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militaires

  • 14-Juillet à Nancy : vive l'armée française quand même !

    Lors du défilé du 14-Juillet sur la place de la Carrière à Nancy [cl. H&PB].

    Présence modeste de troupes squelettiques... pour un public tout aussi clairsemé... C'est la nouvelle France macroniste.

  • Les Américains en France 1950-1967 : la Communication Zone

    C'est une véritable saga à laquelle nous convient trois spécialistes de la présence des forces américaines en France et tout spécialement en Lorraine. Ce premier tome ouvre la voie à au moins quatre autres qui devraient révéler au lecteur curieux l'organisation de la Communication Zone et la vie des militaires américains et des civils sur les différentes sites français.

    Il est vrai que la présence des forces nord-américaines en France entre 1950 et 1967 reste bien mal connue de nos contemporains. Le déploiement de ces troupes depuis les ports de l'Atlantique jusqu'à l'Allemagne constituait alors une zone logistique dénommée "Communication Zone" ; la Lorraine constituant une étape dans l'acheminement de la logistique destinée aux troupes américaines stationnées en Allemagne de l'Ouest. C'est cette histoire qu'aborde ce premier tome.

    Les auteurs s'attachent surtout à clarifier la présence militaire américaine à Toul et dans le Toulois, la vie de la garnison durant la période de la Guerre froide, l'organisation des services de santé américano-canadiens et les structures de l'US Army Aviation qui, parallèlement à l'US Air Force en Europe, entretenait sur notre territoire un réseau d'aérodromes et une flotte de plus de 300 avions légers et hélicoptères.

    Bref, c'est l'histoire de l'"armada américaine" sur le territoire français et en Lorraine tout particulièrement. Histoire qui fut partagé par nombre de Lorrains qui travaillèrent au service de la Communication Zone ou qui vivaient dans les environs d'une base militaire américaine.

    L'ouvrage est servi par une riche et inédite iconographie.

     

    ‡ Les Américains en France 1950-1967. La Communication Zone, Pierre-Alain Antoine, Pierre Labrude, Fabrice Loubette, éditions Gérard Louis, 2017, 191 p., ill. (25 €).

  • Quand l’US Army « occupait » la Lorraine

    Les caravanes américaines dans lesquelles logeaient les militaires, à Toul-Rosières dans les années 50.

    Trois passionnés se sont lancés dans la rédaction de cahiers historiques retraçant l’histoire de la Communication Zone, flux logistique de l’US Army en France, entre 1950 et 1967, dans le cadre de l’OTAN.

    « J’avais depuis longtemps le désir d’évoquer ce sujet dans un livre. Peu de gens se souviennent qu’entre 1950 et 1967, pas moins de 100.000 Américains vivaient en France (dont 12.000 dans la région Nancy-Toul) du fait deux événements politiques internationaux importants : la signature le 4 avril 1949 du Traité, d’une part, et la reconnaissance de l’Allemagne de l’Ouest, d’autre part, en tant qu’état souverain faisant partie du dispositif allié en Europe. »

    Le colonel Pierre-Alain Antoine, totalisant 30 années de carrière comme pilote de chasse dans l’armée de l’air, 6.200 heures de vol, déjà auteur de sept ouvrages consacrés à l’aviation, s’est lancé dans un nouveau projet : retracer l’histoire de la COM-Z (Communication Zone) de l’US Army entre 1950 et 1967 en France. L’ancien commandant de la base aérienne 136 de Toul-Rosières et ancien directeur de la Patrouille de France, a sollicité le professeur nancéien Pierre Labrude, docteur en pharmacie, ancien président des pharmaciens de réserve des armées, et auteur d’études sur les hôpitaux construits en France pour l’US Army, ainsi que le Messin Fabrice Loubette, auteur de l’ouvrage « Les forces aériennes de l’OTAN en Lorraine », afin de rédiger ensemble une dizaine de cahiers, d’une centaine de pages chacun, consacrés à la COM-Z. « La zone de communication, dite COM-Z ou LOC (Line of communication) était commandée depuis Orléans », explique Pierre-Alain Antoine, colonel honoraire de l’armée de l’air. « Née d’un accord passé entre les États-Unis et la France dans le cadre de l’OTAN, elle était chargée d’assurer le soutien logistique de la 7ème armée américaine, forte de 400.000 hommes, postée en Allemagne de l’Ouest. Au départ ce soutien logistique devait arriver par la mer Baltique et le port de Brême, mais les Américains se sont rendu compte que ce port n’était qu’à 100 km du Rideau de fer. Il a donc été conclu que le flux logistique arriverait par les ports de l’Ouest de la France dont Saint-Nazaire et Bordeaux et qu’il se déploierait dans l’axe diagonal jusqu’à Metz. Le commandement de la COM-Z disposait d’une section avancée (Advanced Section) établie à Verdun et qui couvrait la région Est ».

    Selon le colonel Antoine, cette zone de communication, opérationnelle dès 1951, représente une part importante de la contribution américaine à l’OTAN et s’accompagne de la création sur le territoire français d’une trentaine de dépôts logistiques, de 14 hôpitaux comme celui de Dommartin-lès-Toul, et de bases aériennes sur le territoire français, ceci pour contrer l’influence soviétique.

    « La France mettait à disposition les terrains et avait l’entière responsabilité des constructions, en tenant compte des plans et des spécificités de l’OTAN et des Américains », précise l’ancien directeur du Polygone de guerre électronique. « La construction des bases aériennes de l’OTAN s’est échelonnée de 1950 à 1955 mais le premier avion américain s’est posé en France en 1952, sur la base de Toul-Rosières, avec, à son bord, le général Eisenhower. Les Américains, dans l’éventualité d’un conflit avec le bloc communiste, avaient prévu des hôpitaux dits de 1.000 lits, comme l’hôpital Jeanne D’Arc à Dommartin-lès-Toul, pouvant accueillir des blessés avant évacuation par bateaux hôpitaux depuis le port de La Rochelle. Ces établissements pouvaient être transformés en lieux de casernement. Les bases aériennes disposaient également d’un petit hôpital avec maternité et d’une clinique dentaire. Il faut savoir que sur la base de Toul Rosières, durant cette période, environ 5.000 enfants américains sont nés ! A Croix-Chapeau, dans le Sud-Ouest de la France, les Américains disposaient également d’un dépôt de 15.000 m² où ils stockaient le matériel médical pour toute l’US Army et l’US Air Force, c’est dire l’ampleur de leur logistique. Ce qui est frappant, aussi, c’est qu’ils ont pensé à installer un réseau de pipelines pour approvisionner en carburant leurs moyens militaires. Celui passant en France acheminait le carburant raffiné à Donges, dans l’Ouest de la France, jusqu’à Zweibrucken. Il traverse toujours la France d’Ouest en Est, du port de Saint-Nazaire à Saint-Baussant ».

    Le colonel Pierre-Alain Antoine espère que le premier fascicule retraçant l’histoire de la COM-Z pourra être édité pour la fin de l’année. En attendant, il lance un appel à toute personne souhaitant apporter un témoignage ou des anecdotes sur la présence des Américains en France entre 1950 et 1967. Ces apports feront l’objet d’un numéro spécial.

    [source : Est Républicain]

     

    ‡ Les personnes souhaitant apporter un témoignage ou des anecdotes sur la présence américaine en Lorraine, dans le cadre de l’OTAN, peuvent contacter le colonel Pierre-Alain Antoine au 06.85.41.27.27 ou 03.83.62.48.75 ou par courriel : pierrealainantoine@yahoo.fr

     

  • La Meuse défend la France

    meuse 14 18.jpgSaluons la belle initiative du Conseil général de la Meuse qui lance la publication d'une revue à l'occasion du Centenaire de la Grande Guerre.

    Le département de la Meuse, par sa place dans le premier conflit mondial, mérite de la Nation. Il a été très fortement marqué par le conflit, au point de voir sa population meurtrie par les souffrances endurées durant quatre longues années, ses terres bouleversées par l'acharnement des combats et de connaître la plus grande bataille du XXe siècle : Verdun. Verdun qui sonne encore aujourd'hui comme le symbole de la guerre à outrance et surtout comme le symbole de la paix construite dans la souffrance des hommes.

    La première édition de cette revue à destination pédagogique, doit permettre aux lecteurs de découvrir que le conflit n'est pas arrivé par hasard. Au contraire, il a été préparé en Allemagne comme en France par les politiques et les militaires. La revanche de la guerre de 1870 se préparait.

    La revue aborde l'histoire militaire et civile du département qui se militarisait et se fortifiait. Terre de garnisons : le premier numéro de cette publication rappelle que la Meuse fut une réserve de régiments, de casernes, de terrains de manœuvre... Toute une économie pour forger les hommes de la revanche.

    Bref, un état des lieux avant l'entrée dans la Grande Guerre et le terrible mois d'août 14.

     

    ‡ La Meuse défend la France. Terre de garnisons, Laurent Jalabert, éditions du Quotidien, n° 1, août 2014, 63 p., ill. (10 €).

  • Se défendre en Champagne-Ardenne

    lorraine,champagne,ardenne,défense,militaires,meuse,ardennes,aube,marne,haute marne,patrick demouyDu partage de l'Empire carolingien jusqu'aux grands conflits mondiaux du XXe siècle, la Champagne-Ardenne et les marges occidentales de la Lorraine ont été des régions de frontière et de conflits, dont les stigmates sont encore visibles dans le patrimoine monumental.

    Pour ce défendre contre les périls, nos ancêtres ont mobilisé leurs ressources, leur intelligence et leur foi. Pierre et bois, armes et armures, verbe et prières devaient leur apporter la protection dont ils avaient besoin.

    Les vingt études réunies dans ces actes par le Centre d'études et de recherche en histoire culturelle de l'Université de Reims Champagne-Ardenne ne se limitent pas à l'histoire militaire. Elles abordent aussi la défense des minorités, des usages ou de l'identité nationale, particulièrement sensible entre le baptistère de Reims et le moulin de Valmy.

    Universitaires et membres des sociétés savantes champardenaises et lorraines se sont retrouvés à Sedan pour partager leurs connaissances. Ardennes, Aube, Marne, Haute-Marne et Meuse ont été étudiées dans cet ouvrage d'histoire et de mémoire.

     

    Se défendre en Champagne-Ardenne, Patrick Demouy (sous la dir.), éditions Dominique Guéniot, 2012, 351 p., ill., cartes (35 €).

  • 20 000 soldats sous la terre : peintures murales et graffitis des fortifications de Thionville, Metz et Strasbourg

    soldats.jpgEntre l'Annexion de 1871 et la Libération de 1944-45, des soldats tour à tour allemands et français, GI's américains ou prisonniers de guerre slaves séjournèrent sous les voûtes de pierre et de béton des groupes fortifiés ceinturant et assurant la protection de Metz, Thionville et Strasbourg.

    Au gré des accalmies, ces troglodytes en uniforme ont peint, gravé ou marqué les parois humides de ces forteresses de leur mine de plomb... C'est cette iconographie exceptionnelle qui est présentée et commentée dans cet ouvrage inédit.

    Alors que la plupart de ces oeuvres bientôt séculaires, sont aujourd'hui inaccessibles, le livre se pose en guide virtuel d'une richesse artistique militaire insoupçonnée dans les entrailles des sols lorrains et alsaciens.

    L'auteur, Michaël Séramour, est docteur en histoire. Il a soutenu une thèse sur l'expression pariétale des systèmes fortifiés contemporains lorrains et alsaciens. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et articles sur les fortifications de l'Est de la France.

     

    ‡ 20 000 soldats sous la terre. Peintures murales et graffitis des fortifications de Thionville, Metz et Strasbourg (1871-1945), Mickaël Séramour, éditions Serpenoise, 2012, 223 p., ill. (40 €).

  • Découverte à Puzieux (Vosges) :La Belle Epoque et les grandes manoeuvres dans l'Est

    mirecourt.jpg

    [Vosges Matin]

  • Les revues du 14-Juillet

    revues 14 juillet.jpg"Voir et complimenter l'armée française"... Le 14-Juillet est devenu fête nationale en 1880, et c'est six ans plus tard que le chanteur Paulus lançait ce refrain qui allait devenir dans notre patrimoine national l'évocation populaire et gouailleuse des revues militaires du 14 Juillet. Elles se déroulaient alors sur l'hippodrome de Longchamp et constituaient le sommet de ce que l'on appelait la "Saison de Paris".

    Depuis, les fastes et la pompe militaire ont beaucoup perdu de leur lustre et de leur éclat, les Champs-Elysées, et parfois la place de la Bastille, ont remplacé Longchamp, mais la tradition a survécu de marquer chaque année la fête nationale par une revue qui permet à la nation d'honorer son armée.

    Après avoir évoqué les événements du 14 juillet 1789, cet ouvrage relate les revues de l'époque du "brave général" Boulanger à nos défilés contemporains en passant par les parades triomphales des 14 juillet 1919 et 1945.

    C'est aussi l'occasion de se demander, au final, ce qu'il demeure de cette armée et de cette traditionnelle revue du 14-Juillet. Car, comme l'exprime l'auteur dans son avant-propos, "(...) privées du panache et du pittoresque de la superbe armée d'Afrique, délaissées par la morne indifférence populaire, "ringardisées" par tout ce qui tient pour suspect ou passéiste la moindre manifestation de fierté nationale, dénaturées par des retransmissions télévisées indigentes, privées de leurs musiques régimentaires, anémiées par les coupes budgétaires et l'indifférence croissante de la nation pour son armée, les revues militaires du 14-Juillet sont au fil des années devenues un prétexte pour les chaînes de télévision à montrer pendant deux heures des images de la tribune officielle et de ses occupants".

    >> Les revues du 14-Juillet, Jean-Claude Demory, éditions ETAI, 2010, 144 p., ill. (39 €).

  • Monthureux-sur-Saône (Vosges) : débarquement américain le 14 Juillet

    Des collectionneurs locaux débarquent pacifiquement le 14 juillet à Monthureux-sur-Saône avec leurs véhicules militaires de la Seconde Guerre mondiale.

     

    véhicules militaires.jpg
    Débarquement pacifique des anciens véhicules de l'armée américaine à Monthureux.

     

    A découvrir ce mardi 14 juillet en matinée dans les rues du chef-lieu de canton vosgien.

     

    >> Plus d'images et d'infos sur http://www.monthureux.fr/camions%20bisval.htm

     

    [cliché Ch. Thiébaut]