Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vatican

  • Laneuvelotte (54) : un prélat de la Maison pontificale en villégiature au village

    Dernièrement, Mgr Etienne Brocard, prélat attaché à la Maison pontificale au Vatican, était à Laneuvelotte, commune située à quelques kilomètres à l’est de Nancy, à l’occasion d’un heureux événement familial.

    Originaire de Langres, il fut très impliqué, au temps de sa jeunesse, dans le mouvement scout à Verdun puis à Paris avant d’entrer au séminaire. Ordonné prêtre en 1987 pour le diocèse de Paris, il a poursuivi des études de patrologie à Rome.

    Affecté à la Curie romaine, il intervient dans différentes paroisses romaines afin d’aider les curés et assure également, pour le compte de la Maison pontificale, des rencontres avec les évêques à travers le monde.

    Durant son court séjour lorrain, Mgr Brocard a célébré une messe en plein air devant une petite assemblée de fidèles.

    [cliché et informations : Noëlle Diaquin]

  • Vatican : le pape émérite Benoît XVI a fêté ses 88 ans

     

    Le Pape émérite Benoît XVI fête ce jeudi 16 avril 2015 ses 88 ans. À cette occasion, le souverain pontife Sa Sainteté François a célébré sa messe matinale à l’intention de son prédécesseur. « Je voudrais rappeler qu’aujourd’hui, c’est l’anniversaire du Pape Benoît XVI » a déclaré le Saint-Père invitant « à prier pour lui, afin que le Seigneur le soutienne et lui apporte beaucoup de joies et de bonheur ». Plus de deux ans après sa renonciation, Benoît XVI mène une vie de prière au sein du monastère Mater Ecclesiae, situé au cœur des jardins du Vatican. En cette journée anniversaire, il a reçu de nombreux témoignages d’affection à travers les réseaux sociaux.

    L’ancien second secrétaire de Benoît XVI, Mgr Alfred Xuereb, interrogé par la presse italienne, souligne que l’affection envers le Pape émérite est « encore plus importante aujourd’hui ». « Il va bien, a-t-il déclaré, il est resté le même, toujours affectueux ». Il dégage « une grande sérénité », a ajouté Mgr Alfred Xuereb, interrogé sur la renonciation du Pape Benoît XVI, souhaitant que chacun « découvre le belle humanité de cet homme, le contraste entre d’un côté sa grande humilité et de l’autre son immense capacité intellectuelle, sa capacité de transmettre des pensées profondes ». 

    [source : L'Osservatore Romano]

  • Père Marie-Benoît : comment un prêtre capucin a sauvé des milliers de Juifs de l'Holocauste

     

    Le Père Marie-Benoît (1895-1990), prêtre capucin, agit dès 1940 à Marseille en faveur des familles juives. Faux papiers, faux certificats de baptême, filières clandestines pour fuir en Espagne ou en Suisse... Il permet l'évasion et le sauvetage de milliers de Juifs. Rapidement soupçonné par la Gestapo, il trouve refuge à Rome, au Vatican, où il poursuit et intensifie son action en créant une impressionnante organisation internationale d'aide aux familles juives persécutées. Il agit souvent en s'opposant à l'Institution romaine. Au mémorial des héros des martyrs de la Shoah, il sera placé parmi les premiers Justes.

    Le livre de Susan Zuccotti retrace non seulement l'extraordinaire destin de cet homme de foi, de courage et d'abnégation, mais décrit aussi de façon inédite la coopération européenne tant en Allemagne qu'en France ou en Italie qui contribua à sauver de nombreux Juifs de l'Holocauste.

    En s'appuyant sur de nombreuses archives et ses propres entretiens avec le Père Marie-Benoît et ceux qu'il a pu sauver, l'auteur nous offre le premier portrait de celui qu'on appela "le Père des Juifs", dans un livre non seulement historiquement majeur mais haletant de bout en bout.

     

    ‡ Père Marie-Benoît. Comment un prêtre capucin a sauvé des milliers de Juifs de l'Holocauste, Susan Zuccotti, éditions Bayard, 2015, 448 p. (26,90 €).

  • Prière du pape François pour le synode sur la famille

    ste famille.jpg

    La Sainte Famille, vitrail, détail.

     

    Prière de Sa Sainteté le pape François à la Sainte Famille

    pour le Synode des évêques

    Au Vatican, du 5 au 19 octobre 2014

    « Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l'évangélisation »

    Jésus, Marie et Joseph
    en vous nous contemplons
    la splendeur de l’amour véritable,
    à vous nous nous adressons avec confiance.

    Sainte Famille de Nazareth,
    fais aussi de nos familles
    des lieux de communion et des cénacles de prière,
    des écoles authentiques de l’Évangile
    et des petites Églises domestiques.

    Sainte Famille de Nazareth,
    que jamais plus dans les familles on fasse l’expérience
    de la violence, de la fermeture et de la division :
    que quiconque a été blessé ou scandalisé
    connaisse rapidement consolation et guérison.

    Sainte Famille de Nazareth,
    que le prochain Synode des Évêques
    puisse réveiller en tous la conscience
    du caractère sacré et inviolable de la famille,
    sa beauté dans le projet de Dieu.

    Jésus, Marie et Joseph
    écoutez-nous, exaucez notre prière.

    Amen.

  • Bouxière-aux-Dames (54) : l'expulsion de l'abbé Cézard en 1948

    cesard2.jpg

    césard1.jpg

    [ER]

  • Pause sourire... ou triste réalité ?

    françois.jpg

     

    [source : www.lesalonbeige.blogs.com]

     

     

    france,vatican,françois hollande,pape françois

    Où est passé la croix pectorale du Pape François ?... Même dans les dessins humoristiques en France, il faut être laïciste.

    [Vosges Matin]

     

  • Le 'petit Vatican' de Clément XV à Clémery (54)

    clemery.jpg

    [ER]

  • Prière de consécration du monde au Cœur immaculé de Marie

    françois.png

    Consécration du monde au Coeur immaculé de Marie par Sa Sainteté le Pape François.


    Bienheureuse Vierge Marie de Fatima,

    avec une reconnaissance renouvelée pour ta présence maternelle

    nous unissons notre voix à celle de toutes les générations

    qui te disent Bienheureuse.

    Nous célébrons en toi les grandes œuvres de Dieu,

    qui jamais ne se lasse de se pencher avec Miséricorde sur l’humanité,

    affligée par le mal et blessée par le péché,

    pour la guérir et pour la sauver.

    Accueille avec ta bienveillance de Mère

    l’acte de consécration qu'aujourd'hui nous faisons avec confiance,

    devant ta statue qui nous est si chère.

    Nous sommes certains que chacun de nous est précieux à tes yeux

    et que rien de ce qui habite nos cœurs ne t'est étranger.

    Nous laissons rejoindre par ton regard très doux

    et nous recevons la caresse consolante de ton sourire.

    Garde notre vie entre tes bras ;

    bénis et renforce tout désir de bien ;

    ravive et nourris la Foi ;

    soutiens et éclaire l'Espérance ;

    suscite et anime la Charité ;

    guide-nous tous sur le chemin de la sainteté.

    Enseigne-nous ton amour de prédilection

    pour les petits et les pauvres,

    pour les exclus et les souffrants,

    pour les pécheurs et ceux qui sont égarés dans leur cœur :

    rassemble tous sous ta protection

    et remets-nous tous à ton Fils bien-aimé, Notre Seigneur Jésus.

    Ainsi soit-il.

     

    Pape François

    Rome, Place Saint-Pierre,

    le 13 octobre 2013

     

    vatican,pape françois,coeur immaculé de marie

    Le pape émérite Benoît XVI accueille la statue de la Vierge de Fatima.


  • Journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie

    pape_francois.jpgSa Sainteté le pape François a lancé un appel aux hommes de bonne volonté à une journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie et dans le monde. Il a notamment fait la déclaration suivante :

    "(...) Frères et sœurs, j’ai décidé d’organiser pour toute l’Eglise, le 7 septembre prochain, veille de la célébration de la Nativité de Marie, Reine de la Paix, une journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie, au Moyen-Orient, et dans le monde entier, et j’invite aussi à s’unir à cette initiative, par la manière qu’ils retiendront la plus opportune, les frères chrétiens non catholiques, les adeptes des autres religions, ainsi que les hommes de bonne volonté.

    Le 7 septembre, sur la place Saint-Pierre, de 19h00 à 24h00, nous nous réunirons en prière et dans un esprit de pénitence pour invoquer de Dieu ce grand don pour la bien-aimée nation syrienne et pour toutes les situations de conflit et de violence dans le monde. L’humanité a besoin de voir des gestes de paix et d’entendre des paroles d’espérance et de paix ! Je demande à toutes les Eglises particulières qui, outre le fait de vivre cette journée de jeûne, d’organiser des actions liturgiques à cette intention.

    A Marie, nous demandons de nous aider à répondre à la violence, au conflit et à la guerre, par la force du dialogue, de la réconciliation et de l’amour. Elle est mère : qu’elle nous aide à retrouver la paix ; nous sommes tous ses enfants ! Aide-nous, Marie, à dépasser ce moment difficile et à nous engager à construire chaque jour et dans tous les domaines une culture authentique de la rencontre et de la paix. Marie, Reine de la paix, prie pour nous !"

     

    Les actions liturgiques prévues en Lorraine

    >> Samedi 7 septembre, Mgr Jean-Paul Mathieu, évêque de Saint-Dié, présidera une eucharistie à 18h30 en la cathédrale de Saint-Dié-des-Vosges

    >> Mgr Jean-Louis Papin, évêque de Nancy et de Toul, invite les chrétiens à se rassembler dans les églises du diocèse dans la soirée du samedi 7 septembre pour un temps de prière personnelle et communautaire à partir de quelques textes bibliques et d’extraits du message du Saint-Père proposés à la méditation

  • François, le pape des pauvres

    françois.jpgDans cette première biographie du pape François, Andrea Tornielli, spécialiste du Vatican, donne les clés pour comprendre une personnalité plus complexe qu'il n'y paraît.

    "François, répare ma maison !". C'est l'appel que Dieu adresse à François d'Assise dans les Fioretti. De la même manière, le cardinal Jorge Mario Bergoglio a reçu ce message lors de son élection le 13 mars dernier, lors d'un des plus brefs conclaves de l'histoire de l'Eglise. Cet ouvrage montre, à travers les textes, les idées, les mots du Saint-Père François, comment ce fils d'immigrés italiens, à la fois simple et érudit, fait de l'exigence évangélique et de la non-violence les piliers de sa pastorale, et révèle un pasteur qui incarne le renouvellement et la "purification" de l'Eglise.

    Tornielli nous livre le texte bouleversant de la profession de foi que rédigea le jeune Bergoglio quand il devint prêtre, ainsi que les paroles que lui confia le cardinal de Buenos Aires quelques mois avant son élection surprise.

     

    ‡ François, le pape des pauvres, Andrea Tornielli, éditions Bayard, 2013, 186 p. (16 €).

  • Habemus Papam : François Ier

    pape-Francois-1er.jpg

    Sa Sainteté le Pape François Ier, 266e pape de l'Eglise catholique

    élu par les cardinaux mercredi 13 mars 2013.


    pape,françois ier,vatican,conclave,église catholique,argentine,jésuiteLe premier pape américain est le jésuite argentin Jorge Mario Bergoglio, 77 ans, archevêque de Buenos Aires. C’est une haute figure de tout le continent et un pasteur simple et très aimé dans son diocèse, qu’il a visité en long et en large, aussi en métro et en autobus, au cours des quinze ans de son ministère épiscopal. « Mes gens sont pauvres et je suis un des leurs », a t-il dit à plusieurs reprises pour expliquer son choix d’habiter dans un appartement et de se préparer le repas du soir tout seul. 

    Il a toujours recommandé à ses prêtres la miséricorde, le courage apostolique et d’ouvrir les portes à tous. Le pire qui puisse arriver dans l’Eglise, a-t-il expliquer à plusieurs occasions, « est ce que de Lubac appelle la mondanité spirituelle », qui signifie « se mettre soi-même au centre ». Et quand il cite la justice sociale, il invite à reprendre en main le catéchisme, à redécouvrir les dix commandements et les béatitudes. Son projet est simple: si l’on suit le Christ, l’on comprend que « piétiner la dignité d’une personne est un péché grave ».

    Malgré son caractère timide – sa biographie officielle ne comporte que quelques lignes, au moins jusqu’à sa nomination comme archevêque de Buenos Aires – il est devenu un point de référence pour ses fortes prises de position lors de la dramatique crise économique qui a bouleversé son pays en 2001.

    Il né dans la capitale argentine le 17 décembre 1936, fils d’émigrants piémontais: son père Mario est comptable, employé des chemins de fer, tandis que sa mère, Regina Sivori, s’occupe de la maison et de l'éducation de ses cinq enfants.

    Diplômé comme technicien en chimie, il choisit ensuite la voie du sacerdoce en entrant au séminaire diocésain de Villa Devoto. Le 11 mars 1958 il passe au noviciat de la Compagnie de Jésus. Il complète ses études de lettres au Chili et en 1963, revient en Argentine et obtient une maîtrise en philosophie au collège saint Joseph à San Miguel. Entre 1964 et 1965 il est professeur de littérature et psychologie au collège de l'Immaculée de Santa Fé et en 1966 il enseigne les mêmes matières au collège du Sauveur à Buenos Aires. De 1967 à 1970 il étudie la théologie et obtient une maîtrise toujours au collège Saint-Joseph.

    Il a été ordonné prêtre le 13 décembre 1969 par l'archevêque Ramón José Castellano. Il poursuit sa préparation entre 1970 et 1971 à Alcalà de Henares, en Espagne, et le 22 avril 1973 il émet sa profession perpétuelle chez les jésuites. A nouveau en Argentine, il est maitre des novices à Villa Barilari à San Miguel, professeur à la faculté de théologie, consulteur de la province de la Compagnie de Jésus et aussi recteur du Collège.

    Le 31 juillet 1973 il est élu provincial des jésuites d’Argentine, charge qu’il occupera pendant six ans. Il reprend ensuite le travail sur le campus universitaire et, entre 1980 et 1986, il est à nouveau recteur du collège Saint-Joseph, et curé encore à San Miguel. En mars 1986 il se rend en Allemagne pour terminer sa thèse de doctorat; ses supérieurs l'envoient ensuite au collège du Sauveur à Buenos Aires et ensuite à l’église de la Compagnie dans la ville de Cordoba, comme directeur spirituel et confesseur.

    C'est le cardinal Antonio Quarracino qui le veut comme son étroit collaborateur à Buenos Aires. Ainsi, le 20 mai 1992, Jean-Paul II le nomme évêque titulaire d'Auca et auxiliaire de Buenos Aires. Le 27 juin, il reçoit dans la cathédrale l'ordination épiscopale précisément des mains du cardinal. Il choisit comme devise Miserando atque eligendo et insère dans son blason le christogramme IHS, symbole de la Compagnie de Jésus.

    Il accorde son premier entretien en tant qu'évêque à un petit journal paroissial, « Estrellita de Belém ». Il est immédiatement nommé vicaire épiscopal de la zone Flores et le 21 décembre 1993, il reçoit également la charge de vicaire général de l'archidiocèse. Ce n'est donc pas une surprise lorsque, le 3 juin 1997, il est promu archevêque coadjuteur de Buenos Aires. Moins de neuf mois plus tard, à la mort du cardinal Quarracino,il lui succède, le 28 février 1998, comme archevêque, primat d'Argentine et ordinaire pour les fidèles de rite oriental résidant dans le pays et dépourvus d'ordinaire de leur propre rite. Trois ans plus tard, lors du Consistoire du 21 février 2001, Jean-Paul II le crée cardinal, lui assignant le titre de saint Roberto Bellarmino. Il invite les fidèles à ne pas se rendre à Rome pour fêter son cardinalat et à destiner aux pauvres l'argent du voyage. Grand chancelier de l'Universié catholique argentine, il est l'auteur des livres Meditaciones para religiosos (1982), Reflexiones sobre la vida apostólica (1986) et Reflexiones de esperanza  (1992).

    En octobre 2001, il est nommé rapporteur général adjoint à la Xe assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, consacrée au ministère épiscopal. Une tâche qui lui est confiée au dernier moment en remplacement du cardinal Edward Michael Egan, archevêque de New York, contraint à rester dans son pays en raison des attaques terroristes du 11 septembre. Lors du synode, il souligne en particulier la « mission prophétique de l'évêque », son identité de « prophète de justice », son devoir de « prêcher sans cesse » la doctrine sociale de l'Eglise, mais également d'« exprimer un jugement authentique en matière de foi et de morale ».

    Entre temps, en Amérique latine, sa figure devient toujours plus populaire. Cependant, il ne perd pas la sobriété de caractère et le style de vie rigoureux, que certains définissent presque « ascétique ». C'est dans cet esprit qu'en 2002, il refuse la nomination comme président de la Conférence épiscopale argentine, mais trois ans plus tard, il est élu, puis reconfirmé pour un nouveau triennat en 2008. Entre temps, en avril 2005, il participe au Conclave au cours duquel est élu Benoît XVI.

    En tant qu'archevêque de Buenos Aires – diocèse qui possède plus de trois millions d'habitants – il pense à un projet missionnaire centré sur la communion et sur l'évangélisation. Les quatre objectifs principaux sont: des communautés ouvertes et fraternelles; participation active d'un laïcat conscient: évangélisation adressée à tous les habitants de la ville; assistance aux pauvres et aux malades. Il vise à réévangéliser Buenos Aires, « en tenant compte de ceux qui y vivent, de sa configuration, de son histoire ». Il invite les prêtres et les laïcs à travailler ensemble. En septembre 2009, il lance au niveau national la campagne de solidarité pour le bicentenaire de l'indépendance du pays: deux cents œuvres de charité à réaliser d'ici 2016. Et, sur le plan continental, il nourrit de fortes espérances dans le sillage du message de la Conférence d'Aparecida en 2007, qu'il va jusqu'à définir « l'Evangelii nuntiandi de l'Amérique latine ».

    Jusqu'au début de la vacance du siège, il était membre des Congrégations pour le culte divin et la discipline des sacrements, pour le clergé, pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique; du Conseil pontifical pour la famille et de la Commission pontificale pour l'Amérique latine. 

     

    pape,françois ier,vatican,conclave,église catholique,argentine,jésuite

    Bénédiction Urbi et Orbi donnée par le pape François mercredi soir 13 mars 2013.

     

    [source : L’Osservatore Romano | 14.03.2013]

  • Le printemps du Vatican

    b16.jpgLa dignité du geste du pape Benoît XVI, son sens du respect de ses responsabilités sont historiques. Une rigueur germanique s’est imposée dans la gestion d’une gouvernance efficace. C’est un signe pour ses successeurs. Le monde moderne exige un pape actif et en pleine possession de tous ses moyens, une adaptation de la forme d’une mission qui n’implique en rien une modification du fond. Une leçon pour les politiques ou les religieux au pouvoir qui s’accrochent.

    Mais qui parlera, par opposition aux hivers des dictateurs arabes, d’un printemps au Vatican ?

    Les médias n’ont vu que l’écume de l’évènement. Ils ont laissé entendre que le pape renonçait, finalement, face à des échecs, qu’il reconnaissait une crise entre l’Eglise et les croyants, crise qu’il était incapable de résoudre en raison de son âge et de son conservatisme, entendez de sa sclérose intellectuelle. D’ailleurs, ils ont déjà désigné le nouveau pape, dans de « petits » conclaves, un pape plus jeune et beaucoup plus progressiste et forcément de couleur. L’idéal serait en fait au bout du compte que le prochain pape ne soit pas catholique.

    On notera tout de même que c’est lors de la canonisation des 800 martyrs d’Otrante (massacrés par les Turcs lors du siège de leur ville en 1480 pour avoir refusé de se convertir à l’islam) que Benoît XVI a annoncé sa décision. L'importance du port de cette cité de la grande Grèce lui fit assumer le rôle de pont entre Orient et Occident, et Otrante devint un centre byzantin puis normand, angevin et aragonais. La cathédrale, construite entre 1080 et 1088 et modifiée par la suite, est le reflet de ces dominations successives. A Otrante, le 11 septembre 1227, mourut de malaria le landgrave de Thuringe, époux d'Élisabeth de Hongrie.

    Le 28 juillet 1480, une flotte turque de cent navires commandée par Kedük Ahmed Pacha se présenta devant Otrante. La ville fut prise d'assaut le 11 août : « Sur les 22 000 habitants, 12 000 furent impitoyablement massacrés : ceux dont on espérait une forte rançon, ou qui pouvaient se vendre avantageusement, furent réduits en esclavage (...) L'archevêque, les prêtres et le commandant d'Otrante furent sciés en deux ». Voilà l’humanisme musulman…

    Les Turcs détruisirent  le monastère de San Nicola di Casole un peu plus au sud. Dans ce monastère, les moines avaient constitué la plus vaste bibliothèque de l'époque en Occident et avaient institué la première forme de collège de l'histoire, qui accueillait des escholiers de toute l'Europe. Ce fut l'un de ces religieux, Pantaléon, qui composa dans la cathédrale, la plus grande mosaïque d'Europe. Trois mois plus tard, Otrante fut réoccupée par les Aragonais.

    Les médias ne savent rien de l’histoire, mais la papauté, elle, n’oublie rien, ni les souffrances, ni les revers, ni les reconquêtes. Rien n’est jamais définitif pour celui qui connaît son passé et ne renonce pas à maîtriser son futur. Pour les catholiques, Benoit XVI a rempli sa tâche puis se retire pour la gloire de son Eglise, renonçant au pouvoir. Un exemple. Et c’est pourquoi Benoit XVI est grand. Et c'est pourquoi aussi l'Eglise catholique est étonnament moderne.

    [source : Metamag]

  • La Turquie veut récupérer les reliques de saint Nicolas

    La Turquie relance la campagne visant à « récupérer » les reliques de saint Nicolas de Myre, qui se trouvent dispersées depuis le Moyen Âge. Une partie des reliques, subtilisée en Turquie en 1087 par des marins, se trouve dans la crypte de la basilique de Bari (sud de l’Italie), une autre relique à Saint-Nicolas-de-Port et une autre à la cathédrale Saint-Nicolas de Fribourg (Suisse).

    les-reliques-sont-conservees-dans-un-magnifique-reliquaire-en-vermeil-et-en-forme-de-bras-(photo.jpgL’archéologue turc Nevzat Çelik, responsable des fouilles sur le site de Myre-Andriake (Turquie), a relancé, à l’occasion des fêtes de Noël, la requête de restitution à la Turquie des reliques du saint évêque de Myre. Cette fois, le destinataire de la requête n’est plus – comme par le passé – le gouvernement italien, mais le Vatican. L’initiative, selon la presse turque, correspond à la volonté des actuels responsables du ministère turc de la culture et du tourisme de rapatrier des œuvres d’art, objets archéologiques et reliques emmenés à l’étranger par le passé.

    À Antalya, il est prévu prochainement l’ouverture d’un musée dédié à l’antique et mystérieuse civilisation de la Lycie (région de naissance de Nicolas de Myre) destiné également à accueillir les objets provenant des sites archéologiques de Myre et d’Andriake. Une section du musée sera dédiée aux premiers siècles chrétiens et à la vie de saint Nicolas, l’évêque du IVe siècle qui, à cause de sa charité et de sa générosité envers les hommes et les enfants, est également considéré comme le personnage ayant inspiré la figure du Père Noël.

    Au XIe siècle, les reliques du saint furent « transférées » dans l’actuel chef-lieu des Pouilles, en Italie, par une expédition de marins de Bari. Au cours de ces dernières années, la basilique qui les accueille est également devenue le but d’un flux croissant de pèlerins russes, saint Nicolas étant le patron de la Russie.

    Les revendications turques concernant les reliques de saint Nicolas sont connues depuis longtemps. Mais c’est seulement récemment qu’elles ont trouvé des appuis institutionnels importants, en lien avec la valorisation touristique de la région. « Si nous construisons un musée à Demre, ce que nous demanderons en premier, ce seront les restes de saint Nicolas. Ces os devront être exposés ici et non pas dans une ville de pirates », avait déclaré voici deux ans le ministre turc de la culture et du tourisme. Maintenant, les milieux universitaires, dont fait partie le professeur Çelik, en appellent au Vatican.

    En Suisse, le prévôt de la cathédrale de Fribourg, le chanoine Claude Ducarroz, a exclu lundi 7 janvier de restituer les reliques de saint Nicolas revendiquées par la Turquie. « Nous ne rendrons jamais les reliques de saint Nicolas, a-t-il affirmé. Elles appartiennent au Chapitre et au peuple fribourgeois. » Il se dit étonné d’une telle demande de la part d’un État dominé par les islamistes, « en qui je n’ai pas confiance », précise-t-il, rappelant que les reliques avaient été enlevées de Myre « pour les protéger de l’avancée des Ottomans ». De même, à Saint-Nicolas-de-Port, l’abbé Jean-Louis Jacquot, recteur de la basilique, exclut toute restitution des reliques du saint patron de la Lorraine pour des raisons bassement matérielles. Les reliques de saint Nicolas resteront donc en Lorraine.

    [source : La Croix / Agence APIC / cliché Vosges Matin]

  • Un timbre pour les 600 ans de Jeanne d’Arc

    tp jeanne.jpgPour fêter le 6ème centenaire de la naissance de Jeanne d'Arc, La Poste a émis un timbre anniversaire, en partenariat avec la Cité du Vatican.

     

    Il est disponible dans les bureaux de poste dès ce lundi 14 mai. Il présente une valeur faciale de 0,77 €.

     

    Cette édition historique est illustrée avec la ‘Jeannette’ de Domremy en armure, réalisée d’après une enluminure du XVe siècle.

  • Mon frère, le Pape

    eglise,catholique,vatican,pape,benoit XVI,georg ratzinger,joseph ratzinger,éditions bayardLes éditions Bayard publient le livre événement du Père Georg Ratzinger, frère de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, à l'occasion du soixantième anniversaire de l'ordination des deux frères et du voyage du Saint Père en Allemagne en septembre dernier. Il s'agit d'une longue conversation fouillée, réalisée par l'historien et journaliste allemand Michael Hesemann, et traduite en français.

    Dans cet ouvrage, Georg Ratzinger confie de nombreux secrets de famille portant sur l'enfance et la formation des deux frères. Notamment sur leur engagement dans l'armée allemande pendant la seconde guerre mondiale et l'opposition de Joseph Ratzinger et de sa famillle à l'idéologie nationale-socialiste.

    Il révèle des détails concernant la vocation du futur pape, ses passions, ses nombreuses interrogations sur les charges successives qui lui ont été confiées au sein de l'Eglise.

    Ce témoignage majeur et émouvant de celui qui connaît le mieux le Pape Benoit XVI est accompagné de nombreuses photos inédites extraites de l'album familial des Ratzinger.

    Georg Ratzinger, prêtre et chef de choeur, est le frère aîné du Pape Benoît XVI. Il a dirigé pendant plus de 30 ans le célèbre choeur de la cathédrale de Ratisbonne.

     

    ‡ Georg Ratzinger, Mon frère, le Pape, entretien avec Michael Hesemann , éditions Bayard, 2011, 320 p., ill. (19,90 €).

  • Eugène cardinal Tisserant (1884-1972) : une biographie

    tisserant.jpgFigure marquante du catholicisme romain, ne serait-ce qu'à cause d'une barbe photogénique, le cardinal Eugène Tisserant a servi six papes, de Pie X à Paul VI.

    Lorrain, né à Nancy en 1884, prêtre en 1907, savant voué à l'étude des langues orientales anciennes, Eugène Tisserant a été appelé à Rome en 1908 pour s'occuper des manuscrits orientaux de la Bibliothèque vaticane. Il y est resté jusqu'à sa mort en 1972, si l'on excepte les mois passés à l'armée entre 1914 et 1919. Cardinal en 1936, il fut doyen du Sacré Collège en 1951.

    Cette longévité, doublée d'une exceptionnelle vitalité, a fait de Mgr Tisserant le témoin privilégié de tous les grands événements politiques et religieux d'un siècle qui n'en a pas manqué : deux guerres mondiales, l'expansion du communisme, l'apogée et la chute des empires coloniaux, mais aussi la crise moderniste au sein de l'Eglise, trois conclaves et le concile Vatican II.

    Eugène Tisserant n'a pas été seulement le témoin de tels soubresauts, il en a aussi été l'acteur : résistant déterminé face au fascisme et au nazisme, il le fut ensuite au communisme ou à la décolonisation. Le cardinal Tisserant tient une place prépondérante dans l'histoire de la Rome pontificale au XXe siècle. Il fut un remarquable Lorrain au service de l'Eglise catholique.

    Etienne Fouilloux est professeur émérite d'histoire contemporaine à l'Université de Lyon 2 spécialiste de l'histoire religieuse du XXe siècle.

     

    ‡ Eugène cardinal Tisserant 1884-1972. Une biographie, Etienne Fouilloux, éditions Desclée de Brouwer, 2011, 692 p., ill. (39 €).

  • Un Vosgien bâtisseur de lumières

    Le metteur en scène vosgien Damien Fontaine a été une nouvelle fois distingué lors de la Fête des Lumières de Lyon pour ses projections sur la cathédrale Saint-Jean de la capitale des Gaules.

    damien fontaine.jpg
    [d'après l'Est Républicain | 27.12.09]