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trinitaires

  • Lamarche (88) : rachat des captifs et des esclaves aux mains des musulmans : un trinitaire lorrain témoigne

    Le P. Aldo Berardi lors de sa conférence en l'église de Lamarche [cl. ©H&PB]

    L'ancien couvent des Trinitaires à Lamarche, on connaît. Mais sait-on qu'elles étaient les missions de ces religieux ? Le Père Berardi, prêtre trinitaire, a présenté lors d'une causerie l'action de ces religieux auprès des chrétiens persécutés.

    Le Père Aldo Berardi, après avoir concélébré la messe dominicale à Gignéville, a été accueilli en l'église Notre-Dame de Lamarche par l'abbé Ayéméné, curé de la paroisse, et Jean-François Michel, président de l'association Saône Lorraine. « Le Père Berardi, originaire de Metz, fut mon élève au lycée Georges de La Tour lorsque j'enseignais à Metz à la fin des années 70 » précise J.-F. Michel. En préambule à la conférence donnée par le P. Berardi, J.-F. Michel rappela brièvement l'histoire de la fondation par le comte de Bar de la maison de la Trinité de Lamarche au début du XIIIe siècle. Transformée en établissement scolaire au XIXe siècle, il en subsiste quelques éléments.

    « L'ordre de la Sainte-Trinité a été créé au XIIe siècle pour le rachat des captifs lors des Croisades, à un moment d'affrontement entre l'Orient et l'Occident et en plein changement dans la vie des monastères » rappelle le P. Berardi. Les trinitaires, religieux non cloîtrés, ajoutent à la prière une vie apostolique missionnaire vouée au rachat des captifs et des esclaves au Proche et Moyen-Orient et en Afrique du Nord sous domination islamique. Ces religieux au vêtement blanc marqué d'une croix rouge et bleue – en souvenir du sang et de l'eau sortis du côté du Christ sur la croix – seront présents dans toute l'Europe jusqu'à la Révolution.

    Reconstitués à Rome au XIXe siècle, les Trinitaires appartiennent désormais à un ordre hispanique de trinitaires réformés déchaussés. Cet ordre regroupe 600 religieux et 2000 religieuses qui recrutent essentiellement en Asie et en Afrique. Si les maisons féminines sont implantées surtout en Amérique du Sud, les hommes exercent leur apostolat dans vingt-sept pays et partout où les chrétiens sont persécutés pour leur foi (pays musulmans et certains pays d'Asie bouddhistes).

    Le P. Berardi est actuellement en poste au Moyen-Orient et, tout en composant avec les impératifs de la politique et de la diplomatie internationales, travaille quotidiennement au rachat des personnes de toutes religions victimes de rapt ou réduites en esclavage, comme c'est le cas au Soudan par exemple.

    « Depuis 800 ans, les trinitaires poursuivent l'oeuvre de miséricorde et de prière, malgré les innombrables difficultés et les dangers pour les religieux, dans la fidélité aux intuitions reçues par leur fondateur, Jean de Matha » conclut le P. Berardi.

    A l'issue de sa conférence, le P. Aldo Berardi a célébré les vêpres avec l'abbé Ayéméné.

  • Vittel : causerie sur les "désordres dans les ordres" ou les voeux monastiques dans le diocèse de Toul avant 1789

    Le Cercle d’étude de Vittel et de sa région

     

    vous invite à la conférence de Jean-Marc Lejuste

     

    jeudi 18 mars 2010 à 20h30

    au Centre Culturel de l’Alhambra de Vittel

     

     

    « Désordre dans les ordres :

    réclamations contre les voeux monastiques dans le diocèse de Toul sous l’Ancien Régime »

     

     

    tiercelins.jpgLe 12 janvier 1711, un jeune homme originaire de Bourmont (Haute-Marne actuelle) et âgé de 22 ans, croupit sous l’escalier du couvent des Trinitaires de Lamarche, dans ce qui s’apparente à une prison.

     

    Le 5 septembre 1751, c’est en pleurs que le novice François Pierson rentre dans l’église du noviciat des chanoines réguliers de la Congrégation de Notre-Sauveur de Pont-à-Mousson.

     

    Le 13 novembre 1758, c’est sous la menace d’un bâton que Nicolas Benoit Drouot originaire de Raon-l’Etape (Vosges) franchit les portes du couvent des Tiercelins de Nancy.

     

    Quel crime a donc commis le premier ? Quel drame se joue chez les deux suivants ?

     

    C’est ce que vous propose de découvrir Jean-Marc Lejuste, doctorant en Histoire Moderne au Centre de Recherches Universitaires d’Histoire Lorraine à Nancy, au cours d’une soirée consacrée au thème méconnu des réclamations contre les voeux monastiques. A partir des trois exemples cités plus avant et de quelques autres, Jean-Marc Lejuste vous invite à plonger dans le monde des novices et des drames qui pouvaient se jouer derrière les murs des monastères.

     

    Un aspect passionnant de la vie religieuse en Lorraine d’avant la Révolution qui ouvre la réflexion sur la société d’Ancien Régime, sur les moyens utilisés par les ordres religieux pour recruter et sur les procédures complexes imposées aux récalcitrants pour casser des voeux monastiques prononcés hors de tous cadres légaux.

     

    Grâce aux très riches dossiers de la justice de l’évêché de Toul, Jean-Marc Lejuste vous fera partager ses premières découvertes et ses premières conclusions dans le cadre du diocèse toulois.

     

     

    Entrée libre