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  • François-Joseph

    A l'occasion du Centenaire de la mort de l'empereur d'Autriche François-Joseph, les éditions Perrin rééditent dans la collection Tempus l'ouvrage de l'historien Jean-Paul Bled considéré comme le meilleur spécialiste de la Mitteleuropa.

    Pour nous Lorrains, François-Joseph est le descendant direct du dernier duc héréditaire de Lorraine et de Bar, François III, devenu empereur par mariage avec Marie-Thérèse de Habsbourg, et fondateur de la dynastie des Habsbourg-Lorraine.

    Né en 1830 et mort en 1916, François-Joseph Ier monta sur le trône dans le fracas de la révolution de 1848. Dans sa vie de souverain, échecs politiques et revers militaires l'emportent sur les succès... Pourtant, il entre dans la légende dès son vivant. Les malheurs personnels qui le frappent n'y sont pas étrangers : exécution de son frère Maximilien au Mexique, suicide de son fils Rodolphe à Mayerling, assassinat de son épouse Sissi et de son neveu François-Ferdinand.

    A partir de l'analyse de soixante-huit ans de règne d'abord autoritaire puis plus libéral, l'auteur montre avec talent comment le destin de l'Europe est lié à celui de l'Autriche-Hongrie.

     

    ‡ François-Joseph, Jean-Paul Bled, éditions Perrin, coll. Tempus, 2016, 864 p. (12,50 €).

  • Joseph II de Habsbourg-Lorraine

    Joseph II (1741-1790), roi de Hongrie, d'Autriche et des Romains à vingt-trois ans en 1764, élu empereur d'Allemagne l'année suivante, visite ses Etats, puis l'Italie, la Prusse, la Russie et surtout Paris en 1777. En compagnie de sa sœur Marie-Antoinette, il découvre la cour la plus brillante de l'époque. C'est là qu'il définit les principes de son action politique : le despotisme éclairé.

    Durant son règne, il abolit le servage et met en chantier une réforme fiscale. Il promulgue un édit de tolérance, instaure le mariage civil, cantonne l'autorité du souverain pontife au dogme, sécularise la moitié des couvents et assure aux juifs une paix religieuse et sociale.

    Menacé par la Prusse et l'Empire ottoman, il tient son empire par la force de sa poigne et le conduit, jusqu'à sa mort en 1790, à être le seul concurrent – pacifique – de la France, laissant un héritage riche et contrasté.

    Une biographie magistrale du fils du dernier duc héréditaire de Lorraine et de Bar, François III et de Marie-Thérèse de Habsbourg.

     

    ‡ Joseph II, François Fejtö, éditions Perrin, coll. Tempus, 2016, 512 p. (11 €).

  • Zita impératrice courage

    Jean Sévillia nous brosse avec brio le destin poignant d'une femme dont la vie force l'admiration et le respect.

    Zita de Bourbon-Parme (1892-1989), épouse du dernier empereur d'Autriche Charles Ier de Habsbourg-Lorraine - descendant de notre dernier duc héréditaire de Lorraine et de Bar François III -, a tout connu du XXe siècle : les fastes de l'Empire austro-hongrois, l'accession au trône en pleine guerre de 1914, la fin de l'empire, l'exil, la ruine de l'Europe, avant le retour triomphal dans une Autriche enfin apaisée.

    La biographie magistrale d'une femme d'exception et mère de famille exemplaire.

     

    ‡ Zita impératrice courage, Jean Sévillia, éditions Perrin, coll. Tempus, 2016, 352 p. (10 €).

  • Correspondance de Valentin Jamerey-Duval, bibliothécaire des ducs de Lorraine

    Le tome I de la Correspondance de Valentin Jamerey-Duval (1722-1745) a permis au lecteur de découvrir le parcours singulier de ce fils de pauvres paysans de Champagne, ancien serviteur d’ermites lorrains, devenu bibliothécaire des ducs de Lorraine Léopold et François-Etienne, puis de l’empereur François Ier - ex-duc de Lorraine François-Etienne - au palais Pitti à Florence.

    Le tome II nous offre de poursuivre la découverte d'une nouvelle étape dans sa vie entre 1746 et 1760. En 1746, Jamerey-Duval poursuit la rédaction de ses Mémoires et sa correspondance avec son ami, Frère Zozime, ermite lorrain, et avec son mécène, le baron Pfütschner, à Vienne. En 1748, il est invité à rejoindre l'époux de Marie-Thérèse de Hasbourg, François Ier, à Vienne, afin d’y diriger son cabinet impérial des monnaies. Intermède heureux, en 1752, il entreprend un long voyage qui le conduit à Bruxelles et à Paris, où il revoit Mme de Graffigny, amie connue à Lunéville ; il se rend également à Arthonnay, son village champenois natal, où il retrouve ses sœurs et, enfin, en Lorraine, où il suit, auprès des ses amis religieux, la reconstruction d’un ermitage et redécouvre la générosité du roi Stanislas, nouveau duc nominal de Lorraine.

    Depuis Vienne, Jamerey-Duval continue à faire montre de ses qualités de cœur à travers sa correspondance. Il prodigue conseils et aide aux humbles ermites en faisant reconstruire pour eux trois ermitages, à sa famille et à son ancien patron berger. Sa générosité sans faille et ses Mémoires plaisent tant à Jean-Jacques Rousseau que le philosophe expose dans son cabinet de travail les vignettes illustrant la vie de Duval...

    En attendant le IIIe et dernier tome auquel travaille assidûment André Courbet.

    L'auteur, André Courbet, a consacré de nombreux travaux à l’histoire régionale de la Lorraine et propose une annotation minutieuse de la riche correspondance de Valentin Jamerey-Duval.

     

    ‡ Correspondance de Valentin Jamerey-Duval, bibliothécaire des ducs de Lorraine (1746-1760) - Tome 2, André Courbet (prés.), éditions Honoré Champion, 2015, 1096 p., ill. (250 €).

  • De Parroy à Vienne : un Lorrain contre-révolutionnaire, Charles-Louis de Ficquelmont

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  • François Ier de Lorraine-Habsbourg, empereur et père de la reine Marie-Antoinette

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  • "L'empreinte cistercienne en Europe centrale" avec Saône Lorraine

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    Abbaye cistercienne de Zdar, XVIIIe s., République tchèque.

     

    L'association Saône Lorraine, en partenariat avec Les Amis de l'abbaye de Morimond, propose un voyage sur le thème de "l'empreinte cistercienne en Europe centrale", organisé du 27 avril au 6 mai 2015.

     

    ‡ Plus d'informations et inscription ici Programme voyage Saône lorraine.pdf

  • Requiem pour un empire défunt

    autriche.jpgDans un style éblouissant, François Fejtö raconte et dissèque les causes de la disparition des empires centraux, l'Autriche-Hongrie, en 1918 ; disparition qui a entraîné l'Europe centrale dans la longue nuit des totalitarismes national-socialiste et communiste. Pour ce faire, le grand historien dresse une histoire à rebours des idées reçues de la double monarchie jusqu'en 1914 avant de s'attacher aux causes directes de la Première Guerre mondiale et au déroulement du conflit jusqu'à son terme. Conglomérat de peuples disparates, l'Empire austro-hongrois avait su bâtir un modèle original et fédérateur, garant de l'équilibre européen à l'image de son empereur emblématique, François-Joseph, dont la figure tutélaire fut loué par des écrivains comme Joseph Roth ou Stefan Zweig.

    Sa désagrégation résulte de la volonté déterminée des Alliés - en particulier de l'anticlérical Clemenceau -, sous l'influence néfaste des exilés laïcs et francs-maçons Masaryk et benès. Elle ouvra la boîte de Pandore des rivalités nationalistes au coeur des nouveaux états (Tchécoslovaquie et Yougoslavie notamment) édifiés par les vainqueurs sans tenir compte des aspirations des peuples qui étaient, dans leur grande majorité, favorable au maintien de la monarchie habsbourgeoise. A l'empire pacifique et arbitre succédaient des pays factices, minés par la question des nationalités que Wilson et Clemenceau avaient prétendu résoudre en mettant à bas l'Empire séculaire des Habsbourg-Lorraine.

    "Livre d'érudit, mais aussi essai combatif, puisque à l'encontre de la thèse la plus courante, François Fejtö récuse le terme de désagrégation, qui implique que l'empire est mort de maladie, et lui préfère le mot de destruction, qui implique que l'empire a été assassiné.", insiste le philosophe Alain Finkielkraut dans son exergue.

     

    ‡ Requiem pour un empire défunt, François Fejtö, éditions Perrin, coll. Tempus, 2014, 638 p. (11 €).

  • Les Habsbourg et l'argent

    habsbourg.jpgLes Habsbourg ont entretenu des rapports parfois difficiles avec l'argent. Dès sa création en 1526, la monarchie autrichienne fut en effet confrontée à des dépenses militaires disproportionnées à ses ressources. Très vite, elle a su s'adapter en développant une fiscalité modérée et contrôlée par les diètes provinciales, mais aussi en créant des institutions centrales - la Chambres des comptes de Vienne - qui permettent à l'historien d'avoir des lueurs sur un système si complexe qu'il a trop souvent découragé la recherche. Par la suite, les Habsbourg ont trouvé des aides chez leurs vassaux allemands ou leurs alliés - Louis XV par exemple qui versa 100 millions de livres tournois à Marie-Thérèse au cours de la guerre de Sept Ans -. Ils ont eu également recours au crédit que leur fournirent banquiers juifs et grands propriétaires fonciers autrichiens. Bref, malgré des moments difficiles, ils furent capables de défendre la Hongrie face au péril turc et d'entretenir une armée de qualité dont les effectifs décuplèrent entre les traités de Westphalie (1648) et les débuts de la Révolution française, tout en faisant de Vienne une des capitales européennes de la musique et de beaux-arts.

    L'ouvrage met en lumière les côtés positifs des finances autrichiennes plutôt qu'il n'insiste exagérément sur certains travers, propres d'ailleurs aux finances publiques d'Ancien Régime en Europe, les difficultés de trésorerie ou les inégalités fiscales frappant certaines provinces et certains contribuables. Le bilan semble plutôt positif puisqu'en trois siècles, les ressources de l'Etat ont été multipliées par vingt, la dette publique contenue dans des limites raisonnables tout en décuplant les effectifs de l'armée permanente. Néanmoins, la structure politique de la monarchie habsbourgeoise, qui ne fut jamais une monarchie absolue, n'a pas permis, même à Joseph II, de faire des réformes fiscales profondes, les aristocraties locales ayant eu jusqu'au bout le moyen de défendre leurs intérêts économiques.

     

    ‡ Les Habsbourg et l'argent, de la Renaissance aux Lumières, Jean Bérenger, Presses universitaires de Paris-Sorbonne, 2014, 521 p. (24 €)

  • L'agonie d'une monarchie : Autriche-Hongrie, 1914-1920

    autriche.jpgBâti sur les décombres de l'Europe napoléonienne, réformé en 1867 pour donner un rôle accru à la Hongrie, l'Empire austro-hongrois pouvait sembler, en 1914, l'une des puissances les plus solides du continent. C'était un empire à l'ancienne, c'est-à-dire qu'il avait l'ambition de fédérer de nombreux peuples hétérogènes. Dans les faits, une majorité d'Allemands et de Hongrois régissaient les destinées de Slaves, de Roumains et d'Italiens, lesquels cohabitaient d'ailleurs plutôt mal entre eux.

    C'est à la suite de l'assassinat de son prince héritier François-Ferdinand que le vieil empereur François-Joseph, descendant de notre dernier duc de Lorraine François III, s'est laissé entraîner dans la guerre, aux côtés de l'Allemagne. Déchiré entre des nationalités différentes, des religions antagonistes, véritable tour de Babel linguistique, l'empire n'a pas supporté le choc. Cinq ans après Sarajevo, ce sont cinq états nouveaux, fondés sur le principe des nationalités, qui remplacent la Double Monarchie. En Autriche même, le jeune empereur Charles Ier de Habsbourg-Lorraine, successeur de François-Joseph, dut renoncer.

    Jean-Paul Bled, spécialiste de l'Autriche-Hongrie, retrace avec minutie l'agonie d'une monarchie qui n'a pas su s'adapter aux temps nouveaux en dépit des atouts non négligeables qu'elle détenait.

     

    ‡ L'agonie d'une monarchie. Autriche-Hongrie 1914-1920, Jean-Paul Bled,  éditions Tallandier, 2014, 464 p. (25,90 €).

  • Zita, portrait intime d'une impératrice

    zita.jpgL'impératrice Zita (1892-1989) fut aux côtés de son époux, Charles Ier de Habsbourg-Lorraine, descendant des derniers ducs héréditaires de Lorraine et de Bar, la dernière souveraine d'Autriche-Hongrie entre 1916 et 1918.

    Cet ouvrage n'est pas une énième biographie de l'impératrice Zita. Il veut ouvrir des dimensions nouvelles sur la vie de l'impératrice et avant tout la laisser parler au travers de sa correspondance avec son entourage immédiat.

    Cette biographie spirituelle de Zita de Habsbourg-Lorraine est l'oeuvre du postulateur de l'introduction de la cause en béatification de l'impératrice d'Autriche et reine apostolique de Hongrie. A l'occasion de ses travaux, l'abbé Debris a rassemblé une abondante documentation de première main, tirée d'archives inexploitées et totalement inédites. Il en a extrait maints aspects de la vie intime de l'impératrice et notamment ses relations d'amitié avec des religieuses mystiques et des sanctuaires espagnol, hongrois et français.

    La dimension religieuse de la vie de Zita ressort clairement de ces documents venus de l'Europe entière. Un ouvrage qui doit contribuer à ce l'Eglise reconnaisse à la Servante de Dieu le titre de bienheureuse, puis de sainte.

     

    ‡ Zita. Portrait intime d'une impératrice, abbé Cyrille Debris, éditions du Cerf, 2013, 154 p., ill. (14,90 €).

  • 12 septembre 1683 : Charles V de Lorraine arrête la marche des Turcs

    La Lorraine commémore cette année le 330ème anniversaire de la bataille contre les Ottomans menée notamment par le duc de Lorraine Charles V devant Vienne, en Autriche. Elle mit un terme à l'invasion musulmane en Europe.

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    Charles V de Lorraine, né à Vienne le 3 avril 1643, mort à Wels (Autriche) le 18 avril 1690, fut duc de Lorraine et de Bar en titre de 1675 à 1690. Il était fils de Nicolas François, brièvement duc de Lorraine, et de Claude de Lorraine.

    En septembre 1683, avec le concours du roi de Pologne Jean III Sobieski, il attaque et vainc les Turcs qui assiégeaient Vienne depuis deux mois.

    Sur la colline du Kahlenberg, dans les environs de Vienne, le 12 septembre 1683, les 250 000 soldats turcs du grand vizir, Kara Mustafa Pacha, sont vaincus par l’armée autrichienne et allemande (70 000 hommes) commandée par le duc Charles V de Lorraine, et l’armée polonaise (30 000 hommes) du roi de Pologne Jean III Sobieski.

    Les Turcs sont forcés à une retraite désordonnée et rapide. Le sultan donne l’ordre de décapiter le grand vizir vaincu. C’est la fin de la précédente expansion turque en Europe et le début de la reconquête des pays européens occupés par les Ottomans.

    Les Turcs avaient mis le siège devant Vienne le 14 juillet 1683 et déjà une partie des remparts viennois étaient pris. Si Vienne tombait les Ottomans pouvaient poursuive leur invasion de l’Europe (Vienne est à peine à 750 km de Strasbourg !).

    Innocent XI.jpgMais plusieurs pays européens surent s’unir pour venir au secours de Vienne et conjurer la menace. Arrivées devant Vienne depuis leurs pays respectifs les forces européennes surent également, pour plus d’efficacité, décider très vite d’avoir un commandement unique centré sur le roi de Pologne. Celui-ci mena lui-même la charge de cavalerie finale décisive avec ses redoutables lanciers polonais et la cavalerie des autres pays, peut-être la plus grande charge de cavalerie de l’histoire.

    En reconnaissance pour cette victoire, le pape Innocent XI institue la fête du Saint-Nom de Marie (elle ne figure plus aujourd’hui au calendrier romain) et les boulangers viennois créent la brioche en forme de croissant (l’emblème mahométan !) pour commémorer l’évènement. Désormais, ne mangeons plus nos croissants sans une pieuse pensée pour les valeureux défenseurs de l’Europe chrétienne qui surent s’unir pour arrêter et faire refluer cette invasion turque ce 12 septembre 1683.

    Et vive le duc de Lorraine Charles V !

    * * *

    La statue du duc Charles V déposée dans la chapelle des Cordeliers de Nancy retrouvée chez un antiquaire parisien : vicissitudes d’un chef d’œuvre lorrain

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    Statue du duc de Lorraine Charles V, début XVIIIe s.

    (hauteur 181 cm, 57 cm x 57 cm, pierre de Savonnières).


    La présence de la statue dans la chapelle des Cordeliers de Nancy est attestée en 1848, dans l’ouvrage de Jean Cayon, Histoire physique, civile, morale et politique de Nancy, publié à Nancy chez Cayon-Liébault, p. 118.

    Une étude de l’abbé Guillaume publiée dans le Bulletin de la Société d’archéologie lorraine (t. TT n° 1, Nancy, 1851) en donne l’origine.

    Sous la Restauration, M. Noël, notaire honoraire, proposa l’érection d’un monument dédié à la mémoire de Léopold. Une souscription fut lancée en 1828. Le roi Charles X offrit le marbre destiné à réaliser un buste et la ville de Nancy offrit deux grandes statues représentant l’Espérance et la Foi de Bagard pour encadrer le monument qui provenaient du mausolée de Jean des Porcelets de Maillane, évêque de Toul de 1607 à 1624, édifié dans l’église du collège des Jésuites à Nancy.

    La révolution de 1830 suspendit le projet.

    M. Noël reprit ensuite son projet avec l’aide de Chatelain, architecte du département, et le 21 novembre 1840 le cénotaphe fut inauguré dans la chapelle des Cordeliers. Le buste de Léopold fut sculpté par Lépy pour le prix de 1 200 F.

    Après avoir achevé ce premier ouvrage, Noël souhait édifier un monument à la mémoire de Charles V, il acheta sur les instance du marquis de Ludres et de divers souscripteurs du monument de Léopold au marbrier Michel, pour 200 F., la statue de Charles V en « costume de guerrier romain » qu’il fit placer sur un socle, en face de la chaire de l’église des Cordeliers.

    Des cartes postales des années 1930 reproduisent les images des deux mausolées.

    A quelle date, ces monuments furent-ils détruits ?

    En tout cas, le buste en marbre blanc de Léopold a sans doute été offert au musée de Lunéville pour être placé à l’entrée de la porte du musée municipal dans le vestibule aménagé au-dessus de l’escalier sud du château. Par miracle, il a été préservé du feu en 2003. Il est à présent oublié dans les réserves.

    Quant aux deux statues de Bagard et celle de Charles V, que sont-elles devenues ? Dans quelles conditions Charles V est-il sorti des collections du Musée lorrain. Acquis par souscription publique, l’œuvre était devenue inaliénable.

    Voici 7 ou 8 ans, la statue de Charles V était présentée chez un grand antiquaire parisien.

    lorraine,autriche,saint empire,turcs,musulmans,charles v,duc de lorraine et bar,innocent xi,jacques charles gaffiotEn 2012, la découverte d’une carte postale du monument de Charles V dans la chapelle des Cordeliers a permis de faire le rapprochement et de localiser la statue.

    Le duc Charles V, malgré quelques mutilations, a encore beaucoup d’allure. Il se masque désormais sous l’identité de Louis XIV chez un marchand d’Ile-de-France. Attribué à l’entourage de Martin van den Bogaert (1637-1694), dit Martin Desjardins, qui réalisa une statue à l’antique du Roi-Soleil représenté également en pied, Charles V - alias Louis XIV - est proposé au prix de 380 000 euros.

    Cette œuvre, composée à l'extrême fin du XVIIe siècle ou au tout début du XVIIIe, sans doute vers 1700, au moment du retour en Lorraine des cendres du souverain primitivement inhumé à Innsbruck en 1690, est à rapprocher de celle qui ornait autrefois le modeste monument élevé en l'honneur du père de Léopold de Lorraine dans la chapelle des Cordeliers de Nancy.

    Réalisée en pierre de Savonnières (Meuse), l’œuvre peut davantage être attribuée au Lorrain Rémy-François Chassel (1665-1752) dont on connaît un superbe buste en marbre, passé en vente en juillet 2011 à Monaco.

    Comme on le voit, la statue de duc Charles V du Musée lorrain n’est pas perdue pour tout le monde… Et son retour en Lorraine serait le bienvenu !

    [source : Jacques Charles-Gaffiot]

     

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  • Ferdinand de Habsbourg (1503-1564)

    lorraine,autriche,hongrie,bohême,habsbourg,ferdinand de habsbourg,espagne,pays basIl est parfois difficile d'être le cadet d'un grand homme !

    Ferdinand de Habsbourg apparaît trop souvent dans l'ombre de son aîné Charles Quint auquel il succéda à la tête du Saint Empire. Or, il fut un fondateur : en réunissant les duchés autrichiens et les royaumes de Bohême et de Hongrie, il jeta les bases de cette monarchie d'Europe centrale - à laquelle participa activement la Maison de Lorraine - qui ne succomba qu'en 1918 et fut pendant quatre siècles un élément essentiel de l'équilibre européen.

    Ferdinand fut aussi, comme roi des Romains puis comme empereur, à la tête du Saint Empire, quand la Réforme divisait profondément les princes et les peuples, au risque d'une guerre civile. En négociant les accords d'Augsbourg (1555), il procura à l'Allemagne soixante ans de paix.

    Cet ouvrage n'a pas pour but de réhabiliter Ferdinand Ier ; les historiens allemands ont réagi fermement au parti pris négativiste d'une certaine historiographie "petite-allemande". Il s'agit ici de révéler la personnalité d'un souverain assez atypique, un prince de la paix dans un siècle qui fut celui de la Renaissance mais aussi celui de tous les dangers.

    L'auteur, Claude Michaud, a enseigné à l'Université d'Orléans puis à Paris 1-Panthéon-Sorbonne, dont il est professeur émérite.

     

    ‡ Ferdinand de Habsbourg (1503-1564), Claude Michaud, éditions Honoré Champion, 2013, 388 p. (70 €).

  • La saga des Habsbourg

    habsbourg.jpgS'il est une dynastie qui incarne l'Europe, c'est bien celle des Habsbourg. La prodigieuse destinée de cette illustre famille commence au XIe siècle en Suisse et prend son véritable essor en 1273 lorsque le comte Rodolphe de Habsbourg, à la surprise générale, est élu empereur du Saint Empire romain germanique.

    Le 11 novembre 1918, le descendant de Rodolphe, Charles Ier de Habsbourg-Lorraine, signe à Schonbrünn sa renonciation à la couronne impériale d'Autriche.

    Durant sept siècles, les Habsbourg ont dominé une grande partie de l'Europe, du Proche-Orient et de l'Amérique du Sud. Le conquérant Charles Quint, la réformatrice Marie-Thérèse, François-Joseph, son épouse la mythique Sissi et Zita, la souveraine du devoir épouse de Charles Ier, sont autant de figures de cette exceptionnelle famille qui a marqué l'Histoire.

    Leur disparition marque l'écroulement de tout un monde, mais leur nom reste porteur de rayonnement artistique, de grandeur politique et d'identité européenne. Une dynastie qui donna aussi une âme à l'Europe.

    Jean des Cars, spécialiste des grandes dynasties d'Europe et de leurs plus illustres représentants, a consulté les archives publiques et privées, visité tous les hauts lieux de la famille et recueilli le témoignage de l'impératrice Zita et de l'archiduc Otto de Habsbourg, le fidèle ami de la Lorraine. Une saga intimement liée à la Lorraine depuis le mariage du duc François-Etienne avec Marie-Thérèse en 1736.

    Un ouvrage qui devrait passionner les Lorrains qui, on le sait, restent attachés sentimentalement aux Habsbourg, en témoigne leur engouement pour le récent mariage de Christoph de Habsbourg-Lorraine à Nancy, descendant du dernier empereur Charles d'Autriche.

     

    ‡ La saga des Habsbourg, Jean des Cars, éditions Perrin, coll. Tempus, 2013, 586 p. (11 €).

  • Marie-Thérèse d'Autriche

    marie-thérèse.jpgMarie-Thérèse d'Autriche (1717-1780) siège en bonne place au panthéon de l'Europe monarchique. A peine sur le trône - épouse de François-Etienne de Lorraine, dernier duc héréditaire de Lorraine et de Bar -, elle met au service de l'Etat une énergie qui fait l'admiration de tous, même de son ennemi Frédéric II, auquel va l'opposer un long duel. Bien qu'élevée dans les valeurs du catholicisme baroque, elle sait se montrer pragmatique.

    Archiduchesse d'Autriche, reine de Hongrie et de Bohême, elle noue avec ses sujets une relation de personne à personne, et, grâce à son charisme, affirme l'autorité des Habsbourg dans les différents territoires de la monarchie. Elle-même se veut la mère de ses peuples : "Quoique aimant ma famille et mes enfants, je n'aurais pas hésité à être avant tout la mère de mes Etats et à leur donner la préférence si cela avait été nécessaire", écrit-elle dans son Testament politique. C'est cette image, transmise de génération en génération, que retiendra la postérité.

    Le bilan de son long règne est impressionnant : malgré trois guerres, Marie-Thérèse a posé les fondements de l'Autriche moderne et a redonné à Vienne sa place dans le concert des monarchies européennes. Le bilan de sa vie de femme ne l'est pas moins : elle a épousé l'homme qu'elle aimait, François-Etienne de Lorraine, et a donné le jour à seize enfants. Elle veillera de près à leur éducation et s'est aussi employée à les utiliser pour tisser les fils d'un système diplomatique au service des intérêts des Habsbourg-Lorraine, comme en témoigne le mariage de Marie-Antoinette avec le futur Louis XVI.

    Un ouvrage limpide et complet sur la vie d'une extraordinaire souveraine.

     

    ‡ Marie-Thérèse d'Autriche, Jean-Paul Bled, éditions Fayard, 2011, 520 p., ill. (25 €).

  • Une messe pour Zita, dernière impératrice d'Autriche et reine de Hongrie

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    L'association pour la béatification de l'impératrice Zita fait célébrer une messe le 3 mars en l'église Sainte-Elisabeth de Hongrie à Paris (3ème arrond.) à la mémoire de Zita de Bourbon-Parme, épouse de Charles Ier de Habsbourg-Lorraine.

    ‡ Plus d'info's ici : Invitation_Messe Zita_3 mars 2012.pdf

  • Le dernier empereur

    empereur.jpgVienne, 1916 : l'empereur François-Joseph de Habsbourg-Lorraine meurt après soixante-huit ans de règne.

    Son successeur est son petit-neveu, titré Charles Ier en Autriche et Charles IV en Hongrie. Agé de 29 ans, accédant au trône en pleine guerre, le nouveau souverain possède un programme : la paix, les réformes. Négociant en secret avec les Alliés et avec l'appui du pape Benoît XV, il fait l'impossible pour sortir son pays du conflit, mais ses efforts n'aboutissent pas. Proche du peuple, attentif aux questions sociales, il imprime un nouveau style à la monarchie des Habsbourg, mais sa volonté novatrice n'est pas toujours comprise.

    En 1918, la guerre étant perdue pour les puissances centrales, la Double Monarchie se disloque et Charles Ier doit quitter le pouvoir. Réfugié en Suisse, il tente par deux fois de retrouver sa couronne en Hongrie. Après cet échec, la famille impériale est reléguée à Madère. Sans ressources, elle y fait preuve de dénuement. Cette page sombre, vécue chrétiennement, s'achève dans le drame : le 1er avril 1922, le dernier empereur meurt de maladie à l'âge de 34 ans. L'impératrice Zita, son épouse, attend alors son huitième enfant.

    En le béatifiant en 2004, le pape Jean-Paul II a voulu faire de Charles de Habsbourg-Lorraine, personnage à qui l'Histoire a réservé une destinée tragique, une figure spirituelle pour notre temps, offrant en modèle son amour de la paix et de la justice, et son humilité.

    Il s'agit de la réédition dans la collection Tempus de l'ouvrage paru aux éditions Perrin en 2009. Réédition bienvenue après le décès en juillet 2011 du fils héritier du dernier empereur, Otto de Habsbourg-Lorraine. Et pour les Lorrains, il s'agit d'une noble figure d'un descendant de la Maison de Lorraine qui règna sur les duchés jusqu'en 1737 avec François III, fondateur de la dynastie des Habsbourg-Lorraine avec son mariage avec Marie-Thérèse de Habsbourg.

    L'auteur, Jean Sévillia, journaliste et essayiste, est l'auteur de Zita, impératrice courage.

     

    ‡ Le dernier empereur, Jean Sévillia, éditions Perrin, collection Tempus, 2012, 386 p. (10 €).

  • Décès de l’archiduc Felix de Habsbourg-Lorraine

    Deux mois après le décès de son frère aîné, l'archiduc Otto, chef de la Maison de Habsbourg-Lorraine et européen de légende, le dernier survivant des enfants du dernier empereur d'Autriche, l'archiduc Felix d'Autriche, est mort mardi 6 septembre 2011.

     

    archiduc-felix-d-autriche.jpgTroisième fils et quatrième des huit enfants de l'empereur Charles Ier et de l'impératrice Zita de Bourbon-Parme, l'archiduc Felix d'Autriche, dernier survivant de la fratrie, s'est éteint à l'âge de 95 ans à San Angel, colonia de Mexico, où il avait établi sa carrière de banquier et de consultant marketing, qu'il exerça également à Bruxelles.

     

    Tout comme son frère Otto, Felix d'Autriche, né en 1916 à Vienne, avait vécu l'exil familial consécutif à la défaite dans la Première Guerre mondiale et à la chute de l'empire austro-hongrois, puis la mort prématurée de son père l'empereur Charles Ier en 1922 à Madère.

     

    L'archiduc Felix avait pu rentrer en Autriche en 1937, intégrant l'académie militaire de Wiener Neustadt et devenant le premier membre des Habsbourg à embrasser une carrière d'officier dans l'armée autrichienne. L'Anschluss le poussa toutefois à fuir du côté de la Tchécoslovaquie, puis à se réfugier aux Etats-Unis lors de la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle il servit, avec son frère Karl Ludwig, au sein du 101ème Bataillon d'infanterie de l'armée américaine, connu comme le Free Austria Battalion, finalement dissout.

     

    C'est toutefois en France, à Beaulieu, qu'il avait épousé en 1952 la princesse Anna-Eugenie, duchesse d'Arenberg (décédée en 1997), mariage dont seront issus sept enfants, qui vécurent ou vivent encore au Mexique : l'archiduchesse Maria del Pilar of Austria (née en 1953, mariée à Vollrad-Joachim Edler von Poschinger), l'archiduc Karl Philipp (né en 1954, marié en secondes noces à Annie-Claire Christine Lacrambe), l'archiduchesse Kinga (née en 1955, mariée au baron Wolfgang von Erffa), l'archiduc Raimund (né en 1958, décédé en 2008), l'archiduchesse Myriam (née en 1959, mariée à Jaime Corcuera Acheson), l'archiduc Istvan (né en 1961, marié à Paola de Temesváry, et l'archiduchesse Viridis (née en 1962, mariée à Karl Dunning-Gribble.

     

    En raison de son refus de renoncer au trône d'Autriche suite à l'abolition de la monarchie (contrairement à son frère Otto), il lui était interdit de fouler le sol autrichien. Une exception fut faite à l'occasion des funérailles de sa mère l'impératrice Zita, en 1989. Il outrepassa quelques années après l'interdiction en pénétrant illégalement sur le territoire, en 1996, profitant de l'abrogation des frontières par le processus européen, et révéla le lendemain sa présence en tenant une conférence de presse.

     

    RIP.

  • Otto de Habsbourg-Lorraine fait Grand Croix de la Légion d’honneur par la France

     

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    Otto de Habsbourg-Lorraine et son épouse Régina en 2002 [cliché © Paris Match]

     

     

    Les dépouilles de l'archiduc Otto et de son épouse Régina sont arrivées vendredi 15 juillet au soir à Vienne et ont été déposées dans l'église des Capucins en attendant le requiem qui aura lieu à la cathédrale Saint-Etienne ce samedi 16 juillet. A cette occasion, les cercueils seront amenés à la cathédrale avant d'être déposés définitivement dans la crypte des Capucins.

     

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    La République française a rendu un hommage posthume au chef de la maison impériale d'Autriche en lui décernant la Grande Croix de la Légion d'honneur à titre posthume.

     

    La décoration a été remise à l'archiduc Karl de Habsbourg-Lorraine en l'église de Pöcking (Bavière) par le grand chancelier de la Légion d’honneur, le général Georgelin.

     

     

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    [source : http://yannsinclair.over-blog.com]

  • Messe de requiem pour Otto de Habsbourg-Lorraine en la chapelle des Cordeliers de Nancy

    Samedi 9 juillet à Nancy, c’est une chapelle des Cordeliers comble qui assista à la messe de requiem célébrée pour le repos de l'âme d’Otto de Habsbourg-Lorraine, duc de Lorraine et de Bar.

     

    otto de habsbourg.jpgAu premier rang, maire et adjoints de Nancy, ainsi que Dominique Flon, président de la Société d’Histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain, et le baron Bernard Guerrier de Dumast, proche du défunt. L’office était concélébré par le père Bombardier, de l’Oratoire Saint-Philippe Neri et curé de la paroisse Notre-Dame de Bonsecours - Saint-Pierre, de l'abbé Husson, en charge de la communauté Summorum Pontificum de l'église Saint-Pierre de Nancy, et présidé par le père Bruno Gonçalves, prévôt de l’Oratoire.

     

    L’homélie a été prononcée par le père François Weber, curé de la basilique Saint-Epvre, sur le sens de l’Histoire et la page écrite par l’archiduc, homme d’honneur et de devoir, grand chrétien, dont toute l’existence a été réglée par sa vision paneuropéenne et son haut sens moral. Un homme très attaché à la Lorraine, terre de ses ancêtres où il se maria en 1951 et célébra ses noces d’or en mai 2001.

     

    drpaeau lorrain en berne.jpgLors de la prière universelle, le baron Guerrier de Dumast a évoqué cette « proche sollicitude » que Otto de Habsbourg-Lorraine n’a jamais cessé de témoigner aux Lorrains. Un lien fort qui se ressentait dans la digne émotion et le recueillement ayant marqué cette cérémonie rehaussée par les chants, a capella, de la chorale d’hommes Vox Pop.

     

    Le même jour, Sa Sainteté Benoît XVI a adressé ses condoléances et exprimé sa « peine profonde » à la famille d’Otto de Habsbourg-Lorraine. Dans un télégramme adressé à Karl Habsbourg-Lorraine, fils aîné d’Otto, Benoît XVI qualifie Otto de Habsbourg-Lorraine de « grand Européen engagé pour la paix ». « Dans une longue et riche vie, l’archiduc Otto est devenu un témoin de l’histoire mouvementée de l’Europe ».

     

    Benoît XVI, qui a également adressé sa « bénédiction apostolique » à la famille des Habsbourg-Lorraine, sera représenté aux funérailles, le 16 juillet à Vienne, par le cardinal-archevêque de Vienne, Christoph Schönborn, qui célébrera un Requiem à la cathédrale Saint-Etienne. L’urne funéraire du cœur du défunt sera, selon ses vœux, inhumée dimanche 17 juillet à l’abbaye bénédictine hongroise de Pannonhalma, près de Budapest.

     

    Le duc Otto est mort, vive le duc Charles !

     

    [sources : www.facebook.com/abbe.husson et La Croix]

     

     

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    Procession d'entrée

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    Homélie par le père François Weber, co

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    Consécration

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    Après la communion

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    Sur le parvis des Cordeliers à l'issue de la messe

    [clichés © H&PB]

     ‡ † ‡

     

     

    Le 9 juillet, en la chapelle Saint-Ulrich de Pöcking, en Bavière, les enfants de l’archiduc Otto de Habsbourg-Lorraine ont assisté à un requiem en présence de quelques proches et de très nombreux habitants de cette localité. Le prince Luitpold de Bavière et des autorités bavaroises, dont le ministre des finances, étaient également présentes.

     

     

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    [clichés : yannsinclair.over-blog.com]

     

  • Disparition d'un grand Lorrain : l'archiduc Otto de Habsbourg-Lorraine est mort

    Fils de Charles Ier, dernier empereur d’Autriche, et de Zita de Bourbon-Parme, Otto de Habsbourg-Lorraine est mort ce lundi 4 juillet, à l’âge de 98 ans, en Bavière où il résidait depuis les années 1950, après une longue période d’exil, où son épouse était décédée l’an dernier.

    otto de habsbourg-lorraine.jpgLe chef de la maison de Habsbourg est désormais son fils aîné, Karl de Habsbourg-Lorraine. Européen convaincu, Otto de Habsbourg fut notamment député pendant vingt ans au parlement de Strasbourg.

    Très attaché à la Lorraine, terre de ses ancêtres, Otto se marie à Nancy, le 10 mai 1951, avec la princesse Regina de Saxe-Meiningen, puis s’installe en Bavière. À côté de ses activités de journaliste et de conférencier, il entame une carrière politique, en tant que vice-président puis président de l’Union paneuropéenne internationale. En 1979, il est élu en Allemagne, sur la liste démocrate chrétienne, député au Parlement européen, où il travaille activement en faveur de l’intégration des pays d’Europe centrale dans la Communauté économique européenne puis l’Union européenne.

    Le maire de Nancy, André Rossinot, a exprimé ce lundi sa « profonde émotion » après la disparition de l'archiduc Otto de Habsbourg-Lorraine. « L'archiduc Otto de Habsbourg-Lorraine, dernier duc de Lorraine et de Bar, restera dans les mémoires comme un européen fondateur et un ardent militant de la liberté en Europe de l’Est », a commenté André Rossinot dans un communiqué.

    RIP.

    ‡ Une messe de requiem sera dite pour le repos de l'âme de SAIR Otto de Habsbourg-Lorraine à la chapelle des Cordeliers de Nancy (à côté du Palais ducal - Musée Lorrain) samedi 9 juillet 2011 à 11h00.

    Les funérailles de l'archiduc seront célébrées le 16 juillet à Vienne. Après la messe de requiem en la cathédrale de Vienne, il reposera dans la crypte des Capucins aux côtés de Régina, son épouse.

  • 100ème anniversaire du mariage de Zita et Charles Ier de Habsbourg-Lorraine

    charles Ier et Zita de habsbourg lorraine.jpgEn 2011, nous fêtons le centième anniversaire du mariage de l’Impératrice Zita avec le Bienheureux Empereur Charles d’Autriche (21 octobre 1911 – 21 octobre 2011), l’Association pour la Béatification de l’Impératrice Zita, présidée par Jean Sévilliaconvie les personnes intéressées à une rencontre afin de mieux connaître la vie de Zita, dont le procès de béatification s’est ouvert en 2009 dans le diocèse du Mans. Le témoignage de l’Impératrice Zita possède une signification pour nos jours : c’est ce que l'association souhaite faire ressortir lors de cette journée rencontre du 5 mars 2011.

    Cette rencontre aura lieu en l'église Sainte-Elisabeth de Hongrie, à Paris. La sainte patronne de cette paroisse, Sainte Elisabeth de Hongrie (1207-1231), était une ancêtre de l’Impératrice Zita. Un temps sera consacré à une réflexion sur la famille d’aujourd’hui, au regard de la vie de l’Impératrice Zita et de son exemple.

    Le programme de cette journée 'RENCONTRE à SAINTE-ELISABETH DE HONGRIE' 195 rue du Temple 75003 PARIS

     Samedi 5 mars 2011

     16 h 00   Accueil à la Paroisse Sainte-Elisabeth de Hongrie

     16 h 15   Monsieur Jean Sévillia : L'Impératrice Zita, un destin chrétien

     16 h 45   Madame Elizabeth Montfort, Secrétaire générale de l’Association pour la Béatification de l’Impératrice Zita : L'Impératrice Zita et son attachement à la famille : quel témoignage pour la société du XXIe siècle ?

    17 h 15   Monsieur l'abbé Cyrille Debris, Postulateur de la cause de béatification de l’Impératrice Zita : L'exercice de la charité dans la vie de l'Impératrice Zita

    17 h 45   Dédicace de livres sur l’Impératrice Zita et l’Empereur Charles d’Autriche

    18 h 30   Sainte Messe                

    19 h 45   Collation amicale

    20 h 30   Concert de chants sacrés au profit des œuvres de l'Ordre de Malte par le Duo Canticel, Catherine Dagois et Edgar Teufel (orgue et contralto)

     

    >> Renseignements et contract : www.beatification-imperatrice-zita.org 

  • Des obsèques intimes pour l’archiduchesse Regina de Habsbourg-Lorraine

    enterrement-regina-de-habsbourg.jpgLe requiem solennel de l’archiduchesse Regina d’Autriche, née princesse de Saxe-Meiningen, a eu lieu le 10 février 2010 en l’église Saint-Pius de Pöcking (Bavière), près du lac de Starnberg. Dans l’assistance avaient pris place les sept enfants de la défunte et leurs familles, plusieurs membres de la famille impériale d’Autriche, le duc de Bragance, le prince de Schaumburg-Lippe, le prince Franz de Bavière… L’archiduc Otto n’assistait pas à la cérémonie.

     

    Conformément aux souhaits de la famille, l’archiduchesse Regina a été inhumée dans l’intimité dans le caveau familial de Veste Heldburg, dans le sud du land de Thuringe où repose déjà sa mère. Il semble se confirmer que la dépouille de l’archiduchesse sera transférée dans le futur à la crypte des Capucins de Vienne lorsque l’archiduc Otto y sera inhumé.

     

    [clichés : Belga & Dpa]

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    Défilé des drapeaux de l'ancien empire austro-hongrois
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    Karl et Georg de Habsbourg-Lorraine, fils de Otto et Regina
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    Durant la messe de funérailles
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    Otto et Regina de Habsbourg-Lorraine
  • Décès de l’archiduchesse Régina de Saxe-Meiningen

    L'archiduchesse Régina d'Autriche est décédée le 3 février à l'âge de 85 ans dans sa propriété de Pöcking, en Bavière.

     

    otto et régina.jpgCette personnalité discrète de la famille impériale est née princesse de Saxe-Meiningen en 1925 à Wurzburg, en Allemagne. Le 10 mai 1951, elle épousait en la chapelle des Cordeliers de Nancy l'archiduc Otto de Habsbourg-Lorraine, fils aîné de l'impératrice Zita de Bourbon-Parme et de l'empereur Charles Ier, dernier empereur d'Autriche et roi de Hongrie. Le couple a eu sept enfants : Andrea, Monika, Michaela, Gabriela, Walburga, Karl et Georg. Otto de Habsbourg est le descendant en ligne directe de François III, dernier duc héréditaire de Lorraine, qui épousa en 1736 l'impératrice d'Autriche Marie-Thérèse de Habsbourg.

     

    Le couple impérial et royal était resté très attaché à la Lorraine ; ils avaient fêté leurs noces d’or à Nancy le 10 mai 2001 en présence d'une foule nombreuse venue acclamer leurs Altesses entre la chapelle des Cordeliers et la place Stanislas.

     

    RIP.

  • Vers la béatification de Zita de Bourbon-Parme, dernière impératrice d'Autriche

    Une association s'est créée afin de mener à son terme le dossier de béatification de la dernière impératrice d'Autriche-Hongrie, Zita de Bourbon-Parme. Epouse de Charles Ier de Habsbourg-Lorraine, elle reste chère au coeur des Lorrains.

    Zita de Bourbon-Parme.jpgLa princesse Zita de Bourbon-Parme est née le 9 mai 1892 en Italie. Le 21 octobre 1911, elle épouse l'archiduc Charles, petit-neveu de François-Joseph, qui devient l'empereur Charles Ier d'Autriche et roi de Hongrie en 1916, en plein conflit mondial.

    Impératrice d'Autriche et reine de Hongrie, Zita assiste son mari, au cours de leurs deux années de règne, dans ses efforts pour la paix et la justice sociale. Ce couple uni, soudé par une profonde foi chrétienne, aura huit enfants.

    Exilée en Suisse à la fin de la Première Guerre mondiale, la famille impériale est reléguée à Madère où Charles meurt le 1er avril 1922. Veuve, sans ressources, se dévouant aux siens et à tous, l'impératrice Zita vit en Espagne, en Belgique, au Québec et aux Etats-Unis, puis revient en Europe après la Seconde Guerre mondiale.

    Elle décède le 14 mars 1989, et est enterrée à Vienne le 1er avril suivant. Charles de Habsbourg-Lorraine fut béatifié par le pape Jean-Paul II en 2004. En 2008, le Vatican a autorisé l'ouverture du procès de béatification de Zita dans le diocèse du Mans, à l'abbaye bénédictine de Solesmes.

    >> Plus d'infos en contactant l'association pour la béatification de l'impératrice Zita, Abbaye Saint-Pierre de Solesmes, 1 place Dom Guéranger, 72300 SOLESMES.

  • Des jeunes au château de Dommartin-sur-Vraine (Vosges)

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    [Vosges Matin | 17.08.09]