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  • Splendeurs du christianisme

    Présentée au musée de La Cour d’Or - Metz Métropole, l’exposition Splendeurs du Christianisme. Art et dévotions de Liège à Turin (Xe-XVIIIe siècles) questionne l’originalité des formes de la création artistique dans un vaste espace géographique compris entre la principauté épiscopale de Liège et la capitale turinoise de l’ancien duché de Savoie, du Xe au XVIIIe siècle. Elle est l’aboutissement d’un vaste programme universitaire porté par l’Université de Lorraine.

    Cette exposition, qui a bénéficié de prêts exceptionnels, invite à découvrir une centaine d’oeuvres, inédites ou spécialement restaurées, choisies en fonction de leur intérêt historique et patrimonial. Elles se répartissent en six sections afin d’évoquer les principales dévotions des habitants de ces territoires dits de frontières : la figure tutélaire de la Vierge accueille le visiteur avant de l’inciter à « partir en pèlerinage » sous sa protection et celle des autres saints vénérés dans ces diverses régions.

    Saint Martin et saint Nicolas nous guident ensuite vers une section dédiée aux prélats et à leurs trésors : un éclairage particulier est réservé aux grands évêques lotharingiens, sans oublier les principaux défenseurs de la Réforme catholique comme saint Pierre Fourier en Lorraine et en Valais, saint François de Sales dans les Alpes ou saint Charles Borromée en Italie du nord, également protecteur de la famille ducale de Lorraine. Deux autres parties de l’exposition, à l’atmosphère plus intimiste, introduisent à la spiritualité féminine et à une histoire de la Passion du Christ, tandis qu’un important focus consacré au Saint-Sacrement vient clore ce parcours semé de récits et de splendeurs.

     

    ‡ Splendeurs du christianisme. Art et dévotions, de Liège à Turin, Xe-XVIIIe siècles, Anne Adrian, Catherine Guyon et Frédéric Tixier (dir.), éditions Mare & Martin, 2018, 175 p., ill., 25 €.

  • Amos la bière de Metz

    Benoît Taveneaux et Daniel Cardot nous font redécouvrir avec bonheur la vie d'un grand établissement brassicole messin : la brasserie Amos.

    Initialement fondée rue Hollandre-Piquemal à Metz, la brasserie Amos s'installe au Sablon en 1874. En dépit des périodes d'annexion, elle connaît un développement régulier. L'établissement, resté plus de 120 ans une entreprise familiale, est la dernière brasserie indépendante en Lorraine avant d'être reprise par le groupe allemand Karlsbräu puis fermée en 1992. Sa production annuelle dépasse alors 200 000 hectolitres de bière principalement vendue dans l'agglomération messine. En 1997, ses bâtiments sont détruits, mais les façades les plus représentatives de l'activité brassicole sont conservées et demeurent visibles rue Mangin.

    La bière Amos, toujours servie à Metz et dans toute la Moselle, est désormais brassée à Saverne par la brasserie Licorne, également propriété de Karlsbräu.

    Un ouvrage à déguster sans modération !

     

    ‡ Amos, la bière de Metz, Daniel Cardot et Benoît Taveneaux, Musée français de la bière, 2018, 156 p., ill., 21 €.

  • Foch

    Depuis sa mort jusqu’en 1987, date du dernier ouvrage qui lui fut consacré, une vingtaine de biographes se sont succédés pour sculpter le même buste impressionnant d’un général sûr de lui, de ses théories et de son commandement, renversant le cours des batailles auxquelles il prenait part. En trente ans, bien des archives ont été exploitées et des livres écrits.

    Avec son souci habituel de la documentation, l’auteur a entrepris de reprendre l’une après l’autre chacune des étapes de la carrière du maréchal en tentant de démêler le mythe de la réalité. Ce long et passionnant travail de tri lui permet de dégager un portrait beaucoup plus balancé. C’est ainsi que les enseignements de Foch à l’Ecole de Guerre apparaissent avoir programmé la défaite de 1914 plus que prévu la victoire de 1918. Sa conduite de la bataille, particulièrement dans les trois premières années, est émaillée de désobéissances, d’imprudences et d’aveuglements. Le limogeage qui s’ensuivit prend alors une autre résonance, tout comme son retour en grâce et sa nomination au commandement suprême en 1918. Mais isoler ses erreurs permet aussi de remettre exactement en relief sa formidable contribution. Foch pouvait être hautain, borné, confus autant que fédérateur, clairvoyant et inspirant. A lui seul, il a semblé porté quatre ans durant l’espoir inextinguible de la victoire.

    Jean-Christophe Notin analyse également, de manière inédite et approfondie, l’influence exercée par Foch, pendant, mais aussi après la conférence de la paix où son obstination menaça de couper la France du reste de ses alliés.

     

    ‡ Foch, Jean-Christophe Notin, éditions Perrin, 2018, 544 p., 27 €.

  • Des musées de Metz au musée de la Cour d'Or

    Ce fort volume, doté d'une remarquable iconographie, se propose d'écrire l'histoire des musées messins. C'est seulement en 1839 que Metz se dote d'un musée. Il est alors créé sous l'impulsion des sociétés savantes locales et des artistes de l'Ecole de Metz. Avec l'Annexion et jusqu'en 1918, le musée va connaître de profondes transformations dans un contexte politique inédit. Il profitera des avancées de la science allemande, notamment dans le domaine de l'archéologie. Les musées de Metz entrent alors dans une première période prospère avec la construction de nouveaux bâtiments et un accroissement constant des collections archéologiques. L'établissement n'est plus seulement un musée des Beaux-Arts, mais aussi un important musée archéologique et même un musée de site avec la découverte dans ses sous-sols des anciens thermes gallo-romains.

    Durant la Seconde Guerre mondiale, il devient un outil de propagande au service de l'occupant et sert de centre de collecte aux objets spoliés par les nazis. Il faut attendre 1957 pour que les musées de Metz connaissent un nouvel âge d'or. De 1964 à 1980, le conservateur intégrera dans les collections de multiples témoignages patrimoniaux : en étendant ces collections , il transforme la présentation des œuvres de la Cour d'Or et crée un des premiers musées d'architecture médiévale en Europe.

    Le lancement du programme de rénovation du musée a encouragé la rédaction de cet ouvrage où la période la plus récente est présente grâce à une série d'entretiens réalisés avec les personnalités liées à l'histoire du lieu.

    Issus d'une fondation classique, les musées de Metz, par leur inscription dans un territoire marquée par l'Histoire et deux guerres mondiales, sont un exemple peu ordinaire dans le paysage muséal français. Véritable institution transnationale où les visions française et allemande cohabitent, confrontée à la création d'une annexe du Centre Pompidou, un ouvrage relatant son histoire, mais également les enjeux politiques, culturels et sociaux à l'œuvre, s'avérait plus que nécessaire.

     

    ‡ Des musées de Metz au musée de la Cour d'Or. Histoire des collections, reflets d'un territoire, Arnaud Bertinet, Jean-Christophe Diedrich et Julien Trapp (dir.), éditions Snoeck - Metz Métropole, 2018, 391 p., ill., 35 €.

  • L'abbé Grégoire s'en mêle

    Le 20 avril 1787. La diligence de Paris transporte huit passagers qui, chose inhabituelle, descendent tous à Metz. L’un d’entre eux, l’abbé Lamourette, vient apporter ses lumières à son ancien élève, l’abbé Grégoire, qui désire participer au concours proposé par l’Académie de la ville à propos du sort des juifs. Un autre voyageur, Zalkind Hourwitz, un juif de Paris, souhaite lui aussi concourir. Que l’Académie propose un tel sujet de réflexion est violemment contesté par d’éminentes personnalités de la ville.

    À l’arrivée de la diligence à Metz, on découvre que l’un des huit passagers est mort. Pour les besoins de l’enquête, interdiction est faite aux sept survivants de quitter la ville. L’artiste vétérinaire, Augustin Duroch, qui s’est déjà distingué par le passé pour sa rigueur scientifique, découvre lors de l’examen post-mortem que la victime a été empoisonnée au cours du voyage.

    Un climat de suspicion s’installe parmi les sept voyageurs. Qui a pu tuer Mendron, ce fonctionnaire parisien ? Duroch découvre qu'il devait rejoindre en grand secret Calonne, l’ancien ministre des Finances de Louis XVI, exilé depuis peu dans son château d’Hannonville, près de Verdun. À Paris, une virulente campagne de calomnies menée par l’entourage du roi détruit peu à peu la réputation de Calonne jusque dans les provinces. Le meurtre de son ami était-il destiné à paralyser l’ancien ministre ?

    De son côté, l’abbé Grégoire se sent menacé. Parviendra-t-il à mener à bien la rédaction de son mémoire, en raison de l’opposition que suscite ce concours ?

    Parmi les voyageurs condamnés à une oisiveté pesante, le climat est encore alourdi par le décès de deux d'entre eux. Accidents ?

    Duroch a fort à faire. Pour les besoins de l'enquête, ses voyages à Hannonville, puis à Paris, lui font courir des périls graves ; mais il reçoit l'aide inattendue d’Éléonore. Dans son enquête, il bénéficie d'un autre appui déterminant : le flair de l'ancien talmudiste Hourwitz, rompu à d’antiques et bien mystérieux modes de raisonnement.

    Cette enquête lorraine menée tambour battant nous rappelle celles de Nicolas Le Floch, le célèbre commissaire aux affaires extraordinaires de Louis XV et Louis XVI mis en scène par le regretté Jean-François Parot... Raison  de plus pour lire ce roman aux multiples péripéties !

     

    ‡ L'abbé Grégoire s'en mêle. Les enquêtes d'Augustin Duroch, Anne Villemin Sicherman, La Valette éditeur, 2018, 542 p., 23 €.

  • La France vue du Grand Siècle - Dessins d'Israël Silvestre (1621-1691)

    Né en 1621 à Nancy, dans une famille d’artistes, recueilli après la peste à Paris par son oncle et parrain, le graveur Israël Henriet, également éditeur de Jacques Callot, Israël Silvestre est formé à la gravure dans le milieu de ce dernier.

    Très tôt, il se consacre à la représentation de paysages urbains. Ses premières « vues », pittoresques et de petit format, illustrent aussi bien Nancy que les villes traversées de Paris à Rome, où il effectue plusieurs voyages entre 1638 et le début des années 1650.

    Les œuvres de la maturité offrent, au contraire, de vastes panoramas, montrant la capitale, ses fêtes royales (carrousel de 1662 et bals au Louvre et à Fontainebleau) et ses transformations, mais aussi le profil des villes conquises par Louis XIV en Lorraine et dans les Ardennes. En 1665 et 1667, Silvestre se rend en effet dans l’Est de la France à la demande de Colbert pour relever les villes fortifiées - Toul, Metz, Jametz, Verdun, Charleville... - et réaliser des gravures de dimensions exceptionnelles qui clament la grandeur du règne de Louis XIV par l’image.

    Enfin, ses vues en série des beaux châteaux d’Île-de-France – Vaux-le-Vicomte, Meudon, Montmorency, Versailles – renouvellent le regard sur l’architecture et les jardins.

    Un ouvrage pour découvrir un ensemble exceptionnel de dessins d'Israël Silvestre, présenté pour la première fois ; car si ses gravures ont été largement diffusées, ses dessins demeurent méconnus.

    ‡ La France vue du Grand Siècle. Dessins d'Israël Silvestre (1621-1691), Bénédicte Gady et Juliette Trey, Louvre éditions - Lienart, 2018, 207 p., ill., 29 €.

  • L'affaire Creutzwald

    Avril 2019, le brigadier de police Aurélie Deletraz trouve par hasard, dans une sous-pente du commissariat de Saint-Avold, un paquet de pages qui l'intrigue : le récit anonyme d'une enquête hors norme qu'elle avait menée cinq ans plus tôt, et qui avait abouti à un classement sans suite. Troublée, elle persuade Céline Dumouriez, ex-journaliste à L'Express sortant de cure de désintoxication, de reprendre discrètement les recherches sur les disparitions, en juin 2014, de personnes soi-disant évaporées dans une lumière surnaturelle... Ces phénomènes étaient-ils liés à l'assassinat d'Emmanuel Marchal ? Alice, qui allait se marier avec le jeune homme, était-elle victime d'hallucinations lorsqu'elle prétendait en avoir été témoin ? Pierre Orbain, industriel tyrannique condamné pour le meurtre de Marchai, est-il la seule âme noire de cette histoire, ou bien est-ce quelqu'un d'autre, plus redoutable encore mais dissimulé, qui détient la vérité sur l'affaire Creutzwald ? Céline et Aurélie vont devoir faire taire leurs propres démons pour découvrir les traces de ce fantôme. Et pour l'affronter...

    Un thriller haletant qui mène son lecteur dans une Lorraine mosellane environnée de ténèbres.

     

    ‡ L'affaire Creutzwald, Thierry Berlanda, éditions De Borée, 2018, 335 p., 19,90 €.

  • Metz (57) : une exposition sur les splendeurs du christianisme en Lotharingie à l'automne 2018

  • Lettre à une trop jeune morte

    Foulques, le puissant comte d’Anjou, l’un des hommes les plus cruels du royaume de France, rentre de son troisième pèlerinage à Jérusalem. À Metz, sentant sa fin venir, il dicte à un jeune scribe ses mémoires en forme de lettre à sa première épouse, morte toute jeune dans l’incendie de leur château. Il y confie ses crimes lors des guerres incessantes qu’il a menées contre la Touraine, Saumur et Blois et le pardon qu’il a cru obtenir en édifiant moult châteaux, églises et abbayes et en prenant le chemin de la Terre sainte en simple pénitent. Mais ce qu’il cherche à expier plus que toutes les horreurs commises, c’est sa conduite envers Elisabeth de Vendôme, la seule femme qu’il ait aimée et qu’il a sacrifiée à une soif de vengeance irrépressible.

    Dans cet étonnant portrait d’un grand féodal déchiré entre ses pulsions guerrières, sa foi en Dieu et la passion amoureuse, le Lorrain Roger Bichelberger évoque autant les affres du guerrier médiéval que les paradoxes d’un homme entre obscurité et lumière que seul l’amour peut racheter.

     

    ‡ Lettre à une trop jeune morte, Roger Bichelberger, éditions Albin Michel, 2018, 144 p., 14 €.

  • Ce feu qui me dévore

    Bernard pourra-t-il un jour dire toute la vérité ? Sur l'incendie criminel qui a dévasté sa famille et sa vie en Lorraine. Sur le secret qu'il est le seul à connaître vraiment, qui mêle à la fois la folie, l'amour, la jalousie et, à l'origine, la souffrance muette d'un enfant malaimé.
     
    A tout juste dix-huit ans, Bernard Bertin est désigné coupable de l'incendie criminel qui a tué sa mère et laissé pour mort son père. Depuis toujours, un feu contenu brûle en lui : une sensibilité à fleur de peau, une posture solitaire et secrète ont fait de lui un enfant incompris. Après sa peine de prison, il revient vivre sur les lieux du drame, à Metz. Il est devenu écrivain et n'a jamais levé le voile sur son histoire. La vraie et insoupçonnée. Celle qui se tramait derrière la façade bourgeoise de la maison familiale. A la faveur de ses retrouvailles avec Alexandra, son amour de jeunesse, Bernard est poussé dans ses derniers retranchements.
     
    Parviendra-t-il, enfin, à panser les plaies du passé, à révéler les souvenirs douloureux d'une enfance qui n'en fut jamais une ?
     
    ‡ Ce feu qui me dévore, Paul Couturiau, éditions Presses de la Cité, 2018, 380 p., 20 €.

  • La bataille de Metz - 1944

    La bataille de Metz, qui se déroule de septembre à début décembre 1944, reste relativement méconnue du grand public. Pourtant, pendant trois mois, des forces allemandes très inférieures en nombre et en armement retiennent le XXe US Army Corps.

    Souvent éclipsée dans les livres 
par la bataille de Dompaire ou la prise de Nancy, la libération de Metz a pourtant eu un grand impact sur l’histoire militaire américaine. En témoignent les études faites sur le franchissement de la Moselle et la reconquête du fort Driant, durant lesquels l’armée américaine a particulièrement souffert et dont les enseignements ont été longtemps transmis aux élèves officiers américains, en particulier à West Point.

    À travers des cartes et de nombreuses photos d'époque, cet ouvrage retrace la progression américaine depuis la traversée de la Moselle jusqu’à la capitulation du dernier fort, en s’attachant principalement au déroulement des événements, mais aussi aux erreurs et succès de chaque camp.

     

    ‡ La Bataille de Metz 1944, Yoann Marlière, Ysec éditions, 2017, 166 p., ill. et cartes, 24,50 €.

  • Metz 1940-1950, de la tourmente au renouveau

    Après le succès de C'était hier en Pays messin (1840-1920) et de La vie à Metz. Les Années Bonheur (1950-1980), publié avec son complice Maxime Bucciarelli, Christian Fauvel récidive et fait rejaillir des souvenirs à ceux qui ont connu cette époque difficile et entretient ainsi le devoir de mémoire autour de la ville de Metz qui connut des heures difficiles mais aussi des moments glorieux en cette fin du premier XXe siècle.

    En 600 photos rares ou inédites, cet album exceptionnel fait revivre la vie quotidienne à Metz de 1940 à 1950. Période tourmentée, les années de guerre sont marquées par l'occupation, les expulsions, la nazification et la répression ainsi que par les destructions de la Libération. L'après-guerre ouvre pour les Messins une ère d'espérance et de renouveau avec le retour de la paix, la reconstruction et les prémices des Trente Glorieuses.

    De belles pages animées pour se souvenir de ce qui fait l'histoire d'une ville.

     

    ‡ Metz 1940-1950. De la tourmente au renouveau, Christian Fauvel, éditions des Paraiges, 2017, 288 p., ill. (35 €).

  • 1944. Un môme dans la tourmente

    6 juin 1944. Le Débarquement de Normandie coïncide avec l'annonce à un petit Lorrain de six ans du retour imminent de son père prisonnier de guerre en Allemagne depuis quatre ans. Il ne le connaît pas. Seules quelques photographies prises avant la "drôle de guerre" conserve le souvenir d'un visage...

    Dans ce récit authentique, l'auteur nous fait partager son impatience croissante durant douze longs mois, ponctués d'événements extraordinaires : la déroute allemande, les bombardements, la Libération, les Américains qui, arrivées en Lorraine, mettrons trois mois pour libérer Metz, la ville-forteresse... Et, en filigrane, l'attente insoutenable du retour du père. Qui franchira la porte de la maison... en juin 1945.

    Histoire émouvante commune à tous ces enfants nés à la veille de la Seconde Guerre mondiale et qui ne connurent leur père qu'au retour des PG... ou qui, pour certains, ne les connurent jamais...

     

    ‡ 1944. Un môme dans la tourmente, Jean-Marie Pesch, éditions des Paraiges, 2017, 245 p. (18 €).

  • Originaux et cartulaires dans la Lorraine médiévale (XIIe-XVIe siècles)

    Entourés des attentions des médiévistes, les cartulaires sont devenus un objet d'histoire. Ces recueils, résultant de la compilation d'actes par une institution ou une personne juridique, entretiennent des relations complexes avec les originaux, sources directes ou indirectes mises en œuvre par les cartularistes.

    Qu'il s'agisse de la sélection des matériaux ou du transfert d'informations du modèle à la cible, le travail accompli est affaire de choix, divers et multiples, dont il faut retrouver les logiques pour espérer comprendre les objectifs des hommes qui ont commandité et réalisé ces manuscrits.

    Même soumis à des contingences matérielles, les copistes conservent une certaine marge de manœuvre dans le traitement de leur documentation. Ils trient, classent ou reclassent les documents qu'ils accueillent et enfin transcrivent les actes en adoptant certains principes.

    Ce recueil d'études a pour but de renouveler la confrontation originaux-cartulaires, à travers l'analyse d'un recueil et de son chartrier ou grâce à l'exploration d'une question liée à la transcription, à travers plusieurs cartulaires.

    La question est ici approchée dans le cadre de la Lorraine médiévale, principalement constituée des diocèses de Metz, Toul et Verdun - et occasionnellement étendue à l'ancienne Lotharingie. La chronologie est délibérément large, donnant toute leur place aux expériences de la fin du Moyen Âge. A défaut d'aborder systématiquement le phénomène de la mise en cartulaire, les pièces réunies dans cet ouvrage voudraient en enrichir les données et questionnements.

     

    † Originaux et cartulaires dans la Lorraine médiévale (XIIe-XVIe siècles), Jean-Baptiste Renault (dir.), éditions Brepols, 2017, 245 p. (75 €).

  • Les Amis du peintre Alfred Renaudin sur ses pas à Metz

    La traditionnelle sortie annuelle « Sur les traces d’Alfred Renaudin » a conduit une dizaine de participants de l'association des Amis d'Alfred Renaudin à Metz pour une visite guidée pédestre à la découverte des sites incontournables de la ville lumière.

    La cathédrale Saint Etienne, l’un des plus grands édifices gothiques d’Europe, regorge de nombreux vitraux qui lui valent bien son surnom de lanterne du bon Dieu. L’itinéraire s’est poursuivi par le marché couvert, la place de Chambre, puis par le quartier des « Isles » avec la place de la Comédie, où se trouvent l’Opéra-Théâtre et le temple Neuf, construit pendant l’annexion allemande.

    En longeant les bords de la Moselle, les Amis d’Alfred Renaudin ont découvert le quartier Citadelle et ses nombreux monuments évocateurs de l’histoire messine comme le palais de Justice, l’Arsenal militaire, le palais du Gouverneur, Saint Pierre aux Nonnains, la chapelle des Templiers et le magasin aux vivres. Après un repas convivial en extérieur, l’après-midi a été consacré au quartier Outre-Seille avec les églises médiévales, les hôtels particuliers de la Renaissance, les vestiges du rempart érigé au temps de la République messine et les vitraux de Jean Cocteau. Ce faubourg a conservé une âme très particulière et sa vocation artisanale séculaire. La Porte des Allemands est un rare spécimen préservé de ce type d’architecture militaire en France. Il s’agit à la fois d’une porte-pont, enjambant la Seille, et d’un véritable château-fort. 

    Alfred Renaudin a représenté plusieurs vues de Metz comme celles de la cathédrale, du temple neuf ou encore de la porte des Allemands.

    [texte et cliché Olivier Béna]

  • Est-il un moyen de rendre les Juifs plus utiles et plus heureux ? - Le concours de l'Académie de Metz en 1787

    En cette fin de XVIIIe siècle, les Lumières à la française magnifient l’idée de régénération. En s’en emparant, l’utopie révolutionnaire a voulu rejeter les valeurs anachroniques du passé. Or cette aspiration à l’invention d’un homme nouveau tourné vers la Raison trouve une de ses premières formulations dans le fameux Essai sur la régénération physique, morale et politique des Juifs de l’abbé Henri Grégoire, rédigé à l’occasion du concours de l’Académie de Metz, en 1787.

    Le catholique lorrain Grégoire, favorable à l’émancipation des Juifs, soutient que celle-ci doit passer par l’oubli des rêveries talmudiques et des traditions qu’il juge burlesques. Au même moment, rien de tel n’est exigé des protestants par les philosophes qui défendent leur pleine entrée dans la cité, ni des Noirs des colonies pour lesquels ils réclament la fin de l’esclavage.

    Ce concours marque donc un moment unique dans l’histoire de la France moderne. Pourtant, à l’exception du texte publié de l’abbé Grégoire, sans cesse lu et commenté, on ignorait presque tout des manuscrits déposés par les autres candidats (dont d'autres Lorrains comme l'avocat protestant Claude-Antoine Thiéry ou dom Chais, bénédictin de Saint-Avold), et même de la première version de celui de Grégoire. Pierre Birnbaum a eu l’idée de les rechercher aux archives de Metz et de Nancy. Les voici enfin publiés dans leur intégralité.

    Leur mise au jour et leur comparaison systématique dans cet ouvrage opèrent tel un révélateur : la question de l’entrée dans l’espace public des Juifs apparaît comme le symbole d’une difficile relation entre citoyenneté et pluralisme culturel, qui hante jusqu’à nos jours la société française.

    Instructif.

     

    ‡ "Est-il des moyens de rendre les Juifs plus utiles et plus heureux ?". Le concours de l'Académie de Metz (1787), Pierre Birnbaum, éditions du Seuil, 2017, 643 p. (28 €).

  • Le pasteur David Ancillon (1617-1692) : de Metz à Berlin, de la France au Refuge

    La révocation de l'édit de Nantes en 1685 touche l'Église réformée de Metz de plein fouet après une longue histoire originale débutée dès les années 1520. Au XVIe siècle, la communauté traverse déjà bien des difficultés, malgré des institutions ecclésiastiques efficaces et, surtout, un encadrement pastoral de haut niveau. Les ministres, par leurs diverses missions, sont en première ligne de la défense de leur Église contre diverses menées catholiques, qu'elles soient lancées par les autorités publiques ou par le clergé.

    Parmi les quatre derniers pasteurs de l'Église de Metz figure David Ancillon (1617-1692), qui en est le plus célèbre et le guide officieux après la mort de Paul Ferry en 1669. Grâce à une source exceptionnelle, le récit de sa vie par son fils Charles, la biographie d'Ancillon permet de suivre au plus près le sort des réformés qui vivent d'abord sous le régime, toujours menacé, de l'édit de Nantes (1598-1685), puis qui choisissent l'option du « Refuge huguenot ».

    On voit alors comment le pasteur travaille, vit et tente de conduire son troupeau dans la tourmente. Confrontées aux archives institutionnelles, ces données nous révèlent aussi ce que les pasteurs essaient d'être pour donner le bon exemple, pour se conformer à ce que l'on attend d'eux.

    Surtout, David Ancillon est peut-être directement à l'origine du choix aussi massif qu'étonnant des réformés messins exilés pour le Refuge berlinois. Transplantée en partie en Prusse et placée au milieu d'un nouveau terreau, l'Église de Metz renaît, même si son dernier grand pasteur n'y vit que quelques années, et même si c'est dans un contexte radicalement différent.

    L'auteur, Julien Léonard, est agrégé d'histoire et docteur de l'université Jean Moulin – Lyon 3. Il est actuellement maître de conférences à l'université de Lorraine et mène ses recherches au Centre de recherche universitaire lorrain d'histoire (CRULH). Elles portent principalement sur l'exercice du ministère pastoral réformé dans le monde francophone et sur l'histoire religieuse de Metz au XVIIe siècle. Il est par ailleurs secrétaire adjoint de la Société d'histoire et d'archéologie de la Lorraine et membre de l'association Historia Metensis.

     

    ‡ Le pasteur David Ancillon (1617-1692). De Metz à Berlin, de la France au Refuge, Julien Léonard, éditions des Paraiges, 2017, 360 p., ill. (20 €).

  • Rencontres académiques

  • La nécropole gallo-romaine de Morsbach (Moselle)

    Cet ouvrage est le résultat d'un long travail scientifique mené sur une collection ancienne conservée dans la réserve archéologique du Musée de la Cour d'Or à Metz.

    Il s'intéresse au site de Morsbach, commune située à proximité de Forbach, fouillé en 1893, dont la nécropole gallo-romaine a livré une  grande quantité d'objets mis au jour par l'architecte allemand des monuments historiques Paul Tornow.

    Ces objets très variés (céramiques, verrerie, métaux...) n'avaient jamais été étudiés de manière circonstanciée et confrontés aux méthodes actuelles de la recherche. Plus de cent vingt ans après les premières découvertes archéologiques, une synthèse sur ce site majeur mosellan devenait nécessaire.

    Cette étude rigoureuse et correctement documentée ravira spécialistes et amateurs d'archéologie. Elle s'intègre ans une série dont le but est de mettre en lumière des collections du Musée de la Cour d'Or tombées dans l'oubli.

     

    ‡ La nécropole gallo-romaine de Morsbach (Moselle). Paul Tornow : une archéologie en Lorraine allemande sous la première annexion, Jenny Kaurin et Samantha Dub (dir.), éditions Snoeck - Musée de la Cour d'Or, 2016, 296 p., ill. (35 €).

  • Saint-Dizier (52) : première exposition nationale consacrée à l’Austrasie, un royaume mérovingien oublié

    L'anneau de saint Arnould, évêque de Metz.

    Le clin d’œil est tentant. « L’Aquitaine, la Bretagne, la Bourgogne sont des noms mérovingiens. L’Austrasie a raté sa chance », s’amuse l’historien spécialiste français du haut moyen âge, Bruno Dumézil. Le nom tellement commun « Grand Est » l’a emporté, de loin devant celui d’Austrasie, pour baptiser la nouvelle région Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine… Mais l’occasion était belle : Saint-Dizier présente depuis le 16 septembre l’exposition « Austrasie, un royaume mérovingien oublié ». Pour mieux rappeler qu’il s’agissait « d’un royaume brillant. On a voulu faire de cette Austrasie un monde de barbares, a commenté le professeur Dumézil. Ce n’était pas une société plus violente que d’autres ». Et la nôtre en particulier.


    À l’image de la reine Brunehaut. Elle a dominé trois générations d’Austrasiens, a apprécié le président du Conseil régional Grand Est Philippe Richert. Certes, il y a eu mort d’hommes. Mais c’est elle qui avait, entre autres, « interdit qu’une femme puisse être mariée contre son gré ».


    Visible jusque fin mars 2017, cette exposition, labellisée d’intérêt national par le ministère de la Culture, est la première consacrée au berceau de la dynastie mérovingienne. Des Francs qui régnaient alors sur un Est bien plus grand que l’actuel puisqu’il s’étendait, grosso modo, de la mer du Nord et l’Adriatique. Pour l’Austrasie, la période de fort rayonnement va de 511 et 717. Et les villes capitales s’appelaient Trèves, Reims et Metz.


    Les objets archéologiques exceptionnels, prêts de grands musées européens, bénéficient d’une scénographie qui tient tout à la fois du Game of thrones, de l’émotion et de la pédagogie. La tombe du petit prince de Cologne s’accompagne d’armes (francisque, lance, casque…) à sa taille. Éloquents aussi, l’anneau du saint évêque Arnoul de Metz ou encore les bijoux de la dame de Grez-Doiceau. L’imaginaire d’un royaume barbare est mis en valeur. La vie quotidienne, l’organisation sociale, économique et culturelle également. L’Austrasie s’inscrit dans « une période de basculement entre l’Antiquité et le Moyen Âge, a expliqué le député-maire de Saint-Dizier, François Cornut-Gentille. Ce n’est pas sans écho dans un monde qui est en train de basculer ».


    L’expo rejoindra ultérieurement le musée national d’archéologie de Saint-Germain-en-Laye. Le fait que Saint-Dizier en soit le pivot se justifie par l’histoire : les premières découvertes archéologiques y datent de 1842. Elles se sont accélérées ces dernières années, grâce à l’Inrap. Plusieurs sépultures aristocratiques du VIe siècle, et un cheval, ont été mises au jour. La découverte d’une élite franque dans cette cité haut-marnaise a déjà été à l’origine de l’exposition « Nos ancêtres les barbares » qui avait attiré 35 000 visiteurs.


    Les Austrasiens, des ancêtres pas si barbares que ça en fin de compte !

    [d’après ER]

  • Une famille lorraine dans la Grande Guerre : le Journal de Lina Welter (1914-1918)

    Ce Journal de guerre est un beau témoignage du vécu quotidien d'une Lorraine à Metz, Lina Welte,r née Kolb, où s'expriment la sensibilité et la détresse d'une femme contrainte à la solitude par les aléas de la vie et de la guerre.

    Conservé dans la famille, ce Journal aurait pu être reproduit dans la forme retenue par l'aïeule, mais il a paru approprié de l'associer à une présentation de l'Alsace-Moselle telle qu'elle était en 1914, de retracer une brève généalogie des familles Kolb et Welter et d'insérer ce récit dans l'actualité du temps.

    Pour ce faire, les auteurs ont fait le choix judicieux de recourir aux nouvelles qu'apportait la presse de l'époque, en acceptant ce que pouvaient avoir de partial les informations et comptes-rendus, inspirés des communiqués militaires, exagérant les victoires et travestissant les retraites...

    Odette Marchet est la petite-fille de Lina Welter et Jean-Pierre Duhard est écrivain et historien.

     

    ‡ Une famille lorraine dans la Grande Guerre. Journal de Lina Welter (1914-1918), Odette Marchet et Jean-Pierre Duhard, éditions L'Harmattan, 2016, 338 p., ill. (28 €).

  • Lamarche (88) : rachat des captifs et des esclaves aux mains des musulmans : un trinitaire lorrain témoigne

    Le P. Aldo Berardi lors de sa conférence en l'église de Lamarche [cl. ©H&PB]

    L'ancien couvent des Trinitaires à Lamarche, on connaît. Mais sait-on qu'elles étaient les missions de ces religieux ? Le Père Berardi, prêtre trinitaire, a présenté lors d'une causerie l'action de ces religieux auprès des chrétiens persécutés.

    Le Père Aldo Berardi, après avoir concélébré la messe dominicale à Gignéville, a été accueilli en l'église Notre-Dame de Lamarche par l'abbé Ayéméné, curé de la paroisse, et Jean-François Michel, président de l'association Saône Lorraine. « Le Père Berardi, originaire de Metz, fut mon élève au lycée Georges de La Tour lorsque j'enseignais à Metz à la fin des années 70 » précise J.-F. Michel. En préambule à la conférence donnée par le P. Berardi, J.-F. Michel rappela brièvement l'histoire de la fondation par le comte de Bar de la maison de la Trinité de Lamarche au début du XIIIe siècle. Transformée en établissement scolaire au XIXe siècle, il en subsiste quelques éléments.

    « L'ordre de la Sainte-Trinité a été créé au XIIe siècle pour le rachat des captifs lors des Croisades, à un moment d'affrontement entre l'Orient et l'Occident et en plein changement dans la vie des monastères » rappelle le P. Berardi. Les trinitaires, religieux non cloîtrés, ajoutent à la prière une vie apostolique missionnaire vouée au rachat des captifs et des esclaves au Proche et Moyen-Orient et en Afrique du Nord sous domination islamique. Ces religieux au vêtement blanc marqué d'une croix rouge et bleue – en souvenir du sang et de l'eau sortis du côté du Christ sur la croix – seront présents dans toute l'Europe jusqu'à la Révolution.

    Reconstitués à Rome au XIXe siècle, les Trinitaires appartiennent désormais à un ordre hispanique de trinitaires réformés déchaussés. Cet ordre regroupe 600 religieux et 2000 religieuses qui recrutent essentiellement en Asie et en Afrique. Si les maisons féminines sont implantées surtout en Amérique du Sud, les hommes exercent leur apostolat dans vingt-sept pays et partout où les chrétiens sont persécutés pour leur foi (pays musulmans et certains pays d'Asie bouddhistes).

    Le P. Berardi est actuellement en poste au Moyen-Orient et, tout en composant avec les impératifs de la politique et de la diplomatie internationales, travaille quotidiennement au rachat des personnes de toutes religions victimes de rapt ou réduites en esclavage, comme c'est le cas au Soudan par exemple.

    « Depuis 800 ans, les trinitaires poursuivent l'oeuvre de miséricorde et de prière, malgré les innombrables difficultés et les dangers pour les religieux, dans la fidélité aux intuitions reçues par leur fondateur, Jean de Matha » conclut le P. Berardi.

    A l'issue de sa conférence, le P. Aldo Berardi a célébré les vêpres avec l'abbé Ayéméné.

  • Epinal l'imaginaire

    Ville au passé tumultueux, maintes fois détruite et chaque fois relevée de ses cendres, Épinal se livre à ceux qui prennent le temps d’aller à sa découverte. C’est précisément ce qu’a fait le photographe Chanel Koehl, qui nous propose une balade amoureuse entre le château, la basilique et la Moselle, mais aussi entre les forêts et les terres d’histoire qui composent le terroir de l’ancienne ville des évêques de Metz.

    Dans ce superbe album, le regard de l’artiste fait écho aux impressions des écrivains et des personnalités qui, au fil des siècles, ont aimé la ville, son art de vivre comme la portion de Lorraine au cœur de laquelle elle se dresse.

    Les photos et les textes contenus dans ces pages ne racontent pas Épinal, pas plus qu’ils ne l’expliquent ou qu’ils n’en proposent une visite guidée. Ils invitent simplement le lecteur à confronter sa propre vision de la ville aux sentiments de ceux qui, comme lui, l’aiment ou l’ont aimée. Mais surtout, ils invitent chacun, qu’il soit spinalien ou de passage, à partir à la découverte de l’ambiance d’une ville dont les multiples nuances sont aussi celles de l’imaginaire.

    Un contenu original et étonnant. Épinal l'imaginaire se présente comme un recueil de textes et de témoignages rédigés par les amoureux d’Épinal, du XVIe siècle à nos jours. Hommes de lettres, historiens, voyageurs, géographes, célèbres ou moins connus, tous ont laissé leur vision de la ville, de son patrimoine et de son terroir. Leurs mots répondent aux photos de Chanel Koehl, auxquelles ils donnent une résonnance particulière, au-delà des époques.

    Surprenant ouvrage pour une ville étonnante.

     

    ‡ Epinal l'imaginaire, collectif, éditions Anovi-Brumaire, 2016, 176 p., photos Chanel Koehl (25 €).

  • Sur les traces du Graoully

    Voici un sympathique roman policier pour adolescents qui renoue avec l'histoire locale de notre Lorraine.

    Deux jeunes détectives en mal d'aventures sont sollicités à Metz. L'ombre d'une créature mystérieuse plane sur la disparition d'un archéologue...

    Cette enquête - façon Club des Cinq moderne -, aussi étrange que complexe à résoudre, va mettre leurs nerfs à rude épreuve. Elle les entraîne au cœur de l'histoire messine et des secrets de la ville.

    Le Graoully, dragon légendaire pourtant vaincu par saint Clément voici bien longtemps, serait-il de retour ?

     

    ‡ Sur les traces du Graoully, Isabelle Haury, éditions du Bout de la rue, 2016, 105 p. (9,50 €).

     

  • Metz, hier et aujourd'hui

    Au XIXème siècle, la ville de Metz était la place forte la plus importante de l’Europe. De ce fait, elle ne pouvait s’étendre car prisonnière de ses murailles. En 1871, la ville et annexée par l'Allemagne.

    Grâce à la découverte du procédé permettant de tirer au canon par-dessus les murailles, dès 1892, la ville se transforme. Les allemands détruisent les portes et les murailles permettant ainsi son agrandissement et la construction d’une nouvelle ville de style germanique. L’empereur Guillaume II a voulu faire de Metz la vitrine sur la France. Ainsi le temple de la garnison plus haut que la cathédrale, le Temple neuf dans le jardin d’Amour, l’actuel palais du gouverneur, la gare et la grande poste ont vu le jour…

    Si la ville n’a pas connu de nombreuses destructions durant les deux conflits mondiaux,  ce ne fut pas le cas dans les années 1960-1970 où des quartiers entiers ont disparus au nom du modernisme. Seuls demeurent de nombreuses photos jaunies de ce patrimoine...

    La ville évolue en permanence : la mise en service du Mettis en octobre 2013 a nécessité d’énormes travaux qui ont souvent fait polémique mais cette innovation, qui a grandement modifié le visage de Metz, montre que la ville s’inscrit définitivement dans une politique de développement durable et d’innovation pour les décennies futures.

    L'auteur, grand connaisseur de Metz et de son histoire, juxtapose dans une intéressante composition cartes postales anciennes et clichés récents de nombreux quartier de la ville. Si la ville s'est considérablement transformée, elle conserve tout de même de "beaux restes" à découvrir...

     

    ‡ Metz. Hier | Aujourd'hui, Jean-Claude Berrar, édition Wartberg, 2016, 72 p., ill. (16,90 €).

  • Le Pays Lorrain : Charles Cournault, premier conservateur du Musée Lorrain

    Dans son premier numéro pour 2016, Le Pays Lorrain, la revue de la Société d'histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain de Nancy, propose un intéressant et riche dossier sur Charles Cournault (1815-1904) premier conservateur du Musée Lorrain. Ces textes sont les bienvenus alors que le Musée des Beaux-Arts de Nancy présente actuellement une rétrospective sur le fils de Charles Cournault, Etienne Cournault (1891-1948), peintre et décorateur de l'entre-deux-guerres.

    Au sommaire de ce numéro printanier, outre le dossier sur Charles Cournault, on lira avec intérêt :

    - Les rites autrefois observés pour changer de seigneurie : Martigny-les-Bains et ses "tourneux", par Jean Coudert
    - Le collège Saint-Louis de Metz, un prestigieux établissement scolaire d'Ancien Régime, par Cédric Andriot
    - Les industries meusiennes de l'ameublement : de leur apparition à leur déclin, par Jean-Charles Vogley
    - L'impact de la crise de Hongrie en 1956 et l'afflux des réfugiés en Meurthe-et-Moselle, par Jean-Louis Etienne

    ... Et les rubriques habituelles : la vie de la Société, la vie du Musée, la chronique régionale, les publications récentes...

     

    ‡ Le Pays Lorrain est disponible sur abonnement (39 €). Coordonnées postales et règlement à envoyer à : Le Pays Lorrain, Palais des Ducs de Lorraine, 64 Grande-Rue, 54000 Nancy.

  • La Nouvelle revue lorraine n° 37 : Gaël Lesure, artiste photographe, à l'honneur

    Jean-Marie Cuny rappelle dans son édito' le "symbole fort" que constitue le retour de l'anneau de Jehanne, notre Bonne Lorraine, en terre de France et salue ce geste de la famille de Villiers, famille de vieille souche lorraine.

    Comme à son habitude, la revue régionaliste propose un sommaire qui ravira tous les lecteurs et amoureux de la Lorraine :

    - Le dernier duc François III
    - De la Lorraine ducale à la Ve République
    - Sous le roi Stanislas
    - Le siège de Montmédy (1657)
    - A propos du théâtre démoli de Remiremont
    - A Nancy, la place de la gare
    - Jean Daum : de la gueule des fours à la bouche des canons
    - Février 1916 : Revigny à la une des journaux
    - Un poilu de la classe 1916 : Camille Laurent
    - Le tableau magique
    - Les dix travailleurs de la mère Vert-d'Eau
    - L'église Saint-Pierre-et-Saint-Epvre de Thélod
    - Floriane Bogard, meilleure sportive vosgienne de l'année
    - Gaël Lesure, l'artiste photographe
    ... Et les rubriques habituelles : l'édito' de JMC, les infos lorraines, les livres, Entre-nous...

     

    > La Nouvelle revue lorraine est disponible sur abonnement : coordonnées postales et règlement (38 € par chèque à l'ordre de SEP HELENUS NRL) à envoyer à : LA NOUVELLE REVUE LORRAINE, LE TREMBLOIS, 54280 LANEUVELOTTE.

    > Vente au numéro : 9 € franco (chèque à l'ordre de SEP HELENUS NRL).

  • Revue VMF : dossier "Metz, carrefour de l'histoiree

    La revue des Vielles Maisons Françaises propose dans son numéro de janvier 2016 un dossier sur la ville de Metz.

    Plusieurs articles nous font découvrir - ou redécouvrir - la richesse et la diversité du patrimoine messin :

    - Moyen Âge et Renaissance, les atours d'unes république patricienne, par Pierre-Edouard Wagner
    - La Porte des Allemands, sentinelle sur la Seille, par François Roth
    - Une maison canoniale devenue hôtel particulier, par Florence Amiaux-Lallement
    - Une forte empreinte : catholiques, juifs et réformés, par Philippe Hoch
    - "Metz défend l'Etat" : quinze siècles de fortifications, par François Roth
    - Monuments de 1870 : un patrimoine fragile, par François Hoff
    - La gare centrale, un manifeste impérial, par Christiane Pignon-Feller
    - La nouvelle ville au bonheur des styles, par Christiane Pignon-Feller
    - Vitraux modernes en pleine lumière, par Marie-Antoinette Kuhn-Mutter
    - Epargnée, sinistrée, réveillée : la force d'une ville, par Jean-François Michel

     

    ‡ La revue VMF est disponible sur le site de l'association www.vmfpatrimoine.org