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pape

  • La Grande Affaire : les évêques de France face à l'Unigenitus

    Cette étude invite à une relecture de la grande querelle qui a bouleversé l’Église de France dans la première moitié du XVIIIe siècle : le jansénisme.

    Emboîtant le pas au professeur René Taveneaux (†), "le" spécialiste du jansénisme en Lorraine et en France, cette contribution se propose de guider le lecteur dans les inextricables débats qui ont agité le clergé et la monarchie lors de la réception de la constitution Unigenitus du pape Clément XI. Elle aborde également les conséquences pastorales de ce texte dans les diocèses - y compris lorrains, qui connaissent l'influence de la France - et dans les ouvrages forgés par les curies épiscopales, des bréviaires aux missels en passant par les catéchismes.

    Un ouvrage pour approfondir une question religieuse aux multiples facettes qui divisa les catholiques français des XVIIe et XVIIIe siècles.

     

    ‡ La Grande Affaire. Les évêques de France face à l'Unigenitus, Olivier Andurand, PUR, 2017, 398 p. (26 €).

  • Serviteur de Dieu et de l'humanité : la biographie officielle du pape émérite Benoît XVI

    Benoît XVI partage son histoire pour la première fois depuis sa renonciation.

    Joseph Ratzinger est largement reconnu comme l'un des plus brillants théologien et dirigeant spirituel de notre époque. Il est né en Allemagne en 1929 et la montée du nazisme et de la guerre ont profondément marqué sa vie. Joseph Ratzinger a été élu pape en 2005, prenant le nom de Benoît XVI. Il a ouvert un chemin de purification pour l'Église catholique romaine à un moment où elle a été secouée par des scandales financiers et des scandales liés à la pédophilie. Il a répété à plusieurs reprises que l'Europe devait retrouver ses racines chrétiennes et construire un nouvel humanisme pour le XXIe siècle. Il est à l'origine du renouveau de la liturgie latine dans l'Eglise universelle.

    Benoît XVI a été mal compris par beaucoup et, en 2013, il a étonné le monde en démissionnant de la papauté. Beaucoup ont vu dans ce geste comme un signe du déclin du catholicisme, mais c'était tout le contraire : c'était une graine nécessaire pour ouvrir l'Église à une dimension vraiment universelle et au renouvellement entrepris par son successeur.

    Ce livre est préfacé par Sa Sainteté le pape François et contient la première interview de Benoît XVI depuis la fin de sa papauté.

     

    ‡ Serviteur de Dieu et de l'humanité. La biographie de Benoît XVI, Elio Guerriero, éditions Mame, 2017, 655 p., préface de SS. le pape François (25 €).

  • L'Assomption fêtée à Notre-Dame de Bermont (Vosges)

    L'ermitage Notre-Dame de Bermont à Greux (88) a accueilli de nombreux fidèles pour la fête de l'Assomption de la Vierge Marie.

    Depuis la restauration de l'ermitage de Bermont par la famille Olivier, l'Assomption de Marie est solennellement fêtée chaque 15 août. Cette année, la messe dite pour la vocation chrétienne de la France a été chantée par l'abbé Jacques Olivier, prêtre de la Fraternité Saint-Pierre qui assure actuellement son ministère pastoral à Lourdes, dans la chapelle où Jeanne d'Arc venait chaque samedi prier et faire brûler des cierges devant l'image de la Vierge. À la fin de l'office, la cloche de la chapelle a sonné « pour la France » selon la demande expresse de la conférence des évêques.

    Après le pique-nique partagé dans une excellente ambiance à l'ombre du frêne multi-centenaire qui orne le parc de l'ermitage, la procession en l'honneur de Notre-Dame a mené les fidèles au reposoir installé à l'orée de la forêt puis devant la statue de Jeanne d'Arc. L'abbé Olivier y a rappelé les propos du pape Pie XI dans sa déclaration officielle de 1922 consacrant la France à la Mère du Sauveur : « Marie, sous le titre de son Assomption dans le Ciel, a été régulièrement choisie comme principale patronne de toute la France. »

    Au retour à la chapelle, le salut au Saint-Sacrement présidé par les abbés Olivier et Thomassin, a permis aux fidèles de se recueillir et de prier aux intentions de la France.

     * * *

    A propos de la fête de l'Assomption... De la part d'un lecteur belge :

    "On vient de célébrer l'Assomption. A travers cette fête, les chrétiens peuvent déjà entrevoir leur avenir éternel. Un mot me revient à l'esprit. Albert Voisin, l'un des cinq témoins des apparitions de la Vierge Marie à Beauraing, m'a dit un jour : "Quand on a vu un coin du ciel, il est très difficile de rester dans la brume d'ici-bas". Dans le même sens, sainte Bernadette Soubirous confiait : "Qu'elle était belle ! Si belle que quand on l'a vue, il tarde de mourir pour la revoir". Voilà ce que nous avons besoin d'entendre. Cette vie n'est supportable que s'il en est une autre dans l'Au-delà, écrivait André Frossard. "Car notre véritable patrie est dans les cieux, d'où nous attendons comme sauveur Notre Seigneur Jésus-Christ, qui transformera notre corps humilié pour le rendre semblable à son corps de gloire" (St Paul, épître aux Philippiens). Impossible de taire une telle espérance !"

    Jean-Pierre Snyers

    4190 Ferrières (Belgique)

  • Sur les pas de saint Florent et de saint Léon IX

    Les pèlerins devant le portail de la collégiale Saint-Florent de Niederhaslach [cl. ©H&PB].

    Les fidèles de la chapellenie Bhx Charles de Lorraine-Habsbourg de Nancy ont effectué un pèlerinage aux confins de la Lorraine et de l'Alsace, dans les pas de saint Florent, évêque de Strasbourg (678 à 693), et de saint Léon IX, évêque de Toul puis souverain pontife (1002-1054).

    Sous la conduite de leur pasteur, les pèlerins ont tout d'abord découvert la collégiale Saint-Florent de Niederhaslach (Bas-Rhin) où sont conservées les reliques du saint évêque de Strasbourg. La messe votive de saint Florent y a été célébrée avant que tous ne se retrouvent autour d'un apéritif et le partage du repas tiré du sac.

    A l'issue, direction Dabo (Moselle), sur les terre de Bruno de Dagsbourg-Eguisheim, bien connu en Lorraine comme évêque de Toul puis, dans l'Eglise universelle, comme pape sous le nom de Léon IX.

  • Pèlerinage à Dabo le 28 mai avec la chapellenie Bhx Charles de Lorraine de Nancy

    Statue du pape saint Léon IX, ancien évêque de Toul, à Dabo (57).

    Pèlerinage à Dabo (Moselle) sur les pas du pape saint Léon IX, ancien évêque de Toul (...et qui confirma la fondation de l'abbaye bénédictine de Bleurville le 6 décembre 1050 lors de son voyage en Lorraine !) avec l'association Saint-Brunon et la chapellenie Bienheureux Charles de Lorraine-Hasbourg de Nancy le 28 mai 2016 :

    - départ en bus de Nancy à 9h00 le 28 mai en direction de Niederhaslach (67) : le lieu du départ sera précisé ultérieurement
    - messe à la collégiale Saint-Florent de Niederhaslach célébrée par l'abbé Husson
    - repas tiré du sac
    - départ pour Dabo et pèlerinage l'après-midi
    - retour à Nancy en fin d'après-midi

    >> Ce pélerinage est ouvert à tous : il est conseillé de se préinscrire au plus tôt car le nombre de places dans le bus est limité.

    >> Participation aux frais de transport : 15 € / adulte et participation libre pour enfant.

    >> Le règlement est à effectuer à l'ordre de "Association Saint-Brunon" et a adresser à : ASSOCIATION SAINT-BRUNON, 167 AVENUE DE STRASBOURG, 54000 NANCY ou à remettre à l'église Marie-Immaculée de Nancy (33 avenue Général Leclerc).

  • Paul VI, la biographie

    Qui était Paul VI à qui le pape François fait abondamment référence et qu’il a béatifié le 19 octobre 2014 ?

    Alors que 2015 est marqué par le double 50ème anniversaire de la clôture du Concile et de la publication d’Evangelii Nuntiandi - texte fondateur de la nouvelle évangélisation - paraît cette biographie complète et magistrale du Bienheureux pape Paul VI qui fut évêque de Rome de 1963 à 1978.

    S’appuyant sur des documents inédits évoquant la vie familiale et publique de Jean-Baptiste Montini-Paul VI, ce livre révèle la vraie personnalité d’un pape qui fut moins indécis et tourmenté qu’on ne le dit, mais plutôt gouverné par la passion de faire converser l’Église avec le monde tel qu’il est, avec les incroyants, les artistes, les autres religions, etc.

    Cette biographie est un événement éditorial et aussi spirituel car Paul VI s’avère être un grand maître spirituel pour notre temps.

     

    ‡ Paul VI. La biographie, Xenio Toscani (dir.), éditions Salvator, 2015, 700 p., ill. (29 €).

  • Pie VII face à Napoléon : la tiare dans les serres de l'aigle

    Le château de Fontainebleau a accueilli par deux fois le pape Pie VII, comme hôte sur le chemin du sacre en 1804, puis comme prisonnier de Napoléon entre 1812 et 1814. L'appartement des Reines-Mères, baptisé depuis lors "appartement du Pape", en conserve aujourd'hui le souvenir.

    Fontainebleau est à cet égard l'un des lieux qui incarne le mieux les relations tumultueuses entre Rome et Paris, dont l'une des expressions est la "guerre d'image" que se livrent les deux puissances, de 1796 à 1814.

    L'exposition et son catalogue évoque la mainmise des Français sur quelques-uns des trésors de la collection pontificale, la célébration du concordat de 1801 par l'imagerie officielle ou encore l'iconographie subtile des cadeaux diplomatiques lors du sacre de 1804. La guerre de propagande, qui atteint son paroxysme avec l'invasion des Etats pontificaux en 1808 et l'arrestation de Pie VII en 1809, est ensuite décryptée à travers l'image d'une Rome antique renaissante grâce au "César moderne". Le Saint-Père, retenu à Savone depuis 1809, est conduit à Fontainebleau en 1812 où les deux protagonistes s'affrontent. l'empereur parvient à arracher en janvier 1813 un éphémère concordat au pape qui, libéré en 1814, est accueilli dans la Ville Eternelle par une imagerie triomphaliste.

    Près de 130 œuvres, parmi lesquelles des acquisitions inédites, ainsi que des prêts exceptionnels des musées du Vatican ou de la Sacristie pontificale, illustrent un affrontement où se combinent enjeux religieux, politiques et artistiques.

    Le magnifique catalogue édité pour l'occasion présente également les éléments retrouvés et restaurés du mobilier qu'a connu Pie VII et qui sont rassemblés pour la première fois depuis le Premier Empire sur les lieux mêmes de sa détention.

     

    ‡ Pie VII face à Napoléon. La tiare dans les serres de l'aigle, catalogue de l'exposition présentée au château de Fontainebleau du 28 mars au 29 juin 2015, Christophe Beyeler (dir.), éditions RMN - Grand Palais / Fondation Napoléon, 2015, 248 p., ill. (39 €).

  • Nancy : 150e anniversaire du couronnement de la Vierge de Bonsecours

    Dans le cadre de la préparation des fêtes du 150ème anniversaire du couronnement de la Vierge de Bonsecours accordé le 3 septembre 1865 par le Bienheureux pape Pie IX sur la demande de Mgr Lavigerie, évêque de Nancy & de Toul,

    la paroisse Saint-Pierre - Notre-Dame de Bonsecours de Nancy

    propose le vendredi 22 mai 2015

    une conférence sur l'histoire du couronnement de la Vierge et les miracles obtenus à N.-D. de Bonsecours

    ainsi qu'une procession suivie de la messe

     

     

  • François, le pape du peuple

    françois.jpgSa Sainteté le pape François interroge. Sa personnalité et ses prises de paroles questionnent croyants et non croyants. Qui est-il vraiment ? Un révolutionnaire ? Un successeur de Pierre tout simplement avec son charisme propre ? Dans cet ouvrage, un homme qui connaît Jorge Mario Bergoglio, devenu le pape François, s'exprime en toute confiance et en toute confidence.

    Un homme qui, comme le Saint Père, est Argentin. Un homme qui, comme lui, est jésuite. Un homme qui fut le professeur de grec, au séminaire, du provincial Bergoglio. Un homme qui reste aujourd'hui en contact avec le successeur de Saint Pierre. Cet homme, c'est le Père Juan Carlos Scannone, l'un des représentants de la théologie du peuple.

    Au cours de ce dialogue avec la journaliste Bernadette Sauvaget, c'est dans la genèse, la pensée, le programme et la proximité de François que nous fait pénétrer le Père Scannone. Il revient sur ses souvenirs personnels, dresse le portrait au quotidien du futur souverain pontife, détaille les années de la dictature, éclaire la polémique sur son rôle dans cette période troublée, commente la signification de son élection et explique, non sans humour, comment son confrère se montre en fait un pontife très "jésuite".

    Un ouvrage pour comprendre où va le pape François à partir de là où il vient et pourquoi il est le "pape du peuple".

     

    ‡ Le pape du peuple. Bergoglio raconté par son confrère théologien, jésuite et argentin, Juan Carlos Scannone, éditions du Cerf, 2015, 173 p. (18 €).

  • Jusqu'où ira François ?

    Jfrançois.jpgusqu'où ira le pape François ? Jusqu'où pourra-t-il aller ? Deux ans à peine après son élection surprise au souverain pontificat, l'état de grâce semble se fragiliser. Car si ce pontificat est adulé hors de l'Eglise, cela ne pas de soi à l'intérieur. La riposte s'organise. Les réformes de Sa Sainteté François se heurtent à une tradition deux fois millénaire. La curie romaine en pleine réorganisation commence à relever la tête.

    Comment le pape peut-il réconcilier l'Eglise avec le monde sans mettre en péril son unité ? Comment peut-il retrouver tous ceux qui, déçus par l'éloignement de l'Eglise, souffrent de cet abandon et d'absence de vie spirituelle ?

    François est-il finalement un pape révolutionnaire ? Il en a l'apparence et il l'est sur le fond. Les efforts du Vatican pour affirmer la continuité avec Benoît XVI peuvent faire illusion mais ils ne résistent pas à l'examen. La succession de Benoît XVI n'est pas allée dans le sens de ce pape discret, moine et théologien. Sa personnalité demeura enfouie derrière la charge à l'opposé de François qui exalte le caractère personnel au détriment de la fonction. Il y a donc rupture.

    Mais cette révolution n'est qu'une révolution de méthode, pas de but à atteindre. François est traditionnel dans sa spiritualité : il lance en réalité, à la suite de saint Jean-Paul II,  la nouvelle-nouvelle évangélisation ! En ré-enchantant le christianisme et l'Eglise catholique, le Saint-Père ravive quelque chose de l'âme du monde. Il peut toucher très largement.

    Jean-Marie Guénois présente les nouveaux défis du pape, les forces en présence, et analyse magistralement les enjeux théologiques et humains d'un pontificat déjà hors du commun.

     

    ‡ Jusqu'où ira François ?, Jean-Marie Guénois, éditions JC Lattès, 2014, 211 p. (18 €).

  • Remiremont (88) : la maison natale de Mgr Rodhain rénovée par un particulier

    Le fondateur du Secours catholique, Mgr Jean Rodhain, est né à Remiremont en 1900, rue de la Courtine. La maison est actuellement en cours de rénovation et le nouveau propriétaire a décidé de respecter les lieux.

    vosges,remiremont,jean rodhain,secours catholique,pape,jean xxiiiLe souvenir de Mgr Jean Rodhain a longtemps habité la maison qui l’a vu naître le 27 janvier 1900. Depuis juin dernier, un nouveau propriétaire, Michel Stouvenel, a rompu ce silence. Il a débuté de gros travaux de rénovation avec l’ambition d’y poser ses valises l’été prochain. Un an pour relever ce défi et vu l’ampleur de la tâche, ce n’est une mince affaire. Mais l’homme a l’habitude d’enfiler les gants, les chaussures de sécurité et ses rêves. C’est la septième maison qu’il retape. Mais cette demeure de la rue de la Courtine a la particularité d’avoir entendu les premiers cris de celui qui allait fonder, quarante-six ans plus tard, en 1946, le Secours catholique et devenir dans les années 1960 le prélat de Sa Sainteté et participer comme expert aux travaux du Concile Vatican II.

    une-image-d-epinal-a-l-effigie-de-jean-rodhain.jpgUne célébrité vosgienne connue de la France entière qu’est bien décidé à respecter Michel Stouvenel. La plaque apposée à la façade côté rue, qui fait état de la naissance du prêtre derrière ces murs, sera conservée. Tout comme des espaces à l’intérieur de la maison qui vont être détruits pour être reproduits à l’identique. « Je vais enlever tout le carrelage qui date de fin XIXe siècle et le remettre comme il faut. Je vais aussi garder les vitraux, les volets en bois, que je vais bien nettoyer, en plus des roulants que j’installerai ; et refaire les escaliers, à l’entrée de la maison, à l’identique », annonce le propriétaire.

    À 66 ans, l’audacieux acquéreur s’est trouvé un nouveau moyen d’expression au milieu de tous ces grands volumes, 300 m² sur trois étages, qu’il se plaît à réinventer. « Je cherchais une maison de ville, typée, jolie, proche du centre, sans mitoyenneté, avec du terrain où tout était à refaire », raconte Michel Stouvenel. Il est servi. La propriété correspond en tout point à son cahier des charges. Le petit coup de cœur en moins. Il va apprendre à l’aimer au fil du temps. Il n’est pas pressé. Il est en retraite. Il sait déjà comment l’aborder et la sublimer. Cet ancien entrepreneur dans l’informatique a aussi œuvré un peu dans les métiers du bâtiment. Du coup, il a un bon carnet d’adresses. « Je travaille dans cette maison en partenariat avec des artisans locaux », glisse le sexagénaire, qui profite à fond du retour du soleil pour avancer dans son planning. Il espère ouvrir la porte de son nouveau petit nid d’amour à sa femme en juin 2015. « Je tiens à la finir avant de venir habiter dedans », se motive celui qui se méfie des travaux remis au lendemain.

    En attendant, il continue à couler des jours heureux du côté de Thiéfosse où il possède une ferme qu’il a bien sûr rénovée à son goût. Le goût du béton frais.

     

    Bio expresse de Mgr Rodhain

    27 janvier 1900. – Naissance de Jean Rodhain à Remiremont, rue de la Courtine.

    1918. – Il entre au séminaire à Bazoilles-et-Ménil, puis à Saint-Dié une fois la paix revenue.

    1924. – Il est ordonné prêtre et nommé vicaire de la paroisse de Saint-Maurice à Épinal.

    1929. – Il intervient sur les paroisses rurales de Mandres-sur-Vair et Norroy-sur-Vair.

    1934. – Il quitte le diocèse de Saint-Dié pour devenir à Paris aumônier fédéral de la Jeunesse ouvrière chrétienne féminine (JOCF).

    1937. – Il organise dans la capitale le grand rassemblement des Jeunesses ouvrières pour leur 10e congrès.

    1939. – Il est mobilisé comme 2e classe à Épinal

    1940. – Aumônier militaire d’un régiment blindé dans les environs de Sedan, il est fait prisonnier.

    1942. – Il organise une aumônerie clandestine pour les jeunes du STO (service du travail obligatoire).

    1944. – À la Libération, il est nommé aumônier général des armées françaises.

    1945. – À la tête des « Missions vaticanes », il assiste à la libération des camps de la mort.

    1946. – Il fonde le Secours catholique.

    Années 1960. – Il devient prélat de Sa Sainteté. Et il est nommé par le pape Jean XXIII président de Caritas Internationalis.

    1er février 1977. – Décès de Mgr Jean Rodhain.

    [d'après Vosges Matin]

  • Jean-Paul II. Carnets intimes, 1962-2003

    jp2.jpgUn événement à l'occasion de la canonisation du pape Jean-Paul II : les éditions Bayard publient les Carnets intimes du saint pape qui couvrent la période de 1962 à 2003.

    Jean-Paul II, pendant plus de 40 ans, a rédigé dans de petits carnets des notes personnelles et intimes qui témoignent aujourd'hui du secret de son âme et de son absolue dévotion à Dieu.

    Ces notes introduisent le lecteur aux instants privilégiés d'intimité du pape slave avec Dieu. Elles font apparaître un homme souvent en lutte avec lui-même et confronté à sa faiblesse, comptant toujours davantage sur son Créateur que sur lui-même. Un homme qui jusqu'au bout aura lutté pour la vérité de sa propre existence.

    Ce livre est un accès unique et direct à la spiritualité de Jean-Paul II. Ce matériau intime est révélé pour la première fois au public, alors même que ces Carnets auraient dû être détruits, au décès du souverain pontife, selon ses propres volontés. Sauvées de la destruction par celui qui fut son fidèle secrétaire, ces notes constituent le document le plus important du procès de la canonisation de Jean-Paul II.

    Ces Carnets intimes recueillent à la fois les expériences personnelles de l'auteur, ses résolutions, ses prières, ses pensées et ses commentaires sur les progrès spirituels qu'il pouvait faire, à différentes périodes de sa vie.

     

    ‡ Jean-Paul II. Carnets intimes 1962-2003, Karol Wojtyla, éditions Bayard, 2014, 631 p. (24 €).

  • Benoît XV, un pape pour la paix

    benoit XV.jpgLe souverain pontife de la Première Guerre mondiale, Benoît XV (1854-1922), gouverna l'Eglise de 1914 à 1922 et fut un visionnaire en un temps de chaos planétaire. Révélant une page secrète des relations internationales, cet essai biographique raconte comment, à peine élu, ce diplomate de vocation n'aura cessé, depuis Rome, d'opposer à Paris et à Berlin la neutralité du Saint-Siège pour mieux appeler l'ensemble des belligérants à la paix.

    Comment, en leur proposant inlassablement sa médiation, il leur intimera de projeter une Europe unie. Comment, aussi, il multipliera les signes de réforme de l'Eglise catholique afin de la désengager de son terreau traditionnel sclérosant en créant une nouvelle Congrégation pour les Eglises orientales en 1917 et en condamnant les nationalismes coloniaux en 1919.

    Ce portrait vivant, tissé à même les grands événements d'une époque charnière, montre également que les incompréhensions suscitées par ses diverses initiatives ne sont pas allées sans désillusion face au sectarisme de la République française et le "jusqu'au-boutisme" du Reich allemand. Benoît XV n'est reste pas moins une figure d'exception en un temps d'immense confusion.

    A la sortie de la Grande Guerre, grâce à son action, le catholicisme a pris toute la mesure de son universalité. Ses successeurs - Pie XI et Pie XII notamment - seront en dette de cette conception globale du monde et de l'histoire qui aura animé son court, mais intense pontificat.

     

    ‡ Benoît XV (1914-1922). Un pape pour la paix, Marcel Launay, éditions du Cerf, 2014, 281 p. (18 €).

  • Le 'petit Vatican' de Clément XV à Clémery (54)

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  • Il y a 25 ans, le Pape Jean-Paul II en Lorraine...

    Ce dimanche 13 octobre, les catholiques du diocèse de Nancy & de Toul fêtaient en la cathédrale de Nancy le 25ème anniversaire de la visite pontificale dans la cité ducale du Bienheureux Jean-Paul II le 10 octobre 1988.

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    Jean-Paul II à la rencontre des catholiques lorrains sur la place Carnot le 10 octobre 1988.


     

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    Le cardinal Tauran préside la messe du 25e anniversaire de la venue du Bhx Jean-Paul II célébrée en la cathédrale de Nancy.


     

    >> On peut revoir des images de cet événement de 1988 ici http://jp2nancy.fr.nf 

  • Nancy célèbre le 25e anniversaire de la venue du pape Jean-Paul II

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  • "D'un pape à l'autre" : conférence à Nancy le 1er octobre 2013

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  • Les couronnes de Notre-Dame de Sion

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  • Le blason de Sa Sainteté le Pape François

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    Le site Internet du Saint-Siège vient de publier le blason officiel du Pape François.

    Le bouclier bleu est surmontée par les symboles de la dignité papale, les mêmes que celles de son prédécesseur Benoît XVI (mitre placée entre les clés croisées d'or et d'argent, liées par un cordon rouge). Au sommet, se dresse l'emblème de l'ordre d'origine du pape, la Compagnie de Jésus, un soleil radieux et flamboyant avec les lettres IHS, monogramme du Christ. La lettre H est surmontée d'une croix, à la pointe, les trois clous en noir.

    Dessous, l'étoile et la fleur de nard. L'étoile, selon l'ancienne tradition héraldique, symbole de la Vierge Marie, Mère du Christ et de l'Eglise, tandis que la fleur de nard montre saint Joseph, patron de l'Eglise universelle. Dans la tradition iconographique hispanique, en fait, Saint-Joseph est représenté tenant une branche de nard pur. En plaçant ces images dans son bouclier, le Pape a voulu exprimer sa dévotion particulière à la Vierge Marie et à saint Joseph.

    La devise du pape est tirée des Homélies de saint Bède le Vénérable, prêtre, qui, commentant le récit évangélique de la vocation de saint Matthieu écrit : « Vidit ergo lesus publicanum et quia miserando atque eligendo vidit, ait illi Sequere me » (Jésus vit un collecteur d'impôts et, comme il le regardait avec miséricorde le choisit, puis lui dit : Suis-moi).

    Cette homélie est un hommage à la miséricorde de Dieu et est reproduite dans la Liturgie des Heures de la fête de saint Matthieu. Elle a une signification particulière dans la vie spirituelle du pape : en la fête de saint Matthieu, en 1953, le jeune Jorge Mario Bergoglio connu à l'âge de 17 ans, d'une manière très spéciale, la présence l'amour de Dieu dans sa vie. Suite à une confession, il se sentit touché par la miséricorde de Dieu, l'appelant à la vie religieuse, à l'instar de saint Ignace de Loyola. Une fois élu évêque, Mgr Bergoglio, en souvenir de l'événement qui a marqué le début de sa consécration totale à Dieu dans son église, a décidé de choisir comme devise et mode de vie, l'expression de saint Bède le Vénérable.

    [source : Le Salon Beige]

  • 31e pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté : 18, 19 et 20 mai 2013

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    ‡ Plus d'info's sur le site de Notre-Dame Chrétienté : www.nd-chretiente.com 

  • Habemus Papam : François Ier

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    Sa Sainteté le Pape François Ier, 266e pape de l'Eglise catholique

    élu par les cardinaux mercredi 13 mars 2013.


    pape,françois ier,vatican,conclave,église catholique,argentine,jésuiteLe premier pape américain est le jésuite argentin Jorge Mario Bergoglio, 77 ans, archevêque de Buenos Aires. C’est une haute figure de tout le continent et un pasteur simple et très aimé dans son diocèse, qu’il a visité en long et en large, aussi en métro et en autobus, au cours des quinze ans de son ministère épiscopal. « Mes gens sont pauvres et je suis un des leurs », a t-il dit à plusieurs reprises pour expliquer son choix d’habiter dans un appartement et de se préparer le repas du soir tout seul. 

    Il a toujours recommandé à ses prêtres la miséricorde, le courage apostolique et d’ouvrir les portes à tous. Le pire qui puisse arriver dans l’Eglise, a-t-il expliquer à plusieurs occasions, « est ce que de Lubac appelle la mondanité spirituelle », qui signifie « se mettre soi-même au centre ». Et quand il cite la justice sociale, il invite à reprendre en main le catéchisme, à redécouvrir les dix commandements et les béatitudes. Son projet est simple: si l’on suit le Christ, l’on comprend que « piétiner la dignité d’une personne est un péché grave ».

    Malgré son caractère timide – sa biographie officielle ne comporte que quelques lignes, au moins jusqu’à sa nomination comme archevêque de Buenos Aires – il est devenu un point de référence pour ses fortes prises de position lors de la dramatique crise économique qui a bouleversé son pays en 2001.

    Il né dans la capitale argentine le 17 décembre 1936, fils d’émigrants piémontais: son père Mario est comptable, employé des chemins de fer, tandis que sa mère, Regina Sivori, s’occupe de la maison et de l'éducation de ses cinq enfants.

    Diplômé comme technicien en chimie, il choisit ensuite la voie du sacerdoce en entrant au séminaire diocésain de Villa Devoto. Le 11 mars 1958 il passe au noviciat de la Compagnie de Jésus. Il complète ses études de lettres au Chili et en 1963, revient en Argentine et obtient une maîtrise en philosophie au collège saint Joseph à San Miguel. Entre 1964 et 1965 il est professeur de littérature et psychologie au collège de l'Immaculée de Santa Fé et en 1966 il enseigne les mêmes matières au collège du Sauveur à Buenos Aires. De 1967 à 1970 il étudie la théologie et obtient une maîtrise toujours au collège Saint-Joseph.

    Il a été ordonné prêtre le 13 décembre 1969 par l'archevêque Ramón José Castellano. Il poursuit sa préparation entre 1970 et 1971 à Alcalà de Henares, en Espagne, et le 22 avril 1973 il émet sa profession perpétuelle chez les jésuites. A nouveau en Argentine, il est maitre des novices à Villa Barilari à San Miguel, professeur à la faculté de théologie, consulteur de la province de la Compagnie de Jésus et aussi recteur du Collège.

    Le 31 juillet 1973 il est élu provincial des jésuites d’Argentine, charge qu’il occupera pendant six ans. Il reprend ensuite le travail sur le campus universitaire et, entre 1980 et 1986, il est à nouveau recteur du collège Saint-Joseph, et curé encore à San Miguel. En mars 1986 il se rend en Allemagne pour terminer sa thèse de doctorat; ses supérieurs l'envoient ensuite au collège du Sauveur à Buenos Aires et ensuite à l’église de la Compagnie dans la ville de Cordoba, comme directeur spirituel et confesseur.

    C'est le cardinal Antonio Quarracino qui le veut comme son étroit collaborateur à Buenos Aires. Ainsi, le 20 mai 1992, Jean-Paul II le nomme évêque titulaire d'Auca et auxiliaire de Buenos Aires. Le 27 juin, il reçoit dans la cathédrale l'ordination épiscopale précisément des mains du cardinal. Il choisit comme devise Miserando atque eligendo et insère dans son blason le christogramme IHS, symbole de la Compagnie de Jésus.

    Il accorde son premier entretien en tant qu'évêque à un petit journal paroissial, « Estrellita de Belém ». Il est immédiatement nommé vicaire épiscopal de la zone Flores et le 21 décembre 1993, il reçoit également la charge de vicaire général de l'archidiocèse. Ce n'est donc pas une surprise lorsque, le 3 juin 1997, il est promu archevêque coadjuteur de Buenos Aires. Moins de neuf mois plus tard, à la mort du cardinal Quarracino,il lui succède, le 28 février 1998, comme archevêque, primat d'Argentine et ordinaire pour les fidèles de rite oriental résidant dans le pays et dépourvus d'ordinaire de leur propre rite. Trois ans plus tard, lors du Consistoire du 21 février 2001, Jean-Paul II le crée cardinal, lui assignant le titre de saint Roberto Bellarmino. Il invite les fidèles à ne pas se rendre à Rome pour fêter son cardinalat et à destiner aux pauvres l'argent du voyage. Grand chancelier de l'Universié catholique argentine, il est l'auteur des livres Meditaciones para religiosos (1982), Reflexiones sobre la vida apostólica (1986) et Reflexiones de esperanza  (1992).

    En octobre 2001, il est nommé rapporteur général adjoint à la Xe assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, consacrée au ministère épiscopal. Une tâche qui lui est confiée au dernier moment en remplacement du cardinal Edward Michael Egan, archevêque de New York, contraint à rester dans son pays en raison des attaques terroristes du 11 septembre. Lors du synode, il souligne en particulier la « mission prophétique de l'évêque », son identité de « prophète de justice », son devoir de « prêcher sans cesse » la doctrine sociale de l'Eglise, mais également d'« exprimer un jugement authentique en matière de foi et de morale ».

    Entre temps, en Amérique latine, sa figure devient toujours plus populaire. Cependant, il ne perd pas la sobriété de caractère et le style de vie rigoureux, que certains définissent presque « ascétique ». C'est dans cet esprit qu'en 2002, il refuse la nomination comme président de la Conférence épiscopale argentine, mais trois ans plus tard, il est élu, puis reconfirmé pour un nouveau triennat en 2008. Entre temps, en avril 2005, il participe au Conclave au cours duquel est élu Benoît XVI.

    En tant qu'archevêque de Buenos Aires – diocèse qui possède plus de trois millions d'habitants – il pense à un projet missionnaire centré sur la communion et sur l'évangélisation. Les quatre objectifs principaux sont: des communautés ouvertes et fraternelles; participation active d'un laïcat conscient: évangélisation adressée à tous les habitants de la ville; assistance aux pauvres et aux malades. Il vise à réévangéliser Buenos Aires, « en tenant compte de ceux qui y vivent, de sa configuration, de son histoire ». Il invite les prêtres et les laïcs à travailler ensemble. En septembre 2009, il lance au niveau national la campagne de solidarité pour le bicentenaire de l'indépendance du pays: deux cents œuvres de charité à réaliser d'ici 2016. Et, sur le plan continental, il nourrit de fortes espérances dans le sillage du message de la Conférence d'Aparecida en 2007, qu'il va jusqu'à définir « l'Evangelii nuntiandi de l'Amérique latine ».

    Jusqu'au début de la vacance du siège, il était membre des Congrégations pour le culte divin et la discipline des sacrements, pour le clergé, pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique; du Conseil pontifical pour la famille et de la Commission pontificale pour l'Amérique latine. 

     

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    Bénédiction Urbi et Orbi donnée par le pape François mercredi soir 13 mars 2013.

     

    [source : L’Osservatore Romano | 14.03.2013]

  • Nancy : messe pour l’élection du nouveau pape

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    Une messe sera dite pour l’élection du Souverain Pontife

    par M. l'abbé Husson

    en l’église Saint-Pierre de Nancy

    (avenue de Strasbourg, près de l’Hôpital central)

    mardi 12 mars à 18h30

    (messe selon le rite extraordinaire, missel de 1962)

  • "La Barrette de Saint-Pierre" de Nancy de mars 2013

    Benoit-XVI.jpg

    Sa Sainteté Benoît XVI, pape émérite.

     

    Dans le cadre de l'Année de la Foi, nous proposons à nos lecteurs de découvrir le bulletin paroissial de mars édité par la Communauté latine attachée à l'église Saint-Pierre de Nancy :

    La Barrette St-Pierre Nancy mars 2013.pdf

    On peut s'abonner par voie postale à La Barrette de Saint-Pierre des Latins en adressant une demande à abbefh@gmail.com 

     


    Vous pourrez également lire l'homélie donnée par l'abbé Husson lors de la messe d'action de grâce pour le pontificat de Benoît XVI, célébrée en l'église Saint-Pierre jeudi 28 février, à l'occasion du dernier jour du souverain pontificat du pape :

    Homélie messe action de grâce Pontificat Benoît XVI.pdf


    [plus d'info sur www.eglise-st-pierre-nancy.fr]


  • 28 février 2013 : messes d'action de grâce pour le pape Benoît XVI en Lorraine

    pape benoît XVI.jpg

    Sa Sainteté le pape Benoît XVI.

     

    Jeudi 28 février à 18h30 en l'église Notre-Dame  d'Epinal

    Mgr Jean-Paul Mathieu, évêque de Saint-Dié, célébrera une messe d’action de grâces pour le Pontificat de Benoit XVI et de prières pour le Conclave

     

    * * *

    Jeudi 28 février à 19h00

    Messe d'action de grâce

    célébrée par Mgr Jean-Louis Papin, évêque de Nancy & de Toul,

    en la cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation de Nancy

    * * * 

    Jeudi 28 février à 18h30

    Messe votive en action de grâce pour le pontificat du pape Benoît XVI

    célébrée par l'abbé Husson en l'église Saint-Pierre de Nancy

    (rite extraordinaire, missel de 1962)

  • Le printemps du Vatican

    b16.jpgLa dignité du geste du pape Benoît XVI, son sens du respect de ses responsabilités sont historiques. Une rigueur germanique s’est imposée dans la gestion d’une gouvernance efficace. C’est un signe pour ses successeurs. Le monde moderne exige un pape actif et en pleine possession de tous ses moyens, une adaptation de la forme d’une mission qui n’implique en rien une modification du fond. Une leçon pour les politiques ou les religieux au pouvoir qui s’accrochent.

    Mais qui parlera, par opposition aux hivers des dictateurs arabes, d’un printemps au Vatican ?

    Les médias n’ont vu que l’écume de l’évènement. Ils ont laissé entendre que le pape renonçait, finalement, face à des échecs, qu’il reconnaissait une crise entre l’Eglise et les croyants, crise qu’il était incapable de résoudre en raison de son âge et de son conservatisme, entendez de sa sclérose intellectuelle. D’ailleurs, ils ont déjà désigné le nouveau pape, dans de « petits » conclaves, un pape plus jeune et beaucoup plus progressiste et forcément de couleur. L’idéal serait en fait au bout du compte que le prochain pape ne soit pas catholique.

    On notera tout de même que c’est lors de la canonisation des 800 martyrs d’Otrante (massacrés par les Turcs lors du siège de leur ville en 1480 pour avoir refusé de se convertir à l’islam) que Benoît XVI a annoncé sa décision. L'importance du port de cette cité de la grande Grèce lui fit assumer le rôle de pont entre Orient et Occident, et Otrante devint un centre byzantin puis normand, angevin et aragonais. La cathédrale, construite entre 1080 et 1088 et modifiée par la suite, est le reflet de ces dominations successives. A Otrante, le 11 septembre 1227, mourut de malaria le landgrave de Thuringe, époux d'Élisabeth de Hongrie.

    Le 28 juillet 1480, une flotte turque de cent navires commandée par Kedük Ahmed Pacha se présenta devant Otrante. La ville fut prise d'assaut le 11 août : « Sur les 22 000 habitants, 12 000 furent impitoyablement massacrés : ceux dont on espérait une forte rançon, ou qui pouvaient se vendre avantageusement, furent réduits en esclavage (...) L'archevêque, les prêtres et le commandant d'Otrante furent sciés en deux ». Voilà l’humanisme musulman…

    Les Turcs détruisirent  le monastère de San Nicola di Casole un peu plus au sud. Dans ce monastère, les moines avaient constitué la plus vaste bibliothèque de l'époque en Occident et avaient institué la première forme de collège de l'histoire, qui accueillait des escholiers de toute l'Europe. Ce fut l'un de ces religieux, Pantaléon, qui composa dans la cathédrale, la plus grande mosaïque d'Europe. Trois mois plus tard, Otrante fut réoccupée par les Aragonais.

    Les médias ne savent rien de l’histoire, mais la papauté, elle, n’oublie rien, ni les souffrances, ni les revers, ni les reconquêtes. Rien n’est jamais définitif pour celui qui connaît son passé et ne renonce pas à maîtriser son futur. Pour les catholiques, Benoit XVI a rempli sa tâche puis se retire pour la gloire de son Eglise, renonçant au pouvoir. Un exemple. Et c’est pourquoi Benoit XVI est grand. Et c'est pourquoi aussi l'Eglise catholique est étonnament moderne.

    [source : Metamag]

  • Mgr Mathieu et la renonciation de Benoît XVI

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    Deo gratias !

    En apprenant la renonciation de Sa Sainteté Benoît XVI au souverain pontificat, Mgr Jean-Paul Mathieu, évêque de Saint-Dié, n’a pu cacher une sincère émotion. Il a notamment déclaré :

    mgr mathieu-benoit XVI.jpg« (…) J’étais devant lui il y a deux mois lors d’une visite Ad Limina. Il était en toute possession de ses moyens intellectuels, mais il était visiblement épuisé. Il marchait à très petits pas et sa voix était presque inaudible. Je tire mon chapeau à cet homme qui a su prendre une décision certainement difficile.

    Je suis très ému aussi, car c’est lui qui m’avait appelé à l’épiscopat. Benoît XVI a été un pape qui a beaucoup travaillé à la réconciliation de la foi et de la raison, à la réconciliation avec nos frères traditionalistes.

    Il savait se placer devant les grandes questions du monde d’aujourd’hui. Il portait une grande attention à la dignité de l’homme, au droit au travail pour tous, à l’évolution de la société… J’engage à relire ses discours. Remarquable de foi, il savait conduire les choses à l’essentiel. Il est un peu tôt pour en parler, mais j’attends du prochain souverain pontife qu’il soit un vrai pape, comme l’ont été ses prédécesseurs ! Bien sûr, un nouveau pontificat doit faire face à des idées neuves et prendre en compte l’extrême diversité de l’Église dans le monde. Ce n’est pas la couleur de peau qui compte… »

    [source : Riposte catholique]

  • Pèlerinage dans les pas de Brunon de Toul

    A l'initiative de l'association Saint-Brunon, attachée à la communauté latine de l'église Saint-Pierre de Nancy, un pèlerinage a eu lieu à Toul le 21 avril. Retour sur cette journée durant laquelle fut évoquée la vie et l'oeuvre de Brunon de Toul, évêque puis pape sous le nom de Léon IX.

    lorraine,toul,cathédrale saint etienne,saint brunon,saint léon IX,pape,évêque,saint gengoultBrunon naquit à Dabo, aux confins de la Lorraine et de l'Alsace actuelle, le 22 juin 1002, dans une famille de la plus haute noblesse. A cinq ans seulement, sa mère l'envoie à Toul pour y suivre l'enseignement de l'école épiscopale fondée par l'évêque Gérard. Vers l'âge de 15 ans, il entre au chapitre en qualité de chanoine et sera, quelques années plus tard, ordonné diacre. Brunon dirigea en Italie le contingent fourni à l'armée impériale par l'évêque de Toul, quand celui-ci venant à disparaître, il sera élu pour lui succéder en avril 1026.

    Brunon gouverna le vaste diocèse de Toul pendant près d'un quart de siècle : fin 1048, il fut choisi par l'empereur Henri III pour occuper le siège pontifical.

    Pape sous le nom de Léon IX, il apporta à la réforme de l'Eglise une énergie peu commune. Il fut un pape voyageur, se rendant en Italie, en France où il confirma la fondation de nombreux monastères, notamment en Lorraine - et en particulier l'abbaye bénédictine vosgienne de Bleurville (qui nous est particulièrement chère !) où il se rendit en personne en décembre 1050 - et en Allemagne, tenant des réunions d'évêques afin de réformer les moeurs et restaurer la discipline. Il canonisa à Toul son prédécesseur Gérard, fêté le 24 avril.

    Son activité prépara le brillant pontificat de Grégoire VII. Il connut cependant le schisme entre l'Eglise latine et l'Eglise d'Orient. Il eut également à souffrir d'une guerre contre les Normands qui lui valut une captivité de huit mois. Il meurt à Rome le 19 avril 1054.

    lorraine,toul,cathédrale saint etienne,saint brunon,saint léon IX,pape,évêque,saint gengoultAvant la visite de la cathédrale Saint-Etienne, église-mère de l'ancien diocèse de Toul (un des plus vastes de l'Eglise d'occident), l'abbé Husson assisté de l'abbé Thomassin, vicaire à la cathédrale et chapelain de Mgr Papin, a solennellement bénit la nouvelle bannière de Saint-Brunon - Saint-Léon IX ; celle-ci sera portée lors des futurs pèlerinages lorrains.

    Pèlerinage rime aussi avec histoire et découverte de la ville. Les pèlerins ont pu visiter la cathédrale, la ville et l'église Saint-Gengoult sous la conduite d'une sympathique guide. La cathédrale Saint-Étienne de Toul est un édifice de style gothique remarquable par sa façade occidentale, chef-d'œuvre du gothique flamboyant, et par son cloître gothique, le deuxième plus grand de ce style en France, et deux chapelles Renaissance. Quant à l'église Saint-Gengoult, c'est un condensé de l'art gothique, de ses débuts jusqu'à l'arrivée de la Renaissance. Le chœur est édifié au XIIIe siècle, les vitraux sont également de cette époque, le transept est édifié au XIVe siècle ainsi que la moitié de la nef, le reste de la nef ainsi que la façade sont de style gothique flamboyant (fin XIVe) et le cloître est d'un style gothique très tardif fortement influencé par la Renaissance.

    lorraine,toul,cathédrale saint etienne,saint brunon,saint léon IX,pape,évêque,saint gengoultLes rues de la ville recèlent maints trésors d'architecture allant du XIIIe au XVIIIe siècle : on peut observer avec grand intérêt par exemple l'hôtel de Pimodan, la maison de l'Apothicaire, la maison des Chevaliers de Malte...

    Enfin, la journée s'est achevée en apothéose avec la messe de Saint Léon IX, avec diacre et sous-diacre, célébrée par l'abbé Husson à l'autel du Sacré-Coeur de la cathédrale (rappelons, en passant, que cet autel fut construit en 1765 sur les plans de l'architecte lorrain Richard Mique sur une commande de la reine Marie Leczinska, fille de Stanislas). Une belle journée riche spirituellement et... historiquement !

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    Autel du Sacré-Coeur, cathédrale Saint-Etienne, Toul (XVIIIe s.)

    [cliché © H&PB]