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Les livres en Lorraine - Page 37

  • Le Graoully

    graoully.jpgC’était il y a très longtemps… En ces temps reculés, l’ancienne cité de Metz vivait dans la terreur, hanté par un dragon effroyable : le Graoully.

     

    René Bastien et Bernard Laurendin, en fins connaisseurs de l’histoire de la cité des Médiomatriques, nous content l’histoire de cet animal mythique à l'apparence d'un dragon qui, vivant dans l'arène de l'amphithéâtre de Metz, aurait dévasté la ville avant d’être chassé hors du pays par saint Clément, premier évêque de la cité au IIIe siècle. Cette légende illustre la destruction des religions païennes par le christianisme.

     

    L’ouvrage, agréablement illustré par Laurel, s'adresse avant tout à vos enfants… mais permettra également aux parents de renouer avec l’histoire de notre Lorraine.

     

     

     

    ‡ Le Graoully, René Bastien et Bernard Laurendin, éditions Serpenoise, 2012, 33 p., ill. (10 €).

  • Salon du Livre Vosges/Lorraine à Rambervillers le 2 septembre 2012

    Salon_Rambervillers.png

  • Grandir au Moyen-Âge : l'enfance de Jeanne d'Arc

    vosges,domremy,jeanne d'arc,enfance,jeunesse,moyen ageLe Centre d'interprétation Visages de jehanne et la Maison natale de Jeanne d'Arc à Domremy-la-Pucelle (Vosges) présente jusqu'au 31 décembre 2012, à l'occasion des 600 ans de Jeanne, une exposition sur le thème "Grandir au Moyen-Âge" autour de l'enfance de Jeanne d'Arc au XVe siècle.

    Grâce aux témoignages des procès, l'enfance de Jeanne d'Arc compte parmi les mieux connues et documentées de son époque, mais les sources n'en renseignent que certains aspects : sa famille, son milieu, sa vie religieuse. Pour en approcher au mieux le quotidien, sa vie matérielle, ses jeux, ses travaux, son éducation, l'exposition s'appuie sur le dynamisme de l'histoire de l'enfance, renouvelée par l'apport de l'iconographie et de l'archéologie.

    Le catalogue de l'exposition propose une plongée dans l'univers de l'enfance au Moyen-Âge : elle permet de mieux comprendre et appréhender la vie de Jeanne à Domremy. Trois contributions de spécialistes universitaires font le point des connaissances sur l'histoire de l'enfance et sur la jeunesse de Jeanne d'Arc au sein de sa famille et dans le contexte de la Lorraine médiévale.

     

    ‡ Grandir au Moyen-Âge. L'enfance de Jeanne d'Arc, collectif, Conseil général des Vosges, 2012, 143 p., ill., cartes (18 €).

  • Un sculpteur lorrain oublié : Charles-Adzir Trouillot (1859-1933)

    Pierre Monier s’était lancé le défi de retrouver la trace de son bisaïeul Charles-Adzir Trouillot. Un artiste tombé dans l’oubli. Après de longues et fructueuses recherches, il sort un ouvrage sur la vie de son arrière-grand-père lorrain.

     

    pierre monier.jpgAprès une enquête qui a duré près de deux ans, Pierre Monier, journaliste lyonnais, a enfin réuni tous les indices qu’il a pu glaner sur son ancêtre. Grâce à ce travail minutieux il a pu écrire un livre paru à compte d’auteur intitulé Charles-Adzir Trouillot, fils de ses œuvres.

     

    Il s’agit d’un ouvrage de 80 pages richement illustré, relatant les différentes étapes de la vie de son ancêtre. Les recherches de l’auteur l’avaient conduit de la Meuse – où il est né en 1859 – à Dijon où son bisaïeul avait établi un atelier. Ce dernier a séjourné à Dijon de 1895 à 1899 et y a réalisé plusieurs œuvres dont l’une d’elles a été retrouvée à l’église de Quétigny, un buste d’évêque portant la signature de Charles-Adzir Trouillot et une date : 1896. Il est également passé par Seurre après avoir quitté Dijon avant de s’installer en Meurthe-et-Moselle.

     

    gal louis camus.jpgA Saint-Clément (puis Lunéville), il devient faïencier aux établissements Keller & Guérin, mettant ainsi ses talents de sculpteur modeleur au service de l’art de la faïencerie, avant de partir vers d’autres cieux à Amiens puis Rouen et, enfin, à Saint-Denis où il exploite un procédé de son invention dans sa propre société de production de céramiques. Il décèdera en 1933 dans le Val d’Oise.

     

    Un parcours que certains jugeront quelque peu chaotique, mais qui a laissé de nombreuses traces dans les musées, à Châlons-en-Champagne et à Versailles notamment, et dans des collections particulières où l’on retrouve les bustes et autres sculptures offerts à la postérité par cet artiste lorrain étonnant. Et désormais mieux connu grâce à l’incroyable enquête menée par son descendant.

     

     

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    Docteur Mohen, marbre, Charles-Adzir Trouillot, Musée de Châlons-en-Champagne.

     

     

     

    ‡ L’ouvrage peut être commandé à : Pierre Monier, 15 allée des Châtelaines, 69720 Saint-Bonnet-de-Mure (18 € franco de port, règlement par chèque à l’ordre de « Pierre Monier »).

  • La Nouvelle revue lorraine n° 15 : des odeurs de fenaison et de moisson

    NRL15.jpgLe quinzième opus de La Nouvelle revue lorraine célèbre la terre lorraine. Une belle première de couverture donne toute sa place au paysan lorrain, faucheur d'une belle et prometteuse moisson... Et la quatrième de couverture met en lumière la splendide Jeanne d'Arc équestre de Nancy, récemment rénovée. Belle ode à notre terre lorraine, à ses paysans et à son héroïne !

    Au programme de ce numéro estival :

    - Opalines populaires et verreries moulées au musée de Hennezel

    - Deux garçons d'Aouze dans les armées du roi

    - Dom Augustin Calmet, abbé de Senones

    - Terres lorraines des princes de Condé

    - La chapelle-école de La Hutte

    - Louis Adrian, un Lorrain qui mérite d'être connu

    - Renaissance mise à mal à Pont-à-Mousson

    - Courcelles-Chaussy, commune de Lorraine

    - Garibaldi et Garibaldiens

    - Le colonel André Gravier

    - Un médicament et une liqueur, une réalité et un mythe

    - Le jeu de quilles

    - La fauchaison était lancée

    - Le patois lorrain

    - La pisciculture est née dans les Vosges

    - Cure de jouvence pour Jehanne

     

    ‡ La Nouvelle revue lorraine, n° 15 (7 € le numéro). En librairie ou sur abonnement (38 €, 6 numéros) en adressant vos coordonnées postales et votre réglement à : La Nouvelle revue lorraine, Le Tremblois, 54280 LANEUVELOTTE.

  • Charles-Adzir Trouillot, fils de ses oeuvres (1859-1933)

    trouillot.jpgC'est à un sculpteur et céramiste bien oublié que s'est attaqué le pugnace journaliste Pierre Monier. Même si cette quête biographique et artistique est traitée sous l'angle de la piété filiale, c'est bien un véritable travail d'enquête dont il s'agit. Normal pour un journaliste.

    Le Lorrain Charles-Adzir Trouillot est en effet un oublié. Un sculpteur auquel les historiens de l'art ne font qu'une toute petite place, qui n'a pas de cote chez les marchands et qui n'excite pas la curiosité des amateurs. Pierre Monier fait oeuvre de curiosité tout simplement en retraçant la vie de son bisaïeul maternel.

    Un parcours étonnant cependant. Autodidacte né en 1859 à Burey-en-Vaux - village meusien célèbre grâce à l'épopée de Jehanne, la Bonne Lorraine, puisque son oncle Durand Laxart, celui qui la conduisit devant Robert de Baudricourt, y résidait -, il exerce son art du portrait en buste à Châlons-en-Champagne puis à Dijon, Nancy et Lunéville, mais aussi à Amiens, Rouen et Saint-Denis. Durant une douzaine d'années, il exerce en effet son talent de faïencier dans les manufactures du Lunévillois, mettant ainsi son savoir-faire de modeleur artistique au service des faïenceries Keller & Guérin de Saint-Clément.

    Charles-Adzir Trouillot ajoute encore une autre corde à son arc : il est aussi un inventeur et administrateur de société. On lui doit l'invention en 1920 et 1923 de procédés céramiques exploités par les établissements Céramiques de Rouen, puis par sa propre entreprise dyonisienne.

    Parcours tumultueux pour cet artiste anonyme dont plusieurs oeuvres sont aujourd'hui conservées au musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Châlons-en-Champagne et au musée de Versailles.

    Un beau travail d'investigation qui permet de faire sortir d'un oubli immérité un artiste lorrain qui contribua, à sa modeste place, au renom des faïenceries françaises entre Belle Époque et Entre-Deux Guerres.

     

    ‡ Charles-Adzir Trouillot fils de ses oeuvres (1859-1933), Pierre Monier, Liv'Editions, 2012, 81 p., ill., préface de Catherine Calame, présidente de l'association Saint-Clément, ses Fayences et son passé (18 €).

    ‡ Commande à envoyer accompagnée du règlement (18 €  port inclus, chèque à l'ordre de "Pierre Monier") à : Pierre Monier, 15 allée des Châtelaines, 69720 SAINT-BONNET-DE-MURE.

  • Le Couvent de la Reine

    lorraine,couvent,reine,marie leszczynska,stanislas,louis XV,versailles,compiègne,pierre fourier,alix le clerc,marie claire tihon,éditions du cerf,congrégation notre damePour diriger la maison d'éducation qu'elle désire fonder à Versailles, la reine Marie Leszczynska - épouse de Louis XV et fille du roi Stanislas, duc de lorraine et de Bar - choisit les soeurs de la congrégation de Notre-Dame du monastère de Compiègne. Et ce couvent développa de nombreux liens avec la Lorraine.

    La disparition de la reine en 1768 n'interrompt pas le projet que les princesses, ses filles, Adélaïde en particulier, ont à coeur de mener à bien. Six religieuses viennent de Lorraine rénover la communauté de Compiègne, de telle sorte qu'arrivent à Versailles, en octobre 1772, vingt-huit religieuses qui ont toutes opté pour la forme la plus stricte de la règle de leur fondateur, le Lorrain Pierre Fourier (1565-1640).

    Dans des bâtiments séduisants de beauté, construits pour elles par un autre Lorrain, Richard Mique, elles s'adonnent pendant 20 ans à l'éducation d'une soixantaine de pensionnaires et de centaines de petites Versaillaises.

    Quand, en octobre 1792, les lois implacables de la Révolution dispersent les communautés religieuses, ces soeurs restent unies et, la tourmente passée, créent à Versailles une nouvelle école, Notre-Dame du Grandchamp, d'où naîtront, après l'exil de 1904, d'autres écoles qui sont en quelque sorte les "filles" du Couvent de la Reine.

    Aujourd'hui, le prestigieux lycée Hoche occupent l'ancien couvent. Il redonne aux bâtiments, magnifiquement restaurés, leur destination première faisant ainsi perdurer l'oeuvre éducatrice de Marie Leszcynska.

    L'auteur, soeur Marie-Claire Tihon, membre de la congrégation des chanoinesses de Saint-Augustin, est l'auteur des biographies des deux cofondateurs de cette congrégation née en Lorraine : Saint Pierre Fourier (1997) et La Bienheureuse Alix Le Clerc (2004).

     

    ‡ Le Couvent de la Reine de Compiègne à Versailles, Marie-Claire Tihon, éditions du Cerf, 2012, 179 p., ill. (14 €).

  • Jean Prouvé

    PROUVE.jpgNancy consacre l’année 2012 à Jean Prouvé (1901-1984). Ce constructeur de génie qui continue d’influencer les architectes et designers du monde entier, est toujours resté fidèle à sa ville. Héritier direct de l’Ecole de Nancy, dont son père Victor Prouvé était l’une des figures majeures et son parrain Emile Gallé, le fondateur, Jean Prouvé adoptera et mettra en pratique les principes fondamentaux hérités de ce mouvement : le goût de l’expérimentation, le soin du détail, la maîtrise du matériau, le besoin de création collective. Il les conservera tout au long de sa carrière.

     

    Développant avant l’heure des notions telles que l’économie de moyens et d’énergie, la fonctionnalité, l’ingéniosité, la créativité au service de la collectivité, Jean Prouvé est plus que jamais d’actualité. C’est un artiste aux talents multiples : ferronnier, créateur de meubles, collaborateur d’architectes, dessinateur, à la filiation artistique essentielle.

     

    Ce livre est le catalogue commun à l’ensemble des manifestations organisées autour de l’événement ; il permet de découvrir ou redécouvrir les différents aspects du talent de Jean Prouvé et met en lumière des œuvres majeures ou des principes fondamentaux du constructeur.

     

    Bien plus qu’un catalogue, c’est un ouvrage de référence, unique et remarquable enrichi de 750 illustrations.

     

     

    ‡ Jean Prouvé, Claire Stoulig et Catherine Coley, Somogy éditions d’Art, 2012, 400 p., ill. (49 €).

  • Fontaines d'hier et d'aujourd'hui à Nancy

    fontaines nancy.jpgNancy, ville d'eau ? On pourrait le croire en parcourant l'histoire de ses fontaines et ruisseaux. Elle montre combien la cité ducale a intimement mêlé son destin à cette ressource pour se développer. Ville d'eau, Nancy le fut incontestablement par le passé, elle le redevient à nouveau avec son récent recentrage sur la Meurthe.

    Si, de nos jours, les fontaines ont perdu dans les rues nancéiennes leur rôle domestique, elles restent présentes dans le quotidien des habitants et apportent une note sympathique et une fraîcheur bienvenues. Certaines font même partie de l'identité de la cité comme celles de la place Stanislas que les touristes "mitraillent" quotidiennement.

    Ce parcours dans le riche patrimoine local lié à l'eau rappelle l'importance de chaque fontaine, de la simple borne de quartier au monument grandiose qui rehausse une place. Les multiples anecdotes rapportées, souvent issues des archives municipales, permettent de mieux comprendre l'histoire de Nancy et de ses habitants.

    Bien plus qu'un guide, Etienne Martin nous offre une véritable petite histoire d'eau nancéienne, agréablement illustrée et distrayante.

     

    ‡ Fontaines d'hier et d'aujourd'hui à Nancy, Etienne Martin, éditions Serpenoise, 2012, 128 p., ill. (15 €).

  • Au fil de l'expérience : Lunéville et la science au siècle des Lumières

    luneville sciences.jpg"Un établissement admirable pour les sciences...", c'est le commentaire enthousiaste laissé par Voltaire après sa visite à Lunéville en 1735. Il y a contemplé une "grande salle toute meublée des expériences nouvelles de physique, et tout particulièrement ce qui confirme le système newtonien".

    Le témoignage du célèbre auteur démontre la place que tient la cour de Lorraine dans le rayonnement de la culture scientifique dès le début du XVIIIe siècle. A la tête de la "salle des machines" du château de Lunéville se trouve un personnage hors du commun, Philippe Vayringe (1684-1746), "l'Archimède lorrain" - pour Valentin Jamerey-Duval, le bibliothècaire du duc François III -, mécanicien de génie dans un paysage intellectuel en pleine évolution.

    Objets scientifiques et supports d'expériences, ces "machines" aussi belles qu'ingénieuses, nous replongent dans l'univers fascinant d'esprits inventifs, à la recherche d'une nouvelle compréhension du monde qui concilient foi et raison.

     

    ‡ Au fil de l'expérience. Lunéville et la science au siècle des Lumières, collectif, Serge Domini éditeur, 2012, 100 p., ill. (15 €).

  • Le meusien Adrien Henry parrain de la 118ème promotion d’officiers de la gendarmerie

    La 118ème promotion de l'Ecole des Officiers de la Gendarmerie Nationale (EOGN) de Melun a choisi, le 26 juin dernier, pour nom de baptême « Colonel Henry ».

     

    Colonel_Adrien_Henry.jpgLe meusien Adrien Henry est un personnage exceptionnel mais totalement tombé dans l'oubli. Un livre de Mémoires, collecté par son fils et son petit-fils, nous permet de mieux découvrir ce véritable héros.

     

    Né en 1888 dans une famille de paysans de Lacroix-sur-Meuse, il est mobilisé en 1914 au 161ème régiment d'infanterie de Saint-Mihiel, avec lequel il participe à toutes les grandes batailles (Argonne, Champagne, Somme, Verdun, Chemin des Dames...). Blessé 14 fois, il termine la guerre comme capitaine, avec la Légion d'honneur.

     

    L'homme a le goût de la vie militaire : il rempile et le voilà parti pour la Pologne (où il se lie avec De Gaulle), combat les bolcheviques en Ukraine, puis participe à l'occupation de la Ruhr et celle de la Sarre.

     

    insigne promo col henry.pngEn 1928, il intègre alors cette "arme d'élite", selon ses mots, la gendarmerie, et prend le commandement de la compagnie de l'Indre. C'est de là, qu'en 1940, il assiste à la débâcle et participe à la défense de Châteauroux. Refusant de prêter serment au Maréchal Pétain, il est mis à la retraite. A partir du 20 août 1940 il rallié la résistance. Il prend part aux actions clandestines puis au combat de la Libération, en opposition très forte avec les FTP communistes. Il termine la guerre comme responsable de la gendarmerie pour le Centre de la France.

     

    Il décède à Commercy en 1963.

     

     

    ‡ Un Meusien au cœur des deux guerres. Mémoires du colonel Adrien Henry, Michel et Frédéric Henry, éditions Ysec, 2012, 264 p., ill. (18 €).

  • Metz la sentinelle : histoire de la BA 128 "Lieutenant-colonel Jean Dagnaux"

    Metz-ba128.jpgEtablie dans une ville de forte tradition militaire, la base aérienne 128 de Metz-Frescaty témoigne d'un destin multiple et d'enjeux stratégiques forts.

    Du premier Fliegerfeld, sous autorité allemande, d'où décollaient les Zeppelin, ces dirigeables qui furent les premières armes aériennes déployées sur le terrain de Metz, à la base ultramoderne dédiée au renseignement et à la stratégie de dissuasion et de soutien, c'est à une évocation de l'histoire condensée de l'aviation militaire que nous invite cet ouvrage.

    Ouvrage mémoire, album du souvenir puisque désormais la BA 128 a vécu - elle a été officiellement fermée le 21 juin 2012 -, ce livre recense toutes les unités qui se sont un jour établies à Metz.

    Malgré la fermeture de cette unité, la force de ces pages rend toujours vivace le souvenir de cette base aérienne unique : elle fut réellement "la" sentinelle de l'Est de la France.

    L'ouvrage bénéficie d'une riche iconographie inédite étant donné le caractère secret des activités de la BA 128.

     

    ‡ Metz la sentinelle. Histoire de la base aérienne 128 "Lieutenant-colonel Jean Dagnaux", Olivier Bertrand et Patrick Pallot, éditions Privat, 2012, 142 p., ill. (32 €).

  • Charles-Alexandre de Lorraine, prince de l'Europe des Lumières

    charles-alexandre.jpgLa Lorraine fête cette année le tricentenaire de la naissance de Charles-Alexandre de Lorraine (1712-1780). Mais qui était donc ce prince lorrain ? L'exposition, présentée au château de Lunéville jusqu'au 16 septembre, nous ouvre sur la vie de ce prince à la destinée hors du commun.

    Douzième enfant du duc Léopold, Charles-Alexandre passe des années heureuses au château de Lunéville, loin de l'exercice du pouvoir dont la perspective revient à ses frères aînés. Ce temps d'insouciance est marqué toutefois par une éducation soignée, qui devait faire du jeune homme une figure marquante de l'Europe éclairée.

    En 1736, sa vie bascule lorsque son frère, le duc François III, renonce à la Lorraine pour accéder au trône impérial en épousant Marie-Thérèse de Habsbourg. Charles-Alexandre quitte alors Lunéville et rejoint la cour de Vienne. C'est tout d'abord par les armes qu'il sert ce pouvoir nouveau, avant d'endosser un rôle qui lui convient mieux, celui d'administrateur attentif et généreux, pétri de l'idéal chrétien. En tant que gouverneur général des Pays-Bas autrichiens - l'actuelle Belgique -, Charles-Alexandre de Lorraine révèle en effet son tempérament de véritable prince catholique éclairé, à la fois ami des arts et du faste, propagateur des évolutions techniques et, avant tout, garant du bonheur de ses peuples.

    L'ouvrage, édité à l'occasion de cette exposition, rassemble les contributions des spécialistes de l'histoire de la Lorraine du XVIIIe siècle ainsi que des historiens de la Belgique : Catherine Guyon, maître de conférences en histoire à l'Université de Lorraine ; Thierry Franz, doctorant en histoire de l'art à l'Université de Lorraine ; le général Alain Petiot, membre de l'Académie de Stanislas ; Michèle Galand, professeur à l'Université libre de Bruxelles ; Renate Zedinger, docteur en histoire à l'Université de Vienne ; Leo De Ren, maître de conférences à l'Université catholique de Louvain ; Elisabeth Derveaux, attachée scientifique au musée communal de Tervuren (Belgique).

     

    ‡ Charles-Alexandre de Lorraine, prince de l'Europe des Lumières, collectif, Serge Domini  éditeur, 2012, 79 p., ill. (15 €).

  • Jean Prouvé : entre architecture, design et industrie

    lorraine,jean prouvé,nancyJean Prouvé est un créateur difficile a cerner, qui ne se laisse pas aisément classer dans une catégorie. Architecte, designer, industriel ? Si aucun de ces termes n'est exact, chacun d'eux se justifie. Née sur un terreau propice, couvrant presque un siècle entier, son oeuvre se place sous le signe de l'éclectisme ; elle accompagne les innovations techniques marquantes et les bouleversements de l'histoire du XXe siècle.

    Jean Prouvé applique sa méthode avec la même exigence, qu'il s'agisse de réaliser le détail d'un assemblage, de fabriquer un meuble ou de concevoir une construction. Ses créactions refusent tout esthétisme, mais son style se reconnaît à de nombreux traits caractéristiques.

    Peu connu du grand public de son vivant, il suscite depuis la fin du XXe siècle un intérêt considérable qui semble un juste hommage à son inventivité et à son côté visionnaire.

    S'appuyant sur de nombreux exemples, trois enseignants nancéiens questionnent cette oeuvre et sa genèse, éclairant à la fois le parcours d'un homme indépendant et une démarche créatrice pragmatique qui, sans s'inscrire dans un courant particulier, n'a de cesse d'inspirer les créateurs contemporains.

    Si le livre s'adresse avant tout aux enseignants et à leurs élèves dans une perspective pédagogique, chacun peut y découvrir les étonnantes réalisations de Prouvé dans uné époque bouillonnante d'idées.

    Le cédérom joint reprend toute l'iconographie de l'ouvrage ainsi que deux courts films qui illustrent les principes constructifs mis en oeuvre par Jean Prouvé.

    Les auteurs : Corinne Lacaze est conseillère pédagogique en Arts visuels en Meurthe-et-Moselle ; François Lemoine est professeur de sciences physiques au lycée Varoquaux de Tomblaine ; Jean-Marc Maucotel est professeur d'histoire-géographie au lycée Poincaré de Nancy et chargé de mission au musée de l'Histoire du fer de Jarville-la-Malgrange.

     

    ‡ Jean Prouvé. Entre architecture, design et industrie, Corinne Lacaze, François Lemoine et Jean-Marc Maucotel, SCEREN éditions, 2012, 68 p., ill., cédérom (17,90 €).

  • Le Pays Lorrain : spécial "6e centenaire de Jeanne d'Arc"

    pays lorrain juin 2012.jpgLe numéro de juin 2012 de la revue de prestige du Musée Lorrain, Le Pays Lorrain, propose un dossier spécial à l'occasion de l'année du 600e anniversaire de la naissance de Jehanne, la Bonne Lorraine. Alain Surdel effectue le recensement des médailles pieuses de Jeanne d'Arc dans les collection du Musée Lorrain, Pierre Helli revisite Jeanne à travers les images pieuses, Marc Rochette nous livre l'histoire "rocambolesque" de Mgr Pagis, évêque de Verdun, et l'oeuvre du monument national de Jeanne d'Arc à Vaucouleurs, et Hubert Collin nous fait découvrir la fausse Jeanne d'Arc de 1436.

    Le sommaire s'enrichit de nombreuses autres études autour de l'histoire et du patrimoine de la Lorraine :

    - les maîtres-autels de Bréhain et de Tincry, des autels d'architecte ou de sculpteur et doreur ?

    - un héros lorrain de la Guerre de Sept Ans : Louis-Philippe Le Dossu d'Hébécourt

    - un pionnier de la facture de pianos à Nancy au début du XIXe siècle : Joseph Stetzle

    - Paul Michels, parcours d'un photographe lorrain oublié

    - Jean Prouvé, maire de Nancy à la Libération

    - le sourire retrouvé de la Dame d'Audun

    - une famille d'horlogers du Pays-Haut : les Mirjolet

    - le préventorium de Flavigny-sur-Moselle

    Et les habituelles chroniques : vie de la société et du musée, vie culturelle régionale, publications...

     

    [cliché : détail de la statue équestre de Jeanne d'Arc de Nancy réalisée en 1890 et récemment rénovée]

  • Les doigts bleus. Souvenirs d'un ancien maître d'école

    doigts bleus.jpgL'école est finie. Les vacances sont bien là. Quoi de mieux que de se replonger dans les souvenirs d'un ancien maître d'école vosgien... Et un peu de nostalgie ça ne fait pas de mal quand il s'agit de souvenirs d'école !

    C'était un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. A cette époque-là, qui nous semble aujourd'hui une éternité, l'école sentait l'huile de lin, la cendre et la fumée de bois, la cire d'abeille, l'astringence de la craie et "ces merveilleuses poussières amassées par tout un été"...

    Les doigts bleus, voilà un livre qui va prendre le lecteur au dépourvu de tous ses sens : l'ouïe comme une plume Sergent-Major crissant sur le cahier du jour, le toucher avec cette douceur du doigt qui tourne la page, cette odeur mélangée d'une petite communauté scolaire sentant la terre des labours et la paille des étables, l'impertinence d'une langue tirée du coin des ânes, le goût enfin du bel et du bon. Les enfants jouent aux chiques, à colin-maillard... C'est un âge d'or et on ne le sait pas.

    Roger Wadier est un maître d'école à l'ancienne. Il nous fait découvrir son univers à travers quelque 64 courtes nouvelles qu'il égrène tel un abécédaire. Il fut de toutes les aventures scolaires dans son village vosgien de Vicherey. Il y a dans son récit une telle beauté, une telle fragilité, une telle sincérité, qu'on en sort ému aux larmes.

    L'ouvrage est illustré avec humour par Patrice Stefani.

    L'auteur, Roger Wadier, est ancien instituteur puis directeur d'école et maire honoraire de Vicherey, aux confins des Vosges et de la Meurthe-et-Moselle. Ecrivain lorrain, il voue une véritable passion à sa région, son histoire et ses coutumes.

     

    ‡ Les doigts bleus. Les souvenirs d'un ancien maître d'école, Roger Wadier, éditions Paroles de Lorrains, 2012, 263 p. (20 €).

  • "L'Ange de Chazelles", Anne-Marie Célestine Michel, bienfaitrice messine

    ange chazelles.jpgNée à Metz en 1875, Anne-Marie Célestine Michel va vivre une période mouvementée de l'histoire de la Lorraine : l'Annexion, la Grande Guerre puis la Seconde Guerre mondiale. Seule héritière d'une famille aisée de minotiers, elle bénéficie d'une éducation scolaire et religieuse poussée. Après avoir envisagé d'entrer de prendre le voile, elle décide en 1916 de fonder à Chazelles un orphelinat, Le Manoir de Bethléem, qui aura pour objectif de former des institutrices laïques, religieuses et missionnaires. Elle confiera la présidence de l'oeuvre à Mgr Pelt, figure du catholicisme messin, et le parrainage d'un ami, Robert Schuman.

    Issus des archives privées familiales de la famille Kester, ses journaux de petite fille, de jeune fille et le livre de bord du Manoir racontent soixante ans de quotidien, de chagrins, de joies, d'angoisses et de confiance en Dieu.

    Anne-Marie Célestine Michel sera une mère, une grand-mère ou une tante d'une quarantaine de fillettes des environs de Metz, auxquelles elle confiera ses soins exigeants. Elle s'éteindra en 1957 après une vie de dévouement à l'Eglise catholique et à ses "enfants".

    La présentation de l'ouvrage alterne des écrits de Melle Michel et des commentaires des auteurs. Elle en fait une oeuvre originale qui plonge le lecteur dans une époque où sentiment religieux et vie quotidienne étaient indissociables.

    Les auteurs, Claudine Kester-Elghozi et Gérard Kester, tenaient à rendre hommage à Melle Michel, leur parente, bienfaitrice messine, exemple d'humanité et de générosité, guidée par des valeurs chrétiennes. Un exemple pour notre société actuelle qui a, trop souvent, tendance à oublier les vraies valeurs, celles qui transcendent les siècles.

     

    ‡ L'Ange de Chazelles. Anne-Marie Célestine Michel, bienfaitrice messine, Claudine Kester-Elghozi et Gérard Kester, éditions des Paraiges, 2012, 146 p., ill. (29 €).

  • Une Renaissance lorraine [1508-1608]

    renaissance.jpgEntre 1508 et 1608, la Lorraine vit un de ses âges d'or. Ce siècle est souvent enfermé dans les images et les discours que le pouvoir ducal a voulu nous transmettre à partir du début du XVIIe siècle. Loin de cette représentation convenue, cet ouvrage fait découvrir la complexité d'une époque pendant laquelle la Lorraine entre en modernité.

    Le monde change profondément avec les transformations de l'exercice du pouvoir, de l'habitat, de l'économie, de la culture, de la cuisine... C'est le temps où de somptueux châteaux d'agrément sont construits, où les villes sortent de leur carcan médiéval. Nancy au premier chef, mais aussi dans toutes les cités, les arts s'épanouissent avec des artistes aussi reconnus que Ligier Richier, Bellange, Callot ou Monsu Desiderio. La vie est alors douce en Lorraine.

    Mais ce siècle est aussi celui de la violence. Conflits religieux avec les luttes entre catholiques et protestants. Violence politique avec l'intervention d'armées étrangères et le risque toujours présent d'une invasion. Violence judiciaire avec des centaines de personnes livrées aux flammes sous l'accusation de sorcellerie.

    Entre prospérité et tourments, l'ouvrage donne à voir la richesse et les paradoxes de ce siècle à travers une documentation variée, de riches archives et d'imposants vestiges architecturaux. Il laisse la parole aux contemporains, proches du pouvoir ou humbles ruraux dont les journaux sont d'irremplaçables documents. Il s'appuie encore sur près de 300 illustrations, oeuvres majeurs d'artistes connus ou simples témoignages cachés dans les bourgs et villages lorrains.

    Loin des a priori, cet ouvrage dévoile une Lorraine qui s'adapte aux changements intervenus en Europe tout en maintenant sa spécificité de pays d'Entre-Deux.

    L'auteur, Philippe Martin, spécialiste d'histoire religieuse et d'histoire de la Lorraine, est professeur d'histoire moderne à l'Université Lyon-2.

     

    ‡ Une Renaissance lorraine [1508-1608], Philippe Martin, éditions Serpenoise, 2012, 191 p., ill., cartes (40 €).

  • "La Gazette Lorraine" de été 2012

    lorraine,la gazette lorraineCet été, La Gazette Lorraine vous fait emprunter des ponts... pour aller à la découverte de la Lorraine ! Ce numéro estival est en effet axé sur les ponts remarquables qui jalonnent ruisseaux et rivières de notre belle Lorraine. Mais La Gazette vous fait également découvrir maints autres thèmes lorrains insolites. Au sommaire :

    - les chasseurs d'orages en Lorraine

    - aux marches de la Lorraine : Zweibrücken (Allemagne)

    - le musée du fer à repasser à Longwy

    - un point sur le label "Patrimoine mondial de l'Unesco"

    - le dossier du trimestre : de ponts en ponts, ses histoires et ses légendes

    - le château épiscopal de Maizières

    - la rubrique de Maisons paysannes de Lorraine : tuiles et toits de Lorraine

    - la ligne d'autobus "Ludres / Nancy-Cours Léopold"

    Et les rubriques habituelles : le bloc-notes, les livres, les expos'...

     

    ‡ La Gazette Lorraine, été 2012, n°  86. A commander (5,50 € le numéro) ou abonnement (15 € pour un an) à : La Gazette Lorraine, 44 avenue du Château, 54600 VILLERS-LES-NANCY.

  • Histoire du moulin à eau de Rehaincourt (Vosges) - 1340-1945

    moulin rehaincourt.jpgLa commune vosgienne de Rehaincourt est située à une vingtaine de kilomètres au nord d'Epinal. Inutile de consulter votre carte pour localiser son moulin, car il n'est plus. Déjà cité dans un texte des années 1340, il était encore en activité vers 1850 mais fut détruit avec une partie du village, par la fureur des hommes en septembre 1944, lors de la libération des Vosges.

    C'est l'Euron qui actionnait la roue de ce moulin : du pont qui l'enjambe à l'entrée du village, la vue découvre ce ruisseau qui serpente dans les prairies. Cet endroit qui s'appelle "l'étant du roi" était jadis une vaste étendue d'eau de presque 30 hectares, car il fallait bien cela pour actionner les meules du moulin et, surtout, pour élever des carpes destinées aux tables des plus aisés  en période de jeûne.

    Hélas, aucune gravure, aucune photographie ou même carte postale représentant ce moulin n'a été identifiée à ce jour. Et pourtant, situé à l'extrémité sud de Rehaincourt, avec son vaste étang, sa grosse roue à augets, sa tour de guet, il devait avoir fière allure ! De plus, ce moulin de village a vu passer quelques personnages célèbres qui ont laissé leurs traces dans l'histoire régionale. Madame de Graffigny, célèbre épistolière et écrivain lorrain du XVIIIe siècle, est de ceux-là.

    Les recherches minutieuses et approfondies effectuées par Daniel Chossenot durant plusieurs années aux Archives départementales des Vosges et de Meurthe-et-Moselle ont permis d'écrire ces belles pages de l'histoire de ce moulin vosgien qui fut, en effet, un temps la propriété du couple Huguet de Graffigny.

    Un ouvrage passionnant qui redonne corps à un bâtiment civil disparu, dont l'âme survit par delà les siècles grâce aux archives conservées et à cet excellent travail de recherches archivistiques. Et qui pourrait servir d'exemple pour la résurrection - et la connaissance - d'autres de nos moulins vosgiens...

     

    ‡ Histoire du moulin à eau de Rehaincourt (vers 1340-1945), Daniel Chossenot, ITC imprimerie, 2012, 266 p., ill. , cartes (20 € + 5,50 € de port). Commande à adresser à : Daniel CHOSSENOT, 8 rue Thiers, 88000 EPINAL.

  • Se défendre en Champagne-Ardenne

    lorraine,champagne,ardenne,défense,militaires,meuse,ardennes,aube,marne,haute marne,patrick demouyDu partage de l'Empire carolingien jusqu'aux grands conflits mondiaux du XXe siècle, la Champagne-Ardenne et les marges occidentales de la Lorraine ont été des régions de frontière et de conflits, dont les stigmates sont encore visibles dans le patrimoine monumental.

    Pour ce défendre contre les périls, nos ancêtres ont mobilisé leurs ressources, leur intelligence et leur foi. Pierre et bois, armes et armures, verbe et prières devaient leur apporter la protection dont ils avaient besoin.

    Les vingt études réunies dans ces actes par le Centre d'études et de recherche en histoire culturelle de l'Université de Reims Champagne-Ardenne ne se limitent pas à l'histoire militaire. Elles abordent aussi la défense des minorités, des usages ou de l'identité nationale, particulièrement sensible entre le baptistère de Reims et le moulin de Valmy.

    Universitaires et membres des sociétés savantes champardenaises et lorraines se sont retrouvés à Sedan pour partager leurs connaissances. Ardennes, Aube, Marne, Haute-Marne et Meuse ont été étudiées dans cet ouvrage d'histoire et de mémoire.

     

    Se défendre en Champagne-Ardenne, Patrick Demouy (sous la dir.), éditions Dominique Guéniot, 2012, 351 p., ill., cartes (35 €).

  • La basilique Saint Nicolas, le personnage, le sanctuaire

    st nicolas.jpgVoici une publication bienvenue qui réactualise agréablement toutes celles qui ont pu être éditées au cours de ces dernières décennies sur l'histoire de la grande église du saint patron de la Lorraine. Elle est sortie fort opportunément pour la fête de la Saint Nicolas d'été, traditionnellement célébrée le lundi de Pentecôte.

    Comme le rappelle Mgr Papin, évêque de Nancy & de Toul, dans sa préface, "Cette église (...) est un témoin de la longue histoire de notre région et de notre diocèse. Par ses dimensions imposantes, son architecture, les pèlerinages et les manifestations qui s'y déroulent, elle dit quelque chose de la vie spirituelle, de la foi et de la ferveur des hommes et des femmes qui ont contribué à son développement."

    La brochure, magnifiquement illustrée, permettra au visiteur, au curieux et à l'amateur d'histoire et de patrimoine, de découvrir l'architecture, les sculptures, les fresques et les vitraux de cette splendide église. Mais aussi de faire connaissance avec saint Nicolas, le saint patron des Lorrains à qui ce lieu est dédié.

    Une invitation à devenir (ou redevenir) pèlerin à la suite de saint Nicolas et des innombrables générations de Lorrains qui nous ont précédé dans ce lieu ancestral de dévotion populaire, symbole également de la riche histoire spirituelle de la Lorraine.

     

    ‡ La basilique Saint Nicolas. Le personnage, le sanctuaire, Paroisse de Saint-Nicolas-de-Port, 2012, 60 p., ill. (9 € franco de port). A commander à : Presbytère, 18 rue Anatole-France, 54210 SAINT-NICOLAS-DE-PORT.

  • Armoiries des villes de Lorraine

    blasons lorrains.jpgQui ne s'est jamais posé la question de la signification des couleurs ou motifs qui ornent les blasons de nos villes et villages ? Cet armorial répertorie les armoiries de 1 588 communes de Lorraine, conformément aux usages héraldiques français, pour les couleurs et leurs règles d'utilisation, le blasonnement et le vocabulaire héraldique.

    Rappelons que la Lorraine actuelle correspond aux territoires relevant anciennement du duché de Lorraine et de Bar, y compris les Trois Evêchés de Metz, Toul et Verdun, les comtés de Vaudémont et de Créhange, ainsi que les principauté de Commercy, de Salm et de Lixheim-Phalsbourg.

    Les communes sont classées par département et la reproduction de leurs armoiries est accompagnée du blasonnement en langage héraldique et d'un court texte explicatif sur leur origine.

    Les armoiries d'une cité sont un étonnant résumé de son l'histoire. Avec cet ouvrage, à la fois livre d'histoire et outil pour héraldiste amateur, vous découvrirez l'histoire intime de nos villes et villages lorrains.

     

    ‡ Armoiries des villes de Lorraine, Michel Froger, éditions Ouest-France, 2012, 192 p., ill. (18,50 €).

  • Lieutenant-colonel André Gravier : le Vosgien héros de Bir Hakeim

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    [Vosges Matin]

  • La Route bleue, Raoul Dufy en pays de Langres

    langres,raoul dufy,la route bleue,champagne,bassigny,épinalEntre 1933 et 1936, Raoul Dufy, l'un des principaux peintres français de l'Entre-deux-guerres, a fréquenté Langres et le pays de Langres. Il a laissé quelques dizaines d'oeuvres picturales représentant la cité des Lingons et la campagne environnante. Raoul Dufy a peint des paysages ensoleillés, des scènes de moisson, des routes fleuries, des trains, des détails de la vieille cité épiscopale et, souvent, la silhouette des remparts ponctuée du dôme et autres clochers des églises langroises.

    Le musée d'art et d'histoire de Langres présente un ensemble d'oeuvres peintes lors des séjours de Dufy en pays langrois, des oeuvres caractéristiques de l'esprit des peintres de la période Art Déco, ce travail n'a encore jamais été présenté de cette manière.

    Le catalogue reproduit de nombreuses oeuvres parmi la quarantaine exposées prêtées par plusieurs musées français, étrangers et par des collectionneurs privés. Cette exposition s'inscrit dans la suite de Dufy tricolore (1914-1918) qui s'est déroulée au musée d'art ancien et contemporain d'Epinal en 2011.

    La Route bleue est le titre de l'une des toiles de Raoul Dufy ; il évoque cette sorte de "poésie lyrique" par la couleur et le mouvement, dont Dufy s'était fait une spécialité.

     

    ‡ La Route bleue. Raoul Dufy en pays de Langres, Christian Briend et Olivier Caumont, éditions Somogy, 2012, 104 p., ill. (25 €).

  • Aux yeux du souvenir : les jeunes années d'un Mosellan (1928-1952)

    mosellan.jpgA l'heure de la vieillesse, l'auteur jette un regard sur sa vie pour partager avec ses petits-enfants les événements qui l'ont fait grandir.

    Les yeux du souvenir sont grands ouverts sur ce passé, de l'école de sa prime jeunesse dans un village mosellan jusqu'au service militaire effectué en Afrique du Nord.

    Pour sa descendance - et pour tous ceux qui s'intéressent à l'histoire de la Lorraine et à la vie des hommes qui ont fait ce territoire -, il explique ses origines familiales tout en évoquant le monde rural des années 1930 que vient bouleverser la guerre. Une nouvelle page s'ouvre avec l'expulsion des Mosellans et les années d'occupation vécues loin de sa Lorraine natale, en Rhône-Alpes, puis le retour difficile dans une province meurtrie.

    Récit biographique avant tout, le lecteur y découvrira également bien des aspects historiques et ethnographiques qui permettent de mieux comprendre les particularismes mosellans en Lorraine. Un témoigne à lire et à partager.

     

    ‡ Aux yeux du souvenir. Les jeunes années d'un Mosellan 1928-1952, Paul Clémens, éditions L'Harmattan, 2012, 230 p., ill. (24 €).

  • La Nouvelle revue lorraine n° 14 : un peu de rafraichissement dans l'été lorrain

    NRL14.jpgLe numéro estival de La Nouvelle revue lorraine vous apporte un peu de fraîcheur dans la torpeur de l'été lorrain ! L'eau y tient une place de choix avec une virée en Meuse au domaine du Vieux Moulin à Lachaussée. Mais aussi avec un article un brin nostalgique consacré aux lavoirs et abreuvoirs de l'enfance...

    Mais l'histoire de nos territoires constitue toujours l'essentiel de la matière de ce numéro 14 : visite de deux lieux de culte monastiques romans à Bleurville et Froville, rencontre avec l'histoire de l'abbaye Sainte-Marie-aux-Bois, découverte d'un récit sur la débâcle de juin 1940.

    Aperçu également sur la vie de nos vieilles maisons lorraines avec une incursion dans la ferme Sainte-Geneviève à Dommartemont et dans celle d'une demeure tricentenaire à Contrexéville.

    Souvenirs aussi avec la belle figure du colonel Louis Blaison, les douches municipales, les trois vies d'Henri Karcher, la plume et l'encrier... Et de bonnes histoires autour du vin qui réjouit le coeur des Lorrains !

    Sans oublier l'incontournable éditorial de Jean-Marie Cuny... où tous les dispensateurs de "bons conseils" en prennent pour leur grade !

     

    ‡ La Nouvelle revue lorraine, n° 14, juin-juillet 2012 (7 €). En librairie ou sur abonnement (38 € pour 6 numéros) en adressant vos coordonnées postales accompagnées du règlement à : LA NOUVELLE REVUE LORRAINE, Le Tremblois, 54280 LANEUVELOTTE.

  • Histoire illustrée de la Lorraine

    histoire lorraine.jpg"En passant par la Lorraine avec mes sabots...", "Marlbrough s'en va-t-en guerre...", "Fiers enfants de la Lorraine, des montagnes à la plaine..." : que de chansons populaires ont été inspirées par la Lorraine, véhiculées par l'école et chantées par des générations d'enfants ! Sans doute pour marquer l'attachement de la France à une province qui a connu une histoire exceptionnellement riche... et souvent tragique.

    C'est cette histoire que Pierre Brasme a voulu mieux faire connaître à nos jeunes amis. Des origines du peuplement à nos jours, en passant par tous les grands faits de son histoire et celle de ses grands personnages illustres, la Lorraine se dévoile.

    Un ouvrage, abondamment illustré grâce au talent de Jean-Noël Rochut, avec des textes faciles à lire, que tous parents doivent absolument offrir à leur enfants et adolescents. Pour mieux comprendre et aimer le pays dans lequel on vit.

     

    ‡ Histoire illustrée de la Lorraine, Pierre Brasme et Jean-Noël Rochut, éditions Ouest-France, 2012, 64 p., ill. (12 €).

  • François-Théodore Legras, verrerie artistique et populaire française

    legras.jpgAlors que Gallé, Daum et d'autres verriers lorrains étaient peints et repeints par des livres aussi parfaits que leurs oeuvres de verre, Legras était un vase cassé en mille morceaux. Beaucoup étaient repérés et reconnus par les spécialistes du verre : les bouteilles, les catalogues, les vases Montjoye, les coupes gravées étaient autant de ces morceaux, mais aucune synthèse n'existait.

    Avec cet ouvrage, le vase est brillamment et scientifiquement reconstitué. D'une part, Legras est désormais un être en chair et en os, parti de ses Vosges natales et devenu "l'empereur" de Saint-Denis. Il a même retrouvé son vrai prénom, François-Théodore (encore méconnu de certains grands musées ou spécialistes qui l'appellent toujours Auguste). D'autre part, la globalité de son oeuvre prodigieusement éclectique est passée à la fois au peigne fin et sous l'oeil de l'observateur documenté et faisant preuve de recul.

    Au fil des pages, le lecteur est transporté de l'Art nouveau à l'Art Déco. A travers ce vaste panorama photographique, ces répertoires et le catalogue raisonné qui l'enrichissent, il pourra dominer à son tour la production du maître de la verrerie populaire autant qu'artistique, et qui rayonna de l'Europe à la Turquie et aux Amériques.

    Empire verrier aux bases certes fragiles - les verreries Legras disparurent au lendemain de la Grande Guerre -, les vestiges archéologiques et artistiques des "Legras" parviennent cependant encore aujourd'hui à émouvoir, à passionner et à émerveiller.

    Un splendide ouvrage qui fera autorité auprès des amateurs et amoureux de la verrerie artistique et qui, surtout, redonne toutes ses lettres de noblesse à ce Vosgien et à son oeuvre créatrice.

     

    ‡ François-Théodore Legras. Verrerie artistique et populaire française, Marie-Françoise et Jean-François Michel, Dominique et Jean Vitrat, Deux-Ponts Plurimedia Productions, 2012, 380 p., ill. (75 €).

  • Pour l'honneur de Blanche

    blanche.jpgQuitter Nancy, la ville qui fut celle de tous ses bonheurs. A la mort de son époux, dépouillée de sa villa, de sa fortune et de son rang, Blanche se réfugie avec sa fille et ses pinceaux d'artiste à Paris.

    Après une longue descente aux enfers, elle revient en Lorraine où elle doit travailler pour la première fois de sa vie. En 1894, elle accepte de travailler comme artiste-décoratrice au sein de la prestigieuse fabrique de papier mâché Adt - la "Tata" - de Pont-à-Mousson, qui produit des objets d'ornementation raffinés, exportés jusque dans les maisons royales européennes.

    Elle s'intègre vite au monde des ouvriers en laque et se voit peu à peu confier des missions importantes, notamment la commande d'une richissime famille de Saint-Pétersbourg.

    Son retour en Lorraine n'entame en rien son désir de revanche sur la vie et sur ceux qui ont causé sa ruine et son déshonneur. Grâce à son art, à l'amitié d'ouvriers de la fabrique et à un voyage inespéré en Russie, Blanche reprend goût à la vie et lui donne un nouveau sens.

    Le roman s'appuie sur les meilleures sources historiques issues des recherches de Pierre Lallemand, l'historien de Pont-à-Mousson, ainsi que dans le fonds des archives départementales de Meurthe-et-Moselle et celui des archives municipales de Nancy.

     

    ‡ Pour l'honneur de Blanche, Frédérique Volot, éditions Presses de la Cité, 2012, 348 p. (20,50 €).