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philippe martin

  • Religion et piété au défi de la guerre de Trente Ans

    Cet ouvrage rassemble plusieurs études qui abordent l'impact de la guerre de Trente Ans sur la transformation du rapport des autorités avec le religieux, ainsi que le changement de comportement des clercs, plongés dans l’horreur du conflit. Les contributions s’intéressent aussi aux fidèles et interrogent la manière dont, immergés dans un monde déstructuré, happés par la violence, les croyants se sont tournés vers le ciel. Grâce au professeur Philippe Martin, universitaire ayant enseigné en Lorraine, le cas de la Lorraine est au centre de ces analyses.

    La guerre de Trente Ans a suscité une abondante littérature en Allemagne et dans le monde anglo-saxon, et notamment sur ses aspects confessionnels et religieux. Depuis une vingtaine d'années, des travaux ont remis en cause des paradigmes établis, comme celui de la confessionnalisation : la publication de journaux personnels et les études biographiques suggèrent par exemple de nombreuses pistes quant à la perméabilité des frontières confessionnelles. Dans le monde francophone en revanche, il s'agir d'un sujet encore sous-étudié.

    Ce volume présente et discute l'ensemble de l'espace du conflit pour mettre en évidence la transformation du rapport des autorités avec le religieux, le comportement du clergé plongé dans l'horreur de la guerre et la relation à Dieu des fidèles alors immergés dans un monde déstructuré et happé par la violence.

    Les approches régionales - dont la Lorraine - croisées avec l'étude d'individus révèlent l'immense variété des attitudes. Surtout, elles prouvent l'absence totale de déterminisme. Chacun a réagi en fonction de ce qu'il croyait juste, bon ou utile. Loin d'avoir validé une carte confessionnelle, d'avoir pétrifié les positions religieuses, la guerre de Trente Ans a redonné à chacun la possibilité d'affirmer individuellement sa foi.

     

    ‡ Religion et piété au défi de la guerre de Trente Ans, Bertrand Forclaz et Philippe Martin (dir.), PUR, 2015, 345 p., ill., cartes (21 €).

  • Metz au fil des siècles

    metz.jpgPhilippe Martin convie le lecteur à une promenade-découverte à travers les siècles qui ont imprimé leurs marques dans la cité messine.

    A travers un parcours autour de quatre questions, il nous prend par la main pour nous expliquer la riche histoire de Metz. Comprendre Metz par ses titres : capitale des Médiomatriques, des rois d'Austrasie, berceau des Carolingiens, la plus puissance république indépendante du nord des Alpes, la plus grande forteresse européenne...

    Connaître Metz par quelques grandes dates qui la placent au cœur de l'Europe : rasée par Attila en 451, conquise par les Français en 1552, assiégé en 1870 et libéré dans la douleur en 1944...

    Voir Metz avec les yeux de ses propres enfants : saint Clément venu de Rome pour évangéliser la région au IIIe siècle, Fabert, le maréchal de France, Jean-François Pilâtre de Rozier, le premier aéronaute français, Jean-Victor Poncelet, le mathématicien, Paul Verlaine, le poète, Robert Schuman, le père de l'Europe...

    L'âge de Metz ? Elle est romaine dans le sous-sol du musée de la Cour d'Or, mérovingienne à Saint-Pierre-aux-Nonnains, moyenâgeuse et Renaissance dans ses églises et ses hôtels particuliers, germanique dans ses bâtiments publics et privés, futuriste dans le quartier de l'Amphithéâtre...

    Avec ce sympathique ouvrage, laissez-vous guider et charmer dans le dédale des rues de Metz qui racontent vingt siècles d'histoire.

     

    ‡ Metz au fil des siècles, Philippe Martin, éditions du Quotidien, 2014, 239 p., ill. (29€).

  • Sillegny : la Sixtine de la Seille

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  • Les Jeudis de la Renaissance : "Croire au XVIe siècle", conférence de Philippe Martin

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  • Une Renaissance lorraine [1508-1608]

    renaissance.jpgEntre 1508 et 1608, la Lorraine vit un de ses âges d'or. Ce siècle est souvent enfermé dans les images et les discours que le pouvoir ducal a voulu nous transmettre à partir du début du XVIIe siècle. Loin de cette représentation convenue, cet ouvrage fait découvrir la complexité d'une époque pendant laquelle la Lorraine entre en modernité.

    Le monde change profondément avec les transformations de l'exercice du pouvoir, de l'habitat, de l'économie, de la culture, de la cuisine... C'est le temps où de somptueux châteaux d'agrément sont construits, où les villes sortent de leur carcan médiéval. Nancy au premier chef, mais aussi dans toutes les cités, les arts s'épanouissent avec des artistes aussi reconnus que Ligier Richier, Bellange, Callot ou Monsu Desiderio. La vie est alors douce en Lorraine.

    Mais ce siècle est aussi celui de la violence. Conflits religieux avec les luttes entre catholiques et protestants. Violence politique avec l'intervention d'armées étrangères et le risque toujours présent d'une invasion. Violence judiciaire avec des centaines de personnes livrées aux flammes sous l'accusation de sorcellerie.

    Entre prospérité et tourments, l'ouvrage donne à voir la richesse et les paradoxes de ce siècle à travers une documentation variée, de riches archives et d'imposants vestiges architecturaux. Il laisse la parole aux contemporains, proches du pouvoir ou humbles ruraux dont les journaux sont d'irremplaçables documents. Il s'appuie encore sur près de 300 illustrations, oeuvres majeurs d'artistes connus ou simples témoignages cachés dans les bourgs et villages lorrains.

    Loin des a priori, cet ouvrage dévoile une Lorraine qui s'adapte aux changements intervenus en Europe tout en maintenant sa spécificité de pays d'Entre-Deux.

    L'auteur, Philippe Martin, spécialiste d'histoire religieuse et d'histoire de la Lorraine, est professeur d'histoire moderne à l'Université Lyon-2.

     

    ‡ Une Renaissance lorraine [1508-1608], Philippe Martin, éditions Serpenoise, 2012, 191 p., ill., cartes (40 €).

  • Le théâtre divin. Une histoire de la messe (XVIe-XXe siècles)

    théâtre divin.jpgLe professeur Philippe Martin nous invite à une rencontre avec le rite central de la religion catholique. Attaquée par les Réformés pendant les guerres de religion et par les libres-penseurs sous la IIIe République, la messe nous est présentée avant tout comme objet d'histoire : des prescriptions officielles du concile de Trente (XVIe siècle), qui ne furent appliquées que près de trois siècles plus tard, aux appropriations et expériences post-Vatican II d'aujourd'hui.

    Entre miracles et querelles de préséance, entre élans spirituels et courses aux vanités, entre prescriptions ecclésiastiques et jeux amoureux, entre manipulations d'argent et piété personnelle, cet ouvrage dévoile les innombrables stratégies par lesquelles les Catholiques se sont appropriés la cérémonie pour vivre une religion au quotidien. De nombreux exemples tirés des archives et de la pratique religieuse dans les diocèses lorrains illustrent cette remarquable histoire de la messe.

    Une fresque passionnante, souvent surprenante, pour comprendre une pratique coeur de la vie du croyant catholique, qui se confond aussi avec l'identité de la France.

    Philippe Martin, professeur d'histoire moderne à l'université de Nancy 2, est un spécialiste de l'histoire de l'Eglise catholique en Lorraine et, en particulier, des dévotions qu'il a étudiées à travers les paroisses, les pèlerinages et les livres de piété.

     

    >> Le théâtre divin. Une histoire de la messe (XVIe-XXe siècle), Philippe Martin, CNRS éditions, 2010, 383 p., ill. (29 €).

  • Retour sur les Journées d’Etudes meurthe-et-mosellanes

    Les IVe Journées d'Études meurthe-et-mosellanes se sont tenues à la Maison des sociétés de Pont-à-Mousson.

     

    philippe martin.jpg« Les conférenciers se sont attachés à présenter l'histoire de la ville et son développement, du Moyen Âge au XVIIIe siècle », explique Philippe Masson, l'un des organisateurs de ces Journées avec Fabienne Henryot et Cédric Andriot. Pourquoi la ville s'est-elle installée à cet endroit ? Voilà une question apparemment simple qui a trouvé sa réponse lors de ces Journées d'Etudes. Les intervenants proposant des flashs sur des thèmes bien précis et emblématiques concernant Pont-à-Mousson. « Et puis, il y a des choses originales comme le Jardin botanique, qui complète le paysage urbain », poursuit Philippe Masson qui a cité dans son mot d'introduction le colloque du 400ème anniversaire de la création de l'Université à Pont-à-Mousson il y a 37 ans. « Ce n'est pas la première fois, donc, que les historiens s'intéressent à la ville ». Cette année donc, les Journées d'Etudes se sont intéressées à l'évolution de la cité et à ceux qui l'ont façonnée. La notion de frontière, le religieux, le militaire et l'industrie ont mis en valeur les multiples facettes de cette agglomération chargée d'histoire.

     

    visite de pont-à-mousson.jpg« Ces Journées sont dans la continuation des Journées meusiennes. Au moment où l'on critique l'Université, on voit qu'elle s'ouvre sur l'extérieur, on voit son utilité sociale et son implication dans les territoires et de son intérêt pour eux. » a précisé Philippe Martin, de l’université de Nancy 2. Et de citer des chercheurs qui sont venus tout exprès de Clermont-Ferrand ou de Paris pour parler de Pont-à-Mousson. Philippe Martin qui na pas oublié la nouvelle génération d'historiens qui apporte un souffle neuf et qui désormais s'occupe de faire vivre et de mettre en place ces moments culturels.

     

    Des communications nombreuses et variées ont été présentées durant ces Journées autour du thème de la religion : « Le retable flamand » par Jean Magnin ; « Clarisses, Annonciades et Capucins, la famille franciscaine à Pont-à-Mousson à l'époque moderne » par Pierre Moracchini, de la bibliothèque franciscaine des Capucins de Paris ; « Philippe de Gueldre » par Philippe Martin ; « La réforme des Prémontrés et le transfert de Sainte-Marie-au-Bois à Pont-à-Mousson » par Pierre Lallemand, professeur honoraire ; « Le livre jésuite » par Romain Martin, de l'université Nancy 2 ; « L'école royale militaire » par Cédric Andriot, de l'université Nancy 2 ; « Duroc, le fidèle de l'Empereur » par Jacques Le Coustumier, du Souvenir napoléonien ; « Le Bois-le-Prêtre, des combats au souvenir » par Frédéric Steinbach, de l'ONF.

     

    jean magnin.jpgPhilippe Masson, Fabienne Henryot et Cédric Andriot ont été les chevilles ouvrières de ces Journées et sont tous doctorants sous la direction de Philippe Martin, professeur d'histoire moderne à Nancy 2.

     

    Rendez-vous donc en 2010 à Longwy pour la Ve édition de ces Journées où l’on pourra découvrir les Actes du colloque de Pont-à-Mousson.

     

     

    [clichés l’Est Républicain]