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bois

  • Hennezel (88) : par amour du verre et de son histoire

  • Revue "Maisons paysannes de France" : le chauffage au bois

    Le numéro 198 de la revue Maisons Paysannes de France fait un tour d'horizon des différents modes de chauffage au bois : un dossier de saison ! Et remarquablement illustré en couverture par une belle cheminée lorraine sous laquelle trône une magnifique cuisinière Maillard, dont l'inventeur - Thomas Nicolas Maillard - était originaire de Ligny-en-Barrois (Meuse).

    Depuis que l'homme a découvert la façon de faire du feu, le bois a été le combustible le plus utilisé pendant des millénaires. Si le charbon, le gaz, l'électricité et le fuel ont envahi le marché au cours des derniers siècles, le bois reste un moyen de chauffage utilisé par 4% des foyers français, majoritairement en milieu rural, et cette proportion croît à nouveau.

    Les spectaculaires progrès des appareils de chauffage durant ces dernières décennies, en augmentant les rendements énergétiques et en réduisant les émissions de monoxyde de carbone et de particules fines, séduisent de plus en plus de ménages.

    Dans ce numéro, vous découvrirez les expériences de particuliers qui vous font visiter leur installation en toute simplicité : des témoignages qui pourront aider à choisir celle la plus adaptée à vos besoins... Tout en valorisant le bâti ancien de nos villages !

    La revue propose encore d'autres articles sur les activités de l'association dans les départements, sur la glyptographie (marques gravées dans la pierre par les bâtisseurs), sur les lambrequins oubliés, sur l'école de la pierre sèche...

     

    ‡ La revue trimestrielle Maisons paysannes de France est disponible sur abonnement (36 €) en adressant ses coordonnées postales et son règlement par chèque (à l'ordre de "Maisons paysannes de France") à : MAISONS PAYSANNES DE FRANCE, 8 PASSAGE DES DEUX-SOEURS, 75009 PARIS.

  • Une histoire de fer, de verre et de bois à Hennezel (88)

    Le village de Hennezel, entre Darney et Bains-les-Bains, abrite un musée qui retrace l’histoire de la région à partir des objets produits par les verreries, fleurons de son passé.

    verre2.jpgAu cœur de la forêt de Darney, à Hennezel, l’ancienne maison de maître du dernier patron de la verrerie de Clairey a retrouvé une deuxième jeunesse. Depuis 1986, une poignée de passionnés, membres de l’association Saône-Lorraine, s’efforcent de redonner vie au lieu transformé en musée du fer, du bois et du verre. Bernard et Arlette Delémontey sont de ceux-là. Chaque année, ils organisent des expositions temporaires qui viennent compléter les collections de leur petit musée de quatre salles.

    Jusqu’au 31 octobre, « Opalines et verres moulés » propose de se plonger dans le passé de la région et de découvrir les richesses artistiques créées par les verriers et autres créateurs. « La plupart des objets présentés ici proviennent de dons », relève Bernard Delémontey, qui sert de guide aux 3000 touristes qui franchissent la porte du musée chaque année. Verres, carafes, bouteilles, palets et chiques pour les enfants, vase de nuit, entonnoir, tous les objets du quotidien sortis des verreries proches sont exposés dans des vitrines. Verres soufflés (à la bouche), ou moulés à la main, transparents ou colorés. Les époux Delémontey savent tout sur ces pièces qui ont parfois nécessité de longues recherches pour en certifier l’origine.

    À côté des vitrines d’exposition, les bénévoles ont aussi reconstitué des maquettes des forges ou de l’atelier de menuiserie. Les travaux de broderie des femmes viennent compléter le musée, dont la visite se termine par une histoire plus récente celle-là, et beaucoup plus douloureuse : la salle de la résistance est consacrée au maquis de Grandrupt et à l’abbé Mathis. Tous les résistants qui avaient trouvé refuge dans ce coin de forêt entre 1943 et 1944 ont été déportés.

    Les premières traces d’une verrerie à Clairey remontent avant le milieu du XVIe siècle. On sait qu’en 1555, une verrerie, officielle celle-là, a vu le jour sur les fondations d’une autre, plus ancienne. Dans un temps assez imprécis, on sait qu’un duc de Lorraine a fait venir de Bohème des verriers qui trouvaient dans les forêts vosgiennes tout ce dont ils avaient besoin : du bois pour se chauffer et construire, du sable pour le verre et des espaces pour s’installer.

    verre1.jpgL’époque était alors au temps des cathédrales et la fabrication de verres à vitres et à vitraux était alors en pleine expansion. Le secteur comptait alors 23 verreries de type familial (Lichecourt, Bleurville, Planchotte, La Rochère, etc.). Mais même l’édification de structures religieuses ne ralentit pas les velléités de combat des hommes. Les guerres de religion, la guerre de Trente Ans et plus tard la Révolution ont eu raison de l’économie de la région et des implantations des verriers, également touchés par l’abolition des privilèges.

    Plus tard, les verriers ont tenté de s’implanter à nouveau mais les temps avaient changé. Fini les vitraux et les arts sacrés, il a fallu trouver des reconversions. Certains se sont alors lancés dans la fabrication de bouteilles pour l’eau-de-vie, notamment la cerise de Fougerolles. Au début du XVIIIe siècle, des artisans venus de Suisse et du nord de la Lorraine se sont lancés dans la gobeleterie et la production à grande échelle. La verrerie de Clairey a fermé définitivement ses portes le 28 juin 1952. Elle comptait, outre une scierie attenante, des logements pour les ouvriers, une école pour leurs enfants et une crèche, sur le modèle des entreprises paternalistes.

    Léon Logerot (1844-1924) était un des meilleurs graveurs, tailleurs et peintres de la verrerie de Clairey. Un artiste multifacette dont l’œuvre tient particulièrement à cœur à Bernard Delémontey. Pour lui, le clou du musée est ce petit serviteur de nuit à poser sur une table de chevet. Composé d’une carafe et d’un gobelet en verre vert, il a été fabriqué par Léon Logerot à la fin du XIXe siècle à Clairey. Une identification formelle rendue possible grâce aux catalogues édités par les verreries. En effet, peu d’œuvres étaient poinçonnées, la majorité d’entre elles ne comportaient qu’une petite étiquette en papier, perdue ou détériorée au fil du temps.

    [texte et clichés : Vosges Matin]

  • Epinal : les gens du bois oublient Sainte Anne, leur patronne

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    [Vosges Matin]

  • Gens du bois en Haute-Marne

    gens du bois.jpgIl y a cent ans à peine résonnaient encore dans les forêts haut-marnaises, les cris des charretiers, les ahans des bûcherons, le crissement de la scie des scieurs de longs... Des fumées s'échappaient alors des meules de charbon et des feux de diverses loges, huttes et baraques des ouvriers sylvestres. A cette époque, dans chaque village ou presque, oeuvraient bon nombre d'artisans du bois : charrons, scieurs, sabotiers, tonneliers...

    Ce sont ces visages, ces gens du bois, que l'ouvrage fait revivre au fil des pages. Ce sont nos aïeux qui se souciaient bien peu, en ce temps-là, de passer à la postérité.

    La rencontre d'un ancien menuisier avec un cartophile a produit un sympathique ouvrage qui intéressera également les Lorrains ; et en particulier les Lorrains méridionaux dont les échanges économiques étaient nombreux avec la voisine Haute-Marne et le Bassigny.

    Permettez-moi de vous livrer ici un souvenir de famille. Mon arrière grand-père, Paul Salmon, originaire de Fresnoy-en-Bassigny, dans le canton de Montigny-le-Roi, exerça, jusqu'au début du XXe siècle, le dur métier de scieur de long avec son frère Xavier. Ils partaient ensemble durant de longues semaines dans les forêts champenoises et vosgiennes où ils installaient leur chantier ; ils oeuvraient alors pour les compagnies de chemin de fer en fabriquant des traverses. Souvenirs, souvenirs...

    Alors, partez à la découverte de ce monde original des "gens du bois" ! Ils vous apprendront l'humilité et le sens du bel ouvrage.

     

    >> Gens du bois en Haute-Marne, Gilles Fourtier et Bruno Pernot, éditions Dominique Guéniot, 2010, 190 p., nombreuses reproductions de cartes postales anciennes (30 €).

  • Hennezel (Vosges) : Marché de Pâques le 28 mars 2010

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  • Hennezel (Vosges) : Un descendant des gentilshommes verriers en visite au musée

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    [Vosges Matin | 01.10.09]
    >> Pour en savoir plus sur la généalogie des Hennezel : http://www.hennezel.net/dumesnil.htm

  • Dimanche 5 avril : marché de Pâques à Hennezel-Clairey (Vosges)

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    Dimanche 5 avril, de 10 h à 18 h, l'association Saône-Lorraine et les animateurs du Musée du verre, du fer et du bois de Hennezel-Clairey, situé au coeur de la forêt de Darney, vous proposent de venir découvrir une vingtaine d'artistes et artisans qui vous proposent toute une gamme d'objets autour du thème pascal.
    La fête de Pâques sera déclinée sous toutes les formes : gourmandises, chocolats, céramiques, fleurs, dentelles, peintures, créations en bois, oeufs décorés, etc.
    En prime, la magnifique exposition sur "Le coq dans tous ses états".
    MUSEE DE HENNEZEL-CLAIREY
    ENTRE DARNEY ET BAINS-LES-BAINS
    ENTREE GRATUITE

  • Economie vosgienne : l’unité de fabrication de granulés bois ne s’installera pas à Claudon

    Le projet de B2 Energies à Claudon est stoppé. Ce qui ne remet pas en cause la plate-forme d'expérimentation de co-produits de la filière bois. « Il y a des choses qui marchent bien, d'autres moins bien. L'usine de fabrication de granulés de bois ne se fera pas... Mais ce n'est peut-être pas complètement fichu ! Les partenaires et les investisseurs sont toujours là. » Alain Roussel et le comité du suivi du Pôle d'excellence rurale (PER) en forêt de Darney ont pris acte de la décision de la société B2 Energies de ne pas mettre en route le projet de Claudon présenté en mai dernier.

     

    A Roussel et JP Aubert en mai 08.jpgSur un site proche de Merrains International (gros pourvoyeur de déchets bois) à Monthureux-sur-Saône, B2 Energies, avec le soutien d'Akuo Energy (un développeur européen), projetait de monter une unité de production de pellets, en investissant 7 millions d'euros, avec le soutien des financeurs institutionnels engagés dans la valorisation des coproduits forestiers. Objectif selon son directeur général, Jean-Paul Aubert : 25.000 tonnes de granulés par an, en créant au passage une quinzaine d'emplois, la mise en production étant fixée à novembre 2009.

     

    Pourquoi le projet leader du PER a-t-il capoté subitement ? Alain Roussel, président de la communauté de communes du Pays de la Saône Vosgienne, avance une explication conjoncturelle : « Vu l'état actuel de la demande, l'émergence d'unités capables de fabriquer des volumes importants, il y a de gros excédents sur le marché. Il était plus sage de ne pas aller plus loin. » Ajoutons que trois entreprises du Grand Est, comme Alsace Pellets (qui vendait à perte des granulés allemands), ont coulé... Par ailleurs, le PER a été amputé de son volet « chantiers d'insertion en forêts », faute d'avoir obtenu les aides requises.

     

    Ces deux imprévus ne remettent pas en cause les autres volets de la plate-forme d'expérimentation pour la valorisation des co-produits de la filière bois. Ainsi, on donnera le premier coup de pioche de la chaufferie bois, près du collège cantonal, en janvier. A Claudon toujours, se poursuit l'expérimentation, par la Chambre d'agriculture, des tailles à courte rotation des saules. Sotraforest (association de Forêts & Bois de l'Est et de la Locatelli) a lancé la mise en production de plaquettes forestières en mettant en œuvre une machine spéciale, unique chez nous, en provenance de Finlande.

     

    « On constate qu'il y a une vraie dynamique autour des énergies renouvelables et une envie forte de travailler tous ensemble », se réjouit Alain Roussel. Le maire de Claudon évoque la mise en œuvre de stockage de bois énergie à Monthureux (avec B2 Energies) et même de deux projets éoliens sur les collines bordant la Saône. L'idée de remettre en forme la centrale hydroélectrique monthurolaise est plus que dans l'air. Le bois, le vent, l'eau : les courants sont malgré tout porteurs.

     

    [d’après l’Est Républicain | 27.12.08]

  • Crèches d'ici et d'ailleurs au musée d'Hennezel

    12dfd1a2dc567f35063ff887ccd2ff38.jpgLe musée du Verre, du Fer et du Bois d'Hennezel ouvre ses portes en ce début d'hiver pour présenter une série de belles crèches de Noël venues des quatre coins du monde. Les crèches des cinq continents sont représentées ici : d'Europe avec des crèches de Hongrie, de Pologne, mais aussi d'Amérique avec des crèches du Canada ou du Guatemala, crèches africaines venues de Madagascar, etc.

    Le visiteur découvrira toutes sortes de crèches, originales quant à leur support : bois, fer, argent, porcelaine, verre, laiton, pierre, plastique, plâtre, feuilles de bananier, feutrine...

    En ce temps de Noël, faites découvrir à vos enfants ce monde merveilleux et joyeux de la Nativité... Et c'est gratuit pour les enfants ! Mais les adultes y sont cordialement attendus également !

    Vous découvrirez aussi un musée qui fait la part belle à une large rétrospective des activités anciennes qui ont marqué la forêt de Darney au cours des siècles passés (travail du bois, du verre et du fer ainsi que l'épisode du maquis de Grandrupt durant la Seconde Guerre mondiale).

    • Musée de Hennezel, exposition ouverte tous les jours du 9 décembre 2007 au 6 janvier 2008 (fermé les 25,26 décembre 2007 et les 1er, 2 janvier 2008) + ouverture exceptionnelle prolongée les week-end des 12 et 13 janvier, 19 et 20 janvier et 26 et 27 janvier 2008. Entrée adulte : 2 €. Gratuit pour les enfants.