Notre patrimoine - Page 43
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La Grande Guerre à l'ombre du fort de Manonviller (54)
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Abbaye Saint-Maur de Bleurville : le patrimoine et la culture pour tous depuis 40 ans
A quelques jours de la fête de saint Maur (célébrée le 15 janvier), patron de la paroisse de Bleurville et de l’ancien monastère local, rencontre avec le président des Amis de Saint-Maur, pour un bilan de 40 ans d'action auprès de l’abbaye Saint-Maur.
L’association des Amis de Saint-Maur s’apprête à fêter cette année quarante années passées à « panser les plaies » de la vénérable abbaye bénédictine du village. Alain Beaugrand, son président, a bien voulu répondre à nos questions.
‡ Quelle histoire, ce sauvetage de l’ancienne abbaye Saint-Maur !
Il faut remonter à 1974 avec le rachat de l’église puis du prieuré voisin par l’abbé Paul Pierrat, alors curé de Coinches et Remomeix. Curé de Nonville dans les années 50’, il s’est passionné pour cette fondation bénédictine du XIe siècle, transformée depuis la Révolution en remise agricole, qu’il contribuera à sauver avec l’aide de jeunes scouts et guides venus de toute la France. 1974 fut le début d’une grande aventure qui se poursuit encore aujourd’hui !
‡ Pionnier, l’abbé Pierrat ?
On peut le dire : il fut à l’origine d’une vaste prise de conscience de la notion de patrimoine dans notre secteur rural. Après les années 60’ et début 70’ « iconoclastes » (destruction de lavoirs et fontaines, défiguration de l’habitat traditionnel, saccage des églises et de leur mobilier…), l’intervention de l’abbé Pierrat sur l’abbaye de Bleurville allait capter l’intérêt des populations locales et de la presse sur les valeurs du patrimoine et de sa protection. Et puis viendront au début des années 80’ les Journées du Patrimoine et, localement, la création de l’association Saône Lorraine fondée par des proches de l’abbé Pierrat, Marie-Françoise et Jean-François Michel. Un vaste mouvement était né, l’engouement pour ce patrimoine si longtemps ignoré était manifeste.
‡ Quel bilan tirer de ces 40 ans d’action ?
Grâce à l’enthousiasme des membres de l’association, l’aide de nombreux bénévoles – et je pense notamment à Claude et Lucienne Thomas –, le soutien des municipalités de Bleurville (dont les maires successifs Robert Denizot, Marcel Bisval, Raymond Recouvreur, Colette Lebrun et André Granget), du Conseil général des Vosges puis de la communauté de communes, l’abbaye a connu une formidable résurrection : les chantiers de restauration se sont succédés chaque été pendant une quinzaine d’années puis est venu le temps de l’entretien du site et de sa mise en valeur avec l’aménagement de la nef, l’installation d’un musée de la Piété populaire dans le prieuré, la création d’un jardin de poche… et l’entretien permanent (toitures, huisseries…) ! Sans oublier les animations culturelles et musicales qui connaissent toujours une bonne fréquentation ; sans elles, Saint-Maur serait une coquille vide, sans vie. L'abbaye Saint-Maur, c'est 40 ans de patrimoine et de culture pour tous !
‡ Vous êtes président de l’association depuis 1991 : comment voyez-vous l’avenir de Saint-Maur ?
23 ans de présidence c’est à la fois long à vue humaine, et bien court pour redonner vie à un édifice millénaire ! Beaucoup de satisfactions à l’actif de notre conseil d’administration : le sauvetage d’un exemple rare d’édifice du premier âge roman en Lorraine, la valorisation de l’image du village, la promotion de l’identité historique régionale, la contribution au développement touristique au pays de la Saône vosgienne… Des regrets aussi : la stagnation de la fréquentation touristique depuis le début des années 2000, l’abandon de la fête de saint Maur, marqueur fort de l’identité de la paroisse, et, surtout, l’absence de jeunes passionnés prêts à s’engager comme ce fut le cas de leurs prédécesseurs dans les années 70-80. Il reste à créer les conditions d’une nouvelle attractivité pour Saint-Maur… Le président d’une association ne peut pas tout, tout seul ; un tel enjeu est l’affaire d’une équipe motivée et innovante. Alors bienvenue à tous les passionnés pour célébrer dignement ce 40ème anniversaire !
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La chapelle Saint-Basle de Lignéville révèle ses secrets
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Les abbayes de la montagne vosgienne
Abbaye bénédictine de Moyenmoutier.
La Commission d'art sacré du diocèse de Saint-Dié propose une conférence animée par Damien Parmentier sur les origines et le développement des abbayes dans la montagne vosgienne :
Conférence à la Maison diocésaine
29 rue François-de-Neufchâteau à Epinal
dimanche 12 janvier 2014
à 15h00
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Histoire(s) au pays de Darney
[Vosges Matin]
[ER]
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Lignéville (88) : autour de la restauration de la chapelle Saint-Basle
[L'Abeille]
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La Lettre des Amis de Saint-Maur de Bleurville - décembre 2013
>> On peut adhérer à l'Association des Amis de Saint-Maur (entretient, restaure et anime l'ancienne abbaye bénédictine des XIe-XVIe-XVIIIe s., consacrée en 1050 par le pape lorrain Léon IX) en envoyant ses coordonnées postales et la cotisation annuelle (10 € minimum) à : LES AMIS DE SAINT-MAUR, 2 rue Bezout, 88410 BLEURVILLE.
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Le 537e anniversaire de la Bataille de Nancy célébré le 5 janvier 2014
Harangue de Jean-Marie Cuny au pied de la Croix-de-Bourgogne lors de la Fête des Lorrains 2013 [cliché archives ©H&PB]
L'association Mémoire des Lorrains invite toutes les Lorraines et tous les Lorrains à participer dans une joyeuse ambiance à la commémoration de la Bataille de Nancy dimanche 5 janvier 2014, veille de l'Epiphanie.
Programme de la Fête nationale des Lorrains à Nancy
‡ 10h30 – Messe en l’église Marie-Immaculée (33 avenue du Général Leclerc à Nancy) dite pour le repos de l’âme des collaborateurs décédés de La Revue lorraine populaire / La Nouvelle revue lorraine depuis 40 ans
‡ 18h30 – Rassemblement place de la Croix-de-Bourgogne
‡ 19h00 – Harangue de Jean-Marie Cuny suivie du feu d'artifice et partage du vin chaud
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L'Echo des Trois Provinces n° 167
Ce numéro hivernal de L'Echo des Trois Provinces vous guidera, depuis votre fauteuil, dans l'histoire et les paysages de ce pays des confins de la Lorraine, de la Champagne et de la Franche-Comté.
Au sommaire du numéro de décembre-janvier :
- Les livres
- Attigny : la chapelle Bizot en péril
- Lignéville : découverte d'une divinité gallo-romaine de l'abondance
- Frain : la pierre tombale de la famille Duhoux
- Lamarche : une vue cavalière du couvent des trinitaires
- Enfonvelle : de "ville" en "velle"
- Villars-Saint-Marcellin : le café-épicerie-tabac
- Damblain : après "Souvenir, souvenirs", "Bonjour tristesse"...
- Châtillon-sur-Saône : inauguration de la Maison de Marie
- Magny-lès-Jussey : l'opéra au château
- Fontenois-la-Ville : inauguration des Vergers de Fontenois
- Vauvillers : 99e anniversaire de la mort du général Marcot
- Morizécourt : Maisons paysannes des Vosges en visite
- Fresnes-sur-Apance : l'église rénovée
- Domremy : restauration des toiles de la crypte de la basilique de Alphonse Monchablon
... Et les info's des associations locales, les animations, l'histoire de la cuisine...
‡ L'Echo des Trois Provinces est disponible sur abonnement (24 €) en adressant vos coordonnées postales et votre règlement à : ADP3P, 10 rue Jules-Ferry, 88320 MARTIGNY-LES-BAINS.
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Un buste de Louis Marin au musée de Bruyères (88)
[Vosges Matin]
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C'est une "image d'Epinal"
Fruit de dix années de recherches, le catalogue édité à l'occasion de l'exposition "C'est une 'image d'Epinal'" présentée au Musée de l'Image d'Epinal, aborde l'histoire de l'imagerie et des imagiers de la cité vosgienne du XVIIe au XXe siècle. L'étude nous en révèle leurs inspirations, leurs influences et, surtout, rétablit certaines vérités : comme celle qui confirme que les premières images connues réalisées à Epinal sont de Claude Cardinet et datent de 1664 ; ou que Jean-Charles Pellerin, cartier, imprime ses premières images vers 1809, des images de saints mais aussi de Napoléon et de sa famille ; ou encore qu'en 1861 et pendant 28 ans, deux imageries, celles de Pinot et celle de Pellerin, produisaient de "l'image d'Epinal" contribuant à la renommée de la cité...
Au fil des années, "l'image d'Epinal" devient un genre dont les images de l'épopée napoléonienne et les images en vignettes sont les deux emblèmes. Mais si dire aujourd'hui, "c'est une image d'Epinal", c'est évoquer un cliché, un stéréotype, mille fois répété et pas toujours inventif, il ne faut pas occulter qu'une image d'Epinal n'était ni désuète ni "naïve" quand elle a été imprimée.
Dans ce sympathique ouvrage, les auteurs décryptent comment cette image d'Epinal est devenue pour le monde entier un genre et un stéréotype à la fois. Pour ce faire, ils ont repris les grandes étapes de son évolution, de ses transformations, l'arrivée à Epinal d'autres imageries, la concurrence avec les imagiers de l'Est de la France...
Loin d'être une recherche sur un territoire, cette quête entraîne le lecteur vers la société du XVIIIe au XXe siècle, celle pour qui ces images ont été conçues. Longtemps seules images à disposition de toutes les catégories sociales de la population française, ces "images d'Epinal", qu'elles soient d'Epinal, de Nancy, de Metz ou d'ailleurs, ont joué un rôle qui se dévoile peu à peu. Et ce catalogue remarquablement illustré y contribue grandement.
‡ C'est une "image d'Epinal", Martine Sadion (dir.), éditions du Musée de l'Image - Ville d'Epinal, 2013, 295 p., ill. (22 €).
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Le Pays d'Epinal entre "Art & Histoire"
Seul Pays de Lorraine à avoir obtenu pour le moment le label Pays d'Art & d'Histoire, le Pays d'Epinal-Coeur des Vosges entend poursuivre son développement avec, notamment, un travail sur le centenaire de la Première Guerre mondiale en 2014.
[Vosges Matin]
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Bilan et projets à la Fédération des sociétés savantes des Vosges
Le conseil d'administration de la Fédération des sociétés savantes des Vosges (FSSV) s'est réuni récemment sous la présidence de Jean-Paul Rothiot afin de dresser le bilan de l'année et de réfléchir aux projets pour 2014.
Les Journées d'études vosgiennes de La Bresse d'octobre 2012 ont rencontré un grand succès : 200 auditeurs étaient présents chaque jour. les actes des Journées d'études de Mirecourt ont été publiés à l'automne : deux volumes ont été nécessaires afin de publier les communications de ces Journées. Les publications sont en vente auprès de l'association des Amis du Vieux Mirecourt-Regain à Mirecourt et auprès de la FSSV.
Les prochaines Journées d'études vosgiennes auront lieu à Charmes les 24, 25 et 26 octobre 2014 : le comité des fêtes de Charmes s'est engagé auprès de la FSSV pour l'organisation matérielle ainsi que l'association Mémoire de Barrès et les cercles généalogiques de Charmes et de Vincey. Les interventions aborderont divers thématiques : le patrimoine industriel passé et actuel, les espaces naturels autour de Charmes, un canton rural au riche patrimoine, le nationalisme et la Première Guerre mondiale, le peintre Alphonse Monchablon et le canton de Charmes, la biographie des religieux originaires du canton de Charmes...
Les futures Journées d'études vosgiennes pourraient avoir lieu à Saint-Dié en 2015 et à Monthureux-sur-Saône en 2016.
La Bresse accueillera également le 6ème Salon du livre vosgien et lorrain le 7 septembre 2014 : il correspondra à la sortie des actes des Journées d'études 2013 de La Bresse. La Fédération envisage de participer à d'autres salons du livre, comme celui de Woippy ou celui de Colmar.
La question de la poursuite de la publication des Mémoires & documents pour l'histoire des Vosges a été abordée. Le président Rothiot propose la publication d'un numéro spécial sur le clergé vosgien pendant la Révolution. D'autres sujets sont évoqués : une transcription de la guerre de Trente Ans dans les Vosges à travers La Gazette de France de Théophraste Renaudot ou encore un album des cartes historiques des Vosges.
La Fédération entend jouer un rôle fédérateur dans les commémorations qui seront organisées dans le département lors du Centenaire de la Grande Guerre : elle souhaite tenir un calendrier des manifestations et pour cela elle propose aux associations d'envoyer leurs informations sur leurs projets 2014-2015.
Le site de la FSSV pourrait évoluer afin de permettre l'achat en ligne des publications de la Fédération et des associations adhérentes.
L'assemblée générale de la FSSV aura lieu à Hennezel le 24 mai 2014.
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Le Bienheureux Charles de Lorraine-Habsbourg à Saint-Epvre
[ER]
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Forbach (57) : désaffectation de la synagogue
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Les Cahiers de La Mothe n° 5 : le château de La Mothe en 3D
L'Association Pour La Mothe vient de publier le cinquième opus de ses Cahiers consacrés à l'histoire de la vieille cité fortifiée du sud-ouest lorrain, aujourd'hui rattachée administrativement au département de la Haute-Marne.
Au sommaire du numéro de 2013 :
- La Mothe et la France entre 1634 et 1645, par Jean Charles
- Une course des mothois aux environs de Bayon en 1644, par Régis Croué
- Le machiavélisme de Richelieu, par Bernard Koch
- Le château de La Mothe, par Jean Charles
- Hector II de l'Espine de Saint-Ouen, défenseur de La Mothe en 1634 et 1644-45, par Antoine de Lavaulx
- De La Mothe à La Marche : itinéraire et carrière monastique du trinitaire Ignace Dilloud (1632-1723), par Jean-François Michel
- Un procès pour avortement en 1615, par Fabrice Fontaine
...Et les notes de lecture et chroniques mothoises 2012.
‡ Les Cahiers de La Mothe, n° 5, 2013 peuvent être commandés (13,25 € franco) à M. Jean CHARLES, 3 rue Victor-Hugo, 67204 ACHENHEIM.
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Journée d'hiver à Bleurville...
Quelques images picorées au petit matin à Bleurville, dans le sud-ouest des Vosges, entre gelée blanche et apparition de l'astre du jour.
En souvenir de Roger, amoureux de Bleurville et de la photographie...
Le clocher, impérial, dans le soleil matinal...
Lumière divine ?...
Camouflage...
Village engourdi...
Les esseulés...
A la croisée des chemins...
La basse-cour s'éveille...
[clichés ©H&PB]
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Notre patrimoine traditionnel lorrain démantelé
Anthony Koenig, responsable de Maisons paysannes de France – Meuse, attire l’attention des défenseurs du patrimoine sur le phénomène de démantèlement et de « bradage » qui touche actuellement les éléments les plus remarquables du patrimoine architectural traditionnel de nos villages, à la faveur de la crise économique et de la désertification de nos campagnes.
Trop souvent les plus beaux et originaux éléments de décoration des vieilles demeures de nos villages s'en vont vers des cieux plus propices à la compréhension du patrimoine que le sort qu'on leur réserve malheureusement souvent dans le lieu qui les a vu naître et avec lequel ils ont pourtant tout leur sens. Comme ce fut le cas voici quelques années à Bleurville (Vosges) : les manteaux des cheminées d’une ancienne ferme XVIe-XVIIe siècles – achetée pour une bouchée de pain – ont été démontés par les nouveaux propriétaires luxembourgeois peu scrupuleux… qui laissent désormais la bâtisse s’écrouler lamentablement.
Alors que nos villages se couvrent de menuiseries en PVC, de portes sans goût standardisées et sans lien avec le terroir local, certains éléments plus anciens sont vendus en pièces sur internet.
Difficile de diffuser ce type d'information car on a l'impression d'en faire la publicité mais il est important de prendre conscience que si déjà les éléments du patrimoine protégés peuvent être menacés (abbaye cistercienne meusienne de l'Etanche par exemple), ceux des villages où il n'y a pas de protection et où le maire n'a pas eu la bonne idée de mettre en place un PLU avec un volet patrimoine à la hauteur, sont très souvent pillés par leurs propriétaires en recherche d'argent et souvent sans grande conscience de ce qu'ils possèdent.
Nouvelle alerte en ce moment, une porte XVIIIe d'un village du Pays de Nied, en Moselle. Cette porte à vendre laisse présager une nouvelle perte et une nouvelle verrue en plastique : http://www.leboncoin.fr/bricolage/566925603.htm?ca=15_s
Il y a urgence à agir pour une politique ambitieuse, massive et générale de mise en valeur des villages lorrains et de leur patrimoine, sinon entre les extensions anarchiques souvent mal intégrées et les cœurs de villages défigurés par le plastique, les enduits industriels et les coloris criards, il sera bien plus complexe encore de vendre l'image de la Lorraine dont on semble tant se préoccuper mais pas par ce canal pourtant essentiel…
[cliché : démontage d'une cheminée monumentale XVIIe s. dans une ferme lorraine]
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Amance en Lorraine : dix siècles d'histoire(s)
Amance, charmant village perché sur sa butte à l'est de l'agglomération nancéienne, resserré autour de sa motte féodale, son église et son célèbre cèdre. Un point de vue à couper le souffle qui va de Metz au Donon.
La tradition orale a relayé les travaux des érudits du XIXe siècle, et l'on affirme ici qu'Amance est une des plus anciennes villes de Lorraine, connu alors même que Nancy n'était encore que marécages... Les historiens et amoureux du village, sous l'égide de l'association des Amis du lavoir d'Amance, ont voulu aller au-delà de cette réputation ; ils ont rassemblé ce qui avait été écrit à propos de l'histoire d'Amance et ont effectué des recherches dans les fonds d'archives.
A l'issue de ce travail collectif, quelques idées reçues ont été remises en cause par des découvertes et des témoignages d'anciens qui ont révélé des faits méconnus.
Cette remarquable monographie invite le lecteur à partir à la découverte de la riche histoire du village d'Amance, des conflits ayant marqué la localité et ses habitants, la vie des vignerons et des mineurs de fer, des prévôts, bourgeois, ecclésiastiques, régents d'école et autres instituteurs jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
Un copieux ouvrage richement illustré que nombre de communes lorraines pourraient envier aux Amançois !
‡ Amance en Lorraine. Dix siècles d'histoire(s), collectif, Les Amis du lavoir d'Amance, 2013, 303 p., ill., cartes (29,50 €).
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Une année avec les Amis du peintre Alfred Renaudin
Toile d'Alfred Renaudin.
L'association des Amis d'Alfred Renaudin vous propose son bulletin d'information annuel dans lequel vous découvrirez les différentes manifestations organisées en 2013 autour du peintre Alfred Renaudin :
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Le tramway d'Epinal à la Belle Epoque
[Vosges Matin]
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Le carillonneur de Charmois-L'Orgueilleux (88)
[Vosges Matin]
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Nicolas, un saint universel
Saint Nicolas est sans doute le saint qui, dans les pays d’Europe, a connu et connaît encore la popularité la plus grande, la plus durable et la mieux partagée entre l’Orient et l’Occident.
De l’évêque catholique de Myre à l’ami des enfants qui a inspiré le personnage protestant du père Noël, la figure de Nicolas a suivi des cheminements complexes qui sont à l’origine de sa présence encore très vivante dans les cultes et l’imaginaire de nos sociétés contemporaines, par-delà les frontières politiques et culturelles.
La richesse de cette figure a retenu depuis longtemps l’attention des chercheurs mais de nombreux pans de son histoire restent encore à préciser. Dans la continuité d’une rencontre tenue à Bari en 2010, principalement consacrée aux domaines italien et français, le colloque organisé par Catherine Guyon, qui s’est tenu durant le week-end de la fête de Saint Nicolas entre Saint-Nicolas-de-Port et Lunéville, au cœur de la Lorraine nicolaïenne, a envisagé l’histoire du culte de saint Nicolas à l’échelle de l’Europe entière. Rassemblant 25 chercheurs universitaires de sept nationalités différentes, le colloque a rappelé les origines de saint Nicolas à travers les apports récents des fouilles archéologiques du groupe épiscopal de Myre-Demre en Turquie et les textes de la translation de ses reliques à Bari. Les intervenants se sont penché sur le développement de son culte à travers l’Europe, depuis les empereurs byzantins et ottoniens en passant par les prélats réformateurs francs et les clercs des universités médiévales, jusqu’aux marchands et artisans de la Mitteleuropa, à la lumière de multiples indices (vies de saints, dédicaces, onomastique et toponymie, reliques et reliquaires, sceaux, enseignes de pèlerinage et objets de dévotion…).
L’iconographie a également été largement abordée à travers des exemples d’Orient (icônes et images populaires) et d’Occident (enluminures, fresques, vitraux). La démarche proposée, qui s’inscrit dans la longue durée, a pris en compte les apports des enquêtes ethnologiques et a abordé les formes prises par les fêtes et les traditions dans leurs variations régionales, lorraines et alsaciennes, slaves, latines, hispaniques et anglo-saxonnes.
Ce colloque était jumelé avec quatre expositions à Lunéville et à Saint-Nicolas-de-Port, ainsi qu’avec des visites de la basilique portoise et des vestiges du prieuré bénédictin de Varangéville (auquel fut rattaché celui de Bleurville à partir de 1627). Il s’est achevé par la participation à la grande procession à la basilique de Port.
On espère vivement la publication des actes de ce colloque international.
[dessin de Ph. Delestre]
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Les paysans 1870-1970
Entre 1870 et 1970, les paysans français ont vécu une révolution sans précédent. En quatre générations tout à changé. En 1900, près d'un Français sur deux travaillait dans les champs. Aujourd'hui, les agriculteurs sont moins de 500 000, mais ils nourrissent 65 millions d'habitants et exportent dans le monde entier.
Plus de 300 témoignages et documents inédits sur le monde rural. Mémoires et journaux intimes, agendas, lettres, plans d'exploitation, livres de comptes, réclames, mode d'emploi de matériel, almanachs, photographies de famille... Autant de témoignages d'existences laborieuses, souvent rudes, mais toujours riches en relations humaines, permettant d'apprécier un siècle de mutations de la France agricole.
Textes, souvenirs et documents, ces traces d'histoire constituent des archives vivantes et uniques. Grâces à elles, le passé agricole de notre pays ressurgit avec une force exceptionnelle.
‡ Les paysans 1870-1970. Récits, témoignages et archives de la France agricole, Philippe Madeline et Jean-Marc Moriceau, Les Arènes éditions, 2013, 112 p., ill. (19,80 €).
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Baccarat fêtera ses 250 ans en 2014
[ER]
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La relique de saint Nicolas accueillie à Saint-Nicolas-des-Lorrains à Rome
À l’initiative des frères de la communauté Saint-Jean chargés de l’église Saint-Nicolas-des-Lorrains à Rome, une veillée de prière avec un chœur ukrainien s’est tenue à l’occasion du don d’une relique du saint fêté ce 6 décembre, patron de la Lorraine et aussi de la Russie.
Saint Nicolas n’est pas seulement le saint patron des enfants sages, qui le fêtent le 6 décembre en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg, en Allemagne rhénane, en Lorraine et Alsace. L’évêque de Myre (actuelle Turquie), mort le 6 décembre 343 et à qui de nombreux miracles sont attribués, est aussi le saint patron des voyageurs, des pauvres, affligés, célibataires, prisonniers, marins, mais également de la Lorraine et de la Russie.
À l’occasion du don d’une relique de ce saint populaire à l’église romaine de Saint-Nicolas-des-Lorrains, la communauté Saint-Jean a organisé une veillée de prière en honneur de saint Nicolas, mêlant l’Orient et l’Occident de l’Europe.
« Il n’y a pas une maison en Russie qui n’ait son icône de saint Nicolas », a souligné le prêtre russe, Anthony, venu avec d’autres prêtres orthodoxes russes de l’église Sainte-Catherine du Patriarcat de Moscou à Rome à la veillée tenue le soir du 5 décembre. « Même si nous fêterons saint Nicolas dans treize jours, le 19 », a-t-il précisé, en référence au calendrier liturgique orthodoxe.
Bougies en main pour le rite de lumière, chœur ukrainien et encensoir, la veillée organisée dans le cadre XVIe siècle de la chapelle des Lorrains de l’église Saint-Louis-des-Français a eu une chaude tonalité œcuménique. « Sans la longueur des offices orthodoxes », avait averti le Père Laurent Mazas, recteur de Saint-Nicolas-des-Lorrains. Tonalité aussi européenne, par la présence de Français, Italiens, Russes et Ukrainiens venus du collège pontifical de Saint-Josaphat à Rome.
« C’est beau qu’ils aient pu prier ensemble », a commenté le cardinal Roger Etchegaray, en allusion à la crise que l’Ukraine et la Russie traversent actuellement dans leur relation. Le cardinal français avait rédigé un message, lu au cours de la veillée afin de s’y associer avec « l’ardeur d’un frère pèlerin ».
Les Français présents étaient pour l’essentiel venus de Lorraine à l’occasion du don par l’évêque de Nancy et de Toul, primat de Lorraine, Mgr Jean-Louis Papin, de la relique de saint Nicolas, déposée ce 6 décembre au cours d’une messe présidée par le cardinal Paul Poupard. Offerte par l’association lorraine des Amis de Saint-Nicolas-des-Lorrains à Rome, en présence notamment de l’ancien ministre – et Lorrain – Gérard Longuet venu à la veillée, la relique est placée dans un sobre et élégant reliquaire en acier, œuvre du maître d’art messin Jean-Louis Hurlin. « J’ai utilisé différents aciers en fines couches, soudées à 1500° », explique-t-il à propos de ce produit emblématique de la Lorraine.
Une relique est un « signe de fragilité » mais aussi une preuve que saint Nicolas « a existé », a insisté le frère Johannes de la communauté animant Saint-Nicolas-des-Lorrains, expliquant le sens de la veillée à la fin de laquelle chacun a pu se recueillir devant la sainte relique.
[d’après La Croix]
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Liffol-le-Grand (88) : autour des fouilles de la Goulotte
[L'Abeille]
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La Nouvelle revue lorraine n° 23 : Saint Nicolas en Lorraine
Normal pour le numéro de La Nouvelle revue lorraine qui sort fin novembre de s'intéresser à Saint Nicolas ! Un bel article est consacré à la ville de Saint-Nicolas-de-Port où est honoré depuis des siècles le saint patron des Lorrains. Mais, comme d'habitude, la revue régionaliste animée par Jean-Marie Cuny promène ses pages à travers l'histoire de notre Lorraine. Jugez-en en parcourant son sommaire :
- Chirurgie au XVIe siècle lors du siège de Metz
- Nancy-Thermal
- Ernest Gegout, le "bon gueulard"
- Les nettoyeurs de tranchées remontent en ligne
- De la Saint-Nicolas aux étrennes
- Robert Schuman, un Lorrain et un européen
- Le café des Amis à Delme
- "Le Maroc", une cité ouvrière lorraine
- L'hiver
- Faïences lorraines : au service de la lumière
- La commanderie Saint-Jean du Vieil-Aître de Nancy
... Et les rubriques habituelles : l'édito' de Jean-Marie Cuny, les Info's lorraines, les livres...
‡ La Nouvelle revue lorraine est en vente en librairie et sur abonnement (38 €, 6 numéros) en adressant ses coordonnées postales et le règlement (chèque à l'ordre de "SEP Helenus") à : LA NOUVELLE REVUE LORRAINE, Le Tremblois, 54280 LANEUVELOTTE.
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Grand-la-Gallo-romaine (88) : les galeries souterraines en visite virtuelle
[L'Abeille]
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Les contes inédits de Lorraine
Le conte populaire est un conte oral traditionnel et communautaire. Il a longtemps régi la création et la circulation des histoires. C'est en fait la littérature de nos ancêtres, il a présidé les veillées de nos campagnes lorraines depuis la nuit des temps jusqu'au milieu du XXe siècle. Il a aujourd'hui quasiment disparu.
Fort heureusement, à la charnières des XIXe et XXe siècles, quelques érudits passionnés de notre folklore ont pris soin de transcrire ces contes à l'écrit, ce qui leur a permis d'arriver jusqu'à nous, malgré le profond bouleversement de nos sociétés rurales qui ont rompu la transmission séculaire de ces histoires par le bouche-à-oreille. Quelques familles ont su faire subsister cette tradition jusqu'à la fin du XXe siècle malgré la disparition des veillées.
D'infatigables collecteurs - dont fait partie notre auteur, Roger Wadier - ont poursuivi jusqu'à nos jours l'oeuvre de leurs prédécesseurs du XIXe siècle. Tout au long de ces pages, le lecteur découvrira ces récits authentiques qui faisaient le charme des veillées d'autrefois, et l'âme des campagnes : les contes animaliers, les récits sur le diable, tantôt dupé, tantôt triomphant et réellement terrifiant, ou encore les aventures merveilleuses et féeriques, de celles qu'on racontait volontiers aux enfants...
Des passeurs de mémoire et de traditions.
‡ Les contes inédits de Lorraine, Roger Wadier, CPE éditions, 2013, 157 p. (20 €).