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Histoire & Patrimoine Bleurvillois - Page 4

  • Villey-Saint-Etienne (54) : Les Américains débarquent au fort du Vieux-Canton le 2 avril

  • Les Rohan : histoire d'une grande famille

    L'origine des Rohan, famille du Bas-Poitou, remonte au début du XIe siècle. Au fil du temps, elle s'est subdivisée en plusieurs branches, la plus importante étant les Rohan Chabot, portant le titre de duc à partir de 1648. Le présent ouvrage retrace pas à pas l'histoire de cette grande famille dont l'apogée se situe peu avant la Révolution. Liés notamment à la Maison de Lorraine par mariage, les Rohan sont alors à la tête d'une fortune incalculable : possédant une bonne partie de la Bretagne, ils multiplient les charges, les fonctions et les honneurs à la Cour. Ils s'illustrent aussi bien dans la politique, l'Eglise, la haute administration ou le domaine militaire.

    Ils connaissent un relatif déclin au cours du XIXe siècle, mais sont toujours actifs. Josselin de Rohan, l'actuel duc, 14ème du nom, vit à Josselin, en Bretagne, le berceau historique de la famille et perpétue les traditions et les valeurs qui se sont transmises en son sein de génération en génération.


    Professeur d'histoire contemporaine à la Sorbonne originaire de Nancy, spécialiste de l'histoire des élites aristocratiques, Eric Mension-Rigau a publié plusieurs ouvrages, dont Aristocrates et grands bourgeois, Le Donjon et le Clocher, Boni des Castellane.

     

    ‡ Les Rohan. Histoire d'une grande famille, Erice Mension-Rigau, éditions Perrin, 2017, 319 p. (22,50 €).

  • Dieu au compas

    Un Dieu Créateur armé d’un compas, concevant et fabricant le monde. Un Dieu architecte, géomètre et arpenteur : cette image n’a cessé depuis le Moyen Âge de nourrir l’imaginaire de l’Occident.

    Revisitant la Bible, la philosophie antique et les Pères de l’Église, François Boespflug retrace l’histoire de cette représentation. Il fait assister à la naissance discrète, au XIe siècle, du motif artistique, à son épanouissement dans l’enluminure médiévale, à son usage quelque peu répétitif jusqu’à la pré-Renaissance puis à son progressif déclin, en dépit du rôle que la franc-maçonnerie reconnaîtra au Grand Architecte de l’Univers et au symbole du compas associé à celui de l'équerre.

    Un essai flamboyant sur l’histoire d’un motif, aussi passionnant que savant.

    Professeur émérite de l’université de Strasbourg, François Boespflug est théologien et historien de l’art et des religions. Il a publié de nombreux livres gravitant autour de la représentation de Dieu, du Christ et de la Trinité dans l’art.

     

    ‡ Dieu au compas, François Boespflug, éditions du Cerf, 2017, 144 p., ill. (15 €).

  • Evêques émérites

    Depuis 1966, les évêques sont tenus de démissionner de leur charge à l'âge de 75 ans. Ils deviennent ensuite "évêques émérites", conservent leur titre mais ne sont plus responsable d'un diocèse. Comme pour tout retraité, mais plus encore pour ces responsables d'Eglise, se pose alors la question de leur place et de leur rôle dans l'Eglise catholique et dans la société. Où se retirer ? Comment répondre aux sollicitations sans faire d'ombre aux évêques en poste ? Quelle place dans la Conférence épiscopale nationale ?

    Répondant à l'appel de Mgr Joseph Doré, archevêque émérite de Strasbourg et de l'abbé Bernard Xibaut, chancelier de l'archevêché alsacien, vingt-neuf évêques émérites offrent leurs témoignages. Ils évoquent leur vie après leur départ, leurs nouveaux engagements, leurs joies - plus de temps pour la prière, pour renouer des liens et rendre des services - et parfois aussi leurs peines - solitude, manque de considération, maladie. De la diversité de leurs expériences découle une réflexion canonique et pastorale, théologique et spirituelle sur les évolutions souhaitables de l'éméritat.

    Quelques prélats émérites ayant exercé en Lorraine ou originaires de la région s'expriment en toute liberté : Mgr Guillaume, évêque émérite de Saint-Dié, Mgr Herriot, évêque émérite de Soissons originaire des Vosges, et Mgr Fréchard, évêque émérite d'Auch natif de Nancy. Des retraites aux formats variés mais toujours au service de l'Eglise et des croyants.

    Cet ouvrage clair et accessible aidera bien sûr les futurs évêques retraités et pose les bonnes questions sur cette étape de la vie des prélats de l'Eglise catholique et leur place dans une société qui n'est pas toujours prête à faire une place aux personnes âgées, quelles soient religieuses ou laïques...

     

    ‡ Evêques émérites. Dans l'Eglise d'aujourd'hui, quel rôle pour les retraités de l'épiscopat ?, Mgr Joseph Doré et Père Bernard Xibaut, éditions La Nuée Bleue, 2017, 316 p. (22 €).

  • Dimanche de Laetare ou dimanche de la mi-Carême

    Messe du dimanche de Laetere en l'église Marie-Immaculée de Nancy [cl. ©H&PB].

    Laetare Jérusalem : et conventum facite omnes qui diligitis eam : gaudete cum laetitia, qui intristitia fuistis : ut exsultetis, et satiemini ab uteribus consolationis vestrae.

    [introït de la messe du 4ème dimanche de Carême]

    Réjouis-toi, Jérusalem, et rassemblez-vous, vous tous qui l'aimez ; tressaillez de joie avec elle, vous qui avez été dans la tristesse afin que vous exultiez et soyez rassasiés à la mamelle de vos consolations !

  • Lettre ouverte à François Fillon

    Notre correspondant belge Jean-Pierre Snyers, ami de la Lorraine et de la France, nous communique sa lettre ouverte adressée à François Fillon. C'est bien volontiers que nous la partageons avec nos lecteurs tant l'enjeu de ce qui se passe actuellement en France à l'occasion de ces élections présidentielles est fondamental.
     
    "Monsieur Fillon,
     
    De ce petit royaume qu'est la Belgique, j'observe avec stupeur la cabale orchestrée contre vous. Vous le savez mieux que quiconque, entre justice, gauche et médias, l'entente règne en maître. Sans prendre en compte la moindre présomption d'innocence, on se refile en secret des informations qui n'ont qu'un seul but : vous empêcher d'être élu tout en vous présentant comme coupable sans attendre un jugement prononcé. Vases communiquant, fuites d'enquêteurs aux journalistes, on n'est pas loin semble t-il d'un état totalitaire.
     
    A jets continus, télé, journaux et radio déversent le fiel de leurs intox qui ressemblent comme deux gouttes d'eau aux propos d'une concierge acariâtre. Considérant les français comme des enfants, comme les plus naïfs du monde, ils espèrent que leur gavage incessant les transformera dans les urnes en robots au service de leur idéologie asservie à la pensée unique.
     
    Votre drame, cher Monsieur Fillon, c'est que vous ne vous appelez pas Macron. Si vous portiez ce nom, tout vous serait pardonné. De ses "casseroles", quasi personne n'en fait état. D'ailleurs à l'entendre, elles ne sont que des "rumeurs". Pas la peine de chercher plus loin, puisque c'est lui qui le dit. L'idole peut dormir tranquille. La petite fée des lobbys peut continuer à sourire à tout le monde en faisant miroiter qu'à coups de baguette magique, elle ouvrira son porte-monnaie aux électeurs d'un pays qui croule sous une dette incommensurable. Et dire qu'il y en a qui sont dupes ! Et dire qu'à coups de lavage de cerveaux, certains sont prêts à croire les balivernes d'une girouette flatteuse de l'ego et insipide. Du liquide plutôt que du solide, une tisane à la camomille à la place de vitamines, du Hollande jusqu'à plus soif, est-ce cela que désire le peuple de France ?
     
    Cher Monsieur Fillon, seul contre ce qu'il convient d'appeler une mafia, vous incarnez cette force et ce courage qui ne caractérisent aucun de vos ennemis. Face aux crachats et à la haine de ceux qui dans leurs mains sales, tiennent les pierres de la lapidation, vous nous montrez combien votre stature, celle qui doit caractériser un président, peut donner à la France autre chose qu'une voix fluette, qu'une image aussi ambiguë que prête à toutes les contradictions et à tous les compromis.
     
    Puisse malgré la manipulation éhontée qu'il subit, votre peuple se réveiller avant qu'il ne soit trop tard."

    Jean-Pierre Snyers

    Son blog : jpsnyers.blogspot.com

  • Bathelémont (54) : journée Jean Nicolas Stofflet le 1er avril 2017

  • Conférence de Raynald Secher à Nancy : "Vendée : guerre civile ou génocide ?"

  • Saône vosgienne : les AFN à la recherche de jeunes porte-drapeaux

  • Lunéville (54) : Emilie du Châtelet n'est plus anonyme dans la mort

    Le 5 janvier dernier, le texte inscrit sur la tombe d'Emilie du Châtelet a été dévoilé en l'église Saint-Jacques de Lunéville en présence d'élus et des membres du Cercle de Madame du Châtelet.

    Jusqu'à cette date, la dalle de marbre noir qui recouvre la sépulture d'Emilie du Châtelet était restée anonyme. Née à Paris en 1706, Emilie du Châtelet est morte à Lunéville en 1749. Elle a été inhumée en l'église Saint-Jacques sous cette dalle noire.

    Le texte dévoilé est inscrit en lettres d'or sur cette dalle située à l'entrée de l'église, sous la tribune de l'orgue, et vient compléter la plaque offerte autrefois par Elisabeth Badinter.

    L'inscription revient sur la vie exceptionnelle de cette femme de sciences, la première à avoir traduit les Principa mathematica de Newton, en 1749.

  • Nancy : la chapelle de l'hôpital Fournier-Maringer ressuscitée

    À l’abandon pendant sept ans, la première église néo-gothique de Lorraine a été réhabilitée par Batigère. Grâce au soutien du conseil citoyen, elle va être rachetée par la paroisse orthodoxe Saint-Pierre-et-Paul qui en est pour le moment locataire.

    Un joyau. La toute première église néo-gothique de Lorraine, datant du XIXe siècle, a pourtant bien failli disparaître. La première fois que le père Ioan Toader, qui a fondé en 2001 la paroisse orthodoxe Saint-Pierre-et-Paul de Nancy, a visité la chapelle de l’ancien hôpital Villemin-Maringer-Fournier, quai de la Bataille, il ne croyait pas une réhabilitation possible. À l’abandon pendant 7 ans, elle était devenue le nid de centaines de pigeons. « Il y en avait partout. Dans tous les recoins, il y avait aussi des nids et le sol était couvert jusqu’à 50 cm de fientes et de cadavres de pigeons ».

    Sa paroisse recherchait une nouvelle église. « Nous étions en effet accueillis dans la crypte de l’église Saint-Pierre. Mais avec les années, à mesure que la communauté grossissait, elle devenait trop étroite », dit-il. Une communauté fondée initialement par des Roumains et des Français mais aujourd’hui elle s’est agrandie d’une dizaine de nationalités différentes : « Il y a des Russes, des Moldaves, des Ukrainiens, des Géorgiens, des Bulgares, des Albanais, des Grecs mais aussi un Libanais. Nous avons aussi des Syriens qui nous ont rejoints un certain temps », détaille le père Toader.

    Du côté de Batigère qui a racheté l’ensemble du site, il fallait trouver une destination à cette chapelle. « La mairie de Nancy nous a signalé qu’une communauté recherchait une église. Nous sommes donc rentrés en contact avec la paroisse », indique Benoît Rover. Pour le père Toader, « sans Batigère, cette reprise n’aurait donc pu avoir lieu ».

    Car, outre la possibilité qu’elle offrait à sa paroisse de s’y installer, « l’entreprise a pris à sa charge les travaux de réhabilitation », confirme le responsable de Batigère. La paroisse a apporté sa pierre à cette belle entreprise de restauration en rafraîchissant les murs de l’entrée et en créant dans l’ancienne sacristie un lieu cultuel. « La chapelle servira en revanche de lieu culturel », précise le père Toader. Le conseil citoyen du quartier y est pleinement associé. « Nous tenons beaucoup à ouvrir l’église aux riverains », précise le père Toader qui a trouvé en Françoise Algros, présidente du conseil citoyen du secteur, la parfaite interlocutrice. « Nous allons organiser des événements dans les prochaines semaines. Au printemps, le Chœur des Cordeliers s’y produira, suivi en juin de l’ensemble de mandolines A cordes et à cris. Nous souhaitons également organiser, avec l’autorisation de Batigère, des visites de ce magnifique lieu ». Une église ressuscitée que loue actuellement la paroisse Saints-Pierre-et-Paul. Un compromis de vente a été cependant signé et elle devrait donc en devenir pleinement propriétaire très prochainement.

  • Les rendez-vous de la Manufacture royale de Bains-les-Bains

  • Queulot le loup

    Dans les Vosges, au cours du "grand hiver" de 1709, Louis, un jeune garçon découvre un louveteau à l'entrée de la ferme familiale. Il le confie alors à Catherine, une jeune fille du voisinage qui l'éduque et s'y attache profondément...

    Le temps passe. Catherine et le louveteau grandissent, les sentiments se dévoilent... et les problèmes surgissent !

    Entre une horde de loups menaçante, son amour pour Louis et l'inquiétude des villageois, comment agira la jeune fille ?

    Dans le contexte de l'histoire de cette époque, après les malheurs de la guerre de Trente Ans et la reconstruction de la Lorraine engagée par le duc Léopold, Bernard Mathieu, en remarquable conteur vosgien, offre à ses lecteurs une nouvelle bien ficelée et plaisante avec de nombreux rebondissements.

    Un bon ouvrage pour nos jeunes lecteurs.

     

    ‡ Queulot le loup, Bernard Mathieu, éditions Amalthée, 2017, 80 p. (11 €).

  • Une campagne pour le Denier de l'Eglise percutante

  • France 1940 ou défendre la République

    Juin 1940. Dans l'esprit de chacun, cette date marque la défaite de la France face à l'Allemagne nationale-socialiste et l'entrée de la République dans un régime collaborationniste. Pour dépasser mythes et clichés, l'auteur analyse les faits qui ont conduit à cette défaite tout en tenant compte du rôle de l'ensemble des protagonistes – Allemagne, Italie, Russie, Angleterre, Etats-Unis, etc. Car s'il faut porter un jugement, et c'est là tout l'apport de ce texte fondateur, ce n'est pas tant la France seule qu'il y a lieu d'examiner, mais aussi ses alliés qui voyaient en elle leur première ligne de défense.

    Le travail de Philip Nord relève autant du plaidoyer que du récit et éclaire d'une lumière nouvelle certains aspects de la guerre et de l'après-guerre. Ainsi le désenchantement rapide pour Vichy, le développement de la résistance, entendue au sens le plus large, et par-dessus tout le prestige persistant de l'idée républicaine sont ici analysés pour la première fois. Sans polémiquer sur les thèses de Bloch ou de Pétain, Philip Nord propose une lecture nuancée, novatrice et subtile d'un événement qui a marqué l'histoire mondiale. Un travail équivalent à celui de Robert Paxton sur Vichy.

     

    ‡ France 1940. Défendre la République, Philip Nord, éditions Perrin, 2017, 320 p. (19,90 €).

  • L'Amitié en France aux XVIe et XVIIe siècles : histoire d'un sentiment

    Puisant à des sources très diverses, cet ouvrage de la Lorraine Aurélie Prévost s'intéresse à la fois à la réception des idées philosophiques, à la pratique de l’amitié et à sa représentation au cours des XVIe et XVIIe siècles en France.

    Sans ignorer l’histoire de Montaigne et La Boétie mais loin de s’y limiter, il s’attache à découvrir, notamment grâce aux écrits du for privé, aux testaments, mais aussi aux dictionnaires, aux proverbes, aux emblèmes, etc., comment les hommes ont tissé des liens amicaux et les ont décrits. À cette époque, l’amitié ne relève pas encore exclusivement de la sphère de l’intime. Elle est au cœur de la réflexion politique. Les tensions de la société de l’époque moderne transparaissent à travers ces multiples histoires masculines.

    Plusieurs exemples sont extraits d'écrits ou de témoignages collectés dans l'histoire de la Lorraine.

     

    ‡ L'Amitié en France aux XVIe et XVIIe siècles. Histoire d'un sentiment, Aurélie Prévost, Presses universitaires de Louvain, 2017, 320 p. (24 €). A commander sur http://pul.uclouvain.be

  • Sissi

    En 1898, Sissi était assassinée à Genève par un anarchiste italien. Depuis, l'impératrice d'Autriche et reine de Hongrie est devenue un mythe. Souveraine à la beauté légendaire, fantasque et solitaire, elle a inspiré peintres, poètes, psychanalystes, cinéastes.

    Voici la Sissi historique, cette princesse bavaroise qui, en 1854, épouse l'empereur François-Joseph, descendant de notre dernier duc héréditaire de Lorraine, François III, fondateur de la dynastie des Habsbourg-Lorraine. A Vienne, on la critique ; à Budapest, sous le prénom d'Erzsébet, on la vénère, car elle défend le nationalisme magyar contre l'emprise autrichienne. Voyageuse acharnée, Sissi se réfugie aux frontières du non-conformisme, plus lucide que bien des diplomates sur les déchirements balkaniques.

    Pendant cinq ans, l'enquête de Jean des Cars l'a conduit dans l'ancien empire des Habsbourg à la rencontre des descendants de Sissi, et à la recherche des archives et de souvenirs inédits.

     

    ‡ Sissi, Jean des Cars, éditions Perrin, coll. Tempus, 2017, 512 p. (11 €).

  • Poincaré

    Qui était vraiment Raymond Poincaré que l'on a injustement stigmatisé comme « l'homme qui rit dans les cimetières » ?

    En réalité, le grand patriote a sauvé la France à plusieurs reprises, notamment en ayant eu le courage politique d'appeler Clemenceau au pouvoir, en 1917, malgré leur rivalité personnelle. « Poincaré la Confiance » restera le dernier homme d'Etat de la République parlementaire. C'est lui, avec le « franc Poincaré », qui a assuré à la France des années de stabilité monétaire et d'équilibre budgétaire. C'est lui, Lorrain travailleur et visionnaire, qui a créé – ce que l'on oublie souvent – les « Assurances sociales », ancêtre de la Sécurité sociale. C'est encore lui le champion de l'« Union sacrée », durant la Grande Guerre, puis de l'« Union nationale », à la fin des années 1920, grâce à laquelle la IIIe République connaîtra ses derniers temps de stabilité avant la crise économique et politique des années 1930. C'est enfin un modèle pour tous les hommes politiques qui rêvent de reconquérir le pouvoir après l'avoir quitté : plusieurs fois ministre, président du Conseil puis président de la République durant la Grande Guerre, « Poincaré le recours » sera rappelé par deux fois à la tête du gouvernement.

    Il était temps de rendre enfin justice à ce grand homme d'Etat – témoin d'une époque où les politiciens rivalisaient de culture et pas seulement de vils intérêts – par cette biographie passionnante qui, derrière la mise à jour de l'homme, raconte l'âge d'or de la IIIe République.

     

    ‡ Poincaré, Georges Valance, éditions Perrin, 2017, 450 p., ill. (24,90 €).

  • Les pirogues gallo-romaines de la Moselle

  • Rencontres académiques

  • Vers la sauvegarde de l'abbaye meusienne de l'Etanche

    L’abbaye de l’Étanche a été, à de nombreuses reprises, détruite et reconstruite. Elle est en passe d’être une nouvelle fois sauvée grâce à la volonté de plusieurs associations.

    Le 5 novembre 1984, la chapelle et le bâtiment conventionnel de l’ancienne abbaye de l’Étanche, à Lamorville, petit village du centre Meuse, sont inscrits au titre des monuments historiques. Elle devient ensuite la propriété de la SCI du domaine de l’Étanche. Inhabité depuis 1990, c’est l’établissement public foncier de Lorraine, qui intervient généralement pour la reconversion des friches industrielles, qui en devient le propriétaire en 2015 ainsi que 67 hectares de terre qui abritent une faune et une flore exceptionnelles.

    C’est finalement le Conservatoire des espaces naturels de Lorraine (CEN) qui aujourd’hui en a la gestion. Le CEN Lorraine s’est donné pour mission : la connaissance de la nature en Lorraine, la protection des espaces naturels et des espèces, la gestion des sites protégés la valorisation des espaces naturels lorrains. Il protège un peu plus de 319 sites naturels (soit 6 244 hectares) avec un bilan positif après plus de 30 ans d’existence.

    « Ce qui est intéressant pour nous, c’est la diversité que l’on rencontre dans ce fond de vallon. Ruisseau à l’eau pure, milieux humide et sec, prairie, qui abrite des plantes et une faune rare. Nous trouvons par exemple un papillon, le damier sucisse, l’aluette lulu, une espèce de crapaud le pélodyte ponctué qui est rare en Meuse et bien d’autres. À terme une exploitation agricole bio, avec des vaches allaitantes salers devrait s’installer. En ce qui concerne l’abbaye, elle a été grandement dégradée. La zinguerie d’écoulement d’eau a été volée et les bâtiments occupés pour des rave-partys ont subi de graves dommages. Une partie des bâtiments agricoles a été détruite. Il est urgent de faire des travaux de protection et de mise hors d’eau », précise Cyrille Didier, chargé de mission au CEN qui, à terme, laissera le soin à l’association Les Amis de l’abbaye Notre-Dame de l’Étanche le soin de restaurer le bâtiment.

    Le classement au titre des monuments historiques demandé via une pétition est en cours. L’association des Amis de l’abbaye de Notre-Dame de l’Étanche, créée en août 2016, a parallèlement organisé des chantiers de débroussaillage, notamment la première quinzaine de décembre 2016, afin de dégager l’accès à une nacelle pour bâcher le toit afin d’éviter les infiltrations d’eau.

    « Il faut également sécuriser le site pour éviter les intrusions, déposer des éléments de maçonnerie menaçant de tomber et mettre sous étais des voûtes de la chapelle. Un architecte a été missionné et les premiers travaux de sauvegarde devraient débuter en début d’année prochaine », précise Cyrille Didier.

    La tâche est immense et les fonds, ainsi que le temps pour remettre le bâtiment aux normes afin d’accueillir du public, ne sont pas encore connus. Mais si rien n’est fait, le monument finira par s’effondrer.

    [d'après ER]

  • Les charmes du Val-d'Ajol

    Le Val-d'Ajol, commune au vaste territoire des Vosges méridionales, est un incroyable écran de verdure qui  recèle maints trésors. L'auteur, tombé amoureux de ce bourg grâce à son épouse, nous les fait découvrir avec humour.

    Qui soupçonnerait que Napoléon III tomba sous le charme du Val-d'Ajol ? Que c'est aussi le pays de l'épinette et la capitale de l'andouille et du gandoyau qu'on célèbre chaque fin d'hiver avant Carême...

    Avec enthousiasme, Laurent Bayart s'est mis dans les pas de l'ancien et regretté maître d'école Jacques Gérard, l'historien du pays, et débusque ce havre de paix à deux pas de la cité thermale de Plombières-les-Bains, proche également de la Cité des Images d'Epinal et du renommé Théâtre du Peuple de Bussang. Le lecteur succombera à ses lieux de légendes et d'histoire, à ses itinéraires bucoliques, à ses belles figures de Vosgiens, vrais et hauts en couleur, aux joies du terroir et à cette vie sereine qui s'écoule au fil de la Combeauté...

    En offrant ses coups de cœur pour ce pays des Vosges méridionales, l'auteur sculpte un instant d'éternité. Alors, n'hésitez pas à tomber amoureux du Val-d'Ajol en venant le découvrir avec ce petit bouquin en poche comme guide !

     

    ‡ Les charmes du Val-d'Ajol, Laurent Bayart, Andersen éditions, 2017, 75 p., ill. (8 €).

  • Laneuvelotte (54) : Jean Huyn, le messager de René II et la bataille de Nancy

  • Quelques anniversaires lorrains en 2017

  • Epinal (88) : les éléments de l'ancienne chapelle des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem seront conservés

    Avec le projet de piétonisation des places de l’Âtre et Edmond-Henri, la Ville veut créer un parking en ouvrage au bas de la rue Saint-Michel. Le diagnostic archéologique a révélé la présence d’une chapelle du Moyen-Âge.

    Les immeubles du bas de la rue Saint-Michel sont voués à la destruction pour y construire un parking en ouvrage. Les investigations archéologiques menées par l'Institut de recherches archéologiques préventives ont révélé la présence de vestiges de l’ancienne chapelle des frères hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

    De cette chapelle, il ne reste que le chœur aujourd’hui. Il se trouve au niveau du n° 11 de la rue, derrière l’ancienne boulangerie du rez-de-chaussée jusqu’au toit. La chapelle date du Moyen Age, entre le XIIe et le XIIIe siècle. Les archéologues n’ont pas encore déterminé la date exacte mais ils ont tout de même pu observer trois phases de construction : au Moyen Âge, au XVIIIe et XIXe.

    « Sur le plan d’Epinal de Nicolas Bellot datant de 1626, on distingue bien la chapelle », précise Jacques Grasser, adjoint chargé du patrimoine historique, sur les lieux des recherches. À l’époque, la chapelle allait jusqu’à la moitié du parking actuel.

    La mission de diagnostic s’est effectuée en deux temps à savoir le sous-sol d’une part et le bâtiment d’autre part. C’est dans le bâti que les découvertes ont été les plus remarquables. Les dix jours de fouilles ont permis aux archéologues de mettre au jour des vestiges on ne peut plus classiques pour une chapelle à savoir des fenêtres, un lavabo, un placard ou encore un oculus. Pas de surprise donc.

    Mais c’est seulement une petite partie de la chapelle qui est encore debout aujourd’hui, la plus grande partie a déjà été détruite lors des démolitions précédentes en 1985 et 1995. « Si elle avait été bien conservée on aurait pu inclure la chapelle dans le parking, imagine Michel Heinrich, mais vu son état ça me paraît compliqué ». En revanche, certains éléments comme le lavabo, les fenêtres, l’oculus pourraient être conservés. « On travaille avec la société d’émulation des Vosges à ce sujet », continue le maire.

    Epinal est une ville historique dotée d’un patrimoine régulièrement fouillé. D’une manière générale, « le patrimoine lorrain est assez bien conservé », note Ivan Ferrarosso, archéologue à l’INRAP.

    Les travaux de démolition des immeubles situés en bas de la rue Saint-Michel (du n° 11 au n° 17) devraient commencer à la fin du mois de mars. Le parking en ouvrage devrait être, quant à lui, opérationnel à la fin de l’année.

    (D'après Vosges Matin)

  • Pour que la mort ne crie pas victoire

    Une présentation de l'ouvrage par Jean-Marie Cuny, animateur de La Nouvelle revue lorraine et collaborateur de Livr'Arbitres, la revue littéraire du pays réel.

    L’auteur n’est pas connu, l’éditeur nous est inconnu, mais ce roman récemment publié mérite d’être reconnu et apprécié pour sa qualité d’écriture et l’originalité du récit.

    Alexis Ruset est agrégé de lettres, haut fonctionnaire puis cadre dirigeant. Né à Nancy, il est d’origine Vosgienne. Pour ce roman, l’auteur s’est beaucoup inspiré de la vie rurale dans laquelle il a baigné durant son enfance en observant les réminiscences de la vie rurale vécue par les anciens et les récits des veillées d’autrefois. Son ouvrage m’a évoqué les romans d’Erckmann et Chatrian. Le récit est original. Il se situe dans un endroit reculé de la France profonde au début du XXe siècle, à l’entrée de la Grande Guerre.

    Dieu et Satan, c’est-à-dire le bien et le mal, se côtoient et s’affrontent, comme s’oppose, dans ce coin retiré, le médecin et le rebouteux, le vétérinaire et le guérisseur, l’instituteur et le curé, l’homme fort et le cagneux… Puis, drainant la mort, la guerre arrive au cœur de ce village frontière des Hautes-Vosges. Une haine sourde livre à l’ennemi l’étrange petit homme venu de l’autre versant de la montagne, c’est-à-dire de l’Alsace alors annexée, donc Allemande. Laid et difforme, cet étranger au village n’était pas accepté. Seul le forgeron, haute figure au caractère bien marqué, dominant par sa force et son caractère, l’assemblée des médiocres, protégeait le curieux petit bonhomme. Dans le récit, quelques belles figures de femmes aimantes et effacées émergent pourtant de ce monde rude et sans pitié. La guerre marquera la fin d’une époque, héritière des siècles d’habitudes. Des blessures dans la chair et des douleurs morales profondes, naîtra pourtant une vie nouvelle. La mort n’aura pas le dernier mot et la vie renaîtra purifiée par un nouvel amour.

    Bref, malgré la rudesse de certaines situations, cet ouvrage présente des pages riches de sentiments profonds, admirablement décrits. Les chapitres nous offrent des rebondissements inattendus. La haine envers un personnage qui n’est pas comme tout le monde est compensée par l’affection pudique de quelques autres.

    Mort où est ta victoire, car une fois de plus, malgré tout, la vie est renaissante.

    Jean-Marie Cuny

     

    ‡ Pour que la mort ne crie pas victoire, Alexis Ruset, éditions Zinedi, 2017, 216 p. (19 €).