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  • Les pirogues gallo-romaines de la Moselle

  • Toul (54) : bénédiction de l'orgue restauré de la cathédrale Saint-Etienne

    Baignée de lumière, la cathédrale Saint-Etienne a vécu dimanche 12 juin des moments de haute tenue spirituelle et artistique. En l’honneur de ses grandes orgues en majesté retrouvée.

    Au matin, une foule dense s’est rassemblée pour la messe de bénédiction. Tradition respectée avec une ferveur mêlée de curiosité. L'archevêque de Strasbourg, Mgr Grallet, l'évêque de Nancy et de Toul, Mgr Papin, l'évêque émérite de Belfort-Montbéliard, Mgr Schockert, et le curé de la paroisse ont concélébré la sainte messe à la fois solennelle et sobre. Les choristes étaient venus de toute la région.

    Patiemment, le grand orgue de Curt Schwenkedel (1963), restauré par le facteur d'orgues Yves Koenig attendit que résonne la prière « Eveille-toi, orgue, instrument sacré… » pour faire entendre le fruit de ses entrailles d’étain et de cuivre. A la tribune, l’émotion était aussi palpable. Pour Pascal Vigneron, l’organiste et technicien conseil de la Ville de Toul, c’était enfin le grand jour.

    Dans son homélie, Mgr Papin a rappelé que le concile Vatican II avait reconnu « la place toute spéciale de l’orgue pour élever les âmes vers Dieu », un instrument à part qui, avec ses milliers de tuyaux, « exprime la diversité de l'Eglise ».

  • Sur les pas de saint Florent et de saint Léon IX

    Les pèlerins devant le portail de la collégiale Saint-Florent de Niederhaslach [cl. ©H&PB].

    Les fidèles de la chapellenie Bhx Charles de Lorraine-Habsbourg de Nancy ont effectué un pèlerinage aux confins de la Lorraine et de l'Alsace, dans les pas de saint Florent, évêque de Strasbourg (678 à 693), et de saint Léon IX, évêque de Toul puis souverain pontife (1002-1054).

    Sous la conduite de leur pasteur, les pèlerins ont tout d'abord découvert la collégiale Saint-Florent de Niederhaslach (Bas-Rhin) où sont conservées les reliques du saint évêque de Strasbourg. La messe votive de saint Florent y a été célébrée avant que tous ne se retrouvent autour d'un apéritif et le partage du repas tiré du sac.

    A l'issue, direction Dabo (Moselle), sur les terre de Bruno de Dagsbourg-Eguisheim, bien connu en Lorraine comme évêque de Toul puis, dans l'Eglise universelle, comme pape sous le nom de Léon IX.

  • Nancy : pèlerinage du Saint Clou de Toul le 19 mars 2016

    Vitrail représentant saint Gérard portant la relique du Saint Clou, cathédrale de Toul.

    Pèlerinage du Saint Clou de Toul avec les fidèles de la chapelle du Sacré-Coeur de Nancy samedi 19 mars 2016.

    Programme de la journée :

    - 7h45 : messe à la chapelle du Sacré-Coeur, rue Oudinot à Nancy
    - 8h45 : petit déjeuner
    - 9h30 : départ en bus de la chapelle
    - 10h00 : départ du pèlerinage vers Toul
    - 16h00 : rassemblement à Gondreville
    - 17h00 : arrivée à Toul
    - 17h30 : vénération de la relique du Saint Clou en la cathédrale Saint-Etienne de Toul
    - 19h15 : retour en bus vers Nancy

     

    >> Participation : 8 € (petit déjeuner + bus)
    >> Inscription obligatoire au 06 23 46 75 83 ou pelerinage.toul@gmx.fr

  • Toul la petite évêchoise : une ville de Lorraine à la fin de l'Ancien Régime

    Fruit d'un long et patient travail dans les archives, cet ouvrage permet au lecteur d'approcher la vie quotidienne des toulois et du pays toulois avant les grands bouleversements apportés par la Révolution dont le plus important fut la disparition de l'évêché, des congrégations religieuses, des abbayes et les transferts massifs des propriétés de l'Eglise vers la bourgeoisie et la paysannerie aisée.

    Entré sous la protection du royaume de France depuis 1552, Toul est l'un des Trois Evêchés avec Verdun et Metz. Si sa fonction administrative est limitée, sa fonction militaire est bien réelle. Une garnison royale apporte un peu d'animation et ses officiers qui viennent d'ailleurs, à défaut de combattre car aucun ennemi ne menace la ville, s'ennuient un peu et se laissent parfois aller à ces Liaisons dangereuses que raconte l'un d'eux, Choderlos de Laclos.

    Ville d'Eglise, Toul est alors depuis un millénaire une cité épiscopale dans laquelle l'évêque doit compter avec les chanoines d'un chapitre richement pourvu et laisser une totale liberté aux grandes abbayes propriétaires d'une parties des vignes, des terres et des forêts des environs. La fondation récente du diocèse de Nancy ampute celui de Toul d'une partie de son territoire, ce que beaucoup d'habitants perçoivent comme un signe de déclassement de l'antique cité des Leuques.

     

    ‡ Toul la petite évêchoise. Une ville de Lorraine à la fin de l'Ancien Régime, Jean-Paul Aubé, éditions des Paraiges, 2015, 177 p., ill. (15 €).

  • Jubilé de la Miséricorde

    Sa Sainteté le pape François souhaite que ce Jubilé de la Miséricorde se déroule à Rome autant que dans les Églises locales.

    Pour la première fois, dans l’histoire des Jubilés, il y a possibilité d’ouvrir une Porte sainte, la Porte de la miséricorde, dans chacun des diocèses, dans la cathédrale ou dans une église de signification particulière, ou un sanctuaire important pour les pèlerins :

    > Pour le diocèse de Nancy & de Toul, l'église Saint-Sébastien à Nancy est retenue comme église jubilaire.

    > Pour le diocèse de Saint-Dié, la basilique Sainte-Jeanne d'Arc à Domremy est retenue comme église jubilaire.

    Tout au long de l'année, et chaque jour, le pèlerin sera accueilli dans cette église et invité à :

    • devenir plus solidaires de ceux qui ont besoin de réconfort
    • et/ou rencontrer un prêtre et recevoir le sacrement du pardon
  • Toul (54) : deux remarquables statues de la Renaissance acquises grâce à la Fondation du Patrimoine

    Rarement un projet patrimonial de belle qualité aura connu un aboutissement aussi prompt.

    Une souscription publique lancée le 31 janvier 2015 par la Fondation du patrimoine de Lorraine et la Ville de Toul en faveur de l’acquisition de deux statues polychromes du XVe siècle – sainte Marie-Madeleine et sainte Catherine d’Alexandrie – a produit plus de 10.000 € en trois mois, ce qui a permis à la municipalité de signer aussitôt l’acte d’acquisition et de les faire déposer au Musée de Toul.

    « D’une facture exceptionnelle, ces deux statues, toutes pénétrées d’une antique et primitive sagesse, gagnent à être visitées tant leur esthétisme est d’une fraîcheur surprenante. Leur éloquence souligne leur image, renforce leur présence et magnifie leur vocation spirituelle. Cette acquisition donne raison à ceux qui pensent que la passion de conserver est aussi forte que celle d’obtenir » a déclaré Michel Vicq, Délégué de Meurthe-et-Moselle pour la Fondation du Patrimoine.

    Récemment, devant les donateurs et les Amis du Musée de Toul, le délégué de la Fondation du Patrimoine a remercié le maire, Alde Harmand, qui "avec l’autorité du goût a eu la volonté de réchauffer le destin" de ces deux statues. Ses remerciements sont allés également au Conseil régional de Lorraine et aux nombreuses personnes dont la générosité a été appréciée et déterminante quant à la réalisation du projet.

    « Sauver c’est transmettre, c'est-à-dire enrichir la communauté des vivants » a conclu Michel Vicq.

  • La Nouvelle revue lorraine n° 32 : hommage à l'historien de Vaucouleurs et de Jeanne d'Arc, Henri Bataille

    Les hauts-lieux de la Lorraine. Ils sont nombreux, mais Jean-Marie Cuny, dans son éditorial, en évoque quelques-uns parmi les plus symboliques de notre pays et de son histoire : la butte Sainte-Geneviève proche de Nancy, Notre-Dame de Beauregard proche de Domremy, La Mothe dans le Bassigny lorrain. Autant de lieux qui ne sont pas forcément évoqués avec grand renfort de publicité dans les brochures pour touristes, mais qui constituent la mémoire de notre Lorraine et des Lorrains qui se sont succédés sur cette vieille terre.

    Comme à son habitude, le sommaire de cette dernière livraison est truffé d'excellents articles sur notre histoire, son patrimoine et les lorrains célèbres - ou restés dans l'anonymat... Jugez-en :

    - Henri Bataille (1908-2008), historien et archéologue

    - la bibliothèque Stanislas de Nancy

    - un laboratoire pharmaceutique nancéien : Auguste Fandre et ses catguts

    - la Gloriette de Rezonville

    - il y a 40 ans à Nancy : la destruction programmée de la ville

    - Jamerey-Duval dans le Barrois en 1709

    - une incroyable chasse au loup

    - Louis Bertrand (1866-1941), un grand écrivain lorrain oublié

    - 70e anniversaire du 8 mai 1945 : un beau jour !

    - la maison dont j'étais le prince

    - sous le Second Empire : un discours de fin d'année à Phalsbourg

    - Lorraine, au Canada

    - l'église Saint-Pierre de Mey

    - les "cailloutages" de Gerardmer

    - les tisserands fermiers

    - deux statues touloises de la Renaissance lorraine

    ... et les rubriques habituelles : les infos lorraines, les livres et les infos du Jean-Marie.

     

    La Nouvelle revue lorraine est disponible dans toutes les bonnes librairies... en Lorraine, et sur abonnement en envoyant vos coordonnées postales et votre règlement par chèque (38 € pour 6 numéros, à l'ordre de "SEP Helenus - La Nouvelle revue lorraine") à : LA NOUVELLE REVUE LORRAINE, LE TREMBLOIS, 54280 LANEUVELOTTE.

  • "Liberum donum" : la revue de l'association de sauvegarde de la chapelle de Libdeau

    Nous avons le plaisir de saluer la publication du premier numéro de Liberum donum, la revue éditée par le Comité pour l'étude et la restauration de la chapelle templière de Libdeau, dont les membres se consacrent au sauvetage d'un édifice gothique emblématique porteur de la mémoire de la spiritualité de l'Occident.

    Cette revue, qui a vocation a paraître annuellement, propose un regard sur les activités de l'association et surtout sur l'histoire de ce site patrimonial qui a failli disparaître à tout jamais. Elle nous fera également découvrir des documents d'archives inédits sur l'histoire de cette chapelle templière du XIIIe siècle.

    Ces belles pages illustrées nous invitent à nous imprégner du lieu, du travail déjà accompli et des projets à venir. Et pourquoi pas partager l'enthousiasme des adhérents en rejoignant cette structure ?

    Au sommaire de ce n° 1 :

    - présentation du CERCTL, par Bertrand Siffert

    - "Sauver c'est célébrer" par Michel Vicq

    - la visite de la chapelle, par Alain Villes

    - les travaux de sauvegarde

    - les fermiers de la commanderie de Libdeau dans la société de leur époque, par Yolande Guerber

    - l'origine du nom de Libdeau, par le chanoine André Vaillant (†)

    - la vie de l'association

     

    Liberum donum, revue annuelle du CERCTL, n° 1, 2015, 36 p., ill. (8 €). Disponible auprès du CERCTL, 22 rue de Liverdun, 54380 Saizerais.

     

  • Les monnaies lorraines du musée de Charleville-Mézières (Xe-XVIIIe siècle)

    monnaies.jpgLa numismatique est une science auxiliaire de l'histoire malheureusement souvent méconnue ou ignorée dans les milieux de la science historique et du grand public. Pourtant, celle-ci se révèle très utile dans l'analyse historique : elle permet de suivre les évolutions artistiques, économiques, linguistiques et surtout les évolutions politiques et religieuses. "Battre monnaie, cela peut être à la fois améliorer ses ressources budgétaires, affirmer son autorité et son message politique, transmettre sa foi et sa culture" écrivait Jean Belaubre dans son ouvrage Les monnaies de France. Histoire d'un peuple.

    Malgré l'intérêt évident de l'étude des monnaies, publier une collection numismatique est toujours un événement car rares sont les institutions publiques ou privées qui osent ouvrir leurs portes aux numismates.

    Les musées municipaux de Charleville-Mézières font partie de ces rares institutions qui souhaitent valoriser leurs collections de monnaies. Ils possèdent l'une des plus importantes collections numismatiques des musées de province, riche d'environ 29 000 exemplaires allant du Ve siècle avant notre ère au début du XXe siècle. L'étude des monnaies de Lorraine (duché de Lorraine, comté puis duché de Bar, évêché de Metz et de Toul, cité de Metz, seigneurie de Neufchâteau et de Phalsbourg-Lixheim) est apparue comme une évidence.

    Composée de 186 monnaies et d'un jeton, cet ensemble lorrain présente un état de conservation remarquable, parfois exceptionnel, et comporte quelques pièces non connues des ouvrages de référence. Cette collection "lorraine" comprend des monnaies d'argent, de billon et de bronze qui méritaient bien une publication soulignant leur beauté et leur diversité.

     

    ‡ Les monnaies lorraines du musée de Charleville-Mézières (Xe-XVIIIe siècle), Etienne Dostert, PUN-Editions universitaires de Lorraine, 2014, 91 p., ill. (15 €).

  • Pèlerinage du Saint Clou de Toul le 28 mars 2015

    toul.jpgLa chapelle du Sacré-Coeur de Nancy organise samedi 28 mars 2015 le pèlerinage du Saint Clou à Toul selon le programme suivant :

    - messe à la chapelle du Sacré-Coeur à 7h45 suivi du petit déjeuner

    - départ en bus à 9h35

    - marche de 10h00 à 17h00 (arrivée à Toul)

    - vénération de la relique du Saint Clou puis retour en bus à Nancy

     

    ‡ Plus d'info au 06.35.32.33.47.

     

  • Souscription pour l'acquisition de deux statues de la Renaissance lorraine

    La Ville de Toul lance une souscription auprès de la Fondation du Patrimoine afin d'acquérir deux statues polychromes du XVIe siècle représentant sainte Marie-Madeleine et sainte Catherine d'Alexandrie.

    statue2.jpgCes deux statues seront destinées à enrichir les collections du Musée d'Art et d'Histoire de Toul.

    La taille des statues (1,39 m et 1,36 m), mais aussi leur polychromie, pieusement conservée depuis l’origine, ainsi que leur excellent état de conservation, nous permettent aujourd’hui d’admirer un art de la Renaissance flamboyant, vibrant de couleurs et d’une vie palpable.

    La qualité d’exécution de ces sculptures en pierre de taille, s’apprécie dans l’élégance des deux saintes, représentées debout, dans une attitude sereine. Les costumes sont gracieux, admirablement ornés de détails délicats. Les visages charmants expriment à travers des traits fins, toute la noblesse des personnages mais aussi leur bienveillance. Ils semblent animés par un souffle de vie.

    statue1.jpgEnfin, les attributs des deux saintes femmes sont clairement représentés, la roue du supplice et le livre en main pour Catherine d'Alexandrie, le pot à onguent pour Marie-Madeleine. A leurs pieds sont figurés des donateurs agenouillés, mains jointes, dans une attitude et une dimension empreintes de modestie. Ces personnages à eux seuls méritent une étude poussée qui pourrait conduire à la connaissance précise de leur commanditaire, sans doute évêque ou chanoine de Toul.

    Ces deux statues, chefs d’oeuvres inédits de l’époque Renaissance, sont de surcroît des exemples rares de la statuaire Lorraine du XVIe siècle, à rapprocher par leur qualité d’exécution, des statues connues de Champagne ou de Flandres, telles qu’on peut en voir au Musée du Louvre. Les conserver en Lorraine, dans la ville pour laquelle elles ont été commandées, est une opportunité unique, fruit d’une histoire déjà riche de mécénat, de sauvegarde et de découverte.

     

    ‡ Plus d'info et don défiscalisé sur le site de la Fondation du Patrimoine Lorraine ici https://www.fondation-patrimoine.org/fr/lorraine-15/tous-les-projets-722/detail-acquisition-de-deux-statues-renaissance-a-toul-31611

  • Pour sauver la chapelle templière de Libdeau

    libdeau.jpg

    [ER]

  • Les Sœurs de la Doctrine chrétienne déménagent

    Vente aux enchères le 5 novembre dans les murs de la congrégation de la Doctrine chrétienne, rue Saint-Dizier à Nancy.

    une-huile-sur-toile-representant-sainte-anne-et-marie-d-apres-rubens-est-estimee-entre-1-000-et-3-000-photos-pierre-mathis.jpgC’est une page de l’histoire de Nancy qui se tourne. Les Sœurs de la Doctrine chrétienne déménagent et vendent une partie du mobilier de la congrégation. Non sans un pincement au cœur, car si la Congrégation des Sœurs de la Doctrine chrétienne a été fondée en 1717 à Toul, c’est en 1804 que les religieuses sont venues s’installer à Nancy, dans l’ancien couvent des Capucins. Leur mission première était l’éducation des filles pauvres. Leur fonction d’enseignement, elles l’ont assurée, sans discontinuer, jusqu’il y a deux ans. Malheureusement, si l’on comptait jusqu’à 3000 sœurs en Europe et en Algérie à la fin du XIXe siècle, elles ne sont plus que 430 aujourd’hui, et le centre de gravité s’est déplacé, puisque les communautés les plus nombreuses se trouvent désormais en Asie. À Nancy, elles sont environ 70, si l’on comptabilise celles qui dépendent de l’Institution Saint-Joseph. Dans les milliers de m² de l'ex-couvent des Capucins, elles n’étaient plus que cinq : sœurs Véronique, Viviane, Marie-Ghislaine, Malsook et Fabiola.

    lorraine,nancy,congrégation,doctrine chrétienne,soeurs,vatelottes,toulLes charges de chauffage et d’entretien devenaient disproportionnées. C’est donc, à regret, qu’elles ont été contraintes de vendre à la société Acapace, qui va réhabiliter les bâtiments pour en faire un foyer-résidence pour seniors de 100 logements. Les 5 sœurs ont, provisoirement, emménagé dans des appartements au-dessus de la pharmacie Saint-Nicolas, 147 bis rue Saint-Dizier, en attendant la fin des travaux de rénovation de leur nouveau lieu de vie, 40 bis rue Charles-III. Elles ont fait appel à Me Antoine Audhuy, commissaire-priseur de l’Hôtel Blandan, pour procéder à la vente aux enchères du mobilier du couvent. La vente aura lieu, sur place, le mercredi 5 novembre, à partir de 11h00. La visite s’effectuera une heure avant. Des professionnels pourraient être intéressés par le mobilier de la cuisine en inox datant de 2002. Quant aux particuliers, ils pourront acquérir des chaises, secrétaires, armoires lorraines des XVIIIe et XIXe siècles, et même un confessional qui a été estimé entre 400 et 600 €. Deux importants buffets à aubes, dont l’un contient un coffre-fort, pourraient trouver preneur autour de 100 €. Les armoires lorraines se négocieront entre 150 et 300 €. Deux œuvres d’art devraient intéresser les amateurs : un Christ en ivoire du XVIIIe dans un encadrement en bois doré (500 à 800 €) et une huile sur toile, dans son cadre d’origine, représentant sainte Anne et Marie d’après Rubens, que le commissaire-priseur a estimée entre 1 000 et 3 000 €.

    Mais le souvenir n’a pas de prix et il est certain que de nombreux Nancéiens auront à cœur d’acquérir un meuble de la congrégation, en tant que part du patrimoine de la cité et les générations de jeunes filles qui se sont succédé sur les bancs de l’institution voudront sûrement emporter une chaise ou un bureau. Sont à vendre également des objets en faïence et de la verrerie.

    [d'après ER]

  • Jean Quenette, un lorrain dans le XXe siècle

    quenette.jpgDes études consacrées à la période de l'Occupation ont démontré que la Résistance ne fut pas le seul fait d'un seul et même élan patriotique répondant à l'appel du général de Gaulle.

    Alors que certains ministres du gouvernement du maréchal Pétain avaient officiellement pactisé avec l'Allemagne hitlérienne et l'Italie fasciste, un bon nombre de Français, fidèles au maréchal, ont choisi de se battre sur place contre l'occupant, y compris au sein même de l'appareil de l'Etat. Le Lorrain Jean Quenette, l'une des principales personnalités de la droite nationale d'avant-guerre, avocat, conseiller général de Meurthe-et-Moselle, député, et de 1940 à 1943, préfet régional de l'Aisne puis de Bretagne et de Bourgogne, fut un de ces "vichysto-résitants". C'est en fournissant à Londres d'importants renseignements sur les mouvements de l'armée allemande et ses bases sous-marines, en vue du débarquement allié, qu'il participa le plus activement à la Résistance.

    Devenu suspect pour ses initiatives personnelles et révoqué par le gouvernement de Laval fin 1943, il fut contraint de passer dans la clandestinité pour échapper à la Gestapo.

    En 1945, refusant pour des raisons de principe de solliciter la levée de son inéligibilité pour avoir voté les pleins pouvoir à Philippe Pétain le 10 juillet 1940, Jean Quenette abandonna la politique. Il devint alors l'un des artisans de la renaissance économique de la France durant les Trente Glorieuses.

    Catholique humaniste, il milita en faveur de l'abolition de la peine de mort.

    Inspiré par la plus légitime admiration d'une fille pour son père, mais fondé sur une scrupuleuse documentation - principalement sur les archives personnelles inédites de Jean Quenette -, ce livre brosse le portrait d'un combattant de conviction dont la vie entière fut vouée au culte de l'honneur de la patrie, de la justice et du droit.

    Au-delà d'une simple monographie politique, faisant fi des clichés et des idées reçues - notamment sur le régime de Vichy -, l'auteur, Anne-Marie Quenette, sans se faire l'avocate de son père, propose une contribution utile à l'élargissement des choix faits par les Français lors des années sombres de leur histoire. Et ce choix fut celui d'une large majorité, fidèle au maréchal Pétain - ni gaulliste, ni communiste - tout en étant farouchement opposée à l'envahisseur nazi.

     

    ‡ Jean Quenette. Un lorrain dans le XXe siècle, Anne-Marie Quenette, éditions du Quotidien, 2014, 415 p., ill. (30 €).

  • Des reliques de saint Nicolas pour Saint-Nicolas-des-Lorrains à Rome

    Vendredi 1er novembre 2013, l’Eglise célèbre la fête de Tous les Saints au calendrier liturgique. En la cathédrale de Nancy, saint Nicolas était également convoqué lors de la sainte messe : Mgr Papin a en effet bénit un reliquaire contenant des parcelles d’ossements appartenant au corps saint du patron de la Lorraine. Ces reliques seront vénérées en l’église Saint-Nicolas-des-Lorrains de Rome, l’église de la nation lorraine dans la Ville Eternelle.

    Ncy_reliquaire st-nicolas_01.11.13 002.jpgC’est au début du XXe siècle que l’évêque de Metz offrit au couvent de la Visitation de Nancy une relique du saint évêque de Myre. Remise au diocèse de Nancy & de Toul après le départ des religieuses, cette relique de saint Nicolas a trouvé un nouvel écrin pour sa vénération : un reliquaire en acier damassé réalisé par Jean-Louis Hurlin, forgeron d‘art mosellan. La relique a été redécouverte à l’évêché nancéien par un historien de l'art, Etienne Martin, qui a pu déterminer son authenticité. La bibliothèque des reliques du diocèse conserve la trace d'une précédente authentification du XVIIIe siècle effectuée par le prélat toulois de l'époque.

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    Ce reliquaire, remarquable par sa sobriété et la noblesse de ses matériaux, a été conduit processionnellement à l’issue de la messe de la Toussaint, avec un accompagnement à l’orgue sur une improvisation du célèbre cantique populaire « Saint Nicolas ton crédit d’âge en âge a fait pleuvoir des bienfaits souverains… ». Le reliquaire qui contient un ossement authentifié comme provenant de saint Nicolas a été bénit par Mgr Jean-Louis Papin, évêque de Nancy & de Toul et primat de Lorraine, entouré de plusieurs chanoines et de l’abbé Lescanne, curé de la cathédrale. On notait la présence du ferronnier d’art ainsi que Denis Schaming, chancelier de l’association des Amis de Saint-Nicolas-des-Lorrains, et de nombreux Lorrains amis de saint Nicolas, bien sûr !

    lorraine,église catholique,jean louis papin,évêque,nancy,toul,primat de lorraine,saint nicolas,relique,saint nicolas des lorrains,romeLa prière de bénédiction prononcée par Monseigneur l'évêque : " Bénis sois-tu Seigneur, Toi le seul Saint, qui nous donnes dans les traits des saints des témoins de ta gloire et des modèles à imiter. Bénis ce reliquaire et cette relique, bénis ceux qui viendront vénérer saint Nicolas et donne-leur de vivre ici-bas de manière à avoir un jour part à l’héritage des saints dans la lumière éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen"

    Cet objet sacré a nécessité un mois et demi de travail. Il a été commandé par l’association des Amis de Saint-Nicolas-des-Lorrains, l’église lorraine de Rome. Le reliquaire y sera déposé le 6 décembre prochain. Le code de droit canon prévoit qu’en cas de cession d’une relique un « acte de transfert » doit être signé ; il a donc été rédigé et validé entre les Pieux établissements de la France à Rome et à Lorette et le diocèse de Nancy & de Toul. En retour, un acte d’acceptation a été établi.

    lorraine,église catholique,jean louis papin,évêque,nancy,toul,primat de lorraine,saint nicolas,relique,saint nicolas des lorrains,romeRappelons que le culte des reliques remonte aux premiers temps du christianisme. Reconnue par l’Église comme un acte de piété et de foi, cette pratique populaire perdure de nos jours. « Les fidèles ont besoin de ce mode de vénération simple, au-delà de toute idolâtrie », explique le Père Bruno Gonçalves, de l'Oratoire Saint-Philippe Néri de Nancy et professeur de droit canonique à l'Institut catholique de Paris. « La sainteté n’est pas quelque chose de nébuleux, elle s’incarne dans la vie d’un homme. Ainsi, une relique témoigne de l’historicité d’une personne dont la vie a été exemplaire, et à travers elle, de la présence de l’Esprit Saint en l’homme. »

    Un avant-goût de la fête de Saint-Nicolas... qui sera là dans quelques semaines !

    [clichés ©H&PB]

  • Lancement des travaux de sauvetage de la chapelle templière de Libdeau (54)

    libdeau.jpgCinq mois après le lancement de l'opération de sauvetage de la chapelle templière de Libdeau, les deux partenaires, la Fondation du Patrimoine et l'association CERCTL, ont faire part récemment de l’avancée du projet.

    « Cette fois, le moment est particulièrement chargé d’émotion puisque je peux enfin annoncer que le plan de financement pour la réalisation des travaux d’urgence est bouclé et que ces derniers vont pouvoir débuter dès fin juin », a déclaré le Président du CERCTL. Dans un laps de temps relativement court, l’association a donc réussi à réunir la somme de 105 422,62 €, tous partenaire confondus. Un exploit !

    Enfin, la restauration de la chapelle va pouvoir commencer. Les travaux débuteront par la purge des éléments dangereux, l’installation d’un échafaudage qui enjambera l’édifice et la dépose d’une partie de la toiture endommagée. La corniche sera provisoirement stabilisée par un cordon de béton afin de recevoir la charpente et la toiture provisoire.

    La chapelle devrait être sécurisée et mise hors d’eau pour la fin du mois de juillet 2013.

    [source : La Fondation du Patrimoine | Plus d'info sur http://libdeau.fr/index.php/travaux]

  • Hugues des Hazards, un évêque de Toul réformateur à la Renaissance

    Dans le cadre de Renaissance Nancy 2013, l'Institut des Sciences Religieuses de Nancy organise une visite-conférence avec le Père Jacques Bombardier, c.o., sur le thème :

    hugues des hazards.jpg

     
    « Hugues des Hazards, un évêque de Toul réformateur à la Renaissance »
    Samedi 16 mars 2013 de 13h30 à 17h30
    à Blénod-lès-Toul (54)
     
    Présentation de l'évêque Hugues des Hazards, visite de l'enclos épiscopal de la Renaissance, du château, de l'église et du tombeau du prélat toulois, présentation d'un ouvrage de l'évêque (les Statuts synodaux de 1517).
     
    ‡ Rendez-vous : parvis de l'église Saint-Médard de Blénod-lès-Toul à 13h30. Ouvert à tous. Participation aux frais : 5 €.
    ‡ Contact : patrimoineblenod@orange.fr ou 06.85.20.38.33 (Dominique Notter).
     
  • La Saint Vincent à Toul en 1846

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    Les compagnons de la Capucine devant la cathédrale de Toul.

     

    Revivez la fête de Saint Vincent à Toul en 1846, d'après un article paru dans Le Pays Lorrain de 1912 :

    La Saint Vincent de 1846.pdf

  • Une stèle dédiée au général Bigeard vandalisée à Aix-en-Provence

    stèle bigeard aix.jpegEn juin 2010, le conseil municipal d’Aix-en-Provence décidait de donner à un rond-point le nom du général Marcel Bigeard, alors décédé quelques jours auparavant. D’autres villes prendront la même initiative, quitte à susciter des polémiques avec les détracteurs les plus acharnés de “Bruno” (indicatif radio du général Bigeard).

    Mais ceux d’Aix-en-Provence n’en démordent pas. Ainsi, en septembre 2010, une cinquantaine de personnes répondirent à l’appel de la section locale du PCF pour effacer sur ce rond-point le nom du “Général Marcel Bigeard” pour le remplacer par celui de Maurice Audin, militant communiste et anticolonialiste, disparu lors de la bataille d’Alger en 1957. Cela donna lieu, un mois plus tard, à une contre-manifestation organisée par l’Union nationale des parachutistes (UNP).

    Quoi qu’il en soit, la mairie ne changea pas de position. Bien au contraire puisque le 5 décembre dernier, une stèle à la mémoire du général Bigeard fut inaugurée sur le rond-point.

    lorraine,toul,général bigeard,aix en provence,stèle,communiste,algérie,guerre,france,patrieSeulement, le monument n’est malheureusement pas resté intact longtemps. Le 26 décembre 2012, “sans aucun respect pour cette période de trêve de fêtes, la plaque dévoilée le 05 décembre par les autorités de la Ville d’Aix en Provence et les responsables nationaux, régionaux et départementaux de l’Union Nationale des parachutistes, [a été] détruite”, explique Stanislas Opolczynski, le responsable local de l’UNP. Non seulement, il ne reste plus grand’chose de la plaque sur laquelle était gravé le visage du général Bigeard mais la stèle a aussi été recouverte de peinture rouge et de tags.

    C’est “un geste inqualifiable qui désigne des personnages qui refusent l’histoire mais qui n’hésitent pas à imposer leur idéologie”, poursuit encore M. Opolczynski, qui a une parfaite idée des auteurs de ces actes de vandalisme, qui, selon lui, “relèvent du délit de saccage d’édifice public et d’atteinte aux valeurs et symboles de la République.” Et de conclure : “Pour les parachutistes, et les combattants de tous les conflits, la guerre ce fut le danger, l’audace, l’isolement. Le but fut atteint, la victoire remportée. Maintenant que la bassesse déferle, eux regardent le ciel sans pâlir et la terre sans rougir. Tout le monde ne peut en dire autant !”.

    Une plainte a été déposée par la mairie d’Aix-en-Provence. “Nous allons (…) plastifier des photos de la plaque dédiée à Bigeard et en coller à chaque destruction. Lorsqu’ils seront lassés nous reposerons une plaque définitive”, a confié M. Opolczynski.

    [source : Zone Militaire]

  • Appel à l'aide pour la chapelle de Libdeau

    libdeau.jpg

    [Est Républicain]

  • Hommage national au général Bigeard

     

    Ciel bleu immaculé hier au dessus du camp Lecocq du 21e RIMa de Fréjus. Il est midi. La France rend les honneurs militaires au général Bigeard dans une douceur presque printanière.

    les-cendres-de-bigeard-transferees-a-frejus-aupres-de-ses-soldats-photo-alexandre-marchi.jpgAutour de l’imposante et vaste place d’armes, les escadrons sont tous au garde à vous. Une centaine de porte-drapeaux et plus du double d’anciens compagnons d’armes du para le plus célèbre de la Nation sont alignés. Plus que jamais la fierté de porter cet emblématique béret rouge sur la tête se lit sur les visages de ceux qui ont un jour croisé la route de Marcel Bigeard.

    Le silence devient majestueux à l’arrivée du képi, de la grand Croix de la Légion d’honneur, des décorations et du portrait du général au milieu de la place. Posés sur coussins, ils sont les symboles de la mémoire et surtout de l’extraordinaire carrière militaire de celui qui a poussé son dernier souffle de vie au matin du 18 juin 2010 à Toul. L’émotion est intense, l’instant est solennel dans la tribune officielle où ont pris place sa fille Marie-France, la présidente de la Fondation Bigeard Anne-Marie Quenette et l'abbé Roland Noël, prêtre toulois proche du général.

    Après avoir passé en revue les troupes au son de la musique des parachutistes de Toulouse, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian rappelle à la mémoire de tous quelques tranches de vie héroïques du général : « Et comme s’il n’avait rien laissé au hasard, il est parti le 18 juin. Une date synonyme de courage, de dévouement et de grandeur ». Mais de celui qui « sera de toutes les guerres de la France » au XXe siècle, « cinq fois blessé au combat », il retient avant tout l’abnégation de ce « chef charismatique » à Dien Bien Phû, à compter de son parachutage dans une cuvette amenée à entrer à jamais dans l’Histoire dès le 20 novembre 1953 : « Toute la France vibre au nom de Bigeard ». 59 ans plus tard, personne n’a oublié « l’acharnement, l’héroïsme et le lien avec ses hommes » de ce jeune officier audacieux. Même « l’ennemi Viet Minh le reconnaîtra » souligne le ministre. « De militaire du rang à général », Bigeard incarne selon Jean-Yves Le Drian « l’élévation au mérite ». « Un grand soldat, un grand destin ».

    L’ancien Président de la République Valery Giscard d’Estaing cite un poème de Victor-Hugo, et se fait volontiers porte parole de « la voix d’un peuple qui rend à Bigeard les honneurs qui lui sont dus ». C’est pourtant sur fond d’anecdote qu’il évoque le parcours politique de l’homme « qu’il a décoré de la Grand Croix de la Légion d’Honneur le 27 septembre 1974 aux Invalides. » Une première rencontre ponctuée d’une « accolade » inhabituelle. « J’avais devant moi le dernier soldat emblématique de notre histoire militaire. » Il pense tout naturellement à Bigeard quand il ressent "un malaise profond dans l’armée française en 1975. Je l’ai reçu seul à l’Elysée avec pour mission de remonter le moral des militaires et la discipline. » Le secrétaire d’Etat à la défense « est revenu en 1976 en me disant qu’il avait rempli sa mission. Il m’a demandé de le laisser partir. Notre armée avait retrouvé son allure ». Mettant en exergue « la reconnaissance et la fidélité » de Marcel Bigeard, le président d’honneur de la Fondation-Bigeard la perçoit jusqu’au dernier jour : « Je l’ai eu au téléphone alors qu’il était à l’hôpital. Il était toujours plein d’allant et d’optismisme ». Valéry Giscard d'Estaing y voit toute une symbolique : « Les vieux soldats ne meurent jamais, ils s’effacent à l’horizon ».

    [source : ER]

  • Quatre siècles de fortifications en Lorraine

    Fortifications.jpgMalgré un nombre de destructions considérables, la Lorraine conserve sur son sol des ouvrages fortifiés de toutes les époques qui permettent de suivre l'évolution de l'architecture militaire depuis les temps les plus reculés. Cette étude propose un panorama illustré de tout ce qui a été réalisé depuis l'aménagement des premiers bastions, au début des années 1540, jusqu'à la construction de notre dernier système fortifié dans les années qui précèdent la Seconde Guerre mondiale.

    Sont donc évoquées les places fortes antérieures à la guerre de Trente Ans, les activités de Vauban et de ses successeurs, les forts construits à la veille de la Première Guerre mondiale et les ouvrages allemands de la Lorraine annexée, le rôle joué par les fortifications en 1914-1918 et enfin la ligne Maginot.

    Stéphane Gaber, membre de l'Académie de Stanislas, est passionné par les problématiques que pose l'existence des frontières, qu'il s'agisse de leur évolution au cours de l'histoire ou des questions suscitées par leur défense. Après avoir rédigé, entre 1991 et 2005, plusieurs livres et articles sur l'architecture militaire en Lorraine, il publie ce nouvel ouvrage de synthèse dans lequel il développe comment la Lorraine est passée du bastion inventé au XVIe siècle aux ouvrages bétonnés et cuirassés de la ligne Maginot.

     

    ‡ Quatre siècles de fortifications en Lorraine. Des premiers bastions à la ligne Maginot, Stéphane Gaber, éditions Serpenoise, 2012, 170 p., ill. (35 €).

  • Général Bigeard : ses cendres déposées à Fréjus le 20 novembre

    Plus de deux ans après sa mort, les cendres de Marcel Bigeard, qui n’ont pas pu aller aux Invalides, ni être dispersées au-dessus de Dien Bien Phu, seront déposées au mémorial des guerres d’Indochine à Fréjus.

    bigeard.jpgLa famille du général Bigeard, comme la fondation qui porte son nom, se disent « soulagées ». « Les cendres de mon père se trouvent au crématorium de Nancy depuis deux ans et demi. C'est long », soupire sa fille Marie-France, qui avait envisagé, faute de mieux, une stèle au cimetière de Toul, sa ville natale.

    « Au mémorial des guerres d'Indochine, à Fréjus, le général rejoindra ses compagnons d'armes. Il était temps de trouver à un soldat de cette envergure une résidence éternelle », ajoute Anne-Marie Quenette, présidente de la fondation Bigeard.

    Le transfert des cendres aura lieu le 20 novembre, au cours d'une cérémonie en présence du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Ce dernier « a bien connu mon père quand il était secrétaire d'État à la défense puis parlementaire. Il avait de l'admiration pour lui », assure Marie-France Bigeard. La date choisie pour cet hommage lui paraît idéale : le 20 novembre correspond à l'opération Castor menée à Dien Bien Phu en 1953, par son père.

    Le général Bigeard était tellement attaché à cette phase de son histoire qu'il avait émis le souhait que ses cendres soient dispersées au-dessus de Dien Bien Phu pour « rejoindre ses camarades tombés au combat » en mai 1954. Le gouvernement vietnamien a catégoriquement refusé « malgré toutes nos démarches », raconte Anne-Marie Quenette. Gérard Longuet, ministre de la Défense, avait ensuite proposé, en novembre dernier, le transfert des cendres du général aux Invalides, lieu de repos des grands noms de l'armée française. Cette éventualité avait engendré une polémique, un collectif demandant au gouvernement de« renoncer à cette initiative historiquement infondée, politiquement dangereuse et humainement scandaleuse ».

    Les élections et une nouvelle équipe en place ont eu raison de ce débat.

    Le général Bigeard, mort à 94 ans, aura donc sa stèle à Fréjus, dans le jardin du souvenir du mémorial. À la grande joie des associations patriotiques locales et régionales. « Bigeard, c'est un personnage emblématique. C'est un honneur de l'avoir ici », s'exclame Christian Tafforin, président de l'association des anciens d'Indochine. « C'était un grand monsieur et un grand soldat », renchérit Pierre Monjal, président régional des anciens prisonniers et déportés d'Indochine. Il avait 20 ans à Dien Bien Phu. Et il n'est pas près d'oublier.

    Quant aux critiques essuyées par le général Bigeard, considéré comme un meneur d'hommes aux méthodes jugées parfois musclées, cet ancien combattant les balaye d'un revers de la main. « La guerre ne se fait pas avec des enfants de chœur », conclut-il.

    [Var Matin | 04.11.2012 - cliché Vosges Matin]

  • Le saint lorrain du mois : saint Amon

    Saint Amon fut le deuxième évêque de Toul à la fin du IVe siècle.

    st amon.JPGAmon fut l’un des plus distingués disciples de saint Mansuy. L’inclination du nouvel évêque pour la solitude, le vit se retirer dans la forêt du Saintois pour s’y livrer à la prière et à la méditation. Cette retraite lui devint si chère, qu’il y fit bâtir un oratoire eu l’honneur de la sainte Vierge et ensuite y ajouta plusieurs cellules pour y loger les membres de son clergé.

    Dans le bréviaire de Toul de 1595, Amon, y est-il dit, s’appliqua de tout son pouvoir à la conversion et à l’instruction des peuples, jusqu’à ce que la persécution de l’empereur Domitien, qui mourut l’an 98, la quinzième année de son règne, le contraignit à quitter Toul et à se retirer en quelque lieu désert, d’où cependant il pût encore veiller sur son troupeau. Il choisit, seulement au quatrième milliaire de la ville, une forêt qui, depuis, a porté son nom, où il trouva une grotte dans laquelle il pouvait se tenir et demeurer. Ses clercs et les fidèles du voisinage l’y visitaient secrètement, lui procuraient les objets nécessaires à sa subsistance, et recevaient de lui, en échange, l’enseignement chrétien et de paternelles exhortations à la persévérance dans la foi de Jésus-Christ. De là encore il pourvoyait à la conservation de son Église, et ce qu’il ne pouvait, personnellement ou par ses coopérateurs, lui procurer de secours spirituels, il conjurait le Seigneur dans de longues prières et de sublimes entretiens de le lui envoyer directement par un effet de sa puissance et de sa bonté.

    D’après le Père Benoit Picart qui avait des actes de saint Amon, autres que ceux que nous a légués Dom Calmet, Frotaire, vingt-septième évêque de Toul, aurait fait, vers l’an 820, une translation des reliques de notre bienheureux. De la fin du IXe siècle au commencement du Xe, elles auraient été cachées avec celles des saints Alchas et Celsin, troisième et quatrième évêques de Toul, pour les soustraire aux profanations des Normands, puis des Hongrois qui désolèrent le pays. Selon toute apparence, elles en furent tirées par saint Gauzelin. Les mêmes actes rapportent, en effet, que ce prélat ayant élevé un magnifique autel en l’honneur du prince des apôtres, dans l’église de Saint-Mansuy qu’il avait réparée, y plaça la châsse où reposait le corps de saint Amon, pour l’exposer à la vénération des fidèles.

    La légende ajoute qu’en 1026, l’évêque Hériman, pour satisfaire aux pressantes sollicitations de ses chanoines, tira les restes précieux de saint Amon du lieu où ils étaient conservés, les plaça dans une fort belle châsse et les fit apporter dans sa cathédrale avec le cilice que le bienheureux évêque avait longtemps porté. Dans un synode général, tenu depuis cette cérémonie, il ordonna qu’à l’avenir, la fête et la translation des reliques de saint Amon seraient célébrées le 22 octobre.

    Saint Amon fut fêté le 23 octobre jusqu'en 1955 dans le diocèse de Nancy & de Toul.

    [source : www.introibo.fr / cliché : Saint Amon, cathédrale de Toul, © O. Petit]

  • Toul (54) : il faut sauver la dernière chapelle templière de Lorraine

    Dernière trace de l’implantation des Templiers en Lorraine, la chapelle de Libdeau vieillit mal. Une association va racheter cet édifice unique mais menacé.

     

    libdeau1.jpgLa chapelle templière de l’ancienne commanderie de Libdeau est en sursis. Si rien ne se passe rapidement, la dernière chapelle templière de Lorraine encore intacte pourrait bien disparaître. Une association se bat pour racheter le monument afin de le sauver.

     

    Vue de la route à la sortie de Toul en direction de Dieulouard, la petite chapelle de Libdeau ressemble déjà à une ruine. Une partie de sa toiture est effondrée, des pans de murs sont rongés, un contrefort menace de céder. Le tableau n’est pas rose, mais les désordres n’ont pour l’instant rien d’irrémédiable.

     

    L’important est d’épargner à ce rare édifice historique médiéval, riche de ses voûtes d’ogives, de subir encore les intempéries de l’hiver. « Nous désirons poser un parapluie sur sa toiture. La chapelle serait hors d’eau », indique Philippe Frigério, secrétaire général du Comité pour l’étude et la restauration de la chapelle templière de Libdeau (CERCTL).

     

    libdeau2.JPGLa petite église hante Philippe Frigério depuis sa jeune enfance. « Pour aller à Toul en voiture, mes parents passaient toujours à proximité de la chapelle. Ils me parlaient des templiers. » De quoi alimenter l’imagination d’un écolier. En 2008, il visite l’édifice avec son épouse. « J’ai été choqué par l’état dans laquelle elle se trouvait. » Il cherche à l’acquérir et entame des recherches historiques sur le lieu. « La présence des templiers à Libdeau est attestée dès la fin du XIIe siècle. »

     

    Les soubresauts de l’histoire et celle de la famille propriétaire de la ferme durant des décennies ont compliqué sa tâche. D’autres amateurs de vieilles pierres se prennent au jeu et le CERCTL voit le jour.

     

    Un notaire de Toul réalise, de façon désintéressée, et pendant des mois, toutes les recherches pour retrouver les descendants de la famille propriétaire, les Chauxcouillon. « Au total, ils sont dix et d’accord pour vendre », se réjouit Philippe Frigério.

     

    Une fois l’acte de vente signé, Bertrand Siffert, président du CERCTL, espère que l’association pourra solliciter des subventions publiques et des aides des fondations privées. L’objectif immédiat est de récolter vite 80.000 € pour coiffer la chapelle d’un toit provisoire. Ensuite, place à la chasse aux subventions pour entamer les gros travaux de restauration de cette bâtisse gothique inscrite aux Monuments historiques. Par miracle, l’intérieur est très bien conservé mais des années de chantiers seront nécessaires.

     

    [sources : Républicain lorrain et site internet de la chapelle de Libdeau]

     

    ‡ Pour soutenir la restauration de la chapelle templière de Libdeau : chapellelibdeau.blogspot.fr

  • Général Bigeard : entrée refusée aux Invalides

    Le ministère de la Défense a officiellement annoncé son refus de faire entrer les cendres du général Marcel Bigeard aux Invalides, sanctuaire des gloires militaires nationales.

     

    lorraine,toul,général bigeard,indochine,fréjus,invalides,mémorial des guerres en indochineLes cendres du général Bigeard seront prochainement transférées de Nancy à Fréjus pour être déposées solennellement le 20 novembre prochain sous une stèle du mémorial des Guerres en Indochine.

     

    De son vivant, le général avait émis le souhait que ses cendres soient dispersées au-dessus de Dien Bien Phu, pour « rejoindre ses camarades tombés aux combats ». Devant le refus du gouvernement vietnamien, Gérard Longuet – alors ministre de la Défense - avait adressé une lettre à la fille du général, Marie-France, proposant le transfert des cendres de son père aux Invalides. Celle-ci avait donné son accord et l’officialisation de cette entrée aurait dû avoir lieu ce 29 septembre. Cette annonce avait déclenché des réactions d’opposition. L’actuel ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en a donc décidé autrement.

     

    Le Vieux Soldat lorrain reposera finalement entouré de ses anciens compagnons d’armes morts en Indochine.

     

    On peut regretter cette décision politique. Marcel Bigeard n’était évidemment pas politiquement correct, et surtout pas de gauche, ce qui lui vaut d’être sanctionné même jusque dans la mort. Mais les ministres de la Défense passent… Un jour, espérons-le, notre général lorrain aura droit à sa place d’honneur aux Invalides…