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abbaye saint maur

  • Bleurville (88) : une 43ème saison animée à l'abbaye Saint-Maur

    Le bureau de l'association des Amis de Saint-Maur de Bleurville s'est réuni afin de préparer la 43ème saison estivale à l'ancienne abbaye bénédictine du village.

    Adhérents. - L'association est forte d'une soixantaine d'adhérents. Le trésorier Jacques Durupt rappelle qu'une quinzaine de membres n'a pas encore réglé sa cotisation pour 2017.

    Travaux. - Après la révision des toitures réalisée à l'automne dernier, ce printemps verra la réalisation de travaux d'assainissement et d'aménagement des accès devant l'entrée de l'église. Ces travaux seront réalisés en juin par Acti'Sov, le chantier d'insertion de l'ex-communauté de communes du Pays de la Saône vosgienne.

    Animations. - L'exposition « Paysages & Portraits », aquarelles de la spinalienne Marie-Claude Papkoff, illuminera la nef de l'abbatiale en juillet et août. Le 25 juin, l'abbatiale accueillera le Choeur grégorien de Nancy et Toul sous la direction de Gérard Charrier. Le Quatuor de saxophones Artex se produira le 16 juillet et le 13 août, Bernard Pieters, ingénieur belge, donnera une conférence sur « les énergies positives, fondement des édifices sacrés : l'exemple de l'abbaye de Bleurville et de quelques sites vosgiens ». Le 3 septembre, l'ensemble de mandolines et guitares Claude Gellée de Jarville-la-Malgrange clôturera la saison culturelle. Enfin, l'abbaye sera ouverte le 17 septembre dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine.

    Vie de l'association. - Le bureau a décidé d'attribué le titre de membre d'honneur à Claude et Lucienne Thomas pour leurs 40 années de dévouement au service de l'ancienne abbaye Saint-Maur et de l'association patrimoniale ; Lucienne fut en effet la secrétaire-trésorière sous la présidence de l'abbé Pierrat puis de Alain Beaugrand et assura longtemps les visites chaque été. Quant à Claude, il assurait l'intendance en préparant notamment les repas des Amis de Saint-Maur. Le président Alain Beaugrand a remercié également Bernard et Colette Bisval, de Bleurville, ainsi que Jean-Marc Lejuste, directeur du Centre d'animation de la préhistoire de Darney, pour le don d'un téléviseur qui servira à diffuser l'historique du monastère. Remerciements encore à la commune de Bleurville pour sa subvention annuelle et au député Christian Franqueville pour l'attribution d'une aide pour les travaux engagés cette année à Saint-Maur.

  • Bleurville (88) : hommage à Marcel Bisval, maire honoraire et doyen des maires vosgiens

    Marcel Bisval entouré d'une partie de son conseil municipal et de l'abbé Houot, curé de Bleurville, lors de l'installation du nouveau coq de l'église en 1981 [cl. archives H&PB].

     

    Marcel Bisval s'est éteint ce lundi 6 février 2017 dans sa 99ème année. Né le 31 décembre 1917, il avait un an lorsque la Grande Guerre prit fin.

    Mobilisé en 1939 au 170e régiment d'infanterie à Epinal, il est fait prisonnier à Gien (Loiret) et transféré en Allemagne, à Moosburg en Bavière, au Stalag VII A. Libéré en mai 1945, il reprendra la ferme parentale.

    Elu maire de Bleurville en 1977, il exercera deux mandats successifs. Doyen des maires honoraires des Vosges, il était également le dernier ACPG 1939-1945 de l'ancien canton de Monthureux-sur-Saône ; il fut d'ailleurs également le dernier président de la section locale de Bleurville.

    Fidèle adhérent de l'association des Amis de Saint-Maur de Bleurville, lors de ses mandats électifs, il soutiendra activement les actions de l'association en faveur de l'animation de l'ancienne abbaye bénédictine du village et participera régulièrement à ses manifestations culturelles.

    Ses obsèques religieuses seront célébrées le 10 février à 14h30 en l'église de Bleurville, sa paroisse.

  • Bleurville (88) : Saint Maur, le saint patron oublié

    Chaque 15 janvier, la paroisse de Bleurville fête traditionnellement son second patron : saint Maur. Qui semble bien oublié aujourd’hui… Le président de l’association de sauvegarde de l’ancienne abbaye bénédictine du village, nous en rappelle l’histoire.

    > Rappelez-nous la genèse du culte de saint Maur à Bleurville ?

    Depuis la dédicace de l’abbatiale du monastère bénédictin du village à saint Maur en 1050, ce bénédictin disciple de saint Benoît fut considéré comme le patron principal de la paroisse avant d'être supplanté par saint Pierre, patron de l'église paroissiale à partir du XVe siècle. Saint Maur sera fêté en même temps que les deux martyrs comtois du VIIIe siècle protecteurs du monastère bénédictin, Bathaire et Attalein, chaque 15 janvier jusque dans les années 1990. Le pape Léon IX, en consacrant l'abbatiale, a voulu donné aux bénédictines de Bleurville un saint de l'ordre à vénérer. Il devait être un exemple de spiritualité pour la communauté naissante.

    > Quel fut son développement jusqu’à nos jours ?

    Le culte de saint Maur resta vivace jusqu’à la fin du XXe siècle. Entre la fin du XVIIe et le XVIIIe siècle, les archives nous apprennent que chaque 15 janvier, la messe rassemblait une foule considérable venue des paroisses voisines : les fidèles attribuaient au saint un véritable pouvoir de guérison. Au moment de la fermeture du monastère en 1790, de nombreuses béquilles étaient encore accrochées dans le chœur de l’église, témoignant ainsi de la grande vénération dont bénéficiait notre saint guérisseur en cette fin du XVIIIe siècle. La fête de saint Maur connut encore de grands moments au XIXe siècle avec la création de nouveaux reliquaires, et dans les années 1920-1930 à l’époque de l'abbé Paul Idoux qui redonna tout son lustre à cette fête religieuse en organisant des messes solennelles présidées par l'évêque de Saint-Dié. Lors de la messe dominicale, le prêtre proposait à la vénération des fidèles les reliques des martyrs Bathaire et Attalein – Bleurville n’a jamais possédé de reliques de saint Maur.

    La fête religieuse avait ses prolongements profanes : le repas qui rassemblait la famille au cœur de l’hiver, et, jusqu'à la fin des années 1970, un bal réunissait à la salle des fêtes – puis sous bal monté par la famille Rollin – la jeunesse du village. Et puis, progressivement, les traces de la fête ont disparu : le bal tout d'abord, puis le repas familial et enfin la messe dominicale…

    > Alors, saint Maur aujourd’hui à Bleurville ?

    Si les aspects religieux et profanes ont disparu, il n'empêche que le souvenir de saint Maur demeure vivace dans le village en raison de la présence de l'ancienne abbatiale bénédictine qui lui est consacrée ainsi que la présence de sa statue à l'église paroissiale. Saint Maur demeure officiellement le second patron de la paroisse ; c'est le fruit de l'histoire du village et de la foi des générations qui nous ont précédés. Quoi qu’il en soit, l'association des Amis de Saint-Maur entend entretenir le souvenir de saint Maur en poursuivant l’animation de l'ancienne abbaye. Et peut-être peut-on espérer connaître un jour à nouveau une messe à l’occasion de la Saint Maur… Pour que saint Maur ne soit pas définitivement mort. ♦

  • La balade-découverte estivale de Bleurville dans L'Echo des 3 Provinces d'hiver

  • Bleurville (88) : La Lettre des Amis de Saint-Maur 2016

  • Bleurville (88) : l'abbaye Saint-Maur ouverte pour les Journées du patrimoine

    L'ancienne abbaye bénédictine Saint-Maur de Bleurville est ouverte au public dimanche 18 septembre 2016 de 14h à 18h dans le cadre des Journées européennes du patrimoine.

    A voir : l'église haute romano-gothique, la crypte préromane, le musée lapidaire et le conservatoire de la piété populaire.

    Visite libre.

    Participation aux frais : 1 € (contribution pour l'entretien de l'édifice qui nécessitent d'importants travaux de restauration).

  • Bleurville (88) : clôture de la saison à l'abbaye Saint-Maur avec un trio baroque

  • Abbaye Saint-Maur de Bleurville (88) : clôture sur une note baroque

    A l'issue de l'assemblée générale des Amis de Saint-Maur, un trio baroque vosgien a donné le concert de clôture de la saison.

    « C'est avec une émotion non dissimulée que nous dédions ce concert de chants sacrés baroques à notre amie Marie-Alix Baudry, disparue trop tôt en juin dernier ; elle fut à l'origine de cette manifestation à Saint-Maur de Bleurville, elle qui appréciait tant la musique et le chant sacrés » a déclaré Renaud Coquillat en introduisant le concert.

    Renaud et sa fille Marie-Alix, qui suit actuellement des cours de direction de choeur au conservatoire d'Epinal, accompagnés de la chanteuse lyrique spinalienne Sophie Moisan-Ehrwein, élève de Corinne Klein, chanteuse lyrique et professeur de musique, ont offert un époustouflant concert de clôture de la saison culturelle à l'abbaye Saint-Maur, placé sous le signe du baroque. S’étendant du début du XVIIe siècle jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, l’esthétique et l’inspiration baroques succèdent à celles de la Renaissance et précèdent celles du classicisme. Les « figures » musicales baroques sont soutenues par une basse continue très stable, à la jonction entre contrepoint et harmonie, pouvant parfois surprendre l'auditeur.

    Le trio a interprété avec brio et talent a capella un riche programme de pièces sacrées baroques créées par les plus grands compositeurs emblématiques de cette époque : du Veni Creator de Marc-Antoine Charpentier à l'Et exultavit du Magnificat de Vivaldi en passant par son Laudate pueri dominum, le Salve regina de Monteverdi, le Jesu rex admirabilis de Palestrina ou le Miserere mei Deus de Sébastien de Brossard. Durant une heure, notre trio de chanteurs vosgiens a su transmettre aux nombreux mélomanes présents la variété des ornements musicaux de ces thèmes sacrés marqués par des contrastes forts avec des notes tenues et des notes courtes, des graves et des aiguës, des sombres et des claires... Du choeur ou de la tribune de la nef, le trio lyrique a fait partager son plaisir de chanter pour honorer ce lieu sacré que fut l'ancienne abbatiale bénédictine qui fut d'ailleurs plus habitée par le chant grégorien.

    Cette manifestation contribue à mieux faire connaître ce monument historique du XIe siècle désormais reconnu comme un haut lieu de la culture dans le sud-ouest vosgien.

     

    ‡ Prochaine animation : l'abbaye Saint-Maur sera ouverte pour les Journées européennes du patrimoine dimanche 18 septembre, de 14h à 18h. Entrée payante (1 €).

  • Bleurville (88) : 42 ans d'animations à l'abbaye Saint-Maur

    Ce dimanche 28 août, les assises annuelles de l'association des Amis de Saint-Maur se sont tenues à l'abbatiale bénédictine Saint-Maur et ont dressé le bilan de la dernière saison.

    La clôture de la saison culturelle 2016 a été le moment privilégié pour dresser le bilan de l'été 2015 à l'abbaye Saint-Maur. Le président, qui fête cette année 25 ans de présence à la tête des Amis de Saint-Maur, en a rappelé les moments marquants.

    Disparition de Marie-Alix Baudry. - Une minute de silence a été observée en hommage à Marie-Alix Baudry, décédée prématurément le 1er juin dernier. Elle assumait les responsabilités de secrétaire-trésorière de l'association depuis la démission de Lucienne Thomas en 2013. Le concert de chants sacrés baroques donné à l'issue de l'AG lui a été dédié. Un appel est lancé afin de pourvoir cette fonction au plus vite.

    Fréquentation du site. - 300 entrées ont été enregistrées en 2015 avec une fréquentation stable des animations qui ont ponctué l'été : l'exposition de photos et de toiles de Juliana Chakravorty, la chorale spinalienne « Les Dames de choeur » et la conférence sur les châteaux des Vosges par Jean-François Michel. Plusieurs dons d'objets de piété ont été effectués, en particuliers des bénitiers de chevet anciens.

    Travaux d'entretien. - Afin d'assurer la conservation et la pérénité du site, des travaux d'entretien sur les toitures sont prévus ainsi que la réalisation de travaux d'évacuation des eaux pluviales devant l'ancienne église. Des devis et des subventions seront sollicités.

    Conférence de Jean-François Michel. - L'AG a été suivie d'une causerie de Jean-François Michel, président de Saône Lorraine et membre des Amis de Saint-Maur, sur le destin tragique du curé de Senonges sous la Révolution. Le conférencier a rappelé le souvenir de l'abbé Nicolas François Barthélémy qui fut le seul prêtre vosgien à avoir été jugé par le tribunal révolutionnaire parisien sous la Terreur. A partir de la documentation recueillie par l'abbé Olivier à la fin du XIXe siècle et, plus récemment, par Jean-Paul Rothiot dans le cadre de ses recherches sur le clergé vosgien durant la période révolutionnaire, J.-F. Michel a retracé le parcours cahotique – et malheureusement dramatique – du curé de Senonges entre 1789 et 1793, entre les débuts de la Révolution au village et ses divisions en différentes factions, et sa mort sur l'échafaud à Paris. Victime des clans et de la dénonciation d'ambitieux et malhonnêtes personnages locaux, l'abbé Barthélémy dut fuir sa paroisse en 1791. Transféré à Saint-Dié, notre curé au caractère inconstant revient à Senonges afin de reprendre son ministère où il réaffirme son attachement à la royauté. Obligé à nouveau de s'enfuir en mai 1793, il est arrêté entre Monthureux-le-Sec et Thuillières et incarcéré à Epinal. Déféré devant le tribunal révolutionnaire dominé par le sanguinaire Fouquier-Tinville, il est jugé pour trahison et intelligence avec l'ennemi et guillotiné le 13 octobre 1793 sur la place de la Révolution à Paris, trois jours avant la reine Marie-Antoinette, fille de notre dernier duc de Lorraine François III...

  • Bleurville (88) : l'abbaye Saint-Maur et les énergies telluriques

    Etonnante rencontre à l'abbaye Saint-Maur récemment... Un jeune ingénieur belge, en vacances en Saône vosgienne, est venu étudier les lignes d'énergies telluriques qui parcourent le site de l'ancienne abbatiale bénédictine. Ses révélations sont particulièrement surprenantes. Il s'intéresse notamment aux savoirs des anciens celtes qui ont transmis aux compagnons bâtisseurs les règles d'or pour choisir les lieux où devaient être construits les édifices sacrés. Selon notre homme, toutes les églises bâties avant le XVe siècle sont construites selon ces règles et dégagent des énergies positives.

    Plusieurs lignes se croisent en ce lieu - et dans la crypte notamment. Et plus le nombre de ces lignes d'énergies est important, plus le lieu est énergétiquement fort. Selon notre ingénieur, il s'agit d'énergies positives : la fréquentation prolongée des lieux ne peut qu'apporter des bienfaits physiques, psychologiques et spirituels...

    A l'aide de sa baguette de sourcier (moderne !), il a également déterminé des "carrés magiques" - et nous l'avons constaté avec lui - à l'entrée de l'ancienne abbatiale, au niveau du portail roman supposé, ainsi que dans le choeur de l'église et dans celui de la crypte, à l'emplacement des anciens autels.

    De plus, ces lignes d'énergies positives forment - toujours selon lui - un vortex qui relie l'abbatiale à... la Grande-Croix, calvaire située à plus de 2 km du centre du village qui - selon notre ingénieur belge - fut un haut-lieu celtique, le calvaire prenant la suite d'un menhir...

    Et nous ne vous parlerons pas des "esprits" ou "anges gardiens" qui - toujours selon notre ingénieur pas particulièrement mystique - accueillent et gardent l'entrée de l'église et la crypte...

    Aussi, nous l'avons volontiers invité à donner une conférence à Saint-Maur sur ce thème en 2017 ; chacun pourra ainsi se faire une idée sur ces révélations.

  • Abbaye Saint-Maur de Bleurville : entre vieilles pierres et oeuvres picturales

  • Marie-Thérèse Luc-Chanel installe son chevalet à l'abbaye de Bleurville

    L'ancienne abbatiale Saint-Maur accueille jusque fin août Marie-Thérèse Luc-Chanel, artiste peintre spinalienne bien connue.

    Elle a habillé la nef romano-gothique d'une multitude de toiles qui reflète la variété de ses talents : des huiles et des pastels de différents formats qui rendent hommage à nos paysages vosgiens et lorrains, mais aussi aux régions méditeranéennes et à d'autres pays plus lointains revisités du bout du pinceau par notre artiste vosgienne. Animaux et compositions florales sont aussi bien présents sur les tableaux exposés et illuminent l'intérieur de la nef.

    Le temps d'un après-midi, Mme Luc-Chanel a posé son chevalet au beau milieu de la nef : la vieille abbatiale bénédictine du XIe siècle, ses vieux murs, ses voûtes, ses colonnes de grès inspirent notre artiste, car peindre pour Marie-Thérèse est plus que nécessaire, c'est une évidence. Et puis, il y a aussi la crypte préromane qui intrigue l'artiste et qu'elle aimerait peindre... Aussi, à l'occasion de votre visite, vous rencontrerez peut-être notre artiste en pleine création : elle vous fera partager sa passion pleine de couleurs et d'expressions. Pour le plus grand plaisir de vos yeux !

     

    ‡ Exposition Huiles & Pastels à voir à l'abbaye Saint-Maur de Bleurville, du jeudi au dimanche, de 14h à 18h jusqu'au 28 août. Entrée payante.

  • Abbaye Saint-Maur de Bleurville : sur un air de tango argentin...

    Les Amis de Saint-Maur accueillaient à l'ancienne abbatiale du village l'ensemble néerlandais Tango Aliado. Les amateurs de rythme sud-américains ont été comblés.

    Plutôt habitués à abriter des sonorités nettement plus classiques depuis plus de 40 ans maintenant que les saisons musicales estivales de Saint-Maur existent, les vieux murs de l'abbatiale bénédictine n'en sont toujours pas revenus : les sons et la rythmique du tango argentin ont pris possession de ces lieux historiques le temps d'un après-midi musical.

    Après une mise en bouche au moyen d'un diaporama accompagné au bandonéon qui présenta l'histoire du tango, danse apparue à la fin du XIXe siècle en lien avec l'émigration en Amérique du Sud, l'ensemble Tango Aliado a invité le beau parterre d'amateurs de musique qui avait répondu présent à partager des sonorités rythmées dans le cadre d'un programme éclectique où le tango fut le roi. Cette sympathique formation musicale néerlandaise, composée de Françoise van Varsseveld au violon, Lucas Stam au violoncelle, Gert Wantenaar au bandonéon et Mariken Zandvliet au piano, a su conquérir avec brio son public en interprétant une variété de pièces de compositeurs et musiciens sud-américains, Astor Piazzolla, Chau París, Carlos di Sarli, El Pollito, Saúl Cosentino, Fugata Aníbal Troilo ou Pedro Láurenz, transportant les mélomanes de Buenos Aires à Montevideo sans quitter son fauteuil ! Même si, à certains moments, l'idée de transformer la nef en piste de danse a pu trotter dans la tête de quelques amoureux du tango et de ses rythmes fortement marqués...

    Un après-midi musical estival haut en couleurs et riche en rythmes qui restera dans les annales de Saint-Maur.

     

    Prochaine animation : samedi 13 août promenade-découverte de Bleurville et de son patrimoine architectural avec l'Adp3p. RDV sur le parvis de l'église Saint-Pierre-aux-Liens à 14h30. Goûter offert par les Amis de Saint-Maur.

  • Abbaye Saint-Maur de Bleurville (88) : un été entre vieilles pierres et oeuvres picturales

    L'ancienne abbatiale bénédictine et le logis prieural vus du sud-est [cl. ©H&PB].

    Vous avez envie de faire un bond dans le temps et dans l'histoire ? Et quel bond, puisqu’en vous rendant à l’ancienne abbatiale bénédictine de Bleurville vous remontez mille ans en arrière !

    Ce monastère, dédié aux saints martyrs Bathaire et Attalein, fut en effet fondé dans la première moitié du XIe siècle par un comte de Toul afin d’y placer les filles de sa maisonnée. Bâtie au centre du village historique, à proximité de la place du Prince sous laquelle ont été découverts les restes d’une villa gallo-romaine dotée des bains de grandes dimensions, l’abbatiale Saint-Maur est un rare exemple d'architecture du premier art roman en Lorraine avec une influence à la fois bourguignonne et germanique. Le prieuré voisin a été reconstruit à la fin du XVIIIe siècle.

    Depuis 1974, l’antique abbatiale – transformée en prieurale au début du XIIe siècle – connaît une renaissance : après plusieurs campagnes de restauration, chaque été accueille des animations culturelles et musicales. L’association des Amis de Saint-Maur, propriétaire des lieux, ouvre le site au public du 1er juillet au 31 août, du jeudi au dimanche en après-midi.

    Cet été, Marie-Thérèse Luc-Chanel, artiste peintre spinalienne, expose dans la nef de l’abbatiale Saint-Maur une remarquable rétrospective de ses œuvres picturales sur le thème des paysages d’ici et d’ailleurs.

    "En franchissant la porte du logis prieural voisin de l'église, le curieux pénètre dans le monde des pratiques dévotionnelles d’hier - monde suranné pour certains -, ultime témoin de la foi intense de notre ancêtres" annonce le guide des lieux. Le musée de la piété populaire présente notamment une fabuleuse collection de bénitiers de chevet qui attire l’attention du curieux ou de l’amateur d’art populaire.

    Alors, cet été, n'hésitez pas à venir pousser la porte de l'abbaye de Bleurville !

     

    Cet été à l’abbaye Saint-Maur de Bleurville :

    - samedi 13 août à 14h30 : RDV à l'église paroissiale pour une balade-découverte de Bleurville

    - dimanche 28 août à 15h, AG des Amis de Saint-Maur suivi d'un concert de chants sacrés baroques

    - site ouvert au public du jeudi au dimanche, de 14h à 18h

  • Bleurville (88) : "Huiles & Pastels" à l'abbatiale bénédictine Saint-Maur

    [VM]

  • Bleurville (88) : tango argentin à l'ancienne abbatiale

  • Abbaye Saint-Maur de Bleurville (88) : un été entre vieilles pierres et oeuvres picturales

    Vous avez envie de faire un bond dans le temps ? Et quel bond, puisqu’en vous rendant à l’ancienne abbatiale bénédictine de Bleurville vous remontez mille ans en arrière !

    Ce monastère, dédié aux saints martyrs Bathaire et Attalein, fut en effet fondé dans la première moitié du XIe siècle par un comte de Toul afin d’y placer les filles de sa maisonnée. Bâtie au centre du village historique, à proximité de la place du Prince sous laquelle ont été découverts les restes d’une villa gallo-romaine avec des bains de grandes dimensions, l’abbatiale Saint-Maur est un rare exemple de premier art roman en Lorraine avec une influence à la fois bourguignonne et germanique.

    Depuis 1974, l’antique abbatiale – transformée en prieurale au début du XIIe siècle – connaît une renaissance : après plusieurs campagnes de restauration, chaque été accueille des animations culturelles et musicales. L’association des Amis de Saint-Maur, propriétaire des lieux, ouvre le site au public du 1er juillet au 31 août, du jeudi au dimanche de 14h00 à 18h00.

    Cet été, Marie-Thérèse Luc-Chanel, artiste peintre spinalienne, expose dans la nef de l’abbatiale Saint-Maur une remarquable rétrospective de ses œuvres picturales sur le thème des paysages d’ici et d’ailleurs.

    En franchissant la porte du logis prieural voisin, le curieux pénètre dans le monde des pratiques dévotionelles d’hier, monde suranné certes, mais témoin de la foi intense de notre ancêtres : une fabuleuse collection de bénitiers de chevet attire l’attention du curieux ou de l’amateur d’art populaire.

     

    ‡ Cet été à l’abbatiale Saint-Maur de Bleurville :

    - ouvert au public jusqu'au 28 août, du jeudi au dimanche, de 14h00 à 18h00
    - dimanche 31 juillet à 16h, concert de l’ensemble Tango Aliado (tango argentin)
    - dimanche 28 août à 16h, concert de chants sacrés baroques
    - ouvert au public du jeudi au dimanche, de 14h à 18h

  • Bleurville (88) : Tango Aliado en concert à l'abbaye Saint-Maur le 31 juillet

    Françoise van Varsseveld au violon, Lucas Stam au violoncelle, Gert Wantenaar au bandoneón, et Mariken Zandvliet au piano, interprèteront tout un programme de pièces de tango argentin dimanche 31 juillet à 16h00 à l'abbatiale Saint-Maur de Bleurville.

    ...Plutôt étonnant dans le cadre d'une ancienne abbatiale bénédictine, non ?

    Alors, venez nombreux vous laissez envahir par les sons sud-américains !

     

  • Bleurville (88) : Marie-Thérèse Luc-Chanel aux cimaises de l'abbaye Saint-Maur

    L’abbatiale bénédictine de Bleurville accueille jusqu’au 31 août l’exposition Huiles & Pastels de l’artiste spinalienne Marie-Thérèse Luc-Chanel.

    Les Amis de Saint-Maur ont invité l’artiste peintre Marie-Thérèse Luc-Chanel pour la saison culturelle à l’ancienne abbaye Saint-Maur. Originaire d’Epinal, l’artiste est attirée dès son enfance par l'histoire, les paysages, les fleurs dont elle illustrait ses cahiers. Elle entre, à l'âge de 12 ans, dans un cours d'arts plastiques où elle pratique l'aquarelle, le pastel, le cuir et l'étain repoussé. A son adolescence, elle commence à peindre à l'huile jusqu'à l'âge de 20 ans. Après six années d'interruption, elle reprend ses pinceaux et se fait la promesse de ne plus les quitter.

    Peindre pour Marie-Thérèse est nécessaire, c'est une évidence. Alors, elle se perfectionne, fréquente l'école des Beaux-Arts de Nancy, entre 1989 et 1996, et pratique la gravure, le dessin et la peinture. Elle suit différents stages de modèles vivants, de paysages et d’aquarelle. Avec son chevalet, elle dessine et peint sur le motif en Lorraine, à Venise, au Maroc, en Tunisie, en Mauritanie… Les couleurs du Sud l'interpellent, mais ses Vosges natales, la Lorraine, restent ses principales sources d'inspiration. Depuis 2004, Marie-Thérèse Chanel peint surtout à l'huile et de plus en plus au couteau.

    Une véritable artiste passionnée, coloriste et expressionniste qui a été récompensée par de nombreux prix aussi bien dans les Vosges, qu’à Bourbonne-les-Bains, en Savoie ou en Italie. Marie-Thérèse est également membre de l'Académie d'Arts Plastiques à Epinal où elle anime un cours de peinture. Elle fréquente aussi le Groupement des Artistes Vosgiens, l’association des Artistes Lorrains, l'association Art East et Créative d'Art. Elle expose en groupe, ou individuellement, dans le Grand Est, à Cannes, Lyon, Paris et au Salon d'automne international à Tel Aviv et Saint-Petersbourg.

    L’abbaye Saint-Maur a l'insigne privilège d’accueillir cette artiste de talent qui se laisse découvrir à travers ses nombreuses œuvres picturales tout cet été à l’ombre des murs séculaires de l’abbatiale Saint-Maur.


    ‡ Exposition « Huiles & Pastels » de Marie-Thérèse Luc-Chanel, abbaye Saint-Maur de Bleurville, du jeudi au dimanche, de 14h à 18h.

  • Abbaye Saint-Maur de Bleurville (88) : exposition de Marie-Thérèse Luc-Chanel

  • Bleurville (88) : " La Lettre des Amis de Saint-Maur " de décembre 2015

  • Bleurville : Bilan positif de la saison touristique à l'abbaye Saint-Maur

  • Etat des lieux des châteaux des Vosges à l'abbaye Saint-Maur

    Le conférencier, Jean-François Michel, a brossé un tableau plutôt positif de l'état des demeures historiques vosgiennes [cl. ©H&PB].

    La vie des châteaux vosgiens n'est pas un « long fleuve tranquille ». Jean-François Michel en a décrit les heurs et les malheurs lors d'une passionnante conférence-diaporama à l'abbaye Saint-Maur.

    Si la Lorraine méridionale recense une centaine de châteaux et demeures historiques, seulement une poignée a retenu l'attention du conférencier afin de dresser un état des lieux de ces édifices emblématiques du patrimoine départemental.

    Après une période de mépris et habillés de légendes fantaisistes, nos châteaux vosgiens connurent leurs « trente glorieuses » grâce aux Journées du Patrimoine, au développement de l'archéologie et aux travaux de recherches universitaires. Et à la ténacité de propriétaires audacieux !

    A la faveur d'une mutation, plusieurs édifices castraux connurent une valorisation comme à Epinal, Fontenoy-le-Château, Parey-sous-Montfort ou Bourlemont. L'ouverture au public a aussi permis de mieux faire connaître certains châteaux (Thuillières, Darney, Beaufremont). Grâce à la ténacité de leurs propriétaires, d'autres connaissent de belles résurrections comme à Failloux ou au Bouzillon.

    Grâce à l'action de la Fondation du Patrimoine, certaines bâtisses connaissent des restitutions encourageantes comme à Dombrot-le-Sec, ou des restaurations discrètes mais de bon goût comme à Lichecourt et Sandaucourt. Malheureusement, on déplore plusieurs châteaux amputés comme à Saint-Baslemont, dégradé par plusieurs incendies, ou Les Petits-Thons, déménagé en partie aux Etats-Unis au début du XXe siècle...

    Jean-François Michel s'est aussi inquiété de l'avenir de plusieurs châteaux en cours de mutation : Pompierre, Senones, Isches, Vaudeville, Saulxures-les-Bulgnéville, et a partagé son indignation face à l'abandon d'autres, et notamment celui de Saulxures-sur-Moselotte qui est désormais à l'état de ruines.

    Globalement, le conférencier, qui est aussi délégué régional des Vieilles Maisons Françaises, s'est dit plutôt optimiste sur l'état général des demeures historiques vosgiennes ; il travaille d'ailleurs à un ouvrage à paraître fin 2015 qui fera le point sur ces châteaux et belles demeures des Vosges qui méritent d'être mieux connus. Pour être mieux appréciés.

  • Bleurville (88) : les Amis de Saint-Maur en AG

    Les Amis de Saint-Maur ont tenu récemment leurs assises annuelles dans le cadre de l'ancienne abbatiale bénédictine du village.

    L'assemblée générale a rassemblé une quarantaine d'adhérents qui a entendu le président Alain Beaugrand rappeler les moments marquants de la saison 2014 à l'abbaye Saint-Maur et la trésorière Marie-Alix Baudry dresser le bilan financier de la doyenne des associations patrimoniales de la région.

    Un monument toujours animé. Le site a connu une fréquentation touristique stable avec cependant une tendance à la baisse depuis quelques années. L'absence de groupes de visiteurs explique en partie cette situation. Par ailleurs, les manifestations culturelles ont connu encore une bonne participation, notamment lors de la prestation du Choeur d'hommes de Nancy et du récital de musique Renaissance donné par Isabelle Frizac. L'exposition de peintures de Lina Blanc a permis à de nombreux visiteurs de découvrir le monument historique.

    Un bilan financier sain. L'association des Amis de Saint-Maur présente une situation financière saine mais plusieurs alertes ont été lancées par le président. « Nous devons faire face à une érosion du nombre de nos adhérents, les nouveaux ne compensant pas les départs. Par ailleurs, le désengagement financier massif des collectivités territoriales nous empêche d'envisager des projets de restauration voire de simples interventions de maintenance courante sur le bâti : cette situation obère gravement l'avenir de notre monument » a déclaré le responsable de la structure.

    Un appel est lancé auprès des adhérents afin qu'ils recrutent de nouveaux membres et qu'ils participent plus activement à la vie de l'association. Par ailleurs, Evelyne Barjolle ne souhaitant pas continuer à assurer le gardiennage de l'abbaye en 2016, l'association recherche d'ores et déjà un ou une guide pour la prochaine saison.

    Enfin, il a été décidé d'augmenter légèrement le montant de la cotisation de base, celle-ci n'ayant pas été révisée depuis plus de 20 ans.

     

    L'abbaye Saint-Maur est ouverte au public jusqu'au 30 août, du jeudi au dimanche de 14 h à 18 h.

  • Bleurville (88) : conférence de Jean-François Michel sur l'état des châteaux des Vosges

    Château de Lichecourt, commune de Relanges, Vosges.

    La saison culturelle à l'ancienne abbaye bénédictine de Bleurville se poursuit le 15 août à 16h00 avec une conférence de Jean-François Michel, président de l'association Saône Lorraine et délégué régional des Vieilles Maisons Françaises sur le thème « Les châteaux des Vosges en 2015. Situation et évolution depuis quarante ans : un constat positif ? ».

    Après presque un siècle de mépris, d'abandon, de légendes généralement stupides, les châteaux des Vosges ont connu leur période des « trente glorieuses » de réhabilitations, de mutations positives et de mises en valeur remarquables. Les archéologues ont travaillé, les érudits ont corrigé et les nouveaux propriétaires ont investi. Cependant, le tableau n'est pas aussi idyllique qu'il y paraît : certains sites ont aussi subi quelques avatars...

    Jean-François Michel fera le point sur les heurs et les malheurs des demeures seigneuriales de la Lorraine méridionale depuis un siècle. Ce bilan patrimonial castral vosgien est le prélude à la publication d'un beau livre illustré sur le même sujet d'ici la fin de l'année.

     

    ‡ Conférence de Jean-François Michel, samedi 15 août 2015 à 16h00 en l'abbatiale Saint-Maur de Bleurville. Entrée libre.

     

  • Juliana Chakravorty à l'abbaye Saint-Maur de Bleurville : voyage dans le miroir de l'artiste

    L'été est à l'art contemporain à l'ancienne abbatiale bénédictine de Bleurville.

    Cette fondation monastique du XIe siècle, une des plus vieille église de Lorraine qui conserve de remarquables restes du premier art roman dans l'Est de la France, accueille cette saison l'artiste plasticienne d'origine allemande Juliana Chakravorty. Résidant en région parisienne mais possédant un pied-à-terre à Vittel, notre artiste est venue en voisine présenter un large éventail de ses œuvres contemporaines : peintures et photographies s’y côtoient dans une intéressante proximité.

    Si Juliana décore les murs des villes et écrits des poèmes, elle s’exprime aussi par le biais de la photographie, par des collages et la peinture. A l'abbatiale Saint-Maur, elle a choisi de proposer au public des collages au travers desquels elle réunit des éléments et matériaux divers qui reflétent le monde, non pas tel qu'il se présente réellement, mais comme il est perçu par les yeux de l’âme. Et la vision de l'artiste ! Autre point commun de ces créations : le petit format, l’art de la composition et le mystère. Avec un thème récurrent : celui de l’oiseau. Juliana découpe des personnages et des décors très fins dans les catalogues, les magazines… Il en ressort un univers où la rigueur de la composition laisse place à la poésie de l’image.

    Autre aspect à découvrir dans cette exposition « Des deux côtés du miroir », les nombreuses photographies grand format – contrastant ainsi avec ses collages – de chantiers urbains. Notre artiste questionne en effet le monde et tout particulièrement celui des villes qui connaissent de profonds bouleversements avec des chantiers qui se multiplient. Ses clichés couleurs nous font découvrir des chantiers et des hommes mis en scène dans des situations insolites où construction, déconstruction, réel et imaginaire se mélangent. Vraiment étonnant.

    Juliana Chakravorty essaye à sa façon de dévoiler ce qu’il y a derrière les apparences ; elle nous dévoile d'une certaine manière « les deux côtés du miroir »... Un moment rare à découvrir dans un lieu insolite chargé d'une histoire millénaire.

     

    ‡ L’exposition « Des deux côtés du miroir » de Juliana Chakravorty est visible du jeudi au dimanche jusqu’au 16 août, de 14h à 18h.

     

  • Bleurville (88) : conférence sur les châteaux des Vosges en 2015 à l'abbaye Saint-Maur

  • Bleurville (88) : "Des deux côtés du miroir", une exposition de Juliana Chakravorty à l'abbaye Saint-Maur

     

    Juliana Chakravorty a investi la nef et le choeur de l’ancienne abbatiale romane. Peintures et photographies s’y côtoient dans une proximité surprenante.

    Juliana, d’origine allemande, a découvert Saint-Maur l’an passé à l’occasion de la visite de l’exposition de Lina Blanc. Séduite par les lieux, elle a souhaité faire partager avec le public ses créations. Car notre artiste a plus d’une corde à son arc : elle décore les murs, écrits des poèmes, s’exprime aussi bien par le biais de la photographie que par des collages ou de la peinture. Certaines de ses œuvres correspondent à une conception lyrique, d’autres se veulent critiques ou tentent de révéler ce qu’il y a derrière les apparences, leur côté éphémère, tragique ou ridicule. Son terrain de prédilection est le collage. À travers des éléments étrangement réunis, elle essaie de refléter le monde, non pas comme il se présente effectivement, mais comme il est perçu par les yeux de l’âme.

    Point commun de ces créations : le petit format, l’art de la composition et le mystère. Le thème récurrent de l’oiseau n’est sûrement pas un hasard ! Juliana découpe des personnages et des décors très fins dans les catalogues, les magazines… Il en ressort un univers où la rigueur de la composition laisse place à la poésie de l’image.

    Lors du vernissage de l’exposition « Des deux côtés du miroir », Alain Beaugrand, président des Amis de Saint-Maur, a salué l’œuvre de l’artiste qui « questionne le monde, le réel mais aussi celui qu’elle rêve ». Ses clichés grand format nous font découvrir des chantiers urbains donnant à voir des situations insolites « où construction, déconstruction, réel et imaginaire se mélangent ». Bref, Juliana essaye de « dévoiler ce qu’il y a derrière les apparences ; elle nous dévoile à sa manière les deux côtés du miroir ».

    Juliana a participé depuis 1979 à de nombreux salons et expositions en France et en Allemagne (Paris, Maisons-Laffitte, Mesnil-le-Roi, Wiesbaden…) et a réalisé des décorations murales en région parisienne. Elle a reçu également plusieurs distinctions pour la qualité de ses œuvres contemporaines : le Prix André-Joseph Dutruel à Rambouillet, le Prix de la Composition à Maisons-Laffitte, le Prix de l’Œuvre sur papier au Mesnil-le-Roi, et le 1er Prix des étiquettes de vin à Remagen, en Allemagne.

     

    ‡ L’exposition « Les deux côtés du miroir » de Juliana Chakravorty est visible du jeudi au dimanche jusqu’au 16 août, de 14h à 18h.

     

  • Bleurville (88) : Les Dames de Choeur à l'abbaye Saint-Maur

    Début de la 41ème saison à l’abbaye bénédictine avec un chœur féminin venu d’Epinal. Des voix pleines de fraîcheur pour un temps de canicule !

    Les Dames de Chœur spinalienne, tout à la fois dames, amies et chanoinesses, ont occupé le chœur gothique de l’antique abbatiale pour le plus grand plaisir du public qui s’était déplacé malgré la forte chaleur ambiante.

    La quinzaine de Dames présentes chantent ensemble depuis bientôt neuf ans sous la direction de Françoise André. Dans leur « atelier voix de femmes », celles qui venaient de différentes chorales ont été surprises par la singularité de nouvelles musiques et n’ont eu de cesse d’aller toujours plus loin dans l’aventure.

    A Bleurville, nos Dames de Chœur, accompagnées au piano par Eliane Geaugey, ont interprété un programme centré sur des pièces chantées des XVIIe et XVIIIe siècle issues d’un livre de Madame de Ludres, comtesse de Richardménil et chanoinesse de l’insigne église Saint-Goëry d’Epinal ; ce document précieux pour l’histoire musicale religieuse des Vosges a été découvert par Marie-Hélène Thuillier aux archives d’Epinal. C’est ainsi qu’elles ont chanté au chœur, telles des chanoinesses en prières, plusieurs antiennes grégoriennes des religieuses spinaliennes en l’honneur de saint Maurice et de saint Etienne, ainsi qu’un hymne écrit lors de la prise d’Epinal en 1633 par les troupes françaises. Le programme comprenait également des pièces chorales et musicales sacrées et profanes de Sandra Miliken, Johann Straden, Francis Poulenc, Maurice Budry… Ainsi qu’un chant poétique dédié « Aux Petits enfants » d’Alphonse Daudet.

    Marie-Hélène Thuillier, une des choristes historienne, était doublement heureuse d’être à Bleurville car elle était venue voici trente-huit ans, en 1977, se produire avec ses parents musiciens lors de l’un des tous premiers concerts organisé par l’abbé Paul Pierrat dans le cadre d’une église qui était alors en plein chantier. Par ailleurs, ses origines familiales se rattachent au village, puisqu’elle est la descendante de Berthe Poinçot, issue d'une vieille famille bleurvilloise.

    Public et choristes ont partagé un agréable concert qui a apporté quelques rafraîchissements dans une ambiance particulièrement chaude de ce début d’été.

     

    ‡ L’abbaye Saint-Maur, le musée de la piété populaire et l’exposition « Les deux côtés du miroir » de Juliana Chakravorty sont ouverts au public du jeudi au dimanche jusqu’au 31 août, de 14h à 18h.

  • Bleurville (88) : Les Dames de Choeur en concert à l'abbaye Saint-Maur le 5 juillet

    [L'Abeille]