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bourgogne

  • Les partisans de Charles le Téméraire en Lorraine

    L'historiographie lorraine nous a habitué à appréhender l'épisode fondateur de la Bataille de Nancy essentiellement du point de vue des vainqueurs ; c'est-à-dire par le parti du duc René II.

    La présente étude entend aborder cet évènement du côté des partisans de l'ennemi, le duc de Bourgogne Charles le Téméraire.

    Cette approche novatrice met en exergue la volonté de toute une frange de la noblesse et du haut clergé lorrains de voir triompher le parti bourguignon.

    Une belle synthèse et une analyse originale qui fera date.

     

    ‡ Les partisans de Charles le Téméraire en Lorraine, Fabien Niezgoda, éditions Le Polémarque, 2017, 216 p. (12 €).

  • Les partisans de Charles le Téméraire en Lorraine

    Voilà une approche originale de la célèbre bataille de Nancy du 5 janvier 1477.

    Des guerres de Bourgogne, conclues par la mort de Charles le Téméraire sous les murs de Nancy en janvier 1477, la mémoire historique des Lorrains a surtout retenu l'appétit féroce d'un prince conquérant, se heurtant à la résistance d'une "petite nation" héroïquement soudée autour du jeune duc René II.

    Pourtant, au-delà de cette image tenace qui contribua à nourrir un indéniable patriotisme lorrain à partir de la Renaissance jusqu'à l'avènement de Stanislas, cette brillante étude montre que le Grand Duc d'Occident sut s'appuyer sur de solides relais en Lorraine. Les nobles ou les prélats qui soutinrent les intérêts et les ambitions du duc de Bourgogne ne furent-ils rien d'autre que des traîtres ? En cette fin du Moyen Âge, alors que se construisaient lentement les Etats modernes, la "féodalité mourante" n'était-elle pas plutôt marquée par l'enchevêtrement des fidélités contradictoires ? Et n'y avait-il pas la perspective de voir renaître la grande Lotharingie des IXe-Xe siècles ?

    Bref, un ouvrage qui revisite le contexte politique de la présence bourguignonne en Lorraine et celui de la bataille de Nancy pour le plus grand plaisir de l'amateur d'histoire.

     

    ‡ Les partisans de Charles le Téméraire en Lorraine, Fabien Niezgoda, éditions Le Polémarque, 2017, 219 p. (12 €).

  • 539e anniversaire de la Bataille de Nancy

    Mémoire des Lorrains invite les Lorrains à célébrer le 539e anniversaire de la Bataille de Nancy remportée par le duc de Lorraine René II sur le Bourguignon Charles le Téméraire le 5 janvier 1477,

    Mardi 5 janvier 2016 à 18h30

    Place de la Croix-de-Bourgogne à Nancy

    Harangue de Jean-Marie Cuny,

    animateur de La Nouvelle revue lorraine

    Vin chaud partagé avec les participants

  • Charles le Téméraire

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    Charles le Téméraire et la Lorraine. Une histoire qui se termine mal...

    Et pourtant, Charles le Téméraire est une des figures les plus brillantes de la fin du Moyen Âge, mais il brille d'un éclat crépusculaire. Cet homme intelligent, cultivé, organisateur hors pair, débordant d'énergie et d'une capacité de travail étonnante, est en même temps un personnage inquiétant.

    Duc de Bourgogne, il règne sur une étonnante collection de territoires allant de la Hollande au sud du Jura, dont il rêve de faire un royaume indépendant entre la France et le Saint Empire. Sa cour est la plus brillante d'Europe et il est redouté par tous les souverains. Il est l'homme qui a fait trembler Louis XI à Péronne, qui a défié l'empereur et a placé Edouard IV sur le trône d'Angleterre.

    Mais son ambition démesurée lui fait perdre le sens des réalités. De son propre aveu, il préfère être craint que méprisé. Il règne par la peur et est capable des pires atrocités, comme la destruction de Liège. Obstiné, trop sûr de lui, ce téméraire méprise ses adversaires et subit deux terribles défaites contre les Suisses avant de périr misérablement dans la neige, à moitié dévoré par les loups, sous les murailles de Nancy, un certain 5 janvier 1477, face au duc de Lorraine René II...

    Destin tragique et fin sinistre d'un prince austère, mélancolique et impitoyable dont la chute signe la mort de la féodalité au profit du royaume de France. Et ruine cette grande ambition de recréer l'ancienne Lotharingie, s'étendant de la Mer du Nord jusqu'au nord de l'Italie... ainsi que le rêve de voir Nancy, érigée par la volonté du Grand Duc d'Occident, nouvelle capitale de ce royaume d'entre-deux.

     

    ‡ Charles le Téméraire, Georges Minois, éditions Perrin, 2015, 543 p. (25 €).

  • Bleurville (88) : Vosgiens et Icaunais fêtent leur jumelage

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    [Vosges Matin]

  • Bleurville : 20ème anniversaire du jumelage avec Chichery-la-Ville

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    [Vosges Matin]

  • 5 janvier 2012 : Fête nationale des Lorrains à l'occasion du 534e anniversaire de la Bataille de Nancy

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    Fête nationale des Lorrains 2011 (© ER)

     

    L'association Mémoire des Lorrains invite les Lorraines et les Lorrains à participer à la fête nationale des Lorrains à l'occasion du 534e anniversaire de la Bataille de Nancy :

    > Messe en l'église Saint-Pierre à Nancy (avenue de Strasbourg) à 17h00

    > Rassemblement place de la Croix-de-Bourgogne à Nancy à partir de 18h30 avec harangue, feu d'artifice, vin chaud et bonne humeur !

     

    VIVE LA LORRAINE !

  • Lorraine, Bourgogne et Franche-Comté, mille ans d'histoire

    AE lorraine bourgogne franche comté.jpgLe Comité d'Histoire régionale, sous l'égide du Conseil régional de Lorraine, a organisé plusieurs colloques permettant d'aborder les relations historiques avec les territoires voisins au cours des siècles. Après l'Alsace, le Luxembourg et les Pays wallons, la Champagne, le dernier colloque de 2009 a regardé vers le sud pour envisager les relations de la Lorraine avec la Bourgogne et la Franche-Comté.

    Il s'agissait d'étudier les relations entre ces entités. Alors qu'au Moyen Âge l'espace lorrain était encore très fragmenté, les conflits furent nombreux. Un exemple est fourni par la guerre engagée par Charles le Téméraire contre le duc de Lorraine René II. Le but du Téméraire était de le dépouiller de ses états. L'enjeu était considérable et dépassait de loin le destin personnel du duc et de son petit duché. C'était une partie de l'Europe occidentale qui était concernée par le résultat de cette guerre engagée par le Téméraire pour réunir les deux principaux territoires de ses états, la Bourgogne et les Flandres.

    Les communications présentées lors du colloque développent tout particulièrement le rôle des familles et des lignages nobles au Moyen Âge, les questions religieuses, avec l'abondance des sources épiscopales et monastiques, et l'influence des abbayes bourguignonnes en Lorraine. Le culte des saints Claude et Nicolas bénéficie d'une attention également toute particulière.

    Pour l'époque moderne, sont abordés les problèmes de frontières avec le royaume de France et la monarchie des Habsbourg qui n'eurent pas de conséquences sur les échanges économiques actifs entre Bourgogne et Lorraine. De même, les ordres religieux poursuivront leurs missions jusqu'à leur dissolution en 1790 : la congrégation bénédictine de Saint-Vanne et de Saint-Hydulphe organisera les relations entre établissements lorrains et franc-comtois.

    On peut regretter que les XIXe et XXe siècles soient un peu les parents pauvres de ce colloque. Aurait pu être abordée la persistance des relations entre les deux régions : l'autoroute Lorraine-Méditerranée n'est-elle pas la modernisation nécessaire de l'antique voie romaine ? Le futur canal à grand gabarit Moselle-Saône sera-t-il réalisé au cours du XXIe siècle, ouvrant un lien nouveau entre Lorraine et Bourgogne ?

    Bref, un bon ouvrage de synthèse sur ces relations millénaires entre des territoires marqués par des conflits certes, mais aussi par des relations continues au cours des temps.

     

    ‡ Lorraine, Bourgogne et Franche-Comté. Mille ans d'histoire, François Roth (sous la dir.), Edhisto & Comité d'Histoire régionale, actes du colloque des 13 et 14 novembre 2009, 2011, 372 p. (23 €).

  • L'histoire des seigneurs de Serocourt en souscription

    église serocourt.jpgContrairement aux biographies royales ou princières que l’on trouve en abondance, il demeure assez rare que les écrivains s’intéressent à des personnages qualifiés de moindre importance qui jouèrent pourtant un rôle primordial dans l’histoire d’une région. Il est vrai qu’il est plus difficile de mettre en avant une famille ou une personnalité vivant dans un passé lointain dont la renommée ne dépassait pas le cadre local ou régional. Il n’y a donc que peu d’écrits concernant la petite noblesse de province qui fut pourtant actrice dans la construction de la France.

     

    La région du Bassigny telle que nous la découvrons actuellement dans son écrin de verdure parsemé de forêts bucoliques à travers de magnifiques collines, fut au bas Moyen Age, un lieu de nombreux conflits en raison de sa situation géographique à la frontière de trois provinces, le Barrois dont elle faisait partie, la Champagne et la Bourgogne. En cette époque troublée, les guerres intestines étaient fréquentes entre les grands féodaux toujours prêts à envahir la contrée voisine afin de conquérir de nouveaux territoires. La ville de Lamarche qui était au centre du Bassigny barrois, fut fondée au début du xiiie siècle en même temps que se développa le couvent des Trinitaires. Dès le début, le comte de Bar à qui appartenait cette cité, fit fortifier ce lieu afin de répondre à toutes attaques éventuelles. La défense de la ville était assurée par certaines familles chevaleresques de la région dont principalement celle de Serocourt. Cette noble lignée qui prit le nom de la terre éponyme, fut citée depuis la fin du xiie siècle.

     

    Cette famille de Serocourt se distinguera jusqu'au début du XVIIe siècle auprès des ducs de Lorraine ; plusieurs de ses membres occuperont des fonctions dans les institutions provinciales, tout en se battant sans cesse pour défendre leurs terres du Bassigny barrois.

     

    Franck Coudray, l’auteur de cette remarquable - et inédite - biographie seigneuriale, est passionné de généalogie et d'histoire. Il collabore à de nombreuses revues, dont Héraldique et Généalogie, et s'emploie, depuis quelques années dans ses articles, à faire connaître des lignées de la petite noblesse et de la bourgeoisie champenoises, et à faire découvrir la région du Bassigny dans laquelle elles ont évolué.

     

     

     

    Ø      Histoire des seigneurs de Serocourt et du Bassigny barrois du Moyen Âge à la Renaissance, Franck Coudray, ICC éditions, 2010, 350 p. (35 € + 5 € de port)

     

     

    L’ouvrage est en souscription jusqu’au 30 mars 2010.

     

    Le volume compte environ 350 pages, format 155 x 240 mm.

     

    Prix spécial de souscription de 35 € (42 € après le 31 mars 2010) - Emballage et port express en sus (5 €).

     

     

     

    Le bon de souscription, accompagné du règlement, est à envoyer à :

     

     

    I.C.C. EDITIONS

    BP 60526

    78005 VERSAILLES CEDEX

     

    Tél. : 01.47.04.23.44

     

  • Vers une liaison Saône-Moselle ?

    Véritable serpent de mer, la liaison entre la Méditerranée et la Mer du Nord refait surface avec le projet de jonction de la Saône et de la Moselle. Pédagogie et débats autour d'un projet structurant titanesque.

     

    Saone-Moselle.jpgUn canal d'une longueur de 200 à 250 kilomètres entre Neuves-Maisons (Meurthe-et-Moselle, Lorraine) et Saint-Jean-de-Losne (Côté d'or, Bourgogne) afin de relier la Saône et la Moselle. Le tout pour la rondelette somme de 10 milliards d'euros. Un projet titanesque traversant le département des Vosges du nord au sud via les environs de Neufchâteau et de Contrexéville. Plein de démesure. Une idée folle ?

     

    Pas tout-à-fait. La construction d'une telle voie fluviale permettrait de mettre en connexion, par l'intérieur des terres, la Méditerranée et la Mer du Nord. Un projet tant rêvé depuis l’Antiquité, et qui resurgit dans les songes de nombreux décideurs politiques, entrepreneurs actifs et simples citoyens de Lorraine, de Bourgogne et de Franche-Comté, les trois régions principalement et directement concernées.

     

    Les objectifs poursuivis sont clairs : œuvrer pour le développement durable en favorisant le transport fluvial dont le coût environnemental est extrêmement faible, désengorger les autoroutes du nord-est des innombrables camions qui les empruntent, et stimuler les économies sinistrées de ces grandes provinces françaises.

     

    À présent, la mission est de faire de ce doux rêve une concrète réalité. Des études ont ainsi, d'ores et déjà, été menées, autant sur les plans socio-économique que technique. D'autres sont en cours. Quatre couloirs de passage ont été retenus pour accueillir la liaison fluviale, dans une bande d'une quarantaine de kilomètres.

     

    Une bande qui englobe la circonscription de Jean-Jacques Gaultier, député et conseiller général des Vosges. Vigilant sur le suivi du dossier, il rappelle : "La poursuite des études est nécessaire. Elles sont faites pour préparer le débat public prévu en 2012 par la loi Grenelle 1, loi votée à la quasi-unanimité."

     

    Et Patrick Hatzig, vice-président au Conseil régional de Lorraine délégué aux infrastructures et aux transports, soutien de la première du projet, de poursuivre : "Il faut mener les études comparatives pour créer les conditions démocratiques du débat. C'est ce que le Président de la République a réaffirmé lors de son déplacement en Moselle. Et la question sera tranchée en connaissance de cause en 2012."

     

    canal.jpgPourtant, à peine imaginé, loin d'être creusé, le canal Saône-Moselle soulève déjà bien des polémiques, notamment du côté des Verts qui se verraient bien, à l'instar de leur enterrement en règle du canal Rhin-Rhône en 1997 avec l'arrivée de la gauche plurielle au Palais Bourbon et de Lionel Jospin à Matignon, en fossoyeur du projet. "La liaison Saône-Moselle est une fausse bonne solution. Elle va nécessiter une énorme quantité d'eau car elle suppose de nombreuses écluses. Elle va dénaturer les paysages et détruire les éco-systèmes, sans parler de la disparition des terres agricoles", accuse Jean-François Fleck, conseiller régional (Verts), détracteur de la première heure du "canal de l'absurde". L'écologiste poursuit son argumentaire à charge : "Je ferais un parallèle avec la RN66. Quand on regarde une carte, il n'y a que quelques kilomètres pour faire la jonction. Mais, sur le terrain, le contournement qu'il nécessite en fait un projet absurde, coûteux et destructeur."

     

    Un raisonnement contesté par Patrick Hatzig, lui qui voit dans le canal l'opportunité de faire de la Lorraine un "carrefour, un lieu de transit des marchandises". "Le canal n'ira pas à fond de vallée, il sera à flanc de coteaux. Il ne remplacera donc pas les cours d'eau, répond-il, alors il n'y aura aucun problème pour l'environnement et la biodiversité." Autant dire que les discussions politiques sont lancées et animées. Avant l'heure.

     

    Car le débat public - "officiel" - se tiendra bien en 2012. Et, sans doute, les premiers coups de pelle dans les sols de la vallée vosgienne ne viendront pas avant l'horizon 2025. D'ici là, bien de l'eau aura eu le temps de couler sous les ponts de la Moselle et de la Saône. Un long temps de suivi, au fil de l'eau, d'un projet dont la polémique qu'il suscite n'a de mesure que le gigantisme qu'il abrite.

     

    Tanguera-t-il devant les obstacles dans la mer agitée d'une nature fragile et capricieuse ? Chavirera-t-il dans la tempête soulevée par des écologistes qui ont le vent en poupe ? Sur le pont, barre en main, les capitaines du navire "Sâone-Moselle" entendent bien être les premiers hommes à mener une embarcation de la Méditerranée à la Mer du Nord. Par les terres, sans escale.

     

    [Vosges Matin |16.11.09]

  • Colloque "La Lorraine, la Bourgogne et la Franche-Comté du Moyen Âge à nos jours"

    Le Comité d'Histoire Régionale de Lorraine organise un colloque sur le thème "La Lorraine, la Bourgogne et la Franche-Comté du Moyen Âge à nos jours : relations, différences et convergences" les 13 et 14 novembre 2009 à l'Hôtel de Région, Place Gabriel-Hocquard à Metz, sous la direction scientifique du professeur François Roth.

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  • Les vosgiens investissent dans la truffe

    La Chambre d'Agriculture des Vosges expérimente une plantation de truffes dans le pays de Neufchâteau.

     

    truffes vosgiennes.jpg« Allez cherche ! », commande Xavier Boulangé. Sa chienne, un colley barbu ne se fait pas prier pour fourrer sa truffe dans les feuilles mortes. L'animal va, vient, jappe, s'arrête, gratte le sol et déterre un joli diamant noir : une truffe de Bourgogne d'au moins 40 grammes, bien dure, à la chair marron veinée de blanc.

     

    Xavier Boulangé, conseiller forestier à la Chambre d'Agriculture, sort un morceau de gruyère de sa poche et le tend à l'animal. Aussitôt, la chienne reprend ses recherches. Nous sommes dans une forêt du pays de Neufchâteau. Un secteur où le champignon pousse à l'état naturel. « C'est ici qu'on en trouve le plus, mais il y en a également du côté de Rambervillers, Châtel-sur-Moselle, Dompaire, Martigny-les-Bains. La truffe pousse sur des terrains calcaires très alcalins à 7 pH et plus. Il faut aussi des arbres en symbiose comme le chêne, le tilleul, le charme ou le noisetier.»

     

    truffes des vosges.jpgComment ces truffes sont-elles arrivées jusque dans les Vosges ? « C'est simple, elles n'en sont jamais parties, mais on les avait un peu oubliées », explique le conseiller agricole en rappelant qu'à la fin du XIXe siècle, 1.000 tonnes de truffes étaient annuellement commercialisées en France contre à peine 50 tonnes aujourd'hui. « Il y avait même une production significative dans l'Est de la France » ajoute-il. Depuis déjà quelques années, la Bourgogne, la Meuse ont entamé la reconquête du marché. Des groupements de producteurs se sont mis en place, se sont structurés.

     

    Dans les Vosges, on en est encore aux prémices. Il y a deux ans, la Chambre d'Agriculture a mis en place une truffière expérimentale autour de Neufchâteau. « 700 plants mychorisés ont été mis en terre. Il faudra patienter encore 8 ans avant d'espérer une première récolte. Mais l'idée est surtout de tester différentes variétés avec ce sol pour disposer d'informations et accompagner des agriculteurs qui souhaiteraient développer une truffière », explique Xavier Boulangé, convaincu qu'il y a un marché à prendre. « La demande est forte. Et même si elle est moins cotée que la truffe du Périgord, la truffe de Lorraine a des qualités gustatives équivalentes et se vend autour de 400 euros le kilo. » Quand on sait que la production moyenne oscille entre 15 et 20 kg par hectare et par an, on aura compris que la truffe peut-être un excellent moyen de valoriser les friches et autres anciens vergers. Une réalité qu'a bien comprise un agriculteur d'Harmonville qui nourrit le projet de lancer une truffière de 2 ha.

     

    • La commune de Langley, située entre Charmes et Portieux, accueillera le dimanche 8 novembre la première fête de la truffe et des produits du terroir. Outre un marché aux truffes fraîches de Lorraine, le public pourra assister à des démonstrations de recherche avec chien truffier. Conférences et projections vidéo sur la trufficulture en Lorraine, vente de plants truffiers sont également au programme. Contact : 06.76.00.93.83.

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 27.10.09]

  • Journées d'amité entre Bleurville et Chichery-la-Ville

    Durant le week-end des 29 et 30 août dernier, des Bleurvillois sont allés rendre visite à leurs amis de Chichery-la-Ville, dans l'Yonne, à quelques kilomètres d'Auxerre.

     

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    L'accueil des Vosgiens par leurs hôtes icaunais

     

    Depuis 1992, la cité vosgienne de Bleurville est jumelée avec une commune icaunaise, Chichery. Depuis, chaque année les membres du jumelage organisent une rencontre soit en Bourgogne, soit dans les Vosges. Cette année, c'était au tour des Vosgiens de se rendre à Chichery. Ce fut l'occasion de partager de bons moments de convivialité et de découvrir le patrimoine local. En particulier, le château-fort de Guédelon en Puisaye, en cours de construction depuis plusieurs années, selon les méthodes traditionnelles du Moyen Âge.

     

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    Un repas partagé dans une excellente ambiance

     

     

    En 2010, ce sera au tour des Bleurvillois d'accueillir leurs amis bourguignons.

     

     

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    Visite au château de Guédelon
    [clichés : courtoisie de Anne Soyer-Petitjean]
  • Eté 2009 : fréquentation touristique en hausse à Nancy

    Le tourisme est plutôt souriant à Nancy selon une note de conjoncture de l'office de tourisme qui relève notamment un plus fort passage d'étrangers que d'ordinaire.

    tourisme nancy.jpgNon, non, on ne va pas s'amuser à comparer les fréquentations touristiques entre Biarritz, Saint-Tropez et Nancy, par exemple. Bien sûr, on ne joue pas dans la même division, mais n'empêche que le mois de juillet chez Stanislas n'est pas mauvais à en croire les observations de l'office de tourisme. « La fréquentation à la banque d'accueil est en légère, mais sensible hausse depuis le début de la saison d'été », indique une note de conjoncture.

     

    Qui pousse la porte de l'office à l'angle de la place Stanislas et de la rue des Dominicains ? 400.000 personnes par an. Un chiffre affolant. La moitié de ces visites concerne des demandes d'informations sur la région, mais également d'autres coins de France. Qui se montre curieux ? Des Nancéiens à la recherche de documentation pour des hôtes, mais aussi des habitants d'Ile-de-France (que le TGV met à 1h30 de Nancy), des voisins d'Alsace, de Bourgogne et de Champagne.

     

    Phénomène nouveau : Nancy intéresse désormais les Bordelais et les Toulousains qui ne « montent » pas paradoxalement leurs 35-45 ans dans l'Est par les lignes à grande vitesse, mais en voiture et sans leurs enfants.

     

    Nancy attire les regards depuis l'international. Cet été, les étrangers (Allemands, Néerlandais, Belges, Anglais en majorité) sont en plus grand nombre et l'habituelle proportion de 20 % d'étrangers, calculée sur les années antérieures, risque fort d'évoluer vers le haut.

     

     

    touristes nancy.jpgLa tendance voulant que Nancy ne soit qu'une courte étape d'une journée ou d'une demi-journée dans un voyage serait en train de changer. Le phénomène reste à confirmer, mais, depuis une semaine, la demande de renseignements évolue. « Elle porte désormais sur des activités du lendemain ou du surlendemain, ce qui suppose des séjours de 48 à 72 heures sur place », indique la note de conjoncture.

     

    Ça implique donc de se trouver un toit. Là aussi, de nouveaux comportements se font jour avec l'apparition de réservations de dernière minute. Elles se concluent au comptoir de l'office de tourisme où les clients recherchent une chambre pour le soir même, à l'image du 4 août où l'on a enregistré 15 réservations qui ont toutes trouvé où dormir. En ce qui concerne ses lits, Nancy dort à la même enseigne que le reste du pays où la clientèle des hôtels, quand elle n'est pas descendue d'une étoile dans le choix de sa catégorie, goûte aux campings haut de gamme, aux chambres d'hôtes et aux gîtes au détriment de couettes plus urbaines. Peut-être cela tient-il au fait de ne pas s'enfermer en ville pour « rayonner » par demi-journée ou par journée sur l'ensemble de la région.

     

    C'est aussi vraisemblablement par souci d'économie. L'argent, à l'intérieur d'un panier moyen en baisse, est dépensé de façon moins accessoire. Les touristes préféreront parfois payer une visite guidée (d'ailleurs en augmentation en semaine par rapport au week-end) plutôt qu'un cadeau même modeste. L'incidence sur le chiffre d'affaires de l'office est limitée. Il reste globalement stable, compensé par le volume d'affaires.

     

     

    Des affaires qui tiennent pour partie à une spécificité nancéienne : l'attractivité de son enseignement supérieur et la taille de sa population estudiantine qui génèrent un tourisme utilitaire, notamment, depuis le 20 juillet. De nombreux parents accompagnent durant plusieurs jours le futur étudiant dans sa quête d'une résidence et passent plusieurs en ville, armés des plans des rues, des lignes de transports en commun et d'une liste d'adresses utiles, glanés à l'office. Une fois le « petit » ou la « petite » logés, ils reviennent l'esprit plus léger au comptoir, pour cette fois, visiter Nancy dans la foulée ou prendre la documentation en vue d'un prochain passage en ville.

     

    « Mieux qu'un frémissement, ce début de saison 2009 à l'office de tourisme rappelle un peu l'été 2007 », sent la note de conjoncture.

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 17.08.09]

  • Bientôt la Fête nationale des Lorrains

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    Le Monument de la Bataille de Nancy [cliché Wikipédia]

    L'Association Mémoire des Lorrains prépare activement la célébration de la fête nationale des Lorrains qui aura lieu le lundi 5 janvier 2009 à 18h30 au pied du Monument de la Bataille de Nancy - ou Croix de Bourgogne - à Nancy.

    Comme chaque année depuis 32 ans maintenant, les fidèles de l'association et tous les amoureux de l'histoire de la Lorraine auront à coeur de participer joyeusement à cette manifestation bon enfant. En souvenir de la bataille remportée par le duc de Lorraine René II sur le Grand Duc d'Occident, Charles le Téméraire, le 5 janvier 1477, mettant ainsi fin à la volonté hégémonique et impérialiste du duc de Bourgogne.

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    Tous les amis Lorrains (et les autres aussi bien sûr, même les Bourguignons, les Lorrains ne sont pas rancuniers !) sont invités à venir écouter la harangue prononcée par Jean-Marie Cuny au pied du Monument de la Bataille de Nancy et, ensuite, partager le vin chaud.

    Pour en savoir plus sur la Bataille de Nancy : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Nancy

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    [clichés H&PB]