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  • Fête de l'Assomption à Sion

  • Journée des familles sur la colline de Sion

  • Les visages des sculpteurs Charles et Martin Pierson

  • Les Petits Chanteurs à la Croix de Bois à la basilique de Sion le 18 novembre

  • Pèlerinage diocésain de Nancy & de Toul à Sion le 5 septembre

  • Les cloches de Sion

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    [ER]

  • Destin' à Sion

    sion.jpgQui, en Lorraine, ne connaît pas la colline de Sion, au cœur du pays du Saintois ? Irène Génin-Moine entraîne le lecteur dans ses pas d'adolescent lorsqu'elle grimpait naguère vers le sanctuaire marial avec ses camarades. La foi les portait. Notre-Dame de Sion les protégeait. Pas à pas, année après année, Sion a pris une place grandissante dans son cœur.

    Avec poésie, elle nous fait partager la découverte des lieux à travers sa vision de la colline, et sa poésie apaisante. Pour nous donner envie d'y monter ou d'y revenir... Pour un temps de ressourcement et d'échange spirituel avec Marie... Ou avec les paysages... Ou avec les horizons et les saisons...

    Un petit ouvrage rempli de belles images de cette "colline inspirée". Avec plein de ces fameuses petites étoiles dans les poches... et dans les yeux !

     

    ‡ Destin' à Sion, Irène Génin-Moine, éditions Bialec, 2013, 135 p., ill. (19 €).

  • Vaudémont (54) : conférence sur "La tour d'habitation de Darnieulles" le 24 mai

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  • Nouvelle ruée vers l'or noir lorrain ?

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    [ER]

     

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    Le professeur Maubeuge sur le puits de Forcelles-Saint-Gorgon dans les années 1980 [cliché M. Maubeuge].

  • Les couronnes de Notre-Dame de Sion

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    [ER]

  • « La Colline inspirée » de Barrès à 100 ans

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    La Colline inspirée, roman historique de Maurice Barrès, a été publié en 1913.

    Ecoutons ce que dit Marguerite Yourcenar à propos de l'ouvrage : « […] Le Barrès de La Colline inspirée était bouleversant, parce que, de nouveau, c'était à la fois le monde invisible et l'autre, celui de la réalité paysanne ; je continue à croire que c'était un grand livre. Évidemment, il y a des creux, des moments où Barrès fait du Barrès, mais il y a aussi des moments où c'est du grand art véritable, ces paysages de Lorraine, merveilleusement décrits, et surtout la solitude et la vieillesse de Léopold, le sorcier, l'occultiste, et son dévouement jusqu'au bout à Vintras, mi-fanatique, mi-charlatan, bien qu'il soit pourtant la cause de toutes ses épreuves […]. »

    Un clin d’œil en cette année du centenaire de la publication de La Colline inspirée : Jean-Marie Cuny, le directeur de La Nouvelle revue lorraine, nous a communiqué – par l’intermédiaire d’un abonné à la revue – la dédicace de Maurice Barrès rédigée en 1913 à l’attention du capitaine Louis Blaison. Ce dernier avait transmis à l’auteur des informations qui furent reprises dans le texte de La Colline inspirée. 

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    Dédicace de Maurice Barrès, 1913 [cliché : ©B. Adloff]

  • La sainte lorraine du mois : Notre-Dame de Sion

    sion-vierge-basilique.jpgSion est un des lieux du diocèse de Toul où le Christianisme s’établit très tôt. On y a découvert l’épitaphe d’un jeune chrétien, nommé Nicétius, qui vivait au IVe ou Ve siècle. Une église, dédiée à Notre-Dame, y fut élevée, centre d’une très vaste paroisse à l’époque carolingienne.

    Dans cette paroisse se trouvait Vaudémont, dont les comtes favorisèrent le culte de la Vierge : au début du XIVe siècle, Henri II construisit le chœur de l’église actuelle où il plaça une très belle statue de Notre-Dame allaitant l’Enfant Jésus, détruite en 1793.

    En 1396, le comte Ferri et sa femme fondèrent, avec 36 seigneurs du pays, la confrérie des chevaliers de Notre-Dame de Sion. Mais c’est au XVIe siècle surtout que le pèlerinage prit un grand développement, devenant comme le centre religieux du patriotisme lorrain. En 1669, le duc Charles IV, à qui Sion doit beaucoup, fit par acte officiel donation solennelle de ses états à la Vierge Marie, qu’on honora dès lors du titre de "Duchesse de Lorraine".

    Les successeurs de Charles IV ne furent pas moins fidèles à Notre-Dame de Sion ; le roi Stanislas lui-même, très dévot, fit construire la nef de l’église, telle qu’elle existe encore.

    La Révolution sembla anéantir le pèlerinage : l’antique statue brisée, le sanctuaire déserté. Mais, dès 1797, le culte y fut rétabli et on remplaça l’image disparue par une gracieuse statue provenant de Vaudémont. Le pèlerinage connut au XIXe siècle un développement qu’il n’avait encore jamais atteint, et que ne ralentirent pas les extravagances dans lesquelles tombèrent trois prêtres, les frères Baillard, qui le dirigeaient au milieu du siècle. Pour combattre leurs erreurs, l’évêque de Nancy confia l’église de Sion aux Oblats de Marie Immaculée.

    Après la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception, on édifia la tour de l’église dominée par la statue de Marie-Immaculée. En 1873, le 10 septembre, par ordre du bienheureux Pie IX, la statue du sanctuaire fut couronnée.

    Dans les époques les plus troublées de notre histoire récente, de 1870 à 1945, N.-D. de Sion fut considérée comme le haut-lieu de l’unité lorraine, perdue et retrouvée à deux reprises. Pie XI érigea le sanctuaire en basilique en 1933.

    [source : www.introibo.fr]

  • Vaudémont (54) : entre patrimoine rural et chantier patrimonial

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    [Est Républicain]

  • Vaudémont : la Ferme Duval, maison patrimoniale du Saintois

    Vaudémont_ferme Duval_2012 033.jpgAu coeur du Saintois, à Vaudémont - à une portée d'arquebuse du sanctuaire de Notre-Dame de Sion - la maison patrimoniale de la Ferme Duval (XVIIe-XVIIIe s.) propose aux visiteurs un habitat lorrain traditionnel reconstitué et, par ailleurs, retrace la place de l'histoire du comté de Vaudémont dans l'histoire de la Lorraine.

    La partie habitation ouvre sur le quotidien du paysan lorrain du XVIIe siècle jusqu'aux années 1960. On visite avec plaisir la cuisine, la belle chambre ou poêle, la chambre du fond et la chambre à four.

    les écurie, étable, grange et remise attenantes abritent des expositions permanentes dédiées aux comtes de Vaudémont, aux ducs de Lorraine, à Maurice Barrès et aux vestiges Renaissance dans le Saintois. On y découvre également maints objets agricoles : éléments de laiterie, bascules, caisse à cochon, réduits à cochons, boisseau, harnachements, coupe-racines, moulins divers, etc.

    Profitez de cet été pour vous replonger dans la vie quotidienne de nos paysans lorrains des siècles passés !

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    La cuisine

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    La belle chambre

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    La chambre à four

     

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    Dans l'ancienne étable

    [clichés : © H&PB]

     

    La Ferme Duval - Maison patrimoniale, 2 rue du Pressoir à Vaudémont (30 km sud Nancy) est ouverte au public le dimanche, de mai à octobre, de 10h à 12h30 et de 14h à 18h. Accès libre. Contact : contact@fermeduval.com

  • Saintois : le tourisme est dans le Pré

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    [L'Est Républicain]

  • Autour des comtes de Vaudémont

    vaudémont.jpgLa dynastie comtale de Vaudémont exerça son pouvoir durant quatre siècles sur un espace situé au coeur de la région lorraine dont elle marqua l'histoire avant d'être à l'origine de la Maison de Lorraine-Habsbourg. Cette longue présence a laissé de multiples traces dispersées et inédites. Après l'étude du réseau défensif qui assura durablement la sécurité de la principauté, il convenait de recenser et d'étudier les autres facettes de ce patrimoine et de les tirer de l'oubli.

    C'est aujourd'hui chose faite grâce au travail d'une équipe multidisciplinaire qui a su croiser les approches géographiques, artistiques et historiques. A travers ces sources se dessinent les choix d'un pouvoir soucieux de manifester sa présence et son autorité dans le domaine public comme dans la sphère religieuse.

    Forme la plus visible de cette domination sur les hommes et l'espace, la colline de Sion fait l'objet d'une éclairante étude géomorphologique complétée par l'analyse des parcellaires des villes neuves fondées par les comtes.

    Les monnaies, les sceaux, les armoiries et les chartes des XIIe et XIIIe siècles illustrent la symbolique et la mise en scène volontairement ostentatoire du pouvoir seigneurial.

    Princes chrétiens, les comtes favorisèrent le culte de la Vierge protectrice de Sion et contribuèrent à la reconstruction de l'église dont il reste le choeur gothique. Soucieux de leur propre salut, ils fondèrent la collégiale Saint-Jean-Baptiste à Vaudémont. Détruite au XVIIIe siècle, elle sort de l'ombre grâce à de riches archives et à trois retables de grande qualité artistique miraculeusement préservés. Son rôle de nécropole familiale est attesté par les remarquables gisants d'Henri III († 1347) et d'Antoine († 1458) accompagnés de leurs épouses et à présent exposés dans l'église des Cordeliers de Nancy. Leur étude est complétée par celle du tombeau de Marguerite de Vaudémont et de Ferri de Lorraine († 1415). Placé dans la collégiale de Joinville et disparu depuis la Révolution, ce monument récemment redécouvert est présenté pour la première fois.

    L'ouvrage s'inscrit dans une problématique générale consacrée à l'Etat princier qui fut la pierre angulaire de l'organisation politique et territoriale au Moyen Âge.

     

    ‡ Autour des comtes de Vaudémont, Gérard Giuliato (sous la dir.), éditions PUN, 2011, 331 p., ill. (30 €).

  • A Sion avec la communauté "Saint-Pierre-des-Latins" de Nancy

    Les paroissiens de "Saint-Pierre-des-Latins" de Nancy (communauté appliquant le Motu Proprio Summorum Pontificum du Pape Benoît XVI sur le rite extraordinaire du Missel de 1962) se sont rassemblés sur la colline de Sion dimanche 29 mai pour fêter la fin du mois dédié à la Vierge Marie.

    sion1.jpgAprès les prières et les chants à la Vierge à la basilique, les fidèles ont processionné jusqu'au monument de Barrès où a eu lieu le Salut au Saint-Sacrement.

    Rappelons quelques propos de l'abbé Husson, en charge de la communauté Summorum Pontificum à la paroisse Saint-Pierre - Notre-Dame de Bonsecours, extraits de son homélie : "[...] La plaine lorraine qui s’étend autour de nous, de la vallée de la Marne à la crête des Vosges, trace nos limites, et en même temps elle nous donne une soif d’infini, comme disait Barrès. Que nous soyons Lorrains de souche ou d’adoption, ou même seulement de passage pour quelques années, cette plaine est notre monde terrestre, temporairement ou bien jusqu’à nos derniers jours pour les plus chanceux qui ne quitteront jamais ce pays bénit.

    En adorant le Fils de Dieu présent dans l’hostie, nous allons Lui demander, par l’intercession de sa Mère, de renouveler cet Esprit sur cette terre, sur cette plaine.

    D’abord pour nous aider à continuer l’œuvre des premiers  chrétiens et des moines de Saint Colomban, qui ici-même menèrent le combat contre les dieux païens, Rosmerta et Mercure, avant que notre évêque Saint Gérard n’y édifie la première église consacrée à Marie. Les forces païennes sont aujourd’hui de retour, et avec l’aide de Dieu, il nous faut les combattre.

    sion2.jpgEnsuite pour nous-mêmes. Nous connaissons nos faiblesses, et même si la Sainte Vierge est là pour nous guider, il nous faut en nous la force du Christ, le Saint-Esprit et la grâce de Dieu.

    Enfin pour tous ceux qui vivent sur cette plaine et qui ne voient plus Notre-Dame de Sion. Elle a disparu de leur âme en même temps qu’ils perdaient la vérité du Christ. Ce n’est plus l’Esprit de Dieu qui conduit leur vie, mais l’esprit de perdition.

    Comme le dit la prière à Notre-Dame de Sion : 'Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, vous avez préservé admirablement nos ancêtres de bien des désastres, accordez-nous d’être protégés par elle, notre Reine et notre bonne Duchesse, des maux qui nous menacent.'

    Que la bénédiction de son Fils renouvelle ici et sur cette plaine la venue de l’Esprit de Dieu, et par l’intercession de Notre-Dame de Sion, que cet Esprit nous aide à combattre les ennemis du Christ et de l’Eglise, à convertir nos frères et à parvenir un jour dans la gloire des Cieux. Pour paraphraser le prophète Isaïe : Soyons les signes en Lorraine de la part du Dieu des Armées qui habite sur la montagne de Sion."

    [source : page Facebook de la communauté "Saint-Pierre-des-Latins" https://www.facebook.com/notes/eglise-st-pierre-des-latins-nancy-summorum-pontificum/p%C3%A8lerinage-de-la-basilique-de-sion-au-monument-barr%C3%A8s-29-mai-2011/133602540051715]

  • Quand le Rosaire naissait en Lorraine

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  • Les Cahiers de Maurice Barrès

    cahiers barrès.jpg"Peut-on sauver Barrès, faire relire aujourd'hui ses Cahiers ? Le temps serait-il venu de tirer l'auteur du Culte du moi, des Déracinés, de La colline inspirée, mort en 1923, du purgatoire où il séjourne depuis un bon demi-siècle ?

    Barrès est un antimoderne exemplaire, car nul ne fut plus ambivalent, plus joueur que lui à l'égard de la modernité, à la fois partie prenante de celle-ci, l'exténuant dans sa vie, mais lui résistant dans des conséquences politiques et sociales, égotiste à la Stendhal ou à la Baudelaire, mais réactionnaire à la Balzac ou à la Barbey d'Aurevilly.

    "On sait quelle dimension nouvelle acquiert Barrès par la publication des Cahiers", signalait Albert Thibaudet dans La Nouvelle Revue française du 1er août 1934.

    Barrès entama la rédaction de ses Cahiers le 11 janvier 1896, au lendemain des funérailles de Verlaine. Les Cahiers semblent relever du genre des souvenirs, mais l'entreprise se révèle vite plus diverse, plus complexe..." (préface d'Antoine Compagnon à la présente réédition des Cahiers de Maurice Barrès).

    Les Cahiers sont un miroir le long de la vie et l'oeuvre de Maurice Barrès, le Lorrain. C'est aussi la matrice de ses romans. L'un des derniers grands documents jamais réédités dans son intégralité sur le monde littéraire et politique de la IIIème République. On y croise notamment Jean Jaurès, Emile Zola, Alphonse Daudet, Paul Bourget, Anatole France et tous les figurants d'un théâtre lyrique sur lequel roulent le feu de la vie, l'obsession de la mort, la vulnérabilité des hommes.

    Ce premier volume couvre les années 1896 à 1904. Il est présenté par Antoine Compagnon, professeur au Collège de France et à Columbia University. Les notes sont de Philippe Barrès.

     

    >> Mes Cahiers - Tome 1 - Janvier 1896-Novembre 1904, Maurice Barrès, éditions des Equateurs, 2010, 677 p. (30 €).

  • Une sainte de Lorraine méconnue : Marguerite de Lorraine

    Le 3 novembre, le calendrier de l'Eglise fête la bienheureuse Marguerite de Lorraine. Fille de Yolande d'Anjou et de Ferri de Vaudémont, elle était la soeur de René II, duc de Lorraine et de Bar, vainqueur de Charles le Téméraire le 5 janvier 1477.

    ste marguerite de lorraine.jpgCette princesse est méconnue des Lorrains. Elle a cependant sa place dans la chapelle des Âmes du Purgatoire de la basilique Saint-Epvre à Nancy où sa statue surmonte l'autel. Une autre statue est déposée dans un arbre creux proche du parvis de la basilique Notre-Dame de Sion. Une croix plantée au bord du chemin menant au village de Vaudémont, sur la colline de Sion, rappelle également le souvenir de Marguerite de Lorraine.

    Marguerite de Lorraine, née au château de Vaudémont en 1463, a vécu une partie de son enfance auprès du bon roi René en Provence. A la mort de René d'Anjou, elle revint en Lorraine et fut mariée en 1488 à René duc d'Alençon, fils d'un compagnon de Jeanne d'Arc. Elle suivait les conseils et les exemples de sa belle-soeur Philippe de Gueldre, duchesse de Lorraine, qui finit sa vie chez les Clarisses de Pont-à-Mousson.

    Un fils, Charles, et deux filles, Françoise et Anne, naquirent de ce mariage. Mais René d'Alençon devait mourir le 1er novembre 1492. Marguerite prit en main efficacement les affaires du duché de son mari. Elle fut également une éducatrice incomparable pour ses enfants et la bienfaitrice de tous les pauvres. Surnommée la "sainte duchesse", après 22 ans de règne, Marguerite de Lorraine laissa le duché à son fils et se retira chez les Clarisses d'Argentan. Elle devait décéder le 2 novembre 1521 à l'âge de 58 ans.

    croix ste marguerite sion.jpgDes miracles se produisirent sur son tombeau : son corps et son coeur demeurèrent intacts durant plus de deux siècles. En ouvrant son tombeau en 1793, les sans-culottes profanèrent ce corps saint et le jetèrent dans une fosse commune. Cependant, le culte de Marguerite de Lorraine demeura fort et fervent parmi les chrétiens.

    Elle fut déclarée bienheureuse par le pape Benoît XV le 20 mars 1921. Elle est la protectrice des familles et la patronne des dentellières, en relation avec la création du point d'Alençon dont le couvent des Clarisses de la ville conserve deux pièces de broderie de la main de la duchesse Marguerite.

    [source : Bulletin "La barette de Saint-Pierre des Latins" de la communauté Summorum pontificum de Saint-Pierre de Nancy, novembre 2009, article de Jean-Marie Cuny]

  • Ballade en Lorraine : redécouvrir la colline de Sion

    Octobre, mois dédié dans le calendrier liturgique au Rosaire et aux saints Anges, nous offre l'occasion de partir à la (re)découverte de la colline de Sion posée, entre Mirecourt et Nancy, comme un phare spirituel éclairant notre belle Lorraine. L'introduction de l'ouvrage Sion le grand pèlerinage lorrain de Mgr Eugène Martin, paru en 1948, nous initiera à cette quête.

    sion.jpg"Il est, de par le monde, des sommets prédestinés, vers lesquels les hommes se tournent, pressés par le désir de se concilier les puissances du Ciel, ou par le souci de se défendre contre les puissances de la terre : hauts-lieux, tout ensemble, et camps retranchés.

    Telle apparaît, au-dessus de l'immense plaine qui s'étend des côtes de Meuse jusqu'à la chaîne des Vosges, l'abrupte colline qui porte, depuis des siècles, un sanctuaire de plus en plus aimé et une place forte, jadis fameuse et redoutée.

    Longue, étroite et sinueuse, cette butte isolée, de calcaire oolithique, à calotte bajocienne, témoin multiséculaire d'un gigantesque travail d'érosion, porte un nom évocateur de souvenirs bibliques : Sion. Le devrait-elle, comme d'aucuns l'ont pensé, à la dévotion d'anciens croisés ? Ce qui peut-être, à certains égards, pourrait convenir à cette "Colline inspirée", comme l'appela Maurice Barrès, dans une oeuvre historico-mystique, qui, aux approches de la Première guerre mondiale, eut, en France et ailleurs, un profond retentissement.

    Mais non : l'origine en est beaucoup plus lointaine. Le nom de pagus, ou canton, gallo-romain, le Saintois, sur lequel se dresse la colline, donnait entre autres formes en latin médiéval, l'adjectif seiuntensis, qui, romanisé, mais avec la prononciation gutturale du terroir, fit hon, nom patois du village de Saxon, dont l'x, comme dans nombre de noms de lieux lorrains (Laxou, Xeuilley, Maxéville, Xaintois...) fut et devrait rester une gutturale - Seion, Sion en sont les formes progressivement adoucies.

    Ce nom s'applique plus spécialement au promontoire de configuration sensiblement quadrangulaire, qui se relève et s'avance vers le nord après la dépression où passe l'une des routes d'accès.

    colline de sion.jpgC'est là proprement le mons seiuntensis, la "colline du Saintois", à laquelle était réservé de devenir un centre de prière, un foyer de dévotion mariale, une source de grâces surnaturelles et de faveurs temporelles, pour la contrée qu'elle domine de toute sa hauteur.

    Cette destinée providentielle est allée s'accusant chaque siècle davantage et, jamais, plus qu'aujourd'hui, les âpres sentiers du mont n'ont tressailli de la foi, de la confiance, de la ferveur des pèlerins.

    C'est à montrer par quelle progression lente, ininterrompue, cette humble "église mère" du Saintois, devenue sanctuaire marial des comtes de Vaudémont, puis des ducs de Lorraine et de Bar, de leurs vassaux et de leurs sujets, c'est acquis le droit de prendre rang parmi les grands pèlerinages de France, que nous nous attacherons dans la première partie historique de cet ouvrage, en laissant tout simplement parler les faits.

    Une seconde partie, que nous nous emploierons à rendre aussi complète, aussi précise, aussi pratique qu'il convient à une partie descriptive, guidera le pèlerin sur la sainte montagne, lui fera visiter l'église, le trésor, le plateau, lui expliquera le vaste panorama que l'oeil parcourt, ravi et intéressé, de ce haut belvédère, et lui facilitera la "lecture" de ce paysage lorrain."

  • Les fêtes de la Vierge en septembre en Lorraine

    benoîte vaux.jpgDans l’Église catholique, septembre est marqué par deux fêtes mariales : la Nativité de Marie, le 8 septembre, à l’origine l’une des quatre plus grandes fêtes de la Vierge dans l’Église (avec la Purification le 2 février, l’Annonciation le 25 mars, et l’Assomption le 15 août ; la Nativité est plutôt oubliée aujourd’hui, effacée par l’Assomption et l’Immaculée Conception) et son jour "octave", la fête de Notre-Dame des Douleurs, le 15. On peut rajouter à ces deux fêtes, celle du Saint Nom de Marie le 12 septembre. Cette fête commémore la victoire de la coalition chrétienne contre les Turcs à Vienne en 1683, coalition de 70.000 soldats polonais et impériaux menés par Charles V duc de Lorraine et le roi de Pologne Jean Sobieski.

     

    En Lorraine, septembre est un mois particulièrement marial, avec les deux grandes neuvaines des deux célèbres sanctuaires de Sion dans le diocèse de Nancy & Toul, et Benoîte-Vaux, dans l’actuel diocèse de Verdun, à la frontière de l’ancien diocèse de Toul.

     

    Le 9 septembre, on prie par l’intercession de la Reine des Cieux à Benoîte-Vaux pour tous les Lorrains.

     

    ND Sion.jpgLe 10 septembre, à Sion, sur la « colline inspirée » chère à Maurice Barrès, les Lorrains prient par l’intercession de notre « bonne Duchesse » :

     

    « Dieu Tout-puissant,

    qui, par l’intercession

    de la Vierge Marie,

    avez préservé admirablement

    nos ancêtres de bien des désastres,

    accordez-nous d’être protégés par elle

    des maux qui nous menacent,

    et de parvenir à la patrie du Ciel. »

     

    Enfin, le 20 septembre, le diocèse de Nancy & Toul commémore l’antique statue de Notre-Dame au Pied d’Argent de la cathédrale de Toul, détruite pendant la Révolution.

  • 31 août : les Vosgiens à Sion

    ND Sion.jpgLe diocèse de Saint-Dié invite les catholiques vosgiens à se rassembler sur la colline de Sion (entre Mirecourt et Nancy) pour le traditionnel pélerinage des Vosges.

     

    Le pélerinage du diocèse de Saint-Dié se déroulera toute la journée du lundi 31 août 2009. Au programme : accueil, messe en extérieur devant la basilique, repas en commun, chapelet.

    >> Se renseigner dans les paroisses vosgiennes pour les modalités pratiques.

  • A Nancy, il y a 75 ans : les obsèques nationales du maréchal Lyautey

    Il y a 75 ans, Nancy offrait des obsèques nationales au maréchal Hubert Lyautey. Petit retour sur la vie et l'œuvre de cet illustre Lorrain.

     

    Lyautey.jpgLe 2 août 1934, il y a 75 ans, Nancy allait offrir au maréchal Lyautey, l'un de ses illustres enfants, né 80 ans auparavant, des funérailles nationales dignes d'un prince lorrain. Plutôt que des obsèques nationales organisées à Paris comme le veut la tradition, le maréchal avait souhaité que ce soit à Nancy, la capitale de sa « Lorraine bien aimée ».

     

    Le maréchal Lyautey s'était éteint le 27 juillet dans sa propriété de Thorey, au pied de la colline de Sion. Ce village deviendra Thorey-Lyautey à la demande de ses habitants pour conserver la mémoire de ce véritable homme d'Etat qui symbolise plus que jamais la grandeur de la France qu'il a si bien servie et dont il avait su montrer outre-mer le visage humain et généreux.

     

    Lyautey obseques.jpgDès la nouvelle connue, la foule commença à se presser pour venir se recueillir au château de Thorey devant sa dépouille. Le sultan Mohammed ben Youssef est revenu de Marseille où il était prêt à embarquer à l'issue d'un voyage en France. Il tenait à présenter ses condoléances à Madame Lyautey et à s'incliner devant le corps de celui dont le nom restera associé à l'histoire du Maroc où il a servi de 1912 à 1925. Hubert Lyautey, jeune officier sorti de Saint-Cyr à 21 ans avait d'abord fait un séjour de deux ans en Algérie avec son régiment, le 2ème Hussards.

     

    Lyautey spahis.jpgEn 1912, il est nommé premier Résident général de France au Maroc. Pendant 13 ans, jusqu'à son retour en France en 1925 et son installation à Thorey, il s'attache à jeter les bases du Maroc moderne, tout en respectant son sultan, ses traditions, sa religion, son patrimoine culturel et architectural. Il dote le pays des infrastructures indispensables à son évolution économique et sociale avec le dessein avoué de l'amener à son indépendance dans les meilleures conditions.

     

    Lyautey nancy.jpgÉlevé à la dignité de Maréchal de France en 1921, élu en 1912 à l'Académie Française où il fut reçu en 1920, ministre de la Guerre de décembre 1916 à mars 1917, Résident général de France au Maroc, de 1912 à 1925, commissaire général de l'Exposition Coloniale de 1931, il avait accepté, en 1928 la présidence d'honneur de tout le scoutisme français.

     

    Lyautey clerge.jpgLe 28 juillet, après les honneurs militaires rendus par la troupe dans le parc du château et un service religieux dans l'église du village, le cortège funèbre gagna Nancy à une cadence qui permettait aux Lorrains des bourgades traversées de manifester leur émotion sur son passage et le parcours dans Nancy se fit encore plus majestueux. Pendant trois jours la foule défila devant le cercueil exposé à la chapelle ducale des Cordeliers et veillée par des officiers et des scouts. Dans la nuit du 1er au 2 août, le cercueil fut transporté au Palais du Gouvernement, sur l'affût d'un canon, à la lueur des flambeaux, dans le vent et sous la pluie, au milieu des hommes en armes, tandis que sonnait le glas dans toutes les églises. Le jeudi 2 août, les funérailles nationales se déroulèrent en présence du Président de la République Albert Lebrun.

     

    Lyautey cathedrale.jpgCes obsèques à la fois majestueuses et baignant dans la ferveur populaire n'avaient eu d'égal que la célèbre pompe funèbre de Charles III. Le cercueil fut ensuite reconduit dans la crypte de la cathédrale où il devait rester quinze mois, le temps de la construction d'un mausolée à Rabat où il fut emmené en grande pompe fin octobre 1935.

     

    Depuis le 10 mai 1961, le maréchal Lyautey repose sous le dôme des Invalides à Paris.

     

    >> L'Association présidée par Pierre Geoffroy a sauvé et restauré le château de Thorey-Lyautey, à 35 km au sud de Nancy, en assure l'animation. Visite tous les après-midi sauf mardis du 1er mai au 30 septembre. Plus d'infos sur www.lyautey.fr

     

    >> Le 4 octobre 2009, une cérémonie nationale aura lieu à la chapelle des Cordeliers à Nancy.

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 06.08.09 - clichés site internet "Nancy hier"]

  • Des bijoux pour valoriser deux sites emblématiques lorrains

    Pour Baccarat et pour Sion, un bijoutier lorrain a créé des modèles spécifiques et symboliques. Identité et régionalisme.

     

    Le bijoutier-créateur installé à Blainville-sur-L'Eau vient de réaliser des pièces originales pour deux lieux touristiques : Baccarat et Sion. Il s'est basé sur le nouveau logo de la ville du cristal pour réaliser une broche et sur les fameuses étoiles fossiles pour la « colline inspirée ». La notoriété de ces sites est forte. Cependant, il leur manquait un objet directement identifiable.

     

    bijoux sion.jpgJacky Schwartz, notre bijoutier, a travaillé en étroite collaboration avec les équipes municipales et les responsables du tourisme. « Les crinoïdes, ou encrines, étaient des animaux qui vivaient dans la région au jurassique, c'est-à-dire il y a près de 170 millions d'année », raconte Jacky Schwartz. « Il n'en subsiste que les fameuses étoiles de Sion, les fossiles ramassés par des générations de visiteurs et de pèlerins. Il s'agit des restes de la tige, formée d'un empilement de petits articles, rappelant des vertèbres mais en forme d'étoiles.» Le bijoutier a proposé un projet représentant une étoile décorée d'un animal préhistorique complet. Bien que faisant partie du groupe des échinodermes, il ressemble plutôt à une plante.

     

    « J'ai fabriqué plusieurs modèles différents en cire, afin de permettre un choix », précise-t-il. « Nous avons ensuite réalisé des pendentifs en étain ». « Ils sont proposés dorés ou argentés. Il existe également un objet de déco, genre vide-poches ou presse-papiers, d'une taille plus importante. Toutes les pièces sont gravées du nom de Sion. Le ramassage des étoiles est désormais interdit, alors de cette manière les visiteurs peuvent quand même en rapporter. »

     

    La pièce réalisée pour Baccarat porte également le nom gravé de la commune. La broche, semblable au logo de la ville, est rehaussée d'une pierre qui rappelle le cristal. « Le logo traduit le dynamisme et la modernité de la ville, tout en mettant en valeur les points forts », explique Josette Renaux, maire de Baccarat. « La cristallerie, cœur de notre cité, est placée au centre par sa pampille de lustre. Le savoir-faire des meilleurs ouvriers de France ainsi que le pôle bijou sont suggérés par l'arabesque végétale. L'objectif est de donner une nouvelle impulsion à la ville et de montrer la volonté de l'ouvrir vers le monde. »

     

    Une fiche explicative accompagne ces « bijoux touristiques ». De Sion comme de Baccarat, les nombreux touristes pourront ainsi arborer des souvenirs esthétiques qui seront autant de moyens de promotion de notre belle Lorraine.

     

    >> Les bijoux sont en vente à l'office du tourisme de Baccarat et à la Maison du Tourisme de Sion-Vaudémont.

     

    [d’après l’Est Républicain | 22.12.08]

  • Journée d'études "La vie religieuse en Lorraine de l'Antiquité à nos jours" - 15 novembre à Sion

    domaine de sion.jpg

    Le Comité d'Histoire Régionale de Lorraine et le Conseil général de Meurthe-et-Moselle organisent samedi 15 novembre 2008 une journée d'étude dédiée à la vie religieuse en Lorraine de l'Antiquité à nos jours sur le site de la colline de Sion (entre Mirecourt et Nancy).

    Au programme de cette journée :

    9h : accueil

    9h30 : vie religieuse et espace public de la Révolution à nos jours (François Roth)

    10h30 : des dieux et des pratiques culturelles du 1er siècle av JC au Ve siècle ap JC (Marie-Jeanne Demarolle)

    11h30 : dédicaces des églises et peuplement en Lorraine médiévale : l'exemple de Saint-Hilaire de Poitiers (Patrick Corbet)

    12h30 : repas libre

    14h30 : le protestantisme en Lorraine au XVIe et XVIIe siècles (Gérard Michaux)

    15h30 : la Lorraine, vieille terre catholique (Philippe Martin)

    16h30 : fin de la rencontre

    Lieu du colloque : Site de Sion, 5 rue Notre-Dame 54330 Saxon-Sion

  • Septembre : le temps des pèlerinages sur la colline de Sion

    800 pèlerins à Sion dimanche 31 août. Les zones ouest et est du diocèse de Nancy & de Toul s’y étaient données rendez-vous. Ferveur et piété dans le respect de la tradition.

     

    basilique sion.jpgLe soleil étant bien présent, les pèlerins des zones ouest et est du diocèse de Nancy et de Toul ont grimpé la colline de Sion en nombre. Certes, si la voiture a remplacé les pèlerins pédestres, le pèlerinage s'est déroulé dans le respect de la tradition, même si aujourd'hui, l'accueil est assuré par les bénévoles de l'équipe Notre-Dame reconnaissables à leur veste « bleu-jean ».

     

    Après la célébration pénitentielle, tous se sont rassemblés sur l'esplanade pour la célébration eucharistique présidée par l'abbé Jean Gegoux, curé de la paroisse Notre-Dame-en-Saintois, la prédication étant assurée par l'abbé Joseph de Metz-Noblat. Dans son homélie, le prédicateur faisant référence aux textes du jour, invita les pèlerins à « renouveler leur manière de penser », citant saint Augustin et Antoine de Saint-Exupéry : « On ne voit bien qu'avec le cœur ». Et de suggérer de s'inspirer de la Vierge Marie « en se mettant au service de la vie », le thème de la quinzaine mariale de Sion étant « Servir la vie avec Marie ».

     

    pèlerinage sion sept 2008.jpgAprès le temps de convivialité qu'est toujours le partage du repas de midi, le temps étant propice au pique-nique, chacun était invité à un temps de réflexion, de prière, voire de silence sur les différents sites : couvent du Rameau des Clarisses, basilique Notre-Dame, adoration du Saint-Sacrement, montage vidéo sur les apparitions de sainte Bernadette à Lourdes, rencontre avec le prédicateur.

     

    C'est avec la louange mariale que prenait fin le pèlerinage : procession autour du chemin de ronde, bénédiction du Saint-Sacrement et après l'envoi, le traditionnel chant « Sur ta Lorraine » repris en chœur par les pèlerins.

     

     

    [d’après L'Est Républicain | 05.09.2008]