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  • Stenay rend hommage aux artistes de la Grande Guerre

  • Saint-Mihiel (55) : une expo' sur l'artiste meusien Lucien Jacques, ami de Giono

  • Un Lorrain au coeur des deux guerres : Mémoires du colonel Adrien Henry

    Né en 1888 dans une famille d'agriculteurs de la Meuse, Adrien Henry est mobilisé au 161e régiment d'infanterie en août 1914 et va se dévouer complètement à son pays. Sergent puis rapidement officier, il va participer à toutes les grandes batailles de la Grande Guerre avec un courage surprenant : Marne, Champagne, Verdun, Somme, Chemin des Dames... Il sera blessé treize fois, gazé, prisonnier, évadé dans des conditions étonnantes. Il continuera avec les armées blanches de Pologne puis participera à l'occupation de la Ruhr avant de rejoindre la gendarmerie.

    C'est à la tête de ses gendarmes de l'Indre qu'il va faire face à la débâcle en mai 1940. A l'armistice, il est mis d'office à la retraite ayant renoncé à suivre le maréchal Pétain. Affecté à la préfecture de Châteauroux, une nouvelle vie de résistant commence face à la Milice et à la Gestapo. Il aidera des Juifs, des jeunes STO et des résistants.

    En 1944, ayant retrouvé son commandement de gendarmerie, il va participer à la reddition d'une colonne allemande de 18 000 hommes et sera amené à lutter contre l'activisme communisme de l'après-Libération.

    En 2012, la 118e promotion de l'Ecole des officiers de la gendarmerie nationale a pris le nom de baptême "Colonel Adrien Henry".

    A partir d'archives familiales et des Mémoires du colonel Henry, son fils et son petit-fils ont réalisé un remarquable travail de synthèse sur les activités militaires de leur ancêtre. Homme de caractère, Adrien Henry gardera droiture, constance, courage et détermination, refusant le confort de l'arrière ou les avantages de la collaboration. Ainsi, avec ses nombreuses blessures de guerre et ses engagements volontaires dans l'armée, il est devenu l'un des militaires les plus décorés de France au XXe siècle.

     

    ‡ Un Lorrain au cœur des deux guerres. Mémoires du colonel Adrien Henry 1914-1918 et 1939-1945, Michel et Frédéric Henry (prés.), éditions Ysec, 2017, 267 p., ill. (18 €).

  • François Humbert (1776-1850), une aventure médicale meusienne

    L'exposition présentée actuellement - et jusqu'au 24 septembre 2017 - au Musée barrois à Bar-le-Duc rend hommage à l'inventivité d'un meusien au service de l'humanité souffrante : François Humbert.

    En 1817, notre homme ouvre le premier établissement orthopédique français dans le village meusien de Morley. Passionné d'anatomie et de mécanique, il y propose de nouveaux traitements de la scoliose et de la luxation congénitale de la hanche, alors très fréquente dans les populations rurales de l'époque.

    Cette rétrospective remet ses actions dans le contexte de l'histoire de la médecine. Elle met aussi en valeur sa collection de matériels orthopédiques qui illustrent son savoir-faire médical. Cet ensemble unique a fait l'objet d'une restauration en vue de cette exposition.

    Le catalogue édité pour l'occasion retrace à la fois la vie de cet étonnant inventeur lorrain, qui mit son talent au service des "accidentés" de la vie, et nous présente son cabinet de curiosités. Car Humbert était un esprit curieux de tout.

     

    ‡ Inventer pour guérir. François Humbert (1776-1850), une aventure médicale meusienne, collectif, éditions Communauté Bar-le-Duc Sud Meuse, 2017, 32 p., ill. (5 €).

  • L’abbaye meusienne de Saint-Benoit-en-Woevre sauvée des ravages du temps

    Georges Duménil n’a pas pu laisser l’abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre à l’abandon, au risque de la voir détruite. Il l’a achetée pour l’euro symbolique. Maintenant il compte bien la protéger et la rendre visitable.

    De nombreux sites historiques sont, dans le département, à l’abandon. Abbaye, château, maison de maître, ferme ont été, au fil des ans, laissés sans entretien. Les intempéries et les personnes mal intentionnées ont contribué à leur dégradation. En général le coût des travaux est pharaonique. Peu de gens peuvent se permettre de restaurer, à leur frais, ces anciennes demeures qui témoignent d’un passé fastueux.

    C’est le cas de l’abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre. Elle a trouvé, grâce à Georges Duménil, si ce n’est une restauration, au moins une sauvegarde de ce qui reste de cette ancienne abbaye-château. Georges Duménil compte bien limiter les dégâts et assurer la possibilité, aux amateurs de vieilles pierres, de profiter d’un vestige et de mieux comprendre comment l’histoire a orienté son devenir.

    « Cette parcelle de terrain était à vendre et dessus les ruines de cette ancienne abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre. J’ai téléphoné aux héritiers et ils me l’ont vendu pour l’euro symbolique, à condition que je ne la détruise pas et qu’elle soit rendue visible au public », explique Georges Duménil, administrateur de la Fondation du patrimoine Meuse. Il ne reste rien de l’ancienne abbaye cistercienne du XIIe siècle. On sait qu’elle fut reconstruite par un prêtre en 1741 et qu’elle a ensuite été vendue.

    « À l’époque il y avait trois bâtiments et le cloître était fermé par une abbatiale. Elle devint ensuite un château luxueux. Les Allemands l’occupèrent en 1914. Ils l’ont transformé en hôpital avant de la détruire en 1918 », précise George Duménil. Après avoir défriché les abords, il a demandé un devis pour protéger le long mur, épais d’un bon mètre, avec des tuiles afin d’empêcher l’eau de s’infiltrer dans les pierres. Ensuite il devra abattre les arbres qui ont fini par pousser à l’intérieur.

    « Il aurait été dommage de voir ce vestige détruit. Je vais lancer une souscription afin de protéger ce qui reste et je ferai des panneaux avec des photos d’époque pour le public après avoir protégé l’ensemble avec une petite clôture. » Un long mur ouvert par de nombreuses fenêtres avec, au-dessus du porche d’entrée, un blason ainsi que des piliers monolithes de 5 mètres de hauteur et une façade faite de pierres et de briques pleines sont encore visibles.

    « Du bel ouvrage. Les pierres viennent certainement des carrières de Senonville. De l’autre côté on peut voir 5 à 6 travées du cloître mais plusieurs caves se sont écroulées et d’autres sont remplies de détritus. » En regardant avec attention les restes de l’édifice, Georges Duménil pense avoir découvert des traces de l’abbaye d’origine sous la forme d’une pierre représentant un lion...

    [d'après ER]

  • La Meuse sentimentale

    Consacré au département de la Meuse, La Meuse sentimentale nous parle du ciel et la nature. L'ouvrage magnifiquement illustré avec les clichés de Jean-Marie Lecomte et Marc Paygnard, nous montre des statues, des églises, des villages et des villes anciennes. Pages d'un monde visible, c’est aussi un livre sur l’invisible.

    L’histoire, les souvenirs de famille, les châteaux de nuages, les reflets sur les rivières et sur les toits des maisons... Notre pays meusien, du sud au nord, de l'est à l'ouest, parle tout le jour et on l'entend parfois, avant la nuit, quand la vie s’apaise et s’ouvre, comme un livre sur les genoux, au sentiment de la Meuse.

    Un bel ouvrage pour pénétrer au plus profond de ce beau territoire de l'ouest lorrain. Avec poésie.

     

    ‡ La Meuse sentimentale, Michel Bernard, Jean-Marie Lecomte et Marc Paygnard, éditions Noires Terres, 2017, 175 p., photos couleurs (20 €).

  • Poincaré

    Qui était vraiment Raymond Poincaré que l'on a injustement stigmatisé comme « l'homme qui rit dans les cimetières » ?

    En réalité, le grand patriote a sauvé la France à plusieurs reprises, notamment en ayant eu le courage politique d'appeler Clemenceau au pouvoir, en 1917, malgré leur rivalité personnelle. « Poincaré la Confiance » restera le dernier homme d'Etat de la République parlementaire. C'est lui, avec le « franc Poincaré », qui a assuré à la France des années de stabilité monétaire et d'équilibre budgétaire. C'est lui, Lorrain travailleur et visionnaire, qui a créé – ce que l'on oublie souvent – les « Assurances sociales », ancêtre de la Sécurité sociale. C'est encore lui le champion de l'« Union sacrée », durant la Grande Guerre, puis de l'« Union nationale », à la fin des années 1920, grâce à laquelle la IIIe République connaîtra ses derniers temps de stabilité avant la crise économique et politique des années 1930. C'est enfin un modèle pour tous les hommes politiques qui rêvent de reconquérir le pouvoir après l'avoir quitté : plusieurs fois ministre, président du Conseil puis président de la République durant la Grande Guerre, « Poincaré le recours » sera rappelé par deux fois à la tête du gouvernement.

    Il était temps de rendre enfin justice à ce grand homme d'Etat – témoin d'une époque où les politiciens rivalisaient de culture et pas seulement de vils intérêts – par cette biographie passionnante qui, derrière la mise à jour de l'homme, raconte l'âge d'or de la IIIe République.

     

    ‡ Poincaré, Georges Valance, éditions Perrin, 2017, 450 p., ill. (24,90 €).

  • Vers la sauvegarde de l'abbaye meusienne de l'Etanche

    L’abbaye de l’Étanche a été, à de nombreuses reprises, détruite et reconstruite. Elle est en passe d’être une nouvelle fois sauvée grâce à la volonté de plusieurs associations.

    Le 5 novembre 1984, la chapelle et le bâtiment conventionnel de l’ancienne abbaye de l’Étanche, à Lamorville, petit village du centre Meuse, sont inscrits au titre des monuments historiques. Elle devient ensuite la propriété de la SCI du domaine de l’Étanche. Inhabité depuis 1990, c’est l’établissement public foncier de Lorraine, qui intervient généralement pour la reconversion des friches industrielles, qui en devient le propriétaire en 2015 ainsi que 67 hectares de terre qui abritent une faune et une flore exceptionnelles.

    C’est finalement le Conservatoire des espaces naturels de Lorraine (CEN) qui aujourd’hui en a la gestion. Le CEN Lorraine s’est donné pour mission : la connaissance de la nature en Lorraine, la protection des espaces naturels et des espèces, la gestion des sites protégés la valorisation des espaces naturels lorrains. Il protège un peu plus de 319 sites naturels (soit 6 244 hectares) avec un bilan positif après plus de 30 ans d’existence.

    « Ce qui est intéressant pour nous, c’est la diversité que l’on rencontre dans ce fond de vallon. Ruisseau à l’eau pure, milieux humide et sec, prairie, qui abrite des plantes et une faune rare. Nous trouvons par exemple un papillon, le damier sucisse, l’aluette lulu, une espèce de crapaud le pélodyte ponctué qui est rare en Meuse et bien d’autres. À terme une exploitation agricole bio, avec des vaches allaitantes salers devrait s’installer. En ce qui concerne l’abbaye, elle a été grandement dégradée. La zinguerie d’écoulement d’eau a été volée et les bâtiments occupés pour des rave-partys ont subi de graves dommages. Une partie des bâtiments agricoles a été détruite. Il est urgent de faire des travaux de protection et de mise hors d’eau », précise Cyrille Didier, chargé de mission au CEN qui, à terme, laissera le soin à l’association Les Amis de l’abbaye Notre-Dame de l’Étanche le soin de restaurer le bâtiment.

    Le classement au titre des monuments historiques demandé via une pétition est en cours. L’association des Amis de l’abbaye de Notre-Dame de l’Étanche, créée en août 2016, a parallèlement organisé des chantiers de débroussaillage, notamment la première quinzaine de décembre 2016, afin de dégager l’accès à une nacelle pour bâcher le toit afin d’éviter les infiltrations d’eau.

    « Il faut également sécuriser le site pour éviter les intrusions, déposer des éléments de maçonnerie menaçant de tomber et mettre sous étais des voûtes de la chapelle. Un architecte a été missionné et les premiers travaux de sauvegarde devraient débuter en début d’année prochaine », précise Cyrille Didier.

    La tâche est immense et les fonds, ainsi que le temps pour remettre le bâtiment aux normes afin d’accueillir du public, ne sont pas encore connus. Mais si rien n’est fait, le monument finira par s’effondrer.

    [d'après ER]

  • La guerre aux portes de Saint-Mihiel

    Saint-Mihiel. Ce nom reste encore bien attaché au souvenir de la Première Guerre mondiale. Il est associé à la hernie formée sur le front en Lorraine entre septembre 1914 et septembre 1918 et qui prit le nom de « saillant de Saint-Mihiel ». À proximité de la ville, les combats les plus sanglants de la guerre eurent lieu en forêt d’Apremont, du bois Brûlé au bois d’Ailly, de l’automne 1914 au printemps 1915. Mais avant que le front ne se fixe sur ces espaces de malheur à la fin septembre 1914, le pays sammiellois fut le témoin d’un duel titanesque entre les forts du rideau des hauts de Meuse et les artilleurs allemands et autrichiens des batteries lourdes chargées de les neutraliser.

    Dans ce livre, Nicolas Czubak présente l’arrivée des troupes bavaroises à Saint-Mihiel, le destin des garnisons des forts du Camp des Romains et de Liouville, le passage de la guerre de mouvement à celle de position à l’automne 1914 en forêt d’Apremont ainsi que la montée en puissance des moyens de destruction dans le massif forestier en 1915.

    Appuyé sur de nombreux témoignages et sur une abondante documentation photographique composée de plus de 230 clichés issus de la collection de l’Association pour la sauvegarde du fort de Liouville (ASFL) et de fonds privés, cet ouvrage nous présente, à hauteur d’hommes, la guerre sur cette partie du front de 1914 à 1916.

     

    ‡ La guerre aux portes de Saint-Mihiel, Nicolas Czubak, éditions Ysec, 2016, 152 p., ill. (24).

  • Muzeray (55) : festival des crèches d'Asie

  • Il y a cent ans... Les gens de Lorraine

    L'ouvrage ne se résume pas à une belle série de cartes postales nostalgiques des temps anciens. L'auteur replonge le lecteur dans la Lorraine au tournant des XIXe et XXe siècle, avant la grande déflagration mondiale qui fera tant de ravages sur notre terre lorraine...

    Tout ce qui touche la vie quotidienne des Lorrains de cette époque que l'on disait "belle" est abordé par le prisme de la carte postale qui était alors l'objet fétiche de la communication. Un zeste d'histoire politique et géographique de la Lorraine saupoudré d'un peu de vie rurale et industrielle, d'us et coutumes, de contes et légendes de nos pays lorrains, le tout assaisonné d'un peu d'ethnologie qui explique les mœurs et les caractères de nos Lorrains.

    Bref, un quotidien qui a fait ce que nous sommes. Des hommes et des femmes qui nous ont légué une histoire et un territoire qu'il nous appartient de continuer à faire vivre. Notre histoire en somme.

     

    ‡ Il y a cent ans... Les gens de Lorraine, Serge Pacaud, éditions des régionalismes, 2015, 204 p., ill. (23,50 €).

  • La guerre aérienne à Verdun

    Conçu en lien avec l'exposition Verdun, la guerre aérienne organisée par le musée de l'Air et de l'Espace, cet ouvrage fait découvrir un aspect méconnu de la bataille : l'affrontement aérien.

    Confiés à quinze spécialistes, les chapitres apportent des éclairages inédits sur des aspects rarement abordés, qu'il s'agisse de l'expérience combattante des aviateurs, du sort des civils pris pour cibles par les bombardements aériens, ou encore la place de la guerre aérienne dans la presse et dans la bataille des images qui se joue à l'arrière. On y découvre également le rôle éminent joué par le général Pétain dans la promotion de cette nouvelle arme ainsi que celui d'aviateurs lorrains de renom , notamment Charles de Rose et René Fonck.

    Illustré de nombreux documents inédits, ce bel ouvrage porte un regard renouvelé sur la bataille de Verdun et permet de comprendre pourquoi les aviateurs de Verdun sont souvent les oubliés de l'histoire et de la mémoire de cette bataille.

     

    ‡ Verdun. La guerre aérienne, Gilles Aubagnac et Clémence Raynaud (dir.), éditions Pierre de Taillac, 2016, 215 p., ill. (29,90 €).

  • Verdun : randonnées sur le champ de bataille

    La brochure propose 8 circuits de randonnées afin de mieux comprendre ce que fut la bataille de Verdun.

    Certaines permettent de découvrir de nombreux vestiges, d'autres offrent une meilleure perception des lieux où évoluèrent les soldats, soit pour monter au front, soit pour combattre.

    Ce recueil suffira amplement à beaucoup de touristes car il permet de voir et de comprendre : il décrit précisément les lieux et leur historique, et il apporte surtout des informations pratiques sur la situation géographique et le temps à consacrer à la visite.

    Bref, un ouvrage à posséder pour qui veut se rendre sur les sites de la bataille de Verdun. La brochure est agréablement illustrée. Ce qui ne gâche rien.

     

    ‡ Verdun. Randonnées sur le champ de bataille, Yves Buffetaut, Ysec éditions, 2016, 32 p., ill., cartes (5 €).

  • Vadelaincourt, un village hôpital de l'arrière-front de Verdun

    La Première Guerre mondiale nous a laissé des volumes considérables de témoignages, principalement sur les combats. Rien, ou très peu sur les arrières-fronts, les coulisses de la guerre et, ici, l'antichambre d'une bataille gigantesque : Verdun.

    Où et comment sont cantonnés les soldats à l'arrière ? Où et comment les revenants de la bataille sont-ils soignés ? Où les innombrables terrains d'aviation sont-ils installés ? Et la Voie sacrée qui achemine toujours plus d'hommes, les nouvelles voies ferrées qui alimentent le brasier de la bataille et évacuent toujours plus de blessés, quelle est leur organisation ?

    Sur tout cela, le témoignage qui nous est livré dans cet ouvrage est tout à fait exceptionnel : il traverse toute la Grande Guerre et met en scène les temps forts du conflit avec la Marne en 1914, Verdun en 1916 et les Américains en 1918. Presque toute la guerre en Meuse, sous le regard d'un homme qui témoigne : Ernest Onésime Lemaire, instituteur et figure centrale du village de Vadelaincourt, à une douzaine de kilomètres seulement de Verdun et au cœur de l'arrière-front. Son souci du détail, la précision de son récit font de cet homme un témoin et un acteur privilégié des relations entre civils et militaires dans la zone des armées.

    Le texte original est présenté et annoté par Franck Meyer, professeur au lycée Margueritte à Verdun.

     

    ‡ Vadelaincourt 1914-1918. Un village hôpital de l'arrière-front de Verdun, par Ernest Onésime Lemaire, Franck Meyer (prés.), éditions Association 14-18 Meuse, 2015, 123 p., ill. (19 €).

  • Le coeur des écorchés

    Trentenaires parisiens brisés par la routine citadine, les époux Louvrier veulent profiter de quelques jours de villégiature dans le sud de la France pou tenter de sauver leur couple.

    L'arrivée inopinée d'un courrier, posté par le mystérieux abbé Saunière, de Rennes-le-Château dans l'Aude, plusieurs décennies auparavant, va cependant donner à leur séjour une tournure inattendue...

    Impliqués involontairement dans un récit d'aventures et de suspense entre Rennes-le-Château et Bar-le-Duc, ils nous entraînent dans une intrigue captivante - où est convoqué Ligier Richier et son fameux Transi - qui révèle peut-être enfin au public la vérité sur le trésor le plus célèbre de France.

     

    ‡ Le cœur des écorchés, Jérôme Thirolle, éditions Gérard Louis, 2016, 425 p., ill. (20 €).

  • Je vois le monde entier

    Nous sommes en 1889. Paul Eugène Poinot, jeune homme de condition modeste, a dix-sept ans lorsqu’il décide de rallier à pied son village de Longeville-en-Barrois – proche de Bar-le-Duc – à Paris, pour aller y visiter l’Exposition universelle. Il passe une semaine dans la capitale, où il s’émerveille devant la Tour Eiffel, le dirigeable La France, les gondoles vénitiennes, les différents pavillons – celui de la Finlande, de l’Algérie, de la Suisse… Il rencontre des Javanais, des Patagons, des Annamites, des Sénégalais, assiste à une fête japonaise, se promène dans la galerie des sculptures, dans celle des modes… Mais découvrir aussi le Paris historique : les Invalides, Notre-Dame, les grands magasins, les rues animées et bruyantes...

    Outre sa curiosité et son enthousiasme face à tant de nouveautés, le récit de son périple à pied est teinté d’une détermination réjouissante : près de six cents kilomètres aller-retour, un voyage de trois semaines, le tout conté avec précision et énergie. Une ode à la marche à pied, à la volonté et à l'humilité face à toutes ces découvertes pour ce jeune homme de la fin du XIXe siècle.

    Paul Eugène Poinot est né en 1872 dans la Meuse. Aîné d’une fratrie de trois garçons, orphelin de père à l’âge de 13 ans, il suit une formation de mécanicien-soudeur avant de devenir chauffeur-mécanicien du rail à la Compagnie de l’Est. Il meurt en 1935. Sans revendiquer aucune prétention littéraire, Poinot écrivait avec humilité, dans une langue juste et précise faisant honneur à l'enseignement de ses maîtres d'école.

    Un sympathique petit bouquin qui se lit d'une traite.

     

    ‡ Je vois le monde entier. En marche pour l'Exposition universelle, Paul Eugène Poinot, éditions du Sonneur, 2016, 118 p. (6,90 €).

     

  • Void fête Jeanne d'Arc le 1er mai

    Les propriétaires de l'ancien château médiéval de Void, en Meuse, accueillaient ce 1er mai une rétrospective sur l'épopée johannique en Lorraine et un hommage à Henri Bataille, historien et archéologue qui sauva les remparts de Vaucouleurs préparés par Raoul Charles, président de l'association des Amis d'Henri Bataille.

    Nos amis avaient invité également Jean-Marie Cuny, auteur lorrain, bien connu, de plusieurs ouvrages sur notre Jehanne la Bonne Lorraine, ainsi qu'un sculpteur vosgien créateur de bustes de notre héroïne lorraine.

    L'ancienne tour des Pigeons accueillait encore les amateurs de bières lorraines : on pouvait d'ailleurs déguster la nouvelle bière dédiée à Jeanne d'Arc !

  • Le Pays Lorrain : Charles Cournault, premier conservateur du Musée Lorrain

    Dans son premier numéro pour 2016, Le Pays Lorrain, la revue de la Société d'histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain de Nancy, propose un intéressant et riche dossier sur Charles Cournault (1815-1904) premier conservateur du Musée Lorrain. Ces textes sont les bienvenus alors que le Musée des Beaux-Arts de Nancy présente actuellement une rétrospective sur le fils de Charles Cournault, Etienne Cournault (1891-1948), peintre et décorateur de l'entre-deux-guerres.

    Au sommaire de ce numéro printanier, outre le dossier sur Charles Cournault, on lira avec intérêt :

    - Les rites autrefois observés pour changer de seigneurie : Martigny-les-Bains et ses "tourneux", par Jean Coudert
    - Le collège Saint-Louis de Metz, un prestigieux établissement scolaire d'Ancien Régime, par Cédric Andriot
    - Les industries meusiennes de l'ameublement : de leur apparition à leur déclin, par Jean-Charles Vogley
    - L'impact de la crise de Hongrie en 1956 et l'afflux des réfugiés en Meurthe-et-Moselle, par Jean-Louis Etienne

    ... Et les rubriques habituelles : la vie de la Société, la vie du Musée, la chronique régionale, les publications récentes...

     

    ‡ Le Pays Lorrain est disponible sur abonnement (39 €). Coordonnées postales et règlement à envoyer à : Le Pays Lorrain, Palais des Ducs de Lorraine, 64 Grande-Rue, 54000 Nancy.

  • L'Art en héritage : sur les traces des Donzelli en Meuse

    Un père et son fils. Deux immigrés italiens, deux artistes venus s'installer en Meuse pour y exercer leur talents artistiques. Les auteurs sont partis sur les traces laissées en terre meusienne par deux hommes talentueux et généreux. Duilio et Dante Donzelli ont imprimé leur marque artistique et spirituelle bien au-delà de leur village d'adoption de Lacroix-sur-Meuse ; de nombreuses églises meusiennes ainsi que des villages à travers la France ont bénéficié des talents du peintre et du sculpteur venus d'Italie...

    L'ouvrage invite à revisiter les œuvres des Donzelli désormais inscrites sur les murs et dans les nefs des édifices cultuels meusiens : fresques à caractère religieux, portraits, images de saints, sculptures, éléments d'architecture et monuments aux morts se laissent découvrir dans de nombreuses communes meusiennes.

    Outre qu'il s'agit de la première biographie des artistes, le livre est également un magnifique catalogue des œuvres picturales et sculptées des Donzelli père et fils.

     

    ‡ L'Art en héritage. Sur les traces des Donzelli en Meuse, Dominique Lacorde et Patricia Pierson, éditions Dacres, 2016, 255 p., ill. (30 €).

  • Void-Vacon (55) : Nouvel An lorrain les 19-20 mars 2016

  • Verdun et la Grande Guerre par les images d'Epinal

    Comment les images d’Épinal voyaient-elles Verdun et la Grande Guerre ? Comme les Français d’alors ! En admiration pour leurs soldats, les poilus, bien sûr, et haineux envers l'ennemi, le « boche », caricaturé à l’extrême.

    Éducatives, narratives, colorées, soucieuses du détail, restituaient-elles pour autant la réalité ? N’étaient-elles pas de la simple propagande ?… L’auteur rebondit sur chacune d’elles pour nous raconter l’histoire de la Grande Guerre, celle des militaires, des civils, des objets du conflit.

     

    ‡ Verdun et la Grande Guerre par les images d'Epinal, Myriam Blanc, éditions du Chêne - Imagerie d'Epinal, 2016, 224 p., ill. (19,90 €).

  • 21 février 2016 : il y a 100 ans débutait la bataille de Verdun

    Il y a tout juste 100 ans débutait les combats de Verdun.

    En mémoire de nos ancêtres qui ont donné leur vie pour la défense de la patrie.

  • La bataille aérienne de Verdun en 1916

    En février 1916, les Allemands élaborent un plan soigneusement préparé sur le front de Verdun. Sur une ligne de 40 kilomètres, dans les tranchées comme dans les airs, des millions d'hommes sont pris dans un duel géant où 400 000 soldats et pilotes français tomberont.

    Derrière ce chiffre colossal se trouvent des vies, des hommes. Et au milieu des furieuses batailles entre avions à cocardes et avions à croix noires naissent de grands pilotes, dont beaucoup trouvent la mort comme les capitaines de Beauchamp et Lafont ou le sous-lieutenant Boillot… Pilotes et poilus voient leur nombre diminuer jour après jour, mais continuent à combattre avec courage jusqu'à la victoire !

    Dans cet ouvrage, l'auteur nous donne une vision globale de cette bataille décisive de la Grande Guerre qui a impliqué autant les aviateurs et les poilus que les hommes de l'ombre : les mécaniciens, le personnel hospitalier et les femmes qui, à l'arrière, ont joué un rôle important dans la fabrication des munitions et des avions…

    Aucun sensationnalisme dans ce livre, uniquement les faits de ce bouleversant drame.

     

    ‡ La bataille aérienne de Verdun 1916, Georges Pagé, éditions Grancher, 2014, 289 p., ill. (19 €).

  • La Nouvelle revue lorraine a son site Internet

    Tout le monde connaît La Nouvelle revue lorraine...


    Mais s'il existe encore quelques Lorrains qui ne connaissent toujours pas cette sympathique revue régionaliste (fondée en 1974), il faut vous rendre immédiatement sur le site Internet que son fondateur-directeur-animateur, Jean-Marie Cuny, vient de créer et que l'on découvre à l'adresse suivante :

    http://www.nouvelle-revue-lorraine.fr/ 

    Bonne découverte... et n'oubliez pas de vous abonnez !


    ... La Nouvelle revue lorraine n'est pas réservée aux seuls Lorrains : tous les amateurs d'histoire, de traditions et de terroirs sont bien sûrs invités à découvrir "le" bimestriel qui a la Lorraine au cœur !

  • Souvenons-nous de Henri Bataille, l'historien de Vaucouleurs

    [L'Abeille]

  • Dans les yeux des poilus - 1914-1918, des Flandres aux Vosges

    Un siècle plus tard, il demeure difficile de s'imaginer ce qu'on vécu les poilus durant plus de quatre années. Contrairement aux récits officiels teintés de propagande et saturés de patriotisme, les jeunes soldats n'ont pas été des "bêtes de guerre" recherchant à tout prix une forme de gloire. En parcourant leurs écrits, nous mesurons à quel point ils étaient lucides, se raccrochaient à la vie, s'inquiétaient pour leurs proches et ne cachaient pas leur exaspération, voire leur révolte, face à des événements qui les dépassaient. S'ils aimaient leur pays et la liberté, ils n'admettaient pas que leur existence soit sacrifiée dans des offensives stériles.

    L'ouvrage de Patrick-Charles Renaud est particulièrement émouvant et authentique : au fil des pages, le lecteur découvre le quotidien d'hommes ordinaires plongés dans la première guerre moderne de l'humanité. Il s'est attelé à rechercher des témoignages inédits afin d'illustrer son récit historique. Des Flandres aux Vosges, l'auteur nous fait partager le destin de soldats venus de tous les horizons et nous emmène dans l'intimité des états-majors. Sans la moindre censure, tous les aspects de la guerre sont abordés, de l'officier mal-aimé abattu par ses hommes sur le champ de bataille aux ordres impitoyables donnés pour empêcher une troupe de reculer face à la déferlante d'un assaut.

    Les yeux des poilus ont nourri la mémoire d'images et d'émotions, admirablement traduites dans leurs écrits, avec leurs mots et leur sensibilité.

    Une autre manière de découvrir l'horreur de la Grande Guerre.

     

    ‡ Dans les yeux des poilus 1914-1918. Des Flandres aux Vosges, Patrick-Charles Renaud, éditions Grancher, 2015, 376 p., ill. (22 €).

  • Verdun, le premier jour du reste de la guerre

    Janvier 1916. Un officier du IIe Bureau a parcouru l'arrière du front allemand du côté de Verdun et découvert les préparatifs secrets de la grande offensive qui s'annonce. Il lui faut à présent traverser le mortel no man's land pour transmettre les informations capitales qu'il a recueillies...

    Insolite lecteur de la science-fiction frémissante de l'époque, ce soldat mort depuis longtemps guide avec pédagogie et impertinence le lecteur du XXIe siècle dans l'étrange quotidien de la Grande Guerre avant de lui présenter son auteur favori, le capitaine Danrit - alias le lieutenant-colonel Driant, député de Nancy et héros de la bataille de Verdun.

    Surprenant roman où histoire et fiction se mêlent pour le plus grand plaisir du lecteur. Surprenant aussi par son auteur, puisque le Père François Weber est prêtre de l'Oratoire et aumônier d'étudiants à Nancy.

     

    ‡ Verdun, le premier jour du reste de la guerre, François Weber, éditions du Quotidien, 2015, 191 p. (10 €).

  • Histoire de messes interdites dans le nord meusien

  • L'ossuaire du cimetière Saint-Hilaire de Marville en travaux

    [Vosges Matin]

  • A la gloire et à la mémoire des ânes de 1914-1918

    Après plusieurs années de réflexions et de travail sur le projet "Monument à la mémoire des ânes morts au cours de la Première Guerre Mondiale", la commune de Neuville-les-Vaucouleurs et la Fondation du Patrimoine de Lorraine ont conclu un partenariat et lancé une souscription publique pour l'édification de cette statue.

    En 1916, la commune de Neuville-les-Vaucouleurs a été choisie par l'état-major de la 2ème armée pour y installer un hôpital destiné à soigner les ânes blessés au cours des combats. Compagnons des Poilus, venus tout droit du Maroc, ces petits équidés se faufilaient beaucoup plus facilement que les chevaux dans les tranchées. Ils pouvaient endurer de lourdes charges et s’avéraient le meilleur moyen pour transporter, en première ligne, les denrées, les armes ou bien encore les munitions.

    En ces années de commémoration du centenaire de la Première Guerre Mondiale, la municipalité a émis la volonté d'ériger une statue à la gloire de ces héros oubliés, sur la stèle installée au cœur du village à la fin des années 90 par Raymond Boissy, rappelant l'existence d'un « hôpital animalier » durant la bataille de Verdun.

    La statue représentera un âne et un poilu. Elle sera sculptée par un artiste meusien reconnu, Denis Mellinger.

     

    ‡ Don défiscalisé possible sur https://www.fondation-patrimoine.org/fr/lorraine