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catherine guyon

  • L'histoire de la Lorraine et des Lorrains sur RCF Lorraine Nancy

    RCF Lorraine Nancy, la radio chrétienne lorraine propose plusieurs rendez-vous avec l'histoire du diocèse de Nancy et Toul mais aussi l'histoire de la Lorraine et l'histoire des chrétiens.

    Les émissions "Lorrains dans l'Histoire", le jeudi à 18h30 et "Chrétiens d'hier et d'aujourd'hui" le dimanche à 10h00 sont animées par des historiens lorrains passionnés : Catherine Guyon et Stefano Simiz, enseignants et chercheurs à l'Université de Lorraine, Etienne Martin, collaborateur du Pays lorrain, et Jean-Claude L'Huillier, érudit lorrain spécialiste de la vie religieuse dans nos anciens duchés et collaborateur de La Nouvelle revue lorraine.

    On peut écouter RCF Lorraine à Nancy sur 93.7 !

     

    ‡ Site de RCF Lorraine Nancy : https://rcf.fr/  

    ‡ Plus d'infos sur Facebook : https://www.facebook.com/RCF54/

  • En Orient et en Occident, le culte de saint Nicolas en Europe du Xe au XXIe siècle

    N'a-t-on pas déjà tout écrit sur saint Nicolas, ce saint qui constitue un trait d'union entre l'Orient et l'Occident, ce saint - fait unique - dont le récit de la vie s'est prêté à de multiples réappropriations au fil des générations, jusqu'à incarner de nos jours le Père Noël ? Les nombreuses contributions du colloque réuni en 2013 à Lunéville et Saint-Nicolas-de-Port prouvent tout le contraire.

    Dues à des chercheurs venus de près d'une dizaine de pays différents, elles précisent les contours divers pris par la figure "nicolaïenne" et les étapes du développement de ce culte resté très vivace. De récentes fouilles archéologiques conduites sur le site de Myre/Demre, au berceau de saint Nicolas,  révèlent le dynamisme de la cité où vécut cet évêque, qui reste par bien des traits mystérieux. Des enquêtes minutieuses menées pour presque tout l'espace européen sur les attestations du culte (toponymes, prénoms, images, objets de dévotion, dédicaces des églises, fêtes aux rites spécifiques) placent Nicolas aux premiers rangs de la "cour céleste", et ce dès avant que ses reliques ne soient transférées de son tombeau d'origine à Bari (1097).

    La fortune du saint évêque, qui toucha des milieux très divers (aristocratie, jeunes clercs, marchands...) ne s'est alors plus démentie : à partir du second millénaire, Nicolas s'imposa comme une référence majeure de la Russie à l'Irlande et de la Pologne aux Balkans ou à la péninsule Ibérique en passant par la Lorraine, bien sûr, tout en se prêtant à des innovations étonnantes, jusqu'à se voir mêlé à la vie publique.

     

    ‡ En Orient et en Occident, le culte de saint Nicolas en Europe Xe-XXIe siècle, Véronique Gazeau, Catherine Guyon et Catherine Vincent (dir.), éditions du Cerf, 2015, 502 p., ill. (45 €).

  • Les actes du colloque sur le culte de saint Nicolas de Catherine Guyon sont publiés

    Catherine Guyon n’en a pas manqué en ce mois de décembre. Lauréate du grand prix de l’Académie de Saint-Nicolas 2014, l’universitaire s’est vu remettre une belle et lourde médaille de 3 kg symbolisant ce prix par le chancelier de l’association des Amis de Saint-Nicolas-des Lorrains à Rome, Denis Schaming, à l’ambassade de France auprès du Saint-Siège, à l’occasion d’un voyage mariant visites profanes et sacrées dans la Ville sainte.

    Cette médaille reproduisant le sceau de l’université de Pont-à-Mousson fondée au XVIe siècle a valu quelques soucis à l’historienne lunévilloise au moment de passer les contrôles à son retour en France, mais tout s’est finalement arrangé.

    De retour de Rome, Catherine Guyon a été une nouvelle fois distinguée, par l’Académie Stanislas cette fois, qui l’a intronisée parmi les siens le 18 décembre. La nouvelle professeur des universités a déjà repris son bâton de pèlerin pour participer avec les Amis du château et de son musée, association qu’elle préside, à la préparation de la grande exposition estivale qui sera consacrée à Stanislas, mort le 23 février 1766. Il y sera question de l’homme et de sa légende, indique Catherine Guyon, particulièrement satisfaite aussi, en cette fin d’année 2015, d’avoir pu présenter en avant-première à Rome les actes du colloque organisé à Lunéville et Saint-Nicolas-de-Port en décembre 2013.

    Un ouvrage qu’elle a codirigé avec Véronique Gazeau et Catherine Vincent. « En Orient et en Occident, le culte de saint Nicolas en Europe (Xe -XIe siècle) » est riche de 500 pages dont une centaine en couleurs. Il reprend les 25 communications du colloque.

    Dues à des chercheurs venus de près d’une dizaine de pays différents, ces contributions précisent les contours divers pris par la figure « nicolaïenne » et les étapes du développement de ce culte resté très vivace. « Non, tout n’avait pas encore été écrit sur saint Nicolas », remarque Catherine Guyon qui, avant de recevoir son prix à l’ambassade de France auprès du Saint-Siège, a donné une conférence sur les relations entre saint Nicolas et sainte Catherine d’Alexandrie, une autre de ses « héroïnes ».

     

    > Le livre « En Orient et en Occident, le culte de saint Nicolas en Europe » est disponible au prix de 45 euros sur le site des éditions du Cerf ou peut être commandé auprès de son libraire.

  • Jeanne d'Arc en histoire et en musique à Domremy le 25 avril 2015

     

    ‡ Plus d'info sur http://crulh.univ-lorraine.fr/content/jeanne-darc-en-histoire-et-en-musique-2eme-partie

  • Domremy (88) : Colloque « Jeanne d’Arc en Histoire et en Musique » le 4 juin

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    Le Centre de Recherche Universitaire Lorrain d'Histoire,

    Mme Catherine GUYON, Maître de conférences en histoire médiévale,

    Mme Nadège TAUREAU, site départemental de la maison natale de Jeanne d’Arc, l'Université de Lorraine et le Conseil général des Vosges,

    ont le plaisir de vous inviter

    au colloque « Jeanne d’Arc en Histoire et en Musique »

    Colloque placé sous la direction de Catherine GUYON (Université de Lorraine, CRULH) et de Nadège TAUREAU (site départemental de la maison natale de Jeanne d’Arc, Conseil général des Vosges)

    Mercredi 4 juin 2014 à l’auditorium du Centre Visages de Jehanne à Domremy-la-Pucelle

    Cette journée, qui a pour thème « La musique inspirée par Jeanne d’Arc du XIXe au XXIe siècle », est le premier volet d’un colloque consacré aux relations de Jeanne d’Arc avec les œuvres musicales et sera suivie d’une autre journée prévue en mai 2015 sur « La musique au temps de Jeanne d’Arc ».

    Connue dans le monde entier, à la fois héroïne nationale et sainte de l’Eglise, Jeanne d’Arc, a fait l’objet depuis le XIXe siècle d’abondantes publications historiques, mais elle a aussi puissamment inspiré artistes, écrivains et musiciens. Les productions musicales, particulièrement nombreuses, touchent tous les genres, tant dans le domaine religieux (messes, hymnes et cantiques…) que profane, depuis la création d’opéras devenus aujourd’hui des œuvres majeures du patrimoine culturel européen, jusqu’à la constitution de chorales, de fanfares et d’harmonies locales dont elle a inspiré le répertoire, en passant par les ballets ou les musiques de films.

    Si les peintures, sculptures, vitraux et statues, ainsi que les poèmes, romans, et pièces de théâtre ont été des sources souvent exploitées lors de colloques sur Jeanne d’Arc, ce ne fut, jusqu’à présent, guère le cas de la musique, pour laquelle des recherches importantes ont pourtant été menées ces dernières années. Dans une démarche pluridisciplinaire, rassemblant historiens, littéraires, musicologues et musiciens, ce colloque entend présenter plusieurs aspects de la musique inspirée par Jeanne d’Arc à travers sept communications illustrées d’extraits musicaux dont plusieurs seront joués sur place. Elles rappelleront d’abord comment s’est mise en place l’image de la sainte, puis s’attarderont sur la perception de Jeanne dans les œuvres lyriques de Schiller, Tchaïkovski, Verdi, Liszt, Gounod et Honegger-Claudel (le célèbre oratorio Jeanne d’Arc au bûcher). Il sera également question de la place de la musique dans les fêtes johanniques, à partir de l’exemple significatif d’Orléans, mais aussi des créations contemporaines, qui montrent que Jeanne continue d’inspirer de jeunes artistes, comme ce fut le cas en 2012 lors du 600e anniversaire de sa naissance, avec notamment l’expérience originale menée par Vosges arts vivants. Enfin une jeune musicienne roumaine expliquera comment elle a récemment composé un nouvel opéra dont elle interprétera des extraits pour la première fois en Lorraine.

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    ‡ Plus d’info :

    > Site départemental de Domremy : 03 29 06 95 86 - sitededomremy@cg88.fr

    > CRULH - Université de Lorraine : 03 54 50 51 66

  • Nicolas, un saint universel

    Saint Nicolas est sans doute le saint qui, dans les pays d’Europe, a connu et connaît encore la popularité la plus grande, la plus durable et la mieux partagée entre l’Orient et l’Occident.

    st nicolas.jpgDe l’évêque catholique de Myre à l’ami des enfants qui a inspiré le personnage protestant du père Noël, la figure de Nicolas a suivi des cheminements complexes qui sont à l’origine de sa présence encore très vivante dans les cultes et l’imaginaire de nos sociétés contemporaines, par-delà les frontières politiques et culturelles.

    La richesse de cette figure a retenu depuis longtemps l’attention des chercheurs mais de nombreux pans de son histoire restent encore à préciser. Dans la continuité d’une rencontre tenue à Bari en 2010, principalement consacrée aux domaines italien et français, le colloque organisé par Catherine Guyon, qui s’est tenu durant le week-end de la fête de Saint Nicolas entre Saint-Nicolas-de-Port et Lunéville, au cœur de la Lorraine nicolaïenne, a envisagé l’histoire du culte de saint Nicolas à l’échelle de l’Europe entière. Rassemblant 25 chercheurs universitaires de sept nationalités différentes, le colloque a rappelé les origines de saint Nicolas à travers les apports récents des fouilles archéologiques du groupe épiscopal de Myre-Demre en Turquie et les textes de la translation de ses reliques à Bari. Les intervenants se sont penché sur le développement de son culte à travers l’Europe, depuis les empereurs byzantins et ottoniens en passant par les prélats réformateurs francs et les clercs des universités médiévales, jusqu’aux marchands et artisans de la Mitteleuropa, à la lumière de multiples indices (vies de saints, dédicaces, onomastique et toponymie, reliques et reliquaires, sceaux, enseignes de pèlerinage et objets de dévotion…).

    L’iconographie a également été largement abordée à travers des exemples d’Orient (icônes et images populaires) et d’Occident (enluminures, fresques, vitraux). La démarche proposée, qui s’inscrit dans la longue durée, a pris en compte les apports des enquêtes ethnologiques et a abordé les formes prises par les fêtes et les traditions dans leurs variations régionales, lorraines et alsaciennes, slaves, latines, hispaniques et anglo-saxonnes.

    Ce colloque était jumelé avec quatre expositions à Lunéville et à Saint-Nicolas-de-Port, ainsi qu’avec des visites de la basilique portoise et des vestiges du prieuré bénédictin de Varangéville (auquel fut rattaché celui de Bleurville à partir de 1627). Il s’est achevé par la participation à la grande procession à la basilique de Port.

    On espère vivement la publication des actes de ce colloque international.

    [dessin de Ph. Delestre]

  • Colloque "Entre Orient et Occident : le culte de Saint Nicolas en Europe (Xe-XXIe s.)"

    saint_nicolas.jpgSaint Nicolas est sans doute le saint chrétien qui, dans les pays d’Europe, a connu et connaît encore la popularité la plus grande, la plus durable et la mieux partagée entre l’Orient et l’Occident. De l’évêque de Myre à l’ami des enfants qui a inspiré le personnage du Père Noël, la figure de Nicolas a suivi des cheminements complexes qui sont à l’origine de sa présence encore très vivante dans les cultes et l’imaginaire de nos sociétés contemporaines, par-delà les frontières politiques et culturelles. 

    La richesse de cette figure a retenu depuis longtemps l’attention des chercheurs mais de nombreux pans de son histoire restent à préciser. Dans la continuité d’une rencontre tenue à Bari en 2010, principalement consacrée aux domaines italien et français, le colloque organisé par l'Université de Lorraine envisage l’histoire du culte de saint Nicolas à l’échelle de l’Europe entière. Rassemblant 25 chercheurs universitaires de sept nationalités différentes, il se tient à Lunéville et à Saint-Nicolas-de-Port au moment des fêtes de la Saint-Nicolas d’hiver (6-7 décembre 2013).

    Ce colloque sera jumelé avec quatre expositions qui se tiendront à Lunéville et à Saint-Nicolas-de-Port, ainsi qu’avec des visites de la basilique portoise et des vestiges du prieuré de Varangéville. Il s’achèvera par la grande fête de saint Nicolas (défilé de chars et procession ancestrale à la basilique).


    ‡ Consultez le programme du colloque ici Programme_colloque Saint-Nicolas_déc. 2013.pdf

  • Des expositions autour de Saint Nicolas

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  • De Domremy à Tokyo : Jeanne d'Arc et la Lorraine

    jeanne d'arc.jpgEn 2012, à l'occasion du 600e anniversaire de la naissance de Jeanne d'Arc, le Conseil général des Vosges, le Conseil général de la Meuse, le diocèse de Saint-Dié et l'Université de Lorraine ont organisé un colloque international à Domremy et Vaucouleurs sur le thème de "De Domremy à Tokyo : Jeanne d'Arc et la Lorraine". Les éditions universitaires de Lorraine publient aujourd'hui les actes de cet importante rencontre.

    Héroïne de l'histoire de France et sainte de l'Eglise, Jeanne d'Arc exerce un incroyable rayonnement, qui dépasse largement le cadre hexagonal, puisque son image et le récit de son épopée sont répandus aujourd'hui sur le cinq continents. A l'occasion du 6e centenaire de sa naissance à Domremy, sur les frontières de Lorraine, il était important de revenir à son enfance et de la resituer dans les lieux qui ont conditionné sa formation humaine, morale et spirituelle ; tel fut l'objectif du colloque international organisé à Domremy et à Vaucouleurs les 24, 25 et 26 mai 2012.

    Les actes du colloque, rassemblés par ses organisatrices, Catherine Guyon et Magali Delavenne, apportent, à travers les contributions de 25 spécialistes, de nouveaux éclairages sur la naissance de Jeanne d'Arc en 1412, sa famille et son environnement villageois quotidien. Ils éclairent aussi les cadres politiques complexes des marches lorraines au sein de la guerre de Cent Ans, les structures sociales de cette région de frontières et le contexte religieux. Le retentissement de l'épopée johannique dans l'espace lorrain est aussi abordé, de même que les enjeux des commémorations, par une réflexion sur l'image de Jeanne en politique, auprès des femmes et des enfants, ainsi qu'à l'étranger à travers l'exemple significatif du Japon.

     

    ‡ De Domremy à Tokyo : Jeanne d'Arc et la Lorraine, Catherine Guyon et Magali Delavenne (dir.), PUN-Editions universitaires de Lorraine, 2013, 405 p., ill. (30 €).

  • Lunéville : exposition « Charles-Alexandre de Lorraine, prince de l’Europe des Lumières »

    charles alexandre de lorraine.jpgDernier fils du duc Léopold et de son épouse Elisabeth-Charlotte d’Orléans, Charles-Alexandre de Lorraine connut une jeunesse heureuse à Lunéville, avant de voir son destin échapper aux frontières de sa Lorraine natale, pour atteindre une dimension internationale. C’est bien le rôle de prince de l’Europe des Lumières que l’exposition entend retracer.

     

    L’année 2012 sera marquée au château de Lunéville par la célébration du tricentenaire de la naissance, en ses murs, de Charles-Alexandre de Lorraine, prince à la destinée hors du commun. Cette exposition est réalisée en partenariat avec l’association des Amis du château de Lunéville et de son musée et bénéficie du soutien des musées de Tervuren et de Bruxelles (Belgique).

     

    Douzième enfant du duc Léopold de Lorraine et de son épouse Elisabeth-Charlotte d’Orléans, il passa des années heureuses au château de Lunéville, loin de l’exercice du pouvoir dont la perspective revenait à ses frères aînés. Ce temps d’insouciance fut marqué toutefois par une éducation soignée, qui devait faire du jeune prince une figure marquante de l’Europe des Lumières.

     

    En 1736, sa vie bascule, lorsque son aîné, le duc François III, renonce à la Lorraine pour accéder au trône impérial en épousant Marie-Thérèse de Habsbourg. Charles-Alexandre quitte alors Lunéville et rejoint la cour de Vienne. Il se met au service d’un pouvoir nouveau, qu’il sert tout d’abord par les armes, avant d’endosser un rôle qui lui convient mieux, celui d’administrateur efficace et généreux. En tant que gouverneur des Pays-Bas autrichiens, l’actuelle Belgique, Charles-Alexandre de Lorraine révèle en effet son tempérament de véritable prince éclairé, à la fois ami des arts, propagateur des évolutions techniques et, avant tout, garant du bien-être de ses peuples.

     

    Peut-on imaginer plus bel hommage que celui rendu par son ancien adversaire sur les champs de bataille, le roi Frédéric II de Prusse, qui déclara à la mort de Charles-Alexandre de Lorraine : « (…) il honorait l’humanité (…) peu de princes le remplaceront par la beauté de son âme ».

     

    ‡ Exposition internationale organisée par Alain Philippot (château de Lunéville), Thierry Franz (château de Lunéville, doctorant à l’Université de Lorraine, CRULH) et Catherine Guyon (présidente des Amis du Château de Lunéville et de son musée, MCF en histoire à l’Université de Lorraine, CRULH).

     

    ‡ Un catalogue illustré en couleur accompagne l’exposition.

     

    ‡ Du 9 juin au 16 septembre 2012 – Musée du Château de Lunéville.

  • Domremy : Colloque international « De Domremy... à Tokyo : Jeanne d'Arc et la Lorraine » du 24 au 26 mai 2012

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    Jeanne d'Arc au sacre de Charles VII, fin XIXe-début XXe s., église de Bleurville [cliché ©H&PB]

    A l'occasion de la commémoration du 600e anniversaire de la naissance de Jeanne d'Arc, un colloque universitaire international est organisé par l'Université de Lorraine, le Conseil général des Vosges, le Conseil général de la Meuse et la ville de Vaucouleurs sous la direction de Catherine Guyon et de Magali Delavenne les 24, 25 et 26 mai 2012 à Domremy et Vaucouleurs.

    Vingt-cinq chercheurs français et étrangers reprendront le dossier de la naissance, l'enfance et la jeunesse de Jeanne. Ce sera l'occasion de rappeler le contexte politique des marges lorraines au début du XVe siècle et de préciser les cadres géographiques et administratifs complexes de ce secteur mettant en contact royaume de France, duché de Lorraine et Barrois.

    Les communications porteront sur la famille de Jeanne et ses jeunes années replacées dans leur environnement villageois quotidien, mais aussi dans leur contexte religieux et social. Il sera aussi question du retentissement dans l'espace lorrain et des régions limitrophes de son épopée, des enquêtes menées à Domremy ainsi que de la fausse Jeanne d'Arc, Claude des Armoises, sur laquelle des éléments nouveaux ont été découverts.

    Les intervenants aborderont enfin les enjeux de cette commémoration et s'interrogeront sur l'image de Jeanne, figure majeure de l'histoire de France, à la fois enjeu politique, emblème féminin, modèle d'enfance et sainte de l'Eglise. Loin de s'arrêter aux frontières nationales, la figure de Jeanne d'Arc a rayonné dans le monde entier, comme le révèle l'exemple du Japon où elle est connue du grand public et a constitué une source d'inspiration pour les artistes, acteurs et écrivains.

     

    ‡ Programme du colloque de Domremy ici programme_colloque Jeanne d'Arc.pdf

  • Année Jeanne d'Arc : les rendez-vous de Catherine Guyon

    eglise ste jeanne d'arc lunéville 007.jpgCatherine Guyon, auteur d'un récent ouvrage sur Jeanne d'Arc en son église, est maître de conférence en Histoire médiévale à l'Université Nancy 2. Ses recherches et publications portent sur l'histoire religieuse, culturelle et sociale de la fin du Moyen Âge ainsi que l'histoire de l'art et l'histoire de la Lorraine.

    Au cours de cette année consacrée au 600e anniversaire de la naissance de Jehanne, elle propose à tous les amateurs d'histoire un certain nombre de rendez-vous autour de notre héroïne lorraine... et nationale :

    5 février : conférence dans le cadre de l'ISR (Institut des sciences religieuses) de Nancy sur Jeanne d'Arc : point historique et historiographique

    ‡ 10 mai : communication sur Un cercle johannique méconnu : les vitraux de l'église Sainte-Jeanne d'Arc de Lunéville dans le cadre du colloque Jeanne d'Arc, histoire et mythes qui se déroulera à l'Université d'Orléans les 9 et 10 mai 2012

    ‡ 24, 25 et 26 mai : participation au colloque international à Domremy et Vaucouleurs Jeanne d'Arc et la Lorraine

    [cliché : Catherine Guyon et Jean-Marie Cuny lors d'une visite de l'église Sainte-Jeanne d'Arc de Lunéville]

  • Des auteurs lorrains à succès

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    Catherine Guyon, auteur de Jeanne d'Arc en son église paru aux éditions Gérard Louis, dédicacera son ouvrage samedi 28 janvier 2012 à partir de 14h30 à la librairie Siloë, 26 rue Saint-Léon à Nancy (à côté de l'église Saint-Léon, derrière la gare).

     

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    [L'Est Républicain]

  • Jeanne d'Arc en son église

    eglise jeanne d'arc.jpgVoilà un ouvrage bienvenu en cette année du 6ème centenaire de la naissance de Jeanne d'Arc. Catherine Guyon, en fine connaisseuse de l'histoire de Lunéville et de l'Eglise en Lorraine propose pour la première fois l'histoire de cette église du début du XXe siècle et une présentation de la magnifique série de vitraux dédiés à l'épopée johannique.

    Construite en 1911-1912, l'église Sainte-Jeanne d'Arc de Lunéville tient une place majeure dans le culte de la sainte : elle est la première église paroissiale à lui avoir été consacrée, après sa béatification et avant sa canonisation, par dispense spéciale du pape Pie X. Elément notable : elle renferme le plus important ensemble de vitraux Art nouveau retraçant l'épopée de Jehanne devançant les cycles d'Orléans, Domrémy, Vaucouleurs et Compiègne, tandis que son architecture et son décor sont entièrement orientés vers l'évocation du Moyen Âge.

    Catherine Guyon replace la fondation de cette église dans le contexte de développement économique et démographique qui marqua la cité de Lunéville après la défaite de 1870 et l'annexion de l'Alsace-Moselle.

    Un ouvrage témoin d'une Eglise catholique dynamique en ce début du XXe siècle autour du culte d'une héroïne lorraine et d'une sainte nationale qui rayonne également sur l'Eglise universelle.

    L'auteur, Catherine Guyon, est agrégée d'histoire et maître de conférences en histoire médiévale à l'Université Nancy-2. Ses recherches portent sur l'histoire religieuse, culturelle et sociale de la fin du Moyen Âge, ainsi que l'histoire de l'art, l'histoire de la Lorraine et de Jeanne d'Arc.

     

    ‡ Jeanne d'Arc en son église, Catherine Guyon, éditions Gérard Louis, 2011, 109 p., ill. (22€).

  • Turqueries, chinoiseries... et douceur angevine à Lunéville

    Retour sur les deux dernières expositions qui ont animé le château de Lunéville actuellement en cours de restauration.

    turqueries et chinoiseries.jpgTurqueries et autres chinoiseries au XVIIIe siècle. Durant le siècle dit "des Lumières", l'Europe n'en finit pas de tourner ses regards vers des horizons aussi lointains que fascinants. L'Orient mythique exerce une profonde influence sur l'art de cour parrainé par les derniers ducs de Lorraine. Avec Léopold, les références à l'Empire ottoman rappellent les victoires de son père Charles V sur les turcs en 1682 et servent à conforter le prestige dynastique.

    L'exotisme accompagne l'épanouissement du rococo sous le règne de Stanislas qui se rêve en souverain oriental lorsqu'il agrémente ses châteaux lorrains de pavillons aux allures de pagodes. Les chinois facétieux s'échappent bientôt des palais ducaux. Ils viennent aussi égayer la production des faïenceries et contribuent à établir une tradition lorraine.

    Le catalogue édité à cette occasion invite à un voyage imaginaire où se laissent découvrir portraits d'apparat ou de fantaisie, meubles précieux, délicates porcelaines de Chine, faïences lorraines inédites...

     

    douceur angevine.jpgLa douceur angevine à Lunéville (XVe-XVIe siècles). Une exposition à la gloire de René d'Anjou, duc de Lorraine et de Bar, et de sa bonne ville de Lunéville.

    Les ducs de la Maison d'Anjou furent à l'origine d'un premier développement de Lunéville qui sortit de l'ombre pour accueillir membres de la cour, marchands et artistes mêlant les dernières traces du Moyen Âge finissant aux apports de la Renaissance.

    Cet essor se poursuivit sous le règne brillant de Charles III, mais fut compromis par le passage des Reîtres (paysans protestants allemands), malgré le renouveau que tenta d'impulser au début du XVIIe siècle le duc Henri II qui aurait envisagé de faire du château de Lunéville sa principale demeure. Mais la guerre de Trente Ans acheva de la ruiner.

    Il fallut attendre l'arrivée du duc Léopold et son installation au château reconstruit une nouvelle fois au début du XVIIIe siècle pour que Lunéville connaisse des heures glorieuses.

    La brochure de l'exposition propose de revisiter le Lunéville de René Ier à travers l'architecture civile et religieuse, l'art pictural, le livre et les enluminures, la vie religieuse...

     

    >> Turqueries et autres chinoiseries. L'exotisme en Lorraine au XVIIIe siècle, collectif, Serge Domini éditeur, 2009, catalogue de l'exposition du château de Lunéville [6 juin - 21 septembre 2009], 72 p., ill. (15 €).

    >> Douceur angevine à Lunéville (XVe-XVIe siècles), Catherine Guyon, 2009, catalogue de l'exposition du château de Lunéville [21 novembre 2009 - 24 janvier 2010], 32 p., ill. (5 €).

  • L'église Saint-Jacques de Lunéville

    église st jacques.jpgAvec ses deux tours qui, telles des sentinelles, veillent sur la ville, Saint-Jacques de Lunéville est un joyau de l'art baroque, à une centaine de mètres du prestigieux château des ducs de Lorraine, inspiré de Versailles. Cette église, initialement celle de l'abbaye Saint-Remi, entretenait des relations privilégiées avec la cour ducale. Elle fut édifiée entre 1730 et 1749, grâce à l'aide financière de Stanislas, roi de Pologne et duc de Lorraine et de Bar. Il y fit travailler les plus grands artistes lorrains d'alors : l'architecte Héré, le sculpteur Guibal, les peintres Girardet et Joly, l'ébéniste Vallier, les stucateurs Mansiaux, le facteur d'orgues Dupont.

    L'église Saint-Jacques constitue un élément majeur du patrimoine de Lunéville et rappelle les grandes heures de son histoire. Elle est avant tout un haut lieu spirituel, témoin de la foi des générations de chrétiens qui s'y sont succédées et qui continuent à y venir prier.

    Catherine Guyon, historienne du Lunévillois et universitaire, présente ici une remarquable monographie sur une des rares églises baroques de Lorraine. L'ouvrage - qui se veut avant tout un guide historique - est un outil mis à la disposition du visiteur ou du croyant qui souhaite découvrir dans le détail l'édifice religieux. Agréablement illustré avec de nombreux clichés couleur, le livre est une merveille de mise en page.

     

    >> L'église Saint-Jacques de Lunéville. Un joyau de l'art baroque, Catherine Guyon, éditions du Signe, 2009, 103 p., ill. (15 €).