31 décembre 2008

Meilleurs voeux pour 2009 !

bonne année.jpg

Histoire & Patrimoine Bleurvillois présente ses meilleurs voeux pour 2009 à tous ses visiteurs.

 

Et comme l'on disait encore naguère en Lorraine et dans les Vosges, "je vous souhaite une bonne année, une bonne santé et le paradis à la fin de vos jours !"

 

Nos anciens lorrains souhaitaient également volontiers "la prospérité, c'est un cochon à la cheminée toute l'année, un bon grenier plein de pommes et une échelle pour y monter !".

 

 Que 2009 soit une année faste pour notre patrimoine local et régional et que toutes les initiatives qui seront prises dans ce domaine soient couronnées de succès !

Vers le sauvetage de Notre-Dame-des-Chaumes à la Schlucht (Vosges)

Pratiquement à l’abandon depuis 1993, la chapelle de Notre-Dame-des-Chaumes vient d’être tirée de son sommeil par l’association propriétaire.

 

 

 

chapelle ND des chaumes.jpg
La chapelle N.-D.-des-Chaumes dans les années 60 (carte postale)

 

Construite au col de la Schlucht sur les plans de l’architecte Balland de Gérardmer, cette construction est typique d'une architecture religieuse moderne d’après-guerre. La chapelle semble ouvrir grand son intérieur sur le paysage des montagnes vosgiennes en laissant pénétrer la lumière par une grande baie vitrée transparente et sans vitrail ce qui est rare. On admirera également la finesse du campanile et l'audace du dessin de la construction pointant vers le ciel. Un remarquable travail a également été réalisé sur les matériaux associant pierres en fondation, bois et béton. Dans l’esprit de Le Corbusier à la chapelle de Ronchamp (Haute-Saône).

 

L’association propriétaire de Notre-Dame-des-Chaumes vient de s’engager sur la voie d’une réhabilitation de cet édifice cultuel. Cependant, elle ne peut compter que sur les cotisations de ses membres et sur un loyer modique versé par un opérateur de téléphonie mobile, car depuis 1996 un relais est installé sur le site.

 

Nous reviendrons prochainement sur cette initiative qui mérite d’être encouragée.

30 décembre 2008

Nancy : la Porte Stanislas restaurée en 2009

Le dernier maillon de la ville de Stanislas sera refait en 2009. La porte à son nom, après la porte Sainte-Catherine clôt un cycle. Mais il y a encore beaucoup à faire.

 

porte stanislas nancy.jpgAprès l'effort très soutenu ces dernières années autour de Notre-Dame-de-Bonsecours, la place Stanislas, la restauration des monuments historiques fait une pause sur Nancy. En effet, les travaux qui vont être lancés au printemps ne vont pas dans un premier temps traiter l'environnement de la porte : les deux immeubles qui la flanquent ont bien mal vieilli. Ils se laissent traverser l'un par un passage pour piétons, l'autre par la rue... Le premier ayant une autre fonction qui agace beaucoup les élus, celle d'urinoire... Pour cette raison, ces passages seront esthétiquement améliorés. Mais rien ne se fera sans avoir au préalable réfléchi à l'ensemble de l'aménagement du secteur de la gare, pour lequel il vaut mieux ne pas se hâter, compte tenu des erreurs commises dans un passé récent...

 

La porte Stanislas elle-même n'a pas été épargnée puisque ce sera son second ravalement en trente ans. Le précédent a été fait selon la mode de l'époque : sablage avec eau sous pression, ce qui a détruit la couche de calcin qui protège la surface de la pierre et sert d'interface entre les agressions de l'air extérieur et la pierre saine mais fragile en profondeur. Ce ne sont pas seulement les sculptures qui ont été gravement érodées. « Tout le bâtiment bouge », explique Pierre-Yves Caillault, architecte en chef des Monuments historiques. « Il a fallu fretter le monument, en particulier les colonnes, car le ravalement des années 70 a aggravé les désordres. » « Fretter », c'est poser des espèces d'attelles actuellement visibles sur l'édifice.

 

porte stanislas.jpg« Le monument, à cause de la circulation intermittente est attaqué par un air saturé en permanence de gaz toxiques. Pour diminuer l'impact des gaz d'échappement, une bonne idée serait de reporter le feu tricolore en avant de la porte, pour que les véhicules soient toujours en mouvement quand ils passent dessous. » Mais pour l'heure, place aux travaux, qui débuteront au printemps, après la période des intempéries, sachant que l'étude préalable de l'ACMH est terminée. La restauration ressemblera trait pour trait à celle de la porte Sainte-Catherine et doit elle aussi faire l'objet d'une insertion ultérieure dans l'urbanisme XVIIIe environnant.

 

Le coût de la Porte Stanislas est de 850.000 €, dont 35 % financés par l'Etat. Le chantier devrait durer au moins jusqu'à l’automne 2010.

 

 

[d’après l’Est Républicain | 30.12.08]

29 décembre 2008

Jean-Louis Rollin, un artiste bleurvillois reconnu

Jean-Louis Rollin expose ses oeuvres au casino de Contrexéville jusqu'à la fin de l'année. Occasion inespérée de découvrir un sculpteur et un artiste vosgien talentueux.

 

 

jean-louis rollin.jpgLors du vernissage de l'exposition, Luc Gerecke, vice-président du Conseil général des Vosges en charge de la culture, rencontrait pour la première fois Jean-Louis Rollin, alors qu'il le connaissait déjà parfaitement à travers une oeuvre que l'instance départementale a acquis en 1986. C'est aussi pour cela que notre élu lui glissa : "Vous portez très haut le renom du département". Jean-Louis est un autodidacte pur.

 

C'est en 1968 que le jeune artiste découvre la sculpture. "Derrière chez moi j'ai frappé avec un marteau sur une pierre" raconte-t-il. Première pierre, premier visage. "Puis j'ajoute les cheveux, les oreilles, le corps prend forme". Toute la création lui revient à l'esprit.

 

Jean-Louis Rollin est né à Darney (Vosges). Son père exploitait une scierie à Bleurville. Et c'est tout naturellement que, voici quelques années, il est venu se réaproprier les lieux désormais transformés en atelier de sculpteur. Notre homme vit de son art ; la sculpture est devenue son métier. Il en parle avec passion invitant son interlocuteur à venir découvrir son oeuvre. Ainsi, au casino de Contrexéville, les visiteurs peuvent admirer onze oeuvres qui représentent dix années de création et d'évolution : des visages, des personnages aux lignes pures, des sculptures ajourées de véritables dentelles. Un style tout personnel.

 

sculpture vosges.jpgRécemment, Jean-Louis Rollin est allé à Bad Rappenau, ville allemande jumelée avec Contrexéville, afin de réaliser une fontaine dans le cadre des 25 ans du jumelage. Notre Vosgien a travaillé sur place durant dix jours sur un bloc de calcaire d'un mètre cube. Une superbe fontaine est née de ses mains.

 

Son talent, Jean-Louis le transmet aux enfants de l'Ouest vosgien lors d'ateliers qu'il anime.

 

Après le grès des Vosges, notre sculpteur travaille désormais d'autres pierres comme le marbre. Un véritable artiste dont le talent est désormais reconnu à son juste niveau. Bravo l'artiste !

 

>> L'artiste accueille les visiteurs dans son atelier situé au 1 chemin de Belle-Perche 88410 Bleurville (tél. : 03.29.09.06.97).

 

[clichés Christian Thiébaut. Plus d'images sur les oeuvres de J.-L. Rollin sur http://membres.lycos.fr/monthureux]

 

Un missionnaire lorrain bientôt béatifié ?

Ce missionnaire lorrain a été assassiné en Asie en 1959. Son procès en béatification vient de s'ouvrir.

 

rené dubroux missionnaire lorrain au laos.jpgSur cette photo, le Père René Dubroux porte la longue barbe des missionnaires ; son regard semble tourné vers d'insondables profondeurs.

 

En ce 12 décembre 1959, deux semaines avant Noël, il visite le village de Palay, au Laos. Caché derrière un buisson, un militant du Pathet Lao (ou Lao Viet, mouvement communiste laotien) bondit vers la sacristie de la chapelle où il se trouve. Il tire un seul coup de fusil. Le missionnaire s'effondre, tué sur le coup.

 

En seize ans, de mars 1954 à mars 1970, un prêtre laotien, six oblats de Marie-Immaculée (OMI), qui, en Lorraine, animèrent longtemps le pèlerinage marial sur la colline de Sion, cinq membres des Missions étrangères de Paris - dont René Dubroux - et cinq laïcs chrétiens furent ainsi assassinés par les communistes du Pathet Lao.

 

Les missionnaires étaient arrivés à la fin du XIXe siècle dans ce pays. Afin de développer l'évangélisation, les Missions de Paris avaient demandé aux OMI de les rejoindre. En 1935, les premiers religieux arrivent sur place. Le Père René Dubroux les rejoindra treize années plus tard.

 

Né à Haroué, au pied du château des Beauvau-Craon, quelques mois après le début de la Première Guerre mondiale (28 novembre 1914), après des études primaires dans son village et secondaires à Nancy, il est ordonné prêtre pour le diocèse de Saint-Dié juste avant que n'éclate la guerre de 39-45. Puis « il reçoit un appel dans l'appel », indique l’abbé Bruno Gonçalves, en charge de son dossier à l'évêché de Nancy. Il fréquente le Grand Séminaire de Saint-Dié de 1933 à 1939 et reçut le sous-diaconat le 11 décembre 1938, le diaconat le 18 décembre 1938 et la prêtrise le 8 janvier 1939. Il fait alors le choix d'entrer au séminaire des Missions étrangères de Paris.

 

Affecté au Laos, il reste d'abord deux ans comme aumônier militaire en Indochine avant de rejoindre enfin son poste en 1948. Nommé à Namdik, il y resta neuf ans. Il y développa la foi de ses fidèles et s'efforça également d'améliorer leur sort. Il leur apprit à exploiter la forêt et à vendre le bois. Après ses neuf années entrecoupées d'un retour de quatorze mois en France, il fut nommé dans un autre district. C'est dans ce secteur qu'il fut assassiné. Il est enterré à Thaktet.

 

La procédure de béatification appelle une étude fouillée préalable et un long procès au Vatican. Cependant, les lorrains - et toute l'Eglise - peuvent espérer un jour prochain pouvoir honorer l'un des leurs sur les autels de leurs églises.

 

[d’après l’Est Républicain | 29.12.08]

28 décembre 2008

Economie vosgienne : l’unité de fabrication de granulés bois ne s’installera pas à Claudon

Le projet de B2 Energies à Claudon est stoppé. Ce qui ne remet pas en cause la plate-forme d'expérimentation de co-produits de la filière bois. « Il y a des choses qui marchent bien, d'autres moins bien. L'usine de fabrication de granulés de bois ne se fera pas... Mais ce n'est peut-être pas complètement fichu ! Les partenaires et les investisseurs sont toujours là. » Alain Roussel et le comité du suivi du Pôle d'excellence rurale (PER) en forêt de Darney ont pris acte de la décision de la société B2 Energies de ne pas mettre en route le projet de Claudon présenté en mai dernier.

 

A Roussel et JP Aubert en mai 08.jpgSur un site proche de Merrains International (gros pourvoyeur de déchets bois) à Monthureux-sur-Saône, B2 Energies, avec le soutien d'Akuo Energy (un développeur européen), projetait de monter une unité de production de pellets, en investissant 7 millions d'euros, avec le soutien des financeurs institutionnels engagés dans la valorisation des coproduits forestiers. Objectif selon son directeur général, Jean-Paul Aubert : 25.000 tonnes de granulés par an, en créant au passage une quinzaine d'emplois, la mise en production étant fixée à novembre 2009.

 

Pourquoi le projet leader du PER a-t-il capoté subitement ? Alain Roussel, président de la communauté de communes du Pays de la Saône Vosgienne, avance une explication conjoncturelle : « Vu l'état actuel de la demande, l'émergence d'unités capables de fabriquer des volumes importants, il y a de gros excédents sur le marché. Il était plus sage de ne pas aller plus loin. » Ajoutons que trois entreprises du Grand Est, comme Alsace Pellets (qui vendait à perte des granulés allemands), ont coulé... Par ailleurs, le PER a été amputé de son volet « chantiers d'insertion en forêts », faute d'avoir obtenu les aides requises.

 

Ces deux imprévus ne remettent pas en cause les autres volets de la plate-forme d'expérimentation pour la valorisation des co-produits de la filière bois. Ainsi, on donnera le premier coup de pioche de la chaufferie bois, près du collège cantonal, en janvier. A Claudon toujours, se poursuit l'expérimentation, par la Chambre d'agriculture, des tailles à courte rotation des saules. Sotraforest (association de Forêts & Bois de l'Est et de la Locatelli) a lancé la mise en production de plaquettes forestières en mettant en œuvre une machine spéciale, unique chez nous, en provenance de Finlande.

 

« On constate qu'il y a une vraie dynamique autour des énergies renouvelables et une envie forte de travailler tous ensemble », se réjouit Alain Roussel. Le maire de Claudon évoque la mise en œuvre de stockage de bois énergie à Monthureux (avec B2 Energies) et même de deux projets éoliens sur les collines bordant la Saône. L'idée de remettre en forme la centrale hydroélectrique monthurolaise est plus que dans l'air. Le bois, le vent, l'eau : les courants sont malgré tout porteurs.

 

[d’après l’Est Républicain | 27.12.08]

La Gazette Lorraine : une revue du patrimoine et de l'environnement à découvrir

gazette lorraine n° 72.jpg

Le numéro 72 de la Gazette Lorraine est paru. Cette revue trimestrielle de belle tenue est éditée à Nancy et s'intéresse avant tout au patrimoine et à l'environnement en Lorraine.

Dans ce numéro d'hiver, vous découvrirez notamment un dossier sur les fermes lorraines ; Louis Guingot, un artiste lorrain Art nouveau ; traditions populaires : la protection de la maison lorraine contre le feu ; une recette de lapin proposée par Jean-Marie Cuny...

>> En vente en librairie et à l'association CHATEL  44 avenue du Château  54600 VILLERS-LES-NANCY (4,50 € le numéro)

La Revue Lorraine Populaire n° 205 est parue !

 

RLP n° 205.jpg

Le numéro de décembre 2008-janvier 2009 de la Revue Lorraine Populaire est sorti !

Toujours un sommaire riche et varié, et de nombreux articles qui vous feront découvrir la Lorraine d'une façon originale :

- Voltaire et la Lorraine

- la Sainte-Enfance, la Lorraine et les petits chinois

- la résurrection de l'église Notre-Dame de Bonsecours

- à Mirecourt en l'an 1791

- Viviane Marsegan est la lady laine de Metz

- la médaille de Verdun

- Dominique Rapoport : le dessin, l'illustration... une même passion

et encore d'autres articles et les chroniques habituelles !

>> En vente dans les bonnes librairies lorraines et à : REVUE LORRAINE POPULAIRE  3 avenue des Deux-Fontaines  57140 WOIPPY (6 € le numéro)

23 décembre 2008

Joyeux Noël autour d'une Nativité lorraine

Nativité Georges de la Tour.jpg
Nativité, d’après Georges de La Tour (Vic-sur-Seille, 1593 – Lunéville, 1652)

 

 

Gloria in excelsis Deo, et in terra pax hominibus bonae voluntatis

(Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté)

 

 

Joyeux Noël à tous nos visiteurs !

Mon pays Claudon en Vôge : le tome 2 est paru

claudon tome 2.jpg

Après "Mon pays Claudon en Vôge, Nos racines", Gaby Bontems édite le deuxième tome de cette vaste fresque très documentée d'un village de la Vôge.

Dans cette saga historique et humaine, Gaby Bontems, marchand de bois retraité bien connu dans la région, évoque le passé du village auquel il est resté très attaché. Pendant trente ans, il a amassé témoignages et documents, interrogé les anciens du village, rassemblé ses propres souvenirs et ceux de sa famille. Le tout constitue ce deuxième volume consacré aux "gens industrieux" de Claudon et de ses nombreux hameaux.

Habitants de la région ou tout simplement amoureux de l'histoire de notre Lorraine, chacun pourra y découvrir la vie quotidienne au XIXe siècle jusqu'aux années 1950 : les écoles, la vie paroissiale, les affaires municipales, les activités industrielles...

Bref, une monographie complète et remarquablement bien illustrée de ce village du sud-ouest vosgien qui eut son heure de gloire.

>> Mon pays Claudon en Vôge. Des gens industrieux (tome 2), Gaby Bontems, éditions L'Atelier de la Mémoire, 2008, 176 p., ill. (25 €) - Préface de Jean-François Michel, président de l'association Saône Lorraine [cette association oeuvre depuis près de 30 ans à la sauvegarde du patrimoine des cantons du sud-ouest vosgien]

Toutes les notes