  • Au village des fontaines et des lavoirs

    Bleurville possède un riche patrimoine, c'est bien connu. Mais connaît-on bien son petit patrimoine rural ? Nous voulons parler des fontaines et des lavoirs qui s'égrainent comme un chapelet le long des rues du village. Découverte d'un patrimoine exceptionnel à sauvegarder impérativement.

     

    AG saône lorraine 19.04.09 001.jpgC'est pas moins de douze fontaines et lavoirs qui se laissent découvrir au gré des rues de Bleurville. Sans compter les fontaines privées... et la fontaine Saint-Thomas située en bordure de départementale dans la forêt entre Bleurville et Viviers-le-Gras.

     

    La plupart ont été construites dans la seconde moitié du XIXe siècle et quelques-unes ont fait l'objet de travaux de restauration au début du XXe. Les édiles du XIXe siècle ont été influencé par les théories hygiénistes et l'esprit de service public, notamment après l'épidémie de choléra qui frappa la contrée dans les années 1850. Il fallait alors inciter les populations rurales à abandonner les vieux puits dont l'eau était souvent souillée par les eaux usées ou le purin des fumiers qui s'étallaient le long des rues... Par ailleurs, c'était l'époque où l'on développait le service public de l'eau en milieu urbain mais aussi dans les campagnes. Les municipalités de Bleurville ont donc ouvert plusieurs chantiers de construction de lavoirs et de fontaines.

     

    AG saône lorraine 19.04.09 010.jpgCe sont souvent des constructions modestes : les édiles ont alliés souci de l'économie des deniers publics et sobriété de l'architecture, mais n'excluant pas l'efficacité et la proximité. Bleurville possède deux intéressants lavoirs sur le plan architectural avec des arcades en plein cintre rappelant les voûtes romanes de nos églises ou les portes charretières de nos fermes lorraines traditionnelles. Tous sont réalisés à partir de moellons et pierres de taille en grès des Vosges provenant des carrières locales.

     

    AG saône lorraine 19.04.09 005.jpgCes constructions ont été les témoins privilégiés de la vie quotidienne du village : rassemblement des lavandières autour du grand bassin pour la lessive, couarôge improvisé où les femmes refaisaient le monde et passaient en revue les potins du pays, lieu d'amusement pour les enfants à la belle saison, ressourcement bienvenu pour les troupeaux de retour de la pâture... Bref, toute la vie du village s'organisait autour de ce lieu de vie.

     

    Et puis est venue l'époque où l'on s'est désintéressé de ces édicules ruraux : l'eau était à portée de main sur l'évier... Nul besoin de continuer la corvée d'eau à la fontaine. Les années 1970 ont souvent été iconoclastes pour nos lavoirs et fontaines. Fort heureusement, à Bleurville, même si l'on doit regretter la disparition de quelques fontaines (celle de la rue du Bon-Vin qui était surmontée d'une charmante toiture) ou des puits publics (rue Poireuse, rue des Cailloux...), la plupart des fontaines et lavoirs a été sauvegardée. Certaines communes ont sacrifié à la mode de la transformation des auges en pots-de-fleurs : alors que l'eau apporte la gaiété par son renouvellement permanent, nos fleurs nécessitent un entretien permanent... et finissent par se faner... Bien triste période fort heureusement oubliée !

     

    AG saône lorraine 19.04.09 006.jpgAujourd'hui, les habitants n'y prêtent plus attention, mais l'eau continue de couler dans les auges des fontaines et des lavoirs de Bleurville. Ils surprennent en tout cas toujours le visiteur ou le touriste en quête "d'authentique", surpris par le nombre de fontaines encore subsistantes. C'est aussi pour cela que tous, élus et habitants, doivent veiller à leur entretien et leur bonne conservation ; nos fontaines et lavoirs sont un élement fort de l'identité du village. Que beaucoup d'autres communes envient maintenant après avoir détruit les leurs...

     

    [clichés H&PB]

     

     

     

  • Le Roi René dans tous ses Etats

    le roi rené dans tous ses états.jpgIl est, dans l'histoire, des personnages insubmersibles. Le temps, ni les modes, ni le scalpel de la critique ou les lauriers de la louange, ne les font disparaître. René d'Anjou – le Roi René – semble être de ceux-là. Sa vie ne fut pas plus mouvementée, sa cour plus brillante, sa descendance plus nombreuse ou ses conquêtes plus durables que celles d'autres princes de son temps. Pourtant, il a su, depuis plus de cinq siècles, occuper l'imaginaire du populaire comme du savant, et susciter chez le premier un courant continu de sympathie alors que le second s'employait résolument à le renvoyer au second rang, à la place plus modeste que lui attribue l'Histoire.

     

    A l'occasion du 600ème anniversaire de sa naissance, cet ouvrage rédigé par des universitaires médiévistes vient redonner sa juste place à un prince par trop méconnu.

     

    Les Lorrains auront à cœur de découvrir ce personnage qui fut leur duc – René Ier – à partir de 1431 et dont le souvenir reste attaché au palais ducal de Nancy et à ses descendants qui gouvernèrent les duchés de Lorraine et de Bar.

     

    Les auteurs de la monographie témoignent de la quasi "universalité" du rayonnement du Roi René :

     

    Noël Coulet est professeur émérite à l'université de Provence ; Amedeo Feniello est professeur à l'Istituto storico italiano per il Medioevo à Rome ; Alain Girardot est professeur d'histoire du Moyen Âge à l'université de Metz ; Jean-Michel Matz est professeur d'histoire du Moyen Âge à l'université d'Angers ; Nelly Labère est maître de conférences de langue et littérature médiévales à l'université Bordeaux-III ; Thierry Pécout est maître de conférences d'histoire du Moyen Âge à l'université de Provence ; Françoise Robin est professeur d'histoire de l'art médiéval à l'université Paul-Valéry-Montpellier-III ; Claude Roux est chercheur associé UMR TELEMME à Aix-en-Provence ; Élisabeth Verry est directrice des archives départementales de Maine-et-Loire.

     

     

    >> Le Roi René dans tous ses Etats, 1409-1480, collectif, éditions du Patrimoine - Centre des Monuments Nationaux, 2009, 239 p., nombreuses ill. (32 €)