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justice

  • Rendre la justice : flics et magistrats du Grand Est témoignent

    Justice-police, je t'aime moi non plus ! Un couple inséparable et pourtant leurs relations sont parfois difficiles teintées d'incompréhensions...

    Critiquée ou encensée, aimée ou détestée, la justice rendue est un des piliers de la société et de l'Etat de droit. Pour écrire cet ouvrage, l'auteur - retraité de la police dans les Vosges - a proposé à certains professionnels parmi ceux qu'il a croisé durant sa carrière, la possibilité de s'exprimer avec simplicité sur leur métier, sur cette justice qu'ils aiment ou ont aimée.

    Au-delà des commentaires diffusés par les médias, connaît-on vraiment le travail quotidien, le rôle et l'étendue de la mission des magistrats et auxiliaires de justice ? Lorrains comme Alsaciens, ils ont été confrontés dans leurs enquêtes et leurs jugements, aux difficultés de faire respecter la loi et la protection des citoyens au sein d'une société en évolution constante. C'est aussi l'occasion de revisiter quelques grandes affaires judiciaires qui ont marqué notre région.

     

    ‡ Rendre la justice. Flics et magistrats du Grand Est témoignent, Patrice Henry, éditions Gérard Louis, 2016, 154 p., ill. (18 €).

  • Contrôler et punir les agents du pouvoir aux XVe-XVIIIe siècles

    Contrôler et punir. Ces actions souvent mal vécues par ceux qui sont concernés interrogent l'histoire sur certaines des plus graves inquiétudes politiques actuelles : l'insuffisance, l'incompétence, l'indignité, voire la corruption, des dépositaires de l'autorité publique.

    Les onze contributions rassemblées dans ces actes abordent à l'époque de la création de "l'Etat moderne" les questions essentielles du statut des représentants du pouvoir, de leur choix, de leur responsabilité et de leur éventuelle sanction.

    Il est difficile de découvrir des cas qui soient suffisamment documentés, car souvent on préférait occulter les faute et la punition des agents indignes ! Mais plusieurs exemples - et notamment lorrains - ont été dénichés et sont traités complètement : ainsi les lorrains Claude de la Vallée, Blaison Barisel, Antoine Breton ou Charles François de Jouy. Mais aussi le financier breton Miron ou les Aoustenc en Languedoc.

    Et gare à l'agent qui pense que sa fonction publique lui donne davantage de droits qu'aux gens ordinaires ! Le juge peut le faire "déquarteler" pour haute trahison, justement parce que sa fonction induit tout au contraire des devoirs plus grands. Des leçons pour les détenteurs du pouvoir actuel ?...

     

    ‡ Contrôler et punir. Les agents du pouvoir XVe-XVIIIe siècles, Antoine Follain (dir.), éditions universitaires de Dijon, 2015, 254 p. (20 €).

  • Les grandes affaires criminelles de Lorraine

    crimes.jpgTout au long de son histoire, la Lorraine n'a pas été épargnée par les bandits et autres meurtriers. Quatre plumes se sont associées pour réunir les plus grandes affaires criminelles qui ont défrayé la chronique judiciaire en Lorraine sur un siècle, entre 1889 et 1999.

    Des crimes du tueur en série Jean Dauga au calvaire du petit Johnny, en passant par les assassinats commis par l'"ogresse" Jeanne Weber ou le "monstre de Maxéville" Claude Charmes, le traître vosgien Robert Huin durant l'Occupation et le meurtre toujours inexpliqué de Grégory Villemin, le lecteur découvre dans ce recueil la face la plus noire de la nature humaine. Des histoires criminelles toutes plus effrayantes et tragiques les unes que les autres...

    Les auteurs compilent trente-six affaires parmi les plus emblématiques de la région. Chaque auteur a exhumé des archives des quatre départements lorrains des affaires originales qui ont marqué durablement les esprits. De l'horreur mais aussi une réflexion sur les capacités de l'être humain a faire le mal. Et la difficulté à pardonner aussi...

     

    ‡ Les grandes affaires criminelles de Lorraine, collectif, éditions De Borée, 2014, 440 p., ill. (26 €).

  • Régner et gouverner en Lorraine au début du XVIIIe siècle

    logette.jpgL'Université de Lorraine rend hommage à un de ses éminents professeurs, Aline Logette, qui enseigna l'histoire du droit à la faculté de droit de Nancy durant de longues années, en publiant deux études sous ce titre générique "Régner et gouverner en Lorraine au début du XVIIIe siècle".

    La première, inédite, porte sur les Lettres de cachet en Lorraine au début du XVIIIe siècle, sous l'administration du duc Léopold. La seconde s'attache à l'examen des grâces ducales à la même époque.

    Au-delà de la sécheresse du vocabulaire juridique des textes analysés, l'ouvrage fait une large place à un territoire : la Lorraine. Et une Lorraine indépendante. Les sources dépouillées par le professeur Logette rendent compte de l'administration de ce qui ressemble fort à une province française, mais avec ce charme et cette force d'un pays qui est encore une sorte d'Etat. De surcroît, cet Etat assied sa souveraine domination sur des territoires exigus et qui forment une étonnante et complexe marqueterie politique, administrative et judiciaire, l'unité lorraine n'ayant jamais été que dynastique.

    Ces études s'attachent à l'examen de la "tradition administrative" de l'Etat lorrain réalisé à partir d'un écheveau de sources archivistiques. Elles nous révèlent en définitive l'éclatante efficacité de l'administration de l'Etat lorrain, un Etat de justice qui a déployé tous ses talents sur un territoire bien exigu.

     

    ‡ Régner et gouverner en Lorraine au début du XVIIIe siècle, Aline Logette, PUN - Editions universitaires de Lorraine, 433 p. (25 €).

  • Mieux vaut vandaliser une église que déranger un match de tennis…

    Vandaliser une église en France coûte donc la modique somme de 1500 euros.

    justice.jpeg1500 euros d’amende requis contre les Femen pour leur « action » à Notre-Dame. Une action d’une vulgarité et d’une violence – au moins symbolique – insupportables, comme d’habitude. Des furies hystériques dévêtues pour laisser apparaître les « armes » que sont leurs poitrines, maculées d’insultes envers le pape et l’Eglise, tapant sur une cloche flambant neuve, au cœur de la cathédrale de Paris…

    1500 euros d’amende. En langage courant c’est l’équivalent d’une incitation à recommencer et une forme d’encouragement, même involontaire, pour tous les assimilés antifas qui seraient tentés de les imiter. 1500 euros pour se payer du catho, l’aubaine.

    Le juge appréciera les faits, et décidera en conséquence.

    Les Femen étaient poursuivies pour « dégradation » après avoir frappé la cloche, le seul motif retenu, puisque l’accusation de « provocation à la haine » ne se justifie désormais que lorsque l’on s’attaque à tout ce qui est étranger à la France. En témoigne la récente condamnation de Riposte Laïque à près de 20.000 euros d’amende pour avoir comparé, sur leur site, les musulmans à des envahisseurs… En attendant, du côté des actes, ce sont bien les cathos qui prennent sans que personne ne s’en soucie ni ne condamne.

    Dégradation d’accord, mais pas seulement.

    Il est évident que les inscriptions sur leurs corps dénudés relevaient de la haine pure, sans oublier leur mime abject de l’avortement du Christ au pied de l’autel de la Madeleine à la veille de Noël, ou leur appel à « détruire les églises pour construire la démocratie » sur Twitter. Ce n’était pas l’objet du procès, d’accord, mais les revendications de ces petits soldats du progressisme sont désormais bien connues de tous, et leurs intentions ne sont un secret pour personne.

    Mais non, silence. Elles se permettent de venir le jour du procès avec un tee-shirt estampillé « sex and blasphemy » mais aucune haine anti-chrétienne ne saute aux yeux des dénicheurs zélés d’islamophobie ou d’antisémitisme.

    Les Femen sont ridicules et leur couronnes de fleurs ont finit par lasser. Elles prétendent défendre la femme en souillant son image, et leurs soutiens se retirent un à un. C’est la justice qui est inquiétante, et la sacro-sainte « République laïque » qui lui sert d’appui.

    Pour rappel, la réquisition de 6 mois de prison ferme contre un Hommen qui avait déployé une banderole sur l’un des cours de Roland Garros.

    Vandaliser une église en France, oui, faire sursauter quelques adeptes de tennis dans un sanctuaire du divertissement, non. Le port d’un sweat non conforme (celui de La Manif’ pour Tous en particulier) aux idées étatiques peut vous mener en garde à vue… En revanche empoisonner sept patients ou violer collectivement une handicapée entraîne une relaxe, vandaliser une église se solde par une amende ridicule.

    Et il faudrait appeler ça le « progrès » ?

    [source : http://www.bvoltaire.fr]

  • Morts pour Vichy

    vichy.jpgQuatre hommes figurent au sommaire de ce livre. Tous, dans le cadre du régime de l'Etat Français, ont exercé le pouvoir, au plus haut niveau. Tous ont connu un sort tragique : l'amiral François Darlan assassiné ; Pierre Pucheu, l'un des esprits les plus brillants de sa génération, ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Vichy, fusillé à Alger ; le maréchal Philippe Pétain, Chef de l'Etat Français, condamné à la peine capitale mais réservé à une longue agonie ; Pierre Laval, vice-président du Conseil, exécuté à Paris dans des conditions qui ont desservi l'image de la justice de l'époque.

    Si Alain Decaux a choisi d'évoquer l'ultime étape de leur destin, ce n'est pas pour rechercher les raisons politiques qui les y ont conduites. Il ne veut raconter que ce qui précéda leur mort. C'est dans de tels instants qu'un être se révèle tout entier et quelquefois recompose la dernière image que l'on gardera de lui.

    Le souhait de rassembler ces quatre destins recouvre aussi des raisons personnelles. L'auteur a réuni pendant 20 ans une masse d'informations dont il n'a pu utiliser qu'une part dans ses célèbres émissions Alain Decaux raconte. Il parvient à l'âge où l'on s'interroge quant au sort qui sera réservé, après son départ, à des témoignages inédits que l'on peut juger utiles pour la connaissance d'une période de l'histoire contemporaine de la France particulièrement difficile à déchiffrer.

     

    ‡ Morts pour Vichy, Alain Decaux, éditions Perrin, coll. Tempus, 2013, 475 p. (11 €).

  • Struthof-Schirmeck, les gardiens face à leurs juges

    struthof.jpgAu Struthof, le gardien Franz Ehrmanntraut frappait les détenus au nerf de boeuf jusqu'à ce que mort s'en suive ; Albert Fuchs, responsable du commando "Ravin de la mort", les abattait selon son humeur ; Richard Kuhl, délinquant de droit commun, devint l'un des pires kapos du camp. A Schirmeck, Karl Nussberger, responsable des pelotons d'exécution, s'enthousiasmait pour les flagellations publiques ; Walter Müller, dit Hundemüller, lâchait son chien sur les détenus qui lui déplaisaient...

    Parmi les centaines de bourreaux "ordinaires" affectés au camp de concentration de Natzweiler-Struthof et au camp de sûreté de Vorbrück-Schirmeck, créés par les nazis en Alsace annexée, plusieurs dizaines d'entre eux furent déférés après la guerre devant les tribunaux. A l'effarement du public et de la presse, tout un cortège de crimes et d'horreurs fut ainsi révélé : brimades et violences de toutes sortes, tortures et exécutions sommaires, sous-alimentation et travail forcé jusqu'à épuisement fatal. Sans oublier les effroyables expérimentations menées sur des détenus par une poignée de "médecins de la mort". Devant leurs juges, ces personnages sadiques et cruels n'exprimèrent aucun remords et plaidèrent l'irresponsabilité.

    Ces procès de l'après-guerre, méticuleusement restitués dans cet ouvrage, plongent le lecteur dans l'horreur de l'idéologie nationale-socialiste - qui eut son pendant dans le totalitarisme communiste, ne l'oublions pas - et nous confrontent aux difficultés à "faire justice" : moins de dix ans après leurs méfaits, la plupart de ces bourreaux, condamnés pour certains à la peine capitale ou aux travaux forcés à perpétuité, avaient déjà retrouvé la liberté... Frustrations et sentiment d'injustice s'installèrent dans l'opinion régionale. Grâce aux archives, le temps de l'Histoire est aujourd'hui venu.

     

    ‡ Profession bourreau. Struthof-Schirmeck, les gardiens face à leurs juges, Jean-Laurent Vonau, éditions La Nuée Bleue, 287 p., ill. (22 €).

  • Le général Philippe Schmitt révolté par le "mur des cons"

    schmitt ph.jpgLe père d'Anne-Lorraine Schmitt, jeune fille originaire de Nancy assassinée en 2007 dans le RER D, en région parisienne, par un récidiviste remis en liberté, figure parmi les personnes visées sur le « mur des cons » du Syndicat de la Magistrature. Le général Schmitt avait, à l'époque, dénoncé les dysfonctionnements de la justice. Scandalisé, il annonce son intention de porter plainte.

    Quelle a été votre réaction quand vous avez vu votre photo sur ce mur ?

    Je suis passé de l'incrédulité à la stupeur puis l'indignation. Je trouve cela abject compte tenu de notre histoire personnelle. Comment des magistrats, qui rendent la justice au nom du peuple français, peuvent-ils commettre un acte aussi inconvenant et indigne ? Comment peuvent-ils s'amuser d'un drame familial ? Je suis profondément révolté.

    Vous estimez qu'on a sali la mémoire de votre fille…

    Ils l'ont bafouée, tout simplement. Si un juge avait craché sur sa tombe, cela n'aurait pas été différent. Ma famille reste unie mais elle est particulièrement retournée et scandalisée. Mais au-delà des Schmitt, ce sont toutes les familles de France qui ont vécu ce genre de drame qui sont touchées par ce mépris et cette haine.

    Croyez-vous payer vos critiques, au moment du drame, à l'encontre de la justice ?

    Évidemment. En dénonçant la justice parce qu'elle avait remis en liberté un récidiviste, l'assassin de ma fille, j'ai attiré les foudres sur moi. Mais aujourd'hui encore je continuerai à le dire. Rien ne justifie ma présence sur ce mur avec ces qualificatifs.

    Comptez-vous intenter une action en justice ?

    Oui, je vais porter plainte. Mon avocat étudie quelle est la meilleure procédure à lancer. Je veux aussi que des poursuites disciplinaires soient engagées devant le Conseil supérieur de la magistrature et que le syndicat soit conduit à la dissolution. Quand je vois la désinvolture de ses réactions et le garde des Sceaux qui botte en touche, je trouve ça lamentable.

    Vous exigez par ailleurs une perquisition au Syndicat de la Magistrature…

    Oui, car s'agit-il d'un mur ou d'une liste noire ? Qu'y a-t-il derrière ces photos, un fichier sur ces gens qui dérangent les magistrats ?

    [source : Le Figaro]

     

    Notre commentaire :

    En France, à l’heure actuelle, avec une justice de gauche, il vaut mieux être du côté des agresseurs que de celui des victimes. Situation moralement et humainement inadmissible.

  • Crimes et procès d'autrefois en Lorraine

    crimes.jpgL'auteur nous propose une promenade - pas forcément d'agrément ! - dans la justice de la Lorraine ducale et évêchoise.

    Avant la Révolution, la Lorraine a été le théâtre d'affaires criminelles qui ont marqué les esprits du temps : des empoisonnements, des suicides, des infanticides, des crimes de sorcelleries et autres joyeusetés dont le genre humain a le triste privilège d'inventer.

    Notre région a également connu de nombreuses querelles entre clercs, des mariages forcés et des conflits familiaux.

    Au-delà de l'aspect anecdotique de ces faits divers, apparaît la mise en scène de la justice d'Ancien Régime avec son cadre, ses personnels, ses procédures et ses peines souvent terribles.

    Ces récits nous plongent aussi dans une atmosphère particulière où l'accent est mis sur les préoccupations quotidiennes et les moeurs de nos ancêtres. Terrifiant mais instructif.

    L'auteur, Florent Roemer, est historien et juriste. Maître de conférence à l'Université de Lorraine, il enseigne l'histoire du droit et le droit fiscal.

     

    ‡ Crimes et procès d'autrefois en Lorraine, Florent Roemer, éditions Serpenoise, 2012, 201 p. (19 €).

  • Les Grandes Affaires criminelles de Moselle

    moselle.jpgEmmanuelle de Rosa et Arnaud Vauthier, partageant la même fascination pour l'histoire criminelle et un même attachement pour la Moselle, invitent le lecteur à découvrir, parfois avec effroi, plus d'un demi-siècle de faits divers dans ce département lorrain atypique, puisqu'il eut à connaître une double annexion allemande en 1870 puis en 1940.

    Dans les tribunaux, accusés et magistrats ne parlent pas toujours la même langue. En Lorraine, terre d'immigration, le peuple parle également italien ou polonais. Ainsi l'étonnant assassin de la rue du Rempart Saint-Thiébaut à Metz, était-il transalpin ? C'est d'ailleurs bien la seule certitude que l'on ait à propos de cet homme énigmatique qui changea de noms tant de fois que même après son exécution, son identité demeura incertaine.

    Les protagonistes de cette trentaine de récits passionnants, Etienne Hippert, Jean Berresheim, Roman Daszkowski, ont empoisonné, étranglé, poignardé... par amour, pour de l'argent, ou par déviance. Beaucoup ont fini la tête tranchée, à l'image de Gunther V., le dernier condamné et exécuté à Metz, pour avoir violé puis assassiné Solange, neuf ans, dans la région de Thionville, en 1967...

    Les auteurs : Arnaud Vauthier, avocat au barreau de Metz, est passionné par l'histoire et attaché à la Lorraine, et Emmanuelle de Rosa, journaliste, est Lorraine depuis près de vingt ans. Ils se sont évidemment rencontrés sur les bancs du palais de Justice messin.

     

    ‡ Les Grandes Affaires criminelles de Moselle, Emmanuelle de Rosa et Arnaud Vauthier, éditions De Borée, 2011, 352 p., ill. (26 €).

  • Trois jours de prières pour la famille d'Anne-Lorraine Schmitt

    anne lorraine.jpgChacun se souvient encore de cette affaire criminelle. C’était fin novembre 2007, Anne-Lorraine Schmitt, jeune fille étudiante en journalisme originaire de Nancy, est sauvagement assassinée de 34 coups de couteaux dans le RER, dans la banlieue nord de Paris.

    Aujourd’hui s’ouvre le procès de son agresseur, multirécidiviste. Le père d’Anne-Lorraine, le général Philippe Schmitt, a demandé aux chrétiens de France trois jours de prières pour la famille de la jeune victime afin de pouvoir supporter cette terrible épreuve de la confrontation avec l’agresseur.

    Le général Schmitt s'explique sur ce qu'il attend de la justice : la justice, c'est tout pour cette famille déjà condamnée, elle, à la peine perpétuelle.

    L’hebdomadaire Valeurs Actuelles accorde cette semaine deux articles à Anne-Lorraine : Frédéric Pons, qui a cosigné un livre sur Anne-Lorraine, a recueilli un entretien avec Philippe Schmitt et procédé à un rappel des faits et à des perspectives. A lire absolument pour comprendre le fonctionnement de la justice en France actuellement qui a adopté un principe "droits de l'hommiste" de défense systématique du délinquant et son corollaire la banalisation de l'infraction. Au mépris des droits les plus élémentaires de respect à l'égard de la victime et de ses proches.

    Plus d’infos sur http://www.lesalonbeige.blogs.com

  • Les grandes affaires criminelles de Meurthe-et-Moselle

    crimes 54.jpgToutes les régions de France recèlent depuis toujours de drames et de tragédies. La Meurthe-et-Moselle n'y échappe pas. Pour preuve, l'ouvrage de Frédérique Volot regorge d'affaire qui se sont étalées depuis le XIXe siècle à la une de la presse régionale et nationale. L'auteur a consciencieusement dépouillé journaux et archives afin de restituer le plus justement possible les plus grandes affaires qui ont marqué le département depuis la fin du XIXe siècle. Ainsi, ressurgissent à la surface l'affaire de l'homme à la pèlerine (1881), l'affaire Eugène Meunier (1891), le paricide de Leyr (1898), le satyre de Pompey (1912), l'affaire Mario Verona (1950) ou encore l'affaire du monstre de Maxéville (1960).

     

    La Lorraine a aussi ses laideurs, ses laideurs humaines. Le lecteur revivra ces moments tragiques où la justice fut parfois impitoyable. La terrible "veuve" faisait encore son oeuvre...

     

    Bon voyage dans les arcanes de la criminalité et de la justice. La Lorraine n'est pas seulement le pays de la mirabelle !

     

    L'auteur, Frédérique Volot, est née en Lorraine. Auteur de contes pour enfants (Histoires de la chouette Hulu), elle publie également des recueils de nouvelles insolites et décapantes (Rue Maison-Dieu). Fascinée par le comportement humain, elle s'est naturellement tournée vers le mystère des affaires criminelles.

     

    >> Les grandes affaires criminelles de Meurthe-et-Moselle, Frédérique Volot, éditions De Borée, 2009, 320 p. (24 €)

  • L'affaire Busenet : "Faites entrer l'accusé !"

    L'abbaye Saint-Maur de Bleurville (Vosges) va vivre des instants "historiques" dimanche 23 août. Marie-Françoise Michel va révéler toute la vérité sur l'affaire Busenet, une incroyable affaire criminelle qui défraya la chronique dans les années 1760.

     

    Bleurville 46.JPGGrâce à ses recherches, Marie-Françoise Michel, historienne du pays de la Saône Lorraine, a pu reconstituer dans le détail tout le déroulement de cette affaire judiciaire. On devrait plutôt parler "des" affaires puisque nous avons eu une première condamnation d'un pauvre innocent - François Martin, tonnelier à Bleurville - suivie du procès du véritable auteur des crimes et tentatives de meurtres perpétrés dans le pays : François Busenet (ou Buzenet), chapelier également du village de Bleurville.

     

    Nous vous promettons des révélations... historiques, assez éloignées - il faut bien l'avouer - du spectacle de la Compagnie L'Odyssée des étés 2007 et 2008 qui s'était inspiré de cette affaire locale.

     

    Venez nombreux écouter notre chroniqueuse judiciaire d'un jour !

     

    >> Conférence "Toute la vérité sur l'affaire Busenet" par Marie-Françoise Michel, dimanche 23 août à 15h00 à l'abbaye Saint-Maur de Bleurville.

     

     

  • Il y a un an... Anne-Lorraine Schmitt

    Le 25 novembre 2007, une jeune étudiante de 23 ans, Anne-Lorraine Schmitt - originaire de Nancy - était tuée dans le Val-d’Oise dans le RER par un agresseur récidiviste. Un an plus tard, son père continue à se battre contre les dérives du système judiciaire. Il témoigne dans un livre, "Anne-Lorraine, un dimanche dans le RER D", qui paraît le 21 novembre.

     

     

    anne-lorraine.jpgIl y a un an, sa fille était tuée dans le RER par un agresseur récidiviste. Depuis, cet officier a décidé de lutter contre les dysfonctionnements de la justice.

     

    Un portrait de sa fille épinglé sur un pêle-mêle de photos de famille, au-dessus d'une liasse de papiers dans son bureau parisien des Invalides : c'est tout ce qu'il a concédé à sa douleur. Pudique et posé, Philippe Schmitt, officier au service de communication des armées, se dit pourtant "condamné au chagrin perpétuel". Condamné, aussi, à se repasser toutes les nuits le film du calvaire d'Anne-Lorraine, il y a tout juste un an.

     

    Le 25 novembre 2007, cette jeune femme de 23 ans, étudiante en journalisme, monte dans le RER D. Il est 10 heures. De Paris à Orry-la-Ville, en grande banlieue nord, le trajet dure moins d'une heure. Mais, à hauteur de Goussainville (Val-d'Oise), les wagons se vident. Anne-Lorraine se retrouve seule avec un homme d'une quarantaine d'années, qui tente de la violer sous la menace d'un couteau. Elle se débat, court dans le compartiment... "Le RER, c'est cinq ou six cages sur des rails, lâche Philippe Schmitt. Et quand vous êtes dans la cage avec un fauve, vous ne sortez pas." Anne-Lorraine meurt de 34 coups de couteau.

     

    Son agresseur est un récidiviste. En 1995, sur la même ligne, presque au même endroit, l'individu avait agressé sexuellement une passagère. Cette agression lui avait valu une condamnation à cinq ans de prison, dont trois avec sursis…

     

    Colonel Philippe Schmitt père d'Anne-Lorraine 11.01.08.jpgPhilippe Schmitt a trouvé son combat : il s'engage aux côtés de l'Institut pour la justice, une association indépendante avec laquelle il a lancé, en juillet, un référendum (25.000 signatures) contre les dysfonctionnements du système judiciaire, capable de "relâcher dans la nature des individus notoirement dangereux". "Je veux responsabiliser les juges, les psychiatres, dit-il. Dès le premier procès de ce violeur, Anne-Lorraine -mais cela aurait pu être une autre- était condamnée."

     

    Catholique pratiquant, comme sa femme et leurs quatre autres enfants, ce colonel de 57 ans n'a pas perdu la foi, mais il a retourné sa colère contre l'Etat et ses lois imparfaites. Le 25 novembre, une messe et un livre, Anne-Lorraine, Un dimanche dans le RER D (éditions CLD), écrit par les journalistes Frédéric Pons et Emmanuelle Dancourt, salueront la mémoire de sa fille. Pour le colonel Philippe Schmitt, l'histoire ne peut pas s'arrêter là.

     

     

     

     

    Visitez le site de l'Institut pour la Justice fondé par le colonel Schmitt : http://institutpourlajustice.blogspot.com