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mirecourt

  • Commémoration de la libération de 1944 avec les véhicules militaires anciens vosgiens

    Une trentaine d’engins identiques à ceux qui ont libéré les communes du secteur en septembre 1944 ont sillonné la région, entre Contrexéville et Mirecourt, avec l’installation d’un bivouac au bord du Madon à Mattaincourt.

    La voie de la « 2e DB » donne lieu à l’installation de nombreuses bornes dans les communes libérées par les troupes du général Leclerc de Hautecloque en 1944-1945. « Samedi, nous étions à l’inauguration des bornes de Contrexéville le matin et à Mattaincourt l’après-midi. Vingt-six véhicules militaires de l’armée US ont défilé dans les deux communes », relate Claude Patenotte, propriétaire d’un GMC de l’époque.

    Bien en condition, l’équipe poursuivait son parcours le lendemain. « Un campement a été mis en place au bord du Madon, derrière la basilique Saint-Pierre-Fourier à Mattaincourt. Une petite balade motorisée dans les environs durant la journée, ensuite, tout le monde se retrouvait pour manger au bord du Madon », précise Jean-Pierre Bisval, de Bleurville, également au volant d’un GMC et propriétaire d’un beau parc automobile militaire de la Seconde Guerre mondiale.

    Depuis plus de vingt ans, un groupe de copains se retrouve à espace régulier autour d’une même passion : les véhicules de l’armée américaine qui ont débarqué lors de la Libération.

    Chaque collectionneur présent sur les rassemblements de véhicules militaires maîtrise aussi la mécanique. « C’est capital pour assurer la restauration d’un engin sinon, bonjour la facture chez le garagiste ! », constate Jacky Lhuillier, lui-même garagiste en retraite. Parmi tous ces véhicules historiques figure un monstre. « Voici une dépanneuse de char américaine “Vard la France“. Durant 4 ans, j’ai travaillé à sa restauration. Le moteur a été changé par un de MAN turbodiesel de 300 cents chevaux ». « L’ancien Berlingo consommait entre 150 et 200 litres au cent », confie Jacky Lhuillier, grand amateur d’engins démesurés. « Sa puissance a permis de sortir des poids lourds du fossé a deux reprises au cours des deux années passées ».

    La période des « Libérations » ne constitue pas l’unique moment où les copains en uniformes couleur kaki se retrouvent. « On répond favorablement à beaucoup de demandes d’associations pour être présents à des manifestations. D’ailleurs, nous ne sollicitons aucune prestation et nos déplacements sont gratuits. Si les organisateurs veulent nous offrir l’hébergement ou le couvert, nous acceptons volontiers », ajoute avec malice Claude Patenotte…

    [d’après Vosges Matin]

  • Mirecourt (88) : des ossements mis au jour sur le site de la maison de retraite

    Le chantier d'extension de la maison de retraite du Val-du-Madon vient de révéler la présence d’un crâne et d’un fémur. Après quelques investigations, il semblerait que de nombreux restes humains gisent au fond de ce terrain.

    Le chantier s’active depuis plusieurs semaines sur le site de l’hôpital du Val-du-Madon afin de creuser les fondations d’un futur bâtiment. La réhabilitation de l’Ehpad prévue sur quatre ans va bon train. Toutefois, un engin de travaux publics a mis au jour un crâne et un fémur humain enfouis dans la butte. Les gendarmes de la brigade de Mirecourt ont effectué les premières constatations suivies un peu plus tard des spécialistes de l’identification criminelle.

    « D’après les documents de l’époque, les jardins de l’hôpital, créé au XVIIIe siècle, se situaient à l’endroit où se trouvent les ossements. L’absence de restes de vêtements et le nombre important d’ossements découverts sur un périmètre de plusieurs dizaines de mètres carrés laissent penser à l’enfouissement de corps lors de grosses épidémies », analyse François Fouchet.

    Des dizaines de repérages d’ossements visibles grâce à une météo plus clémente permettaient d’évacuer la thèse d’un crime récent. Un médecin légiste est venu effectuer des prélèvements en attendant le résultat prochain des analyses. Tandis que l’enquête judiciaire pourrait s’achever rapidement, la DRAC est intervenue sur le site.

    Les dernières réflexions sur l’origine des innombrables ossements répartis sur la zone des travaux pourraient même remonter au deuxième quart du XVIIe siècle au moment de la guerre de Trente ans et ses nombreuses épidémies, une date qui indiquerait un ensevelissement des corps à l’extérieur de la ville.

    Les ossements découverts seront rassemblés dans une sépulture.

    [d’après Vosges Matin]

  • La notoriété du cousin de Charles de Foucauld

  • Mirecourt : Un nouveau chemin de croix pour l’église Notre-Dame

    Un nouveau chemin de croix apparaîtra sur les murs intérieurs de l’église Notre-Dame en mai prochain, coïncidant avec le Couvige. L’artiste Marie Dreux y réalisera une rencontre entre la sculpture et la dentelle.

    L’abbé Beligné s’est enthousiasmé du succès de la souscription pour un nouveau chemin de croix.

    Difficile d’évaluer l’époque exacte à laquelle lechemin de croix actuellement en place a été installé à l’intérieur de l’église Notre-Dame, à gauche du maître autel. On pourrait situer la création du chemin aux alentours des années 1950, mais rien n’est moins sûr. Toujours est-il que la dizaine de petites croix en bois restant encore accrochée au murméritait une sérieuse réhabilitation. Les exemplaires absents résultant sans doute d’une action humaine mal intentionnée.

    Au milieu de ses paroissiens, l’abbé Beligné s’était alors penché sur la question afin de rétablir cette tradition catholique. L’idée d’une rénovation du chemin de croix est née en 2013. Une rencontre avec Marie Dreux,du Couvige international, sculpteur-céramiste installée dans la région du Puy-en-Velay, révèle Denis Beligné, prêtre modérateur de la paroisse Saint-Pierre-Fourier.

    Le membres de la paroisse se sont réunis afinde déterminer la faisabilité du projet. « J’ai été ravi de enthousiasme collectif. En moins de trois semaines, nous avons recueilli des promesses de don équivalent à 6 000 euros, somme nécessaire pour la fabrication des quatorze plaques en bas-relief de 45 cm. Avec l’accord du conseil économique de la paroisse, la commande des 14 œuvres a été confirmée. L’installation devra être terminée avant le prochain couvige international, les samedi 7 et dimanche 8 mai prochain », détaille l’abbé Beligné, littéralement aux anges avec ce succès populaire.

    Alors que Marie Dreux a déjà réalisé quelques stations, la particularité de ces sculptures réside dans l’intégration de motifs en terre cuite. « Cela traduit une rencontre de ladentelle, tradition ancestrale de Mirecourt, et de la sculpture ».

  • De jeunes pèlerins de la mémoire

    [Vosges Matin]

  • Mirecourt (88) : la tradition luthière bien vivante

  • Mirecourt (88) : un riche patrimoine architectural à sauvegarder et à valoriser

    Une cour intérieure à Mirecourt.

    Jean-Paul Rothiot, président des Amis du Vieux-Mirecourt Regain, souhaite que le patrimoine architectural de la ville soit davantage mis en valeur. Avec l’aide de la collectivité et des particuliers également.

    « Mirecourt doit devenir une grande ville touristique grâce à son patrimoine architectural… ». Infatigable et intarissable à l’heure de parler patrimoine et vieilles pierres, Jean-Paul Rothiot, président des Amis du Vieux-Mirecourt Regain, ne lance pas ces paroles en l’air. « Mirecourt, ville médiévale qui s’est développée à la Renaissance, ville qui a souffert de la guerre de Trente Ans, redevenue belle et grande au XVIIIe siècle, avec un développement en direction de la gare à la fin du XIXe. Sans oublier toutes les transformations après la Seconde Guerre mondiale… D’où une richesse architecturale exceptionnelle ».

    L’historien connaît son sujet sur le bout des doigts. Des toitures aux caves en passant par les cours intérieures, le Vieux Mirecourt n’a plus de secret pour lui et ses Amis. Ou presque. Preuves à l’appui avec une foule de publications et de bulletins, fruits des Journées d’études vosgiennes, mais aussi de nombreuses heures passées sur le terrain ou dans les archives. Alors l’idée de développer davantage encore un tourisme basé sur le patrimoine architectural n’est peut-être pas si utopique que cela.

    « On en a les moyens », assure Jean-Paul Rothiot. « Grâce à l’Avap (aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine) qui va protéger notre patrimoine et qui a permis un recensement et une analyse de tout un ensemble de constructions au centre-ville ; grâce à quatre grands panneaux, un par période (médiévale, Renaissance, XVIIIe et XIXe siècles), réalisés avec le concours de François-Xavier Rose et financés par la Communauté de communes, en passe d’être installés sous les halles ».

    Mais pas seulement. « Des caves à deux niveaux en raison de la déclivité du terrain, des cours intérieures exceptionnelles, des ensembles de belles maisons… Mirecourt regorge de bâtisses pittoresques que nous avons l’intention de signaler par des panonceaux ».

    Mais pour aller au bout des choses, le concours des uns et des autres doit encore être acquis. « Par les propriétaires qui n’ont pas encore tous accepté qu’un panonceau soit apposé sur leur bien, par ceux concernés par de belles cours intérieures invités à les ouvrir ; et pour qu’on les aide aussi à les réhabiliter, les seules subventions du moment s’attachant aux façades ». « Mais comme Paris, Mirecourt ne s’est pas fait en un jour », conclut Jean-Paul Rothiot avec le sourire, devant un stock de bulletins de son association, destinés à être distribués en petits lots aux futurs touristes et aux Mirecurtiens.

    [d'après Vosges Matin]

  • Une association pour "le Frontstalag 120 de Mirecourt"

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    [Vosges Matin]

  • La médaille du soldat américain de 1944 revient à Mirecourt

    La médaille militaire Purple heart du soldat Victor Draeger a été retrouvée et remise au maire de Mirecourt. Le militaire y avait laissé sa vie lors de la Libération en 1944. Sa mémoire a été honorée lors d’une commémoration placée sous le signe de l’émotion au cimetière américain de Dinozé.

    mirecourt.jpgLes porte-drapeau se tiennent fièrement au garde-à-vous pendant le discours solennel de Carl Hale, représentant de l’Otan. L’Américain, venu au nom des vétérans de sa patrie, énonce avec émotion le court parcours du jeune Victor Draeger. Le soldat est mort le 15 septembre 1944, tombé lors de la Libération de Mirecourt. « Soixante-dix ans après, on a retrouvé son propriétaire, note Carl Hale. Pourtant, la décoration a voyagé ». Retrouvée au Wisconsin sur un marché aux puces, elle a été dissimulée dans une boîte à carnet de chèques.

    Lorsqu’une chineuse reconnaît l’objet et y découvre le nom du soldat gravé au dos, elle l’envoie aux services des vétérans de son pays puis en France. « Désormais, on pourra la trouver dans le salon d’honneur de la mairie de Mirecourt avec quelques éléments historiques », indique Yves Séjourné, maire de la cité récipiendaire. « Nous tenons à ce devoir de mémoire. Ce soldat est le symbole d’un acte d’héroïsme. »

    Engagé alors qu’il n’avait que 19 ans, Victor Draeger a suivi les traces de son père, lui aussi soldat. Sa mère est décédée en maison de retraite il y a quelques années. Aucun membre de sa famille n’a été retrouvé. Il semblerait que ce soit le point de départ de l’errance de la médaille. « Les gens sont inconscients de laisser circuler une médaille, de la vendre », s’indigne Jocelyne Papelard, présidente de l’US memory Grand Est France. « Cette récompense, c’est le prix du sang. Il a été tué pour la Libération de Mirecourt. Il a donné sa vie. » Pour Yves Séjourné, l’histoire du soldat sera à jamais associée à celle de la commune. « C’est un fait d’Histoire. Que ça tombe sur Mirecourt, c’est incroyable. »

    Le maire de Mirecourt s’est engagé à faire fleurir chaque année la tombe du héros ; il va même demander l’apposition d’une plaque commémorative sur le monument aux morts, afin que les habitants se souviennent de cet acte. « Cet hommage, c’est un peu comme si Draeger vivait à nouveau. »

    [Vosges Matin]

  • Ravenel et ses occupants imprévus (1939-1945)

    ravenel.jpgDu projet d'édification et sa première pierre posée en 1937 au Centre hospitalier d'aujourd'hui, l'hôpital psychiatrique de Ravenel est devenu  indissociable de la vie économique, sociale et historique de Mirecourt. Pourtant, l'histoire ne lui a pas laissé le choix de ses événements. A peine sorti de terre, des hôtes imprévus au nombre de quatre, bien distincts, vont partager ses locaux, son parc, ses alentours. L'histoire s'est enfouie doucement avec le temps mais il a fallu juste creuser pour retrouver traces de ceux qui, avant les spécialistes des soins psychiatriques d'avant-garde venus à Ravenel en avril 1947, ont été les premiers occupants malgré eux. Ils furent Français, Allemands puis Américains et cela dura de septembre 1939 à mars 1945.

    Il fallait aussi la rencontre imprévue, quelques 74 ans après, de deux petits-fils en quête d'informations sur leurs grands-pères respectifs, prisonniers de guerre dans le Frontstalag 120 de Ravenel-Mirecourt, pour faire revivre cette autre grande histoire, celle du Centre hospitalier de Mirecourt dans son intégralité qui est rendue aujourd'hui d'abord à tous ceux qui séjournent dans cet établissement, mais aussi aux Mirecurtiens pour leur patrimoine culturel et identitaire. Et puis, au département des Vosges qui retrouvera ces épisodes de l'histoire de l'ouest vosgien d'un de ces établissements hospitaliers dont le Conseil général fut l'instigateur.

    Grâce à des recherches méthodiques plus de deux ans durant, bénéficiant du concours de l'hôpital et de la population qui a fourni de nombreux témoignages, les auteurs sont parvenus à retracer cette histoire de l'occupation de Ravenel durant la Seconde Guerre mondiale. En fait, il s'agit de quatre occupations : de septembre 39 à juin 40 par l'armée française, de juin 40 à mars 41 par le Frontstalag 120, de juillet 42 à septembre 44 par la Wehrmacht, de septembre 44 à mars 46 par l'US Army.

    Une histoire insolite et émouvante à découvrir.

     

    ‡ Ravenel et ses occupants imprévus 1939-1945, Stéphane Cursan, Jean-François Dray et Agnès Goujon, éditions AGAMI, 2014, 255 p., ill. (20 €).

  • L'histoire de l'hôpital de Ravenel (Vosges)

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    [Vosges Matin]

  • La base aérienne de l'Otan de Mirecourt-Juvaincourt (88)

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    [L'Abeille]

  • Cinq musées vosgiens au coeur de la Grande Guerre

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    [Vosges Matin]

  • Mirecourt (88) : la saga des luthiers Gérôme

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    [Vosges Matin]

  • Mirecourt (88) : la relève des luthiers en question

    Six luthiers quinquagénaires et plus ont pignon sur rue à Mirecourt. Héritière d’une tradition séculaire dans la fabrication du quatuor à cordes, la cité a observé le départ en semi-retraite de Jean-Jacques Pagès, un symbole du renouveau de la lutherie en 1977.

    en-semi-retraite-jean-jacques-pages-cree-des-instruments-baroques-tout-en-preparant-un-livre-sur-le-savoir-faire-de-la-lutherie.jpgEn semi-retraite, Jean-Jacques Pagès crée des instruments baroques, tout en préparant un livre sur le savoir-faire de la lutherie.

    Le métier de luthiers se trouvait littéralement au creux de la vague dans les années 1960, avec seulement une cinquantaine de fabricants dans l’Hexagone. La cité mirecurtienne n’échappait pas à la règle avec seulement deux « survivants » créateurs d’instruments du quatuor à cordes (deux violons, un alto et un violoncelle) : Jean Eulry et René Morizot.

    L’installation d’un jeune luthier en 1977, Jean-Jacques Pagès, formé notamment à l’école nationale de lutherie de Mirecourt et chef d’atelier pendant sept ans chez le célèbre Etienne à Paris, coïncidait avec une nouvelle vague de luthiers. Sa retraite effective en septembre 2013, annonce la fin d’un cycle pour cet homme passionné.

    Depuis l’annonce de votre retraite, que faites-vous ?

    « Je me fais avant tout plaisir. C’est l’occasion pour moi de fabriquer des instruments baroques, un alto ou un violon piccolo par exemple, qui n’existent plus et j’éprouve énormément de joie à entendre les sons. Je considère la musique baroque comme exceptionnelle ; j’en écoute volontiers chez moi. D’autre part, je vais adopter un statut d’auto-entrepreneur ces jours-ci qui me permettra d’entretenir les instruments que j’ai fabriqués tout au long de ma carrière. »

    Êtes-vous déçu de ne pas avoir de successeur ?

    « Bien évidemment. Je n’ai pas trouvé de repreneur pour mon atelier ainsi que l’école de lutherie que j’avais créée en 2000, qui formait trois luthiers par an après un apprentissage de trois ans. Aucun d’entre eux n’a souhaité venir s’installer à Mirecourt. C’est même inquiétant pour la profession qui subit la crise économique actuelle. J’ai donc quitté mon atelier pour installer tout mon matériel juste en dessous de mon logement. En revanche, je conserve l’espoir d’un rebond. Lorsque je suis venu m’installer ici, en 1977, il ne restait plus que deux luthiers, René Morizot et Jean Eulry, ainsi que les frères Jérôme pour la fabrication de guitares. Étienne Vatelot, créateur de l’école de l’école nationale de lutherie en 1970, chez qui je travaillais à Paris, considérait que mon pari était audacieux, voire risqué. D’autres ont suivi ensuite le mouvement et la lutherie a survécu à Mirecourt. »

    Comment analysez-vous cette situation ?

    « Le manque d’attrait de la ville est incontestable. A cela, il convient d’y ajouter un contexte économique. Beaucoup d’élèves abandonnent en cours de route. Je suis inquiet pour l’avenir des luthiers à Mirecourt. L’implantation d’un grand musée, qui a failli voir le jour en 2001, aurait pu redonner du lustre à ce métier. Sachant qu’au XIXe siècle, Mirecourt était la référence mondiale du quatuor à cordes avec plus de 650 luthiers qui se sont succédé dans la cité. »

    La transmission du savoir-faire reste-t-elle d’actualité ?

    « N’ayant plus de contrainte de rentabilité, je vais profiter de mon nouveau statut pour écrire un livre dans lequel je rassemble toutes les techniques et l’expérience acquises au cours de ma carrière. Le luthier fabrique des violons mais il transmet en même temps ses connaissances aux jeunes générations. C’est grâce à ce rituel que la profession existe depuis des siècles. »

    [d’après Vosges Matin]

  • La Clé aux âmes

    laporte.jpgIssu d'un milieu plutôt éloigné des valeurs du christianisme, Paul Delhuis traverse les tumultes de l'Entre-deux-guerres jusqu'au milieu des années cinquante sans jamais renoncer à des convictions qu'il tient autant de son père mort de la Grande Guerre que de sa mère, Mathilde.

    De son admission à l'Ecole normale d'instituteurs de Mirecourt, fabrique des "hussards noirs" de la République, à son entrée dans une loge maçonnique - parcours somme toute assez typique de ces enseignants de la IIIe République -, de son amour pour Louise, l'exemplaire féminin, et pour leur enfant à l'apprentissage de la musique jusqu'à la résistance, la vie de Paul est un engagement permanent. Engagement rendu possible par les femmes, héroïques et solaires, qui l'entourent.

    La Clé aux âmes est à la fois un roman de la transmission familiale et une immersion dans l'histoire de la cité des Luthiers. Un défi permanent à l'histoire et à la fatalité.

    Gilles Laporte est l'auteur de plusieurs romans historiques ayant pour cadre les Vosges et la Lorraine : parmi les plus récents, Le loup de Métendal, La Fontaine de Gérémoy, Cantate de cristal et Des fleurs à l'encre violette.

     

    ‡ La Clé aux âmes, Gilles Laporte, éditions Presses de la Cité, 2014, 432 p. (20 €).

  • Bilan et projets à la Fédération des sociétés savantes des Vosges

    Le conseil d'administration de la Fédération des sociétés savantes des Vosges (FSSV) s'est réuni récemment sous la présidence de Jean-Paul Rothiot afin de dresser le bilan de l'année et de réfléchir aux projets pour 2014.

    La-Bresse.jpgLes Journées d'études vosgiennes de La Bresse d'octobre 2012 ont rencontré un grand succès : 200 auditeurs étaient présents chaque jour. les actes des Journées d'études de Mirecourt ont été publiés à l'automne : deux volumes ont été nécessaires afin de publier les communications de ces Journées. Les publications sont en vente auprès de l'association des Amis du Vieux Mirecourt-Regain à Mirecourt et auprès de la FSSV.

    Les prochaines Journées d'études vosgiennes auront lieu à Charmes les 24, 25 et 26 octobre 2014 : le comité des fêtes de Charmes s'est engagé auprès de la FSSV pour l'organisation matérielle ainsi que l'association Mémoire de Barrès et les cercles généalogiques de Charmes et de Vincey. Les interventions aborderont divers thématiques : le patrimoine industriel passé et actuel, les espaces naturels autour de Charmes, un canton rural au riche patrimoine, le nationalisme et la Première Guerre mondiale, le peintre Alphonse Monchablon et le canton de Charmes, la biographie des religieux originaires du canton de Charmes...

    Les futures Journées d'études vosgiennes pourraient avoir lieu à Saint-Dié en 2015 et à Monthureux-sur-Saône en 2016.

    La Bresse accueillera également le 6ème Salon du livre vosgien et lorrain le 7 septembre 2014 : il correspondra à la sortie des actes des Journées d'études 2013 de La Bresse. La Fédération envisage de participer à d'autres salons du livre, comme celui de Woippy ou celui de Colmar.

    La question de la poursuite de la publication des Mémoires & documents pour l'histoire des Vosges a été abordée. Le président Rothiot propose la publication d'un numéro spécial sur le clergé vosgien pendant la Révolution. D'autres sujets sont évoqués : une transcription de la guerre de Trente Ans dans les Vosges à travers La Gazette de France de Théophraste Renaudot ou encore un album des cartes historiques des Vosges.

    La Fédération entend jouer un rôle fédérateur dans les commémorations qui seront organisées dans le département lors du Centenaire de la Grande Guerre : elle souhaite tenir un calendrier des manifestations et pour cela elle propose aux associations d'envoyer leurs informations sur leurs projets 2014-2015.

    Le site de la FSSV pourrait évoluer afin de permettre l'achat en ligne des publications de la Fédération et des associations adhérentes.

    L'assemblée générale de la FSSV aura lieu à Hennezel le 24 mai 2014.

  • Mirecourt (88) : novembre au musée de la lutherie et de l'archèterie

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  • Des images d'Epinal aux violons de Mirecourt

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    [Vosges Matin]

  • Mirecourt (88) : la tragédie du théâtre municipal

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    [Vosges Matin]

  • "Mirecourt, la ville, son histoire et ses métiers" : les actes des Journées d'études vosgiennes 2012

    lorraine,vosges,mirecourt,journées d'études vosgiennes,fssv,amis du vieux mirecourt regain,jean paul rothiot,jean pierre hussonMirecourt, ville ancienne de la plaine des Vosges, ville d'art à l'architecture souvent cachée, se dévoile dans le premier tome des actes des Journées d'études vosgiennes tenues dans la cité des Luthiers en octobre 2012. Au sud du plateau lorrain, au bord du Madon aux crues dangereuses, la ville s'est développée depuis le Moyen Âge, protégée par ses remparts. Ses activités commerçantes et artisanales, associées au rôle politique de chef-lieu de bailliage, ont favorisé un fort développement urbain et une grande influence sur le pays environnant.

    Après la nécessaire description du milieu naturel, trois moments sont abordés en trois grands chapitres : l'évolution médiévale de Mirecourt avec ses remparts et son bourg ; le riche patrimoine bâti, la société et l'évolution politique du XVIIe siècle à la Révolution ; enfin, les aspects contemporains, les hommes qui se sont investis dans la vie locale, ont fait connaître leurs idées par une presse active, ont contribué à la prospérité du pays, ont parfois tutoyé la grande histoire par des mandats nationaux ou des charges ministérielles.

    L'étude est élargie à l'espace de la nouvelle communauté de communes, qui correspond au coeur du Xaintois, grenier à blé de l'ancienne Lorraine, avec la base aérienne de Juvaincourt, les grandes surfaces qui ravitaillent le canton et les espaces ruraux en pleine mutation.

    Un ouvrage indispensable pour mieux connaître l'espace mirecurtien, son histoire et son patrimoine pour mieux préparer son avenir. Ce livre reprend et développe les communications des universitaires et érudits rassemblés lors des Journées d'études vosgiennes de Mirecourt.


    ‡ Mirecourt, la ville, son architecture et son histoire, Jean-Paul Rothiot et Jean-Pierre Husson (dir.), FSSV - Amis du Vieux Mirecourt-Regain, 2013, actes des Journées d'études vosgiennes d'octobre 2012, tome 1, 359 p., ill., cartes (25 €).


    lorraine,vosges,mirecourt,journées d'études vosgiennes,fssv,amis du vieux mirecourt regain,jean paul rothiot,jean pierre hussonLutherie et dentelle sont les fleurons qui firent - et font encore - la réputation de Mirecourt. Pourtant d'autres métiers ont fait la prospérité et la gloire de la ville et c'est ce que démontre les actes réunis dans le second tome consacré aux métiers de Mirecourt et de la campagne environnante.

    Loin des légendes qu'il faut apprécier pour ce qu'elles sont, le premier chapitre retrace les origines de la lutherie, son essor au XVIIIe siècle, son expansion vers Paris et sa mutation qui allie art et industrie. Mais d'autres productions instrumentales, notamment celle des serinettes, se développent à Mirecourt, qui connaît une succession de crises et de renaissances. Au XXe siècle, les luthiers sont préoccupés par la transmission des métiers et des savoir-faire, avec la création d'école de formation.

    Mirecourt s'est également illustrée dans l'activité de la dentelle relayée à la fin du XIXe siècle par une longue parenthèse textile, la Cotonnière, fermée à la fin des Trente Glorieuses.

    La ville a accueilli également l'Ecole normale qui forma les instituteurs du département, les "hussards de la République". Les témoignages retranscrits montrent toute la vie de ces normaliens, avec leurs traditions et leurs nombreuses activités parascolaires.

    Mirecourt s'identifie aussi à l'hôpital départemental de Ravenel. Comment est-on passé du château médiéval de Mandres-aux-Trois-Tours, aux ventes de la Révolution, au domaine Buffet, au Frontstalag 120 et à l'hôpital de guerre ? L'architecture de l'hôpital s'intègre dans une longue évolution où les préoccupations médicales dominent, jusqu'au moment où les orientations psychiatriques changent radicalement et provoquent un certain abandon du site.

    Ce second tome nous fait mieux connaître les métiers qui ont contribué au développement de la cité de la plaine vosgienne et son rayonnement.


    ‡ Mirecourt, une ville et ses métiers, Jean-Paul Rothiot et Jean-Pierre Husson (dir.), FSSV - Amis du Vieux Mirecourt-Regain, 2013, actes des Journées d'études vosgiennes d'octobre 2012, tome 2, 446 p., ill. (30 €).

  • Parution des Actes des Journées d'études vosgiennes 2012 de Mirecourt

    Les Actes des Journées d'études vosgiennes de Mirecourt (tenues en octobre 2012) paraîtront en septembre. L'ouvrage se divise en deux tomes : « Mirecourt, la ville, son architecture et son histoire » et « Mirecourt, une ville et ses métiers »

    Tome 1 :

    Couv_Actes_JEV_Mirecourt_Ville.PNGMirecourt, ville ancienne, ville d’art, ville à l’architecture souvent cachée, se dévoile dans ce volume… Au sud du plateau lorrain, au bord du Madon aux crues dangereuses, la ville s’est développée depuis le Moyen âge, protégée par ses remparts. Ses activités commerçantes et artisanales, associées au rôle politique de chef-lieu de bailliage, ont favorisé un fort développement urbain et une grande influence sur le pays environnant.

    Après la nécessaire description du milieu naturel, trois moments sont abordés en trois grands chapitres : l’évolution médiévale de Mirecourt avec ses remparts et son bourg ; le riche patrimoine bâti, la société et l’évolution politique du XVIIe siècle à la Révolution ; enfin, les aspects contemporains, les hommes qui se sont investis dans la vie locale, ont fait connaître leurs idées par une presse vivace, ont contribué à la prospérité du pays, ont parfois tutoyé la grande histoire par des mandats nationaux ou des charges ministérielles.

    L’étude est élargie à l’espace de la nouvelle communauté de communes, qui correspond au cœur du Xaintois, grenier à blé de l’ancienne Lorraine, avec la base aérienne de Juvaincourt, les grandes surfaces qui ravitaillent le canton et les espaces ruraux en plein mutation.

    Un livre indispensable pour mieux connaître l’espace mirecurtien, son histoire et son riche patrimoine ; ce livre reprend et développe souvent les communications des Journées d’études vosgiennes de Mirecourt.

    Second tome :

    Lutherie et dentelle sont les fleurons reconnus de Mirecourt … Pourtant d’autres métiers ont fait la prospérité et la gloire de la ville et c’est ce que démontre ce volume sur les métiers de Mirecourt et de la campagne environnante.

    Loin des légendes qu’il faut délaisser, le premier chapitre retrace les origines de la lutherie, son essor au XVIIIe siècle, son expansion vers Paris et sa mutation qui allie art et industrie. La grande diversité des productions instrumentales, notamment des serinettes, est soulignée, en même temps est évoquée la succession des crises et des formes de renaissances, en particulier les efforts consentis pour réussir la transmission des métiers et des savoir-faire.

    Mirecourt s’est également illustrée dans l’activité de la dentelle relayée à la fin du XIXe siècle par une longue parenthèse textile, la Cotonnière, achevée à la fin des Trente Glorieuses.

    La ville accueillit également fort longtemps la formation des instituteurs du département, les « hussards de la République ». Les témoignages montrent toute l’émulation qui baignait autour de cette École normale riche de ses traditions et animée par de très nombreuses activités para- scolaires.

    Mirecourt s’identifie aussi à l’hôpital départemental de Ravenel. Comment est-on passé du château médiéval de Mandres-aux-Trois-Tours, aux ventes de la Révolution, au domaine Buffet, au Frontstalag 120 et à l’hôpital de guerre ? L’architecture de l’hôpital s’intègre dans une longue évolution où les préoccupations médicales dominent, jusqu’au moment où les orientations psychiatriques changent radicalement et provoquent un certain abandon du site qu’une génération de soignants avait fait vivre.

    Un livre indispensable pour mieux connaître les métiers de Mirecourt ; ce livre reprend et développe souvent les communications des Journées d’études vosgiennes de Mirecourt.


    > Il est possible de se procurer ces ouvrages par souscription avant le 31 août 2013 :

    Tome 1 : 20 € (ou 24 € avec frais de port). 25 € à la parution.

    Tome 2 : 25 € (ou 29 € avec frais de port). 30 € à la parution.

    Les deux volumes : 40 € (ou 48 € avec frais de port). 50 € à la parution.

    > Commande et règlement à adresser à : Amis du Vieux Mirecourt-Regain, Claude Maillard, 66 avenue Henri-Parisot, 88503 MIRECOURT CEDEX 3

  • Le musée de la lutherie de Mirecourt

    Le musée de Mirecourt reste ouvert tout l’été aux amateurs d’instruments à cordes de belle facture, prêts à voyager dans un monde musical enrichi de culture locale.

    cette-serie-de-sept-violons-a-ete-testee-et-eprouvee-par-un-grand-soliste-et-par-un-luthier-de-mirecourt-(photos-jean-charles-ole).jpgOn pense souvent, à tort, que Mirecourt rime avec violon. « Non, ce qui fait la réputation de la ville, au plan international, auprès des musiciens professionnels, ce sont avant tout les archers, l’archèterie », tranche la conservatrice du musée de la lutherie et de l’archèterie de Mirecourt, Valérie Klein.

    Alors forcément, dans ce musée, il y a des archers. Mais ce n’est pourtant pas ce qui retient le regard du visiteur en pénétrant dans le large hall du bâtiment. Ce qui impressionne, c’est avant tout l’énorme violoncelle, haut de 7 mètres et 44 centimètres, à l’intérieur duquel ont peut entrer.

    Il faut passer derrière ce mastodonte pour découvrir, dans une vitrine, alignés en rang d’oignon, sept violons, posé les uns à côté des autres sur des socles de hauteur différente.

    « Ils sont classés par leur date d’entrée dans les collections du musée », expliquent Valérie Klein et Émilie Vaquette, chargée du service des publics. Bien sûr, tous ces instruments ont été réalisés par des luthiers formés à Mirecourt. Et tous sont jouables. Pas par les visiteurs qui n’auront cependant que quelques pas à faire pour s’exercer sur plusieurs instruments mis librement à la disposition du public.

    « Nous avons monté un projet avec un grand violoniste, Svetlin Roussev, qui est soliste au sein de l’orchestre philharmonique de Radio France, raconte Valérie Klein. On cherchait d’une part à entendre ces instruments et d’autre part, à avoir l’avis du musicien sur ces violons ». Le soliste est venu à Mirecourt. Il a donné un concert au musée, a animé des masterclasses avec les élèves de l’école de musiques, a rencontré les luthiers. « Les violons ont été préparés au jeu plusieurs semaines durant par un professeur de l’école de musique de Mirecourt. »

    Puis le soliste a joué de chacun de ces sept violons. Tour à tour. Pour un enregistrement unique. C’était à Nancy, au lycée Daunot. « Le soliste a joué deux morceaux sur chaque violon : un de Bach et un de Paganini ». Et à la fin de ce test réalisé en aveugle, Svetlin Roussev a finalement déclaré que l’instrument réalisé par Jean Bauer était celui qui lui plaisait le plus.

    « On a ensuite réalisé ce test avec un luthier de Mirecourt, Roland Terrier. Mais là, ce n’était pas vraiment en aveugle puisque le luthier a rapidement reconnu la facture des instruments », racontent Valérie Klein et Émilie Vaquette. Et le luthier a lui aussi porté son choix sur l’instrument de Jean Bauer.

    Pour tenter de comprendre pourquoi ces deux professionnels, experts en la matière, ont choisi ce violon plutôt qu’un autre, le musée a décidé de les présenter dans une vitrine qui laisse au visiteur le soin de faire le tour complet des instruments, d’en détailler chaque contour. De plus, les enregistrements des morceaux interprétés par le talentueux soliste sont proposés à l’écoute. Alors et vous, lequel préférerez-vous ?

    Le rôle du musée de la lutherie et de l’archèterie de Mirecourt ne se limite pas à exposer des instruments de musique. « Nous devons aussi présenter le patrimoine immatériel : les musiques, les danses, les gestes des luthiers et des archetiers, etc. », explique la conservatrice du musée, Valérie Klein. C’est pourquoi à Mirecourt, on trouve régulièrement des expositions qui permettent aux visiteurs d’aller plus loin dans leur démarche. Par exemple, avec l’exposition Danses et sabots, le public peut voyager à travers le temps et les modes pour redécouvrir les toutes danses, traditionnelles ou populaires, du ballet de cour au bal.

    Et justement, une vitrine complète est dédiée à ces bals qui animaient dans les années 50 et 60, les week-ends. Au cœur de celle-ci trône une mobylette. Une vraie. Avec sa peinture bleuasse d’origine. Étrange dans un musée de la lutherie ? Sans doute. Mais la mob’y a toute sa place selon la conservatrice du musée : « On a fait cette vitrine autour d’une guitare électrique. Or, la fille du musicien qui jouait de cette guitare nous a expliqué qu’il était peintre décorateur de profession et que les week-ends, il partait sur sa mobylette, sa guitare dans le dos et son accordéon sur le ventre, pour jouer dans les bals ».

    Le musée de la lutherie et de l’archèterie dispose, dans ses collections, de plusieurs guitares réalisées au XIXe siècle par des luthiers locaux, en pleine période romantique.

    [d'après Vosges Matin]


    ‡ Dans le cadre du festival Pince cordes, qui se tient à Mirecourt du 19 au 21 juillet, un trio de musiciens lorrains donnera justement un concert de guitares romantiques, le samedi 20 juillet, à 11 h.

    ‡ Le musée est ouvert du lundi au samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h et le dimanche de 14 h à 18 h. Parking à proximité. Parking et rampe d’accès pour les personnes à mobilité réduite à l’arrière du musée.

    ‡ Musée de la lutherie et de l’archèterie françaises, cours Stanislas à Mirecourt. Tél. : 03 29 37 81 59. Courriel : contactmusee@mirecourt.fr

     

  • Mirecourt (88) : des actions pour sauver le théâtre

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    [Vosges Matin]

  • Journée « Regards sur Mirecourt » le 29 juin

    Mirecourt.JPGLe Comité d’Histoire Régionale de Lorraine, en partenariat avec la Fédération des Sociétés Savantes des Vosges, organise samedi 29 juin 2013 une journée intitulée « Regards sur Mirecourt ».

    Cette journée a pour but d’appréhender le développement urbain de Mirecourt depuis le Moyen Âge au travers de trois exposés le matin suivis, l’après-midi, d’une visite pédestre commentée.


    Programme de la journée "Regards sur Mirecourt"

    > 10H15 : Accueil - Salle de la Bonbonnière, 109 avenue de Lattre-de-Tassigny à Mirecourt

    > 10H30 : Mirecourt au Moyen Âge. La naissance d’une ville. par Cédric MOULIS, ingénieur d’études, Pôle archéologique – Université de Lorraine

    > 11H00 : Les fouilles de la rue du Docteur Joyeux à Mirecourt : une archéologie des enceintes urbaines et de leurs abords par Philippe KUCHLER, chef du service d’archéologie et recherches scientifiques – Pôle d’Archéologie Interdépartemental Rhénan (PAIR)

    > 11H30 : La demeure dans la ville haute de Mirecourt (XVIe-XIXe siècles). Quelques pistes de recherches par Mireille-Bénédicte BOUVET, directeur du Service régional de l’Inventaire général du patrimoine culturel de Lorraine

    > 12H00 : déjeuner libre

    > 14H00 à 16H00 : Visite pédestre de la ville commentée par Mireille-Bénédicte BOUVET, Cédric MOULIS, Claude MICHEL, Jacqueline DELPRATO et Jean-Paul ROTHIOT

     

    L’inscription à cette journée est gratuite.

    Merci de confirmer votre participation par mail à chr@lorraine.eu pour lundi 24 juin au plus tard.

  • Mirecourt (88) : avenir compromis pour l'ancien théâtre municipal

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    [Vosges Matin]

  • La franc-maçonnerie à Mirecourt du 18e siècle à nos jours

    FM mirecourt.jpgMalgré la publication de nombreux ouvrages et études qui lui sont régulièrement consacrés, la franc-maçonnerie demeure un sujet constant de curiosité, d'intérêt ou de controverse.

    Le livre de Jack Chollet, précise Roger Wadier dans sa préface, est rédigé sur une base très documentée s'appuyant sur les travaux du vosgien Jean Bossu, résultat de recherches historiques sur la franc-maçonnerie en générale et plus particulièrement sur les loges maçonniques mirecurtiennes au cours des XVIIIe-XIXe siècles et l'organisation des hauts grades.

    L'histoire de Mirecourt, jadis chef-lieu de l'important bailliage de Vôge, puis fameuse cité de la lutherie internationalement connue, a ses zones d'ombre dont fait partie le développement des sociétés secrètes locales. Si on connaît son passé humain, militaire ou religieux, on sait moins qu'au XVIIIe siècle la cité était alors un lieu de garnison et un centre commercial actif et que s'y sont implantées des loges maçonniques. Cette vie maçonnique fut une composante de l'histoire humaine, intellectuelle et spirituelle de la ville. C'est le grand mérite de cet ouvrage de faire revivre cette aventure au travers la création de plusieurs loges ainsi qu'une galerie de vivants portraits des hommes qui les animèrent.

    Cette étude constitue une contribution essentielle et originale à l'histoire de la franc-maçonnerie dans la plaine des Vosges et, plus largement, à celle de la Lorraine ducale, royale puis républicaine.

     

    ‡ La franc-maçonnerie à Mirecourt du 18e siècle à nos jours, Jack Chollet, Gérard Louis éditeur, 2013, 293 p., ill., préface de Roger Wadier (29 €).