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Histoire & Patrimoine Bleurvillois - Page 2

  • Claudon (88) : DOP poursuit l'oeuvre de Jean-Pierre Huguet

  • France - Allemagne(s) 1870-1871

    La guerre de 1870-1871 constitue un moment fondateur dans la relation franco-allemande, autour de laquelle se noue, à l'époque, l'avenir de l'Europe. Elle met un terme à un équilibre fondé sur la prépondérance de la diplomatie, les grandes puissances étant collectivement responsables de la paix.

    Ce conflit oppose un pays qui construit son unité depuis des siècles et l'a consolidée au gré de la succession des régimes politiques, à un autre, composé d'États plus jeunes, qui ne s'est pas encore véritablement constitué. En France, les premières défaites entraînent la chute de l'Empire et la proclamation de la République. Les tensions sociales préexistantes et l'élan de patriotisme soulevé par l'invasion allemande conduisent à la Commune de Paris et à une guerre civile. En Allemagne, la victoire parachève l'unification du pays, que symbolise la proclamation de l'Empire dans la galerie des Glaces à Versailles en 1871. De part et d'autre, la diversité et la multiplicité des mémoires de la guerre, françaises et allemandes, officielles ou personnelles, permettent de saisir l'impact durable du conflit sur les sociétés.

    Ces événements, valorisés par un double regard français et allemand, s'inscrivent dans une perspective chronologique plus longue (1815-1919) qui en révèle les racines comme la portée, permettant d'en saisir les enjeux sociaux, économiques, militaires, culturels, géopolitiques, technologiques et idéologiques.

    Ce catalogue de l'exposition présentée au Musée de l'Armée rappelle tout ce que la Lorraine a subi au cours de cette funeste guerre. C'est aussi un hommage à l'historien lorrain de la guerre franco-prusienne, François Roth, à qui est dédié cet ouvrage enrichi d'une remarquable iconographie.

    ‡ France - Allemagne(s) 1870-1871. La guerre, la Commune, les mémoires, collectif, éditions Gallimard / Musée de l'Armée, 2017, 303 p., ill., cartes (35 €).

  • Les Thons (88) : musiques de Balkans en l'église des Cordeliers le 27 mai

    Samedi 27 mai sera donné un grand concert en l’église des Cordeliers des Petits-Thons. Organisé par l’association Saône lorraine, propriétaire des lieux depuis 2006, il sera dédié à la mémoire de Jean-Pierre Huguet qui a tant donné de son temps et de son énergie au patrimoine de notre sud-ouest vosgien.

    Le groupe Zam-Zam ravira les mélomanes avec un répertoire et des instruments en vogue dans les Balkans : des dan...ses de Bulgarie, des airs traditionnels de Roumanie (de Bacau, en Moldavie), des chansons macédoniennes, de la musique Klezmer, feront vibrer les voûtes de la vieille église du XVe siècle. Le temps d’un concert, la Saône s’unira avec Sofia, Bucarest et le bas-Danube.

    Venu de la région lyonnaise, ce groupe instrumental est dirigé par Dominique Spehner, qui a quelques attaches dans notre région. Par ailleurs, ce concert permettra au public de découvrir les récents travaux de restauration menés au réfectoire d’été du couvent par le chantier d’insertion Acti’Sov : les maçons ont en effet redonné volume, authenticité et beauté à cette pièce essentielle de l’ancien monastère franciscain.

     

    ‡ Groupe Zam-Zam en concert, couvent des Cordeliers des Petits-Thons (entre Monthureux-sur-Saône et Bourbonne-les-Bains), samedi 27 mai à 16h00. Libre participation aux frais.

  • Bleurville (88) : hommage aux victimes des guerres à l'occasion du 72e anniversaire du 8 mai 1945

    A l'occasion du 72ème anniversaire de la capitulation allemande du 8 mai 1945, élus municipaux et habitants se sont souvenus de toutes les victimes militaires et civiles des dernières guerres autour du monument aux morts au cimetière paroissial.

    La cérémonie du 8-Mai était rehaussée par la présence des porte-drapeaux des Anciens Combattants 14-18 et 39-45, et des AFN, ainsi que de la fanfare locale qui interpréta les sonneries réglementaires. Après le dépôt de gerbe par Denis Bisval, maire, accompagné de deux enfants, ce fut l'appel des soldats morts pour la France des deux guerres mondiales. Denis Bisval lut ensuite le message du secrétaire d'Etat aux Anciens combattants et victimes de guerre. Pour clore la cérémonie, les enfants des écoles, soutenus par les parents, ont chanté la Marseillaise.

    Un vin d'honneur a rassemblé les participants à la mairie. A l'issue, la messe à la mémoire des victimes des guerres a été célébrée en l'église de Monthureux-sur-Saône par l'abbé Durupt, vicaire général.

  • Nancy : la cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation s'anime pour la Nuit des cathédrales

  • Un lorrain célèbre : Martin de Briey (1882-1955)

  • Mgr Berthet en visite à la paroisse Notre-Dame de la Saône

    Monseigneur Didier Berthet, nouvel évêque de Saint-Dié, poursuit ses visites pastorales dans les paroisses de son diocèse.

    Pour le dimanche du Bon Pasteur, il était accueilli par la grande paroisse Notre-Dame de la Saône rassemblée pour la messe dominicale en l'église Saint-Michel de Monthureux-sur-Saône.

    Après quelques paroles de bienvenue adressées par un membre du conseil pastoral de la paroisse où furent brièvement présentées la genèse et la vie de cette grande paroisse rurale portée sur les fonts baptismaux en 2000 par les abbés Maillard et Villaume, Monseigneur l'évêque concélébra la sainte messe avec l'abbé Ayéméné, curé de N.-D. de la Saône, devant une nef comble de fidèles attentifs aux paroles d'encouragement et de foi de Mgr Berthet. "Le rôle de l'évêque et des ministres ordonnés dans l'Eglise, c'est d'être des pasteurs du troupeau des baptisés et de les rassembler au nom du Christ sauveur" a t-il rappelé dans son homélie. Il insista encore sur les nécessaires vocations presbytérales afin d'accompagner les croyants dans leur vie sacramentelle.

    A l'issue de la messe, le verre de l'amitié a réuni les fidèles autour de Mgr Berthet à la maison paroissiale, en présence de plusieurs maires du secteur.

  • 72ème anniversaire de la capitulation de l'Allemagne nazie (8 mai 1945-8 mai 2017)

    Hommage aux combattants, résistants, déportés et prisonniers de guerre morts pour la France durant la Seconde Guerre mondiale.

  • Marine Le Pen élue... à Bleurville !

    Commune de Bleurville

    Elections présidentielles

    Résultats du 2ème tour - 7 mai 2017

    Liste des candidats Voix % Inscrits % Exprimés
    Marine LE PEN 100 33,78 54,35
    Emmanuel MACRON  84 28,38 45,65

     

  • Nancy : un îlot de mémoire sur le site de l'ancienne prison Charles-III

  • Robécourt (88) : la fonderie de cloches vous accueille

  • Vandoeuvre-lès-Nancy (54) : expo' "70 ans d'images de Claude Dubois"

  • Châtillon-sur-Saône (88) : les animations estivale au village Renaissance

  • Nancy : bataille autour du bastion de Saurupt

    Des passionnés de patrimoine jugent « indigne » le projet de petit parc, qui, sur Nancy Grand Cœur, vise à préserver seulement quelques vestiges du bastion de Saurupt en les déplaçant. Ils parlent d’« alibi patrimonial méprisable ».

    « Nous ne disons pas qu’il ne faut pas construire : il faut le faire avec de la qualité, en respectant l’histoire. Nous ne sommes pas des fétichistes de la vieille pierre. Mais Nancy va se priver d’une mise en valeur des seuls restes du paysage de sa fortification. À la place, on nous propose un parc public de la taille d’une parcelle de lotissement. Alors oui, ce projet n’est qu’un alibi patrimonial méprisable pour faire place nette à trois opérations immobilières sur le site de l’ancienne prison Charles-III et de l’ancien bastion de Saurupt. » C’est incisif. Et c’est signé d’André Vaxelaire, ancien enseignant de l’école d’architecture de Nancy, de Christian Laurent, de l’Union Rempart Grand Est, et de Jacques Boulay, de la Société de protection des paysages (SPPEF). Tous partent en campagne contre le projet présenté la semaine dernière par la Métropole, et Jean-Marie Duthilleul, architecte de Nancy Grand Cœur.

    Après les fouilles archéologiques qui ont mis au jour des vestiges du bastion de Saurupt du XVIIe siècle, ce projet prévoit l’aménagement de l’extrémité du parc de la congrégation des Sœurs de Saint-Charles. Cet espace sera remodelé en parc public avec reconstitution en plein air d’un mur d’escarpe, à l’aide de matériaux archéologiques déplacés. La déconstruction a d’ailleurs commencé…

    Pour accéder à ce nouvel espace, il faudra descendre de plusieurs mètres comme si l’on accédait à un fossé. L’objectif est ainsi de proposer à quelques dizaines de mètres du site originel un espace pédagogique contribuant à « maintenir la mémoire de l’histoire de la ville ».

    Pour ses détracteurs, qui disent avoir alerté les collectivités, ce projet est « une agression » alors que le site présente un «potentiel exceptionnel ».

    « Les vestiges du bastion pourraient être facilement mis en connexion avec le parc des Sœurs de Saint-Charles qui a été installé au XIXe dans les fossés presque intacts de l’enceinte fortifiée de Charles III. Ce qui explique que le parc se trouve en contrebas de 4 à 7 m ». Les opposants au projet dénoncent aussi des constructions immobilières qui vont surplomber le parc. « Nous avons travaillé avec des jeunes professionnels bénévoles. Et nous certifions qu’il est possible de préserver la surface constructible de Nancy Grand Cœur avec des alternatives d’aménagements. Lesquelles peuvent aussi apporter une réponse à l’exigence de mémoire due à la prison Charles-III ».

    André Vaxelaire, Christian Laurent et Jacques Boulay demandent l’arrêt de la démolition engagée des vestiges de Saurupt, le report des opérations immobilières, l’examen de solutions alternatives. Une page Facebook baptisée « Halte au déni de l’Histoire et de la Mémoire : bastion de Saurupt à Nancy » vient d’être lancée. « Une pétition le sera dans les prochains jours. »

    [d’après ER]

  • Saône lorraine sur les pas des cisterciens d’Allemagne

    Quarante-six membres de l'association patrimoniale du sud-ouest vosgien Saône lorraine, présidée par Jean-François Michel, se sont retrouvés récemment pour un voyage outre-Rhin.

    Cette excursion les a conduit en Hesse et en Thüringe, au centre de l'Allemagne. Le thème de ce voyage était axé sur les fondations monastiques cisterciennes en Allemagne moyenne. Sous la direction d’Hubert Flammarion, historien du Bassigny et de l'abbaye de Morimond, les monastères d’Eberbach, Haïnau et Arnsburg furent révélés aux visiteurs. Les adhérents Saône lorrains en profitèrent aussi pour visiter les riches villes de Fulda, Mülhausen, Marburg et Cassel, et pour marcher sur les traces de l'empereur Napoléon III lorsqu’il fut emmené en captivité au château de Wilhelmshöhe, en septembre 1870, après la défaite de Sedan.

    Un beau voyage riche en découvertes historiques et architecturales qui donnera envie, sans aucun doute aux participants, de s'inscrire au voyage d'automne qui les emmenera en Limousin.

  • Mgr Didier Berthet, évêque de Saint-Dié, à Notre-Dame de la Saône le 7 mai 2017

    Mgr Berthet lors de la rencontre des nouveaux évêques avec SS. le pape François [cl. ©Osservatore romano].

    Mgr Didier Berthet, évêque de Saint-Dié, sera en visite pastorale dans la grande paroisse Notre-Dame de la Saône ce dimanche 7 mai 2017.

    Il concélébrera la messe dominicale à 10h30 en l'église Saint-Michel de Monthureux-sur-Saône, avec le curé de la paroisse, l'abbé Clément Ayéméné.

    La messe sera suivie d'un vin d'honneur.

  • Fontes, la revue de l'association pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine métallurgique haut-marnais

    L'association pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine métallurgique haut-marnais (ASPM), fondée en 1990, s'est donnée pour objet de restaurer et animer par des expositions thématiques le haut-fourneau de Dommartin-le-Franc (52), et répertorier et valoriser les fontes d’art françaises dans le monde en réalisant des inventaires, des partenariats, des expositions, des colloques, des publications et créer un réseau de villes détentrices d'objets en fonte d'art (fontaines, statuaire, grilles, réverbères...).

    Rappelons que la Haute-Marne fut un département riche en industries métallurgiques et le demeure encore dans le domaine de la coutellerie ou la production de matériels de précision.

    L'ASPM publie l'intéressante revue trimestrielle Fontes qui donne la parole aux historiens et amateurs de fontes d'art sous tous ses aspects. Ainsi, le numéro de mars 2017 propose un dossier sur la fonte d'art et d'ornement présentée aux expositions industrielles haut-marnaises au cours du XIXe siècle et un article qui fait le point sur un type de matériel réalisé en fonte entre le XIXe et le début du XXe siècle : les plaques directionnelles ou plaques de cocher qui ornent encore ici ou là façades et carrefours de nos villages et bourgs.

     

    ‡ Plus d'info sur l'ASPM et sur la revue Fontes ici : www.fontesdart.org 

  • Décès de la princesse Laure de Beauvau-Craon

    La princesse Laure de Beauvau-Craon est décédée le 29 avril 2017.

    Née à Tarbes en 1942, Laure était la fille du général Jean-Louis du Temple de Rougemont, ancien résistant, qui commanda les troupes françaises outre-Rhin, durant la Seconde Guerre mondiale. Elle avait épousé, en 1972, le prince Marc de Beauvau-Craon, de 21 ans son aîné. Elle était la belle-mère des princesses Minnie et Diane.

    Ayant épousé la passion de son mari pour la Lorraine et le château d’Haroué, Laure avait eu l’honneur et le plaisir d’accueillir, dans la demeure familiale du Saintois, la reine mère d’Angleterre. Veuve à 40 ans après le décès, en 1982, du prince Marc, Laure de Beauvau-Craon s’était investie dans le domaine du marché de l’art, devenant, en 1991, présidente de Sotheby’s France. On lui avait fixé pour objectif l’ouverture du marché français. Une mission qu’elle a menée à bien, plaidant cette cause à Bruxelles, ce qui avait valu, en 1995, à la France de recevoir une mise en demeure de la commission européenne de supprimer le monopole des commissaires-priseurs. Alain Juppé avait fixé la fin de ce monopole à 1998, mais le changement de gouvernement l’a retardée de trois ans.

    Laure de Beauvau-Craon avait eu le bonheur de présider à la première vente de Sotheby’s en France, avec la dispersion de l’entier contenu du château de Groussay, décoré par son ancien propriétaire, Charles de Beistegui. Elle avait ensuite œuvré à l’installation de Sotheby’s dans la galerie Charpentier, située face à l’Elysée. Cette femme de tête, qui maîtrisait de nombreuses langues dont le russe, était aussi une femme de cœur investie dans le domaine caritatif, en apportant notamment son soutien à la Fondation Claude Pompidou.

    Ses obsèques religieuses se dérouleront le 4 mai à 15h00 en l’église Saint-Louis-en-l’Ile à Paris. Une messe sera dite ultérieurement à Haroué. La princesse sera inhumée dans le caveau familial à Haroué.

  • Romain-aux-Bois (88) : le château et ses liens avec l'abbaye de Morimond

  • Légion vosgienne : défendre la mémoire des combattants et témoigner auprès de la jeunesse de France

  • Graffigny-Chemin (52) : obsèques de l'abbé Fourgerolle

    Encensement du corps par Mgr l'évêque de Langres [cl. Y. Masson].

    Les obsèques de M. l'abbé Emile Fourgerolle ont été célébrées ce samedi 29 avril 2017 en l'église Saint-Elophe et Saint-Christophe de Graffigny (52) par Mgr Joseph de Metz-Noblat, évêque de Langres, en présence de plusieurs prêtres et des anciens paroissiens de l'abbé Fourgerolle.

    Originaire du diocèse de Saint-Dié - né en 1919 à Lerrain -, il avait exercé son ministère à Tollaincourt et Romain-aux-Bois ainsi qu'à Anould, avant d'être mis à disposition du diocèse de Langres en 1960. L'abbé Fourgerolle sera curé de Graffigny-Chemin de 1969 à 1999, date à laquelle il prit sa retraite dans son presbytère de Graffigny.

    RIP+

  • Les rendez-vous de Pèlerins de Lorraine sur nos routes en mai-juin

    Lorrains, à noter sur vos agendas : les rendez-vous de Pèlerins de Lorraine en mai-juin...

    > 39ème pèlerinage annuel de Domremy-Vaucouleurs :
    - rendez-vous samedi 13 mai au bivouac sur le plateau de Notre-Dame de Beauregard, au-dessus de Maxey-sur-Meuse.
    - dimanche 14 mai : départ à 8h15 de la maison natale de Jeanne d’Arc à Domremy, vers Vaucouleurs. Brève étape à Notre-Dame de Bermont.
    - messe à 12h00 en l'église de Champougny, célébrée par l’abbé Thomassin, aumônier des Europa Scouts nancéiens. Repas tiré des sacs. Nouveau départ à 14h30, le long de la Meuse vers Vaucouleurs. Arrivée vers 17h30 / 18h00.

    > Pentecôte 2017 :
    - Pèlerinage annuel de Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de Chartres : samedi 3, dimanche 4 et lundi 5 Juin. Réservez le bus au plus tôt pour le départ vendredi 2 juin au soir auprès de Clément Cuny : ccuny@yxime.fr

    - Pèlé pour ceux qui restent en Lorraine :
    Rendez-vous au départ pour la Saint Nicolas d’été à Saint-Nicolas-de-Port, le lundi de Pentecôte, 5 juin à 9h00 au Tremblois (Laneuvelotte).
    A midi, repas tirés des sacs au bord de la Roanne puis nouveau départ à 13h45 afin d’arriver à la basilique de Saint-Nicolas-de-Port pour la cérémonie à 15h00.

    >> Plus d'info auprès de Jean-Marie Cuny : jmcuny@hotmail.fr

  • Froville (54) : de la Lorraine à New York

    A l’origine du désormais célèbre Festival de musique sacrée et baroque qui chaque année accueille dans ce village meurthe-et-mosellan de 120 habitants, des pointures du monde entier, l’Association des Amis du patrimoine de Froville fête cette année ses 20 ans.

    Pour marquer d’une pierre blanche cet anniversaire, elle a choisi de réserver une aventure unique à cinq jeunes actuellement en brevet professionnel tailleur de pierre sur monuments historiques au lycée Camille-Claudel de Remiremont. Récemment, dans le cadre d’un partenariat avec le musée des cloîtres de New York qui abrite trois fenêtres à ogives du cloître de Froville, datant du XVe siècle, les jeunes gens vont s’envoler pour une semaine aux Etats-Unis. Avec leur professeur de taille de pierre Nicolas Lemé. Ils participeront à la Journée internationale de la sculpture de New York. Ils seront accueillis au Compleat Sculptor, à Manhattan, où durant les deux journées suivantes ils travailleront à la reproduction (au tiers de leur dimension) des trois fenêtres à ogives de Froville, « afin de montrer aux visiteurs leur savoir-faire, et comment ces fenêtres ont pu être taillées en leur temps ». Leur réalisation sera ensuite exposée au musée des cloîtres de New York.

    L’expérience est exceptionnelle pour les cinq élèves tailleurs de pierre des Vosges. Désigner les heureux élus s’est avéré cornélien : « Nous avons opté pour un choix réalisé par les enseignants de toutes les matières et pris en compte l’investissement des élèves dans nos différents projets », explique Nicolas Lemé.

    Pour l’Association des Amis du patrimoine de Froville, l’espoir, au travers de cette aventure rare, est de « redynamiser » un autre projet qui lui tient très à cœur : « Faire de Froville un site de chantier école pour des jeunes en formation en métiers d’art ». Ce chantier école consisterait en la restauration d’une aile du cloître de Froville : « Un cloître, ce serait juste magique et grandiose pour nous », reconnaît Nicolas Lemé.

    En attendant, cap sur New York. Un autre enseignant est du voyage : Nicolas Thomas, professeur d’histoire au lycée Malraux de Remiremont, grand amateur de patrimoine et bénévole au sein de l’Association des Amis du Patrimoine de Froville. Sa mission sera « d’enquêter » pour tenter d’en savoir un peu plus, peut-être, sur quatre autres fenêtres à ogives du cloître de Froville dont on ignore ce qu’elles sont devenues. Ont-elles été détruites ? Ont-elles été revendues ?

    Froville constitue un site unique en Lorraine : avec son église, édifiée au XIe siècle par les moines de l’ordre de Cluny, une des plus ancienne église romane de Lorraine avec l'abbatiale bénédictine de Bleurville, dans les Vosges - monastères dont les histoires sont étroitement liées d'ailleurs. Et son cloître datant du XVe siècle.

    Découvrir le cloître de Froville, c’est découvrir l’histoire de ses fenêtres à triple ogive achetées par George Blumenthal, un richissime banquier américain, en 1922. A l’époque, ce collectionneur, mécène important de l’art français, qui possède de nombreuses autres pièces architecturales acquises à travers l’Europe, installe les fenêtres de Froville dans sa propriété parisienne. Elles relient son manoir à ce qu’il appelle sa salle de musique. Il possède aussi une fondation qui a longtemps soutenu les jeunes artistes français. En 1930, à la mort de son épouse Florence, ses biens partent pour New York. Une partie des fenêtres du cloître de Froville sont exposées au musée des cloîtres qui ouvre en 1938. On ignore ce que sont devenues les autres.

  • Saône Lorraine sur les pas des cisterciens d'Allemagne

  • Les topographies médicales vosgiennes de 1776 à 1826

    Durant le dernier quart du XVIIIe siècle, la Société royale de médecine a encouragé ses correspondants de province à produire des topographies médicales, dans le cadre d'une "géographie médicale de la France".

    Huit praticiens vosgiens, établis à Bruyères, Saint-Dié, Neufchâteau, Epinal, Remiremont, Plombières et Waldersbach, ont décrit méthodiquement les variations atmosphériques, la qualité des eaux, la nature du sol et ses productions, l'état physique et moral des habitants du massif vosgien et de la plaine, en tentant d'établir une relation causale entre ces données écologico-sociales et les maladies endémiques et épidémiques qu'ils devaient soigner.

    Entre 1776 et 1806, les dix-neuf topographies médicales vosgiennes ainsi produites font du département le plus étudié de France, et des médecins Gabriel-Charles Didelot et Félix Poma les champions nationaux du genre topographique !

    Cet ouvrage étudie de façon inédite ce "cercle vosgien d'émulation médicale", en présentant les acteurs de ce réseau, leur formation, leurs relations, leur production, et l'intérêt historique que ces topographies médicales, donc cinq sont ici éditées ou rééditées pour la première fois, gardent aujourd'hui.

     

    ‡ Les topographies médicales vosgiennes de 1776 à 1826, Pascal Joudrier, FSSV, coll. Mémoires et documents sur l'histoire des Vosges, 2016, 400 p., ill. (20 €).

  • Est-il un moyen de rendre les Juifs plus utiles et plus heureux ? - Le concours de l'Académie de Metz en 1787

    En cette fin de XVIIIe siècle, les Lumières à la française magnifient l’idée de régénération. En s’en emparant, l’utopie révolutionnaire a voulu rejeter les valeurs anachroniques du passé. Or cette aspiration à l’invention d’un homme nouveau tourné vers la Raison trouve une de ses premières formulations dans le fameux Essai sur la régénération physique, morale et politique des Juifs de l’abbé Henri Grégoire, rédigé à l’occasion du concours de l’Académie de Metz, en 1787.

    Le catholique lorrain Grégoire, favorable à l’émancipation des Juifs, soutient que celle-ci doit passer par l’oubli des rêveries talmudiques et des traditions qu’il juge burlesques. Au même moment, rien de tel n’est exigé des protestants par les philosophes qui défendent leur pleine entrée dans la cité, ni des Noirs des colonies pour lesquels ils réclament la fin de l’esclavage.

    Ce concours marque donc un moment unique dans l’histoire de la France moderne. Pourtant, à l’exception du texte publié de l’abbé Grégoire, sans cesse lu et commenté, on ignorait presque tout des manuscrits déposés par les autres candidats (dont d'autres Lorrains comme l'avocat protestant Claude-Antoine Thiéry ou dom Chais, bénédictin de Saint-Avold), et même de la première version de celui de Grégoire. Pierre Birnbaum a eu l’idée de les rechercher aux archives de Metz et de Nancy. Les voici enfin publiés dans leur intégralité.

    Leur mise au jour et leur comparaison systématique dans cet ouvrage opèrent tel un révélateur : la question de l’entrée dans l’espace public des Juifs apparaît comme le symbole d’une difficile relation entre citoyenneté et pluralisme culturel, qui hante jusqu’à nos jours la société française.

    Instructif.

     

    ‡ "Est-il des moyens de rendre les Juifs plus utiles et plus heureux ?". Le concours de l'Académie de Metz (1787), Pierre Birnbaum, éditions du Seuil, 2017, 643 p. (28 €).

  • Graffigny-Chemin (52) : rappel à Dieu de M. l'abbé Emile Fourgerolle

    M. l'abbé Fourgerolle (premier à gauche) entouré de Mgr de Metz-Noblat et des prêtres du diocèse de Langres en juin 2015 [cl. Diocèse de Langres].

    Nous apprenons le décès de M. l'abbé Emile Fourgerolle survenu le 26 avril à Graffigny-Chemin (52) à l'âge de 97 ans, là où il résidait depuis de nombreuses années.

    Né le 31 juillet 1919 à Lerrain (Vosges), l'abbé Fourgerolle est ordonné prêtre en 1945. Incardiné dans le diocèse de Langres depuis 1960, il fut curé de Graffigny-Chemin, dans le Bassigny, aux confins des Vosges et de la Haute-Marne, de 1969 jusqu'en 1999. Depuis, il passait une retraite paisible au presbytère de Graffigny. Il célébrait encore la sainte messe ici ou là et était un fidèle de l'ermitage Notre-Dame de Bermont, à Greux (Vosges), chapelle où se rendait chaque samedi Jeanne d'Arc au temps de sa prime jeunesse afin d'y prier la Vierge Marie.

    Ses obsèques religieuses auront lieu samedi 29 avril à 10h00 en l'église de Graffigny.

    RIP +

     

  • Les Amis d'Alfred Renaudin entretiennent la mémoire du peintre lorrain

  • Dictionnaire historique de la Vierge Marie

    Fabienne Henryot, Lorraine expatriée en Suisse spécialiste de l'histoire religieuse en Lorraine, et Philippe Martin, qui enseigna à l'Université de Lorraine avant de rejoindre Lyon, historien des formes extériorisées de la piété catholique, nous offrent un étonnant dictionnaire dédié à la Vierge Marie. On y découvre de nombreux exemples du culte marial ou de ses manifestations tirés de l'histoire religieuse des anciens duchés de Lorraine et de Bar

    Aujourd'hui le culte de la Vierge est aussi florissant qu'il l'était hier, et l'intérêt du présent dictionnaire sans équivalent est de montrer la richesse et la multiplicité de ses facettes.

    Marie est présente dans les maisons et les églises, mais aussi dans les bandes dessinées, les contes pour enfants, le cinéma... Elle est celle vers laquelle, depuis des siècles, s'élèvent des prières. Elle est universelle avec des sanctuaires connus de tous, mais aussi locale avec ses fontaines sacrées, ses arbres mystérieux. Elle est priée par des dévots, mais aussi par des footballeurs ou des marins. C'est devant Notre-Dame d'Aparecida que sont déposés tous les mois 19 000 objets et ex-voto. C'est en son nom que les Loups de la Nuit parcourent les routes de Russie et d'Europe centrale sur leurs motos, c'est toujours en clamant son nom, un rosaire à la main, que les Philippins se sont élevés contre la dictature. Marie est de toutes les causes, de tous les temps et de tous les continents.

    Pour décrire les innombrables modalités du culte rendu à Notre-Dame, ce dictionnaire de 150 entrées en développe quatre types. Les premières sont des articles généraux, synthèses de sujets déjà bien étudiés (apparitions, Immaculée Conception, mariolâtrie...). Les deuxièmes abordent les dévots, confessions constituées (orthodoxes, protestants...) ou groupes sociaux moins évidents (motards, footballeurs, marins...). Les troisièmes visitent des sanctuaires (Aparecida, Fatima, Guadalupe, Lourdes...). Enfin, les dernières laissent la parole aux critiques ou aux remises en cause.

    L'ensemble dessine les contours d'une histoire qui s'articule autour de trois moments forts : le début du XVIe siècle lorsque la figure mariale s'affirme comme un étendard face au protestantisme et qu'en conséquence, les dévotions personnelles ou collectives s'amplifient ; le milieu du XIXe marqué par l'émergence de nouveaux hauts lieux et par la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception ; le milieu du XXe, temps où le concile Vatican II recentre une piété mariale que d'aucuns jugent envahissante.

    Les 150 articles rassemblés dans ce volume racontent une histoire de cinq siècles de foi, de luttes et de rapprochement, d'affirmations identitaires et de syncrétisme, d'universalité et de régionalisme. Ils nous donnent à voir la puissance d'une dévotion universelle toujours d'actualité.

    Passionnant !

     

    ‡ Dictionnaire historique de la Vierge Marie, Fabienne Henryot et Philippe Martin (dir.), éditions Perrin, 2017, 567 p. (27 €).