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crise

  • Qui sont les cathos aujourd'hui ?

    cathos.jpgCe que, dans les médias, on appelle "la crise" de l'Eglise catholique en France est devenue un lieu commun sociologique : 56 % des Français se disent encore catholiques mais seulement 4,5 % assistent à la messe chaque semaine.

    En Europe, la France est aujourd'hui l'un des pays de culture catholique où l'observance religieuse est la plus faible : déclin des baptêmes, des ordinations, du nombre de pratiquants, laïcisme gouvernemental...

    Bien des interprétations de ce déclin ont déjà été faites, mais quel est le point de vue des catholiques sur ce qui leur arrive ? Comment se représentent-ils et pensent-ils les évolutions de leur Eglise ?

    Pour le savoir une enquête de grande ampleur a été réalisée par une structure regroupant plusieurs organisations d'essence catholique. Le catholicisme français apparaît ainsi sous un jour nouveau : la "crise" de l'Eglise dépend moins des évolutions que les statistiques donnent à voir, que des diagnostics qui sont établis à partir d'elles. Elle se traduit donc avant tout par un conflit d'interprétation sur la qualification de ce qui est en crise et sur les remèdes à adopter.

    Cet ouvrage présente un panorama de la manière dont les catholiques vivent et analysent ce contexte de crise et les propositions qu'ils formulent pour en sortir. In fine, c'est à une véritable exploration des multiples sensibilités de l'archipel catholique que le lecteur est invité.

     

    ‡ Qui sont les cathos aujourd'hui, Yann Raison du Cleuziou, éditions Desclée de Brouwer, 2014, 332 p. (18,90 €).

  • 5 à 10 % des églises pourraient être vendues, détruites ou abandonnées d’ici à 2030

    église,vente,paroisse,diocèse,collectivité locale,finances,criseFaute d’argent et de fidèles, les diocèses et collectivités locales n’hésitent plus à vendre leur patrimoine religieux. 5 à 10 % des édifices pourraient être vendus, détruits ou abandonnés d’ici à 2030. Selon l’Observatoire du patrimoine religieux (OPR), la France compte près de 100 000 monuments (en moyenne 2,5 par commune), à 95 % catholiques et dont environ 45 000 sont des églises paroissiales. 5 à 10 000 édifices sont menacés dans les 15 prochaines années. Après 6 mois sans utilisation pour le culte une église peut perdre son affectation. Or, les curés de campagne, en charge de dizaines d’églises ne pourront bientôt plus courir de l’une à l’autre.

    Les collectivités territoriales - propriétaires d’environ 40 000 églises - sont en crise. Quant à l’Église (qui possède les 5000 restantes), elle connaît une situation financière délicate : moins de fidèles, c’est moins de finances. Or, la maçonnerie, la toiture, l’électricité et le chauffage, sont à rénover régulièrement. Sans parler de la restauration des œuvres.

    Benoît de Sagazan, fondateur d’un site spécialisé sur le patrimoine religieux, recensait fin 2012  14 églises et 20 chapelles à vendre en France. Patrice Besse, gérant d’une agence immobilière dédiée aux demeures de caractère, anticipe un essor des ventes d’édifices religieux. Selon lui, « les diocèses céderont un quart à la moitié de leurs églises d’ici à 20 ans ». Quant aux mairies, elles devraient vendre 5 % de leurs biens, soit plus de 2000 monuments, en seulement cinq ans.

    Une seule solution pour éviter cette perspective funeste : venir prier dans les églises et y célébrer le plus souvent la Sainte Messe !

    [source : Riposte catholique]

  • Bleurville : des investissements revus à la baisse en 2010

    voeux mairie bleurville.jpg
    [Vosges Matin | 16.01.10]

  • Les mirabelles victimes de rapines organisées

    À Fléville, en banlieue de Nancy, les mirabelliers sont pillés par les rapineurs, qui ne se contentent plus de quelques poignées.

    Vendu 2,50 € le kilo sur le marché de Nancy en début de saison, la mirabelle vaut de l'or. Jaune et juteuse à souhait, la pépite de Lorraine se déguste toujours avec gourmandise. A table, au retour de courses. Ou dans le verger, en opération rapine !

     

    mirabelles.jpgInterdit, certes. Mais saupoudré d'une pincée d'adrénaline, le fruit n'en est que plus savoureux... Qui, gamin, n'a jamais croqué le fruit défendu avant de prendre ses jambes à son cou pour échapper au propriétaire ou au garde-champêtre ? Enfant, Daniel Munsch était de ceux-là. Une fois l'école terminée, lui et ses copains usaient leur fond de culottes dans les arbres fruitiers. « Mais on avait le respect de la nature. On faisait attention à ne pas casser de branches. Ce n'est plus le cas aujourd'hui avec ces rapineurs », constate cet habitant de Fléville-devant-Nancy, propriétaire de vergers dans cette commune de 2.700 habitants au Sud de Nancy. « Et puis on se contentait d'en manger sur place et de remplir nos poches avant de partir. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas... Ils débarquent avec sacs et paniers pour remplir le coffre de la voiture ! » Rencontré, « à la fraîche », dans une petite parcelle du Chemin de Sainte-Anne - un écrin de verdure placé sous bonne garde du château Renaissance (1533) - Daniel sauvait les quelques mirabelles qui avaient échappé aux raids des rapineurs.

     

    Un crochet pour atteindre les branches les plus hautes, une bâche déployée au pied du tronc pour faciliter le ramassage et un peu d'huile de coude. « Sur une douzaine d'arbres, on a récolté en tout une vingtaine de kilos pour le tonneau et une quinzaine pour les bocaux et la tarte. Mais c'est exceptionnel. Sans doute parce que ce champ est proche des habitations car ailleurs, il ne reste plus rien ! »

     

    Jean-Pierre Demange, un autre villageois acquiesce. « Cette année, c'est du jamais vu. Si nous n'avons pas fauché ce champ, c'est pour éviter d'ouvrir un boulevard aux visiteurs et de leur offrir ainsi les mirabelles sur un plateau. Les propriétaires paient des impôts pour leurs parcelles qu'ils entretiennent. C'est rageant de se faire voler comme ça. S'ils en grignotaient pour le plaisir, en passant, on ne dirait rien. Mais là, ils remplissent d'énormes cabas. Ce n'est pas acceptable. »

     

    Le week-end dernier, Jeanne et ses petits-enfants se faisaient la joie d'une cueillette en famille dans ce verger transmis de génération en génération. « Les arbres étaient chargés de beaux fruits mais le jour J, il n'y avait plus rien à se mettre sous la dent. Les rapineurs étaient passés avant nous ! La rapine a toujours existé mais pas comme cette année. C'est peut-être la faute à la crise économique », suggère cette propriétaire en colère.

     

    Difficile de mettre la main sur ces « chercheurs d'or » à bon compte qui exploitent le filon du Chemin de Sainte-Anne en nocturne, voire entre 12 h et 14 h. « J'ai surpris deux couples et leurs enfants en train de remplir des paniers. Je leur ai demandé de partir car le verger m'appartenait mais ils ont eu le culot de me demander mes papiers et mon titre de propriété ! » se souvient Daniel Munsch, estomaqué. Le Flévillois ne voit pas d'un très bon œil le parcours de santé en gravillons stabilisés qui s'étire autour des vergers. « Une porte ouverte aux rapineurs. »

     

    Si le circuit et ses agrès font la joie des sportifs, d'autres opèrent un repérage à petites foulées ou à VTT avant de revenir en voiture. Et ce malgré l'interdiction de circuler aux véhicules à moteur, matérialisée par un panneau à l'entrée du parcours. « On aimerait y voir plus souvent le policier municipal, surtout en cette période de récolte... »

     

    [d’après l’Est Républicain | 24.08.09]

  • Mgr Jean-Paul Mathieu, évêque de Saint-Dié, s’exprime sur la crise actuelle

    De retour de l'assemblée des évêques de France à Lourdes, Mgr Mathieu insiste sur la solidarité de l'Eglise avec les victimes d'une crise économique qui s'amplifie.

     

    Mgr JP Mathieu nov 08.jpgD'abord une crise de confiance. C'est ainsi que l'évêque de Saint-Dié voit la crise financière qui secoue la planète, avec des conséquences économiques pas vraiment mesurées d'emblée. Et qui vont aggraver la condition des plus démunis : « Certains sont allés tellement loin dans l'abus de confiance que même les banquiers ont du mal à faire confiance aux emprunteurs ; cela va mettre le domaine économique en péril : les entreprises hésitent à investir - du coup il y a moins de travail ; et les ménages vont réduire leurs achats... Il faut regarder ce qui va se passer, avec le chômage accru. Il faut regarder la manière dont nous pouvons vivre une réelle solidarité, du moins locale. »

     

    Il est à prévoir que les associations d'entraide vont être pénalisées. Les donateurs plus modestes sont souvent les plus généreux, et leurs possibilités de partage vont se raréfier. L'Eglise doit être attentive et solidaire avec « ceux d'ici » qui auront à pâtir de cette crise. 9 % des Vosgiens n'ont plus aucun revenu, souligne Christophe Chevardé. Le nouveau chargé de communication du diocèse de Saint-Dié fait écho à une conférence de presse du Secours catholique. Mgr Mathieu évoque les personnes les plus touchées par la misère, comme les familles monoparentales, mais aussi les travailleurs pauvres : « Par nature, les prêtres voient comment vivent les citoyens et en sont solidaires », dit l'évêque de Saint-Dié. Membre de la commission épiscopale des finances de l'Eglise, il observe qu'il « est dur pour la fierté » des prêtres de renoncer à un traitement auquel ils auraient aspiré, « comme tout le monde » : « Mais on est devenu prêtre en sachant qu'on allait dépendre de la générosité des fidèles. » Les ressources de l'institution, c'est donc de tendre la main aux chrétiens qui souhaitent montrer leur participation à la vie de l'Eglise. Le denier du culte, les dons pour les actes du culte - le casuel - pour les mariages, les obsèques, les honoraires de messe - ainsi que les legs assurent les revenus du diocèse. De quoi verser un traitement aux laïcs qu'il emploie et bien sûr aux prêtres : « On a l'équivalent d'un SMIC tout compris, avec le fait d'être logé, chauffé et éclairé. Mais je n'ai jamais vu de prêtre manifester pour son traitement », conclut Mgr Mathieu qui se refuse à tout « larmoiement ». Au contraire, dit-il, « la crise doit pouvoir nous stimuler, à faire preuve d'imagination. Curieusement, j'ai vu une certaine unanimité dans le monde politique. J'admire les politiques dans la mesure où ils essaient d'apporter sur les flux financiers une régulation sans laquelle on ne s'en sortira pas.  »

     

    A Lourdes, les évêques se sont prononcés pour une meilleure lisibilité d'une l'Eglise plus présente dans la société - une démarche d'où procède la venue de Christophe Chevardé dans les Vosges. L'ancien directeur de la communication de l'émission « Le Jour du Seigneur », puis de la mairie de Nancy, également adjoint à ce poste de la communauté urbaine, « aidera l'Eglise à faire passer son message avec les moyens d'aujourd'hui. » Un chemin tracé par le pape Benoît XVI qui a « étonné par son ouverture » et « nous a aidés à retrouver un état d'esprit un peu décomplexé. »

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 14.11.08]