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Histoire & Patrimoine Bleurvillois - Page 2

  • Bleurville (88) : vers le 45ème anniversaire du sauvetage de l'ancienne abbaye bénédictine

  • Saint-Nicolas-de-Port a dignement fêté le saint patron de la Lorraine

  • Saint-Nicolas-de-Port (54) : une plaque pour le recteur Jean-Louis Jacquot, promoteur du culte de saint Nicolas

    A l'occasion de la fête liturgique de saint Nicolas, le 6 décembre, une messe a été célébrée par l'abbé Thomassin à la mémoire de l'abbé Jean-Louis Jacquot, ancien recteur de la basilique portoise. Elle a été suivie du dévoilement d'une plaque apposée en l'honneur de celui qui redonna tout son lustre au culte du saint patron de la Lorraine, en présence de Mgr Papin, évêque de Nancy & de Toul, du maire de Saint-Nicolas-de-Port et de nombreux paroissiens.

  • Colomban et son influence

    La dimension européenne du monachisme né à Luxeuil, dans les Vosges comtoises, avait déjà été largement évoquée lors de la commémoration, en 1950, du XIVe centenaire de la naissance de Colomban.

    Soixante-cinq ans plus tard, les vingt-neuf contributions réunies dans ce fort volume à la riche iconographie, à l’occasion du XIVe centenaire de la mort du grand abbé irlandais, entendent réexaminer les origines et les apports de ce « phénomène monastique » et dresser le bilan d’une recherche particulièrement prolifique ces dernières années. Celle-ci s’est engagée dans de nouveaux champs d’investigation, au nombre desquels on retiendra plus particulièrement un réexamen critique des sources écrites et l’archéologie, notamment à Annegray, à Luxeuil même et au Saint-Mont, dans les Vosges.

    Une somme sur l'apport spirituel et temporel de saint Colomban et du monachisme colombanien dans l'Europe chrétienne.

     

    ‡ Colomban et son influence. Moines et monastères du haut Moyen Âge en Europe, Sébastien Bully, Alain Dubreucq et Aurélia Bully (dir.), PUR, 2018, 456 p., ill., cartes, 39 €.

  • Bleurville (88) : vers le 45ème anniversaire du sauvetage de l'abbaye Saint-Maur

  • L'Echo des Trois Provinces décembre 2018-janvier 2019 est paru !

  • Nancy : concert de la musique de l'ABC à la salle Poirel le 21 décembre 2018

    Un concert gratuit et caritatif sera donné par la Musique de l’Arme Blindée Cavalerie à la salle Poirel à Nancy le 21 décembre 2018 à 20 heures au profit des orphelins et des blessés de l’Armée de Terre.

    Les dons seront reversés à l'Association pour le Développement des Œuvres d'Entraides dans les Armées (ADO).

    L'entrée est libre mais il faut réserver avant le 14 décembre auprès de fabien.degaugue@intradef.gouv.fr ou 03 54 95 64 42.

  • Opéra ! Trois siècles de création à Nancy

    Nancy organise une exposition à la Galerie Poirel Opéra ! Trois siècles de création à Nancy jusqu'au 24 février 2019. En lien avec les célébrations du 100ème anniversaire de l’Opéra de Nancy, inauguré le 14 octobre 1919, cette exposition  propose de retracer 310 ans d’histoire artistique au cœur de la capitale ducale.

    Ce ne sont en effet pas moins de trois salles de spectacles principales qui se sont succédées à Nancy depuis le XVIIIe siècle. En 1709, un premier opéra est inauguré à proximité du palais ducal. Construit pour le duc Léopold de Lorraine, il est réalisé sur des plans de Francesco Bibbiena, célèbre architecte et scénographe italien, et passe pour l’une des plus belles salles d’Europe. Progressivement abandonné à partir de 1722, il laisse la place sous le règne de Stanislas Leszczynski, dernier duc de Lorraine, à une nouvelle salle installée sur la place Royale qui accueille les Nancéiens pendant 151 ans jusqu’à ce qu’un terrible incendie ne la réduise en fumée en 1906. A la suite d'un concours d’architecture plein de rebondissements, l’architecte Joseph Hornecker est chargé de construire une troisième salle qui constitue encore aujourd’hui l’un des pôles majeurs de la vie culturelle nancéienne.

    Pierre-Hippolyte Pénet rappelle l'histoire de ces salles de spectacles nancéiennes et présente nombre de documents d’archives et d'œuvres d’art qui permettent au lecteur de se plonger dans les coulisses de l’opéra et de ses fastes.

     

    ‡ Opéra ! Trois siècles de création à Nancy, Pierre-Hippolyte Pénet, éditions Snoeck, 2018, 160 p., ill., 25 €.

  • Plaques de cocher : ne les laissons pas disparaître

  • Bonne fête de Saint Nicolas !

    Saint Nicolas et Père Fouettard en visite dans nos Vosges, par Jean-Paul Marchal.

  • Le camée de Nancy : de Néron à saint Nicolas

    Comment le camée est-il entré dans les collections de la Bibliothèque de Nancy à la Révolution ? Quoi de commun entre Nancy et cet exceptionnel bijou romain datant du Ier siècle ?

    On sait que saint Nicolas apparaît dans cette aventure : en 1471, René d'Anjou, duc de Lorraine et de Bar, a fait orner le reliquaire du saint patron de la Lorraine de cette pierre gravée pour le pèlerinage de Saint-Nicolas-de-Port. Mais beaucoup de mystères demeurent : comment ce bijou est-il arrivé entre les mains du duc de Lorraine, que représente-t-il, est-ce l'empereur Néron en apothéose ?

    Des universitaires et conservateurs du patrimoine spécialisés dans l'histoire romaine et médiévale se sont penchés sur ce trésor et leurs travaux ressemblent à une véritable enquête policière... Où l'on comprend que de Rome à Byzance puis Saint-Nicolas-de-Port les chemins mènent naturellement à Nancy.

    L'ouvrage est disponible en librairie ou à la Bibliothèque municipale, rue Stanislas, à Nancy.

     

    ‡ Le camée de Nancy. De Néron à saint Nicolas, Juliette Lenoir (dir.), Bibliothèques de Nancy, 2018, 160 p., ill., 15 €.

  • Paul Testart : les tribulations d'un Vosgien en Vosges

    Né à Épinal le 7 avril 1872, Paul Testart effectue ses études au collège d’Épinal, puis à l’École industrielle. C’est en 1901, à vingt-neuf ans, que Paul Testart, jeune photographe et dessinateur, ouvre sa librairie 32 rue Léopold-Bourg, face à la rue des Minimes. Il associe à sa « Librairie ancienne et moderne », devenue « Librairie scientifique », une « Imprimerie industrielle et commerciale ».

    Rapidement, il s’installe comme éditeur de cartes postales illustrées, spécialité qu’il dit avoir lancée à Épinal, grâce à une jumelle 13 x 18 et à un magasin de vingt-quatre plaques de verre. Parcourant Épinal, mais aussi les villes et villages des Vosges, il connaît une grande activité de reportage photographique de 1890 à 1950. Il fixe sur sa plaque le premier avion ayant atterri à Épinal ou le dirigeable posé à la Louvroie avant 1914. Il témoigne de l’arrivée du vélo et des trams. Il capture des images de la rupture de la digue de Bouzey ou des munitions lourdes chargées sur les péniches du port d’Épinal.

    En 1958, il obtient le prix Erckmann-Chatrian, le « Goncourt lorrain », pour Épinal à travers les siècles, des origines à 1950. Le lauréat reçoit son prix des mains de Gaston Chatelain, directeur général de La Liberté de l’Est. C’est en 1961 qu’il décède à Épinal, le 4 mars, dans sa maison du 27 rue Thiers. Ce livre, abondamment illustré avec des cartes postales dues à Paul Testart, lui rend un bel hommage et nous fait découvrir un homme à l’immense charisme.

     

    ‡ Paul Testart. Les tribulations d'un Vosgien en Vosges, Bruno Théveny, éditions Le Pythagore, 2018, 208 p., ill., 38 €.

  • Saône lorraine : toujours de projets d'envergure pour 2019

  • Saint-Sulpice et les séminaires sulpiciens entre 1657 et 1700

    On ne dira jamais assez combien le clergé catholique, en France et au Canada notamment, aura été marqué par la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice à travers la formation dispensée dans les séminaires.

    Fondée par Jean-Jacques Olier (1608-1657), grande figure de l’École française de spiritualité, cette Compagnie entendait travailler ainsi à une réforme de l’Église en profondeur, dans le sillage du concile de Trente. Mais qu’en fut-il durant les années qui suivirent la disparition du fondateur ?

    L'abbé Bernard Pitaud décrit avec précision toute cette histoire et comment, dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, la « petite Compagnie », selon le mot même d’Olier, a pris peu à peu la forme d’une institution, avec ses règles, ses coutumes et son esprit. Le mot « esprit » est ici essentiel. Les règles et coutumes ne se sont établies, du moins selon la volonté des successeurs d’Olier, que dans la mesure où elles étaient en conformité avec l’esprit que Monsieur Olier avait voulu insuffler à la Société. 

     

    ‡ Saint-Sulpice et les séminaires sulpiciens entre 1657 et 1700, Bernard Pitaud, éditions Salvator, 2018, 446 p., 24 €.

  • La promesse du sel

    En cette fin du XIXe siècle, le destin de Charlotte est placé  sous le signe du sel, grande richesse souterraine de la Lorraine,  à côté du charbon et du fer. Sa grand-mère maternelle était  ouvrière aux salines de Dieuze jusqu’à ce que la famille émigre  en France, après l’annexion de la Moselle par l’Allemagne. Elle-même est élevée à Saint-Nicolas-de-Port,  autre pays du sel, par ses parents, Émilie et Paul Renaudot,  lequel est issu de la bonne société.
     
    À mesure que Charlotte grandit, les principes bourgeois  de son père se font plus pesants. Entre son amour pour  Maurice, brillant étudiant en médecine mais fils d’ouvrier,  et le prétendant huppé agréé par ses parents, Charlotte sera  placée devant un choix impossible. Plus tard sa fille, Gabrielle, sera confrontée aux épreuves de  l’Occupation et à la déportation. Mathilde, la fille de Gabrielle,  enfant des Trente Glorieuses et de 1968, s’autorisera toutes  les audaces et étreindra – enfin – le bonheur dont les femmes des terres salées avaient, avant elle, tant rêvé…
     
    Avec Les Femmes des terres salées et La Promesse du sel,  impressionnante fresque du monde du sel et des salines de Lorraine, Élise Fischer nous fait vivre, à travers les espoirs,  les rêves, les combats de cinq générations d’héroïnes  passionnément engagées dans leur époque, les extraordinaires mutations qu’a connues en un peu plus d'un siècle la condition féminine... et la Lorraine.
     
     
    ‡ La promesse du sel, Elise Fischer, éditions Calmann-Lévy, 2018, 445 p., 21,50 €.

  • Lironcourt (88) : le Charmont, cadeau irréel du passé

  • "Catholiques d'Ukraine aujourd'hui" à l'école St-Jean-Baptiste de la Salle à Nancy le 8 décembre 2018

  • Le triton noir

    Un homme couvert de tatouages suspendu par la cheville à la voûte d’une chapelle... Près de son corps inconscient, la soutane d’un prêtre. C’est par cette inexplicable découverte que commence une enquête éprouvante, qui mènera le lecteur de Lorraine en Toscane, de l’Alsace à la basilique de Vézelay, de Paris à la mystérieuse forêt d’Orient, berceau de l’ordre des Templiers...

    Une plongée dans le monde du tatouage et de la musique metal, un chemin initiatique peuplé de symboles entre le rêve et la réalité, entre le passé et le futur, qui révélera que la peau humaine est une frontière bien plus perméable que nous ne l’imaginons entre le monde extérieur et notre moi profond, un lieu de passage inouï vers notre âme et ses secrets. 

    Spécialiste des courants ésotériques et auteur de la série fantastique La Porte des Anges (Médiaspaul), le Père Michael Dor est aumônier d'hôpital dans le diocèse de Metz. Après La mandragore du boucher (Salvator, 2017), il signe une nouvelle aventure de ses deux attachants personnages - l’abbé Nicolas Stock, aumônier d’hôpital et champion de judo, et son acolyte Yvan Roubillon, médecin libre-penseur et bon vivant -, où se mêlent intrigues policières, énigmes historiques et réflexions philosophiques.

     

    ‡ Le triton noir. Une enquête de l'abbé Nicolas Stock, Michael Dor, éditions Salvator, 2018, 335 p., 20 €.

  • Leurs enfants après eux

    Le Vosgien Nicolas Mathieu, lauréat du Prix Goncourt 2018, raconte son adolescence et celle de ses amis dans Leurs enfants après eux, qui dit avec tendresse et justesse une France du malheur industriel lorrain et du déclassement.

    Leurs enfants après eux est un roman des marges, un roman périphérique qui, loin de Paris, loin des salons et des ors mondains, raconte une France des confins, de l’est, une France de l’« entre-deux », une France jadis industrielle et désormais en friche, balafrée par les faillites douloureuses et par les guerres dont on célèbre le souvenir.

    Mais le déclassement n’empêche pas la fureur de vivre. Et pour Anthony, Steph, Hacine et les autres, cette rage est à la mesure de leur adolescence qui brûle en ces années 1990. Tous veulent une vie intense, amoureuse, puissante, violente aussi peut-être: «Ils vont vite sous le soleil, ils sont jeunes, et mourir n’existe pas.»

    Vivre. Aimer. Partir. Vivre ailleurs. A tout prix. Tous en rêvent. Nul ne sait vraiment comment y arriver. En quatre tableaux, Nicolas Mathieu fait flamber puis fracasse les espoirs de ces ados des années 1990.

    Par une sorte de loi implacable, les enfants de notables ou les rares qui comprennent que les études sont la seule porte de sortie s’en sortiront à peu près. Et encore pas tous. Pour les fils de chômeurs, d’ouvriers, pour les déclassés, pas de salut. A la fin, les ados flamboyants, jadis réunis par leur jeunesse, désormais éparpillés par la vie et les échecs, errent, comme des naufragés, dans Heillange, répliquant malgré eux l’existence de leurs parents. Ils se retrouvent coincés dans « cette vie qui se tricotait presque malgré eux, jour après jour, dans ce trou perdu qu’ils avaient tous voulu quitter, une existence semblable à celle de leurs pères, une malédiction lente ».

    Nicolas Mathieu traite ces damnés contemporains avec une tendresse et une attention émouvante. Et c’est sans doute parce qu’il parle de lui, de sa propre adolescence, et qu’il y trouve, malgré la souffrance, malgré les friches désolées, de quoi aimer, de quoi écrire, de quoi raconter, de quoi nourrir son livre. Il parvient à toucher le lecteur, à rendre attachant – et même parfois beau – ce monde naufragé.

     

    ‡ Nicolas Mathieu, Leurs enfants après eux, éditions Actes Sud, 432 p., 21,80 €.

  • Seichamps (54) : animations autour de la fin de la Grande Guerre les 1er-2 décembre 2018

  • Le Messager boîteux de Strasbourg 2019

  • Bilan 2018 des activités de Saône lorraine

  • La mémoire des croquants

    L'auteur nous propose une plongée dans l’univers quotidien des hommes et des femmes qui ont bâti la France, dans toute sa diversité, et où la Lorraine tient toute sa place. Aujourd’hui encore, l’empreinte de ces « croquants », ces paysans, se lit dans nos territoires.

    Année après année et sur l’ensemble du royaume, depuis les ultimes soubresauts de la guerre de Cent Ans jusqu’à la fin de la Fronde – soit plus de deux siècles –, un continent englouti réapparaît au terme d’une grande enquête dans les archives locales et les travaux parfois oubliés des historiens régionaux. Aléas dramatiques du climat et de la géologie, poussées de peste, massacres et pillages dus aux guerres civiles, étrangères et bientôt religieuses, attaques sanglantes des loups... Mais aussi belles récoltes et perfectionnement des méthodes, implantation de cultures nouvelles, évolution de la seigneurie et du statut des gens de la terre, apparition d’îlots de grande production et mise en valeur d’étendues incultes, redressement démographique, sécularisation de propriétés ecclésiastiques... : on est loin du monde immobile qu’une historiographie paresseuse présente parfois.

    Le vécu des habitants de plus de 2000 communes d’aujourd’hui resurgit à travers plus d’un millier d’épisodes concrets. Sous la plume de dizaines de curés de paroisses, notaires, magistrats, chroniqueurs et auteurs de journaux domestiques, voici le portrait en majesté de millions d'humbles Français. Leur mode de vie, leurs joies et leurs peines, leur sociabilité, leur rapport à la violence, leur foi et leur imaginaire, enfin révélés, font d’eux nos frères en humanité. Cette somme sans équivalent les ressuscite et rend hommage à leur œuvre séculaire qui ont fait nos provinces et notre pays.

     

    ‡ La mémoire des croquants. Chroniques de la France des campagnes 1435-1652, Jean-Marc Moriceau, éditions Tallandier, 2018, 606 p., 28 €.

  • Femmes d'exception en Lorraine

    Pierre Brasme s’aventure dans les pas de femmes au destin éblouissant. Toutes ont tracé leur sillon en Lorraine.

    Aujourd’hui oubliées, souvent méconnues, leur parcours laisse sans voix : Marthe Richard, ancienne prostituée, mystérieuse espionne et femme politique, fera fermer les maisons closes en France. Élisabeth de Miribel, courageuse correspondante de guerre, dactylographiera l’appel du 18 juin du général de Gaulle. Marianne Oswald, orpheline baptisée « la petite sœur des poètes », fera lever les foules dans les cabarets.

    Captivantes, enlevées, ces histoires brossent des vies de ténacité : Julie-Victoire Daubié, malgré les incroyables obstacles dressés sur sa route, sera la première bachelière de France. Madame de Saint-Baslemont, véritable personnage de cape et d’épée, deviendra une héroïne de guerre surnommée "l’Amazone chrétienne" ! Quant à Marie Marvingt, pionnière de l’aviation, alpiniste hors-pair, parlant sept langues, elle sera la femme la plus décorée de l’histoire de France. Et Marguerite Puhl Demange, elle fut une grande patronne de presse fidèle à son territoire mosellan.

    Trente récits passionnants, trente femmes de notre région dont la vie est à peine croyable tant elle est époustouflante.

     

    ‡ Femmes d'exception en Lorraine, Pierre Brasme, Le Papillon Rouge éditeur, 2018, 259 p., ill., 19,90 €.

  • La souffrance et la gloire : le culte du martyre de la Révolution à Verdun

    "La République nous appelle, / Sachons vaincre ou sachons périr !" Ces paroles du Chant du départ révolutionnaire de Marie-Joseph Chénier pourraient, un siècle plus tard, être reprises par les Poilus de 1914. Car les troupes qui se sont fait décimer dans les tranchées de Verdun avaient hérité de 1789 une profonde culture du sacrifice.

    Une véritable propagande d’État, nourrie de récits légendaires, de cérémonies commémoratives et de toute une imagerie d’Épinal, a en effet vu le jour dès les premiers combats de la République, en 1792. Elle a durablement façonné l’imaginaire national, dans un culte de la souffrance qui s’est perpétué en 1914-1918, et dont les monuments aux morts témoignent avec une force pathétique. Pour la première fois, deux spécialistes de chaque période collaborent pour révéler les liens sanglants qui unissent Grande Guerre et Révolution française.

     

    ‡ La souffrance et la gloire. Le culte du martyre de la Révolution à Verdun, Michel Biard et Claire Maingon, éditions Vendémiaire*, 2018, 209 p., 21 €.

  • Le quotidien d'un Mosellan incorporé de force dans la Wehrmarcht à travers ses lettres (1942-1944)

    Le 14 janvier 1943, Paul Bastien quittait pour toujours ses proches et son village mosellan de Vahl-lès-Faulquemont. L'auteur, neveu de Paul Bastien, a cheminé avec son oncle dans les "traces sanglantes" que sa 117e Jäger Division a laissé derrière elle en Grèce. Mosellan incorporé de force dans l'armée du IIIe Reich, il laissera une étonnante correspondance qui a permis à l'auteur de suivre le chasseur Bastien à travers des paysages sublimes mais aussi assister à des spectacles de désolation...

    En restituant ce que fut le quotidien de ce Malgré-Nous, l'auteur témoigne du drame de la séparation et des sentiments de Paul Bastien emporté malgré lui sur un théâtre d'opération grec, encore trop peu connu des historiens et du grand public, où les Alsaciens-Mosellans incorporés dans la Wehrmarcht ont été contraints à vivre et à mourir sous l'uniforme de l'Allemagne nazie.

    Jean-Paul Belvoix livre ici un magnifique témoignage historique et poignant à la fois.

     

    ‡ Aus der weiten Ferne. Le quotidien d'un Mosellan incorporé de force dans la Wehrmarcht (1942-1944) à travers ses lettres, Jean-Paul Belvoix, Jérôme Do Bentzinger éditeur, 2018, 220 p., ill., 26 €.

  • Un nouvel Echo des 3 Provinces en 2019

  • Epinal (88) : souscription pour une copie de la Vierge à l'Enfant de la Basilique Saint-Maurice

    L’histoire du « Passage dit des Morts », est très connue des Spinaliens. C’est par une porte située en dessous d’une Vierge à l’Enfant du XVe siècle que sortaient les convois funéraires à la fin des célébrations. Ce site en plein coeur historique est très fréquenté de nos jours.

    Pour des raisons de préservation, la statue primitive, classée monument historique, a été retirée de son emplacement d’origine. Elle est aujourd’hui placée dans une chapelle de la Basilique Saint-Maurice et mise à l’honneur, eu égard à sa belle facture et au respect témoigné par les Spinaliens.

    Cette statue, haute de 1m30, est d’une grande beauté. Son regard tendre, dirigé vers son enfant et son visage au sourire discret, exprime naturellement une grande douceur. Malheureusement, la fragilité de sa pierre calcaire exclut sa remise en place, le vandalisme et les intempéries risquant d’entraîner sa détérioration.

    Pour répondre à la demande et aux souhaits des Spinaliens, la Ville d’Épinal s’engage, en collaboration avec l’association Iconographique et Cartophile d’Épinal, à faire réaliser une réplique de la Vierge dans une pierre calcaire et à restituer sa polychromie le plus fidèlement possible.

    La souscription lancée en partenariat avec la Fondation du patrimoine de Lorraine, permettra de garder l’esprit du Vieil Épinal présent dans ce lieu, en réintégrant dans la niche du passage la réplique de la Vierge, si chère aux paroissiens et aux habitants. Cette initiative mûrie va motiver tous ceux qui chérissent la Basilique Saint-Maurice, ses abords et qui sont sensibles à la mise en valeur de son patrimoine et de son histoire.

     

    ‡ Infos et souscription : https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/copie-d-une-vierge-a-l-enfant-du-xve-siecle-a-epinal