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Histoire & Patrimoine Bleurvillois - Page 4

  • Nancy : la salle cachée de l'ancien hospice Saint-Stanislas

    L'ancien hospice des enfants trouvés Saint-Stanislas, rue Saint-Dizier, à Nancy - situé à côté de la porte Saint-Nicolas - est en cours de réhabilitation.

    Cet ancien hospice est situé dans le prolongement de la façade de l'ancienne église du noviciat des Jésuites ; noviciat fondé en 1602 par Antoine de Lenoncourt. Un collège y a été installé à l'expulsion des Jésuites en 1768, collège dirigé par l'abbé Lionnois entre 1768 et 1776.

    Selon le voeu du roi Stanislas, l'hospice des enfants trouvés - dit "Hospice Saint-Stanislas" - s'y installera ensuite. Aujourd'hui le bâtiment entre style classique et style Renaissance, est en cours de réaménagement. Rue des Fabriques, à la faveur des travaux de maçonnerie, on peut remarquer, au niveau du rez-de-chaussée, l'existence d'une vaste salle voutée. Le mystère plane sur l'usage de cette pièce...

  • Otto de Habsbourg

    Otto de Habsbourg-Lorraine fut un homme exceptionnel, qui, dès son plus jeune âge a rencontré tous les Grands de ce monde. Il fut en particulier un admirateur du général de Gaulle : “un homme d’avant-hier pour mieux comprendre l’après-demain”, selon la formule d’André Malraux souvent employée par Otto de Habsbourg lui-même pour évoquer de Gaulle.

    Selon les paroles fortes et justes de l'historien Pierre Chaunu, Otto de Habsbourg est un homme sage et honnête : "Il est à la fois le dernier et le premier des Européens. Le meilleur prophète de l’Avenir, pour n’avoir rien oublié du passé". Il fut également un Lorrain fidèle à ses ancêtres, les ducs de Lorraine et de Bar dont François III fut le fondateur de la Maison de Habsbourg-Lorraine.

    Dans cette biographie originale, l’auteur évoque dans un premier temps, l'action de Otto de Habsbourg-Lorraine au XXe siècle pour une Europe légitimiste, fidèle aux valeurs d’une famille régnante depuis sept siècles - celle des Habsbourg -, face aux deux totalitarismes national-socialiste et soviétique notamment. Dans la deuxième partie est analysée la place de sa pensée européenne, utile et exigeante ; celle d’un moraliste du XXe siècle qui aura marqué de sa sagesse la politique contemporaine, jusqu’au début du XXIe siècle, entretenant avec le général de Gaulle une amitié sincère et respectueuse par des échanges assidus, reproduits dans cet ouvrage.

    Un ouvrage pour mieux connaître la personnalité hors du commun d'un homme, enfant de l'empereur Charles Ier d'Autriche, béatifié par l'Eglise en 2004.

     

    ‡ Otto de Habsbourg 1912-2011. Biographie, François Boulet, éditions Gérard Louis, 2017, 259 p., ill. (20 €).

  • Les Américains en France 1950-1967 : la Communication Zone

    C'est une véritable saga à laquelle nous convient trois spécialistes de la présence des forces américaines en France et tout spécialement en Lorraine. Ce premier tome ouvre la voie à au moins quatre autres qui devraient révéler au lecteur curieux l'organisation de la Communication Zone et la vie des militaires américains et des civils sur les différentes sites français.

    Il est vrai que la présence des forces nord-américaines en France entre 1950 et 1967 reste bien mal connue de nos contemporains. Le déploiement de ces troupes depuis les ports de l'Atlantique jusqu'à l'Allemagne constituait alors une zone logistique dénommée "Communication Zone" ; la Lorraine constituant une étape dans l'acheminement de la logistique destinée aux troupes américaines stationnées en Allemagne de l'Ouest. C'est cette histoire qu'aborde ce premier tome.

    Les auteurs s'attachent surtout à clarifier la présence militaire américaine à Toul et dans le Toulois, la vie de la garnison durant la période de la Guerre froide, l'organisation des services de santé américano-canadiens et les structures de l'US Army Aviation qui, parallèlement à l'US Air Force en Europe, entretenait sur notre territoire un réseau d'aérodromes et une flotte de plus de 300 avions légers et hélicoptères.

    Bref, c'est l'histoire de l'"armada américaine" sur le territoire français et en Lorraine tout particulièrement. Histoire qui fut partagé par nombre de Lorrains qui travaillèrent au service de la Communication Zone ou qui vivaient dans les environs d'une base militaire américaine.

    L'ouvrage est servi par une riche et inédite iconographie.

     

    ‡ Les Américains en France 1950-1967. La Communication Zone, Pierre-Alain Antoine, Pierre Labrude, Fabrice Loubette, éditions Gérard Louis, 2017, 191 p., ill. (25 €).

  • Châtillon-sur-Saône (88) : la vie quotidienne dans la prévôté de Châtillon (XVIe-XVIIIe s.)

  • Coussey (88) : la carrière recèle de trésors de l’Âge du Fer

    Tout le travail des petites mains qui explorent actuellement le terrain près de Neufchâteau, va consister à dater exactement les vestiges retrouvés sur ce vaste chantier de plusieurs hectares exploités par l’entreprise Calin.

    Amandine Remigy vient de découvrir ce qui pourrait être un foyer assez imposant, de type four ou âtre. Les investigations vont se poursuivre durant quelques mois et le site s’est ouvert au public tout récemment.

    Les archéologues de l’Inrap étaient déjà passés par là il y a quelque temps pour effectuer un premier diagnostic : leurs homologues de la société Eveha, spécialisée dans les études et les valorisations archéologiques, ont pris le relais le mois dernier. Qui fouillent un terrain de 4,5 ha jusqu’en 2019 !

    Entre le village de Sionne et Coussey, le long de la RD 3, l’on a « décapé » le terrain sur quelque 70 cm d’épaisseur. Objectif : observer, marquer, recenser « tout ce qui s’est déposé après que la population a occupé le terrain », explique Audrey Jezuita, chargée de secteur pour le bureau Eveha. Son outil principal : ses yeux. Car il s’agit de repérer, sur ce sol que le béotien trouvera uniforme, le ou les anomalies, changements de couleurs ou de texture, fragments de pierres, os ou matériaux divers (bois, céramique), susceptibles d’attirer l’attention. Sur environ 40 cm, de possibles trésors se cachent là. Depuis environ 3000 ans.

    « Nous allons affiner et mieux dater grâce aux prélèvements », complète la jeune femme. Du sable jaune qui succède au sable plus blanc, de l’argile sec et dur : différentes couches sont encore à explorer et il s’agit de trouver le bon niveau. Pour ce faire, des dizaines de marques ont été posées au sol. C’est là que les cinq archéologues vont creuser, armés de pelle, de pioche, de truelles, d’un appareil photo et de beaucoup de patience. Carbone 14 et autres eaux de « terre » vont s’avérer précieux pour analyser tout cela. « L’Inrap a détecté un site archéologique daté de l’Âge du Fer. Il existe plus haut une voie romaine qui mène à Grand. Nous trouvons notamment ici des forges pour le travail du fer et avons détecté de petits enclos. Nous ouvrons le terrain et tant que l’on n’a pas véritablement fouillé, on n’est sûr de rien », sourit Audrey Jezuita. Tous les 15 mètres environ, une tranchée sera opérée. Là où du bois a peut-être servi à ériger un grenier, un silo, un puits, un piège à gibier, une « glaciaire », un abri voire une maison.

    Des os d’animaux consommés et des céramiques (vaisselle) ont déjà été retrouvés. Quelques éléments d’un puzzle à reconstituer. « C’est cela qui est motivant car rien n’est prédéfini et ce type de chantier daté de l’Âge de Fer est assez rare », estime encore Audrey. « Regardez, une vraie structure apparaît. Ici, on a renforcé avec de l’argile et là, ça a bien chauffé. Je ne m’attendais vraiment pas à cela », s’enorgueillit de sa trouvaille Amandine Remigy.

    Les investigations ne font que commencer. Il va falloir remonter le temps jusqu’à - 800 av. J.-C. ! Quelle vocation précise avait ce vaste site « familial » ? Quels liens les occupants entretenaient-ils avec les sites repérés aux environs ? Quel rôle pour la Meuse et le chenal tout proches ? Les archéologues ont deux ans, pas davantage, pour tenter de répondre à toutes ces questions…

    [d’après VM]

  • Bleurville (88) : concert du Choeur grégorien de Nancy & Toul à l'abbaye Saint-Maur le 25 juin

  • Les troupes de forteresse en Lorraine et en Alsace 1914-1940

    Après la défaite de 1870, les troupes de forteresse constituent un corps indispensable pour la refonte de l'armée de la République.

    Mais à mesure que l'idéologie du « tout offensif » reprend le dessus, les fortifications tombent peu à peu en désuétude jusqu'au bain de sang de 1914. La belle tenue au feu de plusieurs garnisons n'enraie pas cette crise de confiance. Dans l'immense conflit qui s'engage, où chaque ressource compte, les troupes de forteresse sont réduites à leur plus simple expression. L'année 1916 vient bouleverser complètement la donne. Contre toute attente, le début de la bataille de Verdun remet la fortification au premier plan. Avec l'ouverture des « travaux 17 » et l'enfouissement toujours plus poussé des défenseurs, non plus sous les voûtes de pierre de taille et les cuirasses de surface mais sous les forts, à plusieurs dizaines de mètres de profondeur, la ligne Maginot trouve bien sa genèse à Verdun.

    En 1940, les ouvrages de la nouvelle fortification abritent également des communautés hors normes, les équipages. L'étude de leur univers mental est fascinante. Michaël Séramour démontre les paradoxes de la vie souterraine, oscillant entre confort et oppression de l'abri total, tout en présentant les outils de combat, d'une qualité et d'une fiabilité exceptionnelles pour l'époque.

     

    ‡ Les troupes de forteresse en Lorraine et en Alsace 1914-1940, Michaël Séramour, éditions Sutton, 2017, 167 p., ill. (19 €).

  • Saint-Nicolas-de-Port fête la Saint Nicolas d'été

    Chaque lundi de Pentecôte, la paroisse de Saint-Nicolas-de-Port célèbre la fête de la translation des reliques de saint Nicolas de Myre à Bari, évènement survenu en 1087.

    La sainte messe était concélébrée par l'abbé Munier, vicaire général du diocèse de Nancy et de Toul, l'abbé Jacquot, recteur de Saint-Nicolas, et l'abbé Coinsmann, prêtre diocésain, en présence du clergé orthodoxe toujours fidèle à cette cérémonie qui réunit l'Eglise latine et l'Eglise byzantine, les deux poumons de la chrétienté.

    La traditionnelle procession a mené ensuite fidèles et clergé dans les rues de la cité portoise, autour de la basilique.

  • Voyage en Limousin avec Saône lorraine en septembre 2017

  • Mirecourt (88) : l'abbé Beligné nommé vicaire général du diocèse de Saint-Dié

    Arrivé dans la cité des Luthiers en octobre 2006, l’abbé Denis Beligné s’apprête à quitter ses fonctions. Dès l’automne, il assistera l’évêque de Saint-Dié en tant que vicaire général.

    > Monsieur l'abbé, onze ans sur le secteur de Mirecourt, ça doit laisser quelques images ?

    « C’est tout d’abord de très belles rencontres avec des personnes accompagnées dans toutes les situations. Des enfants, par exemple, que j’ai baptisés dans mes débuts et qui maintenant sont en âge de la communion. Des situations plus difficiles aussi, voire dramatiques, notamment lors de décès. Mais au-delà de toutes ces rencontres, c’est aussi la vie de la paroisse avec des événements, comme la venue de la comédie musicale Jonas ou les baladins de l’évangile. Sans oublier les travaux dans la maison paroissiale. Tous ces souvenirs resteront gravés dans ma mémoire ainsi que bien des joies. Ici, j’ai été très heureux, avec l’engagement de nombreuses personnes qui vivent simplement leur foi, sans même toujours se faire forcément connaître au travers de tâches particulières. »

    > Vous exercerez donc les fonctions de vicaire général du diocèse de Saint-Dié à l’automne. En quoi consistent-elles ?

    « Tout évêque est tenu de nommer un vicaire général, voire plusieurs, pour le seconder. Le vicaire général est un peu l’exécutif de l’évêque, chargé de mettre en application ses décisions. En tant que de besoin, il remplace aussi l’évêque qui ne peut être partout. Mais c’est avant tout un service pour l’Église et pour le diocèse qui n’empêche pas un jour de revenir à une place de curé ou prêtre auxiliaire ailleurs. »

    > Serez-vous toujours aumônier militaire ?

    « Dans l’immédiat, je peux conserver ces fonctions grâce aux souplesses de leur calendrier. Par ailleurs, les relations sont excellentes avec le régiment et plusieurs demandes de baptêmes d’adultes sont en cours ainsi que d’autres accompagnements. Ces fonctions me permettront aussi de garder un lien plus direct avec la vie pastorale. Si ça peut se prolonger, ce sera donc une bonne chose. »

    > L'abbé Beligné évêque un jour, est-ce possible ?

    « Je ne le souhaite pas. Après, il faudrait poser la question au Pape. Toujours est-il que j’ai des amis du séminaire, qui sont évêques. »

    > Votre successeur est-il connu ?

    « Oui. Mais je préfère annoncer son nom directement à mes paroissiens lors d’une prochaine messe. »

    [d'après VM]

  • Domremy (88) : les toiles de Monchablon bientôt de retour à la crypte de la basilique du Bois Chenu

    Des nouvelles de la restauration des toiles de Alphonse Monchablon dédiées à Notre-Dame des Armées à la basilique du Bois Chenu à Domremy.

    Saône lorraine et Vieilles Maisons Françaises se sont associées à la Fondation du Patrimoine Vosges et au diocèse de Saint-Dié afin de lancer une campagne de sauvetage et de restauration des toiles du peintre Monchablon (fin XIXe s.) installées dans la crypte de la basilique du Bois Chenu de Domremy.

    La souscription a plutôt bien fonctionné : elle a permis de couvrir en grande partie le montant du devis de la restauration. La souscription se poursuit afin d'envisager un aménagement muséographique aux abords de la crypte johannique en liaison avec son décor peint.

    A l'issue des travaux de restauration des toiles, une exposition temporaire de celles-ci est envisagée au musée de l'Armée aux Invalides.

    Les travaux techniques de restauration s'achèvent : les fissures sont réparées, reste un travail délicat sur les peintures qui est toujours en cours. Le départ de l'atelier alsacien est prévu pour l'automne 2017.

    Après leur présentation aux Invalides, les toiles rejoindront la crypte de la basilique. Elles ne seront pas réinstallées à l'emplacement initial mais sur le mur opposé autour de la porte d'entrée afin de les protéger de l'humidité.

    L'aboutissement de ce projet peut être considéré comme la première pierre à la reprise en main de la restauration plus générale de la basilique, opération pilotée par le diocèse de Saint-Dié.

    [sources : Jean-François Michel, délégué régional Grand Est VMF]

  • Sainte fête de Pentecôte !

    Dieu Consolateur, Esprit de Vérité,
    trésor de tous les biens et source de la vie,
    Toi qui répartis les dons
    et accordes tes grâces divines,
    Toi le Dieu de la paix et de la sécurité,
    viens, habite en nous,
    purifie-nous de toute souillure.
    Crée en nous un cœur pur,
    renouvelle en nous un esprit résolu.
    0 Esprit de paix et de charité,
    Esprit de chasteté et de pureté,
    Esprit de piété et de sainteté,
    Esprit de sagesse et d’intelligence,
    Esprit de conseil et de force,
    Esprit Saint, miséricordieux et bon,
    accorde-nous cette source de larmes
    qui lave nos cœurs de ses impuretés,
    afin que tu daignes y faire ta demeure.
    Oui, viens,
    et allume en nous le feu de ton Amour divin ;
    ravive en nous l’esprit des bonnes oeuvres
    pour que nous vivions en Toi pour l’éternité.

    Amen.

  • Les Lorrains au pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté Paris-Chartres

    Plusieurs jeunes Lorrains participent durant le week-end de la Pentecôte au traditionnel pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté qui relie Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de Chartres.

    Les Lorrains qui restent en Lorraine sont en union de prière avec ces marcheurs de Dieu.

    Ce lundi de Pentecôte, les Lorrains marcheront sous le regard de la Vierge Marie et de saint Nicolas entre Laneuvelotte et Saint-Nicolas-de-Port à l'occasion de la fête de la Saint Nicolas d'été et en union avec nos jeunes pèlerins.

    Rendez-vous à 9h00 au Tremblois pour le départ du pèlé' local !

  • Bleurville (88) : début des travaux d'assainissement à l'ancienne abbatiale Saint-Maur

    Les travaux d'assainissement et de sécurisation des accès devant l'entrée de l'ancienne abbatiale bénédictine Saint-Maur ont débuté.

    Le chantier d'insertion Acti'Sov, placé sous la direction de Ghyslain Benoît, a commencé par casser l'ancienne dalle en béton réalisé dans les années 1980 par les scouts de l'abbé Pierrat.

    Après la préparation des fondations, un caniveau en pavés sera mis en place relié au réseau d'évacuation des eaux pluviales.

    Tout devrait être fin prêt pour l'ouverture de la saison, le 1er juillet prochain.

  • Bleurville (88) : concert du Choeur grégorien de Nancy & Toul à l'abbaye Saint-Maur le 25 juin

    Dimanche 25 juin 2017

    à 16h00

    Concert du Chœur grégorien de Nancy & Toul

    Abbatiale Saint-Maur de Bleurville

    (Vosges, entre Darney et Monthureux-sur-Saône)

    Au programme : pièces de la Messe de Saint Joseph

    sous la direction de Gérard Charrier

    Entrée libre.

  • François Humbert (1776-1850), une aventure médicale meusienne

    L'exposition présentée actuellement - et jusqu'au 24 septembre 2017 - au Musée barrois à Bar-le-Duc rend hommage à l'inventivité d'un meusien au service de l'humanité souffrante : François Humbert.

    En 1817, notre homme ouvre le premier établissement orthopédique français dans le village meusien de Morley. Passionné d'anatomie et de mécanique, il y propose de nouveaux traitements de la scoliose et de la luxation congénitale de la hanche, alors très fréquente dans les populations rurales de l'époque.

    Cette rétrospective remet ses actions dans le contexte de l'histoire de la médecine. Elle met aussi en valeur sa collection de matériels orthopédiques qui illustrent son savoir-faire médical. Cet ensemble unique a fait l'objet d'une restauration en vue de cette exposition.

    Le catalogue édité pour l'occasion retrace à la fois la vie de cet étonnant inventeur lorrain, qui mit son talent au service des "accidentés" de la vie, et nous présente son cabinet de curiosités. Car Humbert était un esprit curieux de tout.

     

    ‡ Inventer pour guérir. François Humbert (1776-1850), une aventure médicale meusienne, collectif, éditions Communauté Bar-le-Duc Sud Meuse, 2017, 32 p., ill. (5 €).

  • Concours photos avec Saône lorraine sur le thème de l'eau

  • Lamarche (88) : les prochaines Journées d'études vosgiennes se préparent

  • Fléville-devant-Nancy (54) : des tombes du XVIIIe siècle mises au jour dans l’église

    A la faveur de la seconde phase de restauration du plancher sur lequel sont fixés les bancs de l’église paroissiale, deux nouvelles pierres tombales ont été mises au jour. Le passé ressurgit. Du travail pour les passionnés d’histoire locale.

    La travée droite avait révélé ses secrets il y a deux ans ; la travée gauche n’est pas en reste. En décembre 2015, l’entreprise Guichard avait déposé le plancher, en mauvais état, supportant les bancs situés à droite dans la nef. Surprise : deux pierres tombales avaient été mises au jour. Pas pour longtemps, puisque, quelque temps après, un plancher neuf les recouvrait. En fait, ce n’était pas vraiment une découverte, puisque ces éléments patrimoniaux étaient décrits dans un ouvrage de Georges Poull : l’une représente les armes de Beauvau et l’autre recouvre la sépulture d’un membre de la famille de Ludre.

    Ces témoins du passé étant situés sous le banc occupé par la famille de Lambel, la comtesse Marie-Charlotte avait été avertie de la découverte. « C’est émouvant de penser que je prie au-dessus de ces sépultures » avait-elle déclaré.

    Engagée récemment, la seconde phase de travaux, sur le côté gauche, a mis à la lumière deux nouvelles pierres tombales. Celle de plus grandes dimensions est gravée des armoiries de la famille de Beauvau, surmontée d’une couronne de baron. La partie encore lisible de l’inscription latine livre non pas le prénom mais le titre de l’occupant du caveau : le baron de Beauvau, décédé en 1630, à l’âge de 49 ans. Il appartiendra aux historiens locaux de donner davantage d’informations sur ce châtelain de Fléville.

    La pierre voisine est plus modeste. Sous l’éclairage artificiel, on peut lire plus aisément les inscriptions en français « Ci gyssent Jean Erard décédé le 9 mars 1744 à l’âge de 26 ans et Nicolas Charles Potier décédé le 23 février à l’âge de 67 ans ». Là encore, les férus d’histoire locale pourront se pencher sur ces deux paroissiens du XVIIIe siècle.

    Protégés par leur coffre en planches de pin cerclé de chêne, les trois défunts pourront encore longtemps méditer sur la mort – dans l’attente de la résurrection – qui seule place aristocrate et roturier sur un pied d’égalité...

    [d’après ER]

  • Louis XVII

    La vie, la personnalité et les enjeux entourant l'enfant roi esseulé, emprisonné, sans trône et sans pouvoir, dernier espoir de la monarchie. A lire, cette remarquable biographie du Dauphin, fils cadet de Louis XVI et de Marie-Antoinette, petit-fils de notre duc de Lorraine et de Bar François III, devenu l'empereur François Ier... Ce petit roi martyr avait du sang lorrain ! 

    Empoisonné, évadé, ressuscité ? Les hypothèses et les mystères entourant la vie et la mort de Louis XVII ne manquent pas, mais sont pourtant bien éloignés de la vérité.

    Louis XVII est sans doute l'inconnu le plus illustre de notre histoire tant le mythe a éclipsé la brièveté de sa vie également marquée par le paradoxe et la tragédie. Paradoxe d'un prince devenu Dauphin en 1789 à la mort de son frère aîné Louis-Joseph, au moment où la monarchie absolue s'effondrait. Tragédie d'un roi sans royaume, d'un orphelin à la fois captif et otage des luttes de pouvoir inhérentes à la Convention.

    Instrumentalisé, esseulé et malade, il succombe à dix ans à la prison du Temple en juin 1795, ouvrant la voie à des décennies de controverses sur les circonstances de sa mort et son hypothétique survivance.

    En biographe exemplaire, Hélène Becquet exhume la vérité derrière les légendes, racontant son existence oubliée avant d'ausculter sa surprenante postérité au terme d'une enquête de plusieurs années.

     

    ‡ Louis XVII, Hélène Becquet, éditions Perrin, 2017, 298 p., ill. (20,90 €).

  • Un nouveau bureau pour Mémoire des Lorrains

    Jean-Marie Cuny a été reconduit dans ses fonctions de président.

    L'AG de l'association Mémoire des Lorrains a renouvelé le bureau.

    L'association, fondée en 1993, organise annuellement des animations destinées à promouvoir l'identité lorraine : fête nationale des Lorrains du 5 janvier, pèlerinage Domremy-Vaucouleurs en mai, pèlerinage de la Saint Nicolas d'été le lundi de Pentecôte, excursions, expositions...

    ‡ On peut soutenir l'action de l'association en adhérant : il suffit d'envoyer ses coordonnées postales + adresse courriel, accompagnées de l'adhésion (10 €, par chèque à l'ordre de "Association Mémoire des Lorrains") à : MEMOIRE DES LORRAINS, CHEZ JEAN-MARIE CUNY, LE TREMBLOIS, 54280 LANEUVELOTTE.

  • Centenaire de l'escadrille SPA 102 de Nancy-Ochey

    L’escadrille 102 a fêté son centième anniversaire en 2014. Elle tire ses origines de l’Escadrille VB-2, équipée de Voisin LA de bombardement, formée en novembre 1914. Devenue Escadrille 102 en 1915, elle change de rôle un peu plus tard en passant sur Nieuport et c’est sur SPAD qu’elle termine la guerre, figeant ainsi son identité. Dans les années 1920, elle prend l’insigne de la SPA75 dissoute en 1919. En 1939, les hommes de l’Escadrille décident, s’apercevant de cette confusion, de faire perdurer les traditions de la SPA75...

    En 1992, ses traditions sont réactivées pour intégrer l’Escadron de Chasse 2/3 Champagne. C’est ainsi que le « Soleil de Rhodes » a orné les dérives de Mirage 2000Nk2 puis, depuis 1996, celles de Mirage 2000D.

    Le tome 1 de l’historique de la 102 couvre donc la première partie de cette histoire, de la Première Guerre mondiale au début de la Seconde et permet de se plonger avec précision dans le quotidien d’une unité de bombardement puis de chasse. Les découvertes sont nombreuses, comme ces premiers vols de nuit, mais aussi, chose étonnante et peu connue, la présence d’aviateurs japonais au sein de l’unité.

    Fruit du travail acharné de Jean-François Hurreau, chef navigateur du 2/3 Champagne, bien épaulé par son collègue Nicolas Sauvage, ce livre va bien au-delà de ce qu’on peut attendre d’une plaquette historique d’escadron comme il y en a tant, et c’est bien à un beau travail d’historien que nous avons affaire. Parfaitement illustré, mis en page avec soin.

    Dans le tome 2, les auteurs retracent les actions de l’escadrilledans ses nombreux engagements entre 1992 et 2014 : que ce soit dans les Balkans de 1994 à 1999 où l’équipage Chiffot-Souvignet fut abattu et interné plusieurs mois avant d’être libéré en 1995, en Afghanistan de 2002 à 2012, au-dessus de la Libye en 2011, au Mali dès 2013 et à partir de 2014, année de son centenaire, les Mirage 2000D frappés aux couleurs de la SPA 102 opèrent aussi au-dessus de l’Irak à partir de la Jordanie.

    Un bel ouvrage pour accompagner les équipages des prémices de l'aviation militaire aux appareils les plus modernes. Pour être au plus prêt de ces hommes de l'air lorrains qui oeuvrent depuis 100 ans sans relâche pour garantir la sécurité et la défense de la patrie et la paix dans le monde.

     

    ‡ 100 ans de la SPA 102, 2 tomes, 1914-1939 / 1992-2014, Jean-François Hurreau et Nicolas Sauvage, Association Soleil de Rhodes, 2014, ill. (tome 1, 130 p. : 19 € / tome 2, 168 p. : 29 €).

  • Entre deux patries

    Martin, Aloyse, Altfrid, Éric, Elsa, Aurore… Lorrains et Allemands du Reichsland, sont arrivés à l'âge d'homme au tournant des années 1910. Loin des postures chauvines qui empoisonnent les relations entre le coq gaulois et l'aigle germanique, ces garçons et ces filles composent une nouvelle partition placée sous le signe d'une fragile synthèse germano-latine.

    Leur destin bascule avec celui de l'Europe au cours de l'été 1914. Prise en étau dans une conflagration qui s'étend aux dimensions du monde, la terre d'Empire est soumise aux redoutables épreuves d'un état de guerre où les simplismes l'emportent sur le subtil équilibre entre France et Allemagne.

    Un siècle après les événements, un hommage, sous la forme d'un récit à la croisée entre l'histoire et la fiction, rendu à une génération dont les espérances ont été brisées par un conflit mondial aux allures d'apocalypse et emportées dans un après-guerre où la loi d'airain des vainqueurs s'imposa sans vergogne aux populations d'un empire disparu.

    Bel hommage, dans ce roman historique rédigé sous la forme d'un journal, à une génération d'Alsaciens-Lorrains brisée par un destin contraire à leurs aspirations... et pour en finir avec les mensonges de l'historiographie républicaine.

    Né en 1977 à Metz, historien de formation, auteur de plusieurs articles dans des revues d'histoire, Jean-François Thull consacre ses travaux à l'histoire contemporaine de l'Europe et de sa petite patrie lorraine.

     

    ‡ Entre deux patries, Jean-François Thull, éditions des Paraiges, 2017, 125 p. (13 €).

  • Hennezel (88) : ouveture de la saison au musée des activités anciennes de la forêt de Darney

  • Robécourt (88) : la maison "gothique" n'est pas la commanderie des templiers...

  • Mirecourt (88) : bilan des actions chez les Amis du Vieux Mirecourt-Regain

  • Les saints par les images d'Epinal

    Dès la fin du XVIIIsiècle, les images pieuses deviennent le cœur de l’activité de l’Imagerie d’Épinal. Par leur grand format, elles viennent décorer les murs des foyers, rappelant à chacun ses devoirs de chrétien et donnant en exemple les vies de saints.

    Le fond, extraordinairement riche de l'Imagerie vosgienne, reflète les saintes et les saints les plus populaires de la chrétienté en France. Les figures de sainte Philomène et de sainte Barbe, de saint Alexis, de saint Augustin ou de saint Nicolas, par exemple, sont rééditées sans relâche, certaines pendant plus de soixante ans.

    De Jeanne d’Arc à Laurent en passant par Marie, Joseph, Jean et biens d'autres saints personnages de la catholicité, ce livre en présente les plus belles illustrations. Les textes racontent la vie - et parfois la légende - de cent saints, dont plusieurs vénérés en Lorraine (Fiacre, Nicolas, Barbe, Blaise, Charles Borromée, Epvre, Hubert...), qui ont marqué la chrétienté, des premiers temps de l’Église jusqu’au XIXe siècle.

    Un bel album plein d'images aux couleurs fraîches et naïves qui ont entretenu l'espérance chez nos ancêtres et qui demeurent des guides pour les hommes de notre temps.

     

    ‡ Les saints par les images d'Epinal, Myriam Blanc, Imagerie d'Epinal - Editions du Chêne, 2017, 223 p., ill. (19,90 €).

  • Haslach - Vaihingen : Maurice Vissà, jeune résistant vosgien

    Mémoire  recomposée d'un jeune résistant vosgien.  Histoire édifiante d’un jeune Vosgien de 17 ans, héros anonyme et sans grade. L'ouvrage, réalisé à partir d'une masse d'archives inédites et de témoignages, retrace le parcours de Maurice Vissà, qui est aussi celui de tous les patriotes qui ont été massacrés par la barbarie nationale-socialiste, l’emblème de tous ces résistants, emprisonnés trop tôt, morts sans gloire militaire...

    Maurice Vissà, l'enfant de Darnieulles, dans la banlieue d'Epinal, est la figure d’une jeunesse déportée, de ces gamins qui rêvaient la France et qui ont connu la déshumanisation et l’enfer des camps de concentration. C’est une « mémoire recomposée » de l’indicible par des témoins de substitution.

    C’est aussi l’histoire de la fin du camp alsacien de Natzweiler-Struthof, de l’immersion dans l’univers surréaliste de Dachau et d’Allach. C’est la plongée dans l’horreur de ces kommandos dont on ne parle jamais, et qui pourtant sont souvent plus terribles encore que leur camp souche.

    L'enquête, menée par les auteurs durant deux années, les a conduit à la rencontre de six résistants de l’îlot « Darnieulles-Uxegney-Les Forges », et sur les pas des vingt-huit Vosgiens partis de la prison de la Vierge d’Epinal en cette fin août 1944.

    Le lecteur découvre encore l’histoire surprenante d’Erwin Dold, le dernier commandant du camp d’Haslach, seul responsable de camp de la mort acquitté après guerre...

    Un ouvrage pour se souvenir.

     

    ‡ Haslach - Vaihingen. Maurice Vissà, jeune résistant vosgien, Sylvie Vissà et Jean-François Faye, Editions de l'Avière - Association Maurice Vissà, 2017, 425 p., ill. (23 €).