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Histoire & Patrimoine Bleurvillois - Page 5

  • Saint-Nicolas-de-Port (54) : 771e procession de Saint Nicolas présidée par Mgr de Metz-Noblat

    Mgr de Langres lors de l'homélie [cl. ©H&PB].

    La 771e procession ancestrale de Saint Nicolas a été célébrée en la basilique de Saint-Nicolas-de-Port par Mgr Papin, évêque de Nancy et de Toul et présidée par Mgr de Metz-Noblat, évêque de Langres et Lorrain fidèle à sa terre natale.

    La cérémonie religieuse, réglée de main de maître par le recteur Jacquot, s'est déroulée en présence de plus de 2000 fidèles et avec la participation nombreuse des scouts et guides de Lorraine. On notait également la présence d'une délégation de mineurs des mines de sel de Varangéville.

    Vive Saint Nicolas ! Vive la Lorraine !

  • Bouxurulles (88) : l'antependium de l'église Saint-Maur restauré

    C’est un jeune menuisier qui en a fait la découverte en 2014. Alors qu’il avait pour mission de rénover le mobilier liturgique de l’église paroissiale Saint-Maur, Alexis Charondierre est tombé sur un antependium (du latin "qui pend devant"), élément de la décoration liturgique du maître-autel datant du XVIIe siècle, promu par le Concile de Trente. Une œuvre étonnante en bois à deux faces polychromes, représentant d’un côté l’Adoration du Saint-Sacrement, et de l’autre, un memento mori, utilisé lors des offices funèbres, illustré de crânes. Soit un panneau mobile réversible qui « fait toute son originalité » selon le conservateur du musée départemental d’Épinal, Thierry Dechezleprêtre, qui accueille cet objet, afin d’en faire profiter les visiteurs.

    Le maire de Bouxurulles Jean Vaubourg, sur les conseils de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles), s’est porté candidat au concours pour la sauvegarde du patrimoine des communes françaises. Cette œuvre, protégée au titre des monuments historiques, a ainsi pu bénéficier d’une importante restauration par l’Atelier régional de conservation ARC-Nucléart de Grenoble, spécialisé dans les bois flottés. Cette restauration vient de s’achever. Un travail exemplaire pour une œuvre non signée « d’une grande qualité picturale », selon Marie Gloc, la conservatrice régionale des monuments historiques. Contrairement à la belle découverte faite récemment dans la chapelle de Thiélouze à Uzemain, où un tableau représentant l’Annonciation a été retrouvé signé… du peintre spinalien Nicolas Bellot.

    [d'après Vosges Matin]

  • La Nouvelle revue lorraine n° 41 : photographie d'art et Bataille de Nancy

    Et voici déjà le dernier numéro de l'année de La Nouvelle revue lorraine... Et, comme à son habitude, votre revue préférée vous propose un sommaire riche et varié. Jugez-en !

    - Un talent et des images : les photographies de José Adamo
    - L'œuvre de César Pain
    - Buffalo Bill à Saint-Dié
    - Châteaux lorrains détruits
    - La harangue
    - George Christophe Kast, un savant médecin de Stanislas
    - Le duc de Choiseul-Stainville et le musée départemental des Vosges
    - Louis Bertrand revient
    - Antoine et Henri Boulay de la Meurthe
    - Les soeurs Mathieu de Sarrebourg
    - Le docteur René Muller : un homme déterminé face à l'occupant
    - La forêt enchantée
    - Le cri du bedeau
    - Ex-libris
    - Romary et la fontaine des Voleurs
    - Le droit local contesté
    - Chronologie du règne de René II
    - La bataille de Nancy : une victoire fondatrice pour le duché de Lorraine
    ... Et les rubriques habituelles : l'édito' de Jean-Marie Cuny, les infos lorraines, les livres récents.

     

    ‡ La Nouvelle revue lorraine est disponible sur abonnement (38 €, 6 numéros, règlement par chèque à l'ordre de "SEP Helenus - La Nouvelle revue lorraine"). Coordonnées postales et règlement à envoyer à : LA NOUVELLE REVUE LORRAINE, LE TREMBLOIS, 54280 LANEUVELOTTE.

  • Frédéric, le roman de Chopin

    Gilles Laporte revisite pour notre plus grand plaisir la vie tumultueuse de Frédéric Chopin, ce lotharingo-polonais devenu un virtuose du piano.

    Originaire du Dauphiné, le grand-père de Frédéric arrive en Lorraine en 1705, s'y marie et se lance... dans la contrebande du tabac ! Son fils, le père de notre musicien, Nicolas, nait en 1771 à Marainville-sur-Madon, au cœur du Saintois. En 1771, violon sous le bras, il quittera sa Lorraine natale annexée par la France pour s'installer en Pologne et y prendre épouse.

    1810. Naissance de Fryderyk, deuxième enfant des Chopin. Le génie musical n'a plus qu'a éclore... Et puis ce sera le retour en France en 1830. Frédéric compose et joue à Paris et y soigne ses blessures d'amours adolescentes. D'une santé fragile, il s'épuise en travail, en fêtes, en relations féminines, jusqu'au jour où George Sand l'enlève à la hussarde. Paris, Nohant, Majorque : leur passion orageuse durera près de dix ans.

    1849. La tuberculose, la rupture avec Sand, ses ultimes concerts... Frédéric meurt à Paris, dénué de tout.

    Une belle aventure romantique et historique contée avec force et vigueur par un amoureux de la Lorraine.

     

    ‡ Frédéric. Le roman de Chopin, Gilles Laporte, MA éditions, 2016, 406 p. (24,50 €).

     

  • Le général de Bertier de Sauvigny

    Le général Anne-Pierre de Bertier de Sauvigny (1770-1848) est un militaire lorrain plutôt méconnu. Né à Paris, il a cependant passé une grande partie de sa vie au château de la Grange à Manom (Moselle) d'où il gérait son vaste domaine foncier. Âgé de 18 ans en 1789, il meurt quelques mois après la révolution de 1848 qui voit la chute définitive de la monarchie en France. Monarchiste ultra, tout au long de sa vie, il se consacre à rétablir et à défendre les Bourbons. Il mènera une vie aventureuse et accomplira une carrière militaire tumultueuse : de l'armée du prince de Condé au soulèvement de la Vendée contre Napoléon lors des Cent-Jours, de l'expédition d'Espagne à la prise d'Alger, Bertier de Sauvigny trace l'histoire de cette France qui refusa d'épouser les idéaux de la Révolution.

     

    ‡ Le général de Bertier de Sauvigny (1770-1848). Un royaliste au temps des révolutions, Stéphane Einrick, éditions des Paraiges, 2016, 195 p. (15 €).

  • Saône Lorraine prépare la saison 2017

  • Saint Nicolas en pâte de verre

  • La maçonnerie en Lorraine

    "Le maçon doit croire en Dieu, respecter l'Eglise et la royauté (...)". Ce principe, inscrit dans les fondements de la franc-maçonnerie du XVIIIe siècle, ne passera pas le cap du XIXe siècle anticlérical. Les deux tomes de cet ouvrage revisitent l'histoire de la franc-maçonnerie en Lorraine - et particulièrement à Nancy avec la loge historique Saint Jean de Jérusalem - où elle s'est implantée assez tôt, du premier maçon connu, le "mécanicien" Vayringe proche du duc François III, initié auprès d'une loge anglaise, jusqu'au frère Bernardin, membre influent de la loge du Grand Orient de France de Nancy au début du XXe siècle.

    Des relations apaisées entre les loges et l'Eglise au XVIIIe siècle aux joutes électorales de la République anticléricale en passant par les assauts de Mgr Turinaz, le remuant évêque de Nancy, contre les frères, la loi de Séparation de 1905 et les inventaires, ainsi que les différentes affaires qui marquèrent la vie des loges de la cité ducale, c'est tout un pan de l'histoire des idées en Lorraine qui nous est donné de revivre.

     

    ‡ La maçonnerie en Lorraine. Tome I - Des origines au combat pour la république / Tome II - La franc-maçonnerie et l'Eglise dans la tourmente 1892-1906, Jean-Claude Couturier, éditions Kaïros, 2016, 572 p., ill. (23 € le tome).

  • Ainsi, Dieu choisit la France

    Camille Pascal revisite les grands événements de l'histoire de France qui ont fait de notre pays la "fille aînée de l'Eglise", depuis son baptême au Ve siècle jusqu'au divorce inscrit dans la loi de séparation de 1905.

    « Ainsi, Dieu choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. » En a...dressant ces mots au roi Saint Louis, le 21 octobre 1239, le pape Grégoire IX reconnaît à la France un rôle prédestiné depuis la conversion de Clovis. Conversion confirmée, siècle après siècle, par plusieurs dynasties et des générations entières, jusque et y compris dans le renoncement et la rupture.

    Partant de cet événement originel, l'auteur revisite les scènes fondatrices de la France catholique qui ont fait de notre pays la « Fille aînée de l'Église », depuis son baptême au Ve siècle jusqu'au divorce inscrit dans la loi de 1905.

    Dans la lignée des historiens de l'époque romantique, il renoue délibérément avec le « récit national » qui, repris au compte de l'école républicaine par Jules Ferry et Ernest Lavisse, a su donner une réalité à l'idée même de la France en la faisant connaître, aimer et partager par tout un peuple. Permettre à chacun, qu'il soit catholique ou non, de retrouver, de comprendre et de s'approprier les racines chrétiennes de la France. Afin de clouer le bec à tous ceux qui renient - ou qui nient - ces fondements chrétiens.

     

    ‡ Ainsi, Dieu choisit la France. La véritable histoire de la fille aînée de l'Eglise, Camille Pascal, éditions Presses de la Renaissance-Plon, 2016, 348 p. (18 €).

  • Il y a cent ans... Les gens de Lorraine

    L'ouvrage ne se résume pas à une belle série de cartes postales nostalgiques des temps anciens. L'auteur replonge le lecteur dans la Lorraine au tournant des XIXe et XXe siècle, avant la grande déflagration mondiale qui fera tant de ravages sur notre terre lorraine...

    Tout ce qui touche la vie quotidienne des Lorrains de cette époque que l'on disait "belle" est abordé par le prisme de la carte postale qui était alors l'objet fétiche de la communication. Un zeste d'histoire politique et géographique de la Lorraine saupoudré d'un peu de vie rurale et industrielle, d'us et coutumes, de contes et légendes de nos pays lorrains, le tout assaisonné d'un peu d'ethnologie qui explique les mœurs et les caractères de nos Lorrains.

    Bref, un quotidien qui a fait ce que nous sommes. Des hommes et des femmes qui nous ont légué une histoire et un territoire qu'il nous appartient de continuer à faire vivre. Notre histoire en somme.

     

    ‡ Il y a cent ans... Les gens de Lorraine, Serge Pacaud, éditions des régionalismes, 2015, 204 p., ill. (23,50 €).

  • Voyage en Allemagne centrale avec Saône Lorraine et les Amis de Morimond

  • Le sang des races

    Le Sang des races, roman édité initialement en 1899 par l'académicien meusien Louis Bertrand, relate avec enthousiasme la vie de ces milliers de migrants - devenus colons - du pourtour méditerranéen qui, après 1830 ont choisi Alger comme destination.

    Ces « nouveaux débarqués », espagnols pour la plupart, dont l'énergie, les appétits, la violence et l'amoralisme gouailleur sont mis en scène, sont dépeints par Bertrand comme des « êtres de liberté, de gloire et de joie ».

    Voici l'un des romans fondateurs de la littérature algérienne de langue française par un Lorrain amoureux de ces terres françaises d'Afrique du Nord.

     

    ‡ Le sang des races, Louis Bertrand, Peter Dunwoodie (prés.), éditions L'Harmattan, 2016, 259 p. (30 €).

  • C'est ainsi que les hommes vivent

    Les Presses de la Cité rééditent la fresque historique monumentale du vosgien Pierre Pelot, saga qui se déroule sur deux époques au cœur des Vosges. C'est "le" chef-d'œuvre de Pierre Pelot.
     
    1999. Lazare Grosdemange, écrivain, revient dans son village natal vosgien. Il cherche à retrouver des fragments de sa mémoire, perdue à la suite d'un étrange accident. Dans ce même village, au XVIIe siècle, lors de la dramatique guerre de Trente Ans, Dolat apprend le secret de ses origines : il est le fils d'une paysanne brûlée vive pour sorcellerie. Amoureux fou, pour son plus grand malheur, de la noble dame Apolline, chanoinesse de chapitre noble Saint-Pierre de Remiremont, le jeune homme doit fuir avec elle et sombre bientôt dans l'enfer de la guerre.
     
    Comment, défiant quatre siècles d'histoire, les chemins de Lazare Grosdemange, l'écrivain, et de Dolat, le « fils du diable », se retrouveront-ils ?... Histoire d'une résurrection (le Lazare des Evangiles) et d'une histoire personnelle (Grosdemange étant le patronyme officiel de Pelot).
     
     
    ‡ C'est ainsi que les hommes vivent, Pierre Pelot, Presses de la Cité, 2016, 1237 p. (21 €).

  • La bataille aérienne de Verdun en 1916

    En cette année du centenaire de la bataille de Verdun, la prestigieuse revue des pilotes de ligne et de l'armée de l'Air, Icare, vous propose de porter un éclairage sur celle qui se déroula au-dessus des tranchées et des forts, assommés par l’artillerie ennemie.

    En ce début de 1916, l’aviation française ne brillait pas par sa force ; elle était sur ce théâtre d’opérations quatre fois moins nombreuse que celle de l’adversaire. En outre, la chasse allemande était dotée d’une avance technologique certaine, à l’instar du tir synchronisé à travers l’hélice, à comparer à l’arme française tirant par dessus et beaucoup moins performante.

    Devant la suprématie aérienne ennemie empêchant l’observation du front, le général Pétain, alors commandant de la place de Verdun, convoqua le commandant Tricornot de Rose - un lorrain-franc-comtois -, figure de l’aviation de chasse, et lui lance la phrase devenue célèbre : “Rose, je suis aveugle, balayez-moi le ciel”.

    Accélérant en particulier l’introduction du chasseur Nieuport XI dit "Bébé", le haut-commandement français va revoir sa doctrine d’emploi, affectant sur les meilleures machines les meilleurs pilotes. Au risque de diminuer l’efficacité des unités auxquelles ceux-ci sont soustraits, il va préférer une meilleure efficacité collective au détriment des actions individuelles. Le commandement des escadrilles de corps d’armée sera désormais calqué sur celui des secteurs de l’infanterie, augmentant la performance des réglages d’artillerie et des observations photographiques.

    En cela, le théâtre d’opérations de Verdun, suivi de celui de la Somme l’été suivant, marquera un tournant dans l’efficacité de l’arme aérienne, arme qui sera en mesure de prendre une importance décisive durant les deux dernières années de la Grande Guerre.

    Le numéro 238 de la revue Icare revient en détail - et avec un dossier richement illustré - sur cet épisode passionnant mais méconnu de la Grande Guerre.

     

    ‡ Icare, La bataille aérienne de Verdun 1916, revue trimestrielle, n° 238, septembre 2016, 212 p., ill. (20 €). Commande possible sur www.revueicare.com

  • Petite histoire de Lorraine, des origines au début du XXe siècle

    L'auteur, professeur et historien a qui l'on doit nombre de manuels scolaires, revisite l'histoire de la Lorraine en la rendant accessible à tous. Ouvrage de vulgarisation, il n'en reste pas moins très précis en déroulant les différentes étapes de la construction des duchés. Un livre qui mériterait d'être offert aux jeunes générations à un moment où l'on se souvient que la Lorraine fut indépendante avant d'intégrer le giron de la France.

     

    ‡ Petite histoire de Lorraine des origines au début du XXe siècle, Georges Morizet, éditions des régionalismes, 2015, 250 p., ill. (19,95 €).

  • Un siècle de faits divers en Meurthe-et-Moselle

    Les faits divers, souvent déconsidérés en tant qu'"inclassables de l'information", n'en reste pas moins le discret révélateur d'une société à un moment donné. Et c'est bien une façon d'être et de vivre qui nous est ici confiée, ainsi que les désirs, les travers et parfois les interrogations des hommes et des femmes de Meurthe-et-Moselle.

    L'auteur a compulsé une masse d'archives et a parcouru la presse de l'époque afin d'offrir au lecteur une grande variété d'occasion de sourire ou de s'émouvoir, d'être complice ou horrifié. C'est plus d'un siècle de vie de cette Lorraine centrale qui est déroulé où l'horreur côtoie l'insolite, le dramatique frôle le cocasse et la gaudriole le dispute au sacrilège. Du fantôme de Neuves-Maisons à l'affaire de la vache de Trondes en passant par l'affaire du trésor du curé de Repaix, sans oublier les apparitions mariales ou la matricide des environs de Lunéville, le curieux découvrira bien des aspects de la vie des meurthe-et-mosellans entre 1900 et 2014.

     

    ‡ Un siècle de faits divers en Meurthe-et-Moselle, Jean-Claude George, éditions De Borée, 2016, 379 p., ill. (21 €).

  • Epinal (88) : exposition "Jean-Paul Marchal imagier" au Musée départemental

  • Rendre la justice : flics et magistrats du Grand Est témoignent

    Justice-police, je t'aime moi non plus ! Un couple inséparable et pourtant leurs relations sont parfois difficiles teintées d'incompréhensions...

    Critiquée ou encensée, aimée ou détestée, la justice rendue est un des piliers de la société et de l'Etat de droit. Pour écrire cet ouvrage, l'auteur - retraité de la police dans les Vosges - a proposé à certains professionnels parmi ceux qu'il a croisé durant sa carrière, la possibilité de s'exprimer avec simplicité sur leur métier, sur cette justice qu'ils aiment ou ont aimée.

    Au-delà des commentaires diffusés par les médias, connaît-on vraiment le travail quotidien, le rôle et l'étendue de la mission des magistrats et auxiliaires de justice ? Lorrains comme Alsaciens, ils ont été confrontés dans leurs enquêtes et leurs jugements, aux difficultés de faire respecter la loi et la protection des citoyens au sein d'une société en évolution constante. C'est aussi l'occasion de revisiter quelques grandes affaires judiciaires qui ont marqué notre région.

     

    ‡ Rendre la justice. Flics et magistrats du Grand Est témoignent, Patrice Henry, éditions Gérard Louis, 2016, 154 p., ill. (18 €).

  • Mont-de-Savillon (88) : l’ancienne usine Gantois sera rénovée

    Dans le cadre du plan « Territoire à Énergie Positive pour la Croissance Verte » (TEPCV), la communauté de communes du pays de la Saône vosgienne prévoit de réhabiliter l’ancienne usine.

    Les bâtiments à l’abandon, publics ou privés, ne manquent pas ces temps-ci. A Monthureux-sur-Saône, au hameau du Mont-de-Savillon, à côté de la déchetterie, c’est l’ancienne usine Gantois de 7 300m² qui a besoin d’être réhabilitée. Elle le sera partiellement grâce au TEPCV, une aide pour les « projets verts ».

    La communauté de communes prévoit la rénovation de 3 000 m² et n’est pas en reste d’idées sur l’utilité future du bâtiment, qu’elle veut transformer en pôle multi-activités. Un moyen de préserver le patrimoine et les emplois.

    Parmi les activités prévues dans cet espace, la vente de produits locaux. Une étude de marché devra cerner les attentes des consommateurs. Selon les résultats, un simple local ou l’agencement d’un véritable magasin verra le jour. L’embauche mutualisée d’un vendeur par les producteurs est aussi envisagée.

    La communauté de communes entend ainsi donner un coup de pouce aux agriculteurs qui relèvent actuellement des défis de modernisation mais aussi de choix de production. « Ceux qui se lancent dans l’agriculture raison née ou bio commencent à mieux s’en sortir, mais il faut les aider, les encourager », soutient Alain Roussel.

    Un pressoir communal sera également acquis pour 3 000 €.

    Le taux de vacance des bâtiments dans la communauté de commune est important : 13,6 % en 2012. Pour Alain Roussel, cela constitue un non-sens de construire toujours plus de bâtiments neufs et « d’étendre » les villes alors que les centres des bourgs se désertifient. « On paye les réseaux, construire plus loin c’est payer des raccordements, ça a un coût », justifie-t-il. Autant utiliser l’existant.

    Mais racheter une maison pour mettre autant dans les travaux, cela en refroidit plus d’un. C’est pourquoi le projet prévoit de créer un « conseil », constitué probablement d’architectes, financé par la collectivité et le TEPCV. « Ainsi les particuliers sauront exactement comment et pour combien ils devront réhabiliter la maison, démarche contraignante qu’ils n’auraient peut-être pas entreprise sinon », explique Alain Roussel.

    Certaines maisons, trop abîmées ou sans réel apport pour la préservation du paysage, pourront aussi être détruites pour libérer les terrains.

    Ce lieu doit être un laboratoire d’expérimentation, y compris en matière d’énergie. Pour son autonomie électrique (chauffage et luminaires notamment), des panneaux photovoltaïques seront posés.

    Une étude doit également estimer combien cela coûterait de remettre en route le barrage hydro-électrique situé à côté. « Il n’est plus en usage depuis au moins une trentaine d’années, mais on l’a bien conservé, il est en bon état », note Alain Roussel, président de la communauté de communes de la Saône vosgienne. D’autres barrages comme celui-ci sont disséminés le long de l’eau et cela pourrait donc ouvrir la voie à d’autres remises en état.

    [d’après Vosges Matin]

  • Robert Schuman : sainteté et politique

    Ces actes rassemblent les communications présentées en 2013 à Metz et Scy-Chazelles lors des Journées organisées par l'Institut Saint-Benoît pour le cinquantième anniversaire de la mort de Robert Schuman.

    Robert Schuman a œuvré toute sa vie en faveur de la réconciliation des peuples et de l'édification d'une société solidaire et fraternelle, trouvant dans sa foi chrétienne les motivations de son engagement en politique.

    Ces Journées, marquées par la présence et les conférences des cardinaux Barbarin et Erdö, du RP Ardura, postulateur à Rome, ont surtout éclairé la personnalité méconnue de Schuman au plan spirituel, apportant une contribution décisive à la diffusion de sa réputation de sainteté en vue d'une aboutissement rapide de sa cause de béatification.

    La vie de Robert Schuman offre ainsi la démonstration que l'action politique mise au service du bien commun est parfaitement compatible avec la fidélité aux valeurs humaines et morales les plus exigeantes, et conformes à une vie authentiquement chrétienne.

     

    ‡ Robert Schuman. Sainteté et politique, Institut Saint-Benoît, éditions des Paraiges, 2014, 158 p. (15 €).

  • La guerre aérienne à Verdun

    Conçu en lien avec l'exposition Verdun, la guerre aérienne organisée par le musée de l'Air et de l'Espace, cet ouvrage fait découvrir un aspect méconnu de la bataille : l'affrontement aérien.

    Confiés à quinze spécialistes, les chapitres apportent des éclairages inédits sur des aspects rarement abordés, qu'il s'agisse de l'expérience combattante des aviateurs, du sort des civils pris pour cibles par les bombardements aériens, ou encore la place de la guerre aérienne dans la presse et dans la bataille des images qui se joue à l'arrière. On y découvre également le rôle éminent joué par le général Pétain dans la promotion de cette nouvelle arme ainsi que celui d'aviateurs lorrains de renom , notamment Charles de Rose et René Fonck.

    Illustré de nombreux documents inédits, ce bel ouvrage porte un regard renouvelé sur la bataille de Verdun et permet de comprendre pourquoi les aviateurs de Verdun sont souvent les oubliés de l'histoire et de la mémoire de cette bataille.

     

    ‡ Verdun. La guerre aérienne, Gilles Aubagnac et Clémence Raynaud (dir.), éditions Pierre de Taillac, 2016, 215 p., ill. (29,90 €).

  • Grand Est : histoire d'une fusion

    L'expression de la volonté décentralisatrice de l'Etat s'accompagne désormais d'une nouvelle dimension territoriale avec le choix de réduire le nombre des régions à treize. L'un de ces "grandes régions", le Grand Est, réunit les anciennes provinces d'Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine.

    Cette nouvelle collectivité territoriale est au cœur de cet ouvrage qui propose, de façon très accessible et synthétique, une lecture du passé et une compréhension de l'enjeu que représente le nouveau pouvoir régional.

    Ce "Grand Est" a une longue et riche histoire pas toujours commune mais qu'il est intéressant de connaître pour mieux comprendre l'évolution de l'organisation de ses anciens territoires, qu'ils furent royaumes, comtés, duchés ou provinces d'Ancien Régime.

     

    ‡ Grand Est. Histoire d'une fusion, Jean-Marie Says, éditions des Paraiges, 2016, 134 p. (15 €).

  • 11-Novembre à Bleurville : hommage à ceux de Verdun

    La traditionnelle cérémonie de la commémoration de l'Armistice de 1918 s'est déroulée devant le monument aux morts au cimetière communal.

    Cette manifestation patriotique revêtait cette année une couleur particulière à l'occasion du centenaire de la bataille de Verdun qui vit des milliers d'hommes laisser leur vie sur cette terre lorraine pour la défense de la patrie. L'année 1916 vit d'ailleurs la disparition de plusieurs poilus, enfants de Bleurville : Camille Béclier, Louis Deschazeaux, Edmond Geoffroy, Aimé Lorrange, Joseph Mouton (le seul à avoir été tué à Verdun), Paul Spiesz et Gaston Thomas.

    On regrettera la très faible participation de la population à cette manifestation patriotique pourtant rehaussée par la présence de la fanfare locale qui interprèta les sonneries réglementaires. L'heure matinale serait-elle un frein à cette participation ? La perte de l'esprit patriotique ne serait-il pas plus sûrement l'explication de cette désaffection...

    Après le dépôt de gerbe par le maire Denis Bisval accompagné de deux enfants, l'appel des morts pour la France en présence des porte-drapeaux ACPG et AFN puis le discours du secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants et Victimes des guerres, les participants ont partagé le verre de l'amitié à la mairie.

    À l'issue, un service religieux à la mémoire des victimes des guerres était célébré en l'église de Monthureux-sur-Saône pour toute la grande paroisse.

  • Faïences en fête

    Ce catalogue, édité à l'occasion de l'exposition estivale 2016 présentée au château de Lunéville, est remarquable. Il nous fait partager le faste des fêtes à travers les nombreuses créations des faïenceries de Lunéville et Saint-Clément, à l'époque de Stanislas et au-delà.

    Tous les aspects des fêtes sont déclinés à travers ces productions artistiques : l'art de la table bien sur, mais aussi les fêtes familiales, les anniversaires, les fêtes et pratiques religieuses, la musique et la danse, le régionalisme lorrain...

    Un beau catalogue copieusement illustré avec d'intéressantes et inédites pièces issues des collections de l'association ou provenant de collections privées.

    Quand la Lorraine savait produire du beau. Pour le plus grand bonheur de tous !

     

    ‡ Faïences en fête, Guy Levieuge et Jeannine Guenot, Association des Amis de la faïence ancienne de Lunéville - Saint-Clément, 2016, 94 p., ill. (18 €). Disponible auprès de l'association, BP 50071, 54303 Lunéville Cedex.

  • 11-Novembre : commémoration de l'Armistice 1918 et hommage aux combattants

  • Panorama de la Grande Guerre en Lorraine

    Cet ouvrage présente l'inventaire complet des combats et batailles qui, d'août 1914 à novembre 1918, ont eu pour cadre le sol lorrain, de la Meurthe-et-Moselle, de la Meuse et des Vosges et des territoires lorrains annexés en 1871.

    Pour chaque bataille, le lecteur découvre la description du site, la liste des unités combattantes, les objectifs militaires visés, leur déroulement et les pertes constatées. Par ailleurs, ces informations s'accompagnent d'indications sur les vestiges toujours visibles un siècle plus tard et qui perpétuent le souvenir des soldats victimes de ce conflit mondial.

    Fort utilement, une échelle chronologique par année présente la simultanéité des combats sur le territoire lorrain.

    Illustré d'images souvent inédites, les travaux de nos auteurs, spécialistes de la Première Guerre mondiale en Lorraine, permettent de mieux comprendre le déroulement du drame et les bouleversements subis, autant par les paysages que par les hommes.

     

    ‡ Panorama de la Grande Guerre en Lorraine, Philippe Bruant et Bruno Rouyer, éditions Gérard Louis, 2016, 155 p., ill. (22 €).

  • L'odyssée d'un quartier ancien : histoire de la restauration du quartier Saint-Epvre à Nancy

    Christian Viney s'est replongé dans quarante ans d'archives sur le quartier Saint-Epvre, au cœur de la Ville Vieille de Nancy, et les combats menés au sein de l'association de sauvegarde. Histoire d'une lutte d'une poignée d'habitants de ce quartier historique blotti à l'ombre de la basilique Saint-Epvre et du palais ducal contre les projets destructeurs de plusieurs maires de la cité.

    L'ouvrage retrace cette résistance née avec le début des années 1970. Histoire aussi des rues et des demeures historiques de ce quartier qui traînait plutôt une mauvaise réputation, des fêtes également qui ponctuèrent ces moments de combats...

    Le résultat est là. Désormais, le quartier Saint-Epvre a été sauvé de la pioche des destructeurs et contribue à dispenser une belle image de la cité ducale.

     

    ‡ L'odyssée d'un quartier ancien. Histoire d'une restauration, Christian Viney, Association Renaissance de la Ville Vieille de Nancy, 2015, 110 p., ill. (15 €).

  • Saint-Dié-des-Vosges et la Déodatie

    L'ouvrage reprend les communications des 17èmes Journées d'études vosgiennes tenues en octobre 2015 à Saint-Dié. En croisant les échelles spatiales et temporelles, ces Journées d'études s'inscrivent dans une approche globale des lieux, passant de l'histoire au patrimoine, des paysages naturels aux questions d'aménagement du territoire de la Déodatie.

    En bordure du massif vosgien, ce pays, constitué de riches bassins où l'agriculture recule devant l'urbanisation, est dominé par des buttes gréseuses où subsiste une couverture boisée. Il a été peuplé par les Celtes installés à La Bure, bien avant l'arrivé de saint Déodat, le fondateur de Saint-Dié.

    Ville religieuse dès le Moyen-Âge, cité épiscopale à l'époque moderne, Saint-Dié a vécu plusieurs transformations majeures consécutives aux incendies. La ville et son arrondissement ont connu aux XIXe et XXe siècles une expansion économique remarquable, notamment celle de l'industrie textile, qui s'accompagne d'une ville politique et intellectuelle intense, dominée un temps par la figure de Jules Ferry et rythmée par des joutes électorales mémorables.

    Saint-Dié ne fut pas épargné par les conflits : les levées en masse sous la Révolution puis l'Empire, 1914 et la brève occupation de la ville, les terribles épisodes de la libération à l'automne 1944, le départ forcé des hommes valides vers l'Allemagne précédant la destruction de l'essentiel de la ville...

    Enfin, après la reconstruction, le Saint-Dié contemporain, marquée par la personnalité de ses maires, doit affronter le déclin du secteur textile et la fermeture d'unités industrielles. Aujourd'hui, alors qu'il faut répondre aux questions très actuelles des regroupements territoriaux, la ville et le secteur prennent des initiatives économiques et culturelles d'où devraient naître la Déodatie de demain.

     

    ‡ Saint-Dié-des-Vosges et la Déodatie, Jean-Paul Rothiot et Jean-Pierre Husson (dir.), FSSV, 2016, 512 p., ill. (29 €).