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faïences

  • Saint-Clément (54) : autour des faïenceries lorraines, expo' "Figures illustres et populaires"

  • Faïences en fête

    Ce catalogue, édité à l'occasion de l'exposition estivale 2016 présentée au château de Lunéville, est remarquable. Il nous fait partager le faste des fêtes à travers les nombreuses créations des faïenceries de Lunéville et Saint-Clément, à l'époque de Stanislas et au-delà.

    Tous les aspects des fêtes sont déclinés à travers ces productions artistiques : l'art de la table bien sur, mais aussi les fêtes familiales, les anniversaires, les fêtes et pratiques religieuses, la musique et la danse, le régionalisme lorrain...

    Un beau catalogue copieusement illustré avec d'intéressantes et inédites pièces issues des collections de l'association ou provenant de collections privées.

    Quand la Lorraine savait produire du beau. Pour le plus grand bonheur de tous !

     

    ‡ Faïences en fête, Guy Levieuge et Jeannine Guenot, Association des Amis de la faïence ancienne de Lunéville - Saint-Clément, 2016, 94 p., ill. (18 €). Disponible auprès de l'association, BP 50071, 54303 Lunéville Cedex.

  • Faïences anciennes à Magnières (54)

    Jusqu'au 28 août, des pièces rares et exceptionnelles viennent s'ajouter aux collections permanentes de faïences anciennes situées dans l'espace d'exposition de l'atelier-galerie de l'ébéniste d'art Bertrand Schuhmacher à Magnières (54) : ainsi cette station de chemin de croix en faïence de Saint-Clément. C’est la seconde fois depuis sa réalisation que cette pièce unique est présentée en public. La première fois, elle le fut sur le stand de la manufacture de Saint-Clément à l’Exposition Universelle de Paris en 1878 avec les stations 6 et 14. Depuis, elle était conservée dans la famille des anciens propriétaires de la manufacture au XIXe siècle.
    Apparue en vente publique à Paris en 2014, elle a rejoint aujourd’hui une collection privée.

    La scène de la condamnation de Jésus, telle que décrite dans les Evangiles, montre au centre Jésus maintenu par des gardes romains munis de lances, et à gauche Ponce Pilate gouverneur et procureur de la Judée, non convaincu de la culpabilité du Christ, prend de l’eau, se lave les mains, et ordonne sous la pression de le livrer au peuple, représenté à droite, afin qu’il soit crucifié. A remarquer que le peintre a ajouté à la scène deux personnages se tenant derrière Ponce Pilate dont l’un tient une pancarte sur laquelle figure l’inscription SPQR, initiales de la devise « Senatus populus que romanus » signifiant « le sénat et le peuple romain ». Plus encore que tout autre symbole, ces quatre lettres représentent le pouvoir politique romain dont Ponce Pilate était le représentant.

    Entourée d’un encadrement de style gothique, l’œuvre polychrome d’une grande finesse d’exécution est signée Uriot.A. comp pinx et sculp en bas à droite. Aimé Uriot, né à Rosières-aux-Salines en 1852, est un des peintres les plus talentueux de la manufacture au XIXe siècle. La mention « comp pinx et sculp » qui suit la signature laisse supposer que c’est également Aimé Uriot qui a composé la scène et sculpté le modèle ayant servi pour la réalisation du moule.

    Le moule sera réutilisé en 1893 et 1894 pour réaliser les 14 stations du chemin de croix de l’église de Saint-Clément toujours visibles aujourd’hui, mais seuls les encadrements sont polychromes, les scènes de la Passion étant peintes en camaïeu gris, elles sont signées d’Eugène Riehl, autre grand peintre de la manufacture de Saint-Clément au XIXe siècle. Riehl s’inspirera pour la première station de l’œuvre de Uriot (mise en scène et personnages identiques avec de petites variantes), mais en la simplifiant (personnages en moins et suppression de certains détails).

     

    ‡ A voir jusqu'au 28 août, du mardi au dimanche inclus, à l'Atelier-Galerie Bertrand Schuhmacher, 1 bis rue de l'église, 54129 MAGNIERES. Entrée libre.

  • Faïences, verreries et gourmandises à Saint-Clément (54)

  • La Nouvelle revue lorraine n° 32 : hommage à l'historien de Vaucouleurs et de Jeanne d'Arc, Henri Bataille

    Les hauts-lieux de la Lorraine. Ils sont nombreux, mais Jean-Marie Cuny, dans son éditorial, en évoque quelques-uns parmi les plus symboliques de notre pays et de son histoire : la butte Sainte-Geneviève proche de Nancy, Notre-Dame de Beauregard proche de Domremy, La Mothe dans le Bassigny lorrain. Autant de lieux qui ne sont pas forcément évoqués avec grand renfort de publicité dans les brochures pour touristes, mais qui constituent la mémoire de notre Lorraine et des Lorrains qui se sont succédés sur cette vieille terre.

    Comme à son habitude, le sommaire de cette dernière livraison est truffé d'excellents articles sur notre histoire, son patrimoine et les lorrains célèbres - ou restés dans l'anonymat... Jugez-en :

    - Henri Bataille (1908-2008), historien et archéologue

    - la bibliothèque Stanislas de Nancy

    - un laboratoire pharmaceutique nancéien : Auguste Fandre et ses catguts

    - la Gloriette de Rezonville

    - il y a 40 ans à Nancy : la destruction programmée de la ville

    - Jamerey-Duval dans le Barrois en 1709

    - une incroyable chasse au loup

    - Louis Bertrand (1866-1941), un grand écrivain lorrain oublié

    - 70e anniversaire du 8 mai 1945 : un beau jour !

    - la maison dont j'étais le prince

    - sous le Second Empire : un discours de fin d'année à Phalsbourg

    - Lorraine, au Canada

    - l'église Saint-Pierre de Mey

    - les "cailloutages" de Gerardmer

    - les tisserands fermiers

    - deux statues touloises de la Renaissance lorraine

    ... et les rubriques habituelles : les infos lorraines, les livres et les infos du Jean-Marie.

     

    La Nouvelle revue lorraine est disponible dans toutes les bonnes librairies... en Lorraine, et sur abonnement en envoyant vos coordonnées postales et votre règlement par chèque (38 € pour 6 numéros, à l'ordre de "SEP Helenus - La Nouvelle revue lorraine") à : LA NOUVELLE REVUE LORRAINE, LE TREMBLOIS, 54280 LANEUVELOTTE.

  • La faïencerie de Niderviller

    couverture Niderviller.jpgL’ouvrage, édité par la Société d'histoire et d'archéologie de la Lorraine section de Sarrebourg, retrace l’histoire de la manufacture de Niderviller (Moselle) à travers ses propriétaires successifs : Madame Desfontaines, Jean-Louis Beyerlé, le comte Adam Philippe de Custine, Jean-François Lanfrey et la famille Dryander.

    Il est richement illustré par la reproduction d’œuvres emblématiques en faïence et en porcelaine, fabriquées par des peintres et sculpteurs éminents, tels que Lemire, Cyfflé, Anstett, etc. Celles-ci enrichissent aujourd’hui les collections des amateurs de céramique d’art et les musées, comme celui du Pays de Sarrebourg, avec de belles assiettes, soupières, statuettes et autres objets richement décorés.

    On y trouve aussi les procédés de fabrication : y sont en particulier évoqués les fonctionnements des différents fours et notamment celui des fours à bouteilles, qui ont fait l’objet de restaurations réussies, au cours des dernières décennies. Une particularité de Niderviller que les nombreux visiteurs apprécient.

    Cette manufacture fait la fierté de la commune de Niderviller, de la Communauté des communes de la vallée de la Bièvre et de la Lorraine, qui ont largement contribué à sa préservation par des restaurations successives, dont certaines sont encore en cours et d’autres à venir.


    ‡ Pour souscrire ou acquérir l’ouvrage, imprimer ou recopier le bon de souscription/commande : Bulletin de réservation.pdf

    ‡ Plus d’info, en écrivant à : S.H.A.L. - Section Sarrebourg, 1 avenue Clemenceau, 57400 SARREBOURG ou shalsarrebourg@wanadoo.fr

  • Charles-Adzir Trouillot, fils de ses oeuvres (1859-1933)

    trouillot.jpgC'est à un sculpteur et céramiste bien oublié que s'est attaqué le pugnace journaliste Pierre Monier. Même si cette quête biographique et artistique est traitée sous l'angle de la piété filiale, c'est bien un véritable travail d'enquête dont il s'agit. Normal pour un journaliste.

    Le Lorrain Charles-Adzir Trouillot est en effet un oublié. Un sculpteur auquel les historiens de l'art ne font qu'une toute petite place, qui n'a pas de cote chez les marchands et qui n'excite pas la curiosité des amateurs. Pierre Monier fait oeuvre de curiosité tout simplement en retraçant la vie de son bisaïeul maternel.

    Un parcours étonnant cependant. Autodidacte né en 1859 à Burey-en-Vaux - village meusien célèbre grâce à l'épopée de Jehanne, la Bonne Lorraine, puisque son oncle Durand Laxart, celui qui la conduisit devant Robert de Baudricourt, y résidait -, il exerce son art du portrait en buste à Châlons-en-Champagne puis à Dijon, Nancy et Lunéville, mais aussi à Amiens, Rouen et Saint-Denis. Durant une douzaine d'années, il exerce en effet son talent de faïencier dans les manufactures du Lunévillois, mettant ainsi son savoir-faire de modeleur artistique au service des faïenceries Keller & Guérin de Saint-Clément.

    Charles-Adzir Trouillot ajoute encore une autre corde à son arc : il est aussi un inventeur et administrateur de société. On lui doit l'invention en 1920 et 1923 de procédés céramiques exploités par les établissements Céramiques de Rouen, puis par sa propre entreprise dyonisienne.

    Parcours tumultueux pour cet artiste anonyme dont plusieurs oeuvres sont aujourd'hui conservées au musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Châlons-en-Champagne et au musée de Versailles.

    Un beau travail d'investigation qui permet de faire sortir d'un oubli immérité un artiste lorrain qui contribua, à sa modeste place, au renom des faïenceries françaises entre Belle Époque et Entre-Deux Guerres.

     

    ‡ Charles-Adzir Trouillot fils de ses oeuvres (1859-1933), Pierre Monier, Liv'Editions, 2012, 81 p., ill., préface de Catherine Calame, présidente de l'association Saint-Clément, ses Fayences et son passé (18 €).

    ‡ Commande à envoyer accompagnée du règlement (18 €  port inclus, chèque à l'ordre de "Pierre Monier") à : Pierre Monier, 15 allée des Châtelaines, 69720 SAINT-BONNET-DE-MURE.